Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Gestern — 26. Mai 2026Haupt-Feeds

Le ministère de l’Emploi et la CTFCI s’accordent sur une formation adaptée au marché

26. Mai 2026 um 10:43

Un partenariat visant à améliorer l’employabilité des jeunes et à arrimer la formation professionnelle aux besoins réels des entreprises, notamment dans les secteurs de la transformation numérique et de l’intelligence artificielle. C’est l’objet d’un accord conclu, lundi 25 mai 2026, entre le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI). Il a été paraphé par Riadh Chaoued et Khalil Chaïbi, respectivement ministre de l’Emploi et président de la CTFCI.

Ledit accord stipule la création immédiate d’un « comité de pilotage » dont la mission est d’élaborer un plan d’action annuel et de suivre la mise en œuvre de la convention sur le terrain.

Il s’articule autour de deux axes essentiels. A savoir la modernisation du système de formation professionnelle au sein des entreprises et l’identification des besoins en compétences. En particulier, il met l’accent sur « la reconversion professionnelle dans les secteurs porteurs tels que la transformation numérique et l’intelligence artificielle ». Il s’agit également, dans cette perspective, de soutenir « la mobilité internationale et la valorisation des diplômes tunisiens à l’étranger ».

En outre, l’accord, par l’entremise du comité de pilotage, prévoit d’élaborer des études sur les nouveaux métiers et des partenariats directs entre les centres de formation tunisiens et les entreprises françaises installées en Tunisie.

D’ailleurs, lors de la cérémonie de signature de l’accord, au siège du ministère de l’Emploi, Riadh Chaoued a indiqué que ce partenariat consacre la complémentarité entre les secteurs public et privé : « Cet accord reflète la volonté de miser sur la formation professionnelle, la formation continue et l’entrepreneuriat comme choix nationaux pour garantir un travail décent, un salaire équitable et réaliser la justice sociale. »

Dans cet ordre d’idées et en substance, Khalil Chaïbi insistera sur la nécessité à développer les qualifications techniques et comportementales des demandeurs d’emploi. Et ce, afin de répondre, avec précision, aux mutations économiques actuelles et aux besoins croissants des entreprises.

L’article Le ministère de l’Emploi et la CTFCI s’accordent sur une formation adaptée au marché est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

La Tunisie décroche l’argent au World Food Gift Challenge 2026 en Crète

25. Mai 2026 um 10:14

« Terroirs de Tunisie », produit représentant le Cap Bon, a remporté le 2ème prix du concours international de l’IGCAT; et ce, lors de la cérémonie du 21 mai 2026.

Le produit « Terroirs de Tunisie », porté par la région du Cap Bon (Région Mondiale de la Gastronomie 2028), a obtenu la médaille d’argent du World Food Gift Challenge 2026. Son organisation relevait de l’Institut International de Gastronomie, Culture, Arts et Tourisme (IGCAT) au Creta Maris Resort, en Crète.

La distinction a été décernée à l’issue d’une évaluation conduite le 19 mai par un jury de six experts internationaux, présidé par l’Argentin Omar Valdez, membre du Conseil d’administration de l’IGCAT. Les produits en compétition ont été jugés sur leur goût, leur design, leur durabilité, leur ancrage territorial, leur créativité, leur narration et leur innovation.

Cette 7e édition du concours a rassemblé plus de 40 cadeaux gastronomiques et artisanaux issus de régions de gastronomie reconnues à travers le monde. C’est l’huile d’olive vierge extra Ziro Sitia (Crète) qui a remporté le 1er prix. Tandis que le couteau Bow Knife de Kenosis (Banat, Roumanie) se classait à la 3ème place.

Au final la participation de Cap Bon s’inscrit dans le cadre de son label de Région Mondiale de la Gastronomie 2028, décerné par l’IGCAT. Lequel vise à valoriser les producteurs artisanaux locaux et à promouvoir la diversité alimentaire et culturelle des territoires.

L’article La Tunisie décroche l’argent au World Food Gift Challenge 2026 en Crète est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Assemblées annuelles de la BAD : à Brazzaville, l’Afrique en quête de financements massifs

24. Mai 2026 um 15:03

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) s’ouvrent lundi 25 mai à Brazzaville, en République du Congo, avec, au centre des discussions, la mobilisation de ressources financières à grande échelle pour soutenir le développement économique du continent africain.

Prévue du 25 au 29 mai, cette 61e édition des Assemblées de la BAD et la 52e du Fonds africain de développement réuniront plus de 3 000 délégués, dont des chefs d’État, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, responsables d’institutions financières internationales et représentants du secteur privé.

Dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations géopolitiques et économiques, la BAD évalue les besoins de l’Afrique à plus de 400 milliards de dollars par an pour accélérer sa transformation structurelle et renforcer sa résilience face à la fragmentation croissante des flux financiers internationaux.

Les travaux porteront notamment sur la consolidation de la souveraineté financière du continent, le développement de systèmes bancaires plus autonomes, ainsi que l’attraction de capitaux nationaux et étrangers pour soutenir une croissance durable.

Les participants examineront également les moyens de valoriser le potentiel démographique africain comme moteur d’innovation économique, tout en intégrant la biodiversité et les crédits carbone dans les stratégies de développement durable.

Ces Assemblées seront marquées par la première présentation officielle du rapport financier et des résultats de développement par Sidi Ould Tah, élu, rappelons-le, en mai 2025 pour succéder à Akinwumi Adesina après deux mandats à la tête de l’institution.

Lire aussi: Présidence de la BAD : le Mauritanien Sidi Ould Tah succède à Adesina avec 76,18 % des voix

Selon les dernières projections de la BAD, la croissance moyenne du PIB réel africain devrait atteindre 4,2 % en 2025, contre 3,5 % l’année précédente, avant de progresser à 4,3 % en 2026 puis à 4,5 % en 2027.

L’article Assemblées annuelles de la BAD : à Brazzaville, l’Afrique en quête de financements massifs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

France : l’activité ralentit et l’emploi s’essouffle

23. Mai 2026 um 15:38

La confiance des entreprises en France est restée faible en mai, confirmant que les répercussions de la guerre avec l’Iran pèsent sur la demande intérieure de la deuxième économie de la zone euro.

L’indice mensuel de l’Insee est resté inchangé à 94 points, soit six points en dessous de la moyenne de long terme, les pertes dans les secteurs des services et du commerce de détail ayant compensé une confiance dans l’industrie meilleure que prévu.

Avant la publication des données de vendredi 22 mai, l’indice S&P Global des directeurs d’achat (PMI) a révélé la plus forte baisse de l’activité économique depuis plus de cinq ans.

Ces données s’ajoutent à celles montrant que la production s’est stabilisée début 2026, les consommateurs ayant réduit leurs dépenses et leurs investissements, tandis que le chômage a atteint son plus haut niveau en cinq ans.

L’indicateur d’emploi de l’enquête de confiance de l’Insee a également montré des signes de ralentissement national, chutant de trois points à 92, son niveau le plus bas depuis la pandémie de COVID-19.

L’article France : l’activité ralentit et l’emploi s’essouffle est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Guerre au Moyen-Orient : l’OIT alerte sur une onde de choc sociale mondiale

19. Mai 2026 um 17:37

La guerre américano-israélienne contre l’Iran ne constitue plus seulement une crise régionale. Dans un rapport publié le 18 mai, l’Organisation internationale du travail (OIT) avertit que l’escalade des tensions pourrait entraîner la destruction de 38 millions d’emplois à temps plein dans le monde d’ici 2027. En cause : l’envolée des prix du pétrole, les perturbations des chaînes logistiques mondiales, le ralentissement du tourisme et le durcissement des flux migratoires.

Selon l’OIT, les conséquences économiques de la guerre dépassent désormais largement les frontières de la région, c’est-à-dire le Moyen-Orient. L’organisation estime qu’une aggravation durable du conflit provoquerait une dégradation rapide des marchés du travail à l’échelle mondiale, fragilisant particulièrement les travailleurs précaires, les migrants et les petites entreprises.

Pour établir ses projections, l’institution onusienne s’appuie sur un scénario jugé plausible : une hausse de 50 % des prix du pétrole par rapport à leur moyenne du début de l’année 2026, dans un contexte de croissance mondiale déjà affaiblie. Dans cette hypothèse, le volume mondial des heures travaillées reculerait de 0,5 % dès cette année avant de chuter de 1,1 % en 2027.

Cette contraction se traduirait par la suppression nette de 14 millions d’emplois à plein temps à court terme (2026), puis par la perte de 38 millions d’emplois supplémentaires l’année suivante. Les revenus réels du travail enregistreraient également une forte baisse : -1,1 % en 2026 puis -3 % en 2027, soit un manque à gagner estimé à 3 000 milliards de dollars pour les travailleurs du monde entier. Le chômage mondial progresserait parallèlement de 0,5 point.

Les pays arabes figurent parmi les régions les plus exposées. L’OIT prévoit une chute de 3,7 % du volume de travail en cas de crise prolongée, pouvant atteindre 10,2 % dans le scénario d’une escalade majeure. Les travailleurs migrants seraient les premiers touchés, notamment dans les secteurs les plus vulnérables : commerce, construction, agriculture, transport, industrie manufacturière et restauration.

Déjà de son côté, l’Asie du Sud et du Sud-Est subit les premiers effets de cette onde de choc économique. Très dépendants des importations énergétiques et de l’emploi dans les pays du Golfe, plusieurs États de la région voient ralentir les embauches et diminuer les transferts d’argent envoyés par les travailleurs expatriés. Sur l’ensemble de la zone Asie-Pacifique, l’OIT anticipe une baisse de 1,5 % des heures travaillées d’ici deux ans.

L’organisation internationale juge enfin les réponses gouvernementales actuelles insuffisantes et fragmentées. D’où son appel aux États à placer la protection de l’emploi et des revenus au centre de leurs politiques économiques, en ciblant prioritairement les travailleurs de l’économie informelle, les migrants, les réfugiés et les petites entreprises, considérés comme les catégories les plus vulnérables face aux répercussions économiques du conflit.

Plus facile à dire – pardon à demander – qu’à réaliser. Alors croisons les doigts.

L’article Guerre au Moyen-Orient : l’OIT alerte sur une onde de choc sociale mondiale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Enseignement supérieur : 90 recrutements en 2026 pour les enseignants de technologie

19. Mai 2026 um 14:33

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a précisé que le recrutement des enseignants de technologie s’effectue par voie de concours, ouvert aux candidats titulaires d’un diplôme sanctionnant au moins cinq années d’études supérieures.

Dans sa réponse à une question posée par une députée de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) concernant le dossier de régularisation de la situation des enseignants vacataires dans les instituts supérieurs des études technologiques (ISET), le ministère a indiqué avoir organisé, au titre de l’année 2025, un concours ayant permis le recrutement de 110 enseignants de technologie. Il a également annoncé la programmation de 90 postes supplémentaires pour l’année 2026.

Par ailleurs, le ministère rappelle que le recrutement dans ce corps est régi par le décret n°314 de 1993 du 8 février 1993. Lequel fixe le statut particulier des enseignants de  technologie. Ainsi que par l’ensemble des textes qui l’ont modifié ou complété, notamment le décret n°2590 de 2001 du 9 novembre 2001.

Ces précisions figurent dans la réponse publiée le lundi 18 mai 2026 sur le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple.

L’article Enseignement supérieur : 90 recrutements en 2026 pour les enseignants de technologie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Appel à un projet national : un ingénieur agricole par délégation

19. Mai 2026 um 10:54

Dans une publication partagée sur sa page Facebook, le doyen des ingénieurs tunisiens, Mohsen Gharsi, appelle à l’adoption d’une approche nationale intégrée pour restructurer le secteur agricole en Tunisie, en plaçant les ingénieurs agricoles au cœur des systèmes de production. Il estime que cette réforme constitue un levier essentiel pour renforcer la sécurité alimentaire, stabiliser les prix et améliorer la performance globale du secteur.

Il propose notamment le lancement d’un programme national intitulé « Un ingénieur agricole par délégation agricole », visant à déployer des ingénieurs sur le terrain afin d’assurer un encadrement technique direct des agriculteurs et des éleveurs. Ce dispositif reposerait sur des contrats d’accompagnement définis avec des objectifs clairs : suivi des productions, élaboration de fiches de coûts, optimisation de l’utilisation des aliments pour bétail et de l’eau, appui aux coopératives et amélioration de la prise de décision au niveau local grâce à des données fiables.

Pour Mohsen Gharsi, la question agricole a dépassé aujourd’hui le cadre sectoriel et touche à des enjeux stratégiques liés à la souveraineté alimentaire, au pouvoir d’achat et à l’équilibre des régions intérieures. Il estime que la Tunisie  dispose de compétences importantes : ingénieurs, experts, chercheurs, agriculteurs expérimentés. Mais, précise-t-il, le problème principal réside dans la faiblesse de leur intégration dans les chaînes de production.

Il a également souligné une contradiction majeure : un nombre important d’ingénieurs agricoles se sont trouvés en situation de chômage ou de sous-emploi; tandis que les systèmes de production animale et végétale ont souffert d’un manque d’encadrement technique, d’une hausse des coûts et d’une baisse de productivité.

Crise des coûts et déséquilibres du marché

Concernant la hausse des prix des moutons et des viandes rouges, Mohsen Gharsi considère qu’elle ne s’explique pas uniquement par la spéculation ou la saisonnalité. Elle résulte d’une accumulation de facteurs structurels : augmentation du coût des aliments pour bétail, dégradation des pâturages, affaiblissement des cheptels, multiplication des intermédiaires et manque de transparence dans les circuits de distribution.

Il appelle ainsi à dépasser les interventions ponctuelles pour engager une réforme globale de la filière, depuis la production et l’alimentation animale jusqu’à la commercialisation organisée et transparente.

Mesures proposées à court terme

Le doyen des ingénieurs avance plusieurs mesures opérationnelles immédiates, parmi lesquelles :

  • La création d’un registre national actualisé des ingénieurs agricoles au chômage, classés par spécialité, région et expérience, afin d’orienter les compétences selon les besoins territoriaux.
  • La mise en place de contrats d’accompagnement technique dans les délégations agricoles, cofinancés par l’État et les structures professionnelles, avec des indicateurs de performance.
  • Le lien entre les subventions destinées aux aliments pour bétail et l’enregistrement des éleveurs, le suivi du cheptel et l’acceptation de l’encadrement technique.
  • L’organisation de points de vente structurés pour les moutons avant la saison de l’Aïd, avec vente au poids et publication quotidienne des prix et des quantités disponibles.
  • La constitution d’équipes de terrain composées d’ingénieurs agricoles, de vétérinaires et de contrôleurs économiques pour encadrer les marchés du bétail en amont des périodes de forte demande.
  • La création d’une plateforme numérique nationale simple permettant de diffuser les prix de référence, les quantités disponibles et les points de vente, en lien avec les municipalités et les médias.

Réformes structurelles à moyen et long terme

Au-delà des mesures d’urgence, Mohsen Ghrissi insiste sur la nécessité de réformes profondes sur une période de deux à cinq ans, notamment dans un contexte de stress hydrique, de changement climatique et de hausse des coûts de production.

Parmi ces réformes :

  • La reconstitution du cheptel national, ciblant en particulier les petits et moyens éleveurs.
  • Le suivi de la reproduction, de la croissance et de la mortalité des animaux.
  • Le développement des cultures fourragères et des systèmes d’alimentation locaux.
  • La valorisation des résidus agricoles dans l’alimentation animale.
  • L’obligation d’un encadrement technique pour les projets agricoles bénéficiant d’avantages publics.
  • La création d’un fonds de soutien aux projets agricoles portés par des ingénieurs, notamment dans les domaines de la digitalisation, du suivi du cheptel, de l’irrigation, de l’analyse des coûts et des circuits courts.
  • Le développement de formations courtes spécialisées pour les ingénieurs sans emploi dans les domaines de la nutrition animale, de l’économie des exploitations, de la sécurité sanitaire, de la chaîne de froid et de la gestion des coopératives.

Pour assurer la réussite de cette stratégie, le responsable propose la création d’un comité national restreint et opérationnel réunissant la Présidence du gouvernement, les ministères de l’Agriculture, de l’Emploi et du Commerce, l’Ordre des ingénieurs tunisiens, les représentants des éleveurs et les structures professionnelles.

Ce comité fonctionnerait avec des délais précis et des indicateurs de suivi clairs : nombre d’ingénieurs intégrés, exploitations encadrées, coût du kilogramme vif, taux de mortalité, nombre de points de vente organisés et écart entre prix de référence et prix réel.

Une vision globale de transformation du modèle agricole

Mohsen Gharsi estime enfin que l’encadrement technique des ingénieurs agricoles constitue un investissement rentable pour l’État, capable de réduire le gaspillage, améliorer la productivité et stabiliser les prix.

Il lance un appel aux ingénieurs à adopter une nouvelle posture, passant de la demande d’emploi à la conception et à la gestion de projets agricoles mesurables. De même qu’il invite les pouvoirs publics à considérer la compétence technique comme un levier central de la politique alimentaire nationale.

Et de conclure que la Tunisie se trouve face à un choix stratégique : poursuivre une gestion conjoncturelle des crises agricoles ou engager une transformation structurelle fondée sur la compétence, la donnée et la gouvernance de terrain.

Dans cette optique, il affirme que la profession d’ingénieur agricole ne constitue pas une revendication sectorielle, mais une composante essentielle d’un projet national visant une agriculture productive, équitable et durable, au service de la sécurité alimentaire et de la stabilité sociale du pays.

L’article Appel à un projet national : un ingénieur agricole par délégation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ministère de l’Environnement : 20 millions de dinars pour soutenir les jeunes entrepreneurs verts

19. Mai 2026 um 10:13

Le ministère de l’Environnement a lancé une ligne de financement de 20 millions de dinars destinée aux jeunes promoteurs souhaitant investir dans des projets relevant de l’économie verte, de l’économie bleue et de l’économie circulaire.

À travers cette initiative, le ministère entend soutenir l’investissement durable, encourager les initiatives respectueuses de l’environnement et favoriser la création d’emplois décents. Ce dispositif vise également à renforcer la capacité de l’économie tunisienne à faire face aux défis environnementaux et climatiques.

Selon un communiqué du ministère, les bénéficiaires potentiels sont invités à se rapprocher des banques partenaires adhérant à cette convention afin de déposer leurs demandes de financement conformément aux procédures en vigueur.

À fin février 2026, plusieurs établissements bancaires avaient rejoint ce programme, parmi lesquels la Société tunisienne de banque (STB), la BH Bank, la Banque nationale agricole (BNA), la Banque tunisienne de solidarité (BTS), Amen Bank, la Banque Tuniso-Émiratie (BTE), Attijari Bank, la Banque de Tunisie, l’Arab Tunisian Bank et la BIAT.

Cette enveloppe financière s’inscrit dans une dynamique nationale visant à faire des secteurs verts et durables de nouveaux leviers de croissance et d’innovation en Tunisie.

L’article Ministère de l’Environnement : 20 millions de dinars pour soutenir les jeunes entrepreneurs verts est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le ministère de l’Équipement confie des postes clés à de jeunes responsables

19. Mai 2026 um 09:31

Le ministre de l’Equipement et de l’Habitat, chargé par intérim du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie Salah Zouari a procédé lundi, le 18 mai 2026, à la nomination d’un certain nombre de jeunes cadres au poste de directeurs généraux au sein des structures et des établissements relevant du département.

Le ministre a affirmé à cette occasion que cette mesure vise à impulser une nouvelle dynamique et à moderniser les méthodes de travail au sein de l’administration.

Selon un communiqué publié par le département, ces nominations s’inscrivent dans le droit-fil de l’orientation générale de l’Etat qui vise à confier aux jeunes des postes de responsabilité au service de la patrie.

Le ministre a en outre a exhorté les nouveaux responsables à déployer tous leurs efforts pour atteindre les objectifs fixés par le ministère.

La cérémonie officielle d’installation des directeurs généraux a été présidée par le chef de cabinet du ministre, qui a représenté Salah Zouari lors de cet évènement.

Le responsable a mis l’accent sur la nécessité de redoubler d’efforts afin d’améliorer la coordination interne et concrétiser les différents programmes et projets fixés par le département.

L’article Le ministère de l’Équipement confie des postes clés à de jeunes responsables est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Bâtiment durable : l’architecte tunisien au cœur des transformations urbaines

18. Mai 2026 um 15:20

L’ex présidente de l’Ordre des architectes de Tunisie, Leïla Ben Jeddou, a mis en avant le rôle central de l’architecte dans les mutations urbaines en cours, en Tunisie comme à l’international, en marge d’une rencontre stratégique de haut niveau consacrée à l’avenir du secteur de la construction durable, organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie sous le thème « Quelles visions stratégiques et innovations pour le bâtiment durable de demain ? ».

Elle a souligné que l’architecte occupe désormais une position stratégique qui dépasse la simple conception des projets, puisqu’il intervient également dans le suivi et l’accompagnement jusqu’à la réalisation des ouvrages. « L’architecte est au cœur du processus de construction », a-t-elle affirmé.

Selon elle, les enjeux actuels ne se limitent plus à la durabilité des bâtiments, mais englobent également la résilience urbaine, la qualité de vie et le bien-être des citoyens. Les nouvelles orientations doivent ainsi répondre à des défis globaux liés à l’environnement, à l’énergie et aux modes de vie.

Leïla Ben Jeddou, a également insisté sur la place des professionnels tunisiens dans les grands rendez-vous internationaux du secteur, rappelant qu’avant la pandémie de Covid-19, les architectes tunisiens figuraient parmi les plus présents dans les salons spécialisés. Elle a ajouté qu’après la crise sanitaire, la Tunisie occupe désormais la deuxième place après le Maroc en matière de participation à certains événements professionnels du bâtiment.

Abordant la notion de construction durable, Leïla Ben Jeddou a expliqué qu’elle repose sur des bâtiments à faible impact environnemental et une gestion plus rationnelle des ressources et de l’énergie, appelant à promouvoir l’usage de matériaux conformes aux normes environnementales.

Elle a toutefois estimé que la transition engagée en Tunisie reste progressive et nécessite davantage d’incitations, tant réglementaires qu’économiques, afin de faciliter l’adoption des solutions durables.

Enfin, elle a rappelé que la durabilité ne concerne pas uniquement le bâtiment, mais aussi l’aménagement urbain et la planification des villes. « Il n’est pas logique de construire des bâtiments durables dans un environnement urbain qui ne suit pas la même orientation », a-t-elle souligné, appelant au développement de villes résilientes, sobres en énergie et mieux connectées aux systèmes de transport durable.

L’article Bâtiment durable : l’architecte tunisien au cœur des transformations urbaines est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kamel Beji : « 15 % de hausse cumulée, une absorption très improbable pour les PME »

18. Mai 2026 um 12:07

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Economiste maghrébin, le professeur Kamel Beji, spécialiste de l’économie du travail à la Southern Mediterranean University, livre une analyse nuancée des récentes augmentations salariales décidées par le gouvernement. S’il reconnaît leur caractère indispensable face à la pression inflationniste, il met en garde contre leurs effets potentiellement lourds sur les petites et moyennes entreprises, dans un contexte économique et climatique des affaires déjà fortement dégradé.

Dans la majorité des pays, les revalorisations salariales résultent d’un processus de négociation sectorielle encadré, tenant compte du taux d’inflation, de la situation propre à chaque entreprise, de la dynamique du secteur concerné, ainsi que de l’environnement économique interne et externe, explique-t-il d’emblée. Notre interlocuteur regrette que tel n’ait pas été le cas où les augmentations ont été décidées de manière unilatérale, sans véritable dialogue social entre employeurs et partenaires syndicaux.

Il relève par ailleurs une inégalité de traitement : les entreprises couvertes par des conventions collectives bénéficient d’une hausse de 5 % appliquée au salaire de base, tandis que les autres sont soumises à des augmentations forfaitaires. Cette distinction introduit, selon lui, un déséquilibre structurel dans le traitement des salariés. Les hausses portent directement sur le salaire de base et s’étendent aux compléments de rémunération, notamment la prime de transport et l’indemnité de chômage technique, relevés eux aussi de 5 %.

Un poids supplémentaire pour des entreprises déjà fragilisées

Le professeur à la Southern Mediterranean University assume une position claire : en tant qu’économiste de sensibilité sociale, il estime que ces 5 % demeurent insuffisants au regard du coût réel de la vie. Mais il se refuse à ignorer la réalité des PME, qu’il invite à examiner dans une perspective globale et historique.

Ces structures sortent d’une séquence de chocs successifs : la pandémie de Covid-19, puis la guerre russo-ukrainienne de 2022, qui a provoqué (et provoque toujours) une forte hausse du coût des matières premières. Les tensions persistantes au Moyen-Orient alimentent aujourd’hui de nouvelles anticipations haussières, avec des augmentations récentes des intrants oscillant entre 5 et 8 %. À cela s’ajoute une pression fiscale significative : les entreprises ont simultanément subi des hausses d’impôts, plongeant le tissu productif dans ce que notre interlocuteur qualifie de « situation de quasi-taxation, où chaque décision de politique économique vient alourdir davantage les charges des opérateurs privés ».

Dans ce contexte, la valeur ajoutée progresse à un rythme nettement insuffisant pour couvrir de nouvelles charges salariales. Le professeur Kamel Beji formule sur ce point sa mise en garde la plus structurée : « Toute revalorisation salariale devrait correspondre, au minimum, à des gains de productivité équivalents. » Or il juge très improbable que les PME tunisiennes parviennent à générer, pendant trois années consécutives, la progression requise pour absorber une hausse salariale cumulée de 15 %, soit le résultat mécanique des augmentations programmées sur la période (2026, 2027 et 2028).

Un choc immédiat, un bénéfice différé

Notre interlocuteur reconnaît néanmoins une dimension positive à ces mesures dans une optique macroéconomique. En renforçant le pouvoir d’achat des ménages, les revalorisations salariales sont susceptibles de stimuler la consommation intérieure, de redynamiser le marché et de produire, en retour, des retombées favorables sur l’activité économique. Ce rééquilibrage ne pourra toutefois se matérialiser, estime-t-il, qu’à un horizon d’un à deux ans, creusant un décalage préoccupant entre un choc sur les charges immédiat et un bénéfice macroéconomique nécessairement différé. Dans un climat des affaires qu’il juge peu rassurant depuis mars 2020.

Sur le plan réglementaire, le professeur Kamel Beji apporte une précision importante à l’attention des entreprises ayant déjà consenti des augmentations avant la publication du décret. Toute revalorisation inférieure à 5 % octroyée avant le 30 avril 2026 doit faire l’objet d’un rattrapage, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026.

L’article Kamel Beji : « 15 % de hausse cumulée, une absorption très improbable pour les PME » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Emploi et formation en Tunisie : comment décrocher jusqu’à 90 % de cofinancement européen ?

18. Mai 2026 um 11:37

Doté de subventions de 800 000 à 10 millions d’euros par projet, l’appel à projets de l’Initiative Facilité Investissements pour l’emploi (IFE) propose quatre niveaux de cofinancement (90 % pour les initiatives sans but lucratif sans revenus, 75 % pour celles sans but lucratif mais avec revenus, 35 % si la majorité des emplois créés le sont dans des structures tierces, 25 % si les emplois relèvent de l’entité candidate). La clôture est repoussée au 1ᵉʳ juin 2026. Une nouveauté 2026 ajoute un volet formation prioritaire, avec dépôt des candidatures possible du 20 mars au 1er juin 2026.

L’IFE cible des projets matures, non encore engagés, viables sur les plans opérationnel et financier, avec un apport propre exigé. Le module formation 2026 cofinance des actions de qualification de la main-d’œuvre, prioritairement pour le marché tunisien, avec des débouchés possibles vers l’Allemagne.

Sont éligibles les infrastructures de formation, cours de langues et perfectionnement technique. Les notes conceptuelles incluant la formation seront prioritaires dans l’évaluation. Secteurs visés : BTP, industrie métallurgique et électrique, éducation et affaires sociales, agroalimentaire, transport-logistique, technologies de l’information, hôtellerie-restauration.

L’article Emploi et formation en Tunisie : comment décrocher jusqu’à 90 % de cofinancement européen ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : le chômage recule à 15 % mais la crise frappe toujours les diplômés

16. Mai 2026 um 10:23

Le taux de chômage en Tunisie a légèrement reculé pour s’établir à 15 % au premier trimestre 2026, contre 15,2 % au quatrième trimestre 2025, selon les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique. Le nombre de chômeurs est ainsi passé de 645.200 à 641.700 personnes.

Les indicateurs de l’emploi révèlent également une progression de la population active, qui a atteint 4,268 millions de personnes au cours des trois premiers mois de l’année, contre 4,255 millions au trimestre précédent. Le taux d’activité a, de ce fait, augmenté à 45,9 % de la population âgée de 15 ans et plus, contre 45,4 % auparavant.

Dans le même temps, le nombre de personnes occupées a progressé de 16.500 pour atteindre 3,626 millions d’actifs. Les hommes représentent 69,8 % des personnes en emploi, contre 30,2 % pour les femmes.

Le secteur des services demeure le principal pourvoyeur d’emplois en Tunisie, concentrant 52,9 % des actifs occupés. Il est suivi des industries manufacturières (19 %), des industries non manufacturières (12,3 %) ainsi que de l’agriculture et de la pêche (15,7 %).

Sur le plan du genre, le chômage masculin a diminué à 12,3 %, contre 12,6 % au trimestre précédent. Le taux de chômage des femmes a également enregistré une légère baisse, passant de 20,8 % à 20,7 %.

Les disparités territoriales persistent toutefois, avec un taux de chômage estimé à 14,4 % dans les zones urbaines contre 16,5 % dans les zones rurales.

Par ailleurs, le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans a reculé à 37,5 %, après avoir atteint 38,4 % au quatrième trimestre 2025.

En revanche, la situation des diplômés de l’enseignement supérieur continue de se détériorer. Leur taux de chômage a grimpé à 24,2 % au premier trimestre 2026, contre 22,5 % au trimestre précédent. L’écart entre les sexes reste particulièrement marqué : 14,2 % chez les hommes diplômés, contre 32 % chez les femmes.

L’article Tunisie : le chômage recule à 15 % mais la crise frappe toujours les diplômés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Algérie: lancement d’une usine de pièces plastiques automobiles pour réduire la dépendance aux importations

05. Mai 2026 um 11:16
Source: APS

Le marché algérien de l’industrie automobile fait face à une dépendance aux importations de pièces et accessoires plastiques, ce qui alourdit la facture nationale et limite le développement d’une véritable chaîne de valeur locale. Pour répondre à ce besoin et renforcer le taux d’intégration industrielle, les autorités ont procédé, lors d’une visite de travail effectuée par le Premier ministre Sifi Ghrieb, au lancement d’une usine de production appelée “General Plastic Injection (GPI)”.

Au fil de ses propos, il ressort que les actifs de l’ancienne société Plastic Algeria Components (PAC) servent de base au lancement de la future usine General Plastic Injection (GPI). Il s’agit d’une reconversion d’anciens actifs privés en projet industriel public visant à soutenir l’économie locale. L’État algérien a en effet récupéré ces biens “après la confiscation de l’entreprise à la suite d’une affaire de corruption”, comme le cite l’agence ecofin. Ils ont ensuite été transférés à la holding publique Algeria Chemical Specialities (ACS) afin d’être réutilisés dans un nouveau projet industriel.

D’une superficie de 107 000 m², cette future usine est implantée dans la wilaya de Tissemsilt, dans la commune de Khemisti, au niveau de la zone de Sidi Mansour. Elle est destinée à l’injection plastique et à la fabrication de pièces et accessoires destinés aux véhicules “ intégrant les technologies les plus avancées”,  d’après les propos relayés par l’Algérie Presse Service.

Ce projet industriel constitue un investissement qualitatif destiné à remplacer une partie des importations par une production locale. Les autorités misent sur cette unité pour soutenir la structuration d’une filière automobile nationale plus intégrée. Selon les informations communiquées, l’entrée en production est prévue en septembre 2026. A dire vrai, l’usine “produira différents accessoires plastiques destinés à l’industrie automobile intégrant les technologies les plus avancées”, ce qui permettra d’améliorer la compétitivité du tissu industriel national. Le projet participe également à la valorisation des compétences locales à travers la localisation du savoir-faire industriel et le développement des infrastructures de production.

Au-delà de son impact économique, cette unité devrait générer des opportunités d’emploi directes et indirectes au profit des jeunes de la région, notamment dans les métiers d’ingénierie, de technique et d’exploitation industrielle. Elle s’inscrit par ailleurs dans le cadre des engagements du président de la République Abdelmadjid Tebboune relatifs à la récupération et à la relance des biens confisqués par des décisions de justice définitives, selon ladite source.

Il sied de rappeler que, généralement, le gouvernement algérien mise sur une politique industrielle basée sur l’intégration locale. Il accorde plusieurs avantages aux constructeurs, notamment des exonérations fiscales et des facilités d’accès au foncier industriel. En contrepartie, les investisseurs doivent augmenter progressivement le contenu local des véhicules, avec un minimum de 10 % au début de la production, puis jusqu’à 40 % après cinq ans. Cette approche vise à développer une véritable chaîne de sous-traitance locale et à réduire la dépendance aux importations. Et pour finir, le pays compte mettre, bientôt, un référentiel national d’intégration dans l’industrie des voitures, autobus et motocycles.

 
 
 

L’article Algérie: lancement d’une usine de pièces plastiques automobiles pour réduire la dépendance aux importations est apparu en premier sur Managers.

Baromètre EY 2025 : la fonction RH face au défi des compétences

25. Dezember 2025 um 09:30

Ressources Humaines - RH - EmploiLe baromètre EY du capital humain en Tunisie 2025 dévoilé vendredi 12 décembre à l’occasion de la 12ème édition des HR Awards, organisée par l’Arforghe et la KAS, brosse le portrait d’une fonction RH qui évolue sans avoir atteint les niveaux ambitionnés pour être plus efficiente et plus performante.

Si les pratiques administratives se digitalisent progressivement — 67 % des entreprises ont automatisé certains processus — la fonction demeure largement cantonnée à un rôle opérationnel classique qui reste limité à la planification annuelle des effectifs, les formations réactives et une gestion de courts termes.

La situation qui révèle une tension profonde estime Ernest and Young. Les RH perçoivent clairement l’accélération des mutations du travail, mais n’arrivent pas encore à concevoir une vision stratégique capable d’anticiper les compétences, les métiers et les modèles organisationnels de demain.

Résultat : la fonction reste souvent en retrait des décisions structurantes, alors même que le capital humain devient le principal levier de compétitivité.

L’IA, catalyseur d’un changement de posture

Dans pareil contexte, l’intelligence artificielle devient un accélérateur potentiel de maturité RH. Elle permettrait de transformer en profondeur la manière de gérer les talents par l’automatisation des tâches répétitives à faible valeur ajoutée, l’optimisation du recrutement grâce à l’analyse de données et la personnalisation des parcours de formation et de carrière via l’anticipation des besoins en compétences.

Mais l’IA est jusqu’à présent un outil, elle ne crée de valeur que si elle est intégrée dans une vision RH claire, alignée sur les priorités business. Sans gouvernance ni cap, elle risque de rester un instrument technologique isolé, incapable de faire évoluer le rôle des RH vers celui de véritable partenaire stratégique.

« Les responsables RH identifient les transformations à l’œuvre, mais peinent encore à construire une vision stratégique capable d’anticiper les compétences et les métiers de demain. »

Préserver l’emploi en le réinventant et en l’adaptant

Les chiffres sont sans appel : 70 % des employeurs déclarent un besoin urgent de nouvelles compétences, et le déficit mondial de talents pourrait atteindre 85 millions de personnes d’ici 2030. Cette tension sur les compétences redéfinit le débat autour de l’IA.

L’enjeu n’est pas la disparition de l’emploi, mais sa transformation. Les algorithmes absorbent les tâches standardisées ; les femmes et les hommes se recentrent sur ce qui fait la valeur durable du travail : créativité, intelligence émotionnelle, leadership, capacité à donner du sens et à fédérer.

Préserver l’emploi, dans ce contexte, signifie investir massivement dans la montée en compétences, encourager la mobilité interne et installer une logique d’apprentissage continu. La RH devient alors l’architecte des trajectoires professionnelles, plutôt que la simple gestionnaire des effectifs.

Dans son ouvrage 21 leçons pour le 21ème siècle Noah Harari parle de machines qui remplacerait la force physique, mécanique, de l’homme. Avec l’Intelligence Artificielle (IA), c’est la force cognitive qui est également remplacée.

Pour lui, échapper aux algorithmes artificiels serait difficile, dans la mesure où il suffit aux ingénieurs de comprendre et copier les propres comportements des hommes, qui sont eux-mêmes considérés par la science comme des algorithmes biochimiques.

C’est ainsi que les IA peuvent désormais faire preuve “d’intuition » et prédire les comportements d’autrui. Mais il y a plus. Les IA se connectent plus facilement et sont régulièrement mises à jour. Cela leur offre un avantage sur les humains”.

« Sans gouvernance ni alignement stratégique, l’intelligence artificielle reste un outil isolé, incapable de transformer durablement la fonction RH. »

Les risques à ne pas sous-estimer

L’étude EY met toutefois en garde contre plusieurs dérives potentielles dont l’usage des biais algorithmiques dans le recrutement, susceptibles de renforcer les inégalités existantes, la tentation d’une surveillance excessive des collaborateurs au nom de la performance, la perte de confiance lorsque les décisions RH apparaissent déshumanisées,

Ces risques sonnent comme un signal d’alarme : l’IA n’est jamais neutre. Elle reflète les choix, les valeurs et les biais de ceux qui la conçoivent et l’utilisent. D’où la nécessité de garde-fous éthiques, juridiques et managériaux, et du maintien d’une gouvernance humaine sur toutes les décisions sensibles.

Œuvrer pour une fonction RH stratégique et responsable

Pour 89 % des dirigeants interrogés par EY, une fonction RH stratégique sera déterminante pour le succès des entreprises dans les cinq prochaines années. Cette ambition suppose un changement de posture clair pour formaliser une stratégie RH alignée sur la vision de la direction générale, passer à une organisation centrée sur les compétences plutôt que sur les postes, développer une culture inclusive et diversifiée, encore insuffisamment concrétisée en Tunisie et assumer un rôle de leader technologique, capable d’orchestrer l’intégration de l’IA avec discernement et responsabilité.

« Les algorithmes absorbent les tâches standardisées, tandis que l’humain se recentre sur la créativité et le leadership. »

Quand l’atout RH vacille

Les enquêtes de l’ITCEQ ont longtemps identifié les ressources humaines comme un pilier majeur du climat des affaires en Tunisie, perçu positivement par les chefs d’entreprise.

Mais le constat de 2022 marque un tournant préoccupant : l’indice RH chute à 68,7/100, son plus bas niveau depuis sa création. Ce recul traduit une fragilisation de la fonction RH, qui peine à maintenir son rôle d’atout stratégique dans un environnement de plus en plus exigeant.

Une alerte qui appelle la transition

Ce déclin n’est pas anodin : il signale que les pratiques RH, encore trop centrées sur l’opérationnel, ne suffisent plus à répondre aux attentes des talents et aux mutations du marché. La fonction RH doit donc amorcer une transition profonde, passant d’un rôle administratif à une autorité stratégique du capital humain. C’est là que l’intelligence artificielle entre en scène.

« Sans garde-fous éthiques, l’IA peut renforcer les inégalités existantes et fragiliser la confiance des collaborateurs. »

 L’IA, levier de redressement

L’intégration de l’IA peut contribuer à inverser la tendance baissière des hautes compétences en Tunisie en en automatisant les tâches répétitives, en redonnant du temps aux équipes pour l’accompagnement humain et en anticipant les besoins en compétences grâce à l’analyse prédictive. L’IA peut être une opportunité pour repositionner la fonction RH comme pilier stratégique du climat des affaires, capable de regagner son indice de confiance et de redevenir un moteur de croissance.

Le déclin mesuré par l’ITCEQ agit comme un signal d’alarme : sans transformation, la fonction RH risque de perdre son statut d’atout majeur. Mais en embrassant l’IA avec discernement, elle peut redevenir un levier central de compétitivité et de stabilité, en Tunisie comme ailleurs. La transition vers une RH augmentée par l’intelligence artificielle est donc moins une option qu’une nécessité stratégique.

Pour Ernest and Young, la révolution de l’intelligence artificielle n’oppose pas l’homme à la machine. Elle interroge la capacité des organisations à créer une complémentarité féconde entre efficacité technologique et intelligence humaine.

Amel Belhadj Ali

CHIFFRES CLES

  • 67 % : La digitalisation progresse, mais reste majoritairement administrative. Elle ne s’accompagne pas encore d’un repositionnement stratégique de la fonction RH.
  • 70 % : La pénurie de compétences devient structurelle. Elle impose une refonte des politiques de formation et de mobilité interne.
  • 85 millions : Ce déficit mondial accentue la concurrence entre économies pour attirer et retenir les talents.
  • 89 % : Les dirigeants placent la RH au cœur de la performance future, soulignant l’urgence du changement de posture.
  • 68,7/100 : La baisse de l’indice RH traduit une perte de confiance dans la capacité actuelle des RH à soutenir le climat des affaires.

L’article Baromètre EY 2025 : la fonction RH face au défi des compétences est apparu en premier sur WMC.

ATFP : début des inscriptions en ligne pour les sessions 2026 dès lundi

07. Dezember 2025 um 16:51
ATFP : début des inscriptions en ligne pour les sessions 2026 dès lundi

La Tunisie s’apprête à lancer, dès ce lundi 8 décembre, les inscriptions aux sessions de formation professionnelle de février et d’avril 2026, a annoncé l’Agence tunisienne de la formation professionnelle. Les inscriptions se feront via la plateforme numérique dédiée, dans le cadre d’une stratégie visant à moderniser les services et à les rendre plus accessibles […]

The post ATFP : début des inscriptions en ligne pour les sessions 2026 dès lundi first appeared on Directinfo.

Tunisie : Le Parlement valide le recrutement direct des chômeurs de longue durée

30. November 2025 um 11:18

Les députés ont franchi un pas important, ce samedi 29 novembre 2025, en adoptant à 128 voix l’article 57 du projet de loi de finances 2026. Ce texte ouvre la voie au recrutement direct d’une première cohorte de diplômés chômeurs de longue durée, une revendication portée depuis des années par plusieurs collectifs.

La mesure vise expressément les titulaires de diplômes supérieurs dont la période de chômage s’est étirée, parfois au-delà d’une décennie. Elle s’inscrit dans le cadre d’un programme national d’intégration qui fera l’objet d’un examen plus détaillé lors de la séance plénière du 16 décembre 2025, consacrée au projet de loi dédié au recrutement des chômeurs de longue durée.

Reste toutefois la question cruciale du financement. Interpellée par les élus, la ministre des Finances a admis que le programme pourrait être financé à travers les dépenses imprévues inscrites dans le budget. Un mécanisme qui reste incertain et dépend largement des marges disponibles en cours d’exercice.

Un chantier délicat

Le vote de l’article 57 marque une avancée politique, mais ouvre aussi un chantier délicat : comment intégrer durablement des milliers de diplômés dans la fonction publique sans aggraver la pression budgétaire ? La réponse viendra peut-être le 16 décembre, lors de l’examen de la loi qui doit transformer cette promesse en dispositif opérationnel.

En attendant, pour de nombreux diplômés concernés, cette adoption représente un premier souffle d’espoir… mais encore loin d’une entrée effective dans l’administration.

Lire aussi : FMI : Une croissance modérée de 1,6% prévue pour la Tunisie en 2025

L’article Tunisie : Le Parlement valide le recrutement direct des chômeurs de longue durée est apparu en premier sur webdo.

❌
❌