Normale Ansicht

STB : un premier semestre en demi-teinte

03. September 2026 um 16:35

Au terme du premier semestre 2026, la Société Tunisienne de Banque (STB Bank) affiche un bilan en hausse et un retour de la croissance des crédits. Toutefois, l’analyse de ses états financiers confirme une tendance marquée : l’exposition accrue de la banque publique aux titres d’État.

La STB Bank a publié ses états financiers arrêtés au 30 juin 2026, faisant état d’une progression de 3,5 % de son total bilan, qui s’établit désormais à 15 901 millions de dinars (MDT), contre 15 360 MDT à la fin de l’exercice précédent. Cette dynamique s’accompagne d’une reprise de l’octroi de financements à l’économie et d’une consolidation des dépôts de la clientèle.

L’un des faits marquants de ce premier semestre réside dans le rôle prépondérant joué par la STB dans le financement du budget national. L’encours des titres souverains (principalement les Bons du Trésor Assimilables – BTA) détenus par la banque a progressé de 8 %, pour atteindre 4 680 MDT à la fin juin 2026.

Si ce positionnement garantit des rendements stables et peu risqués, il illustre la dépendance continue du Trésor public vis-à-vis du secteur bancaire local pour couvrir le déficit budgétaire.

Sur le plan prudentiel, la direction de la banque se veut rassurante. La STB affiche des ratios de liquidité à court terme (LCR) et de transformation (LTD) jugés solides, soutenus par la collecte de ressources. Ces indicateurs permettent à l’établissement de maintenir sa marge de manœuvre pour accompagner ses partenaires économiques tout en renforçant ses fonds propres.

L’article STB : un premier semestre en demi-teinte est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le résultat net de la BNA Bank progresse de 14 %

03. September 2026 um 15:59

La Banque Nationale Agricole (BNA) a clôturé le premier semestre 2026 avec un résultat net de 156,3 millions de dinars (MDT). Il correspond à une progression de 14 % par rapport à la même période de 2025.

Quant au PNB de la banque publique, il affiche une croissance de 4,3 % au 30 juin 2026, à 560,1 MDT, soutenue par la nette hausse des revenus du portefeuille d’investissement de la BNA.

De son côté, le résultat d’exploitation a enregistré 4,8 % de progression à 242 MDT.

L’article Le résultat net de la BNA Bank progresse de 14 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

ISSOT 2026 : Tozeur mise sur le tourisme saharien

03. September 2026 um 14:58

Une réunion s’est tenue mercredi 2 septembre à Tunis, sous la présidence du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya. Elle avait pour objet les préparatifs du Salon international du tourisme saharien et oasien (ISSOT), prévu à Tozeur. Elle s’est déroulée en présence du gouverneur de Tozeur, Chahine Zeribi, et de représentants des établissements concernés par le tourisme saharien.

Les participants ont insisté sur la nécessité d’accélérer la finalisation du programme de cet événement qui aura lieu à Tozeur. Il est considéré comme une opportunité majeure pour promouvoir à grande échelle le tourisme saharien et oasien tunisien.

La réunion a également été l’occasion de réaffirmer l’importance de renforcer les liaisons aériennes entre l’aéroport de Tozeur-Nefta et plusieurs aéroports européens. Les participants ont par ailleurs dressé un état des lieux des investissements touristiques dans le gouvernorat de Tozeur. Lequel a enregistré une croissance notable. Et ce, notamment grâce à l’inauguration de deux nouvelles unités touristiques qui renforceront la capacité d’hébergement et l’attractivité de la région.

Enfin, les préparatifs pour le lancement de la deuxième tranche des travaux d’aménagement du site d’Ong Jmal ont été passés en revue. Cette phase prévoit notamment la création d’espaces d’exposition destinés aux artisans, l’embellissement de la place ainsi que l’installation de panneaux de signalisation.

L’article ISSOT 2026 : Tozeur mise sur le tourisme saharien est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunis Re double son capital social à 200 millions de dinars

03. September 2026 um 13:28

Tunis Re lancera le 15 septembre 2026 son augmentation de capital, destinée à doubler son capital social de 100 à 200 millions de dinars.

L’opération prévoit 5 millions d’actions gratuites et l’émission de 15 millions d’actions nouvelles à huit (8) dinars. Elle vise à renforcer la solvabilité du réassureur, accroître sa capacité de souscription et consolider la présence de Tunis Re sur les marchés régionaux et internationaux.

L’article Tunis Re double son capital social à 200 millions de dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Renforcement des relations russo-turques dans un contexte énergétique

03. September 2026 um 12:51

La Turquie prévoit d’étendre sa coopération nucléaire avec la Russie et de construire davantage de centrales électriques. Un développement qui inquiète l’Occident.

Alors que la construction de l’immense centrale nucléaire d’Akkuyu, dans le sud-est de la Turquie, un projet en coopération avec la société d’État russe Rosatom, s’achève dans quelques mois; Ankara prévoit d’intensifier son partenariat avec la Russie dans ce domaine. C’est ce qu’a déclaré mercredi 2 septembre le président Recep Tayyip Erdogan lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se tient à Bichkek, au Kirghizistan.

« La centrale nucléaire dAkkuyu revêt une importance capitale dans les relations turco-russes. Nous sommes désormais dans la phase finale ». C’est ce qu’a affirmé M. Erdogan, assis aux côtés du président russe Vladimir Poutine, après une rencontre privée en marge du sommet. Le président turc a souligné l’importance capitale que revêtira la production de 10 % de l’électricité de son pays grâce aux quatre réacteurs d’Akkuyu…

Cependant, le renforcement des liens turco-russes devrait inquiéter les États occidentaux, qui voient la Russie persister dans sa politique à l’encontre de l’Ukraine et coopérer étroitement avec la Turquie. Laquelle déclare en même temps assumer ses responsabilités et poursuivre ses efforts pour résoudre les conflits dans la région environnante par le dialogue. Ce qui indique indirectement qu’elle maintiendra une position de négociation dans le conflit russo-ukrainien.

A cet égard, notons qu’il y a deux jours, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que la Turquie avait déjà préparé un plan pour le passage sécurisé des céréales à travers la mer Noire.

L’article Renforcement des relations russo-turques dans un contexte énergétique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

UGTT – Ordre des avocats – LTDH : la sonnette d’alarme

03. September 2026 um 11:20

Dans un communiqué commun publié jeudi 3 septembre 2026, l’UGTT, l’Ordre des avocats et la LTDH dressent un tableau sévère de la situation actuelle en Tunisie. Et ce, entre crise politique, économique et sociale profonde, érosion des droits et libertés, instrumentalisation de la justice, détérioration des conditions carcérales et recul de la liberté des médias.

Les trois organisations pointent aussi les pénuries d’eau, d’électricité et de médicaments, la flambée des prix et le désespoir qui alimente la migration irrégulière des jeunes Tunisiens. Tout en citant notamment le drame de Ben Guerdane.

Elles imputent la responsabilité de cette dégradation au pouvoir en place après « cinq ans » de gestion sans dialogue ni transparence. Et elles appellent à une révision globale des politiques et à l’ouverture d’un « dialogue sociétal » sérieux.

Pour ce faire, elles annoncent la création d’un « cadre de coordination commun » ouvert à toutes les forces démocratiques. Tout en évitant, selon des commentaires accompagnant le texte, toute montée en gamme militante ou escalade revendicative.

L’article UGTT – Ordre des avocats – LTDH : la sonnette d’alarme est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Face à un Occident fragilisé, la Chine à la conquête d’un nouvel ordre mondial

03. September 2026 um 10:37

À Bichkek, Xi Jinping veut transformer l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en vitrine d’un monde qui entend s’affranchir de la tutelle occidentale. La grande bascule vers l’Est est néanmoins déjà engagée.

 

C’est désormais le président chinois, Xi Jinping, qui mène la danse. À Bichkek, capitale du Kirghizistan, où s’est tenu, du 31 août au 1er septembre, le 25ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), Xi Jinping soigne sa mise en scène diplomatique. Sur la traditionnelle « photo de famille », le président chinois apparaît aux côtés du président russe Vladimir Poutine, du PM indien Narendra Modi, du président iranien Masoud Pezeshkian, du président turc Recep Tayyip Erdogan, et de plusieurs dirigeants d’Asie centrale.

Le « Sud global Vs l’Occident »

L’image n’a rien d’anodin. Pékin entend en faire la vitrine d’un « Sud global » de plus en plus affirmé face à l’Occident. Réunis au sein de l’OCS, ces pays représentent à eux seuls près de 40 % de la population mondiale, mais derrière cette photographie soigneusement orchestrée, se dessinent les contours d’un ordre international alternatif aux organisations alignées sur l’Occident telles que le G7, dans lequel Pékin entend occuper une place centrale et contester la prééminence occidentale. Mais en a-t-il les moyens ?

Petit retour sur la Seconde Guerre mondiale. Au lendemain de ce conflit dévastateur, les États-Unis se retrouvent au cœur de la refondation de l’ordre international. Washington prend alors les commandes d’une nouvelle architecture mondiale, avec la création du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de l’Organisation des Nations unies (ONU), avant de consolider son dispositif stratégique avec la naissance de l’OTAN en 1949.

Dans le même temps, le plan Marshall devient l’un des principaux instruments de la puissance américaine. En finançant massivement la reconstruction et le redressement économique de l’Europe dévastée par la guerre, Washington ne se contente pas de contribuer à sa renaissance mais à arrimer durablement le continent au camp occidental et poser, in fine, les fondations de l’ordre international dominé par les États-Unis.

Contre-offensive

Pour contester l’ordre mondial façonné sous l’égide du camp occidental, les pays de l’OCS ont cherché, à Bichkek, à poser les premières pierres d’une architecture alternative. L’ambition ne se limite plus aux déclarations politiques mais se traduit désormais par des projets concrets. Les membres de l’organisation discutent notamment de la création d’une banque commune et de la mise en place de grandes artères commerciales destinées à redessiner les routes du commerce eurasiatique.

Parmi ces projets figure un corridor de plus de 7 000 kilomètres reliant Saint-Pétersbourg à Mumbai via l’Iran. En contournant une partie des voies commerciales traditionnelles, cette nouvelle route entend réduire la dépendance aux infrastructures dominées par l’Occident et renforcer les échanges entre les puissances émergentes d’Eurasie.

Faiblesse stratégique

Reste une question de taille. Dans cette recomposition de l’ordre international, la Chine est-elle en mesure d’offrir un parapluie sécuritaire aux membres de l’OCS ?

Certes, l’Empire du Milieu possède désormais la première flotte militaire mondiale en nombre de bâtiments et accélère le développement de son arsenal nucléaire. Mais derrière cette démonstration de puissance subsiste une faiblesse stratégique majeure : avec une seule véritable base permanente à l’étranger (à Djibouti en l’occurrence), son réseau militaire extérieur demeure extrêmement limité.

Bascule géopolitique

Mais au-delà de la capacité ou non du géant chinois d’assurer son rôle de superpuissance militaire rivale des Américains, le monde aura surtout assisté, en l’espace d’une génération, à une véritable bascule géopolitique.

Ainsi, les rapports de force économiques ont été profondément bouleversés. En 1990, l’économie européenne pesait près de 18 fois celle de la Chine. Aujourd’hui, les deux économies sont quasiment de la même taille. Et à l’horizon 2050, selon les projections, l’Europe pourrait ne plus représenter que la moitié du poids économique chinois.

Pis. En trente ans, la Chine et l’Inde ont vu leur influence dans l’économie mondiale exploser, tandis que celle de l’Europe reculait inexorablement. Et cette bascule ne semble pas près de s’arrêter. L’Inde forme désormais une masse considérable d’ingénieurs et de spécialistes des technologies, la Chine s’est imposée comme l’atelier industriel de la planète, Singapour comme l’une des grandes places financières mondiales. Quant au commerce maritime, près des deux tiers des échanges internationaux passent désormais par l’Asie.

Autrement dit, le centre de gravité de l’économie mondiale s’est déplacé vers l’Est. La Chine n’a peut-être pas encore les moyens d’offrir au monde le parapluie sécuritaire américain. Mais sur le terrain économique, industriel, technologique et commercial, le basculement est déjà largement engagé.

Déclin et décadence

C’est cette bascule historique que Xi Jinping entend désormais fédérer, au moment même où l’Occident doute, se divise et voit son influence s’éroder. Une image résume à elle seule cette fragilité occidentale, celle d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, contrainte de négocier avec Donald Trump, sur son propre terrain de golf écossais de Turnberry, les nouveaux droits de douane américains imposés à l’Europe. Une scène qui en dit long sur le nouveau rapport de force entre Washington et Bruxelles.

Et comme pour enfoncer le clou, ce constat sans concession de Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne : « Pendant des années, l’Union européenne a cru que son poids économique, avec 450 millions de consommateurs, lui conférait un pouvoir géopolitique et une influence dans les relations commerciales internationales. Cette année restera comme celle où cette illusion s’est dissipée ». Une phrase qui sonne comme un véritable acte de décès d’une illusion européenne, celle de croire que la puissance économique suffit, à elle seule, à garantir le poids géopolitique.

Au final, pour Pékin, le moment est donc idéal. La Chine veut apparaître non plus seulement comme « l’usine du monde » ou la deuxième puissance économique de la planète, mais comme l’épicentre d’un monde qui ne veut plus forcément graviter autour de Washington.

 

L’article Face à un Occident fragilisé, la Chine à la conquête d’un nouvel ordre mondial est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Mauritanie et l’Italie lancent un vaste projet agricole de 10 000 hectares au Brakna

03. September 2026 um 10:26

La Société nationale pour le développement rural (SONADER) et le groupe italien BFI (BF International – Best Fields Best Food) préparent la création d’une société d’investissement commune. Elle est destinée à mettre en valeur environ 10 000 hectares dans le bassin de Loueid, au Brakna (Mauritanie).

Le directeur général de la SONADER a reçu, le 31 août, une délégation italienne chargée de poursuivre les études techniques et agricoles du projet. Dès le 1er septembre, une équipe mixte s’est rendue sur le site pour évaluer les sols, les ressources en eau et les infrastructures hydroagricoles existantes. BFI est la filiale internationale de Bonifiche Ferraresi, groupe agricole italien coté à la Bourse de Milan et parmi les plus importants d’Europe par la surface cultivée. Le groupe mène déjà des projets de grande envergure en Algérie (36 000 hectares à Timimoun), ainsi qu’au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et en Égypte.

Le dossier s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei, le programme de coopération de l’Italie avec l’Afrique porté par la présidente du Conseil Giorgia Meloni, doté d’environ 5,5 milliards d’euros. La Mauritanie a été intégrée à ce périmètre en janvier 2025. Des négociations menées à Rome en juin avaient déjà évoqué un appui à l’aménagement de 5 000 à 10 000 hectares ; la mission du 31 août retient désormais l’option haute.
Le projet envisagé porte sur la production de blé, de légumes et de semences de blé et de riz, ainsi que sur la mécanisation et la formation, avec une chaîne intégrée allant de la production à la transformation agroalimentaire.

À ce stade, ni le montant exact de l’investissement ni un calendrier précis n’ont été rendus publics : la mission en cours constitue une étape de préparation technique, préalable à une éventuelle concrétisation du partenariat.

L’article La Mauritanie et l’Italie lancent un vaste projet agricole de 10 000 hectares au Brakna est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

New Delhi – Moscou : le lien à l’épreuve

03. September 2026 um 09:45

Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), Poutine et Modi comptaient revoir leurs relations alors que la pression américaine s’intensifie.

Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président russe Vladimir Poutine se sont rencontrés lundi 1er septembre à Bichkek, capitale du Kirghizistan, en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), un bloc souvent perçu comme un contrepoids à l’influence américaine. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les répercussions de la guerre israélo-américaine en Iran, qui a perturbé les marchés mondiaux de l’énergie, et par la guerre menée par la Russie en Ukraine, qui entre dans sa cinquième année.

L’Inde a maintenu des liens étroits avec l’OCS, tout en s’opposant aux tentatives de la transformer en un bloc anti-occidental. Sa position s’inscrit dans une démarche plus large visant à préserver des relations avec les puissances rivales. Cependant, cette approche est soumise à des pressions croissantes. La Russie demeure sous le coup de sanctions occidentales, en raison de la guerre en Ukraine.

Parallèlement, l’Inde subit des pressions de la part des États-Unis concernant ses achats de pétrole russe, dans un contexte de tensions commerciales plus générales. A cet égard, lancienne ambassadrice de l’Inde aux États-Unis, Mira Shankar, a déclaré à DW que la relation de l’Inde avec la Russie ne devait pas être perçue comme une attaque contre les États-Unis. « L’Inde entretient une relation stratégique de longue date avec la Russie. Cette relation n’est dirigée contre aucun pays, mais vise à aider l’Inde à atteindre ses objectifs nationaux », a affirmé Mme Shankar.

Par ailleurs, le secteur de l’énergie occupe une place de plus en plus importante dans l’évolution des relations indo-russes. Avant 2022, la Russie ne fournissait qu’une faible part des importations de pétrole brut de l’Inde. La chute du prix du pétrole russe a rapidement changé la donne, faisant de Moscou l’un des principaux fournisseurs de l’Inde. Ce secteur est devenu le point le plus épineux des relations entre l’Inde et les États-Unis…

Les perturbations des approvisionnements énergétiques traditionnels ont rendu ce calcul plus complexe. La guerre israélo-américaine en Iran cette année et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz ont affecté les achats de l’Inde auprès des pays du Golfe et fait grimper les prix. Mme Shankar a indiqué que l’Inde réagit en diversifiant ses sources d’approvisionnement, notamment auprès de la Russie et des États-Unis. Mais « cela ne se fera pas du jour au lendemain », a-t-elle ajouté. D’ici là, a-t-elle précisé, l’Inde prendra toutes les mesures qu’elle jugera nécessaires pour stabiliser ses approvisionnements et protéger sa population.

L’avenir de la coopération en matière de défense

La défense demeure l’autre pilier important, mais la tendance est ici plus claire : la dépendance de l’Inde vis-à-vis des équipements russes diminue. La guerre en Ukraine a soulevé des questions quant aux capacités de production, aux délais de livraison et à la capacité de la Russie à fournir des pièces détachées, en tant que fournisseur majeur d’équipements militaires à l’Inde. « L’Inde reste l’un des plus anciens et des plus importants acheteurs d’armes russes, et peut-être le dernier acheteur majeur », a déclaré à DW Aravis Yelleri, professeur associé à l’Université Jawaharlal Nehru de New Delhi, la capitale indienne.

La dépendance croissante de la Russie à l’égard de la Chine est également devenue un élément incontournable de l’équation. Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine début 2022, la Chine est devenue indispensable à la Russie en tant que marché, fournisseur et partenaire économique… « Stratégiquement, la relation de la Russie avec la Chine demeure structurellement transactionnelle, une dépendance difficile à surmonter; tandis que sa relation avec l’Inde repose sur un véritable partenariat », a-t-il poursuivi. L’Inde a toujours des raisons de maintenir des liens étroits avec Moscou : l’énergie, la défense, l’accès au marché russe et une relation politique de longue date à travers l’Eurasie. Mais le calcul stratégique a évolué.

L’experte en stratégie, Raya Mohan, a déclaré que la dépendance croissante de la Russie envers la Chine a modifié sa valeur stratégique pour l’Inde. L’accent est de plus en plus mis sur des intérêts spécifiques – sécurité énergétique, acquisitions de défense, commerce et accès à la technologie – alors


que l’importance stratégique accrue de l’Inde repose de plus en plus sur ses relations avec les États-Unis et leurs alliés. L’Inde a renforcé sa coopération en matière de défense et de technologie avec Washington, tout en approfondissant ses liens avec des partenaires tels que la France et Israël. « L’Inde cherche à réduire son exposition à l’instabilité américaine, mais elle reconnaît toujours que Washington demeure son partenaire le plus important. »

Que veulent Modi et Poutine ?

Rajan Kumar, professeur d’études russes à l’université Jawaharlal Nehru, a déclaré : « Le président Poutine a besoin de l’assurance du Premier ministre Modi que l’Inde n’abandonnera pas la Russie alors que cette dernière traverse sa pire crise depuis les années 1990 », a déclaré M. Kumar à DW. Il s’attend à une continuité et non à une reprise radicale des relations. « Je pense qu’il s’agit surtout de maintenir les liens existants malgré les pressions américaines », a-t-il souligné.

Le test le plus important aura lieu à Delhi courant septembre, lors du retour attendu de Poutine pour le sommet des BRICS. La rencontre de Bichkek permettra peut-être de maintenir le cap des relations politiques…

L’article New Delhi – Moscou : le lien à l’épreuve est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

El Niño – Alerte maximale de l’OMM : « De très forte intensité jusqu’en février 2027

03. September 2026 um 09:26

Le phénomène El Niño, “d’une ampleur gigantesque”, précipite la planète dans une « zone de danger ». Elle est marquée par des conditions météorologiques extrêmes, avertit le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

La science ne laisse planer aucun doute sur l’impact d’El Niño qui prend des proportions gigantesques : la planète se trouve en eaux inconnues, et ces eaux continuent de se réchauffer. Les températures ne cessent d’augmenter et le monde se trouve dans la zone de danger des phénomènes météorologiques extrêmes », a déclaré Antonio Guterres.

D’ailleurs, l’agence des Nations unies pour le climat estime qu’El Niño devrait devenir “très intense” et qu’il est presque certain qu’il persistera jusqu’en février.
Selon une nouvelle mise à jour publiée le 3 septembre 2026, El Niño, déjà bien établi depuis la mi-août 2026, va continuer à se renforcer au cours des prochains mois pour culminer vers la fin de l’année 2026 avant de persister au moins jusqu’en février 2027. Les prévisions saisonnières des centres mondiaux de production de l’OMM indiquent une « probabilité exceptionnellement élevée », quasi certaine (près de 100%), que le phénomène se prolonge jusqu’à cette date.

De ce fait, l’OMM met en garde contre des répercussions majeures sur les régimes de température et de précipitations, avec des risques accrus d’inondations, de sécheresses et de vagues de chaleur extrême dans plusieurs régions du globe.

Pour la période septembre-novembre 2026, les modèles prévoient notamment des températures supérieures à la normale sur la quasi-totalité des terres émergées, ainsi qu’une forte réponse atmosphérique caractéristique des épisodes El Niño de forte intensité dans le Pacifique.

L’article El Niño – Alerte maximale de l’OMM : « De très forte intensité jusqu’en février 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Vers une hausse des taux d’intérêt de la BCE ?

03. September 2026 um 08:52

Le président de la Bundesbank et membre du Conseil des gouverneurs, Joachim Nagel, a laissé entendre que la Banque centrale européenne (BCE) devrait procéder à une nouvelle hausse des taux d’intérêt la semaine prochaine.

« Les marchés intègrent dans leurs calculs une probabilité de plus de 95 % que nous relevions les taux lors de la réunion de septembre et je dirais qu’à ce stade, les marchés ont une assez bonne idée de la façon dont nous allons probablement réagir », a déclaré Joachim Nagel dans une interview accordée au journal français Le Monde.

Le président de la Bundesbank s’est toutefois abstenu de s’engager sur de nouvelles hausses de taux après la réunion de septembre. Et de souligner que l’approche de la BCE, consistant à prendre des décisions « réunion après réunion », s’était avérée efficace par le passé et continuerait de l’être. « Au-delà de la réunion de septembre, je reste toutefois prudent quant à la formulation de toute indication précise » précise-t-il.

« Les prix du pétrole et du gaz continuent de fluctuer. Les marchés financiers sont extrêmement volatils. L’incertitude est grande. C’est une situation inconfortable, y compris du point de vue de la politique monétaire », a-t-il ajouté.

 

Lire aussi: Ce que la politique monétaire européenne coûte à la Tunisie

 

Inflation à 3,3 %

Les responsables de la BCE ont de fait indiqué qu’une nouvelle hausse des taux d’intérêt pourrait avoir lieu la semaine prochaine, après celle de 25 points de base en juin. Dans le même temps, l’inflation dans la zone euro s’est accélérée en août pour atteindre 3,3 %, son niveau le plus élevé depuis près de trois ans. Tandis que l’économie se montre plus résiliente que prévu face aux pressions, notamment celles liées à la guerre avec l’Iran.

« L’inflation est loin de notre objectif à moyen terme. Elle se situe autour de 3 % au lieu de 2 %. Et selon les projections de juin, l’inflation ne reviendra à 2 % à moyen terme que si les taux d’intérêt augmentent », explique M. Nagel.

Il a mis en garde contre le risque d’effets secondaires sur l’inflation, c’est-à-dire la transmission des hausses de prix à d’autres secteurs de l’économie et aux salaires. Comme il l’a souligné, la probabilité de ce phénomène augmente lorsque les pressions inflationnistes se maintiennent à des niveaux élevés pendant une période prolongée…

L’article Vers une hausse des taux d’intérêt de la BCE ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Bons du Trésor : l’encours bondit de 25,45 % à 37,51 milliards de dinars

03. September 2026 um 08:40

37,51 milliards de dinars, soit 7,61 milliards de plus en douze mois. L’encours des Bons du Trésor a augmenté de 25,45 % entre le 31 août 2025 et le 31 août 2026, passant de 29,9 milliards de dinars à 37,51 milliards.

Ces chiffres proviennent des indicateurs monétaires et financiers quotidiens de la Banque centrale de Tunisie (BCT), mis à jour le mardi 1er septembre 2026. La progression repose entièrement sur les Bons du Trésor Assimilables (BTA). Leur encours est passé de 26,95 milliards de dinars à 35,80 milliards en un an. L’augmentation atteint 8,85 milliards de dinars, soit 32,84 %.

Les Bons du Trésor à court terme (BTC) ont suivi une trajectoire opposée. Leur encours est descendu de 2,95 milliards de dinars au 31 août 2025 à 1,71 milliard au 31 août 2026. Cela représente une diminution de 1,24 milliard de dinars, soit 42,06 %.

Cette évolution a modifié la composition des titres en circulation. Les BTA représentent désormais 95,44 % de l’encours, contre 90,13 % un an auparavant. La proportion des BTC s’est parallèlement contractée, passant de 9,87 % à 4,56 %.

L’article Bons du Trésor : l’encours bondit de 25,45 % à 37,51 milliards de dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Trump-Iran-Pétrole : les cours reculent le 3 septembre

03. September 2026 um 08:15

Les cours du pétrole ont légèrement reculé jeudi 3 septembre dans les échanges asiatiques, après trois séances consécutives de hausse. Le marché a été quelque peu rassuré par les déclarations de Donald Trump sur la durée de la nouvelle campagne militaire américaine contre l’Iran.

Le Brent pour livraison en novembre cède 0,4 % à 95,25 dollars le baril; tandis que le West Texas Intermediate (WTI) recule  de 0,2 % à 90,80 dollars. Les deux références avaient gagné près de 1 % mercredi, atteignant leur plus haut niveau depuis cinq semaines.

La remontée récente des prix a été alimentée par la crainte d’une nouvelle escalade militaire entre Washington et Téhéran susceptible de perturber davantage les approvisionnements énergétiques du Moyen-Orient. Les forces américaines ont frappé des cibles sur la côte sud de l’Iran. Alors que Téhéran a riposté contre des positions américaines dans la région.

Mais Donald Trump a assuré mercredi que la nouvelle campagne américaine contre l’Iran ne devrait pas s’inscrire dans la durée. Cette déclaration a contribué à réduire une partie de la prime de risque intégrée aux cours du pétrole. Il a indiqué également que les frappes avaient notamment visé des systèmes radars, des installations de missiles iraniens ainsi que des capacités susceptibles d’être utilisées pour mouiller des mines autour du détroit d’Ormuz.

Ormuz reste au centre des inquiétudes

Le détroit d’Ormuz demeure cependant le principal point de tension pour les marchés pétroliers. A cet égard, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright a déclaré que quelque 17 millions de barils de brut ont transité par cette voie maritime lundi 31 août. Soit le niveau quotidien le plus élevé depuis le début de la forte perturbation des flux provoquée par le conflit.

La situation reste toutefois très instable. D’après les données préliminaires de Kpler, seulement quatre navires marchands ont franchi le détroit mardi, contre une moyenne d’environ 13 sur les dix jours précédents.

Dans ce contexte, cette forte volatilité entretient les incertitudes sur la capacité du marché à retrouver rapidement un fonctionnement normal, malgré les signes d’une reprise partielle du trafic.

Les stocks américains soutiennent les cours

Le marché a également reçu un signal favorable du côté des stocks américains. Les réserves commerciales de pétrole brut des États-Unis ont diminué de 4,5 millions de barils la semaine dernière, à 424,5 millions de barils, enregistrant leur première baisse en cinq semaines. Cette évolution a surpris les analystes, qui anticipaient au contraire une légère progression des stocks.

Du côté des produits raffinés, les données sont plus contrastées. Les stocks d’essence ont diminué de 1,2 million de barils; alors que ceux de distillats, qui comprennent notamment le diesel et le fioul domestique, ont augmenté d’environ 800 000 barils.

L’Opep+ sous surveillance

Les investisseurs se tournent désormais vers la prochaine réunion de l’Opep+. Le groupe devrait maintenir inchangée sa politique de production pour octobre, après avoir achevé le démantèlement programmé d’une partie des réductions de production.

Notons que l’Opep+ avait déjà relevé les quotas de production pour septembre de 188 000 barils par jour. Entre les déclarations de Washington, l’évolution du conflit avec l’Iran et le trafic toujours irrégulier dans le détroit d’Ormuz, le marché pétrolier reste ainsi suspendu à l’évolution de la situation géopolitique.

L’article Trump-Iran-Pétrole : les cours reculent le 3 septembre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le MCC 2027 confirme l’éligibilité de la Tunisie et de toute l’Afrique du Nord

03. September 2026 um 08:01

Le Millennium Challenge Corporation (MCC) a publié le 31 août 2026 son premier rapport pour l’exercice fiscal 2027 destiné au Congrès américain. Bonne nouvelle pour la Tunisie, en ce sens qu’elle figure dans la colonne « sans réserve » parmi les 91 pays candidats à un « Compact », ce financement américain conditionné à des réformes de gouvernance. On y trouve également les cinq autres pays d’Afrique du Nord, à savoir l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc et la Mauritanie. Ce qui fait de cette zone la seule sous-région du continent où aucun pays n’est frappé d’exclusion.

Il faut noter que pour être candidat, un pays doit afficher un revenu national brut par habitant inférieur à 8 105 dollars (environ 4 082 $ USD pour la Tunisie, selon les données de fin 2025) et ne pas être légalement inéligible à l’aide américaine.

Mais attention : candidature ne vaut pas sélection. Le Conseil d’administration du MCC devra encore évaluer les performances de la Tunisie et de ses voisins en matière de gouvernance démocratique, de liberté économique et d’investissement dans le capital humain avant d’envisager la signature d’un Compact.

 

Lire aussi: Tunisie – USA : le conseil d’administration de la MCC approuve le programme Compact Tunisia

 

Le reste du continent, plus fracturé

Ailleurs en Afrique, le tableau est nettement plus contrasté. Trois pays du Sahel, en l’occurrence le Burkina Faso, le Mali et le Niger, sont purement exclus en raison de la restriction sur les coups d’État militaires (section 7008 de la loi de finances). Le Soudan subit la même sanction. Le Zimbabwe reste banni tant que Washington n’aura pas constaté un rétablissement de l’État de droit et des droits de propriété. Le Tchad, le Soudan du Sud et l’Érythrée sont écartés pour leur classement « Tier 3 » sur la traite des personnes ou leur bilan en matière de droits humains.

Entre ces deux extrêmes, la Guinée-Bissau et Madagascar occupent une zone grise : classés candidats, mais sous réserve explicite que cela soit « jugé conforme à la loi », signe d’une éligibilité encore incertaine.

 

Un outil de soft power évolutif

Le MCC, agence indépendante créée en 2004 pour financer des projets de croissance dans les pays en développement (Ped), fonctionne comme un baromètre annuel de la gouvernance mondiale. Le rapport prévient d’ailleurs que rien n’est figé : un pays candidat aujourd’hui pourrait être exclu demain si sa situation se dégrade et inversement.

Pour la Tunisie et ses voisins maghrébins, l’enjeu est désormais de transformer cette éligibilité de principe en Compact effectif, en démontrant lors des prochaines évaluations un engagement suffisant en faveur de la gouvernance et des réformes économiques attendues par Washington.

L’article Le MCC 2027 confirme l’éligibilité de la Tunisie et de toute l’Afrique du Nord est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunis Re obtient l’accord du CMF pour le doublement de son capital capital

02. September 2026 um 20:59

Tunis Re a obtenu le feu vert du Conseil du Marché Financier (CMF) pour doubler son capital social, qui passera de 100 à 200 millions de dinars (MDT). L’opération a été décidée lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2026, qui s’articule autour de deux volets distincts.

Le premier volet est une distribution gratuite : 5 millions d’actions nouvelles seront attribuées aux actionnaires existants, à raison d’une action gratuite pour quatre actions détenues, financées par prélèvement sur les primes d’émission, soit 25 millions de dinars (MDT).

Le second volet est une augmentation en numéraire : 15 millions d’actions nouvelles seront proposées à la souscription au prix de 8 dinars par action (soit 5 dinars de valeur nominale et 3 dinars de prime d’émission) pour un montant total de 75 MDT. Les actionnaires actuels bénéficient d’une priorité de souscription, à raison de trois actions nouvelles pour quatre actions détenues.

Le calendrier est le suivant : la période de souscription prioritaire est ouverte du 15 septembre au 2 octobre 2026. En cas d’actions non souscrites, une période de redistribution complémentaire est prévue du 12 au 16 octobre 2026. L’ensemble des actions nouvelles – gratuites comme souscrites – porteront jouissance en dividende à compter du 1er janvier 2026.

L’article Tunis Re obtient l’accord du CMF pour le doublement de son capital capital est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Wifak Bank : une progression de 19 % du PNB à 59,6 MDT

02. September 2026 um 20:33

Wifak International Bank affiche un bénéfice de 2,2 millions de dinars (MDT) au premier semestre 2026, contre 2,1 MDT à la même période de 2025, soit une progression modeste de 1,6 %. Un résultat net en apparence tranquille, qui masque pourtant une activité en forte accélération – et un coût du risque qui grimpe.

Le produit net bancaire, lui, ne connaît pas la même retenue : il bondit de 19 % à 59,6 MDT, porté par une dynamique commerciale solide sur l’ensemble des segments islamiques. Les opérations Ijara progressent de 18 %, le portefeuille Mourabaha de 8 %, et les opérations Wakala Bel Istithmar s’envolent de 69 %. Des performances qui témoignent d’un appétit croissant pour les produits de finance islamique sur le marché tunisien.

L’ombre au tableau vient du coût du risque, en hausse de 40 % à 11,2 millions de dinars. Cette dégradation s’explique principalement par le doublement des dotations aux provisions sur créances additionnelles, un signal que la qualité du portefeuille mérite surveillance, dans un contexte économique qui reste sous pression.

Bonne nouvelle en revanche sur le front de la notation : Fitch Ratings a relevé la note de Wifak Bank à BBB avec perspectives stables, soit une progression de deux crans. Une reconnaissance externe qui renforce la crédibilité de l’établissement et pourrait faciliter ses levées de fonds futures.

L’article Wifak Bank : une progression de 19 % du PNB à 59,6 MDT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Attijari bank dégage un bénéfice de 123 MDT au premier semestre

02. September 2026 um 20:15

Au terme des six premiers mois de 2026, Attijari bank a réalisé un bénéfice de 123 millions de dinars (MDT), contre 116,2 MDT pour la même période 2025, ce qui correspond à 5,9 % de progression.

Le résultat d’exploitation a progressé de 2,3 % sur la période, à 170,9 MDT. Selon le management de la banque, le premier semestre 2026 a été caractérisé par la hausse du coût du risque de 33 % à près de 22 MDT contre seulement 13,2 MDT au cours de la même période en 2025.

Pour leur part, les dotations nettes aux provisions sur créances douteuses ont pratiquement doublé comparées au premier semestre 2025, à 16,7 MDT.

Sur les six premiers mois de cette année, Attijari bank a dégagé un produit net bancaire de 374,7 MDT, en hausse de 5,1 % sur un an.

La hausse du PNB a été portée par la progression de 57 % des revenus du portefeuille d’investissement, qui se sont élevés à plus de 145 MDT contre 92,7 MDT en juin 2025.

L’article Attijari bank dégage un bénéfice de 123 MDT au premier semestre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La BCT et le CMF signent un accord de supervision financière intégrée

02. September 2026 um 18:17

La Banque centrale de Tunisie (BCT) et le Conseil du marché financier (CMF) ont signé, mardi 1er septembre 2026, un accord de coopération et d’échange d’informations visant à renforcer la coordination entre les deux autorités de régulation du secteur financier. 

Selon un communiqué publié mercredi par le CMF, cet accord s’inscrit dans une logique de renforcement de la coopération institutionnelle entre la BCT et le CMF, répondant à un besoin croissant d’approche de supervision intégrée, face à l’interconnexion des activités financières et à la diversification des risques qui y sont associés, notamment dans un contexte de transformations économiques, financières, technologiques et réglementaires rapides du secteur.

Cette initiative s’aligne également sur les efforts de mise en conformité du cadre national de supervision avec les standards internationaux et les meilleures pratiques en matière de surveillance financière. Elle vise à améliorer la coordination et l’échange d’informations sur les dossiers d’intérêt commun, précise le même communiqué.

L’accord repose sur plusieurs axes prioritaires. A savoir, le renforcement de la conformité en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armements, le renforcement de la coopération en matière de contrôle sur site et d’expertise technique entre les deux institutions. Il en va de même de la mise en place de mécanismes clairs de signalement des manquements constatés au sein des établissements supervisés.

Il prévoit également le soutien aux projets d’innovation financière numérique et le développement des services financiers digitaux, suivi de l’accompagnement du développement du financement vert et durable et le le renforcement de la transparence non financière relative à l’impact environnemental et social des activités des institutions financières supervisées.

La signature de cet accord constitue une étape importante dans le renforcement de la collaboration entre les deux autorités de régulation. Son importance ne se limite pas aux domaines qu’il couvre, mais réside aussi dans l’instauration de mécanismes permanents d’échange d’informations et d’expertises, ainsi que de coordination des actions de supervision. 

L’article La BCT et le CMF signent un accord de supervision financière intégrée est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Rawafed +: l’UE ouvre aux PME tunisiennes une subvention d’investissement

02. September 2026 um 14:03

L’Union européenne en Tunisie a lancé un appel à candidatures destiné aux entreprises tunisiennes pour bénéficier de la subvention d’investissement « Rawafed + », accessible exclusivement via la plateforme numérique « POPS » dédiée aux subventions et à l’investissement.

Cette aide, financée par l’UE et mise en œuvre par Expertise France dans le cadre de la ligne de crédit « Tunisie -Relance économique » de 170 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI), correspond à 10% du financement obtenu, avec un plafond entre 1 000 et 50 000 euros. Elle est accordée sous forme de subvention directe et non remboursable.

Pour y prétendre, l’entreprise doit avoir reçu une notification de financement au titre de la ligne de crédit de la BEI et remplir au moins un critère social : investissement dans les régions prioritaires, promotion de l’emploi des femmes et des jeunes, amélioration de l’accès au marché du travail ou contribution au développement durable. La demande doit être déposée dans un délai de quatre mois suivant la notification du financement, et les candidatures restent ouvertes jusqu’à épuisement des crédits ou au plus tard en décembre 2027.

Le projet, d’une durée de 48 mois (juillet 2024 – juin 2028), vise à renforcer la résilience des PME tunisiennes et leur accès au financement, via l’assistance technique aux institutions financières, des subventions à impact environnemental et social, un accompagnement technique des entreprises et le renforcement de la culture financière et de la gestion durable.

L’article Rawafed +: l’UE ouvre aux PME tunisiennes une subvention d’investissement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Affaire du « complot contre la sûreté de l’État » : une audience contestée, un rassemblement annoncé

02. September 2026 um 17:12

La Coordination nationale pour la libération des prisonniers politiques a convoqué un rassemblement jeudi 3 septembre 2026 à 10 heures devant la Cour de cassation de Tunis, le jour même où doit se tenir une audience dans l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État ».

Le rendez-vous  est fixé pour jeudi matin devant le siège de la Cour de cassation, avenue du 9-Avril, à Tunis. La Coordination nationale pour la libération des prisonniers politiques y a appelé à un rassemblement, prévu à 10 heures, pour exiger la remise en liberté des « détenus politiques ».

La mobilisation coïncide avec la tenue, ce même jeudi 3 septembre, d’une audience de cassation dans le dossier connu sous le nom d’« affaire de complot contre la sûreté de l’État ». C’est précisément le calendrier de cette audience qui suscite la contestation d’une autre structure, la Coordination des familles des détenus politiques, laquelle a fait part de ses réserves dans un communiqué diffusé le 31 août 2026.

Selon ce texte, la programmation de l’audience se déroule dans des conditions que l’organisation juge inquiétantes. Deux éléments sont pointés du doigt : la date retenue, antérieure à la fin des vacances judiciaires, et le fait que le dossier soit soumis à une chambre estivale. La Coordination des familles ajoute que les avocats de la défense et les proches des détenus n’auraient eu connaissance de cette date que trois jours avant l’audience.

Un délai jugé insuffisant par l’organisation au regard de la nature du dossier, décrit comme complexe et d’une importance particulière, pour permettre à la défense de bâtir sérieusement ses recours. Le communiqué qualifie cette manière de procéder de « nouvelle tentative » de nuire au droit des détenus à un procès équitable et à une défense effective.

Face à cette situation, la Coordination des familles des détenus politiques appelle au respect des lois et des procédures judiciaires en vigueur, ainsi qu’à la garantie du droit à la défense. Elle réclame notamment que les avocats se voient accorder le temps et l’accès aux documents nécessaires à la préparation de leurs recours.

L’organisation exige par ailleurs que la justice conserve son indépendance et résiste à toute pression qui serait exercée par le pouvoir exécutif. C’est dans ce contexte que le rassemblement du jeudi 3 septembre entend attirer l’attention sur les conditions de traitement judiciaire réservées à cette affaire, tout en réitérant l’exigence de libération des personnes actuellement détenues dans ce dossier.

L’article Affaire du « complot contre la sûreté de l’État » : une audience contestée, un rassemblement annoncé est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌