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Gestern — 30. Mai 2026Haupt-Feeds

Le TMM stable à 6,99%, en mai 2026 (BCT)

Le Taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 6,99 % en mai 2026, pour le quatrième mois consécutif, selon les données statistiques publiées samedi par la Banque centrale de Tunisie.

En glissement annuel, ce taux a poursuivi sa tendance baissière observée au cours des dernières années. Il est passé de 8 % à fin mai 2023 à 7,97 % en mai 2024, puis à 7,5 % à fin mai 2025, avant de s’établir à 6,99 % actuellement, soit son niveau le plus bas depuis juin 2022.

L’évolution du TMM demeure étroitement liée à celle du taux directeur de la BCT, maintenu inchangé à 7 % depuis plusieurs mois.

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Malgré une semaine réduite, la Bourse de Tunis accélère

30. Mai 2026 um 09:13

La Bourse de Tunis a clôturé la semaine du 25 au 29 mai 2026 sur une nette progression. Soutenu par l’orientation positive de l’ensemble des indices sectoriels, le Tunindex a gagné 2,7 % pour s’établir à 17 669,81 points. Sa performance depuis le début de l’année atteint désormais 31,4 %, selon l’intermédiaire en Bourse Tunisie Valeurs.

Malgré une semaine écourtée à trois séances en raison des congés de l’Aïd al-Adha, l’activité est demeurée soutenue. Les échanges ont totalisé 37,4 millions de dinars (MD), soit une moyenne quotidienne de 12,5 MD. Aucune transaction de bloc n’a toutefois été enregistrée au cours de la période.

Les plus fortes hausses et baisses

Le titre BH BANK a signé la meilleure performance hebdomadaire du marché. L’action de la banque publique a bondi de 15,5 % pour atteindre 13,750 dinars, dans un volume relativement limité de 167 mille dinars.

De son côté, BNA ASSURANCES a confirmé le regain d’intérêt des investisseurs. Son titre a progressé de 7,9 % à 4,250 dinars, générant un volume d’échanges de 1,6 MD.

À l’inverse, BH ASSURANCE a terminé la semaine en lanterne rouge du Tunindex. L’action a reculé de 8,8 % à 54,730 dinars, dans un volume très faible de seulement 5 mille dinars.

Le titre OFFICEPLAST n’est pas parvenu à tirer son épingle du jeu. L’action du fabricant de fournitures bureautiques et scolaires a cédé 2,7 % à 1,790 dinar, pour des échanges modestes de 107 mille dinars.

Les valeurs les plus actives

SOTUVER a été la valeur la plus animée de la semaine. Son titre a légèrement progressé de 0,4 % à 29,420 dinars, tout en concentrant un volume de transactions de 4,2 MD.

 

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Boom du cash en Tunisie : Aram Belhadj pointe une crise de confiance

30. Mai 2026 um 08:32

La monnaie en circulation en Tunisie a atteint un niveau historique, frôlant désormais les 30 milliards de dinars. Pour l’économiste, docteur en sciences économiques et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage, Aram Belhadj, cette situation révèle un profond déséquilibre structurel au sein de l’économie nationale.

Dans une publication partagée vendredi 29 mai 2026, sur sa page Facebook, l’économiste estime que cette évolution traduit l’existence de deux économies qui cohabitent selon des logiques radicalement différentes. D’un côté, une économie formelle confrontée à une forte pression fiscale, réglementaire et financière. De l’autre, une économie parallèle en constante expansion, opérant en marge des circuits institutionnels traditionnels et échappant largement aux contraintes imposées au secteur officiel.

Selon Aram Belhadj, l’augmentation continue du volume des liquidités en circulation ne constitue pas seulement un indicateur monétaire. Elle représente avant tout un signal d’alarme révélant une érosion progressive de la confiance des citoyens envers les institutions économiques et financières.

L’économiste considère également que l’ampleur prise par le phénomène met en évidence les limites des politiques actuellement menées pour favoriser l’intégration financière et lutter efficacement contre l’économie informelle. Malgré les dispositifs mis en place au cours des dernières années, une part importante de l’activité économique continue de se développer en dehors des circuits bancaires et des mécanismes de contrôle officiels.

Face à cette situation, Aram Belhadj appelle à l’engagement rapide de réformes structurelles profondes. Parmi les priorités qu’il identifie figurent l’accélération de la digitalisation des transactions, le renforcement de l’inclusion financière et la reconstruction de la confiance entre les citoyens et les institutions, notamment les établissements financiers.

À défaut de réformes sérieuses, durables et capables de restaurer cette confiance, prévient-il, la progression de l’économie parallèle ainsi que l’accumulation de liquidités hors du système financier risquent de s’intensifier davantage au cours des prochaines années, accentuant ainsi les déséquilibres de l’économie tunisienne.

Le volume de monnaie en circulation en Tunisie, billets et pièces, a atteint un niveau record d’environ 29,678 milliards de dinars, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie au 26 mai 2026.

Les données officielles montrent ainsi que la masse monétaire en circulation poursuit sa tendance haussière par rapport aux périodes précédentes.

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Sidi Ould Tah : « La BAD sera la banque de solutions de l’Afrique » 

« La Banque africaine de développement (BAD) restera le partenaire de premier plan de ses pays membres et sera la banque de solutions de l’Afrique ». C’e sont là les propos du président du Groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, prononcés lors de la cérémonie de clôture des Assemblées annuelles de la Banque, organisées du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville (République du Congo).

« Notre ambition à la BAD est de devenir une banque très audacieuse, plus innovante, plus agile et plus proche des populations, une banque qui place l’emploi des jeunes et l’autonomisation de la femme au centre de son action et de devenir de véritable levier de transformation structurelle de l’Afrique et l’outil le plus privilégié de son intégration économique », a-t-il appuyé. « Nous allons intensifier notre coopération pour cibler des priorités absolues telles que l’autonomisation de la femme, l’emploi des jeunes, le soutien des Petites et moyennes entreprises (PME) et l’accès universel aux services essentiels ».

D’après le président de l’institution financière panafricaine, le développement ne se conçoit pas dans les bureaux et dans les salles de réunions mais au cœur des communités avec celle et ceux qui agissent tous les jours sur le terrain avec l’accompagnement de la société civile et la Diaspora.

L’Angola décaisse 6,5 millions d’euros en faveur du FAD

Il a annoncé par ailleurs la décision de la République de l’Angola relative à la contribution à hauteur de 6,5 millions d’euros à la dix-septième reconstitution du Fonds africain de développement (FAD-17). Cette contribution a-t-il dit porte désormais à 25 le nombre des Etats africains engagés dans le financement du FAD-17 pour un montant global dépassant 190 millions de dollars.

De son côté, le président du Conseil des gouverneurs représentant les pays membres du Groupe de la BAD, Ludovic Ngatse, a mis l’accent sur la nécessité du changement de la trajectoire de développement, faisant savoir que le conseil a approuvé et encouragé la mise en place des quatre points cardinaux pour renforcer la capacité de l’influence et d’impact de l’Afrique.

Il a souligné que les assemblées ne doivent pas être considérées comme un simple rendez-vous institutionnel de plus gravé dans le calendrier mais plutôt comme un moment de vérité et de responsabilité face aux urgences qu’ils s’agissent de déficit de financement, de défis climatiques, de la transformation structurelle de l’économie ou de l’urgence de la création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes.

« L’Afrique prouve chaque jour qu’elle ne manque ni de potentiel ni d’ambitions mais plutôt la culture de l’exécution et de l’impact », a-t-il avancé. Les orientations de Brazzaville devraient être immédiatement traduites en capital accessible, en infrastructures transformatrices et en progrès tangibles pour les populations africaines, a-t-il appuyé.

3 000 personnes et 81 pays…

A rappeler que les Assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de la BAD. Cette année, plus de 3 000 personnes prennent part à cet événement à Brazzaville, à savoir les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion.

Placée sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », les assemblées annuelles 2026 sont les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025.

La vision stratégique d’Ould Tah porte sur quatre points cardinaux. Il s’agit de l’amélioration de l’accès au capital (mobiliser les ressources financières de l’Afrique) et la réforme et la consolidation des systèmes financiers, des institutions et des talents du continent pour affirmer l’action mondiale de l’Afrique.

Les troisième et quatrième points portent sur l’exploitation de la transformation démographique pour le développement économique et la construction des infrastructures résilientes au climat et une forte valeur ajoutée aux ressources naturelles.

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Investissements agricoles : 10,8 millions de dinars approuvés par l’APIA

29. Mai 2026 um 17:15

Des projets d’investissement d’un montant total de 10,8 millions de dinars ont été approuvés vendredi dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche par le Comité national d’octroi des avantages relevant de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA).

Ces projets, validés lors de la cinquième réunion du comité pour l’année 2026, seront réalisés dans les gouvernorats de Mahdia, Monastir, Nabeul et Sidi Bouzid, indique l’APIA dans un communiqué.

Par ailleurs, le comité a également approuvé l’octroi de crédits fonciers au profit de jeunes agriculteurs du gouvernorat de Kasserine. Ces financements, d’un montant global de 405 mille dinars, permettront l’acquisition de terres agricoles couvrant une superficie totale de 19,5 hectares.

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Code des changes : la Conect sera auditionnée à l’ARP

28. Mai 2026 um 15:12

La commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tiendra, lundi 1er juin 2026, une séance d’audition des représentants de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), à la demande de la commission, et ce, dans le cadre de ses rencontres avec les partenaires économiques et les organisations professionnelles.

Cette séance sera consacrée à l’examen et à l’échange de vues sur la proposition de loi relative à la promulgation du nouveau code des changes (enregistrée sous le numéro 115/2025).

Lire aussi : Maher Ketari: « Le code des changes est un dossier prioritaire »

A cette occasion, la délégation de la confédération présentera la vision de l’organisation ainsi que ses propositions techniques et d’amendement concernant ce projet, visant à moderniser le système législatif des changes en Tunisie, à faciliter les transactions financières internationales des entreprises économiques et à soutenir le climat d’investissement et d’exportation.

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Voici le dernier délai pour la déclaration d’impôt des personnes morales

28. Mai 2026 um 09:29

Dans un communiqué rendu public, la Direction générale des impôts (DGI) fixe au vendredi 29 mai 2026 le dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle par les personnes morales non assujetties à la déclaration et au paiement à distance des impôts.

Et la DGI de rappeler que si le dernier jour du dépôt d’une déclaration fiscale coïncide avec un dimanche ou un jour férié, le contribuable serait en mesure de pouvoir déposer sa déclaration le jour ouvrable suivant sans versement de pénalités financières.

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Olfa Chammari: Financer la transition exige une ingénierie de confiance

27. Mai 2026 um 11:08

En abordant les thèmes de la Transition énergétique, mais aussi la  manière d’accélérer le passage vers une économie bas-carbone , la question qui se pose est la suivante : quels sont les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone. C’est le ton du  troisième panel de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, qui a mis l’accent sur les défis énergétiques et aux perspectives de transition écologique en Tunisie.  Le thème de ce panel : « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone », ce débat a examiné les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone.

Olfa Chammari, directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion, a abordé la transition climatique sous l’angle du financement. Son message est clair : les besoins sont trop importants pour qu’une seule source de financement puisse suffire. La transformation énergétique, l’adaptation au changement climatique et la modernisation des infrastructures agricoles exigent des montages complexes, combinant crédit, garantie, assurance, subvention et accompagnement technique.

Elle insiste sur un point central : la transition ne sera possible que si les investisseurs, les banques et les bénéficiaires ont confiance dans les dispositifs proposés. Il ne suffit pas de créer des enveloppes financières ; il faut aussi construire une ingénierie capable de sécuriser les projets, de réduire les risques et de rendre les financements accessibles à ceux qui en ont le plus besoin.

Olfa Chammari voit dans la Caisse des dépôts et consignations (CDC) un acteur potentiel d’impulsion et de structuration. Pour elle, ce type d’institution peut jouer un rôle d’agrégateur, en aidant à mobiliser des ressources publiques et privées autour de projets à fort impact. L’enjeu n’est pas seulement de financer, mais de catalyser un écosystème.

Lire aussi : Matthieu Brun : « La transition agricole ne peut réussir que si elle crée de la confiance entre les acteurs »

Elle a mis l’accent sur l’accompagnement technique. Beaucoup de projets échouent non par manque d’intention, mais parce qu’ils sont insuffisamment préparés ou mal structurés. La finance climatique doit donc aller de pair avec du conseil, de l’expertise et un suivi dans la durée. C’est cette combinaison qui permet de transformer une ambition environnementale en projet viable.

En somme, Olfa Chammari défend une vision très pragmatique de la transition : pour qu’elle fonctionne, il faut des outils financiers adaptés, des institutions solides et une architecture de confiance capable de relier les besoins du terrain.

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Sidi Ould Tah : « L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité »

26. Mai 2026 um 16:23

« L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité et seul un projet sur dix atteint le bouclage financier ». Ce sont là les propos du président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, qui s’exprimai lors des Assemblées annuelles de l’institution financière africaine à Brazzaville au Congo (du 25 au 29 mai 2026).

Ould Tah a souligné, à ce propos, qu’il est primordial de transformer ces portefeuilles projets en actifs investissables. Beaucoup de PME africaines restent enfermées dans ce que certains appellent le « missing middle » : trop grandes pour la microfinance, mais trop petites ou trop risquées pour les systèmes bancaires commerciaux, a-t-il expliqué.

C’est pour cette raison qu’est intervenue la récente décision de la Banque d’augmenter sa participation dans l’Agence africaine d’assurance, du commerce et de l’investissement (ATIDI) à 14 %, faisant d’elle son principal actionnaire. Ceci a-t-il avancé reflète le type d’architecture africaine de partage du risque qui doit être renforcé.

Transition démographique

Sur un autre plan, le président de la BAD a souligné que la transition démographique de l’Afrique doit également être abordée avec davantage de réalisme économique et d’ambition. Pendant longtemps, les discussions sur l’emploi des jeunes ont principalement été traitées comme des questions sociales, bien qu’il s’agit fondamentalement d’un défi structurel et économique, a-t-il encore dit.

Le défi n’est donc pas simplement de créer davantage d’emplois, il s’agit plutôt  de construire des économies plus productives, a-t-il appuyé. Il a mis l’accent, à cette occasion, sur la nécessité de dépasser les interventions fragmentées pour construire de véritables écosystèmes de production, de financement et d’innovation.

La Banque doit de plus en plus se positionner non seulement comme une institution de financement, mais comme une institution catalytique, une plateforme capable de réduire les risques, de mobiliser davantage de capitaux, de connecter investisseurs africains et internationaux, et de transformer des opportunités dispersées en investissements bancables.

La Banque a été créée dans une autre époque, où le financement du développement reposait principalement sur les prêts souverains, les infrastructures publiques et les relations traditionnelles d’aide, a rappelé le président de l’institution panafricaine. « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, le développement est de plus en plus façonné par les capitaux privés, la technologie, l’intégration régionale, les dynamiques démographiques et la compétition géopolitique ».

Il a fait savoir que « l’approche de la banque reposera de plus en plus sur le partenariat entre capitaux publics et privés, entre institutions africaines elles-mêmes, entre investisseurs domestiques et internationaux et entre l’Afrique et ses partenaires mondiaux »

Et Sidi Ould Tah d’ajouter: « La BAD doit désormais porter sur l’ensemble de l’écosystème de croissance: infrastructures, intégration régionale, connectivité numérique, compétences, financements à long terme, clusters industriels et chaînes de valeur liées à la transformation africaine… Toutefois, la BAD ne peut pas et ne doit pas agir seule. Cet effort devra être porté par l’ensemble des institutions financières africaines à savoir banques de développement, banques commerciales, fonds de pension, caisses de dépôts, fonds souverains, banques centrales, compagnies d’assurance, fonds de private equity et institutions des marchés de capitaux ».

« Des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente »

Pour le président de la République du Congo, Denis-Sassou Nguesso, « le financement du développement de l’Afrique requiert désormais des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente. Les besoins sont immenses et concernent les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le numérique, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, la protection de l’environnement, et la création d’emplois ».

Toujours selon le chef de l’Etat congolais, ces exigences du développement nécessitent des réponses nouvelles, audacieuses et adaptées. Il a mis l’accent sur la nécessité d’approfondir les marchés financiers, renforcer les institutions régionales, développer les instruments de garantie, de partage des risques et de financement mixte afin de mobiliser davantage l’épargne africaine et les capitaux internationaux au service de projets structurants.

« L’enjeu n’est donc pas seulement de trouver plus de ressources, il s’agit aussi de mieux les orienter, de mieux les gérer et de les consacrer à des investissements capables de transformer durablement les conditions de vie de nos populations », affirme Nguesso.

Tirer profit du capital humain et des ressources naturelles

De son côté, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Selma Malika Haddadi, a souligné l’impératif de mobiliser les ressources financières internes de l’Afrique, procéder à la refonte de l’architecture financière et tirer profit du capital humain et des ressources naturelles. Elle a souligné la nécessité d’axer les efforts au-delà des mécanismes de financements traditionnels pour saisir de nouveaux outils et des nouvelles sources de financements au sein des pays africains.

Haddadi a fait savoir qu’un éventail de sources financières est disponible, citant à titre d’exemple les envois de fonds de la Diaspora, les obligations vertes, ainsi que les actifs financiers numériques qui restent sous exploités.

Placée sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », les Assemblées annuelles 2026 sont les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025.

Les Assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de la BAD. Cette année, plus de 3 000 personnes prennent part à cet événement à Brazzaville, à savoir les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion.

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Banques tunisiennes : Karim Hajjaji plaide pour des « champions nationaux »

26. Mai 2026 um 09:21

Le secteur bancaire tunisien souffre encore d’une trop grande fragmentation, estime Karim Hajjaji, Global Chief Operating Officer Corporate & Investment Banking.

En marge de sa participation à la 27ème édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Karim Hajjaji a appelé à davantage de rapprochements entre les établissements bancaires, qu’ils soient publics ou privés, afin de faire émerger de véritables « champions nationaux » capables de soutenir plus efficacement l’économie tunisienne.

Il souligne à cet égard que le poids du secteur public dans le financement reste encore trop important. Il estime que les banques tunisiennes gagneraient à diversifier davantage leurs lignes de crédit, notamment en direction des PME et des TPE, considérées comme des moteurs essentiels de création d’emplois et de richesse nationale.

Karim Hajjaji a relevé également les nombreux défis réglementaires auxquels le secteur devra faire face dans les prochaines années, notamment avec l’entrée en vigueur de normes internationales telles qu’IFRS 9 et Bâle III.

Ces réformes imposent, précise-t-il, des investissements importants pour renforcer la gestion des risques, moderniser le suivi des crédits et améliorer la gouvernance interne des banques, en particulier les fonctions de contrôle et de gestion des risques.

Au-delà du cadre réglementaire, Karim Hajjaji insiste sur l’urgence de la transformation digitale du secteur. Il estime que l’expérience client peut être considérablement améliorée grâce à la digitalisation des services bancaires et à la modernisation des systèmes informatiques, dont certains deviennent aujourd’hui obsolètes.

L’intelligence artificielle constitue aussi un enjeu stratégique majeur, ajoute-t-il. Cette mutation nécessite des investissements dans les talents, notamment des ingénieurs, statisticiens et spécialistes des technologies de l’information. Des investissements qui pourraient être soutenus, insiste-t-il, par les gains d’efficacité générés par la modernisation du secteur bancaire.

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Aid Al Adha: les banques appelées à garantir le retrait d’argent des DAB

22. Mai 2026 um 18:45

La Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle les banques et la Poste Tunisienne à prendre les mesures nécessaires pour garantir la continuité des opérations de retrait d’argent des Distributeurs automatiques de billets (DAB) et des services de paiement électronique, durant la période de l’Aïd al-Adha.

L’institut d’émission met l’accent, dans une note publiée, le 21 mai 2026, sur la nécessité d’assurer le chargement des DAB et de garantir la disponibilité technique des plateformes électroniques, afin de garantir la continuité des services financiers sans interruption pendant la période de l’aïd.

La BCT appelle également à prendre les dispositions nécessaires pour traiter, dans les plus brefs délais, toute panne ou interruption de service.

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Pas de dividendes chez Zitouna, 95 MDT réinvestis pour l’avenir

22. Mai 2026 um 09:19

L’Assemblée Générale Ordinaire de la Banque Zitouna, réunie le 24 avril 2026, a adopté à l’unanimité l’affectation des résultats de l’exercice 2025.

La banque a réalisé un bénéfice net de 54,56 millions de dinars. En ajoutant les résultats reportés des années précédentes (40,75 millions de dinars), le résultat distribuable total s’élève à 95,31 millions de dinars.

Selon la troisième résolution, ce montant a été réparti comme suit : 245 000 dinars versés à la réserve légale; 53,5 millions de dinars affectés aux réserves pour réinvestissements exonérés: et 41,57 millions de dinars maintenus en résultats reportés. Aucun dividende n’a été distribué aux actionnaires.

Cette décision traduit la volonté de la banque de renforcer ses fonds propres et de financer son développement futur en conservant la quasi-totalité de ses bénéfices.

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4 % de progression du revenu global des sociétés cotées en Bourse de 4%

Les indicateurs d’activité des sociétés cotées en Bourse montrent une hausse de leur revenu global de 4 %, au cours des 3 premiers mois de 2026 par rapport à la même période de l’année 2025, pour se situer à 6,4 milliards de dinars contre 6,2 milliards de dinars, c’est ce qui ressort du rapport sur « l’évolution des indices et des revenus des sociétés cotées ».

D’après la Bourse de Tunis, 75 % des sociétés ayant publié leurs indicateurs du premier trimestre 2026, soit 53 sur 71, ont amélioré leurs revenus par rapport à la même période de l’année précédente.

Les 20 sociétés qui composent le Tunindex20 ont accaparé 4 milliards de dinars (ou 63 % du revenu global), en hausse de 3,5 % par rapport à la même période de l’année écoulée.

Côté sectoriel, les 12 banques cotées ont réalisé un produit net bancaire (PNB) cumulé de 1 876 millions de dinars (MDT) à fin mars 2026, en progression de 6,8 %.

S’agissant du revenu global net des 7 sociétés de Leasing cotées, il a augmenté de 7,2 %, pour atteindre 148 MDT, alors que parallèlement, le montant global des primes émises a atteint 614 MDT contre 567 MDT, soit une progression de 8,3 %.

Dans son ensemble, le secteur financier a amélioré son revenu global au 1er trimestre 2026 de 7,1 % par rapport à la même période de l’année écoulée.

Concernant le secteur des biens de consommation, le revenu global des trois grands groupes opérant dans l’agroalimentaire (Poulina Group Holding, Délice Holding et SFBT) a évolué de 1,9 % à 1 527 MDT.

Quant aux quatre concessionnaires automobiles (hors UADH), ils ont vu leur chiffre d’affaires global progresser de 4,5 % pour se situer à 284 MDT, au premier trimestre 2026.

Pour ce qui est du secteur des services aux consommateurs, le chiffre d’affaires global de deux enseignes de la grande distribution cotées en Bourse (Monoprix et Magasin Général) a enregistré une hausse de 6 % à 486 MDT.

Au total, sur neuf secteurs, six ont vu leurs revenus augmenter. Le secteur des télécommunications a réalisé la plus forte progression avec 11,3 %, suivi par le secteur financier avec 7,1%. En revanche, le secteur des matériaux de base a enregistré la plus forte baisse (-23,6 %).

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Tunisie : les caisses enregistreuses seront obligatoires dès juillet 2026

21. Mai 2026 um 16:14

À partir du 1er juillet 2026, toutes les entreprises de services de consommation sur place en Tunisie devront obligatoirement utiliser une caisse enregistreuse. Cette mesure concerne l’ensemble des personnes morales opérant dans la restauration, les cafés, salons de thé et toute activité proposant des aliments ou boissons prêts à consommer sur place.

Cette décision s’inscrit dans la deuxième phase du « programme national de digitalisation fiscale » lancé par le ministère des Finances pour lutter contre l’évasion fiscale et renforcer l’équité entre les contribuables soumis à la TVA.

L’obligation découle de l’arrêté de la ministre des Finances du 14 octobre 2025 et du décret gouvernemental n°2019-1126 du 26 novembre 2019.

Lire aussi — Caisses enregistreuses : lancement d’une opération pilote volontaire le 1er juin

Après une première phase lancée le 1er novembre 2025 et limitée aux restaurants touristiques, salons de thé et cafés de 2e et 3e catégories, le dispositif sera désormais généralisé à toutes les entreprises du secteur.

Le ministère prévoit ensuite une extension progressive aux personnes physiques. Les professionnels soumis au régime réel et aux déclarations fiscales mensuelles devront s’équiper avant le 1er juillet 2027. Les autres exploitants auront jusqu’au 1er juillet 2028.

Pour assurer le suivi des opérations, la Direction générale des impôts (DGI) a développé une plateforme numérique dédiée, conçue par le Centre informatique du ministère des Finances.

Selon Sofiene Khorchani, sous-directeur de la banque de données à la direction du système d’information de la DGI, le projet a nécessité plus de cinq années de développement afin de garantir la sécurité et la fiabilité du système.

L’adhésion au dispositif se fera entièrement à distance via les fournisseurs agréés, dont la liste est disponible sur le portail jibaya.tn. Les professionnels pourront adapter leurs anciens équipements ou acquérir des caisses certifiées.

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Bâle III, IFRS 9 et fintech : le secteur financier tunisien à l’épreuve du grand écart réglementaire

21. Mai 2026 um 14:10

Entre l’impératif de robustesse prudentielle imposé par les nouvelles normes internationales et l’urgence de financer une économie dont 60 % des acteurs restent en dehors du système bancaire, le secteur financier tunisien se trouve à un carrefour historique. C’est l’équation vertigineuse dont ont débattu, le 21 mai 2026 à Tunis, dans le cadre de la 27ème édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, les participants au panel intitulé « IFRS 9, Bâle III finalisé et disruption fintech : le secteur financier tunisien entre conformité et compétitivité ». Une heure de débat dense, tendu mais constructif, au cours de laquelle régulation, digitalisation, inclusion financière et compétitivité se sont entrechoquées avec une franchise rare.

C’est Karim Hajjaji, Global Chief Operating Officer Corporate & Investment Banking, qui a posé le cadre analytique avec la rigueur d’un praticien rompu aux grandes géographies financières mondiales. Bâle III et IFRS 9 ne sont pas deux réformes parallèles : elles produisent ensemble un effet de ciseau redoutable sur les bilans bancaires. D’un côté, Bâle III exige une augmentation substantielle des fonds propres, avec une mesure bien plus sophistiquée du risque, notamment à travers le ratio de levier et les exigences en capital. De l’autre, IFRS 9 introduit le concept de pertes attendues – l’expected loss – qui oblige les banques à provisionner non plus les pertes constatées, mais celles anticipées selon des modèles statistiques avancés.

Résultat mécanique : la pression simultanée sur le capital et sur la rentabilité réduit théoriquement la capacité de distribution de crédit.

Pour les banques tunisiennes, cet effet est amplifié par des vulnérabilités structurelles bien identifiées. Karim Hajjaji a pointé la relative faible profondeur du marché, la dépendance aux ressources courtes et la rareté des capacités de refinancement à long terme. Mais c’est l’éléphant dans la salle qu’il a nommé sans détour : la concentration massive des engagements bancaires sur les entreprises publiques, qui représentent environ 25 % du portefeuille de crédit. Une exposition qui capte une part disproportionnée des capacités du système, au détriment des petites et moyennes entreprises, pourtant véritables moteurs de la prospérité nationale.

Ses recommandations ont été aussi précises que pragmatiques. D’abord, piloter la transition de manière graduée et concertée entre régulateur et établissements. Tout en évitant un choc trop brutal sur les bilans. Ensuite, investir massivement dans la gouvernance des données et les infrastructures informatiques. Sans lesquelles les modèles avancés d’évaluation du risque resteront lettre morte. Enfin, explorer des pistes de mutualisation entre banques – compétences, systèmes, infrastructures – à l’image de ce qui s’est développé dans d’autres marchés, notamment dans l’industrie du paiement.

Le private equity comme levier de “dérisquage“ et d’inclusion

Thameur Chagour, Managing Director de Capsa Capital Partners, abondera dans le sens d’une transition progressive tout en enrichissant le débat d’une perspective souvent absente des discussions prudentielles. A savoir celle du capital-investissement comme réponse structurelle aux impasses du financement bancaire.

Le constat est sévère mais documenté. Avec un taux de bancarisation qui peine à dépasser 40 % et une concentration du crédit sur les entreprises publiques, les particuliers solvables et les grandes corporates, le système laisse de côté des pans entiers de l’économie réelle. Les TPE et PME en phase d’amorçage ou de croissance, faute de garanties réelles et d’historique de crédit formalisé, se heurtent à un mur systémique.

Face à cela, Thameur Chagour met en avant le rôle du private equity comme fournisseur de fonds propres, multiplicateur de financement bancaire ultérieur et vecteur de professionnalisation des entreprises financées. En injectant des capitaux propres, les fonds de private equity “dérisquent la relation bancaire future et préparent une bancarisation plus massive.

Il a également défendu avec conviction le développement des solutions de scoring partagé (à l’échelle des bureaux de crédit) pour permettre une appréciation plus fine du risque des entreprises qui ne disposent d’aucun bilan formalisé. Une condition préalable, a-t-il insisté, à toute ambition sérieuse d’inclusion financière.

Sur le volet de la titrisation, sujet qu’il a abordé en dialogue avec Karim Hajjaji, Thameur Chagour rappelle la logique d’allègement du bilan : en transférant tout ou partie du risque de crédit à des investisseurs externes (assureurs, fonds, véhicules ad hoc), les banques récupèrent de l’oxygène en capital pour financer de nouveaux projets. Une mécanique vertueuse, mais qui suppose un cadre réglementaire adapté. Or, depuis 2005, à peine deux opérations de titrisation ont été lancées en Tunisie, la législation restant peu incitative. La réforme de ce cadre devrait constituer, estime-t-il, l’un des chantiers prioritaires pour fluidifier le financement de l’économie.

La technologie au service de la confiance : le regard de l’assureur

Laurent Thuillier, DG de STAR Assurances, a apporté au débat la perspective d’un secteur souvent perçu comme distinct mais profondément solidaire du système bancaire. Avec 35 ans d’expérience sur des marchés aussi variés que la France, le Royaume-Uni, la Roumanie ou la Grèce, il a d’emblée replacé la question technologique sous l’angle de la mission fondamentale : créer de la confiance en tenant ses engagements au moment du sinistre.

Le taux de pénétration de l’assurance en Tunisie – 2,5 % du PIB, contre 10 % en France – illustre selon lui non pas un retard de développement économique, mais un déficit de confiance et de lisibilité. C’est là que la technologie joue un rôle décisif, non comme fin en soi, mais comme instrument au service de trois principes d’action qu’il a formulés avec clarté : être prédictible, être fiable, être simple. Prédictible, c’est être capable d’annoncer à l’avance le déroulement d’un processus de sinistre. Fiable, c’est honorer ce qu’on a promis (jusqu’à garantir, par exemple, un versement d’acompte d’expertise dans les cinq jours pour un sinistre majeur). Simple, c’est rendre l’expérience client fluide et accessible.

Laurent Thuillier met toutefois en garde contre une illusion fréquente : investir dans la technologie sans stratégie préalable revient à se faire plaisir. Les systèmes d’information dans l’assurance coûtent cher, s’amortissent sur le long terme et ne pardonnent pas les erreurs d’orientation. D’où son plaidoyer pour une approche agile, illustrée par l’initiative du Starlab de STAR Assurances – un incubateur interne permettant de tester des solutions avec des startups sur des périmètres précis, comme le scoring des agents commerciaux ou la gestion des challenges de performance. Une manière de conjuguer prudence industrielle et ouverture à l’innovation.

La fintech comme miroir de l’économie informelle

C’est Adriana Mironescu, DG de Glovo Tunisie, qui a introduit dans le débat une perspective radicalement différente, nourrie par six mois d’immersion dans la réalité économique tunisienne et par une carrière construite au carrefour du conseil et de la technologie.

Son diagnostic est éclairant : les plateformes de livraison travaillent quasi exclusivement avec des petites et moyennes entreprises dont l’existence numérique commence précisément avec elles. Ces commerçants, souvent localisés en zones rurales ou périurbaines, ne disposent d’aucun historique de crédit formalisé, d’aucun bilan audité, d’aucune des garanties traditionnellement exigées par les banques. Pourtant, ils génèrent une masse de données comportementales d’une richesse inédite : volumes de commandes, gestion des pics de demande, régularité des livraisons, réactivité aux variations du marché, fidélisation de la clientèle. Autant d’indicateurs qualitatifs et quantitatifs que l’intelligence artificielle est désormais capable de transformer en signaux de solvabilité, ouvrant ainsi la voie à un scoring de crédit fondé sur des données jusqu’alors invisibles pour le système financier formel.

Adriana Mironescu a également décrit avec précision les frictions qui freinent l’adoption des paiements numériques. Les vendeurs qui basculent vers les solutions dématérialisées ont besoin de trois certitudes : comprendre les mécanismes en place; avoir la garantie que leur argent est protégé; et disposer d’un interlocuteur concret lorsqu’un problème survient. En l’absence de cette troisième garantie, le réflexe est imparable : dès que le paiement par carte échoue, les transactions se rapatrient vers le cash. Or le cash, a-t-elle rappelé, est opaque, imprévisible et coûteux, pour le vendeur comme pour l’économie. Accélérer la transition numérique suppose donc un effort d’éducation financière autant qu’un effort technologique.

Paiement, microfinance, convertibilité : l’horizon des opportunités

Les échanges ont également ouvert des perspectives sur trois leviers d’inclusion insuffisamment exploités. Le développement des moyens de paiement numériques, d’abord, avec un plaidoyer pour l’émergence d’établissements de paiement pure player, indépendants des banques, capables d’embarquer des populations non bancarisées dans le système formel par une porte d’entrée plus accessible.

Laurent Thuillier a évoqué à ce titre la possibilité de paiements différés sur trois ou six mois pour des dépenses importantes – une innovation qui contribuerait simultanément à l’inclusion et à la construction d’un historique de scoring.

La microfinance, ensuite, dont le taux de croissance en Tunisie témoigne d’une demande réelle et d’une capacité à créer de la valeur, même à des taux apparemment élevés. Thameur Chagour a insisté sur la nécessité de lui fournir des ressources continues et substantielles, notamment via les compagnies d’assurance et les banques, pour démultiplier son impact.

Enfin, la question de la convertibilité du dinar et de l’ouverture régionale a été abordée comme horizon stratégique. La diaspora tunisienne, dont l’appétit pour investir dans le pays d’origine est réel, constitue un réservoir de capitaux et de compétences que les rigidités actuelles empêchent de mobiliser pleinement.

Karim Hajjaji a conclu sur une note volontariste : le combat pour la compétitivité financière se joue à l’échelle mondiale. Et la Tunisie ne peut pas se permettre de laisser passer le train de la transformation numérique et de l’ouverture.

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BH Leasing annonce sa conformité totale à la facturation électronique en Tunisie

En anticipation des exigences de la loi des finances 2026, BH Leasing se positionne parmi les toutes premières institutions financières de la place prêtes à déployer la facturation électronique. Réaffirmant ainsi son rôle d’acteur pionnier de la transformation digitale.

Fidèle à sa stratégie d’innovation et à son engagement pour la modernisation du secteur financier tunisien, BH Leasing annonce l’achèvement réussi de sa mise en conformité technologique et réglementaire avec le nouveau système national de facturation électronique.

Cette transition stratégique, menée de manière proactive, permet aujourd’hui à BH Leasing d’offrir à son écosystème des standards de gestion optimisés, garantissant. Avec notamment :

  • Une sécurisation maximale : protection et automatisation de l’ensemble des flux de facturation.
  • Une transparence totale : garantie absolue de l’intégrité, de l’authentification et de la traçabilité des documents comptables.
  • Une continuité opérationnelle renforcée : fluidité et rapidité des échanges avec l’ensemble des clients, fournisseurs et partenaires institutionnels.

Pr ailleurs, pour mener à bien ce projet d’envergure, BH Leasing a choisi de s’appuyer sur l’expertise nationale. Et ce, en collaborant avec les équipes de TEIF Manager by BTB Labs, une startup tunisienne labellisée.

Cette alliance illustre parfaitement la volonté de BH Leasing de conjuguer rigueur institutionnelle et soutien actif aux compétences technologiques locales.

À travers cette transformation clé, l’institution de leasing ne se contente pas de répondre à une obligation légale. Mais elle confirme son ambition de consolider une finance digitale plus fiable, transparente et éco-responsable, au service de l’économie tunisienne.

Avec communiqué

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ATL distribue 13 millions de dinars de dividendes

20. Mai 2026 um 19:01

 L’Assemblée générale ordinaire d’Arab Tunisian Lease ATL tenue le 21 avril 2026 a approuvé l’affectation des résultats de l’exercice 2025 et autorisé l’émission d’emprunts obligataires.

L’entreprise a enregistré un résultat net de 25,45 millions de dinars en 2025. Après prise en compte des résultats reportés, le bénéfice distribuable s’élève à 49,2 millions de dinars. Sur ce montant, 13 millions de dinars seront versés aux actionnaires sous forme de dividendes, après accord de la Banque centrale de Tunisie. Le dividende sera mis en paiement à compter du 23 juin 2026.

Par ailleurs, l’assemblée a décidé de prélever 2,46 millions de dinars pour la réserve légale, 10 millions de dinars pour les réserves de réinvestissement et 300 000 dinars pour le fonds social. Le reliquat est affecté aux résultats reportés.

Dans une autre résolution, l’assemblée a autorisé l’émission par la société d’un ou plusieurs emprunts obligataires pour un montant total de 150 millions de dinars avant la prochaine assemblée générale ordinaire. Le conseil d’administration dispose des pouvoirs pour en fixer les montants et conditions d’émission.

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STA : Création de deux filiales pour la distribution de pièces et le montage automobile

20. Mai 2026 um 18:00

Le Conseil d’Administration de la Société Tunisienne d’Automobiles (STA), réuni le 19 mai 2026, a autorisé la création de deux nouvelles filiales. Celles-ci seront spécialisées dans la distribution de pièces de rechange et le montage de véhicules. Par ailleurs, le Conseil a décidé de reporter l’Assemblée Générale Ordinaire statuant sur l’exercice 2025 au lundi 22 juin 2026.

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ITCEQ – IA : des trajectoires d’adoption hétérogènes et un besoin d’accompagnement

20. Mai 2026 um 11:30

Dans un contexte mondial marqué par l’essor rapide des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, la transformation digitale s’impose comme un levier central de compétitivité et de différenciation pour les entreprises. Toutefois, l’analyse des résultats de l’enquête sur les entreprises tunisiennes à l’ère de la transformation digitale, réalisée par l’ITCEQ, révèle un paradoxe : malgré une adoption relativement large des technologies numériques, leur impact sur les performances reste limité. C’est ce qu’il est ressorti des débats organisés par l’ITCEQ ce mercredi 20 mai 2026 à l’IACE.

Olfa Bouzaiene, directrice des études sur l’économie du savoir, est revenue sur les technologies avancées et l’intelligence artificielle dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com. Elle rappelle que le contexte international exige l’intégration de la Tunisie dans ces nouvelles technologies, et notamment dans l’IA. Elle précise : “Notre objectif est d’établir une typologie des entreprises selon leur degré d’avancement et de maturité : dans quelle mesure parviennent-elles à absorber et déployer ces technologies ? Cela doit constituer une base leur permettant ensuite d’intégrer des technologies avancées. Nous avons constaté que le degré de maturité des entreprises tunisiennes n’est pas suffisant.”

Selon elle, si la maturité est insuffisante, les trajectoires d’adoption de l’IA seront hétérogènes : les entreprises ne pourront pas adopter l’IA de manière uniforme. D’où la nécessité de distinguer des profils pour définir des parcours d’adoption.

La question se pose alors : les entreprises utilisent-elles l’IA de façon aléatoire et non uniforme, et cette situation constitue-t-elle une opportunité pour accroître leur performance, leur résilience et leur croissance ?À cette interrogation, Mme Bouzaiene répond : “Cela dépend de la manière dont l’IA est adoptée. Comme je l’ai dit, les entreprises tunisiennes ne sont pas assez matures, d’où l’existence de trajectoires diverses. Ces trajectoires déterminent le niveau de maturité en IA. On peut intégrer l’IA de façon aléatoire et superficielle, mais la création de valeur réelle provient d’une intégration opérationnelle et fonctionnelle : l’IA doit être insérée dans les processus métier pour générer de la valeur. Notre objectif est donc d’identifier les anomalies et les problèmes rencontrés, puis de définir comment accompagner les entreprises. L’entreprise elle‑même doit également mettre en place des actions pour réussir l’intégration.”

Interrogée sur des exemples concrets d’anomalies et sur la méthodologie à adopter, une approche unifiée pour toutes les entreprises ou un traitement au cas par cas, Mme Bouzaiene a souligné la nécessité d’un traitement individualisé : il existe plusieurs trajectoires. Certaines entreprises suivront une trajectoire séquentielle : elles construiront d’abord un socle numérique, installeront ensuite des outils d’IA, puis expérimenteront via des accélérateurs. Cette méthodologie convient aux entreprises déjà avancées, disposant d’une forte maturité digitale.

Pour la majorité des entreprises tunisiennes, une approche hybride est préférable : introduire l’IA tout en renforçant simultanément le socle numérique, avec des investissements progressifs. L’approche est donc progressive et dépend du profil de l’entreprise. Dans notre étude, nous avons défini des profils et, pour chacun, la trajectoire recommandée afin de maximiser la valeur apportée par l’IA. L’adoption demeure ainsi hétérogène.

La conférence organisée par l’ITCEQ a également mis en lumière la variabilité du choix d’adoption selon les secteurs. Mme Bouzaiene insiste sur le rôle du secteur et de la taille des entreprises : “Les secteurs présentant une forte maturité digitale, comme les banques, les télécommunications et les assurances, adoptent plus facilement l’IA. Les secteurs traditionnels accusent un retard. De même, les grandes entreprises disposent de meilleures capacités d’intégration (infrastructures solides, culture organisationnelle agile, compétences numériques) comparées aux PME, qui ont un accès limité et privilégient des solutions clés en main. Nous n’avons pas encore réalisé d’étude sectorielle approfondie ; c’est en préparation. La deuxième étape de notre travail portera sur le degré de maturité par secteur afin d’identifier où l’IA peut apporter le plus de valeur.”

Rappelons que l’enquête sur l’économie de la connaissance couvre plus de 2 500 entreprises. Pour l’étude spécifiquement consacrée à l’IA, l’échantillon représentatif et numériquement plus mature comprend 1 208 entreprises et couvre une année, incluant des perspectives futures et des investissements antérieurs.

Enfin, sur le plan comparatif avec les pays voisins et l’Union européenne, Mme Bouzaiene conclut : “Nous sommes encore un peu en retard. Des investissements sont en cours, mais l’accompagnement de l’État est essentiel. Il doit jouer un rôle clé pour mettre en place les infrastructures de données, le cloud et l’écosystème nécessaire. L’IA n’est pas une technologie autonome. Elle nécessite tout un écosystème (big data, cloud, compétences, régulation). Il faut investir dans ces composantes pour préparer le terrain et accélérer l’adoption par les entreprises.”

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