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Heute — 14. April 2026Haupt-Feeds

Cybersécurité : Khelil Chaïbi appelle à une révolution stratégique dans les entreprises

14. April 2026 um 10:52

La cybersécurité n’est plus l’affaire des seuls techniciens. C’est le message central qu’a délivré Khelil Chaïbi, président de la CCITF, lors de l’événement « Cybersécurité et résilience des entreprises : Regards croisés par secteur ». Une rencontre organisée par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française.

Face à des menaces globales et croissantes, il a plaidé pour que la protection numérique soit intégrée au cœur même des stratégies d’entreprise, portée collectivement par l’ensemble des acteurs économiques.

Dans un contexte de transformation numérique profonde et accélérée, Khelil Chaïbi a posé d’emblée le constat qui structure toute son intervention : la cybersécurité ne peut plus être reléguée au rang d’“expertise périphérique“. Elle doit désormais irriguer les processus opérationnels, les choix d’architecture et les décisions stratégiques des organisations, dès leur conception. C’est à cette condition, a-t-il soutenu, que les entreprises pourront bâtir une confiance durable dans leurs relations avec leurs partenaires et leurs clients.

Lire aussi — Cybersécurité en Tunisie : l’heure n’est plus aux discours, mais à l’action collective

Cette exigence prend une acuité particulière dans le secteur industriel, où les systèmes de production sont aujourd’hui directement exposés aux cybermenaces. Les conséquences d’une faille ne sont plus abstraites : elles menacent concrètement et immédiatement la continuité des activités. Le secteur bancaire est soumis à des impératifs similaires, la transformation numérique y renforçant les exigences en matière de sécurité des transactions, de protection des données et de capacité à résister aux incidents technologiques.

 

Face à l’ampleur et à la globalité des menaces, le président de la CCITF défend une idée centrale : aucune organisation ne peut y répondre seule. La réponse technique, aussi sophistiquée soit-elle, demeure insuffisante si elle n’est pas adossée à une logique d’intelligence collective. C’est l’ensemble de l’écosystème économique qui doit se mobiliser, partager les expériences et coordonner les efforts pour construire une résilience réelle et durable, dit-il en substance.

Il a rendu hommage à la capacité des entreprises présentes à évoluer dans un environnement exigeant. Tout en soulignant que cette aptitude collective à se renforcer face à l’adversité est précisément ce qui justifie et donne tout son sens à de telles rencontres.

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Gestern — 13. April 2026Haupt-Feeds

Enfance et numérique : Sarah El Haïry en déplacement en Tunisie

13. April 2026 um 09:34

La protection des enfants face aux risques numériques est au cœur d’un déplacement officiel en Tunisie de Sarah El Haïry, prévu les 14 et 15 avril 2026 à Tunis, dans le cadre du partenariat franco-tunisien.

La Haute-commissaire française à l’Enfance doit effectuer une visite de deux jours destinée à renforcer la coopération entre la France et la Tunisie sur les enjeux liés à la protection des mineurs en ligne. Ce déplacement intervient dans un contexte d’augmentation rapide des usages numériques chez les enfants et les adolescents, et des risques associés.

Les autorités françaises soulignent que cette visite vise à partager les expériences des deux pays, à soutenir les initiatives locales et à consolider les partenariats institutionnels, éducatifs et associatifs en faveur des droits de l’enfant.

Au programme, Sarah El Haïry doit s’entretenir avec plusieurs responsables tunisiens, notamment au sein des ministères des Technologies de la communication, de l’Éducation nationale et de la Famille et de l’Enfance. Et ce, afin d’approfondir les politiques publiques liées à la protection des mineurs sur internet.

La responsable française prévoit également de rencontrer des élèves de l’école Robert Desnos pour discuter de l’impact des réseaux sociaux, de participer à une table ronde réunissant des acteurs du numérique éducatif et des startups tunisiennes, et de visiter l’association « Health and Psychology », engagée dans la santé mentale des jeunes.

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L’emploi en Tunisie au pied du mur numérique

10. April 2026 um 10:34

Lors d’un récent passage devant les députés, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a esquissé une «nouvelle vision» pour contrer le chômage endémique des diplômés. Si l’intention de rompre avec le modèle saturé du salariat est louable, le discours ministériel peine encore à masquer une faille stratégique majeure : l’absence d’un véritable contrat de souveraineté numérique.

Abdelwheb Ben Moussa *  

Le ministre prône l’entrepreneuriat comme remède miracle. Certes, l’économie verte, bleue ou circulaire offre des gisements réels. Mais en Tunisie, le candidat à l’auto-emploi se heurte encore à un parcours du combattant administratif et à un système bancaire frileux. Pousser les jeunes vers la création de projets sans une digitalisation intégrale de l’administration et une interopérabilité des paiements, c’est condamner une génération à la précarité sous couvert d’initiative privée.

L’informel ne reculera que si le formel devient, par le numérique, plus simple et plus protecteur.

L’IA : la fin du mirage de la centralisation

Sacrifiant à une idéologie politique dominante, le ministre insiste sur une approche «régionale et locale». Or, le développement des zones intérieures ne passera plus par de grands complexes industriels étatiques, mais par l’injection massive d’Intelligence Artificielle (IA) dans les tissus économiques locaux.

Que ce soit l’agriculture de précision dans le Nord-Ouest ou la logistique intelligente au Sahel, l’IA permet de délocaliser la valeur ajoutée sans exiger une concentration urbaine. Un diplômé à Kasserine peut devenir un «data-agriculteur» performant, pourvu que l’État assure une infrastructure cloud nationale et souveraine. Sans cela, le discours sur le développement régional restera une incantation politique sans lendemain.

Sortir de la gestion comptable des compétences

La révision des politiques de l’emploi ne doit plus se limiter à des ajustements de curseurs au sein du Fonds national de l’emploi. À l’heure où l’IA transforme radicalement les métiers, notamment dans nos banques, l’adéquation formation-emploi doit devenir une anticipation par la Data. Le «Reskilling» (reconversion) doit être immédiat et permanent.

Quant à la stratégie d’emploi à l’étranger évoquée par le ministre, elle pose une question de fond : voulons-nous rester un simple exportateur de matière grise ou bâtir une infrastructure technologique capable de retenir nos talents ?

La souveraineté numérique est le seul rempart crédible contre une fuite des cerveaux que nous ne finançons que trop généreusement pour le compte des économies du Nord.

Le numérique, nouveau contrat de souveraineté

Le plan 2026-2030 ne peut réussir sur les bases d’une économie de rente et de procédures papier. Pour que la Tunisie de demain travaille, elle doit cesser d’être une spectatrice de la révolution technologique.

L’emploi ne se décrète pas en commission parlementaire ; il se crée là où la confiance est digitalisée et où l’innovation est protégée par une souveraineté technologique assumée. Monsieur le Ministre, le chantier est immense, mais il commence par un clavier, pas par un formulaire.

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.  

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CCITF : la reprise des entreprises se consolide, les attentes restent fortes

07. April 2026 um 15:34

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) a présenté, lors d’une conférence de presse mardi 7 avril 2026, la troisième édition de son baromètre économique. Il est mené auprès de 167 entreprises tunisiennes et françaises opérant entre les deux pays. Réalisée du 15 décembre 2025 au 5 mars 2026, l’enquête évalue l’évolution du chiffre d’affaires, les perspectives d’investissement, l’impact de la conjoncture et les transformations en cours. Et ce, notamment en matière de digitalisation, de RSE, de ressources humaines et de cadre réglementaire.

Lors de la présentation, Khelil Chaibi, président de la CCITF, a souligné que les résultats du baromètre confirment une amélioration de la performance des entreprises en 2025, avec une activité majoritairement stable ou en progression. Il a toutefois appelé à la prudence pour 2026. Tout en estimant nécessaire de consolider cette dynamique dans un environnement des affaires plus lisible, plus fluide et plus incitatif.

Mohamed Louzir, secrétaire général de la CCITF, a de son côté insisté sur la résilience des entreprises, tout en rappelant que la pression fiscale, les lourdeurs administratives et les incertitudes réglementaires continuent de peser sur leur compétitivité. Il a également insisté sur la qualité des ressources humaines en Tunisie, qu’il a présentée comme l’un des atouts majeurs de cette résilience.

Une reprise réelle, mais fragile

Le baromètre met en évidence une amélioration des performances en 2025, portée par la progression du chiffre d’affaires. Plus de 80 % des entreprises interrogées déclarent une activité stable ou en hausse. Tandis que les baisses importantes reculent nettement. Les perspectives pour 2026 restent positives mais plus prudentes : 55 % des entreprises anticipent une amélioration de leur activité; 4 % une stagnation; et 11 % une baisse.

 

Cette trajectoire confirme une dynamique de reprise sur trois ans. Mais elle révèle aussi un écart récurrent entre les anticipations et les résultats effectivement enregistrés. Les prévisions pour 2026 traduisent donc davantage un signal de confiance qu’une garantie de performance.

Des freins structurels persistants

Le baromètre confirme que le premier frein à l’activité reste un triptyque fiscal, réglementaire et administratif. La pression fiscale est citée par 68 % des entreprises. Les formalités administratives le sont par 58 %. Et le cadre réglementaire demeure également perçu comme un obstacle majeur.

L’enquête montre aussi un impact très marqué de la conjoncture internationale. En effet, 91 % des entreprises déclarent avoir été affectées par la tendance inflationniste et 87 % par les conflits géopolitiques. L’ensemble des facteurs testés affiche un impact fort ou modéré supérieur à 60 %. Ce qui confirme la faiblesse des marges de manœuvre des entreprises.

Des attentes claires

Face à ces contraintes, les entreprises expriment des priorités nettes. Elles réclament d’abord de nouvelles incitations financières et fiscales, citées par 41 % des répondants. Puis, elles sollicitent, à 32 %, un allègement des procédures administratives.

Le baromètre met également en avant la nécessité de simplifier et de fluidifier les relations avec l’administration, de faciliter l’accès au financement et de sécuriser l’investissement. Il souligne aussi l’importance d’accompagner les entreprises dans leur structuration, notamment en matière de RSE, de gouvernance et d’internationalisation.

Transition numérique encore incomplète

La digitalisation apparaît comme un chantier encore inabouti. Les entreprises interrogées se situent majoritairement à un stade expérimental ou en réflexion. Tandis qu’une minorité seulement dispose d’un usage structuré. Au total, 85 % des entreprises restent avant le stade du déploiement opérationnel. Ce qui freine l’intégration de l’intelligence artificielle à grande échelle.

Cette situation révèle un tissu économique conscient des enjeux numériques, mais encore dépourvu d’un socle digital suffisamment mature pour accélérer la transformation.

En conclusion, un écosystème favorable reste indispensable pour soutenir l’innovation, la croissance et la durabilité à long terme.

Afrique et transition énergétique

L’Afrique demeure un potentiel de développement important, mais encore peu exploité. En effet, en 2026, 44 % des entreprises n’ont aucun échange avec le continent. Alors que 28 % seulement anticipent une hausse de leurs échanges. En revanche, 56 % des entreprises déjà actives sur ce marché maintiennent ou améliorent leurs relations commerciales.

Le baromètre souligne enfin la montée en puissance des enjeux énergétiques et environnementaux. Les entreprises accordent une place croissante aux énergies renouvelables, perçues comme un levier de compétitivité, de réduction de la dépendance énergétique et d’amélioration de la balance commerciale. 39 % des dirigeants interrogés estiment que les énergies renouvelables devraient constituer le principal investissement public dans les années à venir.

La nouveauté de cette édition réside dans l’élaboration d’un livre blanc, que la CCITF s’apprête à lancer et qui est attendu avant la fin de l’année.

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Silicon Valley | Le visage caché de la guerre contre l’Iran

07. April 2026 um 07:37

La Silicon Valley est devenue un immense laboratoire balistique, où chaque clic alimente le cerveau d’une IA capable de déclencher le premier conflit mondial dont les généraux ne porteront pas d’uniformes, mais des sweats à capuche.

Mahjoub Lotfi Belhedi *

L’époque où les géants du numérique se contentaient de vendre des téléphones et du stockage en ligne est définitivement révolue. C’est désormais l’ère où le code informatique devient l’arme de précision chirurgicale utilisée par les Etats-Unis et Israël dans leur guerre contre l’Iran.

Le déploiement massif de l’intelligence artificielle (IA) par Palantir permet aujourd’hui de transformer des milliards de données hétérogènes, issues de satellites ou de réseaux sociaux, en une carte thermique des intentions de Téhéran, offrant aux états-majors une vision prédictive qui rend les méthodes d’espionnage traditionnelles totalement obsolètes. 

Parallèlement, l’infrastructure tentaculaire d’Amazon Web Services et la puissance de calcul de Google ne servent plus seulement à héberger des sites de commerce, mais fournissent le squelette numérique indispensable au Pentagone pour traiter, en temps réel, les flux vidéo des drones survolant les zones de tension du Golfe.

Même Apple, sous ses airs de neutralité esthétique, participe à cet écosystème en verrouillant des protocoles qui facilitent l’intégration des technologies de défense américaines, tandis que les modèles de langage d’Anthropic, malgré les barrières éthiques de leurs concepteurs, sont détournés par des contractants militaires pour simuler des scénarios d’attaque ou analyser les communications chiffrées de l’adversaire. 

Cette collusion, documentée par les fuites contractuelles et les enquêtes des grands médias, prouve que la frontière entre le confort de l’utilisateur civil et la létalité du champ de bataille a été définitivement supprimée.

Nous ne sommes plus de simples clients de ces firmes, mais les complices involontaires d’une machine de guerre invisible qui a transformé la Silicon Valley en un immense laboratoire balistique, où chaque clic alimente le cerveau d’une IA capable de déclencher le premier conflit mondial dont les généraux ne porteront pas d’uniformes, mais des sweats à capuche, signant l’arrêt de mort des souverainetés étatiques au profit de la tyrannie du processeur.

* Stratège en réflexion IA, Ceo d’un cabinet spécialisé en transformation IA.

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Transformation numérique : la Tunisie boucle 20 projets

03. April 2026 um 16:48

La Tunisie généralise la facturation électronique au ministère des Finances dès le troisième trimestre 2026. Sur 192 projets numériques engagés à l’échelle nationale, 121 sont en cours et 20 déjà achevés au premier trimestre 2026. C’est ce qu’a annoncé vendredi le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, devant le Conseil national des régions et des districts.

Cette initiative vise à consacrer la transparence et la justice fiscale. Au ministère des Finances, d’autres chantiers avancent en parallèle : généralisation du timbre fiscal électronique, paiement à distance de la taxe de circulation et mise en place de l’identifiant fiscal en ligne.

La numérisation s’étend à l’ensemble des secteurs vitaux. L’intérieur et les affaires étrangères déploient des services en ligne pour la carte d’identité des élèves, le renouvellement des passeports, le bulletin n°3 et un consulat numérique destiné aux Tunisiens résidant à l’étranger. La santé avance sur le chantier de l’hôpital numérique, la gestion des rendez-vous à distance et un système intégré pour l’assurance maladie. L’éducation et le transport progressent avec des systèmes de gestion scolaire, de renouvellement des permis de conduire et de transfert de propriété des véhicules.

Hemissi a néanmoins reconnu des obstacles persistants : résistance au changement, déficit de compétences humaines qualifiées et inadaptation du cadre législatif aux évolutions technologiques. La cybersécurité, la souveraineté numérique et le développement d’une culture de l’intelligence artificielle demeurent des priorités pour la réussite de cette stratégie nationale.

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Passeport, permis, bulletin n°3 et rendez-vous: tout est prévu en ligne pour les Tunisiens

03. April 2026 um 15:18

La Tunisie poursuit son ambitieux programme de transformation numérique, avec près de 192 projets visant à moderniser l’ensemble de l’administration et des services publics, a indiqué le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, à l’agence TAP.

Les initiatives couvrent plusieurs secteurs stratégiques, comme;

  • Intérieur et affaires étrangères: lancement de services en ligne pour l’obtention de la carte d’identité scolaire, le renouvellement des passeports, la délivrance du bulletin n°3 et la création d’un consulat numérique pour les Tunisiens à l’étranger.

  • Santé et affaires sociales: mise en œuvre de la première phase de l’hôpital numérique, gestion des rendez-vous à distance, et développement d’un système intégré pour l’assurance maladie et le registre national des bénéficiaires des interventions sociales.

  • Éducation et transport: création de systèmes de gestion scolaire et examens, ainsi que la modernisation du renouvellement des permis de conduire et des processus de transfert de propriété des véhicules.

Le ministre a néanmoins souligné les défis de cette transition, notamment la résistance au changement, le besoin de compétences spécialisées et l’adaptation des lois aux évolutions technologiques. Les questions de cybersécurité, de souveraineté numérique et de culture de l’intelligence artificielle restent également des priorités pour la réussite de cette stratégie nationale.

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Bizerte | Vers l’émergence d’un hub numérique sud-méditerranéen

02. April 2026 um 07:55

L’arrivée stratégique du câble sous-marin Medusa à Bizerte ouvre des perspectives inédites pour le développement d’infrastructures numériques de pointe dans la région. C’est dans ce cadre qu’une expertise de haut niveau en ingénierie numérique a récemment exploré la viabilité de l’implantation de data centers au sein de ce gouvernorat du nord de la Tunisie. (Photo : Medusa fait de Bizerte la porte d’entrée naturelle des flux numériques entre l’Europe et l’Afrique).

Lotfi Sahli

Sollicité pour apporter un éclairage technique sur les spécificités du paysage énergétique local, cet échange a permis d’évaluer comment transformer cette connectivité internationale en un levier de croissance concret. L’objectif est clair : harmoniser les capacités de la fibre optique avec les ressources territoriales pour positionner Bizerte comme un pôle technologique majeur, prêt à accueillir les défis de l’intelligence artificielle (IA) et de l’économie de la donnée.

Mutation des forteresses numériques

Pour comprendre l’enjeu, il faut d’abord définir ce qu’est un data center moderne. Ces infrastructures, véritables poumons de l’Internet, ne sont plus de simples entrepôts de serveurs. Elles se classent désormais selon une hiérarchie de puissance et de service :

Le Petit/Edge (< 1 MW) : déployé localement (bureaux, usines) pour garantir une latence minimale.

Le Moyen (1-10 MW) : le standard pour la colocation d’entreprises.

Le Grand (10-100 MW) : opéré par les grands fournisseurs de Cloud.

L’Hyperscale (> 100 MW) : des infrastructures colossales portées par les géants comme Google ou AWS, capables de gérer des flux mondiaux sur des surfaces dépassant les 50 000 m².

Au-delà de la taille, c’est la densité par baie (ou rack) qui dicte la complexité technique. Si une baie standard consomme entre 5 et 10 kW, l’explosion de l’IA et du calcul intensif (HPC) propulse les besoins vers des sommets de 40 à 60 kW, transformant chaque armoire en une source de chaleur intense qu’il faut impérativement maîtriser.

Les data center moderne, véritables poumons de l’Internet, ne sont plus de simples entrepôts de serveurs.

L’efficacité énergétique, juge de paix du PUE

Dans cette course à la puissance, la rentabilité et l’écologie se rejoignent autour d’un indicateur clé : le Power Usage Effectiveness (PUE). Il mesure le rendement énergétique en comparant l’énergie totale consommée par le centre à celle réellement utilisée par les serveurs.

PUE= Puissance totale consommée en KWH/Energie IT en KWH.

Un score de 1,0 représente la perfection théorique. Aujourd’hui, les projets les plus ambitieux visent un PUE situé entre 1,1 et 1,3. Pour y parvenir, l’innovation se porte sur le refroidissement, qui représente souvent 40 % de la facture électrique :

Free cooling : utilisation de l’air extérieur pour refroidir les circuits, réduisant la climatisation de 70 à 90 % ;

Refroidissement adiabatique : vaporisation d’eau pour abaisser la température par évaporation, une solution très économe en énergie ;

Liquid Cooling (Direct-to-Chip) : cette technologie émergente, qui sera présente dans 20 % des nouveaux centres d’ici fin 2026, utilise un liquide caloporteur circulant directement sur les processeurs. Elle est 1 000 fois plus efficace que l’air pour gérer les charges de travail liées à l’IA.

Medusa, le détonateur de la souveraineté numérique

L’atterrissement du câble sous-marin Medusa à Bizerte en novembre 2025 change radicalement la donne pour la Tunisie. Reliant la Tunisie à la France (Marseille) et à 12 autres pays, ce lien de fibre optique de 8 700 km offre une capacité vertigineuse de 24 Tbps.

En multipliant la bande passante par dix et en garantissant une latence inférieure à 10 ms, Medusa fait de Bizerte la porte d’entrée naturelle des flux numériques entre l’Europe et l’Afrique. Cette connectivité directe permet d’envisager l’hébergement local de données critiques, renforçant ainsi la souveraineté numérique tunisienne.

SoleCrypt : un phare à Bizerte

C’est précisément sur ce terreau fertile que germe le projet de SoleCrypt, en partenariat avec Schneider Electric. Annoncé en janvier 2026, ce cluster de data centers durables au sein du Parc d’activités économiques de Bizerte (PAEB) se veut exemplaire :

Puissance et échelle : une capacité totale prévue de 20 MW (phase initiale de 10 MW) en architecture Tier III.

Optimisation IA : utilisation des architectures Nvidia et du refroidissement liquide pour supporter des densités allant jusqu’à 80 kW par baie.

Énergie Verte : pour limiter son empreinte carbone, le cluster sera couplé à un projet de production solaire de 60 MW basé à Tozeur.

Sous l’impulsion d’Amir Ben-Gacem, SoleCrypt ne se contente pas de bâtir une infrastructure ; le projet crée un écosystème. La proximité immédiate (2 km) des câbles sous-marins et l’expertise locale en gestion énergétique font de ce site l’un des futurs poumons numériques de l’Afrique.

Vers un corridor numérique méditerranéen

La convergence entre la puissance de Medusa, l’innovation technique du refroidissement liquide et la maîtrise du paysage énergétique local dessine un avenir prometteur. La Tunisie ne se positionne plus seulement comme un consommateur de technologies, mais comme un hébergeur de classe mondiale, capable d’attirer les fintechs et les laboratoires d’IA les plus exigeants.

Bizerte, forte de son histoire et de sa géographie, s’impose désormais comme le pivot central de cette révolution numérique durable.

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IA : la révolution qui menace les emplois qualifiés

01. April 2026 um 16:35

Les métiers du numérique et de la connaissance figurent désormais en première ligne face à l’intelligence artificielle. Selon l’American AI Jobs Risk Index publié par Tufts University, 784 métiers ont été analysés pour mesurer leur vulnérabilité réelle à l’IA, avec des projections concrètes de suppressions de postes.

Le constat est sans appel : rédacteurs, développeurs et designers arrivent en tête des professions menacées à court terme. Les pertes pourraient atteindre 57,4 % pour les rédacteurs, 55,2 % pour les développeurs informatiques et 54,6 % pour les designers web d’ici deux à cinq ans. L’étude, basée sur plusieurs bases de données majeures, dépasse la simple théorie en évaluant l’impact économique réel de l’automatisation, rapporte BDM qui a lu ladite étude.

Plus largement, les métiers analytiques et intellectuels sont fortement exposés : statisticiens, data scientists, sociologues ou encore spécialistes en communication figurent parmi les plus vulnérables. Même les journalistes et traducteurs apparaissent dans le haut du classement, avec des pertes estimées autour de 35 %.

À ce niveau, on peut cependant s’interroger sur la présence des « sociologues » parmi les métiers à risques. Cela fait peur, car tout semble montrer que la machine pourrait remplacer l’homme partout et dans tous les domaines. Mais on informe que les professions manuelles ou de terrain résistent. Maçons, cuisiniers ou brancardiers affichent un risque quasi nul, confirmant un basculement inédit : ce sont désormais les emplois qualifiés qui sont les plus fragilisés.

Par secteur, les services d’information concentrent 18,3 % des emplois menacés, devant la finance et les services scientifiques. Au total, l’étude projette jusqu’à 9,3 millions d’emplois menacés aux États-Unis, pour un impact économique estimé à 757 milliards de dollars par an.

Derrière ces chiffres, un paradoxe : plus l’IA améliore la productivité, plus elle réduit les besoins en main-d’œuvre. Une transformation profonde du marché du travail est en marche, conclut l’étude.

Voici les 20 métiers les plus menacés, avec le pourcentage de postes susceptibles d’être supprimés d’ici deux à cinq ans aux États-Unis :

  1. Rédacteurs et auteurs : 57,4 %
  2. Développeurs informatiques : 55,2 %
  3. Designers web et d’interfaces numériques : 54,6 %
  4. Éditeurs : 54,4 %
  5. Métiers des sciences mathématiques : 47,6 %
  6. Développeurs web : 46,2 %
  7. Architectes de bases de données : 46 %
  8. Analystes en recherche opérationnelle : 45,1 %
  9. Scientifiques de l’atmosphère et de l’espace : 44,2 %
  10. Sociologues : 43 %
  11. Rédacteurs techniques : 42,4 %
  12. Statisticiens : 42,1 %
  13. Politologues : 40,3 %
  14. Administrateurs de bases de données : 39 %
  15. Spécialistes en relations publiques : 37,3 %
  16. Chercheurs en sciences sociales : 37,3 %
  17. Data scientists : 37,2 %
  18. Conseillers financiers personnels : 37,1 %
  19. Testeurs QA logiciel : 36,4 %
  20. Assistants de recherche en sciences sociales : 36,1 %.

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Clôture du programme Amen-Tech au Kef

01. April 2026 um 10:08

Mardi 31 mars 2026, dans la ville du Kef, Onu Femmes Tunisie a organisé un événement marquant la clôture du programme «Amen-Tech : Un espace numérique sûr pour elle», financé par le Royaume-Uni. L’événement a réuni des jeunes leaders, des représentant.e.s institutionnels, des actrices et acteurs de la société civile et des expert.e.s, autour d’un engagement commun : faire de l’espace numérique un environnement plus sûr et inclusif pour les femmes et les filles. (Photos: Ali Mghirbi).

Lancé en avril 2025 Amen-Tech s’est distingué par une approche innovante plaçant les jeunes, en particulier les hommes et les garçons, au cœur du changement. En combinant sensibilisation, renforcement des capacités, innovation et plaidoyer, le programme a contribué à faire émerger une dynamique collective en faveur d’un usage responsable et respectueux du numérique.

En un an, le programme a contribué à la remise en question des normes sociales en mobilisant activement les jeunes via des initiatives favorisant la masculinité positive et l’engagement citoyen pour l’égalité, notamment pour prévenir et combattre les violences facilitées par la technologie faites aux femmes et aux filles.

Prévention des violences facilitées par la technologie

Dans ce cadre, les campagnes digitales menées en partenariat avec les Scouts et le Fedef (Front pour l’égalité et pour les droits des femmes), et en collaboration avec le Media Binetna, et des influenceur·euse·s engagé·e·s ont connu un fort impact, générant plus de 2 millions d’engagements.

Cette dynamique a également été marquée par l’organisation de la course solidaire symbolique «5KM Run for Digital Safety» (Tunis en Orange) sur l’Avenue Habib Bourguiba, lors de la campagne des 16 jours d’activisme. Cet événement a permis de transformer l’engagement en ligne en une mobilisation citoyenne dans l’espace public, sensibilisant ainsi aux enjeux de la sécurité numérique et des violences facilitées par la technologie.

Le programme a également renforcé les compétences de jeunes à travers tout le pays et d’acteurs clés en matière de citoyenneté numérique et de prévention des violences facilitées par la technologie , avec des améliorations notables en termes de connaissances, de compréhension des risques et de capacité à agir face aux situations de violences.

Réduire les inégalités dans l’espace numérique

Sur le plan institutionnel, Amen-Tech a facilité le dialogue entre les parties prenantes au sujet, contribuant à entamer des réflexions pour faire progresser l’intégration des violences facilitées par la technologie dans la législation et politiques publiques. Cette dynamique s’est notamment traduite par la mobilisation d’acteurs clés autour d’une feuille de route stratégique post-2026 visant à réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans l’espace numérique ainsi qu’une campagne de plaidoyer sur la Convention Africaine sur l’élimination des violences faites aux femmes.

Par ailleurs, le programme a permis le développement d’une plateforme digitale sécurisée et multilingue offrant des services de signalement et un accompagnement juridique et psychologique aux survivantes, dans le respect des principes de confidentialité et de consentement.

Enfin, l’engagement des jeunes et des créateurs de contenu a joué un rôle déterminant dans l’amplification des messages clés, contribuant à promouvoir une culture numérique plus sûre, inclusive et responsable.

Mobilisation collective pour un changement durable

L’aboutissement du programme a été marqué par la tenue du Forum régional de la Jeunesse au Kef, les 29 et 30 mars 2026. Organisé en partenariat avec le Festival Mosaïque, ce forum a servi d’incubateur de réflexion pour 60 jeunes engagés contre les violences facilitées par la technologie.

Après deux journées de co-création intensive, l’événement a culminé lors d’une cérémonie de clôture. Les participant.e.s y ont porté la voix de leur génération en présentant des recommandations issues de leurs travaux en ateliers. Ces policy briefs témoignent de leur capacité à transformer les défis technologiques en leviers de changement social.

Le choix du Kef reflète une volonté de territorialiser les politiques de jeunesse et de promouvoir l’inclusion des régions de l’intérieur, où les défis socio-économiques et les inégalités territoriales restent particulièrement marqués.

La cheffe de mission adjointe britannique, Elizabeth Green, a déclaré : «Le programme AmenTech reflète l’engagement du Royaume‑Uni à soutenir les efforts visant à mettre fin à la violence envers les femmes. Aujourd’hui, nous célébrons notre partenariat avec Onu Femmes, les Scouts de Tunisie et les acteurs de la société civile, qui a permis de mobiliser les jeunes dans les régions et d’influencer les normes sociales en place grâce à un impact significatif. Nous sommes fiers d’accompagner cette initiative porteuse de changement. Le Royaume‑Uni restera un partenaire engagé œuvrant pour cette cause essentielle.»

«La violence en ligne est une violence réelle, avec des conséquences tangibles sur la participation des femmes et des filles à la vie publique», a souligné l’équipe du projet. Et d’ajouter : «À travers Amen-Tetch, nous avons démontré que l’engagement des jeunes peut être un levier puissant pour faire du numérique un espace d’égalité, de sécurité et d’opportunités.»

Communiqué.


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Une première nationale: une plateforme de soutien scolaire, du primaire jusqu’au baccalauréat, est désormais disponible

30. März 2026 um 09:43

Dans le cadre d’une politique volontariste de numérisation de l’éducation nationale et d’une ambition affirmée d’équité des chances entre tous les élèves, le ministère de l’Éducation vient de lancer edusoutien.education.tn, une plateforme numérique entièrement dédiée au soutien scolaire, du primaire jusqu’au baccalauréat.

Fruit d’une collaboration entre le ministère et un réseau d’enseignants volontaires, cet espace pédagogique en ligne propose des contenus rigoureusement validés et fidèlement alignés sur les programmes officiels. Les élèves y trouvent des cours interactifs accompagnés d’exercices pratiques, une bibliothèque virtuelle enrichie ainsi que des ressources pédagogiques variées comme des vidéos, des fiches et des supports numériques.

La plateforme s’articule autour d’espaces thématiques clairement identifiés: un espace dédié au cycle primaire, un portail spécifique pour les élèves de 6ᵉ et de 9ᵉ année, ainsi qu’une section baccalauréat couvrant l’ensemble des sections. À ces ressources en accès libre s’ajoutent des sessions en direct animées en présence d’inspecteurs pédagogiques, complétées par des enregistrements disponibles (“sessions enregistrées”) à la demande pour permettre à chacun d’apprendre à son propre rythme.

Au-delà des élèves, le ministère entend associer pleinement les familles à cette démarche. La plateforme encourage en effet les parents à s’impliquer activement dans le suivi de la scolarité de leurs enfants, avec pour horizon commun l’amélioration des résultats scolaires et la réussite aux examens nationaux.

Gratuite et accessible depuis n’importe quel appareil connecté, edusoutien.education.tn s’impose comme un levier concret pour démocratiser l’excellence scolaire à l’échelle du pays.

Source: https://edusoutien.education.tn/

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IACE : corruption et informel pénalisent davantage les PME

Von: walid
26. Dezember 2025 um 11:11

Les grandes entreprises font face à des contraintes plus marquées en matière d’accès au financement, de formation de la main-d’œuvre et de réglementation du travail. Les PME, quant à elles, sont davantage confrontées à la corruption, à la concurrence du secteur informel et à certains obstacles administratifs, selon la première édition du Rapport National sur l’Entreprise en Tunisie (année 2025), publié, jeudi, par l’IACE.

Ces écarts reflètent des priorités différentes selon la taille des entreprises et suggèrent que des politiques de soutien ciblées pourraient être nécessaires pour répondre efficacement à leurs besoins spécifiques.

D’après le rapport, l’accès au financement est une priorité pour les grandes entreprises et les PME, bien que l’obstacle soit légèrement plus important pour les premières (45,4%) que pour les secondes (39,8%).

En ce qui concerne les autres principaux obstacles auxquels sont confrontés les entreprises, les PME se disent beaucoup plus touchées par la corruption (15,55 % contre 9,8% pour les grandes entreprises) et les pratiques informelles (8,8 % pour les PME, aucun obstacle pour les grandes entreprises), montrant une vulnérabilité plus marquée des PME face à ces défis, d’après l’Institut arabe des chefs d’entreprises qui se base une enquête menée par la Banque mondiale.

Par ailleurs, les grandes entreprises voient des obstacles plus importants liés à une main-d’oeuvre insuffisamment formée (7,4 %contre 5,15 % pour les PME) et à la réglementation du travail (9,6 % contre 2,15% ). Ces entreprises semblent ainsi faire face à des besoins plus complexes en termes de compétences et de gestion de la main-d’oeuvre.

Pour ce qui est de la politique et de la fiscalité, ces aspects sont perçus comme un obstacle par les deux types d’entreprises, mais les grandes entreprises expriment des préoccupations légèrement plus prononcées vis-à-vis de l’instabilité politique (11,8 % contre 10,6% et des taux d’imposition (5,2 % contre 2,35%).

Toutefois, les grandes entreprises ne perçoivent pratiquement aucun obstacle dans l’accès au foncier et à l’accès aux tribunaux, contrairement aux PME, qui notent quelques difficultés. Cependant, le transport est un obstacle plus important pour les grandes entreprises (1,6 % contre 0,75% ), probablement en raison de leurs besoins logistiques plus vastes.

Partant de ce constat, l’Institut arabe des chefs d’entreprises a recommandé de renforcer le soutien aux entreprises exportatrices, étant donné que plus de 13 % des entreprises ne réalisent aucun chiffre d’affaires à l’exportation, traduisant une intégration limitée aux marchés internationaux. “Il serait pertinent de leur proposer des formations spécialisées, des aides financières ciblées et un meilleur accès aux opportunités à l’étranger”.

Il s’agit encore de soutenir le secteur industriel, l’IACE indique à ce propos que le taux d’entreprises ayant un impôt nul dans ce secteur est trois fois supérieur à la moyenne générale, ce qui montre un potentiel sous-exploité. Des incitations fiscales et des programmes d’investissement pourraient stimuler la production locale et dynamiser ce secteur stratégique.

L’objectif est, aussi, de réduire l’inactivité dans le secteur des services qui concentre le plus grand nombre d’entreprises sans chiffre d’affaires. “Une étude approfondie des obstacles freinant leur activité permettrait d’identifier des leviers d’action adaptés pour relancer ces entreprises”.

L’Institut préconise de structurer davantage le commerce de gros, relevant que “l’absence de données fiables sur les bénéfices fiscaux et imposables de ce secteur souligne la nécessité d’améliorer la collecte et la transparence des informations comptables et fiscales”.

En outre, une transition numérique permettrait d’améliorer la transparence fiscale, d’optimiser la gestion comptable et de réduire les risques de pertes ou d’irrégularités, tout en renforçant la compétitivité globale des entreprises.

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Tunisie : une plateforme numérique pour simplifier l’attribution de la carte de handicap

25. Dezember 2025 um 14:40

“La plateforme numérique pour l’attribution de la carte de handicap devrait être généralisée en 2026, après le lancement effectif d’une expérience pilote à la direction régionale des affaires sociales de l’Ariana le 5 décembre courant”, a fait savoir, jeudi, la directrice de la prévention, de la réhabilitation et de l’intégration des personnes en situation de handicap au sein de la direction générale de la promotion des personnes handicapées au ministère des affaires sociales, Najet Riahi.

Dans une déclaration à l’agence TAP en marge d’une journée de sensibilisation organisée par l’Organisation tunisienne de défense des droits des personnes handicapées pour présenter la plateforme numérique, la responsable a indiqué que ce projet vise principalement à rapprocher les services des personnes en situation de handicap et à leur simplifier les démarches.

Elle a souligné que l’expérience pilote consiste à renouveler les cartes de handicap en attendant l’attribution, prochainement, de cartes de handicap biométriques.

“Il s’agit de créer un compte et de télécharger les documents requis sur la plateforme puis la direction régionale prendra la décision d’attribution de la carte biométrique”, a-t-elle expliqué notant que les personnes en situation de handicap pourraient recevoir des notifications par e-mail pour le suivi de leurs dossiers.

Najet Riahi a, par ailleurs, signalé que cette journée de sensibilisation contribuera à apporter les mises à jour nécessaires pour améliorer la qualité de la plateforme numérique en écoutant les questions des personnes en situation de handicap et en y répondant.

“D’autres campagnes de sensibilisation audiovisuelles dans les médias sont programmées pour faire connaître la plateforme”, a-t-elle ajouté.

Selon la responsable, le ministère des affaires sociales travaille actuellement à la révision de la loi cadre n° 83 de l’année 2005 et une commission a été formée au sein du département regroupant différents ministères concernés pour déterminer les points à réviser.

De son côté, le président de l’Organisation tunisienne de défense des droits des personnes handicapées, Yosri Mzati, a salué cette initiative qui pourrait révolutionner l’accès des personnes en situation de handicap à des services facilités.

En revanche, la secrétaire générale de l’Organisation tunisienne de défense des droits des personnes handicapées, Bouraouia Agrebi, a appelé à la création d’une structure dédiée aux personnes en situation de handicap, avec une représentation significative de cette catégorie sociale.

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Classement mondial du numérique : la Tunisie confirme sa position de hub technologique africain

Von: walid
23. Dezember 2025 um 12:09

La Tunisie a occupé la quatrième place à l’échelle Africaine dans le classement 2025 de l’Indice des écosystèmes d’entrepreneuriat numérique (The Digital Entrepreneurship Ecosystem Index) publié par l’ Institut viennois d’études mondiales (VIGS)), confirmant ainsi sa position parmi les destinations technologiques les plus importantes du continent africain.

Cet indice qui couvre 170 pays à travers le monde, s’appuie sur plus de 50 indicateurs, notamment la qualité des législations numériques, les compétences numériques, la cybersécurité, l’innovation, l’accès au financement et les infrastructures.

A l’échelle africaine, l’Afrique du Sud arrive en tête du classement, se classant 59ème au niveau mondial, suivie de la Tunisie qui est à la 87 ème place au niveau mondial , ainsi que du Maroc, au troisième rang en Afrique et à la 83ème place au niveau mondial.

L’Algérie est classée dixième en Afrique et 111ème au niveau mondial, tandis que le Sénégal a occupé la 11ème en Afrique et la 118ème au niveau mondial. Au niveau régional, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) a progressé de 5,8 points pour atteindre 36,4 points.

Quant à la région de l’Afrique subsaharienne, elle a fait un bond passant de 7,9 à 13,8 points.

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La 5ᵉ Foire du livre scientifique et numérique met les sciences à la portée du grand public à Tunis

Von: walid
23. Dezember 2025 um 10:25

La 5ᵉ édition de la Foire du livre scientifique et numérique se tiendra les 27 et 28 décembre 2025 à la Cité des Sciences à Tunis (CST). Cet événement réaffirme son engagement en faveur de la promotion de la culture scientifique et numérique auprès du grand public.

Devenue un rendez-vous incontournable, cette foire de deux jours offrira une programmation variée alliant exposition-vente, activités interactives et rencontres intellectuelles. Les visiteurs pourront y découvrir des ateliers de réalité virtuelle, des démonstrations de robotique, un atelier de zootrope, des sessions de calligraphie, des lectures théâtralisées et des projections de documentaires.

Selon un communiqué publié par la CST, la manifestation accueillera des stands d’éditeurs spécialisés, des plateformes pédagogiques alignées sur les programmes éducatifs, ainsi que des startups innovantes, des associations éducatives et des professionnels du livre. Elle s’adresse à un large public : élèves, étudiants, enseignants et passionnés de sciences et de lecture.

À travers cette initiative, la Cité des Sciences à Tunis réaffirme sa mission de diffusion de la culture scientifique et technologique, tout en favorisant l’échange, la découverte et la convivialité intellectuelle.

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Huawei s’associe à VIPKID pour renforcer l’éducation numérique en Arabie saoudite

22. Dezember 2025 um 23:31

Riyad, Arabie Saoudite – 22 décembre 2025 – Huawei a annoncé aujourd’hui un partenariat stratégique avec VIPKID, plateforme mondiale d’éducation en ligne, visant à enrichir l’expérience d’apprentissage numérique des élèves en Arabie saoudite. L’alliance combinera l’écosystème d’appareils intelligents de Huawei avec les ressources pédagogiques de haute qualité de VIPKID, pour créer un environnement éducatif plus intelligent et personnalisé pour les jeunes apprenants du royaume.

Un soutien aux objectifs de la Vision 2030
Cette collaboration s’inscrit dans l’engagement de Huawei à soutenir les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, en dotant la prochaine génération de compétences linguistiques renforcées, d’une ouverture internationale et de capacités numériques compétitives à l’échelle mondiale. Grâce à l’intégration de la technologie et de l’éducation, Huawei et VIPKID visent à améliorer les résultats d’apprentissage et à favoriser le développement de talents préparés pour un futur numérique avancé. Les deux partenaires prévoient également de développer des offres de produits et services spécifiquement adaptées aux clients de Huawei et VIPKID.

Des déclarations des dirigeants
William Hu, directeur exécutif des opérations et du développement de l’écosystème chez Huawei Consumer Business Group pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a déclaré : « Ce partenariat constitue une étape clé dans la mission de Huawei de soutenir le développement des talents en Arabie saoudite grâce à des technologies innovantes accessibles à tous. En associant l’écosystème intelligent de Huawei au contenu éducatif fiable de VIPKID, nous souhaitons offrir une expérience d’apprentissage plus riche et personnalisée, préparant les enfants à acquérir des compétences mondiales et à réussir dans le futur. »

David Wu, président des opérations mondiales de VIPKID, a ajouté : « Nous sommes fiers de collaborer avec Huawei pour offrir des opportunités d’apprentissage innovantes et personnalisées aux étudiants saoudiens. Ce partenariat reflète notre conviction commune dans le pouvoir de la technologie pour transformer l’éducation et soutenir la prochaine génération d’apprenants à pensée globale. Nous sommes impatients de créer ensemble des expériences éducatives numériques ayant un impact tangible pour les enfants à travers le royaume. »

Vers un apprentissage numérique de pointe
Huawei et VIPKID ambitionnent, à travers cette coopération, de fusionner technologie intelligente et enseignement en ligne de niveau mondial, afin de soutenir le développement de l’apprentissage numérique en Arabie saoudite et de contribuer à former une jeunesse plus innovante et compétitive sur le plan international.

À propos de Huawei Consumer Business Group
Huawei Consumer Business Group est un leader mondial dans le domaine des appareils intelligents, offrant une gamme complète de produits incluant smartphones, wearables, tablettes, ordinateurs personnels, appareils audio et services cloud. Basée sur une stratégie d’intelligence artificielle intégrale, Huawei s’engage à fournir les technologies les plus avancées pour enrichir la vie numérique des consommateurs et soutenir les ambitions de transformation numérique nationale.

À propos de VIPKID
VIPKID est une plateforme mondiale d’éducation en ligne, dédiée à fournir des expériences d’apprentissage interactives et de haute qualité aux étudiants du monde entier. Grâce à son modèle innovant, VIPKID met en relation les apprenants avec des enseignants certifiés et propose un contenu éducatif engageant visant à renforcer les compétences linguistiques, la conscience globale et la réussite académique. Présente dans plusieurs pays et au service de millions d’élèves, VIPKID continue de redéfinir l’avenir de l’éducation en ligne grâce à des solutions personnalisées et soutenues par la technologie.

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LA TUNISIE QUI GAGNE | Amine Hafsi Jeddi : Leadership et changement organisationnel, retours d’expérience

20. Dezember 2025 um 09:20

Formé entre Carthage, Montréal et Harvard, Amine Hafsi Jeddi a construit un parcours académique riche et international. Son orientation professionnelle s’est progressivement affirmée autour des enjeux de transformation organisationnelle et technologique. Pour lui, la dimension humaine dans la conduite du changement est plus qu’importante.

Entretien avec une jeune compétence pleine de promesses :

Comment sécuriser le processus des formalités administratives par le digital ? Est-ce suffisant ?

Le problème n’est pas uniquement technique. Un simple citoyen ne peut pas investir dans des antivirus sophistiqués. Ce qui compte, c’est le comportement. Si on sensibilise les citoyens, il y a un minimum à faire. Par exemple, la double authentification : pour une transaction, il faut un code reçu sur le téléphone et un autre par e-mail. Si ce n’est pas toi qui fais l’opération, tu reçois une alerte. Cela réduit les attaques. Mais ce n’est pas au citoyen de s’auto-sensibiliser. C’est à nous de transmettre cet apprentissage, à travers des canaux de communication efficaces et une stratégie claire.

Vous avez structuré la pratique de gestion du changement chez Idexia. Quelle leçon majeure retenez-vous de cette expérience ?

Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de pratiques de gestion du changement. Idexia vendait des produits Microsoft, mais sans accompagnement. J’ai identifié un besoin clair : il ne suffit pas d’installer la technologie, il faut accompagner les utilisateurs, transformer leurs comportements et leurs façons de travailler.

« La technologie seule ne suffit pas. Sans adoption et sans comportement adapté, le changement reste incomplet. »

Quel projet illustre le mieux la complexité d’un changement réussi ?

Je citerai un projet mené avec une municipalité canadienne. Il s’agissait de moderniser une plateforme gouvernementale pour les citoyens, mais elle concernait aussi plusieurs niveaux d’administration. La complexité venait de la multiplicité des parties prenantes. Nous avons travaillé en mode agile, expérimenté des solutions sur mesure, corrigé nos erreurs.

Résultat : une plateforme sécurisée où les citoyens obtiennent des documents en quelques secondes. La confiance et la transparence sont essentielles : les citoyens veulent des retombées positives, pas des complications.

Quelles différences majeures observez vous entre le Canada, la Tunisie et le Moyen-Orient dans leur approche de la transformation digitale ?

Dans les pays développés, les projets s’inscrivent dans des visions stratégiques claires, comme “Vision 2025” ou “Plan 2030”. En Tunisie, je constate un manque de stratégie globale, même si des initiatives existent. J’ai été impressionné récemment par la prise de rendez-vous en ligne pour la visite technique des véhicules : un projet simple, mais efficace.

Ce type de “quick wins” est essentiel. Ils instaurent la confiance et préparent les citoyens à des changements plus ambitieux. Mais il faut une vision stratégique, un plan d’action et une orientation claire pour les dix prochaines années.

« Installer un outil sans accompagner les utilisateurs réduit fortement les bénéfices attendus. »

Est-ce que la difficulté, dans l’industrie, vient de la pression que les employés croient subir ? Est-ce lié à la dimension comportementale que vous mettez en avant ?

Oui, la difficulté est de faire en sorte que les employés adhèrent à l’idée, s’intègrent dans une dynamique de croissance et comprennent que cela peut être bénéfique pour eux.

Il existe un paradoxe : des organisations très modernes mais un niveau social décalé, et c’est là que naît le chaos. Beaucoup de personnes ne sont pas habituées à certaines valeurs de travail.

Avec Silver Polymer, nous avons instauré une nouvelle culture organisationnelle, et cela a eu un impact positif. Les gens adhèrent lorsqu’on les accompagne, qu’on communique et qu’on leur montre le sens de ce qu’ils font.

Silver Polymer est une entreprise tunisienne. En quoi cette expérience est-elle particulière pour vous ?

C’est une fierté tunisienne pour moi et ma famille. Cela n’a rien à voir avec mon domaine d’expertise initial, mais c’est un atout : cela m’a permis de voir comment la théorie et les idées s’appliquent dans une réalité industrielle tunisienne.

Chaque organisation et chaque pays ont leurs croyances et leurs valeurs. Ici, il s’agit de changer le paradigme, et la transformation numérique est justement un changement de paradigme.

Sur le plan pratique, comment conduisez vous le changement ?

La conduite du changement ne se limite pas à la digitalisation. Elle existe dans plusieurs secteurs et industries. Je suis outillé avec mes Framework et mes certifications, notamment Harvard.

J’applique la méthodologie ADKAR : sensibilisation, désir, connaissances, aptitude et renforcement. On ne termine pas un projet en livrant simplement une technologie : on construit une maturité organisationnelle et on laisse les employés autonomes et confiants.

« Les projets simples et efficaces instaurent la confiance et préparent des réformes plus ambitieuses. »

Vous insistez sur la psychologie positive s’agissant des audits et de l’évaluation de la qualité et de la justesse du management dans une entreprise. Pourquoi ?

Je n’aime pas le mot “audit”, trop négatif. Je préfère parler de diagnostic organisationnel avec une approche positive. L’être humain vit avec l’espoir.

En Tunisie, nous avons des compétences et des jeunes, mais il leur manque parfois cet espoir. Ce sont eux qui seront les ambassadeurs et les leaders du changement demain.

Quels avantages la transformation numérique peut-elle apporter à l’économie tunisienne ?

Elle peut séduire les investisseurs et faciliter la vie des employés comme des citoyens. Il ne s’agit pas de devenir un pays “digital 3.0” du jour au lendemain, mais de commencer par des initiatives prioritaires et des projets simples. Ces quick wins donnent confiance et préparent le terrain pour des changements plus ambitieux.

Est-ce que la numérisation en Tunisie repose sur une conviction profonde de changement, ou plutôt sur un argument de compétitivité internationale ?

Honnêtement, je pense que nous sommes encore très loin au niveau technologique. J’aime le mot “conviction” que vous avez utilisée : le changement doit être porté par des convictions. Sans elles, les politiques numériques risquent de rester des outils pour attirer des investisseurs, sans réelle transformation des pratiques et des habitudes.

« La résistance au changement provient davantage des structures que des employés eux-mêmes. »

Faut-il s’inspirer des autres pays pour avancer dans la transformation numérique ?

Non. Il ne faut pas simplement essayer de faire comme un autre pays. Il faut commencer par identifier nos besoins et comprendre pourquoi nous avons besoin de la technologie.

La conviction, c’est aller chercher la raison d’être. En Tunisie, il faut donner du sens et de la cohérence à la technologie.

Vous avez pris la parole à Las Vegas, Montréal, New York et Tunis. Quelles différences avez-vous observées dans les perceptions du leadership dans un contexte d’incertitudes à l’international ?

À Las Vegas, j’ai parlé de la posture du leader dans le changement. On ne peut pas mener un mouvement sans leadership positif. Les leaders donnent l’influence, l’image et l’exemple.

J’ai été impressionné par le niveau de leadership des étudiants en Tunisie : curieux, attentifs, capables de poser des questions pertinentes. Ils sont les ambassadeurs naturels du changement.

Vous avez reçu un Leadership Award à Las Vegas. Que représente cette reconnaissance pour vous ?

C’était une très belle reconnaissance de Marketing 2.0, un organisme mondial. J’avais mené de nombreux projets de changement, souvent confrontés à la résistance humaine.

Ce prix était ma première reconnaissance professionnelle, et un honneur car je représentais la Tunisie. Cela montre que les jeunes tunisiens peuvent réussir et être reconnus à l’international.

« En période d’incertitude, le leadership positif donne le cap et l’exemple. »

Comment adaptez vous les modèles internationaux de gestion du changement, comme ADKAR ou Prosci, aux réalités locales ?

Chaque organisation a sa propre culture et ses besoins. La gestion du changement consiste à réduire le décalage entre l’état actuel et l’état souhaité. J’identifie le problème, je fais un diagnostic organisationnel et j’évalue la capacité d’absorption du changement.

En Tunisie, il y a beaucoup de résistance, mais ce n’est pas la faute des employés : c’est un problème organisationnel.

Comment surmonter cette résistance au changement ?

Le changement fait peur car il implique de quitter une situation contrôlée pour une autre incertaine. L’approche doit être sécurisante, pas menaçante. Il faut montrer aux employés qu’ils garderont le contrôle et qu’ils gagneront en performance.

Le changement organisationnel est collectif, mais il ne peut réussir sans changement individuel. C’est l’art de transformer l’être humain le poussant à aller de sa zone de confort à sa zone de performance. Les résultats sont tangibles et intangibles : comportements, attitudes et ouverture au changement.

Entretien conduit par Amel Belhadj Ali

EN BREF

  • Parcours académique international centré sur la transformation organisationnelle
  • Sécurisation numérique axée sur les comportements et la sensibilisation
  • Importance de l’accompagnement dans les projets digitaux
  • Rôle clé des « quick wins » pour instaurer la confiance
  • Leadership positif et reconnaissance internationale.

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Loi de finances 2026 : Fiscalité et douanes à l’ère numérique, la réforme silencieuse

Von: hechmi
20. Dezember 2025 um 08:35

Moins visible que les mesures budgétaires ou sociales, la digitalisation de l’administration constitue l’un des axes les plus structurants de la Loi de finances 2026. À travers une série de dispositions techniques, le texte pose les bases juridiques d’une transformation profonde de la relation entre l’État, le contribuable et l’opérateur économique, en généralisant progressivement les procédures dématérialisées dans les domaines fiscal, douanier et de la fiscalité locale.

La Loi de finances 2026 consacre ainsi un tournant majeur, quoique discret, dans le fonctionnement de l’administration tunisienne. Le législateur instaure un cadre juridique destiné à rendre les procédures plus rapides, plus traçables et potentiellement plus efficaces, tout en adaptant les règles existantes aux usages numériques.

La facturation électronique comme pierre angulaire

Premier pilier de cette réforme : la facturation électronique. Le texte prévoit son instauration progressive pour les opérations réalisées entre assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée. Si les modalités pratiques, le calendrier de déploiement et le régime de sanctions sont renvoyés à des textes réglementaires [à vérifier], le principe est désormais acté.

L’objectif est double. D’une part, renforcer la traçabilité des transactions économiques afin de limiter les pratiques frauduleuses. D’autre part, améliorer le rendement fiscal en automatisant la collecte et l’exploitation des données, tout en réduisant les coûts de gestion pour l’administration et les entreprises.

Un cycle fiscal entièrement dématérialisé

Au-delà de la facturation, la digitalisation couvre l’ensemble du cycle fiscal. Déclarations, paiements, notifications, réclamations et recours pourront être effectués par voie électronique. Les notifications numériques acquièrent une valeur juridique pleine, les délais légaux pouvant désormais être calculés à partir de leur date d’émission.

Cette évolution modifie en profondeur les pratiques administratives. Elle impose une nouvelle discipline aux contribuables, tenus de suivre leurs obligations via les plateformes numériques, tout en engageant l’administration à garantir la fiabilité, la sécurité et l’accessibilité des systèmes mis en place.

Un contrôle fiscal modernisé

Le contrôle fiscal est également concerné. La Loi de finances 2026 autorise le recours partiel ou total aux moyens électroniques pour les opérations de vérification. Cette évolution vise à optimiser l’allocation des ressources de l’administration, à mieux cibler les contrôles et à réduire les délais de traitement, tout en maintenant les garanties procédurales prévues par la législation en vigueur.

Douanes et fiscalité locale à l’ère numérique

Sur le plan douanier, la réforme est tout aussi structurante. Déclarations en douane, paiements des droits et taxes, notifications des décisions, sanctions et recours pourront être traités par des plateformes numériques. Cette dématérialisation ambitionne de fluidifier les échanges, de réduire les délais de dédouanement et d’améliorer la transparence des opérations.

La fiscalité locale n’est pas en reste. La Loi de finances 2026 ouvre la voie à la digitalisation des procédures relatives aux taxes locales, de l’assiette au recouvrement, tout en rappelant le respect des droits et garanties des contribuables.

L’ensemble de ces réformes sera mis en œuvre de manière progressive, selon un calendrier fixé par décrets, en fonction de l’état d’avancement des systèmes d’information. Plus qu’une modernisation technique, la digitalisation inscrite dans la Loi de finances 2026 marque un changement de paradigme : une administration orientée vers la donnée, la traçabilité et l’efficacité.

EN BREF

  • La Loi de finances 2026 pose les bases juridiques de la digitalisation administrative.
  • Instauration progressive de la facturation électronique.
  • Dématérialisation complète du cycle fiscal.
  • Recours aux moyens électroniques pour le contrôle fiscal.
  • Digitalisation des procédures douanières et de fiscalité locale.

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Kais Saïed lance le chantier du premier hôpital numérique

31. Oktober 2025 um 08:58

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu jeudi au Palais de Carthage le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, pour faire le point sur l’avancement des projets hospitaliers et le lancement du premier hôpital numérique de Tunisie. Cette rencontre intervient alors que le chef de l’État appelle à accélérer la concrétisation des chantiers médicaux dans plusieurs régions du pays.

Modernisation du système de santé

Le projet d’« hôpital numérique » a été présenté comme une première nationale, destinée à transformer le système sanitaire grâce aux technologies modernes.

Ce dispositif permettra d’envoyer les examens médicaux à distance pour établir des diagnostics et prescriptions sans déplacement, notamment au profit des habitants des zones rurales et enclavées.

Selon le communiqué de la présidence, ce modèle s’inscrit dans la volonté de bâtir une médecine connectée et accessible à tous. Le président Saïed a insisté sur le fait que « le droit à la santé est un droit humain naturel » devant être garanti de manière égale à tous les citoyens.

Des chantiers à achever dans tout le pays

Kais Saïed a exhorté le ministère à hâter la finalisation des nouveaux établissements hospitaliers dans plusieurs villes, parmi lesquelles Kairouan, Sbeitla, El Jem, Ghar Dimaou, Jemla, Makthar, Haffouz, Dahmani et Tala.

Ces projets, a-t-il rappelé, doivent être protégés contre « les cartels » et les intérêts privés qui cherchent à en retarder l’exécution.

Vers une réforme du cadre juridique médical

Le chef de l’État a également plaidé pour une refonte du système juridique encadrant le secteur médical, qu’il juge « obsolète » et source de « situations intolérables ». Il a souligné la nécessité de garantir les droits du personnel médical, paramédical et ouvrier.

Tout en saluant la réputation internationale des compétences tunisiennes, Kais Saïed a affirmé que plusieurs pays développés font désormais appel à des médecins formés en Tunisie, et que le pays attire de plus en plus d’étudiants étrangers.

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