Le Conseil régional de l’Ordre des médecins du Centre a annoncé avec tristesse le décès du docteur Jamel Memmi, figure respectée de la médecine dans la région du Sahel.
Ancien médecin de la santé publique à l’hôpital local de Teboulba, le Dr Memmi avait par la suite poursuivi sa noble mission dans le secteur privé à Ksar Hellal, où il s’est distingué par son dévouement, son professionnalisme et ses qualités humaines exceptionnelles tout au long de sa carrière, rappelle le Conseil régional.
Le cortège funèbre a eu lieu ce samedi 30 mai 2026, après la prière d’El Asr et Dr Jamel Memmi a été accompagné à sa dernière demeure au cimetière Abdelhak Abbar à Ksar Hellal, entouré de ses proches, de ses confrères et de ses nombreux patients venus lui rendre un ultime hommage.
L’état de santé des victimes du drame familial de Meknassy s’améliore. Ce samedi 30 mai 2026, les trois derniers enfants hospitalisés à Sidi Bouzid ont pu regagner leur domicile après leur rétablissement complet.
Le directeur de la santé préventive à la direction régionale de la santé de Sidi Bouzid, Dr Béchir Saïdi, a indiqué à Mosaïque FM, que six des sept personnes prises en charge ont désormais quitté l’établissement de manière progressive après avoir reçu les soins nécessaires.
En revanche, la mère de famille a été transférée vers un établissement hospitalier de Tunis afin de poursuivre sa prise en charge médicale et de bénéficier d’un suivi complémentaire. Elle reste la seule patiente encore hospitalisée dans le cadre de cette affaire.
Pour rappel, cette intoxication alimentaire aiguë survenue au sein d’une même famille avait suscité une vive émotion dans la région, causant la mort de deux personnes et l’hospitalisation de sept autres, alors que les autorités attendent les conclusions des examens pour déterminer l’origine et les causes exactes de ce drame.
L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit des perturbations locales avec des cellules orageuses qui seront accompagnées de pluies par endroits.
Dans son bulletin météo, l’INM précise que ces pluies sont attendues en fin de journée et au début de la nuit sur le Centre et localement sur le Nord-Ouest.
Cette instabilité sera toutefois de courte durée car le ciel se dégagera progressivement pour laisser place à un temps calme, allant de peu nuageux à totalement serein sur la plupart des régions.
Quant aux températures nocturnes, elles seront comprises entre 20°C et 24°C avec un pic à 26°C dans le Sud-Ouest alors que sur les hauteurs il fera un peu plus frais avec environ 18°C.
Le football européen retient son souffle. Ce samedi soir à la Puskás Arena de Budapest, le Paris Saint-Germain d’Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia, Désiré Doué et Achraf Hakimi affronte l’Arsenal de Bukayo Saka, Declan Rice, Martin Ødegaard, William Saliba et Kai Havertz en finale de la Ligue des champions 2026.
Champion en titre, le PSG vise un doublé historique européen sous les ordres de Luis Enrique, tandis que les Gunners de Mikel Arteta rêvent du premier sacre continental de leur histoire. Entre les stars les plus recherchées du moment, les retours attendus de Dembélé et Hakimi côté parisien, la forme étincelante de Saka et Rice côté londonien, et une affiche qui oppose l’attaque la plus redoutable à l’une des meilleures défenses d’Europe, cette finale PSG-Arsenal s’annonce comme l’événement footballistique mondial de l’année.
Le calendrier fiscal de juin 2026, publié par la Direction générale des impôts du ministère des Finances, comprend sept échéances pour le respect des obligations fiscales et le paiement des impôts pour différentes catégories de contribuables.
L’échéance fiscale la plus importante de juin 2026 est le dépôt de la déclaration d’impôt sur la fortune, fixé au 30 juin. Les personnes assujetties à cette mesure doivent accomplir les formalités nécessaires au paiement de l’impôt sur la fortune prévu par la loi de finances de cette année, dans le cadre des efforts visant à renforcer l’équité fiscale entre les particuliers.
Les échéances fiscales pour le mois à venir débutent le 15 juin 2026, date limite de dépôt de la déclaration mensuelle d’impôt sur le revenu des particuliers.
La date limite pour le dépôt des déclarations fiscales mensuelles des personnes morales inscrites au système de télédéclaration et de paiement des impôts est fixée au 22 juin 2026.
La Direction générale des impôts a également fixé deux échéances fiscales pour le 25 juin. La première concerne le dépôt de la première déclaration d’impôt provisionnel pour les personnes physiques n’exerçant pas exclusivement une activité dans le secteur traditionnel. La seconde concerne le dépôt de la déclaration définitive d’impôt sur les sociétés.
Par ailleurs, deux échéances fiscales sont fixées pour le 29 juin 2026. La première concerne le dépôt de la première déclaration d’impôt provisionnel pour les personnes morales, et la seconde, le dépôt des déclarations fiscales mensuelles pour les personnes morales non soumises au système de télédéclaration et de paiement des impôts.
La Direction générale des impôts a précisé que cette date correspond au dernier jour du délai légal de dépôt des déclarations, et non à la seule date de dépôt possible.
La Direction a exhorté les contribuables à déposer leurs déclarations dans les jours précédant ces échéances afin d’éviter l’affluence dans les centres des impôts et de ne pas surcharger le système informatique en fin de période.
La 30e édition de la Conférence internationale de l’Arab-US Association of Communication Educators (Ausace) les 4, 5 et 6 novembre 2026 à l’Institut de presse et des sciences de l’information (Ipsi) de l’Université de La Manouba sous le thème de «La globalisation des médias à l’ère du numérique : algorithmes, lois, éthique et société».
Cette édition jubilaire constitue un moment scientifique d’exception, marquant trois décennies de coopération académique entre l’Ausace et la communauté internationale des chercheurs en communication, journalisme et sciences de l’information.
Dans un contexte mondial profondément transformé par les technologies numériques, la globalisation des médias soulève des enjeux majeurs liés à la circulation de l’information, à la gouvernance des plateformes et à l’impact croissant des algorithmes sur la production, la hiérarchisation et la visibilité des contenus.
Les mutations médiatiques contemporaines
Le thème de cette 30e conférence met en lumière quatre dimensions fondamentales : 1- les algorithmes, qui redéfinissent les logiques de diffusion et de hiérarchisation de l’information ; 2- les cadres juridiques, en constante évolution face aux plateformes globales et aux nouveaux écosystèmes numériques ; 3- l’éthique, devenue centrale dans un environnement marqué par la désinformation, l’essor de l’intelligence artificielle et la fragmentation des publics ; 4- la société, qui subit, accompagne et reconfigure ces transformations profondes des pratiques médiatiques et communicationnelles.
Le philosophe et sociologue français Edgar Morin est décédé ce samedi 30 mai 2026 à Paris à l’âge de 104 ans. Avec lui disparaît l’un des intellectuels les plus influents de son époque, dont la réflexion sur la complexité, la démocratie et le destin commun de l’humanité a marqué plusieurs générations à travers le monde.
Né en 1921, résistant durant la Seconde Guerre mondiale, chercheur, essayiste et théoricien de la «pensée complexe», Edgar Morin a consacré sa vie à comprendre les transformations du monde contemporain. Son œuvre, traduite dans de nombreuses langues, s’est construite autour d’une conviction fondamentale : les grands défis de notre temps ne peuvent être appréhendés à travers des approches fragmentées ou des réponses simplistes.
À rebours des certitudes idéologiques et des cloisonnements disciplinaires, Morin plaidait pour une connaissance capable de relier les savoirs, les cultures et les expériences humaines. Cette démarche l’a conduit à développer une réflexion originale sur les rapports entre science, politique, culture et société.
Tout au long de son parcours, il s’est également affirmé comme un défenseur constant des libertés démocratiques et de la dignité humaine. Plusieurs de ses prises de position ont porté sur la lutte contre les exclusions, les nationalismes de fermeture et les logiques de domination. Pour lui, la démocratie ne constituait jamais un acquis définitif mais un processus fragile exigeant vigilance et participation citoyenne.
Responsabilité individuelle et solidarité collective
Dans un monde marqué par les crises climatiques, les conflits, les inégalités croissantes et la montée des replis identitaires, Morin appelait à développer une conscience de l’interdépendance entre les peuples. Son concept de «communauté de destin» humaine demeure aujourd’hui l’un des fils conducteurs de sa réflexion.
L’influence de Morin a largement dépassé les cercles universitaires. Ses travaux ont nourri les débats sur l’éducation, la gouvernance, le dialogue interculturel et les mutations de la mondialisation. Son appel à articuler responsabilité individuelle et solidarité collective continue d’inspirer chercheurs, enseignants, responsables publics et acteurs de la société civile.
Avec la disparition de Morin, le monde intellectuel perd une figure rare : un penseur qui aura traversé plus d’un siècle d’histoire sans jamais renoncer à l’esprit critique ni à l’exigence humaniste. Son héritage demeure une invitation à penser la complexité du monde plutôt qu’à céder aux simplifications, et à placer l’humain au cœur des choix politiques et sociaux.
Au-delà de l’œuvre, reste une leçon de lucidité et d’espérance : celle d’un homme convaincu que l’avenir de l’humanité dépend de sa capacité à conjuguer liberté, solidarité et responsabilité.
À l’heure où la Tunisie amorce son Plan de développement 2026-2030, une vérité s’impose, aussi brutale qu’incontournable : on ne résout pas ce qu’on refuse de mesurer. Les récentes secousses sécuritaires et le grand flou communicationnel autour du récent piratage de l’application My TT de l’entreprise publique Tunisie Telecom ne relèvent pas du simple incident technique isolé ; ils agissent comme le révélateur d’une faille voire d’une faillite de gouvernance profonde qui ronge nos institutions publiques.
Abdelwaheb Ben Moussa *
Face à l’urgence de la relance économique, la transformation technologique se heurte à une paralysie structurelle où l’audace stratégique est systématiquement sacrifiée.
En mettant en exergue la mécanique du «triangle interdit» au sein de nos banques publiques — ce conflit permanent entre performance managériale, rigidité administrative et diktat syndical —, cette tribune démontre que sans une refonte radicale des circuits décisionnels, la transition numérique et l’intégration de l’Intelligence artificielle (IA) resteront de pieux mirages.
My TT : le naufrage d’une souveraineté de façade
Le piratage récent de l’application My TT de l’opérateur historique a agi comme un violent électrochoc dans le paysage numérique tunisien. Le détournement des notifications push pour diffuser massivement un message politique contre le régime en place, couplé aux versions contradictoires d’une communication institutionnelle oscillant lamentablement entre «opération de maintenance» et aveu tardif de cyberattaque, met à nu les angles morts de la gouvernance de nos grandes structures publiques.
Cet épisode critique prouve qu’une souveraineté de façade ne suffit plus : lancer des projets ambitieux sur le papier sans une maîtrise absolue des infrastructures sous-jacentes, des protocoles de sécurité stricts et d’une ligne hiérarchique claire nous expose à des humiliations technologiques majeures.
Être souverain en 2026, ce n’est pas multiplier les effets d’annonce ou aligner les slogans à la mode ; c’est piloter avec une rigueur de fer les architectures et la donnée qui dictent notre productivité nationale.
Ce décalage flagrant entre l’affichage moderniste de l’État et la réalité opérationnelle du terrain n’est pas une exception. Il s’agit de la manifestation visible d’une même matrice de blocage qui paralyse le cœur financier de notre économie : le secteur bancaire public, totalement pris au piège du «triangle interdit».
Anatomie du «triangle interdit» ou la culture du parapluie
Le Plan de développement 2026-2030 dessine les contours d’une Tunisie tournée vers l’économie du savoir et une souveraineté numérique affirmée. Pourtant, sur le terrain, l’exécution de cette stratégie demeure prisonnière d’un conflit d’intérêts institutionnels que l’on doit nommer le «triangle interdit».
Au cœur de nos institutions financières publiques s’affrontent trois forces divergentes :
1. la logique managériale portée par l’impératif théorique de rentabilité, d’agilité et de réactivité pour répondre aux besoins urgents des PME ;
2. la logique administrative garante d’une conformité réglementaire pointilleuse et de procédures étatiques rigides, qui s’enferme trop souvent dans la protection absolue du cadre contre le risque juridique ;
3. la logique sociale et représentative axée sur la préservation des acquis et l’égalitarisme rigide ; elle est portée en interne par une représentation syndicale puissante, historiquement ancrée dans la cogestion et la défense du statu quo.
Tout comme dans l’incident de My TT, où les flottements hiérarchiques et la dilution des responsabilités ont rendu la gestion de crise illisible, l’absence d’une matrice d’arbitrage claire entre ces trois pôles paralyse chaque décision au sein des banques publiques.
En l’absence de règles du jeu explicites, la gouvernance stratégique abdique face aux corporatismes. Le résultat est une dilution systématique de la responsabilité au centre du triangle, sacrifiant l’efficacité économique sur l’autel d’un «consensus acceptable par tous» — comprenez : un consensus dicté par la peur du conflit avec les partenaires sociaux et la hantise du risque réglementaire. Cette dynamique engendre une médiocrité institutionnalisée où la culture du parapluie et la paix sociale à court terme l’emportent systématiquement sur la performance technologique.
Le coût de l’immobilisme : du turnover au mirage de l’IA
Ce dysfonctionnement systémique engendre une hémorragie silencieuse de nos forces vives. Face à une culture managériale qui étouffe l’initiative, refuse de mesurer sa propre efficacité et privilégie l’ancienneté au détriment de la compétence, les cadres à haut potentiel — spécialistes de la donnée, experts en cybersécurité, analystes risques — refusent de servir de variables d’ajustement. Ils «votent avec leurs pieds» et fuient massivement vers le privé ou l’étranger.
Plus grave encore, le syndrome My TT guette notre transition promise vers l’IA.
Intégrer l’IA dans le back-office bancaire public n’est pas un défi technique, c’est un acte de souveraineté décisionnelle pour automatiser les processus et traquer l’évasion fiscale. Or, comment entraîner des modèles prédictifs fiables quand les circuits décisionnels et les bases de données d’une organisation sont fragmentés, opaques ou soumis à des arbitrages et veto constants de la représentation interne ?
Sans une clarification radicale de notre gouvernance, l’IA ne sera qu’un gadget coûteux, un vernis technologique de plus sur des structures obsolètes. Installer un système d’information de pointe dans une organisation sans en réformer les circuits décisionnels revient simplement à numériser le dysfonctionnement. Nos institutions financières publiques ne peuvent plus se contenter d’être de simples locataires passifs de solutions technologiques étrangères dont elles ne maîtrisent pas les clés.
Fin de la diplomatie interne : place à la clarification
Pour que l’horizon 2030-2035 ne soit pas le récit d’une énième occasion manquée, nous devons urgemment passer de la diplomatie interne et du pacte de non-agression syndical à une véritable souveraineté d’exécution articulée autour de trois piliers de rupture :
1. la délimitation explicite des compétences par l’imposition d’une matrice de responsabilités (Raci) claire et opposable pour définir sans ambiguïté «qui décide quoi» et dans quels délais, en sortant définitivement les prérogatives managériales des zones de cogestion informelle ;
2. la traçabilité impérative des arbitrages par la documentation systématique des critères techniques et économiques guidant les choix des comités pour éliminer l’opacité et les pressions d’intérêt particulier ;
3. l’opposabilité réelle des procédures par la protection juridique du décideur qui respecte les règles établies, afin de restaurer la capacité d’agir, d’innover et de trancher face aux blocages.
Un pays ne se développe pas avec des intentions, mais avec des institutions capables de les exécuter.
L’affaire My TT a sonné l’avertissement. Sans un bris radical des chaînes du «triangle interdit» au sein de nos banques publiques, les ambitions de la Tunisie pour 2030 resteront un vœu pieux. On ne réforme pas une économie en ménageant les conservatismes administratifs ou syndicaux, on la sauve en imposant la clarté.
* Ingénieur informatique, cadre d’une banque publique.
NDLR : Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent que leur auteur et ne sauraient en aucun cas refléter la position officielle d’une autorité publique ou d’une institution privée.
29,7 milliards de dinars de monnaie en circulation. Le chiffre tombe comme une sentence et, aussitôt, la presse financière tunisienne sort la même rengaine : trop de cash, culture du liquide, faiblesse de la digitalisation, Aïd Al-Adha oblige. Le diagnostic est propre, le coupable désigné : le citoyen tunisien, ce primitif monétaire qui préfère les billets froissés au virement électronique. Circulez, il n’y a rien à voir du côté des banques.
Moktar Lamari, Ph.D.
Sauf qu’il y a tout à voir. Et le rapport BMI/Fitch Solutions sur le secteur des télécommunications tunisiens (avril 2026), croisé avec les données de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et les statistiques d’inclusion financière, permet de crever l’abcès avec une précision chirurgicale.
Erreur n°1 : Confondre cause et symptôme — la digitalisation n’est pas le problème
Les médias évoquent pour expliquer la préférence au cash, et accusant «le retard des efforts de digitalisation des paiements» et «le août développement du mobile banking» comme si le problème était un retard technologique à combler. Erreur de diagnostic fondamentale. On ne peut pas digitaliser l’argent de quelqu’un qui n’a pas de compte bancaire. Or 66 % des adultes tunisiens — soit environ 8 millions de personnes — sont non-bancables. Pas par goût du billet craquant. Parce que les banques tunisiennes les ont jugés insolvables, non-bancables, indignes du moindre RIB.
Ces exclus du système bancaire formel sont majoritairement des femmes — surreprésentées parmi les travailleurs informels, les micro-entrepreneures sans statut, les agricultrices sans titre foncier — et des ruraux, dont les exploitations agricoles et les activités de subsistance ne rentrent dans aucune grille d’évaluation des risques conçue par un banquier de La Marsa. Pour eux, le cash n’est pas une préférence culturelle : c’est la seule monnaie légale accessible. Leur reprocher de «rouler au cash» revient à reprocher à un piéton de ne pas prendre l’autoroute.
Erreur n°2 : Absoudre les banquiers de toute responsabilité
La presse du sérail parle de «pression sur la BCT» comme si la banque centrale était une victime passive de comportements populaires irrationnels. Elle omet soigneusement de mentionner que les banques tunisiennes elles-mêmes entretiennent activement la culture du cash — non par archaïsme, mais par intérêt bien calculé.
Première preuve : les banques tunisiennes refusent couramment les chèques. Le chèque, instrument de paiement scriptural par excellence, est traité avec méfiance par des établissements qui préfèrent détenir du cash sonnant, des devises étrangères — le nerf de la guerre depuis la crise de change de 2022-2023 — et des actifs liquides comme gages de solidité bilancielle. La BCT elle-même documente l’explosion des avoirs en devises des ménages et des entreprises : les banques instrumentalisent cette thésaurisation en devises comme indicateur de performance. Autrement dit, elles encouragent subrepticement la sortie des dinars du circuit formel tout en pleurant sur le taux de bancarisation.
Deuxième preuve : le coût prohibitif des transactions bancaires. Facturer jusqu’à 7 % sur certaines opérations de virement ou de transfert — comme le dénonce un nombre croissant d’utilisateurs et comme le confirment des relevés de tarification publiés par plusieurs établissements — tout en rationnant les services associés (délais, plafonds, interfaces défaillantes), c’est organiser soi-même la désaffection des clients. Quand le service coûte cher et fonctionne mal, les gens retirent du cash. C’est de la microéconomie élémentaire, pas de l’anthropologie culturelle.
Erreur n°3 : Ignorer l’effet inflationniste sur les volumes nominaux
Les médias ignorent «la hausse continue des prix à la consommation» mais la mentionne comme un facteur secondaire, presque anecdotique. C’est pourtant le facteur arithmétique central. Quand l’inflation cumule plusieurs points sur douze mois, la même quantité de transactions réelles exige mécaniquement plus de billets. Une progression de 5,7 milliards de dinars de la masse fiduciaire d’une année sur l’autre doit d’abord être corrigée de l’effet-prix avant d’être interprétée comme une fuite vers le liquide.
Les journalistes comparent des chiffres nominaux sans déflater. Résultat : on grossit artificiellement le «problème comportemental» tout en minimisant la responsabilité de la politique monétaire accommodante de la BCT, qui a injecté massivement pour financer un déficit budgétaire chronique.
Erreur n°4 : Exonérer l’État de son propre rôle dans l’informalité
Le secteur informel représente entre 38 % et 42 % du PIB tunisien selon les estimations récentes — dont une étude publiée dans l’African Development Review (Jerbi, Schneider & Abdennour, 2026) qui en cartographie la géographie et les dynamiques.
Ce secteur informel ne paie pas de TVA, ne déclare pas ses salaires, et ne peut donc pas fonctionner autrement qu’en cash. Or, qui entretient ce secteur informel ? L’État lui-même, qui tolère et parfois subventionne indirectement des activités non-déclarées pour maintenir la paix sociale dans des régions abandonnées par l’investissement public.
Tant que l’État ne formalise pas — par une fiscalité proportionnelle, un statut de micro-entrepreneur accessible, une couverture sociale universelle — le cash restera le lubrifiant naturel d’une économie à deux vitesses.
Les 29,7 milliards de dinars de monnaie en circulation sont moins le reflet d’un retard culturel que d’un système à trois défaillances imbriquées : une exclusion bancaire massive et délibérée, une défiance institutionnelle nourrie par des années de mauvaise gouvernance financière, et un État qui sous-traite à l’informel sa politique sociale. Vouloir «réintégrer ces flux dans le circuit formel» — comme le préconise mollement les économistes du sérail — sans s’attaquer à ces trois ressorts structurels, c’est vouloir assécher une inondation (un tsunami) avec une éponge.
Le vrai record historique, ce n’est pas les 29,7 milliards de dinars fiduciaires. C’est la persistance d’un discours économique qui, depuis quinze ans, diagnostique les effets sans jamais nommer les causes. Par incompétence, ou pas complaisance, va savoir…
Les 16 et 17 mai 2026. Un week-end au climat morose si classiquement parisien même au printemps. La Maison du Maroc comme abri. Le souffle de l’esprit Erasmus a contré les bourrasques abondamment pluvieuses sur le campus cosmopolite de la Cité Universitaire Internationale de Paris. Jusqu’à dégager un espace pour l’expression des ambitions marocaines.
Jean-Guillaume Lozato *
Après une présentation soignée tenue entièrement dans la langue de Molière, les organisateurs ont donné la parole à Samira Sitaïl, l’ambassadrice du Royaume à Paris, qui a produit un discours très protocolaire, posé, non dénué d’une certaine sensibilité. Au-delà de cette maîtrise technique d’un exposé très policé, initié avec une très convenue entrée en matière : «honneur sincère de participer à cette session du trentième Forum Horizons Maroc de l’association AMGE Caravane».
Après ce qui s’assimilait à l’antichambre du sujet à venir, l’assistance a pu pénétrer dans le vif du sujet : le Maroc, sa matière grise et son développement par rapport à ses étudiants expatriés qui se trouveraient dorénavant missionnés comme faire-valoir de la réussite patriote.
La parole fut ensuite donnée à Nadia Fettah, ministre de l’Economie et des Finances qui, après avoir insisté sur le concept du «Made in Morocco», a souligné, chiffres à l’appui, le changement de statut de son pays, sans omettre de rappeler la perfectibilité de certains aspects de ma gouvernance comme la décentralisation. Partant de cette ébauche d’autocritique, la ministre a souligné les enjeux des bilatéralités et les multilatéralités.
Déplacement de curseur sur l’échiquier du monde
Cette incursion marocaine en territoire français n’a pas été placée uniquement sous le signe du parisianisme, ni du rapprochement avec le pays hôte.
Le Maroc, après avoir emprunté une chicane composée de biais et de compromis, voire de compromissions selon les interprétations de certains, n’est plus seulement un simple demandeur. La nation dirigée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI est devenue une habile négociatrice transcontinentale. Le glissement d’acteur régional d’envergure à puissance grandissante semble s’être déjà opéré. Cependant, cette prouesse d’un déplacement de curseur sur l’échiquier du monde comporte le danger d’un éparpillement oublieux de la nécessaire consolidation de certaines bases.
Avec des jeunes de mieux en mieux formés, de plus en plus qualifiés et reconnus, en plus de ses agents diplomatiques policés et sérieux, le pays ne fait plus de la simple figuration. Il y eut au passage un appel du pied en direction de la diaspora composée de Marocains fraîchement installés à l’étranger (France et Belgique surtout), d’autres qui y sont établis depuis plus longtemps, et d’autres encore dont les parents et grands-parents étaient arrivés en Europe il y a plusieurs décennies. Avec des différences ou des dissensions perceptibles lors des échanges informels autour des cocktails. Allant du positif au beaucoup plus mesuré. De Mohamed, étudiant marocain de la deuxième génération qui a affirmé «adorer Paris et Lille mais détester Bruxelles et Lyon», à Nabila exposante de passage en France : «Paris est comme Casa, avec les inconvénients de très grande ville, mais plein d’opportunités pour tout ce qui est échanges internationaux autour des RH». Tandis qu’une étudiante arabophone qui réside dans la capitale française se défend d’avoir un lien avec la berbérité, affichée par certains de ses concitoyens.
Le tissu associatif marocain a besoin d’être repensé pour gérer les diversités afin de gagner en efficacité. Comme l’ont souligné nos confrères du magazine Jeune Afrique : «La diplomatie marocaine est en avance sur la société qu’elle représente». Tout sera donc affaire non d’organisation proprement dit, mais de coordination.
Le Maroc et l’espace nord-africain
Au vu de cette évolution générale, la question se pose de pouvoir ou non parier sur le Maroc afin qu’il fasse bénéficier l’espace nord-africain de son aura, par effet d’entraînement ou d’aubaine. Encore faut-il que les autres Etats de la région se montrent coopératifs, ce qui est loin d’être acquis.
Les capacités du Royaume du Maroc à se poser en médiateur ou modérateur doublé d’un organisateur s’étaient vérifiées au sommet de Skhirat en 2015, au moment des négociations entre les différentes sensibilités libyennes. Il possède les capacités pour évoluer en terrain neutre. L’escale parisienne l’a démontré, avec la conférence suivie par un salon entrepreneurial à la Porte de Champerret.
Les intervenant(e)s de l’Etat Chérifien ont fait transparaître une forme d’assurance, outrepassant le cadre strictement national et/ou africain, en évoquant la consolidation des acquis euroafricains et euromaghrébins.
Concernant l’Europe du Sud et donc l’interface méditerranéenne, le Maroc entretient une relation profonde avec l’Espagne. Tandis que l’Italie a toujours regardé vers la Tunisie et l’Algérie pour des considérations énergétiques. Le Maroc pourrait-il compléter son carnet d’adresse et lancer des projets avec l’Italie, diversifiant ainsi ses tropismes européens ? Interrogée à ce sujet, la ministre de l’Economie et des Finances s’est montrée très intéressée mais a préféré temporiser en précisant qu’il s’agissait d’un dossier «qui mérite un développement approfondi». Une problématique sur laquelle un partenariat ou au moins une concertation avec la Tunisie serait des plus logiques. Et qui aurait pour effet de redynamiser l’espace du Grand Maghreb.
Tout en envisageant une expansion mondialisée, les antennes françaises et plus spécifiquement parisiennes du Royaume chérifien devraient tenir compte de l’emplacement de la Fondation Maison du Maroc à Paris, en pleine Cité universitaire internationale là même où l’Association tunisienne des grandes écoles (Atuge) organise régulièrement des tables rondes et autres événements…
L’espace parisien agira-t-il en terrain neutre ou en terreau fertile pour les ambitions marocaines ?
La bibliothèque du théâtre tunisien s’est enrichie d’une œuvre singulière ‘‘Samâ Ève’’ (Sud Éditions, 2025) de Chema Ben Chaabene, scénariste, productrice (Lumières Films) et comédienne/actrice au gré de sa passion et de ses rencontres, qui marque un retour à ses premières amours à travers un texte théâtral puissant et profondément spirituel. L’ouvrage a récemment été présenté à la librairie Al Kitab à Tunis.
Amel Bouslama
Préfacé par l’historien et anthropologue Abdelhamid Larguèche, ce petit bijou théâtral écrit en français déroule une dramaturgie minimaliste autour d’un personnage féminin central, une voix off masculine et trois spectres.
Le sujet se présente comme une invitation à écouter la femme : une femme en particulier, innommée, renvoyant à toutes les femmes et à une figure universelle de la femme.
En parallèle, le texte est traduit en arabe sous le titre سمّاع حوّاءpar Nesrine Snoussi, docteure en littérature arabe classique. L’illustration de couverture et les dessins d’accompagnement, très évocateurs, sont la création de l’artiste Aymen Mbarki. Le graphisme de couverture est signé par Walid Lemkecher.
Lieu de vérité esthétique et spirituelle
«Le théâtre est un lieu de vérité», disait Albert Camus. Cette pièce en est la parfaite illustration. Vêtue allégoriquement de plusieurs peaux, l’héroïne les retire une à une au fil du texte afin de s’alléger et d’atteindre sa propre vérité.
L’action de la pièce se situe dans une forêt où on entend le bruit de pas écrasant des feuilles mortes.
Inscrit dans une temporalité suspendue, un unique cercle de lumière baignant le personnage qui sombre dans une obscurité totale. Le ton est donné…
Le contexte, spirituel sans être religieux, déploie un dialogue subtil avec les strates de l’Histoire de l’Humanité. La gestuelle de la femme qui évolue sur scène développe une chorégraphie, où l’âme de Samā‘ des soufis turcs est invitée. La voix des spectres et celle de la protagoniste font évoluer l’intrigue dans une atmosphère symbolique.
Une quête existentielle et transgressive
La pièce de théâtre se déroule en un seul acte, se déployant en une suite de scènes progressives dans une scénographie minimaliste. En l’absence de décor et d’accessoires, ce sont l’éclairage, le déplacement du personnage, son monologue et sa voix qui portent l’intensité dramatique.
Ni comédie, ni tragédie, la pièce se donne une dimension existentialiste, fortement inspirée du ‘‘Mythe de Sisyphe’’ de Camus, de la philosophie Nietzschéenne ainsi que du ‘‘Barrage’’ et d’autres écrits de Mahmoud Messaadi, comme confié par l’écrivaine, lors de la présentation de son livre.
La pièce est le fruit d’une somme d’expériences artistiques et d’acquis intellectuels. Elle est portée par une volonté créatrice plutôt réfractaire et rebelle. Pour l’auteur, le but est de se démarquer des courants dominants et de transgresser les codes pour être soi-même, unique, occupant sa juste place dans une éphémère éternité.
Cette quête de soi dans la joie de l’accomplissement artistique, en dehors des dogmes et de idolâtries, prend son sens dans les victoires d’une action réelle au quotidien. Cette pièce, empreinte de poésie, est un nouvel acte dans le parcours de l’auteure, une nouvelle montée du «rocher de Sisyphe» pour la femme qui écrit et réfléchit sur l’acte de création, dans la conscience assumée d’une révolte toujours recommencée.
La 29ème édition du Festival national du Théâtre expérimental de Médenine s’ouvrira ce samedi 30 mai 2026 à 20h00 au Complexe Culturel, avec la présentation de la pièce « Les Fugueuses ».
Coproduit par le Théâtre National Tunisien et Fabula Prod, ce spectacle est écrit et mis en scène par Wafa Taboubi. Il réunit sur scène une distribution prestigieuse, menée par Fatma Ben Saïdane et Mounira Zakraoui, aux côtés de Mohamed Bouzid, Oumaima Bahri, Lobna Noomene et Sabrine Omar.
L’intrigue suit six inconnus (cinq femmes et un homme) bloqués dans une station, liés par une attente interminable. Refusant de rebrousser chemin, ils s’unissent pour marcher vers un imaginaire plus vaste, bravant le doute et la peur pour tenter de changer leur destin.
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Assistante à la mise en scène : Abir Goumri Conception de musique : Heni Belhamadi Conception Costumes : Ghassen Douissa Régie son : Heni Belhamadi & Mohamed Hedi Touti Régie lumière : Fayçal Salah Régie plateau : Lotfi Jebali Costumes : Marwa Mansouri Régie de production : Adnen Abidi Chargée de production : Fatma Marsaoui Direction Artistique : Hajer Toumi Traduction en Français : Moez Awled Ahmed
Fable :
Une station… un jour ordinaire… cinq étrangères et, leur sixième, un homme. Tous en attente d’un … fait ordinaire qui se reproduit de manière régulière. Mais ce qui est attendu tarde à venir… un événement ordinaire et régulier. Les autres sont rentrés chez eux… une réaction normale et prévisible Mais nos six inconnus, eux sont restés … une réaction normale et prévisible. Ils ne sont pas rentrés… car ils ne sont pas habitués à ce qu’ils le fassent. Bien que leurs chemins divergent, ils s’accordent à marcher ensemble, laissant derrière eux la détresse de l’attente vers un imaginaire plus vaste .. Une attente plus grande…plus profonde, faite de peur et de douleur…… Ils changent de pas, espérant changer de destin…Mais ils se perdent…et le doute s’installe. Le doute de l’existence, du vide, du comment, du pourquoi, du quand et de l’après. Il y’aura quoi après ? ……pourquoi ne vient-il pas et pourtant ……ce qui est certain …..C’est qu’ils ne rebrousseront pas chemin.
Figurant parmi les plus grands contributeurs de l’ONU, la Tunisie déploie actuellement 700 gardiens de la paix dans quatre zones critiques. Parmi eux, 50 femmes incarnent la modernité et l’excellence de cet engagement historique qui dure depuis 1960.
Dans une note diffusée, ce vendredi 29 mai 2026, les Nations unies ont remercié la Tunisie pour son service et ses sacrificesen rappelant que depuis 1960, la Tunisie s’impose comme un acteur clé des missions de maintien de la paix.
La Tunisie est le 18e plus grand contributeur de personnel de maintien de la paix aux Nations Unies, avec près de 700 Casques bleus, dont 50 femmes, actuellement déployés dans quatre missions.
La Tunisie a contribué pour la première fois au maintien de la paix de l’ONU en envoyant des troupes au Congo en 1960. Aujourd’hui, ses Casques bleus servent à Abyei, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud.
Bonne nouvelle pour les familles et les amoureux de la nature : l’accès au parc zoologique du Belvédère sera exceptionnellement gratuit ce week-end.
C’est ce qu’a annoncé la municipalité de Tunis, via un communiqué publié ce vendredi 29 mai 2026, qui venait d’annoncer la réouverture du parc zoologique du Belvédère suite à l’achèvement des travaux de maintenance et de rénovation.
Pour marquer le coup et célébrer le retour des visiteurs dans ce véritable poumon vert de la capitale, les autorités ont décidé d’offrir la gratuité d’entrée pour les deux premiers jours soit samedi 30 mai 2026 à l’occasion de l’ouverture des portes à partir de 11h, ainsi que dimanche 31 mai avec une iuverture des portes prévue dès 9h.
Les autorités sanitaires et judiciaires poursuivent leurs investigations après le drame survenu dans la délégation de Meknassy (gouvernorat de Sidi Bouzid), où une intoxication collective a coûté la vie à deux personnes et entraîné l’hospitalisation de sept autres membres de cette même famille.
Intervenant ce vendredi 29 mai 2026 sur les ondes de Diwan FM, Béchir Saïdi, directeur de la santé préventive relevant de la direction régionale de la santé de Sidi Bouzid, a formellement démenti les rumeurs circulants sur les réseaux sociaux qui incriminaient la consommation de pastèque.
Béchir Saïdi a précisé que les neuf membres de la famille avaient partagé un déjeuner composé de couscous avec du osbane, de viande ovine, d’une salade de légumes et de boissons gazeuses, soulignant qu’aucun fruit n’avait été consommé lors de ce repas.
Les causes exactes de cette intoxication demeurent pour l’heure inconnues et les autorités attendent les conclusions des examens médico-légaux pour déterminer l’origine exacte du décès des deux victimes, âgées de 35 et 49 ans. En parallèle, les services de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) ont prélevé des échantillons des plats consommés afin de procéder à des analyses approfondies.
Concernant les sept autres membres de la famille admis à l’hôpital de Sidi Bouzid, la même source ajoute que leur état de santé est actuellement stable.
L’enquête avance à grands pas après le meurtre tragique d’un adolescent de 17 ans, survenu la nuit dernière dans la zone touristique d’El Kantaoui (Sousse).
Le nombre d’individus arrêtés et placés en garde à vue est désormais porté à huit, indique Jawhara FM citant une source ce vendredi 29 mai 2026, en précisant que l’arme du crime a été saisie en possession du suspect principal ( 21 ans).
La même source ajoute que les arrestations ont été efefctuées par la police judiciaire de Sousse-nord, qui a mené des descentes dans plusieurs habitations de la localité d’Akouda.
Le Parquet a ordonné la mise en détention des suspects et l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes et le mobile de ce drame qui a secoué la région.
Les conditions météorologiques restent estivales et stables sur l’ensemble du pays pour cette soirée et cette nuit, avec des températures allant jusqu’à 29°C.
L’Institut national de la Météorologie (INM) précise que le temps sera généralement peu nuageux sur la plupart des régions, avec un vent qui soufflera de secteur Est, faible à modéré, apportant une légère brise agréable.
Pour les températures, l’INM annonce des nocturnes variant entre 18°C et 22°C dans le nord, les zones côtières et sur les hauteurs. Le thermomètre affichera entre 23°C et 27°C dans le reste du pays avec des maximales atteindront 29°C dans le sud-ouest.
L’espace CinéMadart à Carthage convie le public des cinéphiles à la projection en avant-première de l’essai documentaire sensoriel ‘‘Biorégions? / حدّ الأرض’’, produit par Wise en collaboration avec Ecologia Media Ecosystem. La projection est prévue le samedi 6 juin 2026, à 19 heures.
Le film explore la manière dont les écosystèmes façonnent les cultures humaines et invite à repenser les territoires au-delà des frontières politiques.
À travers des voyages immersifs dans différentes régions tunisiennes, le documentaire suit des activistes et des communautés locales à la découverte des liens profonds entre nature, identité, solidarité et mémoire collective.
À la croisée du documentaire immersif et de l’essai cinématographique, ‘‘Biorégions? / حدّ الأرض’’, met en lumière des réalités souvent invisibilisées : les savoirs écologiques locaux, les pratiques de solidarité communautaire, les relations au territoire ainsi que des façons alternatives d’imaginer les espaces à travers des continuités écologiques et culturelles.
Le documentaire part d’une réflexion autour du concept de «biorégion» : une manière de penser les territoires à partir des continuités écologiques, des cultures locales et des liens entre les sociétés humaines et leurs écosystèmes.
À travers plusieurs immersions à travers la Tunisie, le film explore comment les paysages, l’eau, les reliefs, les climats ou les ressources naturelles influencent les modes de vie, les savoirs, les formes de solidarité et les identités locales.
Le documentaire s’appuie sur différentes approches liées à l’écologie politique, à la géographie humaine ou à l’anthropologie environnementale, tout en gardant une relation très ancrée dans le terrain et les expériences vécues.
La notion de «biorégion» y est abordée non comme une frontière fixe ou un modèle administratif, mais comme une autre manière de lire les territoires : à travers les continuités naturelles, les usages humains et les relations qui relient les espaces au-delà des découpages classiques.
Le film donne une place importante aux rencontres. Habitants, chercheurs, agriculteurs, militants, artistes ou acteurs locaux participent à une parole multiple, où les savoirs scientifiques croisent les mémoires, les récits personnels et les réalités du quotidien.
Les principaux risques auxquels l’économie de la Tunisie fera face au cours de la prochaine période sont la lenteur des progrès en matière de réformes structurelles, la faiblesse de la demande européenne, le conflit au Moyen-Orient, les pressions sur la dette publique, la volatilité des prix de l’énergie et l’intensification des chocs climatiques.
C’est ce que souligne le rapport sur les ‘‘Perspectives économiques en Afrique 2026’’ (PEA 2026), présenté à Brazzaville, en République démocratique du Congo (RDC), lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), organisées du 25 au 29 mai 2026. Pour atténuer ces risques, le rapport a mis l’accent sur la nécessité de mobiliser davantage de financements extérieurs au moyen de garanties partielles, améliorer l’efficacité des dépenses et la gouvernance des entreprises publiques et promouvoir le développement du secteur privé afin de créer des emplois.
Face à la fragmentation mondiale et au resserrement des financements concessionnels, la Tunisie doit aussi diversifier ses partenaires et s’appuyer davantage sur les garanties multilatérales, les financements mixtes et la mobilisation stratégique de la diaspora, a souligné le rapport.
L’urgence de restructurer les entreprises publiques
Par ailleurs, la stabilisation du cadre macroéconomique offre une opportunité de renforcer la mobilisation des ressources, selon le PEA. Dans ce cadre, le rapport a précisé que l’élargissement de la marge de manœuvre budgétaire passe par l’élargissement de l’assiette fiscale, la restructuration des entreprises publiques, qui sont déficitaires et mal gouvernées dans leur écrasante majorité, l’accélération de l’exécution des investissements publics et l’intensification de la lutte contre la fuite des capitaux.
La mobilisation des financements nationaux dépend de la capacité du système bancaire à limiter l’éviction du crédit au secteur privé et à soutenir le développement de la Bourse de Tunis et du marché obligataire national.
La mise en place d’un système financier intégré nécessite de réduire les coûts d’intermédiation et de renforcer la résilience bancaire (gestion des risques et des actifs), ajoute le rapport, qui préconise, également, de moderniser la gestion de la dette, de renforcer la supervision financière, de développer un marché secondaire des titres d’État et de mettre en place des mécanismes concrets de partage des risques avec les partenaires internationaux.
En conclusion, le rapport fait ressortir trois priorités, à savoir l’interconnexion des bases de données fiscales, l’automatisation des contrôles de la TVA et la lutte contre l’économie informelle, la création d’un guichet de financement mixte pour structurer les partenariats public–privé et attirer les capitaux privés ainsi que l’adoption d’une stratégie visant à mobiliser la diaspora en orientant une partie des transferts vers des investissements productifs.
Croissance portée par le tourisme et les exportations
Il convient de noter que la croissance de la Tunisie devrait atteindre 2,1 % en 2026 et 2,8 % en 2027, portée par la dynamique du secteur touristique et la reprise des exportations industrielles, selon les prévisions des PEA 2026.
La politique monétaire devrait rester prudente, afin de maintenir l’inflation à 5,7 % en 2026 et à 5,4 % en 2027, tout en gérant la rareté des liquidités intérieures et en préservant la stabilité du dinar tunisien.
Sur le plan budgétaire, les pressions devraient rester fortes, le déficit étant estimé à 6,1 % du PIB en 2026 et à 5,6 % du PIB en 2027. Le déficit courant devrait atteindre 5,3 % du PIB en 2026.
Le rapport rappelle le léger redressement de l’économie tunisienne en 2025, avec une croissance du PIB réel de 2,5 %, contre 1,5 % en 2024, portée par l’agriculture, le secteur des phosphates, la construction et le tourisme.
Un environnement des affaires peu attractif
Du côté de la demande, la croissance a été portée par la consommation privée et les exportations, tandis que l’investissement est resté faible en raison de contraintes de financement, liées à une marge de manœuvre budgétaire limitée et à un environnement des affaires peu attractif.
L’inflation a reculé de 7 % à 5,3 %, ce qui a permis à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’abaisser progressivement, son taux directeur à 7 % début 2026, a-t-on rappelé.
Cependant, la dépendance du trésor à l’égard de financements exceptionnels de la BCT accentue la pression sur les équilibres macroéconomiques.
Le déficit courant s’est réduit à 5,2 % du PIB en 2025, grâce à l’amélioration du recouvrement des recettes et à la baisse des subventions énergétiques.