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Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d’insécurité

16. Juli 2026 um 10:26

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent et en ont fait le principal pilier de leur stratégie de défense.

Habib Glenza, à Lodz, Pologne.

Après la Seconde Guerre mondiale, le système de Bretton Woods faisait du dollar la monnaie centrale du monde. Il était convertible en or à un taux fixe.

Dans les années 1960 et 1970, les États-Unis accumulent des déficits importants, notamment à cause de la guerre du Vietnam et des dépenses sociales. Les pays étrangers possèdent de plus en plus de dollars et veulent les échanger contre de l’or.

Le 15 août 1971, le président Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. C’est ce qu’on appelle le «choc Nixon». Le dollar devient une monnaie sans soutien physique. Sa valeur risque de s’affaiblir et la confiance internationale diminue. Les États-Unis doivent trouver une nouvelle base pour soutenir leur monnaie. La solution viendra du pétrole.

Choc pétrolier et accord avec l’Arabie saoudite

En octobre 1973, la guerre du Kippour éclate. Les pays arabes producteurs de pétrole imposent un embargo sur les exportations vers les États-Unis et certains de leurs alliés. Le prix du baril quadruple en quelques mois. C’est le premier choc pétrolier, qui provoque inflation et récession dans le monde occidental. 

C’est dans ce contexte que le secrétaire d’État américain Henry Kissinger propose à l’Arabie saoudite la négociation d’un «accord pétro-dollar».

Le 8 juin 1974, un accord-cadre est signé à Washington entre le secrétaire d’Etat américain et le prince Fahd ben Abdulaziz — futur roi. Officiellement.

Dans les faits, cet accord stipule que l’Arabie saoudite accepte de vendre son pétrole principalement en dollars américains, tandis qu’une grande partie des revenus est réinvestie dans les bons du Trésor américains. En échange, les États-Unis offrent une protection militaire et vendent des armes modernes au royaume.   

Grâce à cet accord, le dollar américain reprend des couleurs et les États-Unis bénéficient de ce que Valéry Giscard d’Estaing appelait un «privilège exorbitant». Ils peuvent financer leurs déficits budgétaires et commerciaux à faible coût. Ils peuvent émettre plus de dollars sans que l’inflation ne s’envole immédiatement, car une partie de ces dollars est absorbée par le reste du monde. Le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, ce qui renforce leur influence, y compris à travers les sanctions financières. En contrepartie les Américains ont-ils accordé aux Saoudiens la protection promise ? 

Les bases américaines ne servent que les Etats-Unis et Israël 

Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 et de la guerre d’Irak en 2003 qui s’ensuit, les pays du golfe ont commencé à financer l’installation de bases américaines sur leurs sols, croyant que ces bases, indispensables à leurs avis, seront un facteur de sécurité dans la région. Mais au fil des années, notamment après l’attaqued’Abqaïq et de Khurais, en Arabie Saoudite, le 14 septembre 2019, vraisemblablement commise par des drones houthis, il a été démontré clairement que les Américains se désintéressent complètement de la sécurité de la monarchie saoudienne.

Les frappes israéliennes à Doha, le 9 septembre 2025, ont ébranlé le concept de «garanties sécuritaires» dont pensaient bénéficier les pays du Golfe de la part de l’allié américain. 

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent. En effet, c’est de ces bases que partent les machines de guerre américaines qui ont détruit l’Irak, l’Afghanistan, la Libye… 

Israël est le déstabilisateur majeur de la région

Israël ne peut exister sans guerres et quand celles-ci viennent à manquer, l’Etat hébreu les invente. Aujourd’hui, son ennemi juré est l’Iran, demain ce seront la Turquie, le Pakistan, l’Egypte qui subiront le même sort. Cet État hors la loi fera tout pour déstabiliser toute la région. Le plus grave c’est que les Américains soutiendront Israël sous le diktat du lobby sioniste international. Par conséquent, les bases américaines au Moyen-Orient seront utilisées pour assurer la protection d’Israël si les aventures militaires de l’Etat sioniste viendraient à se retourner contre lui.

Aussi la question qui se pose aujourd’hui est-elle la suivante : pourquoi maintenir ces bases et pourquoi financer la présence de soldats américains qui, au final, ne protègent qu’Israël ?   

Le président philippin Duarte a ordonné la fermeture des bases militaires américaines et Ibrahim Traoré a chassé les militaires français du Burkina Faso. De petits pays, à l’instar des Philippines et du Burkina Faso, sont parvenus à se débarrasser des bases militaires américaines et françaises.

Le président Duarte estime que la présence des bases américaines conduit à l’instabilité dans le sud du pays, où sévissent plusieurs rébellions. Et annonce qu’il va acheter des armes à la Russie et à la Chine. Il a affirmé avoir ordonné aux conseillers militaires des Etats-Unis de quitter le sud des Philippines Et cette déclaration risque de mettre à mal une relation bilatérale qui ne cesse de se dégrader sérieusement depuis l’arrivée de Duterte à la présidence en juin. 

De son côté Traoré est allé jusqu’à rompre les relations diplomatiques de son pays avec la France.

Il est grand temps pour les pays du Moyen-Orient de réviser leurs stratégies de défense marquées par une soumission totale aux diktats des Etats-Unis et de sa base avancée au Moyen-Orient : Israël. Ils seraient bien inspirés de revoir, par la même occasion, leurs liens avec l’Iran en vue d’asseoir les bases d’un accord de bon voisinage fondé sur la confiance mutuelle. Et pour rétablir cette confiance, ils devraient commencer par fermer les bases militaires américaines sur leurs territoires qui sont principalement dirigées contre l’Iran et ne servent finalement pas leurs intérêts, mais ceux d’Israël.

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Education et emploi | Le match Tunisie-Maroc que Carthage est en train de perdre

16. Juli 2026 um 08:17

En cette fin juin, pendant que les estrades se dressent dans les lycées tunisiens et marocains pour célébrer les nouveaux bacheliers, que les hymnes nationaux résonnent, que les mentions «très bien» s’affichent fièrement sur les listes d’admis, et que les ministères de l’Éducation des deux rives du Maghreb publient leurs bilans annuels flatteurs — taux de réussite en hausse, discours sur l’excellence, promesses d’orientation «adaptée aux besoins du marché» —, une question plus prosaïque s’impose, loin des estrades et des youyous : que deviennent, cinq ou dix ans plus tard, ces mêmes lauréats une fois jetés dans l’arène du travail ? Car la saison des bacheliers est aussi, qu’on le veuille ou non, la saison de vérité pour deux systèmes éducatifs qui se regardent en miroir depuis Rabat et depuis Tunis, chacun vantant ses chiffres de scolarisation, chacun taisant pudiquement ses chiffres de chômage. «El-farha ma tkammel» — la joie ne dure jamais jusqu’au bout — dit le dicton tunisien, et il n’a jamais aussi bien collé à la réalité qu’au moment où l’on compare, rapport BMI en main, ce que promet le diplôme et ce que délivre, en vérité, le marché du travail des deux pays. (Image de chômeurs diplômés tunisiens sur le chemin de l’exil, générée par IA).

Moktar Lamari, Ph.D.

Deux documents permettent de peser, chiffre contre chiffre, ce qu’il reste à la Tunisie et ce que le Maroc a su engranger : ‘‘Tunisia Education & Labour Market, Annual Report’’ (BMI – A Fitch Solutions Company, novembre 2025, 43 pages, rapport institutionnel sans auteur nommé) et ‘‘Morocco Education & Labour Report, Annual Report’’ (BMI, juillet 2026, 42 pages, même signature collective).

Deux voisins, deux trajectoires, et un écart qui se creuse comme une faille tectonique entre Bizerte et Tanger.

Cinq différences qui font mal

Primo, la taille du bassin de main-d’œuvre. Le Maroc affiche une population active potentielle de 24,7 millions de personnes, contre 8,2 à 8,3 millions pour la Tunisie (BMI Tunisia, p.32 ; BMI Morocco, p.29-30). Trois fois plus grand, le Royaume peut se permettre des pertes que la République ne peut absorber. Chez nous, chaque cerveau qui s’envole est un trou dans le grenier ; chez eux, c’est une fuite dans un océan.

Secundo, le salaire minimum, paradoxe cocasse s’il en est. Le Maroc paie ses ouvriers USD370,6 par mois (relevé le 1er  janvier 2026, +5%, BMI Morocco p.4), soit près de trois fois le Smig tunisien, plafonné à USD124 (BMI Tunisia, p.39) — l’un des plus bas de toute la région Mena. Et pourtant, c’est la Tunisie qui écope du pire score de «coûts du travail» : 65,9 sur 100 (189e mondial), contre 45,8 pour le Maroc (81e mondial) (BMI Tunisia p.6 ; BMI Morocco p.5).

Comment payer moins et coûter plus cher ? Réponse : les charges patronales tunisiennes grimpent à 25,3% contre 23,3% au Maroc, et l’indemnité de licenciement tunisienne culmine à 17,2 semaines de salaire contre 10,9 à 13,5 semaines chez le voisin (BMI Tunisia p.39 ; BMI Morocco p.39). Rigidité tunisienne, souplesse marocaine : «Yesir el-jmal wala el-hem» — Mieux vaut porter le chameau que le souci, dit-on, mais nos employeurs, eux, portent les deux.

Tertio, l’emploi effectif. Seulement 38,5% des Tunisiens en âge de travailler occupent un emploi (BMI Tunisia, p.33), avec un chômage des jeunes de 15-24 ans à 40,1% et un chômage des diplômés du supérieur avoisinant 30% (BMI Tunisia, p.31, données Banque mondiale 2024). Le Maroc, lui, ne publie pas un taux d’emploi global aussi cru, mais affiche un symptôme tout aussi révélateur : un ratio valeur ajoutée par travailleur/salaire minimum de seulement 0,68 — l’avant-dernière productivité de toute la région Mena, juste devant la Cisjordanie et Gaza (BMI Morocco, p.38). Autrement dit : la Tunisie forme des chômeurs qualifiés, le Maroc emploie des travailleurs peu productifs. Un choix cornélien entre le diplôme sans emploi et l’emploi sans rendement — voilà ce qui attend, statistiquement, les bacheliers qu’on vient tout juste d’applaudir.

Quarto, la scolarisation secondaire, où l’écart est vertigineux : 97,6% de taux net au Maroc contre 87,2% en Tunisie (BMI Morocco p.12 ; BMI Tunisia p.13). Le Royaume, longtemps moqué pour son retard éducatif, a désormais un secondaire quasi universel, quand la République, pionnière de l’éducation moderne dès Bourguiba, voit ses classes se vider dès la fin du collège.

Quinto — et c’est le seul lot de consolation tunisien — l’alphabétisation. Malgré une scolarisation secondaire inférieure, la Tunisie affiche un taux d’alphabétisation de 83,6% contre 77,4% seulement au Maroc, troisième plus faible taux de toute la région Mena (BMI Tunisia p.13 ; BMI Morocco p.26).

Comprenez : le Maroc scolarise plus, mais alphabétise moins bien ; la Tunisie scolarise moins, mais ce qu’elle scolarise, elle le fait relativement bien lire et écrire. Un match nul en trompe-l’œil, où chacun perd sur le terrain de l’autre.

Quatre raisons du décrochage tunisien

Primo, le décrochage structurel lui-même. La Tunisie affiche le taux de transition primaire-secondaire le plus bas de toute la région Mena (BMI Tunisia, p.9-10), preuve que le système pousse les enfants dehors dès que la pauvreté ou la nécessité économique frappe à la porte. Le Maroc, avec un taux de transition de 90% — pourtant lui aussi parmi les plus faibles de la région — reste malgré tout nettement devant.

Secundo, la rigidité réglementaire du marché tunisien, déjà évoquée : charges sociales plus lourdes, indemnités de licenciement plus généreuses, négociations salariales sous la pression constante de l’UGTT (BMI Tunisia, p.5, p.39-40), qui a manifesté contre le président Kaïs Saïed en août 2025. Le Maroc, avec un taux de syndicalisation historiquement plus faible, garde une flexibilité qui séduit davantage les investisseurs, même si elle se paie en précarité pour les travailleurs marocains.

Tertio, l’instabilité politique post-2011, qui a gelé les réformes tunisiennes une décennie durant. Le plan stratégique de l’éducation 2016-2020 puis celui de 2023-2030 restent, selon BMI, sans effet mesurable sur le niveau de compétences de la population (BMI Tunisia, p.4, p.13-14). Pendant ce temps, le Maroc lançait en avril 2026 la plateforme numérique Elogha -Sup pour moderniser l’enseignement supérieur et connecter les diplômés au marché du travail (BMI Morocco, p.4, p.16) — un geste concret, quand la Tunisie collectionne les plans sans lendemain. «Elli ynajjem yahki, ma ynajjemch ya’mal» : Celui qui sait parler ne sait pas forcément agir.

Quarto, la démographie et l’exode des cerveaux. Le Maroc conserve un taux de fécondité de 2,6 naissances par femme, au-dessus du seuil de renouvellement, contre seulement 1,8 en Tunisie — sous ce même seuil (BMI Morocco p.29 ; BMI Tunisia p.32). Or dans le même temps, la Tunisie voit s’envoler plus de 715 000 de ses ressortissants à l’étranger (2024), majoritairement vers la France, l’Italie, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis — profil hautement qualifié, précise BMI (Tunisia, p.35-36). Le Maroc perd en valeur absolue davantage de personnes (3,6 millions de Marocains vivant à l’étranger en 2024), mais dispose d’un réservoir démographique bien plus large pour compenser (BMI Morocco, p.34-35). Chez nous, chaque ingénieur qui embarque est une fuite proportionnellement plus grave que chez le voisin — un peu comme vider un petit bassin à la petite cuillère pendant que l’autre remplit une piscine olympique avec un tuyau percé.

Ce que le grenier tunisien a encore

Reconnaissons tout de même à la Tunisie ses points de résistance : une alphabétisation supérieure, un mean years of schooling de 7,6 ans contre 4,8 au Maroc (BMI Tunisia p.13 ; BMI Morocco p.12), et une dépense publique en éducation à 6,7% du PIB, l’une des plus élevées de la région, contre environ 5,9-7,6% côté marocain selon les années (BMI Tunisia p.9, p.12 ; BMI Morocco p.14). Le grenier tunisien n’est donc pas vide — il est simplement mal géré, mal orienté, et surtout mal connecté au marché du travail.

Score global de risque du marché du travail : Tunisie 60,3 (168e mondial, en dégradation de 20 rangs), Maroc 54,1 (122e mondial, en amélioration de 12 rangs) (BMI Tunisia p.4 ; BMI Morocco p.4-5).

En somme, pendant que les estrades se démontent et que les confettis retombent sur les cours d’écoles des deux pays, la Tunisie forme mieux qu’elle n’emploie, et le Maroc emploie mieux qu’il ne forme. Entre les deux, un même Maghreb, deux administrations, et un seul verdict statistique : «El-ghorba twakkel el-‘echra» — L’exil ronge la fraternité, mais il ronge d’abord et surtout les économies qui laissent partir leurs talents sans jamais les avoir vraiment mis au travail.

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : E4T (Économie pour la Tunisie).

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Mondial Fifa | L’Argentine, entre combat et tango, une équipe à double visage

16. Juli 2026 um 07:24

L’Argentine encore vainqueur de la Coupe du Monde ? Après sa victoire contre les Anglais, hier soir, mercredi 15 juillet 2026, à Atlanta, c’est bien possible. En fait, sa performance a été impressionnante parce dans l’adversité elle a démontré une fois de plus outre son habituelle maîtrise technique un jeu créatif brillant, et surtout une capacité d’adaptation dont seules les très grandes équipes ont dans le passé à ce stade de la compétition su faire preuve.(Ph. Jude Bellingham à terre après le but égalisateur d’Enzo Fernandez).

Dr Mounir Hanablia *

Il faut d’abord noter son double visage, celui de la première mi-temps, irritant, avec les brutalités et les actes d’anti jeu qui ont toujours entaché sa réputation et qui ne lui valent pas que la sympathie du public dans le monde.

Ensuite celui de la seconde, quand l’équipe menée au score a littéralement fait le siège du but adverse en accaparant le ballon, en le faisant circuler, en tentant des pénétrations en dribbles ou en passes courtes dans l’axe, puis par des centres au-dessus de la défense, en se créant un grand nombre d’occasions de buts dont seuls le talent du gardien Jordan Pickford ou la chance ont empêché la transformation.

Néanmoins, dans tout cela, il faut naturellement signaler l’apport primordial de Lionel Messi, qui incapable de forcer le destin par le centre, ainsi qu’il en a l’habitude, s’est cantonné à l’aile droite en écartelant la défense anglaise et en distribuant des passes millimétrées devant le but à ses coéquipiers dont deux ont finalement été à l’origine de la victoire de son équipe, en fin de match et dans les arrêts de jeu.

Les Argentins ne sont pas que des voyous

L’équipe d’Argentine a ainsi démontré qu’elle n’était pas composée de voyous, et que quand elle avait la volonté nécessaire de jouer au football, ainsi qu’elle l’a démontré durant cette soirée, elle avait des arguments sérieux à faire valoir et n’avait nullement besoin des coups de pouce sournois de la Fifa.

Quant à l’équipe d’Angleterre, elle a tout simplement été surclassée durant toute la seconde mi-temps, ballottée de droite à gauche et de gauche à droite par les vagues incessantes des attaques adverses. Qui plus est, accaparé par les difficultés de ses joueurs au bord de la rupture, l’entraîneur Thomas Tuchel ne s’est pas aperçu de la transformation tactique opérée avec le glissement de Messi du centre du terrain vers l’aile droite et n’a pas agi en conséquence, si ce n’est en introduisant Dan Burn, dont il escomptait qu’avec sa haute stature il intercepterait les balles hautes adverses. Cela n’a pas été le cas.

En finale, tout dépendra de la capacité de l’équipe nationale d’Espagne de garder le pied sur le ballon. C’est loin d’être acquis !

* Médecin de libre pratique.  

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Les températures par région pour ce jeudi en Tunisie

15. Juli 2026 um 23:39

La vague de chaleur se poursuit en Tunisie et les températures annoncées pour demain, jeudi 16 juillet 2026, atteindront les 47°C selon l’Institut national de la météorologie (INM)

Ci-dessous le détail des températures annoncées par région pour demain :

  • Tunis : 39°C
  • Ariana : 39°C
  • Manouba : 44°C
  • Ben Arous : 43°C
  • Bizerte : 40°C
  • Nabeul : 40°C
  • Zaghouan : 44°C
  • Béja : 47°C
  • Jendouba : 47°C
  • Kef : 45°C
  • Siliana : 45°C
  • Sousse : 36°C
  • Monastir : 36°C
  • Mahdia : 34°C
  • Kairouan : 45°C
  • Sidi Bouzid : 44°C
  • Kasserine : 42°C
  • Gafsa : 44°C
  • Tozeur :47°C
  • Kébili : 47°C
  • Sfax : 38°C
  • Gabès : 39°C
  • Medenine : 39°C
  • Tataouine : 41°C

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Création de l’Association des compétences tunisiennes aux Nations unies

15. Juli 2026 um 21:43

Aujourd’hui, au siège de l’Ambassade de la République tunisienne à Berne, il a été procédé à la signature des statuts de l’Association des Compétences Tunisiennes aux Nations Unies (CTNU), qui sera présidée par Belhassen Ben Ammara.

Première initiative de ce type, la CTNU a pour vocation de rassembler, sous une même structure, les fonctionnaires internationaux d’origine tunisienne exerçant au sein des différentes agences, fonds et programmes des Nations Unies.

L’Association œuvrera à fédérer ces compétences et à mettre leur expertise au service de la Tunisie, notamment à travers l’organisation de conférences, de rencontres et d’événements consacrés aux enjeux du multilatéralisme, contribuant ainsi au renforcement de la présence et du rayonnement de la Tunisie au sein du système des Nations Unies.

La CTNU entend également appuyer les efforts de la diplomatie tunisienne, promouvoir les compétences nationales et renforcer la présence tunisienne au sein des organisations internationales.

L’Ambassade de la République tunisienne à Berne salue cette initiative pionnière et réaffirme son soutien à cette nouvelle association. Elle invite les fonctionnaires internationaux tunisiens exerçant au sein du système des Nations Unies et souhaitant rejoindre la CTNU à prendre contact avec les responsables de l’Association.

Tous nos vœux de réussite à M. Belhassen Ben Ammara, aux membres fondateurs et à l’ensemble des membres de la CTNU dans cette initiative au service de la Tunisie et du rayonnement de ses compétences à l’échelle internationale.

Communiqué

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Aménagement d’un point d’eau autonome pour la faune sauvage à Nabeul

15. Juli 2026 um 21:02

Dans le cadre des efforts nationaux pour préserver la biodiversité et soutenir la faune locale face au stress hydrique, une initiative écologique vient de voir le jour dans le gouvernorat de Nabeul, annonce l’Association régionale des chasseurs de Nabeul

Une nouvelle « source d’eau à distribution et approvisionnement automatiques » a été installée avec succès au profit des animaux sauvages de la région, indique l’association, en précisant cette réalisation est le fruit d’un partenariat stratégique entre la Fédération nationale des associations de chasseurs et la Direction générale des forêts.

Porté avec fierté par l’Association, ce point d’eau moderne vise à garantir un accès vital et durable à l’eau pour la faune dans son habitat naturel, particulièrement durant les périodes de chaleur.

Dans son communiqué, l’Association régionale des chasseurs de Nabeul à exprimer sa profonde gratitude aux acteurs clés de ce projet, notamment la Fédération et la DG précitées ainsi que l’Arrondissement des forêts de Nabeul « et à sa tête Mohamed Hedi Slimani, pour son esprit de coopération et son dévouement total ainsi que Wissem Jebnoun, pour sa supervision directe et complète du projet sur le terrain et Jamel Kaaloul, pour son suivi rigoureux et minutieux du déroulement des travaux ».

Y. N.

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Canicule en Tunisie | Un pic à 48.2°C enregistré ce mercredi !

15. Juli 2026 um 20:11

Selon les derniers relevés de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures ont franchi la barre des 43°C dans de nombreuses régions, atteignant des sommets alarmants frôlant les 49°C.

C’est la délégation de Nasrallah (gouvernorat de Kairouan) qui décroche la palme de la ville la plus chaude du pays ce mercredi 15 juillet 2026 avec un record étouffant de 48,2°C, suivie de très près par Jendouba qui enregistre 48°C.

Le top des régions les plus touchées par la canicule ce jour :

  • Nasrallah : 48.2°C
  • Jendouba : 48.0°C
  • Gaâfour : 46.5°C
  • Béja : 45.7°C
  • Sidi Bouzid & Méknessy : 45.5°C
  • Ennadhour & Kairouan : 45.3°C

Face à cette situation, l’INM appelle à la plus grande vigilance et rappelle les consignes de sécurité essentielles : éviter l’exposition directe aux rayons du soleil aux heures les plus chaudes et s’hydrater abondamment durant toute la journée.

Y. N.

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Communiqué du SNJT suite à la condamnation de Haythem El Mekki à un an de prison

15. Juli 2026 um 19:55

La Cour d’appel de Sfax a condamné le journaliste Haythem El Mekki à un an de prison ferme, une décision immédiatement et fermement dénoncée par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) ce mercredi 15 juillet 2026.

L’affaire remonte à une plainte déposée par le Centre hospitalier universitaire (CHU) Habib Bourguiba de Sfax, suite à une publication sur les réseaux sociaux dans laquelle le journaliste pointait du doigt la situation interne de l’établissement. Alors que le tribunal de première instance avait prononcé un non-lieu en faveur d’El Mekki, la Cour d’appel a renversé ce verdict.

Dans son communiqué, le SNJT dénonce « l’utilisation systématique de lois pénales privatives de liberté pour réprimer des opinions et des critiques d’intérêt public ainsi que le recours persistant à des codes pénaux répressifs au détriment des garanties offertes par le décret-loi 115, qui encadre spécifiquement la liberté de la presse».

« Poursuivre des journalistes pour leurs opinions ou leurs publications sur des sujets d’intérêt général instaure un climat de peur et d’autocensure, affaiblissant le rôle sociétal des médias. » lit-on dans le communiqué du SNJT

Le syndicat exprime par ailleurs son soutien indéfectible à Haythem El Mekki et affirme se tenir aux côtés de son comité de défense pour toutes les procédures d’appel en cassation

La même source annonce aussi sa volonté à mobiliser tous les moyens légaux et syndicaux nécessaires pour défendre Haythem El Mekki, en appelant à l’annulation pure et simple de ce jugement en cassation et en rappelant qu’une presse libre reste le pilier fondamental de tout État de droit.

Y. N.

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Argentine – Angleterre live streaming : Messi face à Kane pour une place en finale de la Coupe du monde 2026

Von: mounir
15. Juli 2026 um 19:39

L’Argentine et l’Angleterre s’affrontent dans une demi-finale de la Coupe du monde 2026 qui promet un spectacle exceptionnel. Portée par Lionel Messi, Julián Álvarez, Lautaro Martínez, Enzo Fernández et Alexis Mac Allister, l’Albiceleste vise une nouvelle finale face aux Three Lions de Harry Kane, Jude Bellingham, Bukayo Saka, Phil Foden et Declan Rice. Entre deux géants du football mondial, ce choc s’annonce décisif pour décrocher une place en finale. Découvrez l’heure du coup d’envoi, la chaîne TV, les compositions probables, les statistiques, les pronostics et tous les enjeux d’Argentine – Angleterre.

Suivez en live streaming Argentine – Angleterre coupe du monde 2026:

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Météo | Jusqu’à 36 degrés annoncés pour cette nuit !

15. Juli 2026 um 19:31

​Le ciel restera généralement dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays cette nuit, avec des températures élevées atteignant les 36 degrés.

C’est ce qu’annonce l’Institut national de la météorologie (INM), en précisant que le vent sera faible à modéré cette nuit, avec une mer calme, idéale pour les activités maritimes.

Pour les températures nocturnes, l’INM annonces des minimales variant entre 26°C et 30°C sur les régions côtières et entre 31°C et 36°C dans le reste des régions.

Y. N.

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Le gazoduc Nigeria-Maroc va entrer dans sa phase de construction !

15. Juli 2026 um 13:07

L’approfondissement des liens entre le Maroc et le reste du continent africain est un axe majeur de la politique étrangère marocaine et se traduit par un ancrage économique solide notamment dans le secteur financier via l’implantation des banques marocaines, le secteur commercial, le secteur aéronautique mais également le secteur énergétique. Le mégaprojet du gazoduc Nigeria-Maroc dont la dénomination officielle est Gazoduc Afrique-Atlantique s’étendra sur 6 900 kilomètres à travers 13 pays de la côte ouest de l’Afrique pour être raccordé in fine au réseau gazier Maghreb-Europe.

Imed Bahri

Asharq Bloomberg (média issu du partenariat entre le groupe saoudien Saudi Research and Media Group et Bloomberg) indique que le projet de gazoduc Afrique-Atlantique (The African Atlantic Gas Pipeline), reliant le Nigeria au Maroc, entre dans une nouvelle phase de sa mise en œuvre. Les études techniques et d’ingénierie sont désormais achevées et les préparatifs de construction peuvent commencer. Ce projet, l’un des plus importants d’Afrique en matière d’infrastructures de transport de gaz, vise à acheminer les réserves de gaz nigérianes vers les pays d’Afrique de l’Ouest et le Maroc avant d’atteindre les marchés européens.

6 900 kilomètres à travers 13 pays ouest-africains

L’étude d’impact environnemental et social (EIES) relative à la section marocaine révèle de nouveaux détails sur la mise en œuvre, notamment l’emplacement des stations de compression et de réception, les modalités de raccordement du gazoduc au réseau gazier Maghreb-Europe, ainsi que les phases de construction et d’exploitation. Ces informations font suite à la finalisation des études de faisabilité et des plans d’ingénierie, ouvrant la voie à l’obtention des autorisations environnementales nécessaires. 

Le projet devrait s’étendre sur environ 6 900 kilomètres à travers 13 pays de la côte ouest-africaine, dont 2 220 kilomètres pour la section marocaine (1 830 kilomètres à terre et 390 kilomètres en mer). Le coût d’investissement estimé du projet est d’environ 25 milliards de dollars. La section marocaine comprend quatre stations de compression et deux stations de réception, constituant l’infrastructure nécessaire au transport du gaz.

Ce projet vise à acheminer du gaz naturel du Nigéria vers les pays d’Afrique de l’Ouest et le Maroc, tout en permettant son raccordement au réseau gazier européen via le Maroc. Il renforcera la sécurité énergétique des pays traversés et fournira une infrastructure régionale de transport de gaz le long de la côte atlantique.

Quatre stations de compression au Maroc

L’une des informations les plus importantes révélées par le document est l’identification de l’emplacement de quatre stations de compression sur la section terrestre au Maroc, près des villes de Boujdour, Tan-Tan, Agadir et Safi.

Les stations de compression figurent parmi les composants essentiels des gazoducs, car elles permettent de rétablir la pression du gaz lorsqu’elle chute durant son long parcours, assurant ainsi un débit continu jusqu’à sa destination finale.

L’étude indique que les stations seront construites à intervalles de 300 à 320 kilomètres, un espacement adapté à un gazoduc de 48 pouces de diamètre. Chaque station occupera une superficie d’environ 64 hectares, les emplacements ayant été choisis à proximité des ports et des réseaux de transport afin de faciliter la livraison des équipements et des services.

Le choix d’un diamètre de gazoduc de 48 pouces tient compte non seulement des besoins actuels mais aussi du potentiel d’augmentation des volumes de gaz à l’avenir, en fonction de la croissance de la production et de la demande dans les pays traversés.

Un consortium composé des sociétés françaises Phénixa et Oréade-Brèche, de la société américaine CSA Ocean Sciences et de la société marocaine ZIZ Geo Consulting a réalisé les études relatives aux sections terrestres et maritimes du projet pour le compte de l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym), l’agence gouvernementale marocaine responsable du projet, en collaboration avec la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC).

Raccordement à l’Europe

Le document révèle également que le projet comprendra deux terminaux de réception au Maroc. Le premier point d’arrivée du gaz en provenance de Mauritanie via la section offshore sera le terminal de la section terrestre. Le second permettra de connecter directement ce gazoduc au gazoduc Maghreb-Europe, acheminant ainsi le gaz vers les marchés européens via le réseau existant.

L’étude apporte également de nouvelles précisions sur le plan de mise en œuvre du projet qui prévoit l’établissement de six camps temporaires le long du tracé marocain. Ces camps comprendront des installations d’hébergement pour les travailleurs, des entrepôts de stockage de canalisations et des ateliers de maintenance des équipements.

Le projet sera mis en œuvre par le biais de contrats d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction distincts étant donné que chaque section du pipeline, station de compression et chaque station de réception est confiée à une entreprise différente. Cette approche vise à exécuter les travaux en parallèle, à réduire les délais d’achèvement et à répartir les tâches et les risques entre plusieurs entreprises spécialisées.

Le document indique que chaque camp couvrira environ 300 kilomètres du tracé du projet et emploiera entre 1 000 et 1 200 travailleurs par camp pendant la phase de construction. La priorité sera donnée à l’emploi de la main-d’œuvre locale et à la mise en place de programmes de formation spécialisée.

Le projet est développé en partenariat entre l’Onhym et la NNPC, en collaboration avec les pays traversés par le pipeline.

Une section offshore

Selon l’étude, la section offshore s’étendra dans les eaux marocaines sur environ 390 kilomètres, entre la frontière maritime avec la Mauritanie et la région de Dakhla, à des profondeurs variant de 15 à 100 mètres.

Le gazoduc sera progressivement enfoui sur une distance d’environ huit kilomètres à mesure qu’il se rapproche de la côte, grâce à une couche de béton, un revêtement anticorrosion et un système de protection cathodique. Ceci garantira sa stabilité et sa sécurité tout au long de sa durée de vie opérationnelle estimée à 40 ans.

Le document explique que la section marocaine du projet relève de la phase 1B, qui s’étend de Kayar au Sénégal jusqu’au point de raccordement au gazoduc Maghreb-Europe au Maroc. Selon le calendrier de l’étude, la décision finale d’investissement est attendue au quatrième trimestre 2026, ce qui permettra au projet de passer de la phase d’étude et de conception à la mise en œuvre.

L’étude indique que le projet est actuellement en train de finaliser les études d’impact environnemental et social et de satisfaire aux exigences réglementaires et environnementales, suite à la réalisation des études de faisabilité et de la conception technique, en vue du démarrage des travaux. La construction du tronçon marocain devrait débuter après la décision finale d’investissement, prévue fin 2026, et la mise en service commerciale au deuxième trimestre 2031.

Pourquoi le tracé entièrement sous-marin n’a-t-il pas été retenu ?

L’étude révèle que les responsables du projet avaient initialement envisagé la construction d’un gazoduc entièrement sous-marin le long de la côte atlantique toutefois cette option a été écartée en raison des coûts élevés de construction et de maintenance, de la complexité technique et de l’impact potentiel sur les écosystèmes marins.

Un tracé combinant sections sous-marines et terrestres a donc été choisi, offrant des avantages économiques et de sécurité, et permettant l’approvisionnement en gaz naturel des villes et zones industrielles situées le long du tracé. Le tracé du gazoduc au Maroc a également été modifié afin d’éviter les zones habitées et les réserves naturelles, tout en maintenant une distance minimale d’un kilomètre par rapport aux habitats sensibles.

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Euro Bonds | La douloureuse facture que payent les Tunisiens

15. Juli 2026 um 09:40

Mercredi 15 juillet 2026, la Tunisie règle son dernier grand eurobond international : 700 millions d’euros levés en 2019 à 6,375 % sur sept ans («Euro Bonds – 7 ans – 6,375 % – 700 M€ Reg S – 15/07/2026»). Les communiqués officiels célèbrent une «page qui se tourne», une «discipline financière retrouvée», une «fin de cycle». La communication, elle, ferme le dossier. L’arithmétique financière, en revanche, le rouvre et en fait un autre constat chiffré. Allumez donc votre calculatrice…

Moktar Lamari *

Un vieux proverbe tunisien résume admirablement la situation : «Elli yakhod bel elkilo, yerja’ bel qentar» — qui emprunte en kilo rembourse en quintal. Encore faut-il vérifier si le dicton résiste aux chiffres. Il les supporte remarquablement bien.

Premier constat : même le montant du remboursement final raconte une histoire. Deux chiffres circulent depuis plusieurs jours. La plupart des médias évoquent une facture globale d’environ 2,3 milliards de dinars, intérêts compris. À l’inverse, le calendrier officiel de la dette, repris par Ilboursa, distingue 2 350 millions de dinars (MDT) de principal et 150 MDT d’intérêts, soit 2,5 milliards de dinars au total. L’écart atteint près de 200 MDT, soit environ 8 %. Ce n’est pas une querelle de décimales : c’est l’équivalent du financement de plusieurs hôpitaux de proximité.

Le coût réel de l’emprunt

Le calcul permet pourtant de départager les versions. Si 700 millions d’euros correspondent à 2 350 MDT, le taux de change implicite est d’environ 3,357 dinars pour un euro. Un coupon annuel de 6,375 % représente alors 44,625 millions d’euros, soit très exactement 150 MDT. L’arithmétique donne donc raison au calendrier détaillé.

Le chiffre de 2,3 milliards relève vraisemblablement d’un arrondi commode ou d’une conversion effectuée à un autre cours. Ni mensonge ni manipulation, mais un arrondi institutionnel qui fait disparaître, au passage, deux cents millions de dinars. En comptabilité publique, les arrondis ont parfois le goût des tours de passe-passe.

Mais le véritable sujet n’est pas le chèque signé ce mercredi. La vraie question est infiniment plus simple : combien cet emprunt a-t-il réellement coûté depuis 2019 ?

La réponse découle d’une formule élémentaire de finance obligataire (taux composé): Coût total = Principal + (Taux × Principal × Nombre d’années).

Dans le cas présent : 700 M€ + (0,06375 × 700 × 7) = 1 012,375 milliard d’euros.

Autrement dit, la Tunisie n’a pas seulement remboursé 700 millions d’euros à l’échéance. Elle a également payé, pendant sept années, 44,625 millions d’euros d’intérêts annuels.

Au total, la facture atteint un peu plus de 1,012 milliard d’euros, soit 312 millions d’euros d’intérêts, représentant près de 45 % du capital emprunté. Converti au cours actuel, cela représente environ 3,4 milliards de dinars déboursés pour un emprunt qui représentait environ 2,2 milliards de dinars lors de son émission.

La dette n’a donc pas disparu : elle a simplement présenté l’addition.

Le récit officiel parle pourtant de «clôture». Le mot mérite d’être examiné. Car on ne clôt pas une dette comme on clôt un dossier administratif. On ferme une ligne de financement, certes, mais on n’efface pas le coût économique qui l’a accompagnée.

Plus encore, cette sortie des marchés internationaux relève moins d’un choix souverain que d’une réalité moins flatteuse : depuis plusieurs années, la Tunisie éprouve les plus grandes difficultés à retrouver un accès normal aux marchés internationaux, notamment après l’enlisement des négociations avec le FMI.

Les statistiques illustrent parfaitement ce déplacement du problème. La dette extérieure rapportée au PIB est effectivement passée d’environ 47,7 % en 2019 à près de 32 % en 2025. Mais, dans le même temps, l’endettement intérieur a explosé et l’encours total de la dette publique est passé d’environ 83 milliards à 141 milliards de dinars. La dette n’a donc pas disparu ; elle a simplement changé d’adresse. On ne rembourse pas une dette : on la fait déménager.

Report sur demain de la consommation d’aujourd’hui

Trois questions demeurent alors soigneusement absentes des communiqués officiels. La première est sans doute la plus embarrassante : à quoi ces 700 millions d’euros ont-ils réellement servi ?

La réponse est connue. Ils n’ont financé ni infrastructure majeure, ni centrale électrique, ni réseau ferroviaire, ni hôpital universitaire. Ils ont principalement couvert les besoins du budget courant dans une année électorale où les finances publiques étaient sous très forte tension.

Le journaliste Jean-Pierre Sereni résumait déjà cette logique d’une formule lapidaire : cet argent est «parti en fumée». L’expression est sévère mais difficilement contestable : aucun actif productif identifiable n’est venu justifier un emprunt dont les générations futures continuent pourtant d’acquitter la facture.

Or toute la logique de la dette publique repose précisément sur cette distinction fondamentale : on peut légitimement emprunter pour investir ; emprunter pour financer des dépenses courantes revient simplement à reporter sur demain la consommation d’aujourd’hui.

La deuxième question relève cette fois de la théorie financière. Quel rendement minimal cet emprunt aurait-il dû produire pour être économiquement neutre (couvrir ses coûts sans perte ou profit) ?

La condition est classique : la valeur actuelle nette est nulle lorsque le taux de rentabilité interne est au moins égal au coût du capital. La formule s’écrit : Σ [CFₜ / (1 + r)ᵗ] = Investissement initial.

Encore faut-il intégrer une variable que les commentaires omettent presque toujours : le risque de change. L’emprunt est libellé en euros tandis que les recettes publiques sont essentiellement perçues en dinars. Entre juillet 2019 et juillet 2026, le dinar est passé d’environ 3,16 à 3,36 dinars pour un euro, soit une dépréciation cumulée proche de 6,3 %, correspondant à environ 0,9 % par an.

Le coût économique réel devient alors : r = (1 + 6,375 %) × (1 + 0,9 %) – 1 ≈ 7,33 % par an.

Autrement dit, tout investissement financé par cet emprunt devait produire au minimum 7,33 % de rendement annuel pendant sept ans pour simplement couvrir son coût financier.

Or la croissance moyenne de l’économie tunisienne entre 2019 et 2025 dépasse à peine 1 % par an, après la récession historique de –8,8 % en 2020. Même si les 700 millions avaient été intégralement investis dans un projet productif suivant la performance moyenne de l’économie nationale, le rendement serait resté très inférieur au seuil de rentabilité.

Pourquoi emprunter au marché et non au FMI ?

Mais le problème est plus profond encore : cet investissement n’a jamais réellement existé. Les fonds ont financé du fonctionnement courant. Le rendement économique est donc proche de zéro. La valeur actuelle nette n’est pas simplement négative : elle est lourdement déficitaire.

Enfin vient la troisième question, probablement la plus politique : combien cette opération aurait-elle coûté si la Tunisie avait emprunté auprès du FMI plutôt que sur les marchés internationaux ?

Les prêts du FMI accordés dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit étaient généralement consentis à des taux compris entre 1 % et 2 %, avec une maturité plus longue et surtout une période de grâce de quatre ans et demi. Retenons un taux médian de 1,5 %.

Le calcul est immédiat.

Au taux de l’eurobond : 700 × 6,375 % = 44,625 M€ d’intérêts par an.

Au taux du FMI : 700 × 1,5 % = 10,5 M€.

L’écart atteint 34,125 millions d’euros par an, soit près de 239 millions d’euros sur sept ans, l’équivalent d’environ 800 millions de dinars aux cours actuels.

Et ce calcul ne tient même pas compte de l’avantage considérable qu’aurait procuré la période de grâce, qui aurait évité de concentrer en juillet 2026 un choc de liquidité de près de 2,5 milliards de dinars sur les réserves de change.

Pourquoi, dès lors, avoir préféré le marché au FMI ? Parce que les marchés prêtent cher mais sans imposer de réformes ; le FMI prête beaucoup moins cher mais exige des contreparties : maîtrise de la masse salariale publique, réforme des subventions, restructuration des entreprises publiques.

Depuis plus d’une décennie, les gouvernements successifs ont préféré acheter leur liberté de différer les réformes plutôt que de payer le prix politique de leur mise en œuvre.

L’image est cruelle mais fidèle : c’est le choix de celui qui refuse une consultation chez le dentiste pour économiser une anesthésie locale, avant de finir quelques années plus tard à l’hôpital pour une extraction sous anesthésie générale, infiniment plus coûteuse.

L’eurobond de 2019 n’est donc pas seulement une obligation arrivée à échéance. Il est le miroir d’une gouvernance où chaque échéance électorale a systématiquement prévalu sur chaque échéance financière.

Depuis 2011, la dette publique est passée d’environ 83 milliards à 141 milliards de dinars, sans qu’apparaisse en contrepartie un patrimoine collectif à la hauteur de cet endettement.

La «clôture» célébrée cette semaine ressemble ainsi davantage à la fermeture d’un compte qu’à l’assainissement des finances publiques. Car une dette remboursée n’efface jamais les raisons pour lesquelles elle a été contractée. Elle ne fait que solder le passé. Les vraies questions, elles, restent ouvertes.

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : E4T.

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La Tunisie en proie à une crise d’approvisionnement en eau

15. Juli 2026 um 09:03

Le 14 juillet 2026, le département «Justice environnementale et climatique» du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a publié une déclaration de soutien intitulée : «La crise de l’eau en Tunisie : le silence officiel face à un crime ouvertement reconnu». Nous en reproduisons la traduction ci-dessous.

En pleine vague de chaleur intense — qui, selon les avertissements de l’Observatoire tunisien de la météo et du climat, devrait perdurer jusqu’au 20 juillet avec des températures pouvant atteindre 47 °C — plusieurs régions de Tunisie sont confrontées à une crise paralysante de l’approvisionnement en eau.

Le droit à l’eau a cessé d’être un droit fondamental garanti par la Constitution pour devenir une revendication quotidienne dont la satisfaction est sans cesse reportée ; une dure réalité marquée par des coupures fréquentes, s’accompagnant de la soif et d’un sentiment d’indignité.

Ces conditions désastreuses ont poussé les citoyens à manifester dans diverses régions ; les troubles sociaux se sont intensifiés — allant jusqu’au blocage de routes — pour exprimer une colère légitime et le refus d’une souffrance quotidienne devenue insupportable.

Les villes minières illustrent parfaitement la mauvaise gouvernance et l’abandon ; la ville de Metlaoui, par exemple, a été le théâtre d’une vive colère et de tensions provoquées par une coupure d’eau de plus d’une semaine, une situation qui bafoue totalement les droits de ses habitants.

La localité de Ladhiyab, dans la délégation de Touiref (gouvernorat du Kef), a également été le théâtre d’une manifestation pacifique ce matin [mardi, Ndlr], au cours de laquelle les habitants ont exprimé leur colère et leur condamnation face aux perturbations persistantes de l’approvisionnement en eau potable, revendiquant leur droit légitime à l’eau et à une vie digne.

Une crise de gestion et d’exploitation, ainsi que des réseaux vétustes

Les déclarations de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) elle-même confirment l’ampleur croissante de la crise ; celle-ci a dépassé les régions traditionnellement marginalisées pour toucher les environs immédiats de la capitale. La société a annoncé des perturbations et des interruptions de la distribution dans les gouvernorats de l’Ariana et de Ben Arous, ainsi que dans les délégations de Bir Mcherga et de Jebel Oust (relevant du gouvernorat de Zaghouan). Parallèlement, des perturbations affectent les gouvernorats de Sousse, Monastir, Mahdia, Nabeul et Kairouan, où les coupures nocturnes programmées — mises en œuvre depuis le début du mois — se sont muées en une politique de gestion courante privant d’eau des milliers de familles entre minuit et l’aube, en raison d’un «déséquilibre des réserves d’eau».
Le paradoxe flagrant réside dans le fait que ce grave déficit d’approvisionnement perdure alors même que le taux de remplissage des barrages à l’échelle nationale — selon les données du ministère de l’Agriculture — avoisine les 60 %, un chiffre officiellement qualifié de «très rassurant».

Cette contradiction entre la disponibilité de la ressource et la crise hydrique en cours révèle la véritable nature du problème : il ne s(agit pas simplement d’une crise liée à la rareté des ressources naturelles, mais d’un problème de gestion et d’infrastructures vétustes, incapables de faire face aux pics de consommation estivaux et aux taux d’évaporation élevés, le tout aggravé par l’absence d’une stratégie proactive et équitable de répartition des ressources disponibles entre les régions.

Ce qui se passe aujourd’hui ne relève plus d’une simple crise passagère ; il s’agit d’une atteinte directe à la dignité humaine, d’une violation flagrante des droits à l’eau et à la santé, ainsi que d’une preuve manifeste de marginalisation systémique et d’absence de justice sociale et environnementale. C’est aussi la conséquence inévitable d’années de mauvaise gestion, d’un manque de volonté politique et de l’incapacité des politiques publiques à garantir l’un des droits humains les plus fondamentaux.

Face à cette situation :

– nous condamnons fermement le silence et l’inaction face à la crise de pénurie d’eau — qui se répète chaque année sans qu’aucune solution de fond ne soit apportée — et nous exigeons une intervention immédiate et urgente pour assurer un approvisionnement régulier en eau potable, en soulignant que la persistance de cette situation constitue une menace réelle pour la paix sociale ;

– nous exprimons notre solidarité totale et inconditionnelle avec les habitants des zones touchées dans tous les gouvernorats, et nous soutenons leurs actions pacifiques et légitimes pour défendre leur droit à la vie et à la dignité ; – nous appelons à l’élaboration d’une politique nationale de gestion des ressources en eau qui soit juste et durable — fondée sur la transparence, la responsabilité et l’équité régionale — et qui impose à la Sonede de communiquer immédiatement et en toute transparence sur toutes les interruptions de service, qu’elles soient programmées ou imprévues.

Communiqué traduit de l’arabe.

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La Biat répond aux nouvelles attentes des Tunisiens de l’étranger

15. Juli 2026 um 08:14

La Biat a annoncé, le 14 juillet 2026, le lancement de sa campagne estivale dédiée aux Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) franchissant ainsi une nouvelle étape dans son engagement envers cette clientèle en termes d’accompagnement pour répondre à leurs nouvelles attentes. «Cette nouvelle campagne témoigne de la volonté de la banque de poursuivre l’enrichissement de son accompagnement à travers une expertise renforcée et une offre bancaire et extra-bancaire en constante évolution», indique la Biat dans un communiqué.

Fidèle à son rendez-vous annuel avec les TRE, la Biat renouvelle son engagement à offrir un accompagnement axé sur la proximité, l’écoute et l’expertise, au service d’une expérience client innovante, personnalisée et simplifiée.

Depuis plusieurs années, la Biat s’est investie dans le développement d’une démarche qui place les TRE au cœur de sa stratégie. Elle a mis en place un ensemble d’initiatives destinées à leur offrir une prise en charge sur mesure et à mieux répondre à leurs attentes. A travers sa signature «A chaque pas, Tounessna avec toi», la Biat affirme sa détermination à être un partenaire de proximité, aux côtés des TRE pour les accompagner, y compris leurs familles, dans tous leurs projets en Tunisie, bien au-delà de leurs besoins bancaires.

Consciente de l’évolution des comportements et de la diversité des attentes, la Biat consolide cette année son ambition d’offrir une expérience de qualité aux TRE. Elle veille ainsi à renforcer la relation de confiance avec ses clients, dont les exigences sont élevées en matière de prise en charge, de disponibilité et de conseil. Elle s’attache à anticiper et à répondre aux aspirations des nouvelles générations, en misant notamment sur l’innovation et la digitalisation et en proposant une palette plus large que l’offre bancaire classique.

Simplifier le quotidien des TRE

Le lancement de l’offre extra-bancaire, notamment l’assistance automobile Tunizen et Biat privilèges, en constitue une première concrétisation.

A l’occasion de la saison estivale, la Biat poursuit cette dynamique en déployant également son dispositif Biat Tounessna, conçu pour offrir aux TRE un accompagnement personnalisé et adapté à chaque étape de leur vie. Biat Tounessna rassemble un ensemble de solutions et de services pour simplifier le quotidien des TRE et faciliter leurs démarches pour la réalisation de leurs projets en Tunisie. En s’appuyant sur son réseau et ses équipes dédiées, sur Biat France, une structure principalement dédiée aux Tunisiens établis en France mais aussi à ceux résidant en Europe ainsi que sur sa plateforme digitale MyBiat, la Biat entend leur donner accès à un univers d’opportunités.

La Biat confirme ainsi sa volonté de demeurer un partenaire de référence pour les TRE, porteur de nouvelles opportunités. Elle traduit la conviction que cette clientèle attend bien plus que des solutions bancaires mais un accompagnement global et une expérience utile, fluide et personnalisée, capable de répondre à ses besoins comme à ceux de ses proches en Tunisie, à chaque étape de leur vie.

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Mondial Fifa | L’équipe de France, une élimination programmée

15. Juli 2026 um 07:45

La France a été éliminée très logiquement par l’Espagne à Dallas, hier soir, mardi 14 juillet 2026, au cours d’un match que la Roja a dominé d’une manière indiscutable. Privés du ballon par un milieu de terrain espagnol habile et entreprenant, les joueurs français ont passé la plupart du temps à courir pour tenter de le récupérer et n’ont que très rarement été en mesure d’adresser vers le but adverse des tirs lointains et non cadrés. (Photo : Le duel des stars Yamal-Mbappé a tourné au profit de l’Espagnol).

Dr Mounir Hanablia

Les Bleus ne se sont quasiment jamais créé de véritables occasions de buts. Le premier but espagnol est survenu sur penalty (transformé par Mikel Oyarzabal) après une faute grossière de l’arrière gauche Lucas Digne sur le virevoltant Lamine Yamal. Le second but a été le fruit d’un bon mouvement collectif qui a vu le défenseur Pedro Porro démarqué battre le gardien français.

Un jeu peu créatif et prévisible

Face à une défense espagnole bien organisée et anticipant les actions adverses, le jeu français est apparu tel qu’il a toujours été depuis le début du Mondial, peu créatif, prévisible, et comptant sur la réussite de ses attaquants, absente durant la soirée, sans doute sous l’effet de la fatigue accumulée, mais aussi de la frustration et du manque de leadership.

Emporté par le naufrage, Kylian Mbappé, intronisé leader du groupe sans en avoir les qualités nécessaires, a été incapable de maîtriser ses nerfs, allant jusqu’à tenter d’agresser le gardien adverse, puis s’obstinant à tirer un coup franc d’une position favorable alors que, visiblement, il manquait de la concentration nécessaire pour le faire.

Comble de malchance, William Saliba, pièce maîtresse de la défense, a dû quitter le terrain, blessé.

Il ne s’agit pas ici de tirer satisfaction d’avoir joué les Cassandre dans un précédent article. Mais si on repasse en revue sa campagne en Coupe du monde, et abstraction faite du match contre l’Irak, l’équipe de France aura éprouvé des difficultés face au Sénégal pendant plus d’une heure. L’ampleur du score face à une Norvège déjà qualifiée et laissant au repos son attaquant vedette ne pouvait faire illusion. La Suède ayant déjà subi une raclée face aux Pays-Bas était dénuée de toute organisation défensive digne de ce nom. Le match contre le Paraguay a constitué le premier signal d’alarme, vite relégué au second plan dans la polémique suscitée par le jeu si on peut le qualifier ainsi des Sud-américains, et la composition ethnique de l’équipe du Coq. Mais tous ceux qui ont vu jouer l’Uruguay en 1970, l’une des équipes les plus hermétiques qui aient jamais évolué en Coupe du monde, se souviendront de quelle brillante manière les Brésiliens menés par la star Pelé en étaient venus à bout. Force est de reconnaître que face au Paraguay, de cette manière-là en quoi on reconnaît la marque des champions, la France fut dénuée. Quant au Maroc, il n’a quasiment jamais menacé le camp français.

L’Espagne plus confiante

A l’opposé l’équipe d’Espagne a commencé sa campagne d’une manière modeste, en se cassant les dents contre le Cap Vert, puis en montant progressivement en puissance d’abord contre l’Arabie saoudite, un simple match d’entraînement, ensuite face à l’Uruguay, une équipe difficile. Puis il y eut l’Autriche, le Portugal, considéré comme l’un des favoris avec son armada de vedettes, suivi de la Belgique, toutes des équipes européennes bien organisées.

Ainsi l’Espagne indubitablement n’a pas manqué de chance, même si cette chance là n’a rien à voir avec celle méthodique qui n’a cessé d’accompagner les Argentins. Néanmoins elle est arrivée aux demi-finales en ayant accumulé dans la difficulté le capital confiance nécessaire alors même que ses deux attaquants phare, Lamine Yamal et Nico Williams, demeurent en méforme. A l’inverse des Français dont le premier véritable test dans cette Coupe du monde confirma toutes les carences en se soldant par leur élimination. La France championne du Monde 2026, ce n’est effectivement pas encore demain la veille. 

* Médecin de libre pratique.

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Canicule en Tunisie | Jusqu’à 47 °C attendus ce mercredi (Prévisions par région)

14. Juli 2026 um 23:51

L’Institut national de la météorologie (INM) a annoncé que la canicule se poursuit avec des températures pour demain, avec des maximales qui atteindront localement 47 °C.

Voici le détail des températures attendues par région pour ce mercredi :

  • Tunis : 38°C
  • Ariana : 38°C
  • Manouba : 42°C
  • Ben Arous : 40°C
  • Bizerte : 36°C
  • Nabeul : 39°C
  • Zaghouan : 43°C
  • Béja : 46°C
  • Jendouba : 47°C
  • Kef : 45°C
  • Siliana : 45°C
  • Sousse : 39°C
  • Monastir : 38°C
  • Mahdia : 38°C
  • Kairouan : 46°C
  • Sidi Bouzid : 46°C
  • Kasserine : 44°C
  • Gafsa : 45°C
  • Tozeur :47°C
  • Kébili : 46°C
  • Sfax : 40°C
  • Gabès : 45°C
  • Medenine : 44°C
  • Tataouine : 43°C

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Trafic de drogues | Un réseau international démantelé à Monastir

14. Juli 2026 um 23:23

Un réseau international de trafic de drogues opérant entre la France et la Tunisie a été démantelé à Monastir par la brigade régionale de lutte contre les stupéfiants de Sousse, sous la tutelle de la sous-direction d’El Gorjani.

Selon les premières informations, le réseau était spécialisé dans l’importation et la distribution de drogues de synthèse, indique Jawhara FM, citant une source proche du dossier.

Les forces de sécurité ont ciblé plusieurs propriétés de l’organisation, menant des perquisitions simultanées dans des habitations et des exploitations agricoles situées dans la périphérie du gouvernorat de Monastir.

La même souce a indiqué que les descentes ont permis de saisir une quantité significative de comprimés d’ecstasy, des voitures et des motos de luxe, d’importantes sommes d’argent ainsi qu’une arme de chasse détenue sans autorisation légale.

Sur décision du ministère public, plusieurs suspects ont été placés en garde à vue et les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller l’ensemble des membres de cette organisation criminelle.

Y. N.

Ph. d’archives

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Maël Monyebe Fernandez avec l’Espérance de Tunis jusqu’en 2030

14. Juli 2026 um 22:09

L’Espérance sportive de Tunis (EST) a annoncé, ce mardi 14 juillet 2026, avoir finalisé les démarches administratives pour le recrutement du joueur camerounais Maël Monyebe Fernandez.

Le jeune milieu de terrain camerounais s’est engagé avec les Sang et Or pour les quatre prochaines saisons, soit jusqu’en juin 2030, précise l’Espérance.

« Révélé sous les couleurs de Gazelle FA de Garoua, le jeune international camerounais est considéré comme l’un des éléments les plus prometteurs de sa génération au Cameroun. Ses performances et son potentiel lui ont d’ailleurs ouvert récemment les portes de la sélection nationale A des Lions indomptables », a encore commenté le club.

Y. N.

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Tunisie | Les températures les plus élevées enregistrées ce mardi

14. Juli 2026 um 21:14

L’Institut national de la météorologie (INM) a dévoilé les températures les plus élevées enregistrées, ce mardi 14 juillet 2026, avec un pic à 45°C dans différentes régions du pays.

La barre des 45°C a en effet été officiellement enregistrée à Sejnane, Mateur, Medjez El Bab, Bou Salem et Gaâfour, alors que l’on a enregistré 44°C à Béja, Jendouba et Chorfech et 43°C enregistrés à Siliana, Le Kef, Dahmani et Tajerouine.

Face à la canicule, les autorités sanitaires appellent à la plus grande vigilance et rappellent les consignes de base pour éviter les coups de chaleur, en appelant à éviter l’exposition directe au soleil, particulièrement aux heures les plus chaudes de la journée et à s’hydrater continuellement en buvant de l’eau régulièrement, même sans sensation de soif.

La même source appelle par ailleurs à prendre régulièrement des nouvelles des personnes vulnérables, notamment les enfants et les personnes âgées.

Y. N.

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Tunisie | Peines alourdies en appel pour Akremi & Ellouze

14. Juli 2026 um 20:36

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a revu à la hausse les peines de prison prononcées à l’encontre de l’ancien procureur de la République révoqué Béchir Akremi et du dirigeant Ennahdha Habib Ellouze.

La peine de Béchir Akremi passe désormais de 23 à 29 ans de prison ferme et celle de Habib Ellouze de 13 à 17 ans après le verdict de la Cour d’appel qui a également condamné Hassen Ben Brik, membre de l’organisation terroriste Ansar Charia à 17 ans de prison.

Cette décision intervient dans le cadre de deux affaires distinctes liées à des dépassements procéduraux ayant entaché l’instruction de l’affaire de l’assassinat du martyr Chokri Belaïd, le 6 février 2013.

Pour rappel, Bechir Akremi est poursuivi pour abstention volontaire d’un fonctionnaire public d’arrêter un suspect afin de l’aider à se soustraire à la justice, dissimulation délibérée de la vérité en usant des prérogatives de sa fonction judiciaire et faux et usage de faux.

Quant à Hassen Ben Brik et Habib Ellouze uks sont accudé d’avoir mis des compétences et des expertises à la disposition de personnes liées à des crimes terroristes et d’avoir divulgué, par quelque moyen que ce soit, des informations au profit d’individus liés à des crimes terroristes afin de les aider à les commettre, à en tirer profit et à garantir leur impunité.

On notera par ailleurs que la Cour d’appel a confirmé la mesure préventive complémentaire visant les trois condamnés, qui seront soumis à un régime de contrôle administratif.

Y. N.

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