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La Tribune de l’IA | Bourse de Tunis : Le marché termine sur une note solide, portée par des volumes en forte hausse

Von: hechmi
27. Dezember 2025 um 15:58

BOURSEÀ quelques séances de la fin de l’année, la Bourse de Tunis confirme sa bonne santé. La séance du vendredi 26 décembre 2025 s’est déroulée dans un climat globalement positif, marqué par une progression modérée des indices et, surtout, par une activité soutenue des échanges, signe d’un marché de plus en plus dynamique.

L’indice de référence, le TUNINDEX, a clôturé à 13 270 points, en légère hausse sur la journée. Mais c’est sur l’ensemble de l’année que la performance impressionne : plus de 33% de progression depuis janvier, un rythme rarement observé ces dernières années. Le TUNINDEX20, qui regroupe les plus grandes capitalisations, fait encore mieux avec près de 35% de hausse annuelle.

Des échanges en nette accélération

L’un des faits marquants de cette séance réside dans le niveau des transactions. Près de 1,7 million de dinars ont été échangés au cours de la journée, tandis que le cumul annuel dépasse désormais 5,1 milliards de dinars, en hausse de plus de 50 % par rapport à 2024.

Cette progression traduit un regain d’intérêt pour le marché boursier, aussi bien de la part des investisseurs individuels que des institutionnels. Le marché principal, et notamment les titres de capital, concentre l’essentiel des échanges, avec une part significative réalisée via des transactions de blocs, souvent associées à des investisseurs de long terme.

Des secteurs qui évoluent en ordre dispersé

Sur le plan sectoriel, la séance illustre une rotation classique des valeurs. Les banques poursuivent leur progression, confirmant leur rôle de pilier du marché tunisien en 2025. Les matériaux de base et les produits de consommation courante affichent également des performances positives, portés par des perspectives jugées plus défensives.

À l’inverse, le secteur des assurances a nettement reculé sur la journée, tout comme certaines valeurs industrielles et de services financiers. Ces mouvements sont interprétés par les analystes comme de simples prises de bénéfices, après une année globalement très favorable.

Banques et grandes valeurs toujours au centre du jeu

Du côté des valeurs les plus actives, les regards se sont portés sur TUNIS RE, TPR, MONOPRIX, BIAT et SFBT, qui concentrent à elles seules une part importante des capitaux échangés. Certaines valeurs ont enregistré de fortes variations, à la hausse comme à la baisse, illustrant une volatilité accrue en fin d’année, typique des ajustements de portefeuilles.

Une fin d’année encourageante, mais prudente

Au final, la séance du 26 décembre confirme la tendance haussière de fond qui caractérise l’année 2025. La hausse des indices, combinée à une forte progression des volumes, renforce l’idée d’un marché plus mature et plus liquide.

Les professionnels appellent toutefois à la prudence : après une telle performance annuelle, le marché pourrait connaître des phases de consolidation. Mais tant que les indices se maintiennent à des niveaux élevés et que l’activité reste soutenue, le climat demeure globalement favorable pour la Bourse de Tunis à l’aube de 2026.

Palmarès de la séance

Valeurs les plus actives (capitaux)

  • TUNIS RE : 15,2 MD TND
  • TPR : 6,45 MD TND
  • MONOPRIX : 2,12 MD TND
  • BIAT : 1,48 MD TND
  • SFBT : 1,45 MD TND

Top hausses

  • STB : +5,80 %
  • Ciments de Bizerte : +4,26 %
  • ESSOUKNA : +3,14 %

Top baisses

  • STAR : −4,49 %
  • ASSAD : −4,42 %
  • Magasin Général : −4,22 %

👉 Lecture micro : la spéculation reste concentrée sur financières et industrielles cycliques; volatilité accrue sur certaines mid/small caps.

(Source : Physionomie Boursière – Séance du vendredi 26 décembre 2025)

Avertissement — Le présent article a été généré à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle à partir des informations publiques contenues dans La physionomie quotidienne de la Bourse de Tunis. Les analyses, scénarios et simulations proposés ont une vocation strictement informative et pédagogique. Ils ne constituent ni une recommandation d’investissement ni un conseil financier personnalisé. Les données sources demeurent la propriété de leurs émetteurs respectifs.

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Les TITRES : Fiscalité, exportations, diaspora, la Tunisie face à ses choix économiques

Von: hechmi
27. Dezember 2025 um 13:44

Les TitresLa Tunisie engage une révision de ses accords commerciaux euro-méditerranéens. Trois projets de loi examinés en Conseil des ministres visent à adapter les règles d’origine, renforcer l’intégration industrielle et sécuriser l’accès aux marchés européens. En parallèle, fiscalité verte, prix agricoles administrés et retour des Tunisiens du monde alimentent le débat économique et social de fin d’année.

LES 5 TITRES DU JOUR

LE CHIFFRE DU SOIR

80 % — Part des exportations tunisiennes absorbée par les marchés euro-méditerranéens

LE SECTEUR À SURVEILLER

Agriculture L’administration du prix de l’huile d’olive est fixée à 10 dinars le litre, sous les coûts moyens. Les exportations restent dominées par le vrac.

Signal faible : absence de mécanismes de protection des prix à la production malgré l’importance stratégique de la filière.

SUR LES MARCHÉS

Tunindex 13 270,45 33,32% | USD 2,9035 | EUR 3,3850 | Brent 60,45$ | Or 3 848,73 € / oz

À SUIVRE

  • Publication attendue de données économiques de l’INS
  • Suivi des projets de loi au Parlement
  • Annonces possibles sur les subventions énergétiques

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Retour des Tunisiens du monde : quels freins et quels leviers identifiés ?

27. Dezember 2025 um 11:45

Retour des Tunisiens du monde : motivations, freins et conditions identifiés par une enquête

Mieux comprendre les motivations, les freins et les conditions de retour des Tunisiens du monde (TdM) : tel est l’objectif principal d’une enquête menée auprès d’un échantillon représentatif de la diaspora tunisienne. L’étude vise à éclairer les profils socio-économiques des TdM, leur lien avec la Tunisie, leurs perspectives de retour et les leviers susceptibles de rendre ce projet plus attractif.

Une enquête représentative et méthodologiquement mixte

L’enquête repose sur un dispositif combinant deux modes de collecte. Le premier consiste en des entretiens en face à face réalisés selon la méthode CAPI. Le second s’appuie sur une enquête en ligne de type CAWI, accessible notamment via QR Code en cas de réticence à l’entretien direct.
La taille de l’échantillon s’élève à 1 041 personnes. Il est présenté comme représentatif de l’ensemble des Tunisiens du monde, sans précision supplémentaire sur la répartition géographique ou temporelle [à vérifier].

Profils, attachement et pratiques des Tunisiens du monde

L’étude dresse un profil détaillé des répondants, intégrant l’âge, le genre, le niveau d’études, la situation familiale et professionnelle ainsi que le niveau de revenu. Elle évalue également leur degré d’attachement à la Tunisie et analyse leurs comportements, notamment la fréquence des retours, l’existence d’un patrimoine dans le pays et la nature des liens familiaux entretenus.

Ces éléments permettent de mieux cerner les attentes des Tunisiens du monde et d’identifier les facteurs qui influencent leur rapport au pays d’origine, qu’il s’agisse d’un retour définitif ou partiel.

Les leviers identifiés pour encourager le retour

Parmi les principaux enseignements, l’amélioration du cadre de vie apparaît comme un facteur central. Les répondants citent en priorité la santé, l’éducation et les infrastructures. L’accès aux marchés et aux opportunités économiques, ainsi que la stabilité économique et politique, figurent également parmi les éléments jugés attractifs.

L’étude souligne l’importance de faciliter l’investissement, notamment via un accès simplifié au financement et au capital-risque, ainsi que par des procédures administratives allégées. La simplification de la réglementation bancaire et de change ressort comme un autre levier majeur.

Protection sociale et cadre institutionnel

Le renforcement de la protection sociale constitue un axe structurant. Les répondants évoquent la nécessité de garantir les pensions de retraite, l’assurance maladie et des systèmes mutualistes adaptés. L’enquête recommande la négociation d’accords bilatéraux avec les pays de résidence afin de permettre le transfert des pensions sans exigence de présence physique régulière.

Enfin, la stabilité et la prévisibilité du cadre institutionnel sont identifiées comme des conditions essentielles. Le renforcement de la transparence des institutions et la stabilité des politiques économiques sont présentés comme des facteurs clés pour restaurer la confiance des Tunisiens du monde dans leur pays.

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Exportations : le système E-FOPPRODEX opérationnel dès 2026

26. Dezember 2025 um 15:53

Le système E-FOPPRODEX relatif à la numérisation des demandes d’appui et l’accélération du versement des subventions sera adopté, à partir de janvier 2026, a annoncé le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.

Intervenant, jeudi, lors de la réunion de la Commission consultative pour la promotion des exportations, tenue, à Tunis, il a évoqué la nécessité d’adopter, pour la période à venir, des programmes spécifiques et exceptionnels  au service du secteur de l’exportation, a fait savoir le département du commerce.

Il a insisté sur l’importance de soutenir les filières exportatrices lesquelles connaissent des difficultés de commercialisation, ainsi, que les secteurs prometteurs dans le domaine de l’innovation et de la technologie, à l’instar des start-ups et des exportations des entreprises citoyennes.

L’accent a été mis, lors de cette réunion, sur la possibilité de renforcer l’appui au transport pour les exportations d’huile d’olive, au cours de la saison actuelle, notamment, vers la destination américaine. Ce dossier sera soumis à l’examen lors de la réunion qui se tiendra prochainement du Conseil National du Commerce Extérieur, selon la même source.

A cette occasion, Abid a appelé à parachever la structuration du Fonds de promotion des exportations en accélérant la révision du décret relatif aux interventions du Fonds et à l’élaboration d’un manuel de procédures.

Il s’agit, également, d’achever le programme de numérisation, de simplifier les procédures au profit des exportateurs et d’œuvrer à résoudre tous les problèmes en suspens dans les plus bref délai.

Le ministre du Commerce a souligné l’importance stratégique du secteur de l’exportation pour l’économie nationale, en tant que moteur de croissance et un levier de développement.

Et de poursuivre que le Fonds de Promotion des Exportations (FOPRODEX) constitue l’un des mécanismes les plus importants mis en place par l’État pour dynamiser les exportations tunisiennes sur les marchés mondiaux.

Par ailleurs, Abid a rappelé que le programme Easy Export a démarré, depuis octobre 2025. Ce programme vise à  soutenir davantage l’exportation de produits tunisiens via la poste tunisienne pour les produits de l’industrie alimentaire et de l’artisanat, ainsi que les exportations des startups.

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Tunisie-Chine : CAMCE explore de nouveaux investissements

26. Dezember 2025 um 13:36

Une délégation de China CAMC Engineering Co., Ltd. (CAMCE), filiale de China National Machinery Industry Corporation (SINOMACH), a été reçue jeudi 25 décembre 2025 au siège de l’Agence Foncière pour l’Investissement en Tunisie (FIPA-Tunisia) par son Directeur Général, Jalel Tebib.

La rencontre a permis de faire le point sur le projet du Centre sportif pour la jeunesse de Ben Arous et d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie, notamment dans les infrastructures.

La délégation chinoise, conduite par Joey Zhou, Directeur Général Adjoint de CAMCE, et Eason Li, Chef de Projet, s’est entretenue avec les responsables tunisiens sur les perspectives de coopération dans des chantiers d’envergure tels que l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage, le port en eau profonde d’Enfidha et le projet Taparura à Sfax.

Jalel Tebib a salué l’importance des investissements réalisés par CAMCE en Tunisie, mettant en avant la dynamique économique actuelle du pays, qui prévoit notamment d’accélérer la réalisation de grands projets d’infrastructure via des partenariats public-privé. Il a également réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer sa coopération économique avec l’ensemble de ses partenaires internationaux.

Selon la page Facebook de la FIPA-Tunisie, China CAMC Engineering Co., Ltd., entreprise publique dépendant directement du gouvernement chinois, est spécialisée dans les projets clés en main à l’international. Cotée à la Bourse de Shenzhen depuis 2006, elle joue un rôle majeur dans l’expansion de l’influence chinoise dans les secteurs de l’ingénierie et des infrastructures à l’étranger.

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Propreté du pays : un obstacle pour le tourisme tunisien

26. Dezember 2025 um 13:16

Le président de la Fédération tunisienne des agences de voyages, Ahmed Bettaïb, a annoncé vendredi 26 décembre 2025 des résultats positifs sur les marchés touristiques traditionnels, notamment chinois et algérien.

Selon ses déclarations sur les ondes d’ExpressFm ces deux marchés ont enregistré de bonnes performances en termes de réservations à la date du 16 décembre 2025.

Le Sud tunisien attire les vacanciers
Les destinations du Sud ont enregistré des taux de réservation supérieurs à 90 %, notamment pendant les vacances d’hiver. Cependant, des incidents ponctuels avec les touristes algériens ont entraîné un léger recul du nombre de visiteurs par rapport aux prévisions initiales.

Des réservations en hausse par rapport à 2024
Ahmed Bettaïb a souligné que les réservations globales dépassent de plus de 20 % celles de l’année précédente. Malgré les difficultés rencontrées sur le marché algérien, le rythme des réservations reste encourageant, et l’Association espère que ces problèmes seront résolus prochainement.

Affluence et impact économique
Le nombre de touristes algériens a dépassé 3,5 millions. Selon le Office national du tourisme, la Tunisie a accueilli 11 millions de visiteurs au 21 décembre 2025. Le nombre de nuitées a légèrement diminué, mais les transactions et les revenus en devises étrangères ont progressé, ce qui traduit une meilleure rentabilité du secteur.

Diversification culturelle et saisonnière
Ahmed Bettaïb a mis en avant l’attractivité renouvelée de la Tunisie grâce à sa diversité d’événements culturels et touristiques, qui contribue à réduire la saisonnalité. Il a cité les festivals de Douz et Tozeur en décembre comme exemples de dynamisation du produit touristique national.

Propreté et image de la destination
Le président de la FTAV a insisté sur l’importance de la propreté du pays, qu’il considère comme un point noir toujours influent sur l’image touristique de la Tunisie.

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Alerte météo : Orages et pluies abondantes sur le nord et le centre

26. Dezember 2025 um 12:46

La situation météorologique sera favorable, à partir de cet après-midi, à la chute de pluies éparses et temporairement orageuses sur le nord et localement le centre.

Ces précipitations seront abondantes, l’après-midi et au cours de la nuit, notamment, dans les gouvernorats de Nabeul, Sousse, Monastir, Zaghouan, Grand Tunis et Bizerte, a indiqué l’Institut national de la météorologie (INM), dans un bulletin de suivi publié vendredi.

Les quantités maximales varieront entre 30 et 50 mm et atteindront localement 80 mm avec des chutes de grêle et le vent soufflera fort lors de l’apparition des cellules orageuses.

Samedi, 27 décembre 2025, le temps sera marqué par des précipitations sur les régions Est du nord et du centre. Ces précipitations seront orageuses, notamment, dans la région du Cap Bon.

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Tunisie : de nouvelles lois pour booster le commerce euro-méditerranéen

26. Dezember 2025 um 12:42

Sur instructions du président de la République, Kaïs Saïed, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, jeudi soir au Palais de la Kasbah, une réunion du Conseil des ministres consacrée à l’examen de plusieurs projets de loi organique à caractère économique.

Selon un communiqué officiel, ces textes portent sur l’approbation d’amendements et de modifications d’accords régissant les relations commerciales de la Tunisie avec ses partenaires euro-méditerranéens et européens.

Trois textes liés aux accords commerciaux

Le Conseil a examiné un projet de loi organique portant approbation des amendements à la convention régionale sur les règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes (convention PEM). Il s’agit également d’un projet de loi approuvant la modification du protocole B de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et les États de l’Association européenne de libre-échange (AELE).

Un troisième projet concerne l’approbation de la modification de l’accord euro-méditerranéen d’association liant la Tunisie à la Communauté européenne et à ses États membres.

Un cadre stratégique pour les exportations tunisiennes

Le communiqué précise que ces projets de loi s’inscrivent dans la poursuite de la politique de la Tunisie visant à honorer ses engagements internationaux et à consolider les acquis existants. Le tissu industriel tunisien s’est déjà intégré à l’espace euro-méditerranéen et a développé de multiples partenariats.

La région euro-méditerranéenne constitue un espace stratégique pour les exportations tunisiennes en raison de la proximité géographique, de la complémentarité économique et de l’interconnexion des chaînes de valeur. Elle représente la première destination des produits tunisiens, notamment industriels, agricoles et agroalimentaires, grâce aux accords de partenariat et de libre-échange.

80 % des exportations orientées vers la région

Les marchés euro-méditerranéens absorbent environ 80 % de l’ensemble des exportations tunisiennes. L’adoption de ces projets de loi vise à raffermir la présence de la Tunisie sur ces marchés et à faciliter une meilleure intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de production européennes et mondiales.

Les secteurs des composants automobiles, des industries électriques et électroniques, ainsi que du textile et de l’habillement figurent parmi les domaines concernés.

Réformes, simplification et investissements

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une cohérence accrue de l’action gouvernementale afin d’améliorer le fonctionnement des services publics, la qualité des prestations et le rythme des réformes structurelles. L’objectif affiché consiste à stimuler l’investissement et la création d’emplois.

Elle a également appelé à une approche globale fondée sur la simplification des procédures et le traitement rapide des dossiers aux niveaux central, régional et local.

En clôture, Sarra Zaâfrani Zenzri a réaffirmé le choix de la Tunisie d’élargir ses partenariats internationaux sur la base du respect mutuel, de l’égalité et de l’intérêt commun, conformément aux orientations du président de la République.

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Quand l’État “rabaisse” le prix de l’huile d’olive, la Tunisie pénalise ses agriculteurs

26. Dezember 2025 um 11:30
Moktar Lamari
Moktar Lamari

C’est officiel, depuis hier, le prix de référence de l’huile d’olive est administré de nouveau, fixé à 10 dinars le litre cette saison. Moins que 3 euros le litre, un prix en deçà des coûts de production moyens. Un prix cassé favorisant l’exportation en vrac et en masse. Un cadeau pour les exportateurs, un drame pour les agriculteurs et les investisseurs dans le secteur. La colère sociale monte et pas pour rien. La Tunisie ne dispose pas de tribunal de Commerce, pour éventuellement recevoir les plaintes légitimes des producteurs. Un procès, pour spoliation des ruraux par les urbains…

L’Etat contre ses paysans ?

Chaque saison oléicole en Tunisie commence par le même rituel. Le ministère du Commerce, le ministère de l’Agriculture, l’ONH (Office National de l’Huile) et le CEPEX montent sur scène, chiffres à la main, sourire jaune mais satisfait et enrobé de discours démagogique. Annonçant, d’une seule voix, que « les productions d’huile d’olive sont en hausse », que « la Tunisie confirme son rang mondial », mais que « les prix de cet or vert sont divisés par deux ».

Rideau tombé et applaudissements nourris des intermédiaires, banques et autres intrus dans la filière. Les médias reproduisent les discours, sans comprendre et sans expliquer les vrais enjeux, les perdants et les gagnants.

Sur le terrain, le producteur regarde ses bidons et barils partir à des prix cassés qui insultent son travail et volent son produit, par ce mécanisme d’administration indue des prix. Mais ça, ce n’est pas dans le communiqué des ministères et organes officiels. Ils s’en balancent.

L’État tunisien ne ment probablement pas : c’est les fonctionnaires incompétents qui trichent par omission. Ils parlent toujours de volumes, jamais de valeur. De tonnes, jamais de prix. De classement mondial, jamais de revenus pour ceux qui produisent réellement l’huile.

L’olive et l’huile d’olives deviennent des chiffres abstraits, utiles pour les rapports et les discours, inutiles pour la reproduction des fermes oléicoles et et les oliviers comment tels.

Langue de bois pressée à froid

L’Office National de l’Huile se présente comme régulateur. En réalité, il agit comme un agent d’écoulement rapide. Quand les prix chutent, on n’entend jamais un discours sur la protection du producteur ou la limitation de la vente en vrac. On entend plutôt des formules recyclées :

« Il faut s’adapter aux conditions du marché international »
« La conjoncture mondiale est difficile »
« L’Espagne influence les prix »

Traduction : l’État abdique, mais avec hypocrisie bureautique, élégance technocratique, qui fait au final saigner les producteurs, et ruinent l’espoir des investisseurs.

Le ministère du Commerce parle de compétitivité, comme si vendre moins cher que tout le monde était une stratégie et non un aveu d’échec.

Le ministère de l’Agriculture, lui, invoque la tradition, la qualité, le terroir… tout ce qu’il refuse ensuite de défendre concrètement par une politique de marque, de conditionnement et de prix plancher.

Quant au CEPEX, il exporte. Peu importe quoi. Peu importe comment. Peu importe sous quel nom. L’essentiel, c’est que ça sorte du territoire et que les tableaux Excel soient verts.

L’huile d’olive tunisienne devient un simple flux logistique. Un liquide qui coule, qui fuit et qui tâche, mais dans l’intérêt des intermédiaires, pas des producteurs.

Les élites parlent, les médias radotent et les producteurs encaissent les pertes et les déceptions.

Les économistes universitaires restent à l’écart, ils ne veulent pas toucher à un sujet explosif, qui dévoilera leurs incompréhensions des enjeux. Probablement, leur incapacité des politiques d’administration des prix, et régulations des marchés de la Tunisie profonde de Sidi Bouzid à Zarzis, en passant par Kairoaun ou Akkouda.

Dans les salons climatisés des hôtels étoilés et des conférences des diplomates, on entend toujours les mêmes phrases, le même refrain prononcés par les mêmes profils :

« On ne peut pas aller contre le marché »
« Il faut être réaliste »
« L’État ne peut pas tout faire »

Curieusement, ces élites trouvent toujours le réalisme quand il s’agit de baisser les prix, jamais quand il s’agit de construire une stratégie nationale ambitieuse. Elles savent expliquer pourquoi on ne peut pas protéger le producteur, mais jamais pourquoi l’Italie peut vendre notre huile trois fois plus cher que nous.

Le syndicat des agriculteurs parle des deux coins de la même bouche, chacun dit son discours. Supposément au nom des agriculteurs, mais reste souvent coincé entre communication institutionnelle forcément en langue de bois , double discours et impuissance réelle.

Le producteur, lui, n’a ni micro ni plateau télé. Il a juste ses olives, ses dettes et un État qui lui demande de comprendre et de redoubler d’effort dans l’intérêt des politiciens en place. Les larmes pour pleurer et la prière pour se oublier.

Un État qui vend vite, ses caisses étant vides

La vérité est brutale : l’État tunisien traite l’huile d’olive comme un produit éternellement en crise, pas comme un pilier stratégique. Les envolées lyriques de certains journalistes engraissés par la publicité mensongère ne changent rien à la réalité.

L’huile d’olive tunisienne est simplement bradée, probablement pour combler un trou budgétaire urgent, des revenus en devises, mais pas pour construire une richesse durable. Le court terme l’emporte sur le moyen terme.

On la brade comme quand on liquide tout ce qu’on n’a pas eu le courage de défendre. On la brade, parce que l’Etat n’a pas investi dans les infrastructures de stockage, les technologies de traçabilité, ou l’innovation de produit.

Pas de marque nationale forte. Pas de mesure pour contrôler la qualité et vérifier la traçabilité. Pas de politique sérieuse contre la domination du vrac. Pas de protection réelle des prix à la production.

Mais beaucoup de discours. Beaucoup de conférences. Beaucoup de “succès”. Les médias du sérail applaudissent les gagnants et oublient les producteurs de la Tunisie profonde. Eux, les journalistes préfèrent les réceptions des ambassades aux investigations de terrains et sondages des producteurs et acteurs de la filière oleicole.

Mais, ce faisant l’Etat transfère volontairement les surplus des producteurs, vers celui des intermédiaires et autres rentiers liés aux marchés de l’exportation.

L’incompétence extra vierge

Le bradage de l’huile d’olive tunisienne n’est ni une fatalité ni un accident. C’est le résultat d’un choix institutionnel répété, maquillé par des mots creux et des chiffres flatteurs. L’État tunisien ne manque ni d’experts ni de rapports. Il manque de volonté politique et de respect pour ce qu’il possède.

Un État qui vend son meilleur produit comme un surplus ne mérite pas de parler de souveraineté économique. Un État qui célèbre les volumes mais ignore les prix ne protège rien, il administre le déclin.

L’huile d’olive tunisienne continuera d’être excellente.

La question est : jusqu’à quand la gouvernance de la filière oléicole continuera-t-il à être médiocre ?

Par Moktar Lamari -Economics for Tunisia 

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IACE : corruption et informel pénalisent davantage les PME

Von: walid
26. Dezember 2025 um 11:11

Les grandes entreprises font face à des contraintes plus marquées en matière d’accès au financement, de formation de la main-d’œuvre et de réglementation du travail. Les PME, quant à elles, sont davantage confrontées à la corruption, à la concurrence du secteur informel et à certains obstacles administratifs, selon la première édition du Rapport National sur l’Entreprise en Tunisie (année 2025), publié, jeudi, par l’IACE.

Ces écarts reflètent des priorités différentes selon la taille des entreprises et suggèrent que des politiques de soutien ciblées pourraient être nécessaires pour répondre efficacement à leurs besoins spécifiques.

D’après le rapport, l’accès au financement est une priorité pour les grandes entreprises et les PME, bien que l’obstacle soit légèrement plus important pour les premières (45,4%) que pour les secondes (39,8%).

En ce qui concerne les autres principaux obstacles auxquels sont confrontés les entreprises, les PME se disent beaucoup plus touchées par la corruption (15,55 % contre 9,8% pour les grandes entreprises) et les pratiques informelles (8,8 % pour les PME, aucun obstacle pour les grandes entreprises), montrant une vulnérabilité plus marquée des PME face à ces défis, d’après l’Institut arabe des chefs d’entreprises qui se base une enquête menée par la Banque mondiale.

Par ailleurs, les grandes entreprises voient des obstacles plus importants liés à une main-d’oeuvre insuffisamment formée (7,4 %contre 5,15 % pour les PME) et à la réglementation du travail (9,6 % contre 2,15% ). Ces entreprises semblent ainsi faire face à des besoins plus complexes en termes de compétences et de gestion de la main-d’oeuvre.

Pour ce qui est de la politique et de la fiscalité, ces aspects sont perçus comme un obstacle par les deux types d’entreprises, mais les grandes entreprises expriment des préoccupations légèrement plus prononcées vis-à-vis de l’instabilité politique (11,8 % contre 10,6% et des taux d’imposition (5,2 % contre 2,35%).

Toutefois, les grandes entreprises ne perçoivent pratiquement aucun obstacle dans l’accès au foncier et à l’accès aux tribunaux, contrairement aux PME, qui notent quelques difficultés. Cependant, le transport est un obstacle plus important pour les grandes entreprises (1,6 % contre 0,75% ), probablement en raison de leurs besoins logistiques plus vastes.

Partant de ce constat, l’Institut arabe des chefs d’entreprises a recommandé de renforcer le soutien aux entreprises exportatrices, étant donné que plus de 13 % des entreprises ne réalisent aucun chiffre d’affaires à l’exportation, traduisant une intégration limitée aux marchés internationaux. “Il serait pertinent de leur proposer des formations spécialisées, des aides financières ciblées et un meilleur accès aux opportunités à l’étranger”.

Il s’agit encore de soutenir le secteur industriel, l’IACE indique à ce propos que le taux d’entreprises ayant un impôt nul dans ce secteur est trois fois supérieur à la moyenne générale, ce qui montre un potentiel sous-exploité. Des incitations fiscales et des programmes d’investissement pourraient stimuler la production locale et dynamiser ce secteur stratégique.

L’objectif est, aussi, de réduire l’inactivité dans le secteur des services qui concentre le plus grand nombre d’entreprises sans chiffre d’affaires. “Une étude approfondie des obstacles freinant leur activité permettrait d’identifier des leviers d’action adaptés pour relancer ces entreprises”.

L’Institut préconise de structurer davantage le commerce de gros, relevant que “l’absence de données fiables sur les bénéfices fiscaux et imposables de ce secteur souligne la nécessité d’améliorer la collecte et la transparence des informations comptables et fiscales”.

En outre, une transition numérique permettrait d’améliorer la transparence fiscale, d’optimiser la gestion comptable et de réduire les risques de pertes ou d’irrégularités, tout en renforçant la compétitivité globale des entreprises.

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Recherche scientifique : l’IRESA dans le Top 10 arabe

Von: walid
26. Dezember 2025 um 10:51

L’Institut de recherche et d’enseignement supérieur agricoles (IRESA) s’est classé 7ᵉ sur 317 institutions de recherche arabes dans le classement SCImago 2025, selon un communiqué du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche publié mercredi.

Ce classement place l’IRESA parmi les dix premières institutions de recherche arabes, consacrant ainsi « un parcours marqué par un travail scientifique constant » et témoignant de la qualité de la production scientifique tunisienne dans les domaines agricole et environnemental.

Par ailleurs, trois institutions tunisiennes figurent parmi les 15 premiers centres de recherche arabes, ce qui confirme la solidité du système national de recherche et sa compétitivité régionale.

Dans son communiqué, le ministère a salué cette reconnaissance, soulignant qu’elle reflète non seulement « la qualité de la production scientifique dans les domaines agricoles et environnementaux », mais aussi « l’efficacité des politiques publiques soutenant la recherche et l’innovation en Tunisie ».

Cette distinction positionne la Tunisie comme un acteur scientifique de premier plan dans la région arabe et ouvre, selon le ministère, « de nouvelles perspectives pour renforcer les partenariats régionaux et internationaux, attirer des projets et des financements, au service du développement durable, de la souveraineté alimentaire et de l’économie nationale ».

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PME, maillon clé d’une croissance durable en Tunisie

Von: walid
26. Dezember 2025 um 10:36

L’IACE a appelé à mettre en place un nouveau pacte productif dans l’objectif de reconstruire un modèle entrepreneurial fondé sur la compétitivité, la transparence et la durabilité.

Dans la première édition du “Rapport National sur l’Entreprise en Tunisie”, publiée jeudi, l’IACE a précisé que ce pacte doit s’articuler sur trois priorités à savoir le renforcement de la productivité et la taille critique du secteur privé, en soutenant la montée en gamme des micro-entreprises vers le statut de PME innovantes, la réforme de la gouvernance et de la performance des entreprises publiques, pour réduire leur charge budgétaire, la stimulation de l’investissement industriel et technologique, condition indispensable d’une croissance inclusive et durable.

Le rapport révèle une économie tunisienne en transition, dominée par la micro-entreprise, soutenue par un secteur privé fiscalement central mais encore fragile, et freinée par un secteur public budgétairement coûteux.

A la fin de 2023, sur un ensemble de 824593 entreprises, près de 87,5% sont des structures sans salariés, traduisant une économie centrée sur le micro-travail indépendant et l’auto-emploi. Les entreprises employeuses sont au nombre de 103518 unités, réparties entre 89 958 micro-entreprises représentant 87% du total des entreprises employeuses, 12 663 PME (12,23%) et 897 grandes entreprises (0,87%).

Ces entreprises privées contribuent à 58,7% de la valeur ajoutée totale de l’économie, contre 10,5 % pour les entreprises publiques. Elles assurent également 79,2% de l’investissement total des entreprises (en moyenne 10513 MD par an) et 43% de l’emploi formel national (environ 1,13 million de salariés).

Sur la période récente, les entreprises privées assurent également en moyenne près de 53% des recettes fiscales totales. En 2024, seules 103756 entreprises ont déclaré un exercice fiscal auprès de la Direction générale des impôts, contre 113137 en 2023, soit une diminution de 8,3% du nombre de déclarants en un an. Cette évolution révèle une érosion de la base imposable et une fragilité de la formalisation, notamment dans le commerce et les services.

// Nécessité de renforcer les passerelles entre PME et grandes structures

L’autre constat tiré des délégations à plus faible IDR ( Indice de développement régional) entre 2021 et 2024 montre que l’impact des entreprises dépend moins du nombre total d’unités que de la présence d’un noyau de PME employeuses et, idéalement, d’une ou deux grandes entreprises structurantes.

Concrètement, des délégations avec 2000-3600 unités de production mais sans PME matures ni grandes entreprises restent en bas du classement, signe que la prolifération de micro-unités peu productives et souvent informelles ne se traduit ni en emploi formel, ni en valeur ajoutée locale. À l’inverse, les délégations disposant d’un noyau de PME avec des paliers d’effectifs critiques (50 à 100+ emplois) améliorent plus rapidement leurs indicateurs, surtout quand une grande entreprise ancre des chaînes de valeur et diffuse standards, marchés et compétences.

S’agissant des micro-entreprises, elles demeurent la base dominante du tissu économique tunisien. Bien que leur nombre ait progressé de 5,2% entre 2021 et 2023, leur poids économique reste limité, avec seulement 17,8% de l’emploi salarié et environ 3% de contribution aux impôts directs. Malgré leur rôle social crucial et leur fonction d’amortisseur du chômage, les micro-entreprises demeurent confrontées à des contraintes de financement, de productivité et de formalisation, limitant leur transition vers des structures plus robustes.

Les PME constituent un maillon stratégique du tissu productif. Elles concentrent 38,3% de l’emploi total et se positionnent comme un moteur intermédiaire entre la micro-activité et les grandes structures. Entre 2021 et 2023, leur progression reste modérée (+3,7%), traduisant une faible mobilité structurelle et des difficultés d’accès au financement et à l’innovation. Toutefois, leur contribution à la stabilité de l’emploi formel et à la diversification économique reste majeure.

Les grandes entreprises, elles, occupent une place stratégique dans l’économie tunisienne. Elles concentrent 44% de l’emploi salarié et dominent la production industrielle, les exportations et la recherche-développement. Leur effectif a progressé de 10,6% entre 2021 et 2023, témoignant d’une résilience économique et d’une capacité d’adaptation post-crise. Si leur rôle reste crucial dans la création d’emplois qualifiés et la compétitivité extérieure, leur rareté souligne la nécessité de renforcer les passerelles entre PME et grandes structures, afin de favoriser une intégration productive et une croissance plus équilibrée entre les régions.

//Entreprises publiques : 22,13% du déficit budgétaire moyen

À l’inverse, les entreprises publiques, bien que stratégiques dans les secteurs de base, ne contribuent qu’à 4% de l’emploi formel et génèrent une charge budgétaire moyenne équivalente à 22,13% du déficit de l’État, avec un déficit annuel de près de 2 981 MD et des subventions publiques moyennes de 9 809 MD.

En 2022, cette part a même culminé à 62,7%, révélant l’impact budgétaire croissant du secteur public. Le rapport souligne également que la rémunération annuelle moyenne d’un travailleur des entreprises publiques atteint 45217 dinars, tandis que les subventions publiques moyennes s’élèvent à 9809 millions de dinars par an, pour un déficit agrégé de près de 2981 millions de dinars.

Ces déséquilibres mettent en évidence la nécessité de repenser la gouvernance et la viabilité financière des entreprises publiques, dont la contribution nette au budget demeure négative, tout en consolidant la base imposable du secteur privé.

Le rapport préconise d’élargir l’assiette de l’IS par la formalisation des micro-entreprises, la digitalisation de la fiscalité et une lutte plus efficace contre la sous-déclaration et la concurrence informelle. La soutenabilité budgétaire du modèle économique tunisien dépend, en définitive, d’un rééquilibrage entre le rendement fiscal du secteur privé et la rationalisation des transferts au secteur public.

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Crédit bancaire : les PME toujours sous pression

Von: walid
26. Dezember 2025 um 10:18

Les Petites et moyennes entreprises (PME) font face à des contraintes de crédit totales et partielles légèrement plus élevées que les grandes entreprises en matière de contraintes de crédit, révèle, jeudi, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) dans son rapport national sur l’Entreprise en Tunisie 2025 (première édition).

S’appuyant sur des enquêtes menées en 2024 par la Banque mondiale, l’Institut indique que près de 9,85 % des PME déclarent faire face à des contraintes de crédit totales, contre 8,7 % pour les grandes entreprises.

S’agissant de l’accès aux prêts bancaires, une proportion plus élevée de grandes entreprises dispose d’un prêt bancaire ou d’une ligne de crédit (47,4 %), contre 43,75 % pour les PME. Ces dernières bénéficient toutefois de délais de réponse plus courts, avec une décision de prêt obtenue en moyenne en 5,45 jours, contre 11,4 jours pour les grandes entreprises. Le taux de rejet des demandes de prêt demeure similaire pour les deux catégories, avoisinant 38 %.

Concernant le financement des investissements, une part comparable de PME (46,45 %) et de grandes entreprises (45,6 %) recourt aux banques. Néanmoins, les PME dépendent davantage de leurs financements internes pour soutenir leurs investissements.

Pour le financement du fonds de roulement, le recours aux banques est quasiment identique entre les deux groupes (14,6 % pour les PME et 14,3 % pour les grandes entreprises).

Toutefois, les PME financent une part plus importante de leur fonds de roulement par des crédits bancaires (48,15 %), contre 40,2 % pour les grandes entreprises.

Il ressort de ces données que, si les grandes entreprises bénéficient d’un accès légèrement supérieur aux prêts bancaires, les PME obtiennent des réponses plus rapides et s’appuient davantage sur le financement bancaire pour leur fonds de roulement, traduisant des stratégies de financement distinctes selon la taille des entreprises.

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Tourisme tunisien : les recettes atteignent 7,8 milliards de dinars et dépassent les niveaux de 2019

Von: walid
26. Dezember 2025 um 10:05

Les recettes touristiques ont atteint 7,8 milliards de dinars, jusqu’au 25 décembre 2025, en hausse de 6,3% par rapport à la même période de 2024, selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Le nombre de touristes ayant visité la Tunisie depuis début 2025 et jusqu’au 22 décembre courant, a franchi le cap de 11 millions de touristes, avait déclaré le ministre du Tourisme, Sofien Tekia, lors d’une cérémonie tenue récemment à l’occasion de la campagne « Tounes Lik » pour la promotion du tourisme intérieur et le lancement de l’élaboration du programme « Tunis, capitale du tourisme arabe en 2027 ».

D’après lui, ce chiffre a dépassé celui enregistré en 2019, avant la pandémie de Covid-19, qui était de l’ordre de 9,4 millions de touristes.

Selon lui, le tourisme tunisien a dépassé « la phase de redressement et progresse sur la voie de la consécration d’un tourisme haut de gamme et de la diversification de l’offre touristique.

Il a souligné que cette reprise constitue la preuve de la capacité du secteur à booster le rythme des flux touristiques et des recettes, malgré les défis internationaux.

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Concurrence informelle en Tunisie : près de 64 % des PME durement affectées, selon l’IACE

Von: walid
26. Dezember 2025 um 09:45

Les PME sont beaucoup plus exposées à la concurrence des entreprises informelles (63,7%), que les grandes entreprises (36,9%), selon la première édition du Rapport National sur l’Entreprise en Tunisie (année 2025), publiée, jeudi, par l’IACE.

Les Petites et Moyennes Entreprises perçoivent cette concurrence “comme une contrainte sévère (62%). Cette pression sur les petites structures constitue un obstacle significatif à leur rentabilité et à leur croissance. Ce taux est de l’ordre de 43,2%, pour

les grandes entreprises qui bénéficient d’une meilleure protection contre la concurrence informelle, d’une main-d’œuvre plus stable et d’une formation plus systématique”.

Toutefois, “les PME, bien que plus vulnérables face à l’informel, présentent une certaine flexibilité. Les deux types d’entreprises se rapprochent sur la qualification des travailleurs et le profil des dirigeants, mais les grandes entreprises se distinguent par des pratiques RH plus structurées”.

De fait, les dirigeants des grandes entreprises ont plus d’expérience dans leur secteur (27,9 ans contre 23,95 ans pour les PME). La proportion de propriétaires occupant, également, des fonctions de direction est proche pour les deux groupes, légèrement plus élevée pour les grandes entreprises (27,3% contre 25,7%).

C’est ainsi que la majorité des entreprises étaient enregistrées dès le début de leurs activités (95,1% des PME et 99,2% des grandes entreprises). Les PME ont cependant connu une courte période d’exploitation sans enregistrement (0,2 an en moyenne), tandis que les grandes entreprises n’ont pas été concernées.

S’agissant de la main-d’œuvre, les grandes entreprises forment légèrement plus leur personnel (49,6% contre 42,05% pour les PME). La proportion de travailleurs qualifiés dans la production est similaire (38,7% pour les grandes entreprises, 37,95% pour les PME). Les grandes entreprises emploient, aussi, davantage de travailleurs permanents (85,2% contre 75,7%), ce qui renforce la stabilité de leur main-d’œuvre.

Enfin, le processus de licenciement est plus long dans les grandes entreprises (70,4 semaines contre 65,55 pour les PME), qui versent également des indemnités plus importantes (41,9 semaines contre 34,05). Ces pratiques traduisent un encadrement plus formel et protecteur des travailleurs.

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La Tribune de l’IA | Bourse de Tunis : consolidation technique après une année 2025 exceptionnelle

Von: hechmi
26. Dezember 2025 um 08:25

BOURSELa séance boursière du jeudi 25 décembre 2025 s’est inscrite dans un climat de consolidation, traduisant une pause logique après une année exceptionnellement dynamique pour la place de Tunis. Le TUNINDEX a clôturé en léger repli de 0,17%, à 13 254 points, tout en conservant une performance annuelle robuste de +33%, confirmant la solidité de la tendance de fond.

Des volumes soutenus à l’échelle annuelle

L’activité de la séance est restée modérée, un phénomène largement attribuable à l’effet calendaire de fin d’année. Les capitaux traités se sont établis à près de 22,5 millions de dinars, concentrés quasi exclusivement sur les titres de capital.

Sur l’ensemble de l’année 2025, le volume global des échanges atteint 5,03 milliards de dinars, en hausse de 51 % par rapport à 2024, traduisant un retour durable de la liquidité sur le marché boursier tunisien.

Rotation sectorielle et arbitrages tactiques

La séance a été marquée par une rotation sectorielle notable. Les secteurs du bâtiment et matériaux de construction ainsi que des industries ont affiché des performances positives, tandis que les banques et les matériaux de base ont enregistré des replis. Cette dispersion illustre un marché devenu plus sélectif, où les investisseurs privilégient les arbitrages ciblés plutôt que les mouvements généralisés.

Valeurs phares et signaux de prudence

Les échanges ont été dominés par TPR, Amen Bank et BIAT, confirmant leur rôle central dans la liquidité du marché. À l’inverse, certaines valeurs bancaires ont subi des corrections marquées, reflet des prises de bénéfices après une année de forte appréciation.

Une respiration salutaire avant la prochaine impulsion

En définitive, la Bourse de Tunis semble entrer dans une phase de respiration technique, sans remettre en cause sa dynamique haussière de long terme. Dans ce contexte, la sélection rigoureuse des valeurs et la lecture fine des flux demeurent essentielles pour aborder les prochaines séances.

Palmarès & signaux micro (stock-picking)

Valeurs les plus actives (capitaux)

  • TPR – 6,53 MD
  • AMEN BANK – 1,62 MD
  • BIAT – 1,37 MD
  • BH ASSURANCE – 0,83 MD
  • POULINA GP HOLDING – 0,73 MD

Top hausses

  • MPBS : +5,45 %
  • ASSAD : +4,28 %
  • UADH : +3,45 %

Top baisses

  • STB : -5,49 %
  • UBCI : -4,50 %
  • BTE (ADP) : -4,32 %

Signal clé

  • Forte dispersion intra-sectorielle, surtout dans les banques → marché sélectif, pas directionnel.

Source : Physionomie Boursière – séance du 25 décembre 2025

Avertissement — Le présent article a été généré à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle à partir des informations publiques contenues dans La physionomie quotidienne de la Bourse de Tunis. Les analyses, scénarios et simulations proposés ont une vocation strictement informative et pédagogique. Ils ne constituent ni une recommandation d’investissement ni un conseil financier personnalisé. Les données sources demeurent la propriété de leurs émetteurs respectifs.

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FISCALITE Verte : un levier clé pour la réforme fiscale et la transition écologique

Von: hechmi
26. Dezember 2025 um 07:15

Longtemps reléguée au second plan, la fiscalité verte s’impose aujourd’hui comme un pilier stratégique de la réforme fiscale tunisienne. Face à la double contrainte budgétaire et environnementale, elle ne relève plus seulement de l’urgence climatique, mais devient un levier économique, social et de gouvernance.

Dans sa note stratégique publiée en novembre 2025, l’Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES) estime que la Tunisie ne pourra atteindre les objectifs de la Vision 2035 sans une refonte profonde de sa fiscalité environnementale. Le diagnostic est sans appel : l’État continue de subventionner massivement les énergies fossiles — près de 7 % du budget en 2023 — tout en multipliant les taxes indirectes qui pèsent sur le pouvoir d’achat sans orienter réellement les comportements.

Résultat : signaux prix incohérents, transition énergétique freinée et mécontentement social durable.

Taxer moins, mais taxer mieux : la logique de la taxe carbone

La fiscalité verte proposée par l’ITES ne cherche pas à augmenter la pression fiscale, mais à la réorienter. L’instrument central est la taxe carbone progressive, inspirée d’expériences internationales comme celle de la Colombie-Britannique, où la mise en place d’un prix sur le carbone a réduit les émissions sans freiner la croissance.

La clé du succès repose sur un principe simple : redistribuer intégralement les recettes aux ménages et aux entreprises.

«La réforme ne cherche pas à alourdir la pression fiscale, mais à corriger les signaux prix pour accompagner la transition énergétique.»

Le “dividende carbone” : condition de l’adhésion sociale

En Tunisie, toute réforme fiscale perçue comme punitive est vouée à l’échec. La taxe carbone ne peut réussir que si elle s’accompagne d’un dividende carbone visible et immédiat : transferts directs, baisse ciblée d’autres impôts ou soutien aux ménages vulnérables.

Sans mécanismes compensatoires crédibles, la réforme risquerait de reproduire les tensions sociales du passé.

Économie circulaire, transports et innovation : un champ d’action élargi

Au-delà de l’énergie, la fiscalité verte ouvre la voie à de nouveaux instruments économiques :

  • écotaxes sur les déchets non recyclables,
  • incitations fiscales pour le recyclage et la valorisation des matières,
  • bonus-malus écologique dans le secteur des transports.

Ces outils contribuent à réduire l’empreinte environnementale tout en stimulant innovation et compétitivité locale.

«Leur poids budgétaire maintient des signaux contradictoires et ralentit l’adoption d’énergies alternatives.»

La fin progressive des subventions aux carburants : un test de gouvernance

La suppression graduelle des subventions aux carburants demeure socialement sensible. Elle nécessite un calendrier clair, une communication transparente et des mesures compensatoires ciblées.

Plus qu’un chantier technique, la fiscalité verte devient ainsi un test de crédibilité politique et institutionnelle.

Vers un nouveau contrat fiscal

En filigrane, c’est une nouvelle conception du contrat entre État, économie et citoyens qui se dessine : une fiscalité qui oriente les comportements, protège les plus fragiles et prépare l’avenir.

À l’horizon 2035, la Tunisie ambitionne d’augmenter la part des énergies renouvelables et de réduire ses émissions de CO₂. Sans une fiscalité verte cohérente, ces objectifs resteraient théoriques.

Déchets, transports et recyclage constituent des leviers complémentaires de la réforme.

Un pari risqué, mais indispensable

La question n’est plus de savoir s’il faut verdir la fiscalité, mais comment le faire sans fracturer davantage la société. Le pari comporte des risques, mais l’inaction en comporte davantage. Dans un contexte de contraintes budgétaires et climatiques, la fiscalité verte pourrait devenir le cœur battant de la réforme fiscale, à condition d’être pensée non comme une taxe supplémentaire, mais comme un investissement collectif dans l’avenir.

EN BREF

  • La fiscalité verte devient centrale dans la réforme fiscale tunisienne
  • L’ITES appelle à une refonte profonde pour atteindre la Vision 2035
  • Les subventions aux énergies fossiles restent élevées
  • La taxe carbone progressive constitue l’outil clé proposé
  • Le dividende carbone conditionne l’adhésion sociale
  • Déchets, transports et recyclage élargissent le champ d’action
  • La réforme représente un test de gouvernance et de crédibilité.

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Tunisie : 202 tonnes de déchets électroniques traitées et une nouvelle feuille de route pour la valorisation énergétique en 2026

Von: walid
25. Dezember 2025 um 10:26

Quelque 202 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques provenant de la décharge de Borj Chekir ont été traitées jusqu’au 30 novembre 2025, d’après les données présentées, mercredi, lors d’une séance de travail présidée par le ministre de l’Environnement, Habib Abid et consacrée à l’évaluation et au suivi des programmes de valorisation de différents types de déchets.

Par ailleurs, près de 40 000 tonnes d’huiles alimentaires usagées ont été collectées, dont 10 000 tonnes sont traitées et exportées annuellement, tandis que 9 600 tonnes de déchets de pneumatiques usagés sont collectées et valorisées chaque année.

Ces programmes ont également permis la valorisation de la margine, avec l’épandage d’environ 500 000 m³ sur près de 10 000 hectares de terres agricoles au cours de la campagne 2024/2025, ainsi que la production d’environ 100 tonnes de compost.

Lors de cette réunion, les participants, représentant notamment l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), ont convenu de mettre en place une feuille de route visant à augmenter, en 2026, la production d’électricité à la station de Sousse, grâce à la valorisation des gaz issus du recyclage des déchets ménagers.

Cette feuille de route prévoit, également, le suivi de l’avancement des réalisations de l’entreprise de travaux publics chargée de la valorisation des déchets à Djerba, afin de lancer la production d’électricité, ainsi que la poursuite des travaux à Béja pour la valorisation des déchets, selon la technologie japonaise.

Elle comprend, en outre, l’examen du cahier des charges relatif à l’aménagement de la station de valorisation des déchets à Tunis, la préparation des données nécessaires au lancement de l’appel d’offres restreint pour le gouvernorat de Sfax dans les délais impartis, la présentation des résultats de l’étude relative à l’unité de valorisation des déchets à Gafsa, le soutien aux entreprises communautaires porteuses de projets de valorisation des déchets à Monastir et Zarzis, ainsi que la programmation d’une journée d’information et de sensibilisation sur les bassins de margine et la valorisation de cette matière.

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Baromètre EY 2025 : la fonction RH face au défi des compétences

25. Dezember 2025 um 09:30

Ressources Humaines - RH - EmploiLe baromètre EY du capital humain en Tunisie 2025 dévoilé vendredi 12 décembre à l’occasion de la 12ème édition des HR Awards, organisée par l’Arforghe et la KAS, brosse le portrait d’une fonction RH qui évolue sans avoir atteint les niveaux ambitionnés pour être plus efficiente et plus performante.

Si les pratiques administratives se digitalisent progressivement — 67 % des entreprises ont automatisé certains processus — la fonction demeure largement cantonnée à un rôle opérationnel classique qui reste limité à la planification annuelle des effectifs, les formations réactives et une gestion de courts termes.

La situation qui révèle une tension profonde estime Ernest and Young. Les RH perçoivent clairement l’accélération des mutations du travail, mais n’arrivent pas encore à concevoir une vision stratégique capable d’anticiper les compétences, les métiers et les modèles organisationnels de demain.

Résultat : la fonction reste souvent en retrait des décisions structurantes, alors même que le capital humain devient le principal levier de compétitivité.

L’IA, catalyseur d’un changement de posture

Dans pareil contexte, l’intelligence artificielle devient un accélérateur potentiel de maturité RH. Elle permettrait de transformer en profondeur la manière de gérer les talents par l’automatisation des tâches répétitives à faible valeur ajoutée, l’optimisation du recrutement grâce à l’analyse de données et la personnalisation des parcours de formation et de carrière via l’anticipation des besoins en compétences.

Mais l’IA est jusqu’à présent un outil, elle ne crée de valeur que si elle est intégrée dans une vision RH claire, alignée sur les priorités business. Sans gouvernance ni cap, elle risque de rester un instrument technologique isolé, incapable de faire évoluer le rôle des RH vers celui de véritable partenaire stratégique.

« Les responsables RH identifient les transformations à l’œuvre, mais peinent encore à construire une vision stratégique capable d’anticiper les compétences et les métiers de demain. »

Préserver l’emploi en le réinventant et en l’adaptant

Les chiffres sont sans appel : 70 % des employeurs déclarent un besoin urgent de nouvelles compétences, et le déficit mondial de talents pourrait atteindre 85 millions de personnes d’ici 2030. Cette tension sur les compétences redéfinit le débat autour de l’IA.

L’enjeu n’est pas la disparition de l’emploi, mais sa transformation. Les algorithmes absorbent les tâches standardisées ; les femmes et les hommes se recentrent sur ce qui fait la valeur durable du travail : créativité, intelligence émotionnelle, leadership, capacité à donner du sens et à fédérer.

Préserver l’emploi, dans ce contexte, signifie investir massivement dans la montée en compétences, encourager la mobilité interne et installer une logique d’apprentissage continu. La RH devient alors l’architecte des trajectoires professionnelles, plutôt que la simple gestionnaire des effectifs.

Dans son ouvrage 21 leçons pour le 21ème siècle Noah Harari parle de machines qui remplacerait la force physique, mécanique, de l’homme. Avec l’Intelligence Artificielle (IA), c’est la force cognitive qui est également remplacée.

Pour lui, échapper aux algorithmes artificiels serait difficile, dans la mesure où il suffit aux ingénieurs de comprendre et copier les propres comportements des hommes, qui sont eux-mêmes considérés par la science comme des algorithmes biochimiques.

C’est ainsi que les IA peuvent désormais faire preuve “d’intuition » et prédire les comportements d’autrui. Mais il y a plus. Les IA se connectent plus facilement et sont régulièrement mises à jour. Cela leur offre un avantage sur les humains”.

« Sans gouvernance ni alignement stratégique, l’intelligence artificielle reste un outil isolé, incapable de transformer durablement la fonction RH. »

Les risques à ne pas sous-estimer

L’étude EY met toutefois en garde contre plusieurs dérives potentielles dont l’usage des biais algorithmiques dans le recrutement, susceptibles de renforcer les inégalités existantes, la tentation d’une surveillance excessive des collaborateurs au nom de la performance, la perte de confiance lorsque les décisions RH apparaissent déshumanisées,

Ces risques sonnent comme un signal d’alarme : l’IA n’est jamais neutre. Elle reflète les choix, les valeurs et les biais de ceux qui la conçoivent et l’utilisent. D’où la nécessité de garde-fous éthiques, juridiques et managériaux, et du maintien d’une gouvernance humaine sur toutes les décisions sensibles.

Œuvrer pour une fonction RH stratégique et responsable

Pour 89 % des dirigeants interrogés par EY, une fonction RH stratégique sera déterminante pour le succès des entreprises dans les cinq prochaines années. Cette ambition suppose un changement de posture clair pour formaliser une stratégie RH alignée sur la vision de la direction générale, passer à une organisation centrée sur les compétences plutôt que sur les postes, développer une culture inclusive et diversifiée, encore insuffisamment concrétisée en Tunisie et assumer un rôle de leader technologique, capable d’orchestrer l’intégration de l’IA avec discernement et responsabilité.

« Les algorithmes absorbent les tâches standardisées, tandis que l’humain se recentre sur la créativité et le leadership. »

Quand l’atout RH vacille

Les enquêtes de l’ITCEQ ont longtemps identifié les ressources humaines comme un pilier majeur du climat des affaires en Tunisie, perçu positivement par les chefs d’entreprise.

Mais le constat de 2022 marque un tournant préoccupant : l’indice RH chute à 68,7/100, son plus bas niveau depuis sa création. Ce recul traduit une fragilisation de la fonction RH, qui peine à maintenir son rôle d’atout stratégique dans un environnement de plus en plus exigeant.

Une alerte qui appelle la transition

Ce déclin n’est pas anodin : il signale que les pratiques RH, encore trop centrées sur l’opérationnel, ne suffisent plus à répondre aux attentes des talents et aux mutations du marché. La fonction RH doit donc amorcer une transition profonde, passant d’un rôle administratif à une autorité stratégique du capital humain. C’est là que l’intelligence artificielle entre en scène.

« Sans garde-fous éthiques, l’IA peut renforcer les inégalités existantes et fragiliser la confiance des collaborateurs. »

 L’IA, levier de redressement

L’intégration de l’IA peut contribuer à inverser la tendance baissière des hautes compétences en Tunisie en en automatisant les tâches répétitives, en redonnant du temps aux équipes pour l’accompagnement humain et en anticipant les besoins en compétences grâce à l’analyse prédictive. L’IA peut être une opportunité pour repositionner la fonction RH comme pilier stratégique du climat des affaires, capable de regagner son indice de confiance et de redevenir un moteur de croissance.

Le déclin mesuré par l’ITCEQ agit comme un signal d’alarme : sans transformation, la fonction RH risque de perdre son statut d’atout majeur. Mais en embrassant l’IA avec discernement, elle peut redevenir un levier central de compétitivité et de stabilité, en Tunisie comme ailleurs. La transition vers une RH augmentée par l’intelligence artificielle est donc moins une option qu’une nécessité stratégique.

Pour Ernest and Young, la révolution de l’intelligence artificielle n’oppose pas l’homme à la machine. Elle interroge la capacité des organisations à créer une complémentarité féconde entre efficacité technologique et intelligence humaine.

Amel Belhadj Ali

CHIFFRES CLES

  • 67 % : La digitalisation progresse, mais reste majoritairement administrative. Elle ne s’accompagne pas encore d’un repositionnement stratégique de la fonction RH.
  • 70 % : La pénurie de compétences devient structurelle. Elle impose une refonte des politiques de formation et de mobilité interne.
  • 85 millions : Ce déficit mondial accentue la concurrence entre économies pour attirer et retenir les talents.
  • 89 % : Les dirigeants placent la RH au cœur de la performance future, soulignant l’urgence du changement de posture.
  • 68,7/100 : La baisse de l’indice RH traduit une perte de confiance dans la capacité actuelle des RH à soutenir le climat des affaires.

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