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Heute — 16. Januar 2026Haupt-Feeds

Football tunisien | Les racines d’une crise durable

16. Januar 2026 um 08:23

Au vu de la dernière Coupe d’Afrique des Nations disputée au Maroc, et face à des résultats modestes, à la fois prévisibles et compréhensibles, il convient d’établir un diagnostic du football tunisien, à froid et sans émotion, comme on essaie de le faire dans cet article. L’objectif n’est ni de céder à la déception du moment ni de chercher des responsabilités immédiates, mais d’analyser en profondeur les causes structurelles qui expliquent les difficultés persistantes de notre football.

Lotfi Sahli  

Le football tunisien traverse en effet une crise profonde et durable, dont les causes sont multiples et étroitement imbriquées. Cette crise dépasse largement le cadre des résultats sportifs et révèle des dysfonctionnements qui touchent l’ensemble de l’écosystème footballistique national.

La gouvernance constitue l’une des principales faiblesses. L’instabilité chronique des directions des clubs, le manque de transparence et l’absence de projets sportifs clairs compromettent toute vision à long terme.

Instabilité technique et endettement chronique

Cette instabilité se manifeste notamment par les changements fréquents d’entraîneurs en cours de compétition, souvent dictés par la pression des résultats immédiats, au détriment de la continuité technique et de la construction d’une identité de jeu.

Sur le plan financier, la situation est préoccupante. La majorité des clubs souffrent d’un endettement chronique, d’une gestion approximative et d’une dépendance excessive aux subventions publiques.

À cela s’ajoute un facteur aggravant : l’écart budgétaire qui s’est fortement creusé entre l’élite de trois ou quatre clubs et le reste du championnat. Cette disparité réduit le challenge sportif, fausse la concurrence et rend les compétitions prévisibles, ce qui nuit à l’intérêt du public et des sponsors. Les restrictions du nombre de spectateurs dans les stades pour motifs sécuritaires accentuent cette fragilité financière et éloignent davantage les supporters.

Rupture de la chaîne naturelle de formation

Le volet formation demeure l’une des carences les plus alarmantes. Le manque d’écoles et de centres de formation structurés freine la détection des talents. Autrefois, le football tunisien reposait sur un riche football de proximité, animé par des terrains de quartiers et des tournois inter-quartiers, véritables pépinières aujourd’hui disparues sans alternatives organisées, rompant la chaîne naturelle de formation.

Par ailleurs, l’infrastructure sportive fait défaut. Le nombre de terrains homologués n’a pas progressé, malgré l’augmentation des licenciés et des compétitions, ce qui pénalise la formation, la préparation des équipes et l’organisation des championnats.

À ces insuffisances s’ajoute un problème souvent sous-estimé : la majorité des stades ne disposent pas d’un éclairage adéquat permettant l’organisation de matchs en soirée. Cette carence prive le football tunisien d’un levier essentiel d’attractivité. Les rencontres disputées l’après-midi ne tiennent pas compte des contraintes professionnelles et sociales d’une grande partie du public, limitant ainsi l’affluence. L’absence de programmation nocturne réduit l’ambiance, la visibilité médiatique et empêche les clubs de drainer des foules plus importantes, capables de renflouer les caisses par la billetterie et les revenus annexes.

Pour une réforme profonde de la gouvernance

Enfin, l’environnement global reste marqué par des infrastructures vieillissantes, un arbitrage contesté et un climat de tension dans les stades, contribuant à une perte de confiance générale.

En conclusion, le mal du football tunisien est systémique. Sa relance passe par une réforme profonde de la gouvernance, une meilleure équité financière, un investissement stratégique dans la formation et les infrastructures, ainsi qu’une modernisation de l’organisation des compétitions afin de restaurer la compétitivité, l’attractivité et la viabilité économique du championnat.

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« Chadha Haj Mbarek est libre : Une victoire, mais le combat continue » (CRLDHT)

Von: Yusra NY
15. Januar 2026 um 23:18

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a salué la libération de la journaliste Chadha Haj Mbarek, après plus de deux années de détention.

Le CRLDHT affirme être soulagé estimant que la détention de la journaliste dans le cadre de l’affaire dite Instalingo était injuste : « Chadha n’aurait jamais dû être arrêtée. Elle a été victime de l’instrumentalisation de la justice, de l’acharnement de l’appareil sécuritaire, et d’un climat répressif visant à faire taire les voix libres dans le pays ».

La même source a par ailleurs rappelé l’état de santé de Chadha Haj Mbarek et les deux tumeurs malignes qui lui ont été diagnostiquées alors qu’elle était en prison , considérant que sa situation a été aggravée par les conditions de sa détention.

Dans son communiqué, le Comité pour le respect des libertés a de nouveau exprimé son soutien aux détenus politiques et à tous ceux qui sont incarcérés pour leurs idées, leurs combats ou leur engagement.

« Tant que la justice reste un instrument de vengeance, elle n’apportera ni vérité, ni apaisement, ni légitimité. Tant que des journalistes sont traités comme des criminels, la liberté reste un slogan vidé de sens », ajoute encore le CRLDHT en affirmant que le combat continue.

Rappelons que la journaliste a été condamnée en première instance à cinq ans de prison dans le cadre de l’affaire Instalingo. Sa peine a été réduite à deux ans avec sursis par la Cour d’appel de Tunis.

Y. N.

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Giuseppe Perrone: « L’énergie, enjeu fondamental du siècle »

15. Januar 2026 um 23:42

Giuseppe Perrone, l’ambassadeur de l’UE en Tunisie, dévoile les priorités d’un partenariat massif : 35 millions d’euros pour l’autonomisation énergétique via la STEG, UE, BEI et BERD. De la réduction des importations à l’interconnexion ELMED, en passant par Hannibal et Erasmus+, l’Europe mise sur une Tunisie compétitive, verte et intégrée à son marché. Interview exclusive:

Quelles sont les priorités communes entre l’Union européenne, la BEI et la BERD pour soutenir la transition énergétique en Tunisie ? Quels détails sur l’accord de subvention imminent et les secteurs concernés ?

Giuseppe Perrone: Tout à fait. Les objectifs de notre action, en partenariat avec la BERD et la Banque européenne d’investissement (BEI), sont de faciliter l’autonomisation énergétique de la Tunisie et de réduire sa dépendance aux importations d’énergie étrangères. Cela est extrêmement important. Nous accompagnons également la Tunisie dans sa transition verte, une priorité identitaire pour l’Union européenne.

Ainsi, la Tunisie gagnera un avantage économique compétitif international : les entreprises produiront des biens à empreinte carbone minimale, facilitant un accès privilégié au marché européen. Notre coopération avec le gouvernement tunisien vise à améliorer les conditions de vie des Tunisiens. L’énergie est un enjeu fondamental du nouveau siècle, nous permettant de répondre au changement climatique.

Où en est le projet ELMED dans ce contexte de transition énergétique ?

Le projet ELMED est un projet emblématique de notre partenariat. C’est la première interconnexion maritime entre l’Europe et l’Afrique, reliant l’Italie à la Tunisie. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en a maintes fois souligné l’importance et la priorité.
La phase préparatoire est avancée : les appels d’offres pour la production d’énergie, la construction des câbles et les stations de conversion sont en cours. Tout est en place pour une intégration accrue du marché énergétique tunisien au réseau européen, offrant à l’économie tunisienne un gain de compétitivité majeur.

Au-delà de cet accord, y a-t-il d’autres projets en cours dans des secteurs innovants ?

Oui, bien sûr. Notre coopération avec la Tunisie dépasse largement l’énergie, bien qu’il s’agisse d’un secteur prioritaire. Nous fournissons une assistance technique à la STEG, y compris l’élaboration d’un nouveau logiciel de gestion. Plusieurs projets énergétiques sont en cours, mais ce n’est qu’une partie.
L’UE est très active dans les télécommunications : un autre accord important sera signé demain dans le cadre du projet Hannibal. Nous menons aussi des initiatives majeures dans les établissements scolaires, l’habitat, l’éducation et les échanges people-to-people (Erasmus+). Cette coopération bilatérale vaste mesure l’engagement profond de l’Union européenne envers la Tunisie.

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Gestern — 15. Januar 2026Haupt-Feeds

Corps retrouvé dans le canal Medjerda | Un 2e suspect arrêté

Von: Yusra NY
15. Januar 2026 um 22:57

Les agents de la garde nationale ont interpellé un deuxième suspect dans l’affaire de la découverte du corps d’un jeune homme dans le canal Medjerda.

Cette arrestation intervient suite à l’ouverture d’une enquête pour meurtre ouverte, lundi dernier, après la découverte du corps portant des coups et des blessures, affirme une source sécuritaire citée par Diwan FM.

Il est à noter que les unités de sécurité avaient déjà arrêté, au tout début de l’enquête, un voisin de la victime, qui est toujours en détention.

Pour rappel, le 4 janvier, la victime ne donne plus de signes de vie à sa famille qui a alerté la police d’une disparition inquiétante. Des recherches sont menées et le 12 janvier, le corps est découvert dans le canal de Medjerda, présentant des traces de violence.

Y. N.

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Mules transportant de l’héroïne | Des peines allant jusqu’à 20 ans de prison

Von: Yusra NY
15. Januar 2026 um 22:07

Le tribunal de première instance de Tunis a condamné quatre membres d’un réseau international de trafic de drogue à des peines allant de 15 à 20 ans de prison.

Les prévenus, dont un étranger, avaient été arrêtés à l’aéroport de Tunis-Carthage en provenance d’Europe lors d’un contrôle de la douane et de la police des frontières.

La fouille et les investigations avaient permis de révéler qu’ils transportaient 420 capsules d’héroïne dissimulées dans leurs intestins.

Ce verdict a été prononcé mardi 13 janvier 2026 alors que d’autres suspects font l’objet de mandats de recherche.

Y. N.

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« Maison & Objet » ou l’artisanat tunisien à Paris

Von: Yusra NY
15. Januar 2026 um 21:43

L’Ambassadeur de Tunisie en France, M. Dhia Khaled, a inauguré, le 16 janvier 2026, le Pavillon national au Salon professionnel « Maison & Objet », et ce en présence de Mme Leïla Meslati, DG de l’Office national de l’artisanat tunisien (Onat) et de représentants des Ministères du Tourisme et des Finances.

​Le pavillon tunisien, conçu et géré par l’ONAT, réunit des artisans et créateurs de produits haut de gamme de décoration d’intérieur, de senteurs, de fibres végétales, de maroquinerie, de poterie, d’ameublement, de verre soufflé, de poterie de sejnane, etc.

​En marge du Salon, l’Ambassadeur a discuté avec les exposants tunisiens des initiatives à entreprendre, en 2026, pour accroître la visibilité et la présence du produit tunisien sur le marché français.

« L’artisanat tunisien : une identité enracinée et un savoir-faire ancestral, à découvrir et à apprécier », indiquent les organisateurs, en rappelant que le Salon « Maison & Objet » se poursuit jusqu’au 19 janvier 2026 au Parc des Expositions Paris Nord Villepinte.

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Trafic de cocaïne | Sept dealers, dont deux femmes, arrêtés à Gafsa

Von: Yusra NY
15. Januar 2026 um 20:07

Une opération menée par la garde nationale de Gafsa a permis l’arrestation de sept individus, dont deux femmes, membres d’un réseau de trafic de cocaïne.

Dans la nuit de mercredi 14 au jeudi 15 janvier 2025, les unités de recherches et d’investigations de la garde nationale de Gafsa ont également pu saisir lors de cette opération, de la cocaïne, différentes sommes d’argent, ainsi qu’une voiture et une moto utilisées pour ce trafic, indique une source dans une déclaration à l’agence Tap.

Le Parquet près le tribunal de première instance de Gafsa a ordonné la mise en détention des 7 suspect, alors qu’un huitième complice a été identifié et fait désormais l’objet d’un mandat de recherche.

Y. N.

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Tunisie | La nouvelle composition du bureau de l’ARP

Von: Yusra NY
15. Januar 2026 um 19:42

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a révélé, ce jeudi 15 janvier 2025, la composition de son bureau pour cette nouvelle année.

Les responsabilités au sein du bureau ont été attribuées ce matin, lors de la première réunione, en présence de son président Brahim Bouderbala,  comme suit :

  • Président : Brahim Bouderbala
  • Vice-président : Saoussen Mabrouk
  • Vice-président : Anouar Marzouki
  • Assesseur du président chargé de la législation : Nabil Hamdi
  • Assesseur chargé du suivi de l’exercice de contrôle : Maher Boubaker Hadhri
  • Assesseur chargé des relations avec la fonction juridique et les instances constitutionnelles et nationales : Adel Bouselmi
  • Assesseur chargé des relations avec le conseil national des régions et des districts : Imed Ouled Jebril
  • Assesseur chargé des relations extérieures, des Tunisiens à l’étranger et de l’émigration : Fakhri Abdelkhalek
  • Assesseur chargé des relations avec les citoyens et la société civile : Walid Hajji
  • Assesseur chargé de la communication et de l’information : Mokhtar Ifaoui
  • Assesseur chargé de la gestion générale : Jalel Khadmi
  • Assesseur chargé des grandes réformes : Ahmed Saidani
  • Assesseur chargé des affaires des députés : Sonia Ben Mabrouk

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FIPA-Tunisie déroule le tapis rouge aux investisseurs émiratis

15. Januar 2026 um 14:26

Le directeur général de l’Agence de promotion des investissements à l’étranger (FIPA-Tunisie), Jalel Tebib, a reçu, mercredi 14 janvier dans ses locaux, le président du conseil d’administration de la holding émiratie Alnser Holding, Mohamed Naser Al Za’abi.

Selon les canaux de communication de la FIPA-Tunisie, cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission d’exploration visant à identifier des opportunités d’investissement et de partenariat en Tunisie.

Lors de cette rencontre, Jalel Tebib a mis en avant les atouts du climat d’investissement tunisien, notamment les incitations financières et fiscales accordées par l’État aux investisseurs étrangers. Ces avantages concernent plus particulièrement les régions de l’intérieur du pays et les secteurs stratégiques tels que l’industrie automobile, l’aéronautique et leurs composants, ainsi que d’autres domaines à fort potentiel.

Alnser Holding, un groupe émirati diversifié actif dans les domaines de l’énergie, du développement durable, du bâtiment, du conseil en affaires, de la logistique, de l’agroalimentaire et des boissons, envisage de renforcer sa présence en Tunisie. Cette initiative pourrait ouvrir la voie à un approfondissement de la coopération économique entre la Tunisie et les Émirats arabes unis, avec pour objectif d’attirer davantage d’investissements émiratis.

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La présidente de le Berd en visite en Tunisie

15. Januar 2026 um 13:51

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), Odile Renaud-Basso, est en visite en Tunisie les 15 et 16 janvier 2026 pour rencontrer de hauts responsables gouvernementaux et des clients des secteurs public et privé.

Au programme de la visite, des rencontres avec le président de la république Kaïs Saïed; la Première ministre, Sarra Zaafarani Zenzeri ; et le ministre de l’Économie et du Plan et gouverneur de la Berd, Samir Abdelhafidh.

La présidente Renaud-Basso rencontrera également des institutions financières internationales et des partenaires commerciaux.

Les discussions devraient porter sur les priorités communes, notamment la mobilisation des acteurs économiques grâce au financement du secteur privé, le soutien aux investissements dans les énergies durables et les infrastructures, ainsi que la gouvernance économique des entreprises publiques, indique la Berd dans un communiqué.  

Mme Renaud-Basso devraient aussi signer de nouveaux accords d’investissement et de subvention de la Berd, conclus avec l’Union européenne et d’autres partenaires. Elle a déclaré : «Je suis heureuse de me rendre en Tunisie pour réaffirmer notre partenariat durable. Nous sommes déterminés à soutenir une croissance économique créatrice d’emplois de qualité, notamment pour les jeunes et les populations vulnérables, tout en renforçant le secteur privé comme moteur d’opportunités. Parallèlement, nous sommes prêts à accompagner la Tunisie dans sa transition vers une économie résiliente, durable et verte.»

La présidente de la Berd est accompagnée de Nodira Mansurova, cheffe du bureau de la Berd en Tunisie, et d’une délégation de haut niveau de la Berd.

Depuis le début de ses opérations en Tunisie en 2012, la Berd a investi plus de 3 milliards d’euros dans 89 projets à travers le pays, dont 65 % dans le secteur privé.

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La Tunisie reçoit un nouveau C-130H Hercules des États-Unis

15. Januar 2026 um 13:13

Les États-Unis ont livré, le 13 janvier 2026, un C-130H Hercules à l’armée de l’air tunisienne sur la base aérienne Sidi Ahmed de Bizerte, en présence de hauts responsables militaires, dont le ministre de la Défense, Khaled Sehili, et l’ambassadeur Bill Bazzi.

L’ambassade des États-Unis en Tunisie a annoncé cette livraison, précisant qu’il s’agit du quatrième C-130 livré à la Tunisie par le gouvernement américain depuis 2021.

«La livraison de cet appareil réaffirme l’engagement du gouvernement des États-Unis à renforcer les capacités de transport aérien de l’armée de l’air tunisienne et à promouvoir la prospérité du secteur économique de la défense américain», a déclaré l’ambassade des États-Unis dans un communiqué.

«Cette capacité de transport aérien supplémentaire renforcera la capacité de la Tunisie à mener des exercices conjoints et multinationaux, des missions de transport aérien, des opérations de sécurité et des missions d’intervention rapide dans toute la région. Les États-Unis collaborent avec la Tunisie, partenaire stratégique et allié clé non membre de l’Otan, depuis plus de quarante ans sur les opérations, la formation et le soutien liés aux C-130. Cette livraison marque une nouvelle étape importante dans le développement de la coopération entre les forces armées américaines et tunisiennes», poursuit le communiqué.

«Cet appareil représente un nouveau pas en avant dans le partenariat de longue date et de confiance qui unit les États-Unis et la Tunisie», a déclaré l’ambassadeur Bazzi. Et d’ajouter : «Le renforcement des capacités de transport aérien de la Tunisie consolide notre capacité commune à soutenir la stabilité régionale, les efforts de sécurité conjoints et l’aide humanitaire.»

Lors de la cérémonie de remise, le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a souligné la solidité de l’amitié et le haut niveau de coopération bilatérale entre les deux pays, qualifiant cette coopération de partenariat stratégique fondé sur des intérêts communs et le respect mutuel.

Selon un communiqué du ministère de la défense, M. Sehili a salué l’engagement de l’administration américaine à mettre en œuvre les conclusions de la Commission militaire conjointe tuniso-américaine et la feuille de route pour la coopération militaire bilatérale. Il a ensuite mis en avant les principaux axes de collaboration, notamment le renforcement des capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes, la fourniture d’équipements spécialisés, l’intensification des programmes d’entraînement conjoints, le partage d’expertise et le soutien technique. M. Sehili a réaffirmé la volonté de la Tunisie d’approfondir davantage ce partenariat, rappelant son rôle de garant de la sécurité régionale et de pilier de stabilité.

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Ksar Hellal | Décès du Dr Kamel Maalel

15. Januar 2026 um 12:03

On vient d’apprendre avec une profonde tristesse, ce jeudi 15 janvier 2026, le décès du Dr Kamel Maalel, spécialiste des maladies respiratoires et allergiques, après son admission à l’unité de soins intensifs de la clinique Les Oliviers à Sousse.

Le docteur Kamel Maalel a été hospitalisé suite à un grave accident de la route survenu dimanche dernier à Ksar Hellal, sa ville natale.

Ses obsèques auront lieu aujourd’hui après la prière d’Al-Âsr au cimetière Al-Qassab, à Ksar Hellal, où le défunt était connu pour son dévouement et sa grande compassion envers les malades et les plus démunis.

Dr Maalel était diplômé en allergologie de la Faculté de Médecine de Necker à Paris et ancien médecin principal et spécialiste du CHU de Sousse. IL avait son cabinet privé à Ksar Hellal.

I. B.

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City Cars lance le EV3 et accélère la mobilité électrique en Tunisie

15. Januar 2026 um 11:35

Kia EV3, portée par une vision avant-gardiste, poursuit activement son offensive vers une mobilité 100 % électrique. Dans cette dynamique, le constructeur sud-coréen s’impose comme un acteur majeur grâce à un plan d’électrification ambitieux, soutenu par une gamme en constante évolution.

Fort du succès du Kia EV6, premier véhicule entièrement électrique de la marque, et de l’arrivée acclamée de son flagship, le Kia EV9, Kia franchit une nouvelle étape stratégique avec l’introduction du Kia EV3, conçu pour démocratiser la conduite électrique.

Positionné sur le segment des SUV urbains compacts, le Kia EV3, petit frère de l’EV9, représente un modèle phare – voire décisif – dans l’écosystème électrique de la marque. Pensé pour une nouvelle génération de conducteurs, il allie design emblématique, performances zéro émission et technologies intelligentes. Il ouvre ainsi la voie à une électromobilité plus accessible et grand public.

City Cars acteur clé de la mobilité électrique

En Tunisie, cette ambition se concrétise avec City Cars. Fidèle à une stratégie visionnaire et innovante, l’entreprise annonce avec fierté l’introduction du Kia EV3 sur le marché tunisien, marquant une étape clé dans le développement local de la mobilité propre.

«Chez City Cars, nous réaffirmons avec force notre engagement à accompagner la vision audacieuse de Kia en matière de mobilité durable. Après le lancement réussi des Kia EV6 et EV9, nous franchissons aujourd’hui une nouvelle étape stratégique en mettant sur le marché tunisien un modèle électrique plus accessible au plus grand nombre. L’arrivée du Kia EV3 constitue un jalon majeur dans la mise en œuvre de notre plan visant à proposer une gamme 100 % électrifiée couvrant l’ensemble des segments et répondant aux attentes de tous nos clients. Les deux dernières années nous ont permis d’accumuler une expérience précieuse à travers l’exploitation des EV6 et EV9 sur nos routes. Ces modèles ont bénéficié d’un suivi rigoureux dans le cadre du programme exclusif “Green Tie Program” (GTP), déployé par City Cars afin d’accompagner, rassurer et guider nos clients dans leur transition vers l’électrique. Grâce à ce programme, ils ont pu profiter d’un service attentionné et d’un soutien personnalisé, qui a favorisé une adoption sereine et convaincue du 100 % électrique. Nous capitalisons aujourd’hui sur ces acquis, en nous appuyant sur notre expertise historique et sur la force d’un réseau de proximité composé d’une vingtaine d’agents agréés à travers tout le pays. Ce réseau est d’ores et déjà équipé de cinq bornes de recharge rapide de 60 kW permettant de récupérer jusqu’à 80 % d’autonomie en environ 30 minutes, installées dans les villes de Tunis, Sousse, Monastir, Sfax et Gabès. Nous irons encore plus loin : deux bornes supplémentaires seront mises en service à Gafsa et Djerba durant le premier semestre 2026, renforçant un maillage stratégique couvrant les principales régions du territoire. Nous sommes extrêmement fiers de ces investissements majeurs, qui témoignent de notre engagement total à accompagner nos clients dans la transition électrique et à leur garantir une expérience de conduite fluide, sereine et pleinement maîtrisée, partout en Tunisie. City Cars restera au rendez-vous pour bâtir, aux côtés de Kia, un futur automobile plus propre, plus moderne et accessible à tous», a déclaré Riadh Annabi, DG de City Cars.

Kia EV3 primé World Car of the Year 2025

Élu Voiture mondiale de l’année 2025, le Kia EV3 sera commercialisé en quatre finitions, à partir de 104 980 DT.

Offrant une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 605 km, il se décline en versions Air, Earth, Earth Plus et GT-Line, afin de répondre à des usages et attentes variés, le Kia EV3 se distingue par une dotation technologique complète, pensée pour conjuguer confort, sécurité et modernité.

À l’extérieur, son design affirmé est sublimé par des jantes en alliage de 17 ou 19 pouces et par l’éclairage avant à signature lumineuse «Star Map», symbole de la nouvelle identité visuelle électrique de Kia.

À bord, l’éclairage d’ambiance intérieur à LED crée une atmosphère élégante et raffinée, renforçant le bien-être à chaque trajet. Le confort est optimisé grâce à la climatisation automatique bi-zone et à un système de navigation intégrant la cartographie de la Tunisie ainsi que les services connectés.

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K2Rhym, la nostalgie de Ben Ali et nous !

15. Januar 2026 um 11:02

Ceux qui s’apprêtent à regarder le documentaire de Karim Gharbi alias K2Rhym peuvent se contenter de la première demi-heure, le reste est à la gloire de notre Snoop Dogg national qui se voyait déjà au palais de Carthage. Les dix dernières minutes peuvent également s’avérer intéressantes pour ceux qui veulent en savoir un petit peu plus sur les conditions de l’inhumation de l’ancien président de la république Zine El Abidine Ben Ali en Arabie Saoudite.

Mohamed Sadok Lejri

Les témoignages de Habib Ammar (Général d’armée et ancien ministre), Abdelkrim Jilani Ghouma (ancien directeur au ministère de l’Intérieur) et Mohamed Berhouma (ancien chef du protocole à la présidence de la République) sur le coup d’Etat du 7 novembre 1987 sont dignes d’intérêt. Ils relatent les événements au cours desquels ils étaient aux avant-postes et parlent du rapport qu’ils entretenaient avec Ben Ali.

En revanche, on a l’impression que cette première partie est venue se greffer sur le reste du documentaire qui n’est autre chose qu’une hagiographie du rappeur K2Rhym. Ce dernier avait probablement l’intention de s’en servir comme outil de propagande lors de la campagne des dernières élections, mais, manifestement, les choses ne se sont pas déroulées comme il espérait pour les raisons que l’on connaît *.

L’«héritier» autoproclamé d’un dictateur  

Une fois la première demi-heure passée, la vacuité prend le relais et le rappeur se met à nous raconter ses origines, son enfance et adolescence, sa vie et sa success-story, le tout sur un ton sirupeux et avec des invités qui manient bien la brosse à reluire. Bref, ça nous fait une belle jambe ! Les intervenants nous donnent parfois l’impression qu’il s’agit d’une figure christique.

Le protagoniste du documentaire a essayé de nous faire comprendre de façon implicite qu’il entretenait un «rapport filial» avec l’ancien dictateur et qu’ils étaient même familiers ; un peu comme si le digne héritier était venu au chevet du patriarche pour l’assister dans ses dernières heures, et comprenne qui pourra !

Enfin, tous ces Tunisiens qui se réfugient depuis quelque temps dans la nostalgie de Ben Ali et qui sautent à la gorge de celui qui ne partage pas leurs regrets et leur «nostalgie du bon vieux temps» commencent à me taper sur le ciboulot ! Comme si Ben Ali était étranger aux turpitudes qui rongent le pays, telles entre autres les malversations et la corruption ! Comme si le défunt était étranger à cette médiocrité qui est devenue l’alpha et l’Omega de notre existence !


Cet homme louche compte sur la crédulité intéressée de beaucoup de Tunisiens pour accéder au Palais de Carthage.

Un gage de médiocrité intellectuelle

L’homme a hypothéqué l’avenir du pays en le plaçant entre les jambes de sa femme Leïla Trabelsi, et ça geint encore ! Tous ces jeunes cons qui votent invariablement identitaire et réactionnaire ne sont-ils pas le produit du système éducatif de Ben Ali ? Ce dernier pensait lutter contre l’extrémisme religieux, mais il s’est en réalité, et à son insu, mis au service du projet obscurantiste en produisant des générations d’incultes qui votent aujourd’hui sans aucune conscience politique.

La médiocrité intellectuelle et l’esprit rétrograde et réactionnaire dans lesquels nous baignons aujourd’hui sont, en fait, l’héritage que nous a légué Ben Ali. Ce dernier a fait perdre à la Tunisie près d’un quart de siècle et a dilapidé un héritage d’une valeur inestimable et acquis à la suite d’immenses efforts.

Je persiste et signe : durant son règne, on a détruit le système éducatif, on a dévoyé la morale et certaines valeurs à des fins perverses, on a abruti les jeunes générations avec la culture des virages des stades de football et on a livré la société aux émanations populacières, sans parler des vies brisées et des bouches muselées, de la torture, des persécutions et des bouteilles en verre dans le fion, de la paranoïa qui régnait en maître dans le pays à cause des murs qui avaient des oreilles… Et la liste des réalisations historiques de l’«artisan du changement» est encore longue !

Bref, les vingt-trois de règne de Ben Ali ont réduit en cendres des choses difficilement réhabilitables. Ce ne sont pas les larmes nostalgiques de quelques surexcités ou un K2Rhym qui, à travers ce documentaire, apparaît dans les vêtements du «fils» qui pourrait lui succéder qui vont nous faire changer d’avis ou restaurer ce qui semble être définitivement brisé. Y en a marre de Ben Ali, bonne fête et bon 14 janvier à tout le monde !

* Sa candidature à la présidentielle de 2024 a fait pschitt et une procédure judiciaire a été intentée à son encontre.

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BERD, UE et BEI signent un accord de subvention pour accélérer les énergies renouvelables

15. Januar 2026 um 10:53

La BERD, l’UE et la BEI signeront ce jeudi 15 janvier 2026 un accord de subvention pour soutenir les énergies renouvelables en Tunisie, en présence de Mme Odile Renaud-Basso, présidente de la BERD.

Ces fonds devront ainsi renforcer les infrastructures dédiées et avanceront le programme tunisien de 1,7 GW, visant 35 % d’électricité renouvelable d’ici 2035, comme prévu dans le Mémorandum d’entente Tunisie-UE sur l’énergie.

Il convient de noter que la présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Odile Renaud-Basso, effectue une visite officielle en Tunisie les 15 et 16 janvier 2026. C’est ce qu’a révélé le communiqué de la banque.

En outre, lors de cette visite, la présidente signera de nouveaux engagements d’investissement de la BERD, ainsi que des accords de subventions financés par l’Union européenne et d’autres donateurs.

Par ailleurs, elle sera reçue par le président de la République Kaïs Saïed. Tout comme elle se réunira avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh, également gouverneur de la BERD pour la Tunisie. De même, elle rencontrera des représentants des secteurs public et privé, des institutions financières internationales et des partenaires commerciaux.

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Analytica 2026 : l’AHK Tunisie ouvre les portes du géant mondial des technologies de laboratoire

15. Januar 2026 um 09:35

L’AHK Tunisie organise une délégation professionnelle au salon Analytica 2026, que le parc des expositions de Munich accueillera du 24 au 27 mars 2026. Les professionnels du secteur reconnaissent ce salon comme le leader mondial des technologies de laboratoire, de l’analyse, des biotechnologies et de la conférence. Cet événement revient tous les deux ans et constitue un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur.

Le salon réunit l’ensemble de la filière, de l’industrie à la recherche, et offre une plateforme unique permettant de découvrir les solutions les plus récentes pour toute la chaîne de valeur de l’analyse et du traitement de données. Les visiteurs pourront explorer les tendances majeures en sciences de la vie et comprendre comment l’intelligence artificielle transforme le travail en laboratoire. L’événement mettra également en lumière des solutions pour rendre les laboratoires plus écologiques et durables.

Analytica 2026 permettra de rencontrer un large panel de fournisseurs, incluant des start-ups innovantes, des leaders internationaux et des fournisseurs multibranches. Le salon garantit une présentation réussie des technologies de laboratoire innovantes, des analyses de pointe et des biotechnologies d’avenir. Dans ce cadre, l’AHK Tunisie propose un accompagnement personnalisé aux participants du 23 au 27 mars 2026. Les organisateurs fixent la date limite d’inscription à cette délégation au 23 janvier 2026.

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Bourse de Tunis: Lancement de la deuxième cohorte du programme « Reporting ESG »

15. Januar 2026 um 10:41
La Bourse de Tunis a annoncé le lancement, à partir du 15 janvier 2026, de la deuxième cohorte de son programme de reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG). Mis en œuvre en collaboration avec la Société financière internationale (IFC), institution membre du Groupe de la Banque mondiale, ce nouveau cycle vise à élargir le […]

Le chef des Druzes syriens appelle à faire sécession !

15. Januar 2026 um 09:53

La grande mode par les temps qui courent est à la sécession. Au Soudan déjà partagé qui a perdu sa partie sud, voilà que les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo veulent créer leur propre État dans le Darfour. La Somalie fait face aux velléités sécessionistes de la province du Somaliland dans le nord du pays qui vient d’être reconnue comme État par Israël. Dans le sud du Yémen, des tentatives de recréer la république du sud du Yémen ont attisé une crise aiguë entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Et voilà maintenant que le chef de la communauté druze syrienne Cheikh Hikmat Salman Al-Hijri (photo) vient d’annoncer la création d’une force armée druze et appelle à l’indépendance de la province de Soueïda affirmant n’avoir plus rien à partager avec le pouvoir central. 

Imed Bahri *

«La Syrie se dirige vers la partition et la création de régions autonomes. C’est la seule voie pour garantir l’avenir des minorités et la stabilité du Moyen-Orient, et Israël est le seul acteur qualifié et garant pour tout accord futur dans la région», c’est ce qu’a déclaré Hikmat Al-Hijri, chef spirituel de la communauté druze syrienne à Soueïda, à la journaliste Einav Halabi qui l’a rencontré pour le compte du site d’information israélien Ynet -affilié au journal de droite Yediot Aharonot– pour aborder la situation politique à Soueïda et de ses relations avec Israël. Concernant cette province où réside un demi-million de Druzes, il va plus loin et appelle à une indépendance totale. 

Al-Hijri a affirmé que le combat de la communauté druze n’est plus seulement un différend politique avec le régime mais une lutte existentielle contre «une approche barbare» ciblant les minorités. Il a décrit les affrontements de juillet 2025 entre les Druzes et tribus bédouines comme une «guerre d’extermination» dont seul Israël a sauvé les Druzes.

Conflits des Druzes avec les Bédouins

Il a déclaré que le gouvernement syrien était dirigé par une mentalité identique à celle de l’État islamique (Daech) ou d’Al-Qaïda, l’accusant d’avoir adopté ce qu’il a qualifié d’idéologie de Daech. Il a affirmé, sans preuve, que les Druzes avaient été victimes d’exécutions sommaires, de viols et d’incendies de quartiers résidentiels en juillet. Ce qu’il ne dit pas c’est que des Bédouins ont été menacés par les Druzes d’être exécutés s’ils ne quittaient pas Soueïda. 

Il a également affirmé que ces violences présumées avaient été perpétrées «sur ordre du régime de Damas» et «en coordination» avec des groupes armés, qualifiant les événements de véritable génocide qui a coûté la vie à 2000 membres de sa communauté. 

Il convient de noter que les combats de juillet ont ensuite dégénéré en affrontements ouverts entre les Druzes et l’armée et les forces de sécurité syriennes, qui tentaient de maintenir l’ordre dans la région.

À cette époque, l’armée israélienne a mené des frappes contre des positions de l’armée syrienne dans la ville de Soueïda, en soutien aux factions druzes locales. Les bombardements se sont ensuite étendus au quartier général de l’état-major au cœur de Damas.

Les militants fidèles à Al-Hijri ont également violé l’accord qui a conduit au retrait des forces de sécurité syriennes et de l’armée de Soueïda en juillet, en attaquant des zones tribales bédouines, en les assiégeant et en procédant à des exécutions sommaires et à des massacres, selon Mufleh Sabra, chef de la confédération tribale du sud de la Syrie, qui s’est exprimé auprès d’Al Jazeera.

Al-Hijri n’a pas hésité à louer le rôle d’Israël, déclarant : «Nul n’ignore qu’Israël a été le seul pays au monde à intervenir militairement et à nous sauver du génocide grâce à des frappes aériennes qui ont mis fin au massacre à son apogée».

Il a ajouté que la relation avec Israël est «normale» et fondée sur des liens de sang et des relations familiales élargies, considérant Israël comme un «État de droit fondé sur des institutions», un modèle auquel aspirent les Druzes.

En revanche, Al-Hijri a exprimé sa profonde déception envers le monde arabe, accusant les États arabes de prendre parti pour «le bourreau contre la victime» et critiquant la presse arabe à qui il reproche d’avoir dépeint sa communauté comme «les enfants de Satan».

Al-Hijri estime que la seule solution restante pour les Druzes est «l’indépendance totale». Il a affirmé que les tentatives de construction d’un État civil ont pris fin après l’effondrement des accords en mars 2025, soulignant que l’idéologie dominante à Damas est celle d’Al-Qaïda et les Druzes ne peuvent vivre sous son emprise.

Al-Hijri a révélé la création de la «Garde nationale», une armée druze locale chargée de protéger la province et a confirmé la poursuite de la coordination stratégique avec les Forces démocratiques syriennes (Kurdes) dans le nord de la Syrie.

Il a estimé que les Druzes ne pouvaient plus supporter les souffrances qu’ils enduraient et qu’Israël devait intervenir, soulignant que les Druzes se considèrent comme faisant partie intégrante du système d’existence qu’Israël représente.

Soueïda isolé su reste de la Syrie

La situation à Soueïda est dramatique. Il est impossible d’y entrer ou d’en sortir pour rejoindre le reste de la Syrie. Ceux qui travaillaient hors de la province ne peuvent pas reprendre leur emploi. Les étudiants boudent les universités à travers la Syrie. Les patients se voient refuser des soins dans les hôpitaux situés hors de la province et les malades du cancer en phase terminale sont, de fait, condamnés à mourir faute de service d’oncologie à Soueïda. Selon Ynet, Israël a déjà soigné des centaines de patients et de Druzes blessés dans ses hôpitaux.

Il est à indiquer que Hikmat Al-Hijri, âgé de 60 ans, est né au Venezuela, où son père a émigré avec une importante communauté druze. Aujourd’hui, environ 150 000 Druzes vivent au Venezuela, ce qui en fait la quatrième communauté druze au monde. Il est ensuite retourné en Syrie et a étudié le droit à l’université de Damas.

En 2012, il a succédé à son frère à la tête de la communauté après le décès de ce dernier dans un accident de voiture dont les circonstances n’ont jamais été clairement élucidées et qui a suscité de nombreux soupçons d’implication du régime d’Assad. La direction de la communauté est restée entre les mains de la famille Al-Hijri depuis le XIXe siècle.

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