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Le retour de Marine Le Pen dans la course à l’Élysée pèse sur les obligations françaises

16. Juli 2026 um 11:01

Le retour de Marine Le Pen dans la course à l’élection présidentielle de 2027 ravive les inquiétudes des investisseurs à l’égard de la dette française.

Selon un rapport de Bloomberg publié mercredi 15 juillet, les marchés obligataires redoutent qu’une alternance politique ne retarde les réformes budgétaires indispensables au redressement des finances publiques, déjà fragilisées par une dette élevée et un déficit persistant.

Selon une analyse de Bloomberg, cette évolution reflète les inquiétudes croissantes des marchés quant à la capacité de la France à engager les réformes budgétaires nécessaires dans un contexte politique de plus en plus incertain.

Les investisseurs surveillent de près la situation des finances publiques françaises, marquée par une dette représentant près de 118 % du PIB et un déficit budgétaire supérieur aux objectifs européens. À ces déséquilibres s’ajoutent les incertitudes liées à la présidentielle de 2027, qui renforcent la prudence des marchés.

Pour les analystes, l’éventualité d’un changement de majorité pourrait compliquer l’adoption de mesures de réduction des dépenses publiques ou de réformes structurelles, notamment sur les retraites.

Des rendements obligataires sous pression

Cette montée des inquiétudes se traduit par un élargissement de l’écart de rendement entre les obligations françaises et les emprunts allemands, considérés comme la référence de la zone euro. Les marchés exigent désormais une prime de risque plus importante pour financer la dette française, signe d’une confiance plus fragile dans la trajectoire budgétaire du pays.

Pour de nombreux économistes, le principal enjeu dépasse la seule échéance électorale. Les investisseurs attendent avant tout des engagements crédibles en faveur de la maîtrise des déficits, du contrôle de la dette et de la poursuite des réformes économiques.

Dans ce contexte, les propositions budgétaires des principaux candidats à l’élection présidentielle seront scrutées de près, les marchés cherchant à évaluer leur impact potentiel sur la soutenabilité des finances publiques françaises.

Une campagne sous haute surveillance des marchés

À moins d’un an du scrutin présidentiel, la France s’impose progressivement comme l’un des principaux foyers de risque politique et financier en zone euro. Les investisseurs restent attentifs à l’évolution de la campagne électorale, conscients que les choix du prochain exécutif pèseront durablement sur le coût de financement de la deuxième économie de la zone euro.

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Marché boursier : dividende record chez Air Liquide Tunisie

16. Juli 2026 um 10:20

Les actionnaires d’Air Liquide Tunisie percevront prochainement un dividende fixé à 8,900 dinars par action, une décision entérinée lors de la dernière assemblée générale du groupe.

C’est ce que révèle un communiqué diffusé le 15 juillet 2026 sur le site du Conseil du Marché Financier (CMF). Le document précise que cette rémunération des actionnaires a été validée à l’occasion de l’Assemblée Générale Ordinaire de la société, réunie le 30 juin 2026.

Calendrier de versement

Les investisseurs souhaitant bénéficier de cette distribution doivent détenir leurs titres avant la date de détachement, arrêtée au 17 août 2026. Le versement effectif des sommes dues débutera, quant à lui, deux jours plus tard, soit le 19 août 2026.

L’opération sera prise en charge par les intermédiaires en Bourse ainsi que par les teneurs de comptes dépositaires des titres. Pour les actions déposées auprès de Tunisie Clearing, c’est cette structure qui assurera le règlement des fonds aux ayants droit.

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Sale temps pour Giorgia Meloni « trahie » par sa majorité au Parlement

16. Juli 2026 um 09:28

Une partie de la majorité s’est révoltée contre Giorgia Meloni, désormais très contestée, y compris par son propre camp. De quoi enclencher une crise politique majeure en Italie ?

 

Séisme politique à Rome. La droite italienne s’est réveillée sous le choc ce mercredi 15 juillet. Dans leurs éditions, plusieurs quotidiens conservateurs n’ont pas ménagé leurs mots, dénonçant tour à tour une « haute trahison », une « chasse aux traîtres », une « majorité qui se fissure », voire un gouvernement devenu minoritaire « à cause des femmes ».

Défection

À l’origine de cette tempête politique, le projet de réforme électorale baptisé « Stabilicum » par la coalition de droite et d’extrême droite, mais ironiquement rebaptisé « Melonellum » par l’opposition. Cette dernière accuse la présidente du Conseil, Giorgia Meloni, d’avoir élaboré une loi électorale « taillée sur mesure » pour sécuriser sa réélection en 2027 tout en renforçant son emprise sur les institutions.

Sauf que le plus embarrassant pour la cheffe du gouvernement est toutefois venu de son propre camp : contre toute attente, c’est une fronde interne à la majorité qui a finalement fait capoter cette réforme : au moins une trentaine de députés de droite ont fait défection, enterrant l’amendement à une voix près, et révélant au grand jour les fractures d’une coalition que Giorgia Meloni s’efforçait jusqu’ici de présenter comme soudée.

Pourtant, les principaux partenaires de la coalition de Meloni, la Ligue et Forza Italia, avaient déclaré qu’ils soutiendraient la mesure, mais celle-ci a été rejetée par 188 voix contre 187, indiquant ainsi une défection au sein de la majorité au pouvoir.

Ce revers parlementaire s’inscrit dans une série de difficultés pour le gouvernement Meloni. En mars 2026, la coalition de droite avait déjà essuyé une défaite cuisante lors d’un référendum sur la réforme de la justice.

Pour les observateurs politiques, les prochains mois seront déterminants pour évaluer si le gouvernement parvient à ressouder sa coalition ou si les défections se multiplient à l’approche des échéances électorales de 2027. D’autant plus que l’Italie, troisième économie de la zone euro, traverse une période de tensions politiques accrues. La stabilité gouvernementale de Meloni, arrivée au pouvoir en octobre 2022, est désormais questionnée.

Un revers historique

En effet, la Chambre des députés a infligé mardi 14 juillet un premier revers à la majorité, juste avant les élections générales prévues l’année prochaine. Et ce, en rejetant, à bulletin secret, un aspect clé de la réforme des règles de vote portée par Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni. Ce texte prévoyait de réintroduire le vote préférentiel dans les circonscriptions plurinominales, un dispositif vivement critiqué par l’opposition, qui y voit une remise en cause du principe de parité entre les femmes et les hommes.

Sachant qu’aujourd’hui, le système électoral italien repose sur un modèle mixte : une partie des parlementaires est élue au scrutin uninominal majoritaire à un tour, l’autre à la représentation proportionnelle, aussi bien à la Chambre des députés qu’au Sénat. La réforme envisagée marquerait un changement de cap en instaurant un scrutin intégralement proportionnel, assorti d’une prime majoritaire accordant un bonus de sièges dans les deux chambres à la coalition dépassant le seuil de 40 % des suffra.

Faut-il rappeler à ce propos que le gouvernement Meloni, le deuxième plus durable de l’histoire de la République italienne, est issu de la loi électorale de 2017, un système hybride associant scrutin majoritaire uninominal à un tour et représentation proportionnelle. Or, aux yeux de ses détracteurs, modifier ce texte n’a guère de justification. « Le véritable enjeu réside dans la prime majoritaire. Si une coalition franchit le seuil de 42 % des suffrages, elle bénéficierait de 70 sièges supplémentaires à la Chambre des députés et de 35 au Sénat. Cette réforme traduit avant tout la volonté de Giorgia Meloni de concentrer les pouvoirs entre ses mains ». C’est ce que déplore le porte-parole du mouvement citoyen Participation Active, une coalition d’organisations de la société civile engagée dans la défense des droits électoraux.

Appel à la démission

Rappelons enfin que Giorgia Meloni a promis, mercredi 15 juillet, de maintenir sa réforme électorale en dépit des défections au sein de sa coalition, au lendemain d’un revers parlementaire qui a vu sa propre coalition la rejeter lors d’un vote secret.

Pour sa part, l’opposition qui y voit un signe de fragilité de la majorité à moins d’un an des élections générales, a immédiatement salué le résultat du vote.

Pour les partis de gauche et du centre qui accusent la Première ministre de tenter de modifier les règles électorales à son avantage pour se maintenir au pouvoir, cette défaite démontre que Meloni ne contrôle plus totalement sa majorité parlementaire ; certains ont même appelé à sa démission. Mais c’est mal connaître la pugnacité de la Dame de fer italienne !

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Algérie-Allemagne : Abdelmadjid Tebboune en visite de deux jours à Berlin

16. Juli 2026 um 09:08

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune est en visite de deux jours en Allemagne, à l’invitation du président allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Cette visite, indique un communiqué de la présidence algérienne, « vient renforcer les liens d’amitié historiques et de partenariat entre les deux pays », et « consacrer la volonté commune des deux dirigeants d’insuffler un nouvel élan aux relations de coopération bilatérale et de les élargir à des horizons plus vastes ».

Durant cette visite, le chef de l’Etat algérien aura des entretiens avec son homologue allemand, « axés sur le renforcement des liens historiques entre l’Algérie et l’Allemagne et l’exploration des voies de promotion de la coopération bilatérale dans les différents domaines d’intérêt commun, à travers la relance de la dynamique des mécanismes de coopération et leur promotion à des perspectives stratégiques plus larges ».

Sur le plan économique, cette visite sera marquée par la tenue d’un « forum économique algéro-allemand, en présence de hauts responsables et avec la participation d’hommes d’affaires et d’investisseurs des deux pays ». Les travaux du forum devraient être couronnés par l’annonce d’un partenariat stratégique entre les deux pays et la signature de plus de trente (30) accords dans divers domaines, notamment les hydrocarbures, les énergies renouvelables, la transition énergétique, l’industrie pharmaceutique, l’industrie manufacturière et les technologies de pointe.

Les énergies en ligne de mire

Sur le plan commercial, le volume des échanges entre les deux pays s’élève à plus de 5 milliards d’euros, avec une balance commerciale favorable à l’Algérie qui exporte vers l’Allemagne l’équivalent de 3,5 milliards, principalement le gaz naturel liquéfié (GNL). Les exportations allemandes vers l’Algérie s’élèvent à 2,1 milliards d’euros, particulièrement des machines-outils, des équipements industriels, des produits pharmaceutiques et des véhicules.

Par ailleurs, ces dernières années, les deux pays ont multiplié les efforts pour la conclusion de partenariats dans le secteur énergétique. C’est ainsi qu’un accord portant la mise en œuvre du projet « DigiEnR » a été signé, le 15 juin dernier, entre le ministère algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Ce projet devra soutenir, selon les déclarations des responsables algériens, les efforts de l’Algérie visant à intégrer les énergies renouvelables au réseau électrique algérien, à travers «le développement de solutions numériques destinées à la gestion des réseaux, l’amélioration des outils de planification énergétique et l’aménagement des infrastructures électriques, afin d’accueillir des capacités croissantes d’énergies propres ».

En mai dernier, une importante délégation allemande regroupant des responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants de grands groupes industriels et énergétiques, parmi lesquels Bosch, Siemens et VNG a effectué une visite en Algérie.

Lors de son séjour, la délégation a été reçue par les responsables du ministère des Hydrocarbures et du groupe pétrolier algérien Sonatrach. Les discussions ont porté sur les perspectives du partenariat énergétique entre les deux pays, qualifié par les deux parties de « solide » et « distingué ».

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Gouvernance responsable de l’IA : la Tunisie n’est que 22e en Afrique

16. Juli 2026 um 08:27

Selon le Global Index on Responsible AI (GIRAI) 2026, publié récemment par le Global Center on AI Governance, la gouvernance responsable de l’intelligence artificielle (IA) reste globalement médiocre dans le continent africain.

Ainsi, sur les 39 pays africains évalués, le score moyen reste très faible, à seulement 21,79 points sur 100, autrement dit bien en dessous de la moyenne mondiale qui est de 35 points.

Cele étant, certains pays s’en sortent mieux que d’autres. C’est le cas entre autres du Nigeria qui arrive en tête du continent (38e mondial) avec un score de 45,93 points, porté par de bons résultats dans les dimensions « confiance et sécurité » (63,45) et « inclusion et diversité » (52,06), mais toutefois freiné par des notes faibles dans l’utilisation de l’IA dans les services publics (23,65) et les compétences de la main-d’œuvre (40,85).

Il est suivi par l’Égypte (41,3 points, 48e99 mondial), le Kenya (50e), le Ghana (56e), le Bénin (59e), le Maroc (63e), la Côte d’Ivoire (64e), le Rwanda (66e), l’Éthiopie (73e) et le Sénégal (74e). Malheureusement, la Tunisie n’occupe que la 22e position en Afrique, et pointe seulement au 110 rang mondial.

À l’échelle mondiale, le top 5 du classement est dominé par la Norvège (74,20 points), l’Italie, l’Irlande, la France et les Pays-Bas.

A noter que l’indice du classement repose sur 38 indicateurs répartis en cinq dimensions, à savoir l’inclusion, l’éthique, les compétences, la confiance, les services publics, et sur trois piliers : politiques IA (pondération 60 %), implication de la société civile (10 %) et conditions favorables (30 %).

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Les talents tunisiens de l’ONU s’unissent pour la Tunisie

16. Juli 2026 um 07:55

La Tunisie renforce la valorisation de ses compétences à l’international avec la création de l’Association des compétences tunisiennes aux Nations unies (CTNU), dont l’acte constitutif a été signé mercredi 15 juillet à l’ambassade de Tunisie à Berne, en Suisse.

Présidée par Belhassen Ben Ammara, cette nouvelle structure vise à fédérer les fonctionnaires tunisiens exerçant au sein des différentes agences et programmes de l’ONU.

L’association a pour mission de développer les échanges entre ses membres, de promouvoir leur expertise et de la mettre au service de la Tunisie. Pour ce faire, elle prévoit notamment l’organisation de rencontres, conférences et séminaires consacrés aux enjeux internationaux et au multilatéralisme.

La CTNU entend également soutenir les efforts de la diplomatie tunisienne en renforçant la visibilité et l’influence des compétences tunisiennes au sein des organisations internationales.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté de la Tunisie de mieux mobiliser son capital humain à l’étranger pour renforcer son rayonnement et sa présence sur la scène internationale.

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Le PDG de la STEG explique les causes des coupures de courant…

15. Juli 2026 um 22:57

Les coupures du courant électrique enregistrées, ces jours-ci, sont essentiellement dues à l’utilisation intensive de la climatisation, a fait savoir le PDG de la Société tunisienne d’électricité et de gaz (STEG), Fayçal Trifa.

Selon M. Trifa, la consommation d’électricité pendant les heures de pointe (entre 14h00 et 16h00) a atteint 5 000 mégawatts quotidiens, soit une augmentation de 30 % par rapport à la consommation normale. De ce fait, « la STEG se trouve obligée de recourir au délestage (coupure d’électricité préventive et temporaire), afin de maintenir un équilibre entre production et consommation ». Toutefois, a-t-il ajouté, « la durée des coupures de courant ne dépasse pas une heure ». Tout en sachant  que les institutions sensibles et stratégiques sont épargnées, tient à rappeler le Pdg de l’électricien tunisien, comme le rapporte la TAP. L’objectif de cette mesure est donc  d’éviter une panne générale du réseau électrique national ou le « Black out », a-t-il encore expliqué.

Il précisera par ailleurs que toute coupure de plus d’une heure est due à une panne technique. Faisant savoir à cet égard que les équipes de la société sont mobilisées pour rétablir le courant dans les plus brefs délais.

Fayçal Trifa n’oublie pas néanmoins d’expliquer que « les coupures fréquentes d’électricité sont dues à la forte hausse des températures, qui a touché tous les pays méditerranéens ». Dans ce cadre, il se plaint de la faiblesse de « l’approvisionnement en provenance de l’Algérie… pour répondre à la demande, étant donné que ce pays fait face à des conditions climatiques similaires ».

Notons d’ailleurs que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi 14 juillet, deux projets de loi portant approbation de deux accords de garantie de prêts conclus entre la Tunisie et la Banque mondiale et destinés à la STEG pour financer l’amélioration de l’efficacité et de la gouvernance du secteur énergétique.

Lire aussi : ARP: feu vert parlementaire à deux financements pour la STEG

Ces deux projets de loi s’inscrivent dans le cadre d’un programme visant à renforcer la sécurité énergétique, à accélérer la transition vers les énergies renouvelables et à améliorer les performances financières et techniques de la STEG, avait indiqué le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, dans sa réponse aux interventions des députés, ajoute l’agence TAP.

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Le chroniqueur Haythem El Mekki condamné à 12 mois de prison

15. Juli 2026 um 22:32

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a dénoncé la condamnation en appel du journaliste et chroniqueur Haythem El Mekki à une peine d’un an de prison. Dans un communiqué publié mercredi 15 juillet 2026, l’organisation des journalistes se dit « profondément inquiet » face à cette décision, appelant par conséquent à former un pourvoi en cassation.

Rappelons que l’affaire fait suite à une plainte déposée par le CHU Habib Bourguiba de Sfax après la publication, en janvier 2024, d’un message sur les réseaux sociaux dans lequel le journaliste évoquait la situation au sein de l’établissement. Alors que le Tribunal de première instance avait prononcé un non-lieu, la Cour d’appel de Sfax a finalement condamné Haythem El Mekki à un an d’emprisonnement.

Le journaliste a annoncé lui-même le verdict sur les réseaux sociaux, précisant qu’il s’agissait de la deuxième de trois procédures judiciaires engagées contre lui ces dernières années, toutes liées, selon lui, à des déclarations dans les médias ou à des publications sur les réseaux sociaux.

Haythem El Mekki a également indiqué que les poursuites avaient d’abord été engagées sur la base du décret-loi n°54 avant que la condamnation ne soit finalement prononcée en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications.

Pour le SNJT, cette affaire illustre une tendance inquiétante au recours à des textes prévoyant des peines de prison dans les dossiers liés à la liberté d’expression. Le syndicat estime que ce type de poursuites favorise l’intimidation et l’autocensure des journalistes.

Réaffirmant son soutien à Haythem El Mekki et à son équipe de défense, le SNJT appelle à l’annulation du jugement et au respect des garanties relatives à la liberté d’expression.

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Malgré les sanctions, l’UE importe un volume record de GNL russe

15. Juli 2026 um 18:44

Alors que Bruxelles s’est engagée à mettre fin aux importations de gaz russe d’ici 2027, les achats européens de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de l’usine russe de Yamal ont atteint un niveau record au premier semestre 2026. La France, la Belgique et l’Espagne concentrent l’essentiel des importations, illustrant la difficulté de l’Union européenne à se passer rapidement des approvisionnements russes.

Les importations européennes de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de la Russie ont atteint un niveau historique au cours des six premiers mois de 2026, en dépit de l’engagement de l’Union européenne de mettre un terme à ses achats de gaz russe d’ici 2027.

Selon les données du cabinet d’analyse Kpler, relayées notamment par le Financial Times, mardi 14 juillet, les pays de l’Union européenne ont importé près de 10 millions de tonnes de GNL en provenance du complexe Yamal LNG, soit une hausse comprise entre 16 % et 18 % par rapport à la même période de 2025.

La France demeure le premier acheteur européen de GNL issu de Yamal, devant la Belgique et l’Espagne. À elles seules, ces trois économies ont absorbé la quasi-totalité des cargaisons russes destinées au marché européen. Plus de 97 % de la production exportée par Yamal a ainsi été livrée vers des ports de l’Union européenne au premier semestre…

Cette progression intervient alors que Bruxelles a déjà interdit, depuis avril 2026, les importations de GNL russe réalisées dans le cadre de contrats à court terme. En revanche, les contrats de long terme restent autorisés jusqu’au 1er janvier 2027, avant une interdiction plus large des importations de gaz russe, qui s’étendra ensuite progressivement au gaz acheminé par gazoduc.

Un redéploiement des flux mondiaux

Cette forte demande européenne contraste avec la baisse des exportations russes vers l’Asie. Les livraisons de Yamal vers les marchés asiatiques ont chuté d’environ 74 % sur un an, l’Europe absorbant désormais l’essentiel de la production du site arctique.

Les analystes soulignent également que les infrastructures européennes — ports, terminaux méthaniers, chantiers navals et flotte spécialisée de méthaniers brise-glace — demeurent essentielles au fonctionnement de Yamal LNG, principal complexe russe de production de gaz naturel liquéfié.

Un paradoxe énergétique

Ces chiffres illustrent les contradictions de la politique énergétique européenne. Si l’Union européenne poursuit son objectif de réduire sa dépendance aux hydrocarbures russes, les impératifs de sécurité d’approvisionnement et les contrats en cours continuent de soutenir les importations de GNL russe.

Cette situation est également alimentée par les tensions persistantes sur les marchés mondiaux de l’énergie et par la volonté de plusieurs opérateurs européens de sécuriser leurs approvisionnements avant l’entrée en vigueur des interdictions prévues en 2027.

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Huile d’olive : les exportations tunisiennes atteignent un niveau record de 28 000 tonnes

15. Juli 2026 um 15:17

Les exportations d’huile d’olive conditionnée ont atteint un niveau record de 28 000 tonnes durant les huit premiers mois de la campagne actuelle (novembre-juin), contre 22 000 tonnes pour l’ensemble de la campagne précédente, a annoncé le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Belcheikh. L’huile d’olive tunisienne est aujourd’hui exportée vers plus de 60 marchés étrangers.

Le ministre s’exprimait en marge de la cérémonie de remise des prix de la 9e édition du concours de l’Office National de l’Huile, récompensant la meilleure huile d’olive vierge extra de l’année 2026.

Selon lui, la Tunisie vise à porter ses exportations d’huile conditionnée à 60 000 tonnes d’ici la fin du mois d’octobre, et ce malgré des prévisions annonçant un recul relatif de la production pour la prochaine campagne par rapport à la campagne actuelle.

Le ministre a attribué ces résultats à un partenariat entre les secteurs public et privé, qualifié d’exemplaire, ainsi qu’à l’implication des professionnels et des producteurs au cours des deux dernières campagnes.

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Énergie, numérique et capitaux : comment la Tunisie peut devenir le tiers de confiance de l’axe euro-africain

15. Juli 2026 um 14:17

La récente publication du World Ultra Wealth Report 2026 faisant état d’une hausse de 23,7 % des très hauts patrimoines (UHNWI) en Afrique met en lumière un paradoxe frappant : le continent déborde de capitaux privés, mais ces derniers s’exilent ou s’endorment faute d’infrastructures de confiance pour les capter et les orienter vers l’économie réelle. Au même moment, l’Europe et l’Afrique font face à un défi historique interdépendant : la double transition énergétique et numérique.

Dans cette reconfiguration profonde des flux mondiaux, la Tunisie, à l’aube de son Plan de développement 2026-2030, détient une carte maîtresse. Elle ne doit plus seulement chercher à attirer des investissements passifs, elle doit s’affirmer comme le hub normatif, technologique et logistique interconnectant l’Europe, le Maghreb et le marché unique africain.

 

Le hub numérique : au-delà des câbles, la bataille des normes et des certifications

Devenir un hub digital à l’horizon 2030 ne se résume pas à aligner des infrastructures physiques ou à servir de pépinière de talents destinée à l’exportation. La véritable souveraineté immatérielle repose sur la capacité à dicter ou à certifier les règles du jeu.

La Tunisie doit se positionner comme le laboratoire des normes de conformité et des certifications numériques pour l’Afrique :

Souveraineté des données et tiers de confiance : face à l’extraterritorialité des législations étrangères (comme le CLOUD Act américain) et aux exigences strictes du RGPD européen, la Tunisie peut devenir le sanctuaire de données hautement sécurisé pour les capitaux et les institutions africaines.

Standardisation de l’IA et de la FinTech : en certifiant la transparence algorithmique et la sécurité des services financiers automatisés (visant le « Zéro Subjectivité »), nos institutions créent l’écosystème de confiance indispensable pour que les grandes fortunes africaines investissent massivement à travers nos canaux formels.

Le hub énergétique : certifier la molécule et l’électron verts

Le numérique est un gouffre énergétique, et l’Europe est en quête désespérée de décarbonation. À l’intersection des corridors électriques et des futurs pipelines d’hydrogène propre, la Tunisie a l’opportunité historique de devenir la plateforme de certification de l’énergie verte euro-africaine.

L’attraction des capitaux par la conformité : les fonds d’investissement et les très hauts patrimoines africains cherchent des projets d’infrastructure durables, labellisés selon les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).

La douane carbone aux portes de l’Europe : en développant des mécanismes souverains de certification carbone et d’audit énergétique aux normes européennes sur le sol tunisien, nous offrons aux producteurs d’énergie africains le sésame indispensable pour exporter vers le marché européen. Nous transformons ainsi notre position géographique en levier de négociation macroéconomique pur.

Le choix de la rupture systémique

La Tunisie ne résoudra pas ses équations budgétaires par de vieilles méthodes ou en subissant passivement l’exode de son capital humain et financier. L’assainissement de nos perspectives économiques exige une rupture systémique : devenir la frontière normative où l’énergie et le numérique africains obtiennent leur légitimité internationale.

 

Le World Ultra Wealth Report 2026 nous montre que l’argent est là ; le Plan 2026-2030 nous donne le cadre opérationnel. Il ne nous reste plus qu’à imposer notre code – notre « Software » de gouvernance – pour devenir le pivot incontournable de ce nouvel ordre économique mondial.

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Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

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L’Italie confirme son statut de premier partenaire commercial

15. Juli 2026 um 12:49

Connus pour partager des habitudes similaires dans l’espace méditerranéen, la Tunisie et l’Italie entretiennent également des échanges économiques étroits. Les dernières données de l’INS montrent d’ailleurs un changement notable : l’Italie devient le premier partenaire économique de la Tunisie. L’Italie se confirme au premier semestre 2026 comme le principal fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne et le deuxième au niveau global, après la Chine.

Les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 11,427 milliards de dinars, soit environ 3,4 milliards d’euros. C’est ce qu’il ressort du tableau « Balance par pays », annexé au communiqué sur le commerce extérieur publié par l’Institut national de la statistique (INS).

Entre janvier et juin, les importations tunisiennes en provenance d’Italie, correspondant aux exportations italiennes vers le pays nord-africain, ont atteint 5,547 milliards de dinars, soit environ 1,64 milliard d’euros, contre 4,877 milliards sur la même période en 2025.

La hausse s’est établie à 13,7 %, soit une valeur additionnelle de plus de 670 millions de dinars. L’Italie a ainsi représenté 11,7 % des importations totales de la Tunisie, devant la France, restée à 11,5 % avec environ 5,425 milliards de dinars. Le premier fournisseur en valeur absolue demeure la Chine, avec une part de 12,3 %.

Au total, les achats tunisiens en provenance des pays de l’Union européenne ont atteint 21,196 milliards de dinars, soit 44,9% des importations nationales.

Les exportations tunisiennes vers l’Italie, c’est-à-dire les importations italiennes en provenance du pays nord-africain, ont pour leur part augmenté de 5,5 %, passant de 5,576 à 5,880 milliards de dinars, soit environ 1,74 milliard d’euros. Le solde bilatéral reste donc favorable à la Tunisie à hauteur d’environ 333 millions de dinars, mais cet excédent a plus que diminué de moitié par rapport aux près de 699 millions enregistrés au premier semestre 2025, en raison d’une croissance plus soutenue des ventes italiennes.

Du côté des débouchés des marchandises tunisiennes, la France conserve la première place avec 22,7 % du total des exportations. Tandis que l’Italie arrive en deuxième position avec une part de 17 %, devant l’Allemagne, à 13,5 %. Les exportations tunisiennes vers l’ensemble de l’Union européenne ont atteint 24,375 milliards de dinars, soit 70,4 % du total national.

La progression des échanges avec l’Italie s’inscrit toutefois dans un contexte de dégradation de la balance commerciale globale tunisienne. Selon l’INS, l’aggravation du déficit est liée surtout à la composante énergétique.

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États-Unis : l’inflation chute sensiblement à 3,5 % en juin

15. Juli 2026 um 12:12

L’inflation américaine a fortement ralenti en juin, et plus que ne l’avaient prévu les analystes, la forte baisse des prix de l’énergie ayant apporté – au moins temporairement – ​​un soulagement généralisé des pressions sur les prix.

Plus précisément, l’indice des prix à la consommation (IPC) dans la plus grande économie mondiale a augmenté à un taux annuel de 3,5 % le mois dernier, en baisse significative par rapport aux 4,2 % de mai, selon un rapport de la Fed publié mardi 14 juillet. Les estimations moyennes des analystes prévoyaient un ralentissement plus modéré de 3,8 % par an.

En comparaison mensuelle, l’IPC a diminué de 0,4 % en juin par rapport à mai, ce qui constitue également la plus forte baisse mensuelle enregistrée par l’indice depuis plus de 6 ans, soit depuis avril 2020. La tendance était similaire pour la mesure plus restrictive de ce qu’on appelle l’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte de la volatilité des prix de l’énergie et des produits alimentaires et qui est considérée par les banques centrales comme plus révélatrice des tendances générales.

Plus précisément, l’IPC de base a chuté à un taux annuel de 2,6 % en juin, contre 2,9 % précédemment; alors que les analystes ne prévoyaient qu’une légère baisse à 2,8 % sur un an.

Dans une première réaction des marchés, la lecture de l’indice, meilleure que prévu, propulse les contrats à terme sur le S&P 500 en territoire positif juste avant l’ouverture de Wall Street. Tandis que le Nasdaq a considérablement accentué la hausse qu’il enregistrait après la publication du rapport et que le Dow Jones est en voie d’effacer complètement ses propres pertes.

Comme indiqué ci-dessus, l’atténuation des pressions inflationnistes est principalement due à la baisse mensuelle de 5,7 % des prix de l’énergie en juin, même si, sur une base annuelle, on constate une hausse de 15,7 %. Par exemple, les prix de l’essence et du diesel ont enregistré une baisse mensuelle de plus de 9 % en juin.

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Les Tunisiens face aux coupures d’été : sous tension, mais pas au bord du blackout !

15. Juli 2026 um 11:10

Cet été, le réseau électrique reste sous forte pression : la probabilité de coupures localisées augmente, mais un blackout national prolongé paraît improbable. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a déjà eu recours aux délestages pour maintenir l’équilibre du système lors des pics de consommation provoqués par les vagues de chaleur.

La vulnérabilité tient surtout à l’alliance dangereuse entre une demande estivale très élevée et une production largement dépendante du gaz naturel. Pour les ménages, cela se traduit par des interruptions ponctuelles durant les heures les plus chaudes, impactant le confort et le fonctionnement d’appareils sensibles. Pour l’économie, les conséquences peuvent être plus lourdes : ralentissement des activités, contraintes pour les services essentiels (hôpitaux, transports) et risques pour les télécommunications si la situation venait à se dégrader.

Au-delà de la gestion des coupures immédiates, l’enjeu stratégique est clair : sécuriser les approvisionnements, moderniser un parc vieillissant et diversifier le mix énergétique. Les pistes pour limiter les risques incluent un déploiement accéléré des énergies renouvelables, des programmes massifs d’efficacité énergétique et une meilleure orchestration des consommations (gestion des pointes, tarification incitative, stockage). Sans ces réformes, les étés prochains risquent de rester synonymes de tension électrique répétée.

Risque de coupures cet été : la Tunisie n’est pas au bord d’un blackout total; mais son réseau électrique reste sous pression. Entre pics de consommation, dépendance au gaz et finances fragiles de la STEG, devons-nous assister à des coupures d’été répétitives, où encore le pays pourra-t-il éviter un blackout total comme celui de l’Algérie.

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Impôts : dernier jour pour déposer vos déclarations fiscales obligatoires

15. Juli 2026 um 09:43

La Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, rappelle que ce mercredi 15 juillet 2026 constitue le dernier délai légal pour le dépôt de plusieurs déclarations fiscales obligatoires.

Selon l’« Agenda fiscal » publié par l’administration, cette échéance concerne notamment la déclaration mensuelle des personnes physiques, ainsi que la déclaration trimestrielle des contribuables soumis au régime forfaitaire et de ceux rattachés au régime réel.

La DGI insiste toutefois sur le fait que le 15 juillet est la date limite légale, et non le seul jour autorisé pour effectuer ces formalités. Elle invite les contribuables à respecter cette échéance afin d’éviter les pénalités prévues par la réglementation fiscale.

L’administration rappelle également que les dépôts anticipés permettent de limiter l’affluence dans les recettes des finances et de réduire les risques de saturation de la plateforme des services fiscaux en ligne.

Pour accompagner les contribuables, la Direction générale des impôts met à leur disposition un centre d’assistance fiscale à distance, joignable au (+216) 81 100 400, ainsi que ses plateformes officielles sur les réseaux sociaux, où des informations et des orientations complémentaires sont disponibles.

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Migrations et sécurité juridique : les garde-fous du développement selon Anne Guéguen

15. Juli 2026 um 09:35

À l’occasion des célébrations du 14 Juillet à La Marsa, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a présenté un état des lieux détaillé des relations bilatérales, alors que les deux nations commémorent cette année le soixante-dixième anniversaire de l’établissement de leurs liens diplomatiques.

Les données économiques révèlent une dynamique soutenue : l’excédent commercial tunisien envers la France a atteint 3 milliards d’euros pour l’année 2025, marquant une hausse de 600 millions par rapport aux 2,4 milliards enregistrés en 2024, soit une progression de 25 %. La France confirme ainsi son statut de premier partenaire économique du pays. Sur le terrain, les entreprises françaises ou à capitaux français implantées en Tunisie génèrent 170 000 postes de travail, consolidant leur contribution à l’emploi local.

Les échanges dans les domaines éducatif et universitaire affichent également des indicateurs robustes. Le réseau d’enseignement français accueille actuellement près de 20 000 élèves en Tunisie; tandis que 16 000 étudiants tunisiens poursuivent leurs études supérieures en France. La circulation des personnes s’intensifie avec la délivrance de plus de 116 000 visas à destination des Tunisiens au cours des douze derniers mois, témoignant de la densité des relations humaines entre les deux rives de la Méditerranée.

La diplomate a salué la « remarquable stabilité » d’une relation qui, selon elle, s’est construite sur la volonté commune de surmonter les séquelles de l’histoire coloniale. La France et l’Union européenne, a-t-elle rappelé, s’engagent à respecter pleinement la souveraineté tunisienne dans une approche de partenariat équilibré, reposant sur le dialogue et la considération réciproque.

Parmi les réalisations concrètes évoquées figurent l’implication de l’Agence française de développement dans la construction de deux établissements hospitaliers à Jendouba, le soutien à la rénovation des instituts supérieurs des études technologiques, ainsi que des programmes conjoints dédiés à la préservation des ressources hydriques et au développement des énergies solaire et éolienne. Le Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle, organisé en novembre dernier, a été cité comme une initiative réussie dans le domaine de l’innovation technologique.

Anne Guéguen a par ailleurs réaffirmé les positions françaises sur les dossiers régionaux et internationaux, avec une reconnaissance explicite de l’État palestinien, un appui au Liban et un soutien à l’Ukraine. Elle a estimé que la Tunisie, attachée aux principes de justice internationale, porte des « attentes légitimes » concernant le respect des droits du peuple palestinien. La représentante française a plaidé pour une application rigoureuse du droit international et des droits humains, tout en mettant en garde contre les dérives nationalistes, racistes et protectionnistes.

L’ambassadrice a souligné que la préservation de l’État de droit et la sécurité juridique constituent des prérequis indispensables à toute prospérité durable. S’opposant aux logiques de repli, elle a considéré que celles-ci sont contraires au développement et à la sécurité des nations. Abordant la question migratoire, elle a estimé que ces flux interrogent les sociétés du Nord tout en pouvant être régulés, encadrés et accompagnés pour répondre aux évolutions contemporaines.

 

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Le pétrole dépasse les 85 dollars, porté par les tensions autour du détroit d’Ormuz

15. Juli 2026 um 09:28

Les cours du pétrole poursuivent leur envolée. Le Brent a franchi mardi 14 juillet le seuil des 85 dollars le baril, atteignant son plus haut niveau en près d’un mois, dans un contexte d’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran.

Les frappes américaines contre des installations militaires iraniennes et les fortes perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz alimentent les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Les prix du pétrole ont poursuivi leur progression mardi 14 juillet, le Brent dépassant les 85 dollars le baril, son plus haut niveau depuis près d’un mois, sous l’effet de l’aggravation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient…

Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir mené une opération militaire de cinq heures visant plusieurs infrastructures stratégiques situées sur le littoral sud de l’Iran. Selon Washington, les frappes ont ciblé des systèmes de défense côtière, des installations de missiles, des bases de drones ainsi que des capacités navales implantées notamment à Bandar Abbas, Bushehr, Jask, Konarak, Chabahar et sur l’île d’Abou Moussa. L’objectif affiché étant de réduire les capacités iraniennes susceptibles de menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Un blocus américain renforce les tensions

Le président américain Donald Trump a confirmé le rétablissement d’un blocus maritime visant les navires iraniens ou liés au commerce avec Téhéran. Selon plusieurs sources, le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz s’est fortement ralenti sous l’effet des opérations militaires, des alertes sécuritaires et de l’incertitude entourant les nouvelles mesures américaines.

Donald Trump a également estimé que les pays du Golfe bénéficiant de la protection militaire américaine – notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn – devraient davantage contribuer au financement de la sécurisation de cette voie maritime stratégique.

Le marché redoute un choc sur l’offre mondiale

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux points de passage des exportations mondiales de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié (GNL). Toute interruption durable du trafic dans cette zone est susceptible de provoquer une hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux.

L’intensification du conflit entre Washington et Téhéran renforce ainsi les craintes d’une contraction de l’offre mondiale, alors que les opérateurs surveillent de près l’évolution de la situation militaire dans le Golfe.

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À l’ONU, Pékin accuse Washington d’entraîner le Moyen-Orient vers une dangereuse escalade

15. Juli 2026 um 09:24

La rivalité sino-américaine s’est invitée au Conseil de sécurité des Nations unies. Lors d’un débat consacré au Yémen et à la mer Rouge, Pékin a vivement dénoncé les frappes américaines contre l’Iran, accusant Washington de conduire le Moyen-Orient « au bord d’un précipice dangereux ». Les États-Unis ont, de leur côté, mis en cause la Chine pour de présumées violations de l’embargo sur les armes imposé aux rebelles houthis.

Le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations unies, Sun Lei, a accusé, mardi 14 juillet, les États-Unis de porter une lourde responsabilité dans la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, en particulier au Yémen et en mer Rouge.

S’exprimant devant le Conseil de sécurité lors d’une séance consacrée aux rebelles houthis, le diplomate chinois a estimé que les frappes américaines contre l’Iran avaient aggravé les tensions régionales. « Les États-Unis portent une responsabilité indéniable dans la situation actuelle au Yémen et en mer Rouge », a déclaré Sun Lei. Selon lui, Washington fait également obstacle aux efforts du Conseil de sécurité visant à mettre fin aux hostilités, à protéger les civils dans la bande de Gaza et à prévenir une nouvelle escalade régionale.

En outre, il a dénoncé l’intervention militaire américaine contre l’Iran, affirmant qu’elle avait été menée sans l’autorisation du Conseil de sécurité alors que des discussions diplomatiques étaient en cours entre Washington et Téhéran. « Les États-Unis ont une nouvelle fois conduit la région au bord d’un précipice dangereux ».

Washington accuse Pékin de violer l’embargo sur les Houthis

Les déclarations de Sun Lei répondaient directement aux accusations formulées quelques instants plus tôt par le représentant américain auprès de l’ONU, Mike Walz. Ce dernier a affirmé que des entreprises et des entités chinoises, aux côtés de l’Iran, continuaient de violer la résolution 2216 du Conseil de sécurité en fournissant un soutien aux rebelles houthis.

« Des États comme l’Iran et, dans une certaine mesure, des entreprises et des entités chinoises ont violé la résolution 2216 sans subir de véritables conséquences », a déclaré le diplomate américain.

Adoptée en 2015, la résolution 2216 exige que les Houthis mettent fin aux hostilités et se retirent des territoires qu’ils contrôlent au Yémen. Elle instaure également un embargo ciblé sur les armes à destination du mouvement ainsi que des sanctions individuelles, notamment des gels d’avoirs et des interdictions de voyager.

Une confrontation diplomatique de plus

En réponse aux accusations américaines, Sun Lei a invité Washington à « réfléchir à ses propres actions » plutôt qu’à « calomnier d’autres pays et leur faire porter la responsabilité ». Cette nouvelle confrontation verbale illustre les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine sur les principaux dossiers du Moyen-Orient. Et ce, alors que les deux puissances s’opposent de plus en plus ouvertement au sein des instances internationales.

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Quatre rencontres pour encourager les Tunisiens de l’étranger à investir en Tunisie

15. Juli 2026 um 08:44

L’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE) organisera, du 23 juillet au 6 août, quatre rencontres régionales dédiées à l’investissement à destination des Tunisiens résidant à l’étranger. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la contribution de la diaspora au développement économique du pays et à encourager la création de projets dans les différentes régions.

Le coup d’envoi de cette série de rencontres sera donné le 23 juillet à Tataouine. Une deuxième étape est prévue le 29 juillet à Tunis, avant deux autres rendez-vous à Bizerte, le 4 août, puis à Kairouan, le 6 août, a indiqué l’Office des Tunisiens à l’étranger dans un communiqué publié mardi sur sa page Facebook.

Ces rencontres ont pour objectif de présenter les opportunités d’investissement disponibles à travers le pays, de mettre en avant des idées de projets innovants et à fort potentiel, mais aussi de créer un espace d’échange entre les différents acteurs concernés. Elles permettront également de mieux faire connaître les mécanismes d’inclusion financière susceptibles de faciliter l’investissement de la diaspora et de renforcer sa participation à la dynamique économique nationale.

Selon les données du ministère des Affaires sociales, la communauté tunisienne établie à l’étranger compte plus de 1,8 million de personnes, soit plus de 15 % de la population du pays. Grâce à la progression continue des transferts de fonds vers la Tunisie, cette diaspora contribue à plus de 7 % du produit intérieur brut (PIB), confirmant son rôle stratégique dans le soutien de l’économie nationale.

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Revirement de Trump : la surtaxe sur Ormuz abandonnée au profit d’investissements du Golfe

15. Juli 2026 um 08:28

Moins d’une journée après avoir annoncé l’instauration d’une taxe de 20 % sur les cargaisons transitant par le détroit d’Ormuz, le président américain Donald Trump est revenu sur sa décision.

Dans un message publié sur son réseau Truth Social mardi 14 juillet, il explique avoir décidé de remplacer cette mesure par une série d’accords commerciaux et d’investissement négociés avec plusieurs États du Golfe. « À la suite de discussions extrêmement fructueuses avec les dirigeants du Moyen-Orient, j’ai décidé de remplacer le droit de douane de 20 % par des accords commerciaux et d’investissement que différents États du Golfe concluront avec les États-Unis », a-t-il déclaré.

En effet, la veille, Donald Trump avait pourtant annoncé le rétablissement d’un blocus naval visant l’Iran ainsi que la mise en place d’un prélèvement équivalant à 20 % de la valeur des cargaisons des navires empruntant le détroit d’Ormuz. Dans son nouveau message, il met en avant le rôle des forces armées américaines dans la sécurisation de cette voie maritime stratégique, affirmant que le détroit reste ouvert à tous les navires, à l’exception de ceux liés à l’Iran.

Il précise que le blocus concernera exclusivement les navires en provenance ou à destination des ports iraniens, ainsi que ceux transportant des marchandises liées à Téhéran…

« Personne ne devrait payer pour traverser Ormuz »

Interrogé quelques heures plus tard par la presse, Donald Trump a également nuancé sa position sur les droits de passage. « Je ne pense pas que quiconque devrait avoir le droit de facturer des frais pour traverser le détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré. Toutefois, ajoute-t-il, il n’était pas juste que les États-Unis assument seuls le coût de la protection de cette route maritime au bénéfice du reste du monde.

Pression maintenue sur l’Iran

Le président américain a confirmé que les sanctions contre l’Iran allaient être renforcées. Il a indiqué que Téhéran ainsi que le Hezbollah seraient intégrés au projet de loi sur les sanctions contre la Russie actuellement examiné par le Congrès. « J’ai donné à l’Iran une chance de conclure un accord. Ils ont tiré les premiers. C’était une grave erreur », a-t-il déclaré, réaffirmant que les États-Unis empêcheront l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.

Donald Trump a également annoncé l’ouverture prochaine de nouveaux accords énergétiques avec l’Irak. Tout en réaffirmant que Washington demeurerait prêt à soutenir Bagdad en matière de sécurité si nécessaire. Le président américain doit enfin prononcer un discours jeudi, consacré notamment aux prochaines échéances électorales américaines.

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