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Heute — 13. Januar 2026Kapitalis

Tunis | Verdict dans l’affaire Abdelmajid Ezzar

Von: Yusra NY
13. Januar 2026 um 19:51

La justice a rendu son verdict, lundi 12 janvier 2026, dans l’affaire de l’ancien président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), Abdelmajid Ezzar.

Ce dernier a été condamné par la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis à six ans de prison ferme.

Ce verdict a été rendu dans le cadre de l’affaire d’appropriation de fonds appartenant à l’Utap et pour de faits liés à l’abus de confiance.

Y. N.

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Tunisie | La DGSN dément les rumeurs d’un cadre sécuritaire blessé par balles

Von: Yusra NY
13. Januar 2026 um 19:39

La direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a formellement démenti, la rumeur selon laquelle un cadre sécuritaire de la brigade de lutte contre les stupéfiants d’El Gorjani aurait été blessé par balles dans la nuit du nouvel An.

La DGSN a publié un communiqué, ce mardi 13 janvier 2026, pour mettre fin à cette vraie fausse information diffusée sur les réseaux sociaux et qui a pris de l’ampleur ces derniers jours et prétendant que le cadre sécuritaire serait dans un état de grave après voir été blessés par balles lors d’un intervention sécuritaire pour démanteler un réseau de trafic de drogue.

La même source a par ailleurs affirmé le bon déroulement des festivités du nouvel An, et ce, sans qu’aucun incident ne soit enregistré par les différentes unités sécuritaires.

Dans son communiqué, la DGSN a de nouveau appelé les médias à s’en tenir aux sources sécuritaires officielles afin d’éviter la diffusion de données infondées pouvant induire l’opinion publique en erreur.

Y. N.

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La Grande-Bretagne «trop islamiste» au goût des Emiratis   

13. Januar 2026 um 13:48

Le leader de l’extrême droite britannique Nigel Farage s’est affiché le mois dernier lors du Grand Prix de la Formule 1 à Abou Dhabi mais le Financial Times vient de révéler qu’il n’a pas mentionné le véritable motif de sa présence, c’est qu’il a rencontré des responsables des Émirats et qu’ils lui ont payé son voyage. De plus, ce voyage intervient dans un contexte de tension entre les Émirats arabes unis et le gouvernement travailliste britannique de Keir Starmer. Dernier épisode de cette tension, Abou Dhabi a décidé de ne plus délivrer dans l’avenir de bourses universitaires pour le Royaume-Uni par crainte que leurs citoyens ne soient exposés à la radicalisation islamiste sur les campus britanniques. Décision saluée par le vice-président américain J. D. Vance. (Ph. Nigel Farage, invité à Abou Dhabi, ne refuse pas l’argent des monarchies du Golfe).

Imed Bahri

Dans les colonnes du Financial Times, Anna Gross, Andrew England et David Sheppard ont révélé que les Émirats ont financé un voyage à Abou Dhabi en décembre du député Nigel Farage, chef du Parti de la réforme (Reform UK, extrême droite), afin de rencontrer des responsables émiratis.

Le journal britannique indique que le soutien apporté par les Émirats à la visite d’un leader d’extrême droite confirme leur intérêt pour les mouvements populistes à travers le monde. Les Émirats ont offert à M. Farage un hébergement et l’autorisation d’assister au Grand Prix de Formule 1 qui s’est tenu début décembre.

Le coût du voyage a été estimé à environ 10000 livres sterling pour couvrir les frais de séjour du député britannique.

À l’époque, M. Farage a publié une photo de lui en compagnie de l’homme d’affaires italien et figure de la jet-set internationale Flavio Briatore, accompagnée de la légende «À Abou Dhabi pour la finale de Formule 1», sans que le véritable motif de sa présence à Abou Dhabi ne soit précisé.

M. Farage a rencontré de hauts responsables émiratis lors de ce voyage de deux jours, qui a eu lieu avant la suspension des travaux parlementaires pour les fêtes de fin d’année.

Haro sur les Frères musulmans et l’islam politique

Selon des sources proches du dossier, le trésorier Reform UK, Nick Candy, qui se rend régulièrement dans les pays arabes pour affaires, a organisé ces rencontres.

D’autres sources bien informées ont ajouté que les dirigeants émiratis souhaitaient s’entretenir avec le chef du parti d’extrême-droite en raison de leur opposition commune aux Frères musulmans. Nigel Farage a déclaré qu’il désignerait ce groupe comme organisation terroriste au Royaume-Uni s’il remportait les élections.

L’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats, la Russie, la Jordanie et la Syrie ont officiellement désigné les Frères musulmans comme organisation terroriste.

Le gouvernement du Premier ministre Starmer n’a pas encore pris de décision concernant cette confrérie mais a indiqué l’année dernière que la question était «examinée de près».

Le journal souligne que le financement de ce voyage et ces rencontres confirment l’intérêt des Émirats pour le parti d’extrême droite de Farage, crédité de 30% des intentions de vote, contre 16% pour le Parti travailliste au pouvoir. Les Grands Prix de Formule 1 sont souvent l’occasion de nouer des contacts, attirant des personnalités politiques, des chefs d’entreprise et des vedettes du sport et du divertissement.

Il est inhabituel que des gouvernements invitent des dirigeants de partis d’opposition et prennent en charge leurs frais, compte tenu des implications diplomatiques d’un tel acte.

Depuis son accession à la tête du Parti conservateur et de l’opposition en novembre 2024, Kemi Badenoch n’a reçu aucun don pour couvrir les frais de ses rencontres avec des dirigeants étrangers.

À l’inverse, lorsqu’il était dans l’opposition, le gouvernement qatari avait pris en charge les frais de voyage de Starmer à Doha pour rencontrer l’émir après la COP28 tenue à Dubaï en 2023. Le gouvernement qatari avait financé le vol de M. Starmer de Dubaï à Doha, où il avait rencontré l’émir et déclaré à l’époque qu’ils avaient discuté de la guerre à Gaza et de la coopération essentielle entre les deux pays.

Les dictatures utilisant l’argent pour obtenir des faveurs

Steve Goodrich, directeur de la recherche et des enquêtes chez Transparency International, a fait remarquer que l’hospitalité accordée à M. Farage n’était pas sans précédent mais il a ajouté que le financement et l’accueil de parlementaires britanniques par des gouvernements étrangers donnaient l’impression que ces derniers étaient corruptibles. Il a déclaré : «Nous l’avons constaté à maintes reprises, des dictatures utilisant l’argent pour obtenir des faveurs au Parlement et il est temps d’interdire ces pratiques».

Par le passé, M. Farage a critiqué le gouvernement des Émirats. En 2023, il avait exhorté le Premier ministre conservateur de l’époque, Rishi Sunak, à veiller à ce que son ministre des Affaires étrangères, Lord David Cameron, ne joue aucun rôle dans le projet de vente de Telegraph Media à Redbird IMI, une coentreprise entre la société américaine de capital-investissement Redbird et IMI, détenue par Abou Dhabi, en raison des liens de Cameron avec les Emirats. Farage avait alors déclaré : «Il est inconcevable qu’un gouvernement conservateur permette à de tels actifs de tomber entre de mauvaises mains durant son mandat ou qu’il encourage l’importation de tendances contraires à l’un des piliers de notre démocratie».

La connivence de la gauche avec les islamistes

Par ailleurs, Farage a annoncé mercredi que Laila Cunningham, conseillère municipale de Reform UK dans le borough (arrondissement) de Westminster serait la candidate du parti à la mairie de Londres en 2027. La capitale britannique dirigée par le travailliste Sadiq Khan est considérée par l’extrême droite comme le bastion de la connivence de la gauche avec les islamistes. 

Farage a déclaré : «Nous mènerons une campagne d’envergure pour remporter la mairie de Londres. Ce lieu, autrefois considéré avec une incroyable admiration historique et un sentiment d’exception, fait désormais l’objet de discussions désobligeantes à travers le monde».

Cunningham, une mère de famille musulmane de sept enfants, a déclaré qu’elle aimait Londres mais qu’elle n’ignorait pas ce qu’elle est devenue, notant que la criminalité a augmenté dans toute la capitale.

Le FT est également revenu sur le dernier épisode de tensions dans les relations bilatérales entre Abou Dhabi et Londres. Les Émirats ont décidé de ne plus délivrer dans l’avenir de bourses universitaires dans les universités britanniques pour leurs citoyens par crainte qu’ils ne soient exposés à la radicalisation islamiste. La décision a été saluée par le vice-président américain J. D. Vance qui a d’ailleurs déclaré dans un tweet publié sur la plateforme X: «Certains de nos meilleurs alliés musulmans du Golfe considèrent l’endoctrinement islamique dans certaines parties de l’Occident comme extrêmement dangereux».

Le journal britannique a pour sa part estimé cette nouvelle décision est motivée par d’autres raisons et qu’elle serait intervenue en réalité comme une réaction suite à un certain nombre de différends entre les deux pays. D’abord, l’offre de rachat du Daily Telegraph soutenue par Abou Dhabi qui avait avorté mais aussi le soutien présumé des Émirats arabes unis aux forces paramilitaires de Hemedti Dagalo au Soudan (ce que les Émiratis démentent toujours) et la plainte déposée par la Premier League contre le club de football de Manchester City, propriété émiratie, au sujet de ses finances. Toutes ces raisons ont crispé les relations entre les Émirats et le gouvernement travailliste mené par Keir Starmer.

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Musée du Bardo | Exposition «Magna Mater entre Zama et Rome»

13. Januar 2026 um 13:17

Le musée du Bardo à Tunis accueillera du 21 janvier au 21 juillet 2026 l’exposition «Magna Mater entre Zama et Rome», dernier volet d’un projet de coopération archéologique italo-tunisien lancé après l’exposition de l’année dernière au Parc archéologique du Colisée à Rome.

Le ministre italien de la Culture, Alessandro Giuli, devrait se rendre en Tunisie à l’occasion de cet événement, organisé en partenariat avec l’Institut national du patrimoine (INP) et placé sous son patronage ainsi que celui de son homologue tunisienne, Amina Srarfi.

L’exposition est consacrée au culte de Cybèle, «Magna Mater», et présente une sélection de 30 objets provenant du site de Zama Regia, dans le gouvernorat de Siliana, actuellement en cours de restauration en Italie, dans les laboratoires du Parc du Colisée.

Cette exposition s’inscrit dans le cadre des initiatives de coopération culturelle prévues par le Plan Mattei, une initiative stratégique lancée par l’Italie en 2024 pour redéfinir ses relations avec l’Afrique.

La réalisation d’un documentaire et d’autres activités conjointes de restauration et d’échange de savoir-faire entre les deux pays ont également été annoncées.

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Le Tunisien Zoubeir Jlassi remporte le prix du film d’IA à Dubaï

13. Januar 2026 um 12:52

Le réalisateur tunisien Zoubeir Jlassi a remporté le premier prix du AI Film Award à Dubaï avec son court-métrage ‘‘Lily’’, entièrement généré par intelligence artificielle. Le prix d’un montant de million de dollars a été remis lors du Billion Followers Summit, qui s’est tenu aux Émirats arabes unis du 9 au 11 janvier 2026.

‘‘Lily’’ a émergé du groupe final des cinq nominés ‘‘Portrait N° 72’’, ‘‘Cats Like Warmth’’, ‘‘Heal’’ et ‘‘The Translator’’.

Selon Arab News, ‘‘Lily’’ est un court-métrage en français d’une durée d’environ neuf minutes. Il raconte l’histoire d’une archiviste solitaire rongée par la culpabilité après un délit de fuite, un élément narratif lié à une poupée restée accrochée à la voiture. Le film, inspiré par la fille du réalisateur, a été créé à l’aide des outils d’intelligence artificielle générative de Google, notamment Gemini, Veo 3, Imagen et Flow.

Cette victoire, au-delà du parcours individuel, est perçue par de nombreux observateurs comme un signal du positionnement de la Tunisie dans les industries culturelles et numériques, un segment en pleine croissance où l’accès aux outils génératifs réduit les coûts et les barrières à l’entrée, mais relance également le débat sur la transparence, les critères éthiques et la définition de la paternité intellectuelle.

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Rencontre à Paris | Jean-Marc Salmon et ‘‘Le soulèvement tunisien’’

13. Januar 2026 um 09:59

Le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) organise une rencontre-débat autour du nouveau livre de Jean-Marc Salmon ‘‘Le soulèvement tunisien’’ (Éditions Dissonance, Tunis, 2025, 340 pages,), le 15 janvier 2026 à 19h au CICP – 21ter Rue Voltaire, 75011 Paris.

Jean‑Marc Salmon, auteur du titre, présentera, au cours de cette rencontre inscrite dans le cadre du cycle Liqaet, les grandes lignes de son ouvrage, qui analyse les nouvelles formes de soulèvements au XXIᵉ siècle. À travers le prisme de la Tunisie contemporaine, il interroge les dynamiques de résistance, les revendications de dignité et de liberté, ainsi que les enjeux sociopolitiques qui traversent le monde aujourd’hui.

Pour cet auteur reconnu et chercheur spécialisé dans les dynamiques de protestation, l’objectif principal du livre est d’offrir une analyse approfondie des formes émergentes de soulèvements au XXIᵉ siècle, en prenant la Tunisie comme point d’ancrage; ce choix permet d’illustrer concrètement comment les mouvements contemporains se structurent dans un contexte à la fois local et global.

Parmi les thèmes centraux, Salmon montre comment les mobilisations se reconfigurent grâce aux réseaux numériques et aux nouveaux modes de communication, qui accélèrent la diffusion d’idées et la coordination d’actions. Il met également en avant les revendications de dignité et de liberté comme piliers universels, en les illustrant par des exemples précis tirés de la réalité tunisienne mais aussi d’autres expériences de soulèvement à travers le monde.

Enfin, le livre explore la relation entre mémoire collective et actions présentes, démontrant comment les souvenirs et les leçons du passé nourrissent les stratégies actuelles des acteurs du changement.

Structuré de façon hybride, ‘‘Le soulèvement tunisien’’ mêle essais théoriques, études de cas détaillées et entretiens avec des acteurs du terrain. Cette combinaison offre au lecteur une vision à la fois académique et vivante des processus de contestation, rendant le texte à la fois rigoureux et immédiatement palpable.

Après la présentation, un dialogue ouvert permettra aux participants de poser leurs questions à M. Salmon, d’approfondir les thématiques abordées et de réfléchir aux perspectives offertes par ces mouvements de contestation.

Cette rencontre sera modérée par Salma Matri, étudiante en master de communication à la Sorbonne Nouvelle. Elle guidera les échanges autour des implications culturelles et médiatiques des soulèvements, tout en mettant en lumière les aspirations de dignité et de liberté qui animent les acteurs de terrain.

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L’Iran à la croisée des chemins  

13. Januar 2026 um 09:30

Les protestations, qui ont éclaté le 28 décembre 2025, s’intensifient à travers l’Iran. Le régime des mollahs réprime les manifestants dans le sang, procède à des arrestations massives et coupe l’accès à Internet. La pression internationale sur Téhéran s’accroît également. La république islamique tiendra-t-elle encore longtemps ou réussira-t-elle à «enterrer», au propre et au figuré, cet énième mouvement de protestation ? (Ph. Les Pasdarans ou Gardiens de la révolution, bouclier du régime, viendront-ils à bout des manifestations qui prennent de l’ampleur dans tout l’Iran ?)

Nouredine Ben Mansour *

Ce qui a commencé comme une protestation économique du bazar, habituellement conservateur et favorable au régime, s’est transformé en mouvement de protestation politique générale. Initialement limitées à des commerçants mécontents de Téhéran, les manifestations ont gagné l’ensemble du pays et continué à prendre de l’ampleur, malgré la répression violente et le black-out imposé par les autorités.

L’État iranien réagit avec une grande violence : les organisations de défense des droits humains font état de centaines de morts, dont les corps jonchent les rues des grandes villes et remplissent les morgues des centres médico-légaux. L’expert iranien Ali Fathollah-Nejad craint que le bilan ne se chiffre en milliers.

Un black-out total

Selon Iran Human Rights, basée en Norvège, au moins neuf mineurs figurent parmi les personnes tuées. L’organisation fait également état de milliers de blessés. D’autres estimations, que l’ONG n’a pas pu vérifier auprès des hôpitaux locaux, évoquent un bilan nettement plus élevé, allant jusqu’à plus de 6 000 blessés. Idem pour le chiffre des personnes arrêtées, qui dépasserait 2 000 personnes. Certains d’entre eux ont même déjà été jugés de manière expéditive et condamnés à mort. La coupure d’Internet ne permet plus la communication intérieure et avec l’étranger, ce qui rend difficile la vérification des faits rapportés.

Là où en sont aujourd’hui les choses, bien malin celui qui se risquerait à faire des prévisions. Et rien ne permet d’affirmer que les jours de la République islamique d’Iran sont comptés, comme le font un peu hâtivement certains analystes occidentaux.

A l’extérieur, l’opposition s’agite, mais ne pèse pas encore sur la décision et ne semble pas disposer de véritables relais dans le pays. Même le prince Reza Pahlavi, le fils aîné de Mohammad Reza Pahlavi, dernier chah d’Iran, a du mal à apparaître comme une alternative crédible, y compris aux yeux de ses protecteurs américains.  

Un régime aux aguets

Les Etats-Unis et Israël discutent encore de possibles frappes militaires contre des cibles du régime des mollahs à l’intérieur de l’Iran. Les gouvernements allemand, français et britannique se sont contentés d’appeler les dirigeants iraniens à renoncer à la violence. Ils attendent sans doute d’y voir plus clair dans les capacités du régime à venir à bout de la grogne populaire.

Certes, il s’agit des plus importantes manifestations qu’ait connues l’Iran depuis le mouvement ‘Femmes, Vie, Liberté’ de 2022-2023. Mais même si le régime est économiquement à genou et que le gouvernement semble impuissant face aux difficultés grandissantes de la population, rien ne permet encore d’affirmer que l’actuelle vague de protestation pourrait sonner le glas d’un régime très décrié à l’intérieur et à l’extérieur, mais qui ne recule devant rien pour survivre. Des jours sombres, très sombres, attendent les Iraniens…

* Conseiller en logistique et commerce international.

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Un missile russe «menace la quasi-totalité de l’Europe»

13. Januar 2026 um 08:28

Le 9 janvier 2026, des médias ont rapporté que la Russie avait lancé un missile balistique supersonique de type Orechnik lors d’une frappe massive menée pendant la nuit contre l’Ukraine. La Russie a confirmé avoir frappé pour la deuxième fois l’Ukraine avec Orechnik qui est tombé sur Lviv à 60 km de la frontière polonaise.

Habib Glenza

Ce missile balistique hypersonique peut atteindre une vitesse allant de 13 à 15 000 km/h et est capable d’atteindre des cibles comprises entre 3000 et 5500 kilomètres. S’il était tiré, par exemple, depuis l’Extrême-Orient russe, il pourrait théoriquement toucher des cibles sur la côte ouest des Etats-Unis.

L’utilisation de ce missile a été condamnée par la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, voyant dans ce tir le signe «clair» d’une «escalade» de la part de Moscou et «un avertissement» lancé à l’Europe et aux États-Unis, oubliant de mentionner que l’attaque de l’Ukraine contre la résidence du président russe qui l’avait précédé de peu, est un acte tout aussi gravissime, dans la mesure où cette résidence abritait, également, le Centre de commandement des opérations nucléaires, ce qui aurait pu déclencher une troisième guerre nucléaire ! C’est en riposte à cet acte délibéré et insensé que la Russie a annoncé vendredi avoir riposté en frappant pour la deuxième fois l’Ukraine avec l’Oreshnik. 

La Russie non liée par des auto-restrictions

Il faut, également, rappeler que ce sont les Etats-Unis qui se sont retirés du traité sur les armes à moyenne portée intermédiaire (FNI). Ce retrait a été annoncé par Mike Pompeo, l’ancien secrétaire d’État, à la suite de l’échec des négociations de dernière minute avec la Russie en raison des lourdes sanctions imposées à ce pays. Par conséquent, Moscou la Russie était en droit de se considérer «non liée» par des «auto-restrictions».

Le corps de l’Orechnik, le nouveau missile balistique hypersonique russe, est constitué de deux étages propulsifs à charge utile avec ogive conventionnelle (900 kg de TNT) ou nucléaire. Il est équipé d’un moteur à propergol solide, situé au premier étage. 

Lancé sur sa trajectoire parabolique, l’Orechnik monte vers l’atmosphère (100 km), puis descend pour atteindre sa cible, tel un aigle sur sa proie. Avant d’atteindre la couche atmosphérique, le missile se désagrège en plusieurs morceaux, tandis que sa tête continue sa trajectoire. Chaque ogive (conventionnelle ou nucléaire) porte 6 sous-munitions, ce qui rend peu probable, voire impossible, son interception par les moyens de défense actuellement utilisés.

L’existence d’Orechnik, qui signifie «noisetier» en russe, a été rendue publique par la Russie à la fin de l’année 2024. Dès sa présentation, le missile balistique «à portée intermédiaire» a été décrit par les autorités russes comme une arme capable de modifier l’équilibre stratégique régional, voire continental. Et pour cause : il peut atteindre des cibles entre 3 000 et 5 500 km.

Une vitesse supérieure à 13 000 km/h

Orechnik n’entre pas dans la catégorie des missiles intercontinentaux qui ont une portée de plus de 5 500 km. Mais s’il est tiré depuis l’Extrême-Orient russe, il pourrait théoriquement toucher des cibles sur la côte ouest des États-Unis. «L’Orechnik peut menacer la quasi-totalité de l’Europe», avait relevé en 2024 Pavel Podvig, chercheur à l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement à Genève, dans un entretien au média Ostorozhno Novosti.

Selon Vladimir Poutine, ce missile hypersonique peut atteindre la vitesse de Mach 10, «soit 2,5 à 3 kilomètres par seconde» (environ 12 350 km/h) et «la température des éléments percutants atteint 4.000°C», soit «presque autant», selon lui, qu’à «la surface du soleil».

D’après le renseignement militaire ukrainien (GUR), la vitesse atteinte par le missile fin novembre 2024 «sur la partie finale de la trajectoire» était «supérieure à Mach 11» (environ 13 600 km/h).

L’Orechnik serait aussi muni de têtes multiples qui suivent chacune une trajectoire indépendante lors de leur entrée dans l’atmosphère, ce qui augmenterait encore la difficulté d’interception, a affirmé le président russe. Ce missile hypersonique est donc «inarrêtable» par les moyens de défense actuellement utilisés….  

Les craintes d’une nouvelle escalade

L’existence de cet engin balistique avait été révélée le 21 novembre 2024, lorsqu’il avait frappé une grande usine militaire dans la ville de Dnipro, dans le centre de l’Ukraine. Cette frappe avait alors été présentée par Moscou comme une réponse aux attaques ukrainiennes menées à l’époque contre la Russie avec des missiles américains et britanniques ATACMS et Storm Shadow. Moscou a depuis annoncé le début de sa production en série et la Biélorussie, pays allié de la Russie situé aux portes de l’UE, a indiqué qu’il a été déployé sur son territoire mi-décembre 2025.

Alors que la Russie signale désormais sa volonté de pointer ses armes les plus sophistiquées vers l’Europe, les perspectives d’une paix négociée avec l’Ukraine semblent de plus en plus lointaines, renforçant les craintes d’une nouvelle escalade et d’une instabilité prolongée dans toute la région. Les Européens pousseront Zelensky à combattre jusqu’à la capitulation ? Mais d’ici là, que resterait-il de l’Ukraine ? 

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IFT | Initiation à la bande dessinée avec Seifeddine Néchi

Von: Yusra NY
12. Januar 2026 um 23:46

L’Institut français de Tunisie (IFT) propose un atelier dynamique et créatif avec Seifeddine Néchi, figure incontournable de la BD tunisienne.

Le rendez-vous est donné pour samedi 17 janvier 2026, avec au au programme différents thèmes, notamment les techniques de dessin, les secrets de narration et les astuces pour donner vie à vos personnages et surtout… beaucoup d’imagination !

L’atelier est prévu de 15h à 17h30 à la Médiathèque de l’IFT, indique l’IFT en affirmant que l’inscription est gratuite mais que les places sont limitées à 10 participants seulement.

— Biographie Seifeddine Nechi —

Né en 1974 à Tunis, Seifeddine Nechi est illustrateur et auteur de bandes dessinées.
Il fonde en 2018 Soubia, une maison d’édition spécialisée dans la bande dessinée.

Seifeddine Nechi continue de marquer le monde de la bande dessinée avec des projets tels que De plomb et de sang en 2020 et Une Révolte Tunisienne, la légende de Chbayah en 2022.

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Gestern — 12. Januar 2026Kapitalis

Tunisie | Pétition pour la libération de la journaliste Chadha Haj Mbarek

Von: Yusra NY
12. Januar 2026 um 23:14

Détenue depuis juillet 2023, la journaliste Chadha Haj Mbarek se bat aujourd’hui contre deux cancers. Pointant du doigt des soins inadaptés en prison, ses proches, sa famille et des activistes ont lancé une pétition pour appeler à sa libération.

Tout en déplorant une dégradation critique de la santé de Chadha Haj Mbarek et en alertant sur une urgence vitale, les signataires affirment que cette pétition demandant sa libération est d’abord lancée pour des raisons humanitaires.

« Détenue depuis le 20 juillet 2023, Chadha Haj Mbarek a été victime d’agressions en milieu carcéral et privée de soins médicaux adéquats pendant de longs mois, malgré des alertes répétées sur la dégradation de son état de santé. L’inaction persistante de l’administration pénitentiaire a conduit à des conséquences dramatiques », lit-on dans la pétition.

Les signataires dénoncent ainsi un diagnostic tardif d’un cancer malin à l’abdomen, puis la découverte d’un second cancer au niveau de la poitrine, en affirmant que l’état de santé de la journaliste est critique et que des interventions chirurgicales urgentes sont indispensables, sans qu’aucun calendrier médical clair ne soit fixé.

Et d’ajouter : « Le maintien en détention de Chadha Haj Mbarek dans ces conditions constitue une violation grave de ses droits fondamentaux, un traitement inhumain et dégradant, assimilable à une forme de torture par privation de soins, au regard du droit national et des conventions internationales ratifiées par la Tunisie ».

La même source, qui affirme que toute aggravation de l’état de santé de Chadha Haj Mbarek engage la responsabilité directe de l’État tunisien, exige ainsi la libération immédiate de la journaliste, son transfert hors du milieu carcéral et sa prise en charge médicale urgente, complète et indépendante.

« Le silence face à cette situation est une complicité. La vie de Chadha Haj Mbarek est en danger », alerte la même source.

Notons que Chadha Haj Mbarek devra, à nouveau, comparaître demain devant la Cour d’appel de Tunis dans le cadre de l’audience du 9 janvier et qui a été reportée pour mardi.

Y. N.

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Corruption financière | Deux ans de prison contre Abdelkarim Slimane

Von: Yusra NY
12. Januar 2026 um 22:04

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict contre Abdelkarim Slimane, trésorier de l’association Nama Tounes.

Ce dernier a été condamné, ce lundi 12 janvier 2026, à deux ans de prison ferme, affirme Mosaïque FM, citant une source proche du dossier.

Abdelkrim Slimane a écopé de cette peine pour des faits survenus lors de son mandat en tant que trésorier de l’Union nationale de l’agriculture et de la pêche (Utap), indique encore la même source.

Cette condamnation s’ajoute au dossier judiciaire de l’intéressé, déjà cité dans d’autres enquêtes liées au financement d’associations et à des soupçons de blanchiment d’argent.

Y. N.

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Ayachi Hammami appelé à suspendre sa grève de la faim

Von: Yusra NY
12. Januar 2026 um 21:29

A son 42e jour de grève de la faim en détention, l’avocat Ayachi Hammami est dans un état critique selon ses proches et certains de ses confrères et consœurs à l’instar de Dalila Ben Mbarek Msaddek.

En effet l’avocate a déclaré ce lundi 12 janvier 2025, que Ayachi Hammami est dans un état critique et qu’il a perdu énormément de poids et que son corps est fragilisé en commentant : « Notre silence est honteux et s’apparente à une complicité suspecte ».

Face à cette situation, plusieurs avocates et avocats, défenseurs des droits humains et associations appellent Ayachi Hammami à suspendre sa grève de la faim, à l’instar du CRLDHT qui a félicité pour son combat mais qui l’a appelé à préserver sa situation.

« Mettre fin à la grève de la faim, ce n’est pas céder : c’est refuser que l’injustice fasse une victime de plus », indique notamment le CRLDHT dans son appel.

Y. N.

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Coupure d’eau à Djerba | Communiqué de la Sonede

Von: Yusra NY
12. Januar 2026 um 20:14

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) s’est exprimée sur la perturbation et la coupure de l’alimentation en eau potable à Houmet Souk et à Midoun relevant de l’île de Djerba.

Cette coupre enregistrée ce lundi 12 janvier 2026 dans les délégations précitées ont été causée par une panne survenue au niveau de la station de dessalement de l’eau de mer, explique la Sonede.

La même source affirme que l’approvisionnement en eau potable reprendra progressivement demain matin, soit mardi 13 janvier à partir de 8h, et ce dès l’achèvement des travaux de réparation qui se poursuivront sans interruption, selon la Société nationale.

Y. N.

*Ph. d’archives

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Ooredoo Tunisie élue marque de l’année pour la deuxième année consécutive

Von: Yusra NY
12. Januar 2026 um 19:44

Ooredoo Tunisie confirme, une nouvelle fois, la force et la cohérence de sa marque en remportant le titre de « Élue Marque de l’Année 2026».

Cette reconnaissance vient consacrer une trajectoire de performance et de confiance durable. Ooredoo Tunisie est élue Marque de l’Année pour la deuxième fois en tant qu’opérateur de télécommunications, et pour la première fois en tant que Fournisseur de Services Internet (FSI), illustrant la solidité de son positionnement et la cohérence de son offre sur l’ensemble de ses activités.

Cette distinction prestigieuse repose sur une étude de marché indépendante, fondée sur l’évaluation directe des consommateurs tunisiens. Elle mesure des critères clés tels que la confiance, la crédibilité, la compétence, la fiabilité et le capital sympathie des marques. Les résultats confirment la position de Ooredoo Tunisie comme une référence solide et durable, reconnue pour la qualité de son expérience client et la constance de sa promesse de marque à travers l’ensemble de ses services.

Ce nouveau sacre illustre la stratégie résolument orientée client de Ooredoo, son investissement continu dans la performance de ses réseaux mobile, fixe et internet, ainsi que sa capacité à innover afin de répondre aux besoins évolutifs des particuliers, des familles et des entreprises à travers tout le pays.

À cette occasion, Sunil Mishra, Chief Marketing Officer de Ooredoo Tunisie, a déclaré : « Être élue Marque de l’Année pour la deuxième fois en tant qu’opérateur de télécommunications, et pour la première fois en tant que FSI, constitue avant tout une reconnaissance forte de la confiance que nous accordent nos clients. Cette distinction reflète la cohérence de notre stratégie de marque et l’engagement quotidien de nos équipes à offrir une expérience fiable, innovante et humaine. »

À travers cette nouvelle reconnaissance, Ooredoo Tunisie réaffirme son ambition de renforcer durablement la relation avec ses clients, d’accompagner la transformation digitale du pays et de consolider son leadership sur le marché des télécommunications.

Communiqué

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Pénurie de certains médicaments vitaux en Tunisie

12. Januar 2026 um 14:04

La secrétaire générale du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop), Dr Thouraya Ennaifer, a déclaré, ce lundi 12 janvier 2026, que les pharmacies privées manquaient de plusieurs médicaments vitaux (ou médicaments d’intérêt thérapeutique majeur, MITM) et que certains de ses collègues puisaient dans des stocks datant de l’année dernière, l’approvisionnement de ces médicaments étant interrompu depuis deux mois.

Dr Ennaifer a expliqué, dans une déclaration à l’agence de presse Tunis Afrique Presse (Tap), que les médicaments manquants concernent le traitement des atteintes de la thyroïde, des troubles bipolaires et de l’hyperactivité, ainsi que des analgésiques pour les patients atteints de cancer, comme la morphine. Elle a indiqué que la plupart de ces médicaments sont importés et n’ont pas d’équivalent générique dans l’industrie pharmaceutique locale.

Dr Ennaifer a exprimé ses regrets concernant le manque de ces médicaments, qui ne peuvent être remplacés par d’autres pour le patient, notant que le Cnop a contacté l’Agence nationale des médicaments et des produits de santé pour s’enquérir du manque de ces médicaments et des moyens pour s’approvisionner, étant donné qu’ils sont inexistants chez les fournisseurs des pharmacies privées.

Ces pénuries de médicaments sont dues à une crise de liquidités financières au niveau de la Pharmacie centrale, qui monopolise l’importation et la commercialisation des produits pharmaceutiques, et qui a du mal à payer ses fournisseurs étrangers.

I. B.

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Salon | Ifsa 2026 au service de l’agroalimentaire africain

12. Januar 2026 um 13:41

La Tunisie accueillera la quatrième édition de l’International Food Show Africa (Ifsa), le Salon international de l’industrie alimentaire pour l’Afrique, se tiendra du 9 au 11 juin 2026 au parc des expositions de Kram, au nord de Tunis.

Cet événement vise à rassembler les acteurs du secteur agroalimentaire africain et international pour présenter les innovations dans les domaines de la transformation alimentaire, des équipements industriels et des solutions d’emballage, et à favoriser le networking et les partenariats stratégiques. 

Cette édition devrait bénéficier d’une large participation d’entreprises et d’exposants de divers pays africains et de partenaires internationaux, dans un secteur qui occupe une place centrale dans l’activité économique et commerciale.

Ce sera une plateforme africaine de premier plan qui rassemblera les acteurs des secteurs industriel et alimentaire (producteurs, exportateurs et investisseurs), ainsi que les représentants des structures de soutien à l’innovation et à la recherche, afin de renforcer la coopération régionale et de contribuer au développement des chaînes de valeur alimentaires sur le continent africain.

Le programme comprend une série d’ateliers techniques, de séminaires scientifiques et de réunions professionnelles qui aborderont de multiples sujets, notamment la sécurité alimentaire, la numérisation industrielle, l’innovation dans l’emballage, la transition énergétique et les opportunités d’exportation des produits agroalimentaires sur le marché africain.

Des séances de réseautage et de partenariat seront également organisées entre les acteurs économiques, les jeunes entreprises et les organismes de financement afin d’explorer les moyens de renforcer l’intégration industrielle entre les pays africains.

Les organisateurs estiment que l’Afrique est aujourd’hui l’un des marchés émergents les plus importants du secteur agroalimentaire, grâce à une demande intérieure croissante et à des investissements en hausse dans la transformation, le conditionnement et la distribution.

En organisant cet événement économique, la Tunisie cherche à renforcer sa position de centre régional d’innovation et de commerce dans le secteur de l’industrie agroalimentaire, en tirant parti de sa situation géographique stratégique et de son réseau d’accords avec les pays africains et européens.

I. B.

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Gabès célèbre le Nouvel an amazigh  

12. Januar 2026 um 13:08

Les villages de montagne du gouvernorat de Gabès, et plus particulièrement Tamezret, Taoujout et Zeraoua dans la région de Matmata, se préparent aux célébrations du Nouvel an amazigh, qui se déroulent chaque année du 10 au 14 janvier. (Ph. Village amazigh de Tamezret, Gabès).

Cet événement culturel vise à promouvoir le patrimoine matériel et immatériel de la région et à y redynamiser le tourisme en attirant des visiteurs de différentes régions tunisiennes, ainsi que ceux venant de Libye et d’Algérie

Dans les pays du Maghreb, ces célébrations varient. En Algérie, elles sont officielles et sont organisées dans la wilaya de Béni Abbès. Et alors que le Maroc reconnaît ce jour comme un jour férié officiel depuis 2023, les célébrations en Tunisie, en Libye et en Mauritanie ont conservé leur caractère populaire lié au calendrier agricole et aux coutumes ancestrales, sans véritable reconnaissance officielle.

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a renforcé la dimension internationale de cet événement en inscrivant les célébrations du Nouvel an amazigh sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, reconnaissant ainsi son ancrage dans une tradition historique ancestrale.

Cette reconnaissance internationale inclut également l’alphabet tifinagh et le couscous maghrébin, conférant à ce patrimoine une valeur partagée par tous.

Historiquement, le calendrier amazigh est lié à un événement majeur remontant à 950 avant J.-C., que les historiens considèrent comme commémorant la victoire du roi amazigh Shoshenq sur les pharaons et l’établissement de la XXIIe dynastie. De ce fait, le calendrier amazigh a 950 ans d’avance sur le calendrier grégorien, et le nouvel an est étroitement lié au calendrier agricole et aux périodes des semailles et des récoltes.

Les appellations de cette fête varient selon les dialectes et les régions, car elle est appelée Idh Ouskas, Ikhf Ouskas ou Hakouza, et c’est l’une des plus anciennes célébrations que les peuples d’Afrique du Nord organisent depuis la nuit du 11 au 12 janvier du calendrier grégorien.

I. B.

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La police de l’immigration est-elle devenue une milice de Trump ?

12. Januar 2026 um 08:59

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et la politique de prédation actuelle du président Donald Trump, la situation interne des États-Unis est tout aussi préoccupante. En fait, une série d’incidents révèle le bilan effroyable des abus commis par des agents du Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (Immigration and Customs Enforcement, ICE) notamment des meurtres, des passages à tabac et des enlèvements, dans le cadre de l’application de la politique anti-immigration intransigeante du président américain. Les critiques affirment que cette politique a conféré à l’agence une couverture politique sans précédent.

Imed Bahri

Le meurtre mercredi 7 janvier 2026 de Renee Goode, une Américaine de 37 ans, par un agent de l’ICE a mis en lumière ce qui a été qualifié de comportement débridé de l’agence. En dépit de ce drame, l’administration Trump continue d’insister sur le fait que les agents de l’agence doivent continuer de bénéficier d’une immunité totale dans l’exercice de leurs fonctions. 

The Times a enquêté sur ce climat délétère qui ne cesse de s’accentuer et d’inquiéter et c’est par ces mots que l’enquête dans l’État du nord des États-Unis a commencé : «Sous le ciel couvert de Minneapolis, dans le Minnesota, où la glace recouvre les trottoirs, ce n’est plus seulement le froid qui coupe le souffle mais aussi le choc et le sentiment de bouleversement».  

Dans cet État surnommé «Nice Minnesota» pour la politesse, la discrétion et la tranquillité de ses habitants, des barricades de poubelles et de sapins de Noël abandonnés ont été érigées et les rassemblements de manifestants se sont transformés en une sorte de sit-in ouvert.

Les manifestants érigent des barricades

Les manifestations ont éclaté après la mort de Renee Nicole Goode, une mère de trois enfants de 37 ans. Elle a été abattue à bout portant alors qu’elle tentait de fuir en voiture des agents de l’ICE qui l’avaient encerclée. Ils ont affirmé qu’elle leur barrait la route.

Will Pavia, correspondant du Times à New York, qui a mené l’enquête au cœur de Minneapolis décrit comment l’incident qui a secoué la ville a déclenché une vague de protestations sans précédent, révélant une nouvelle facette d’une communauté longtemps réputée pour son calme et sa retenue.

Pavia décrit ce dont il a été témoin à Minneapolis le lendemain du meurtre. Ce soir-là, le journaliste a vu des étudiants apporter les dernières touches à une barricade qu’ils avaient érigée dans la rue à l’aide de poubelles et de sapins de Noël.

Lorsqu’un jeune homme s’est approché pour inspecter la barricade, il a dit aux étudiants : «Assurez-vous qu’elle soit solide». Une étudiante a soupiré : «Beaucoup de gens ici ne savent pas comment monter une barricade».

Le lendemain, des points de contrôle de la circulation avaient été mis en place, des tables chargées de pizzas étaient dressées et le propriétaire d’un vieux camion de glaces distribuait du café et du chocolat chaud aux manifestants. Une pancarte sur un lampadaire proclamait : «Nous ne sommes plus le Minnesota paisible que nous étions».

Devant le bâtiment de l’ICE, des manifestants se sont retrouvés face à une rangée d’agents en uniforme militaire.

La colère publique s’intensifie

Selon le journaliste du quotidien britannique, de légers affrontements ont eu lieu, au cours desquels des manifestants ont affirmé avoir été aspergés de gaz poivre. Le Département de la Sécurité intérieure a annoncé l’arrestation de 11 personnes pour avoir tenté de bloquer l’accès au bâtiment.

Les manifestations se sont poursuivies et des agents fédéraux armés de pistolets à gaz poivre et de gaz lacrymogène ont affronté une foule importante de manifestants près d’une installation gouvernementale à Fort Snelling, près de Minneapolis.

Will Pavia constate que la colère publique s’intensifie face à la poursuite des opérations de l’ICE dans la ville, suite à la décision du FBI de reprendre l’enquête sur la mort de Goode après avoir exclu les agences de l’État de l’accès aux preuves et de la participation aux interrogatoires.

Le Times indique qu’il y a un contraste saisissant entre les versions de l’incident présentées par l’administration américaine et les autorités de l’État du Minnesota.

Le président Trump et la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem ont décrit la victime comme une «agitatrice proactive» et une «terroriste de l’intérieur» qui a renversé un agent de l’ICE dans l’exercice de ses fonctions.

Immunité totale des agents de l’ICE

Le vice-président J.D. Vance a, quant à lui,  qualifié la mort de Goode de tragédie personnelle tout en affirmant que son meurtrier avait agi en légitime défense. Vance a insisté à ce que les agents de l’ICE continuent de bénéficier d’une immunité totale les mettant à l’abri de toute poursuite judiciaire. 

À l’inverse, le gouverneur du Minnesota Tim Walz a rejeté ces interprétations, mettant en doute l’intégrité de l’enquête fédérale après l’exclusion des autorités locales.

Cependant dans la rue où des barricades ont été érigées, la scène est tout autre, selon le correspondant du journal, qui cite Julie Stoll, une femme de 51 ans, debout près d’une barricade : «Le Minnesota est connu pour sa générosité et sa gentillesse mais qui se passe est humiliant». Un autre habitant, Peter Zlebek, 35 ans, ajoute : «Nous sommes gentils mais nous n’acceptons pas d’être piétinés. Ce qui s’est passé est terrible».

Alors que la foule se rassemble jour après jour, Zlebek résume l’état d’esprit général : «La situation pourrait empirer et il semble qu’un tournant se profile. Je ne préconise pas cette voie mais je la comprendrais».

Fusillades et agressions lors d’opérations de l’ICE

Plusieurs villes américaines ont été le théâtre de fusillades et d’agressions lors d’opérations menées par les hommes de l’ICE masqués en uniformes de type militaire, notamment des raids contre des lieux de culte, des écoles, des hôtels, des restaurants, des fermes et des magasins. Vingt-quatre heures après la mort de Goode, des agents de la police des frontières ont blessé par balle deux personnes à Portland, attisant encore davantage l’indignation publique.

Le Minnesota Immigration Law Center a déclaré que des communautés entières étaient terrorisées par des hommes armés qui harcelaient et enlevaient des personnes dans les écoles, les lieux de travail, les rues et les domiciles. Le sénateur Jeff Merkley a affirmé que l’ICE n’a rien fait pour améliorer la sécurité des communautés, appelant à une enquête approfondie et à la fin de ces opérations dangereuses.

ProPublica (site spécialisé dans le journalisme d’enquête) a également documenté de graves violences physiques contre des citoyens américains et des détenus, notamment des passages à tabac, l’utilisation de pistolets à impulsion électrique et des fusillades, ainsi que des allégations d’agressions sexuelles dans les centres de détention. Des manifestants, des enseignants et des étudiants ont été victimes de gaz lacrymogène lors de raids menés près d’écoles et de commerces.

Instauration d’un «règne de la terreur»

Face à ces agissements, des parlementaires ont entrepris de restreindre le fonctionnement de l’agence, notamment en proposant d’exiger des mandats d’arrêt, d’interdire le port de masques lors des opérations et de limiter les fonctions des agents de la police des frontières. La représentante Robin Kelly a annoncé son intention de déposer une motion de destitution contre la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, l’accusant d’instaurer un «règne de la terreur».

La représentante Alexandria Ocasio-Cortez a averti que l’ICE était devenue «irresponsable», déclarant: «C’est un cauchemar. Ils agissent en toute impunité. Nous les avons vus assassiner de sang-froid une citoyenne américaine en pleine rue. Cette agence doit être encadrée».

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Les Etats-Unis, un pays hors-la-loi

12. Januar 2026 um 08:01

L’enlèvement sans précédent dans les annales du monde, par la manière dont cela s’est produit, du président vénézuélien Nicolas Maduro, constitue non seulement une intervention militaire dans un pays souverain et indépendant en violation des principes du droit international, mais aussi un avertissement clair à la planète entière. Un avertissement à tout dirigeant insubordonné de chaque pays.

Isidoros Karderinis *

Lors d’une conférence de presse concernant l’opération militaire et l’«arrestation» de Maduro, le 3 janvier 2026, Donald Trump a proféré des menaces contre le président colombien Gustavo Petro, déclarant : «Il ferait bien d’être prudent».

Dans le même temps, le président américain a laissé entendre que Cuba pourrait être un sujet de discussion dans le cadre de la politique américaine plus large dans la région, soulignant ainsi la capacité de Washington à étendre son champ d’action au-delà du Venezuela.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui est originaire de Cuba, a même déclaré que le gouvernement cubain devrait s’inquiéter après l’arrestation de Maduro. Il a notamment affirmé : «Si je vivais à La Havane et que j’étais membre du gouvernement, je serais au moins inquiet», ajoutant que «Cuba est un désastre» et que le pays est «dirigé par des hommes incompétents et dépravés».

400 interventions à l’étranger depuis 1776

L’histoire des États-Unis est par ailleurs marquée par de nombreuses interventions impérialistes. Plus précisément, on dénombre environ 400 interventions depuis 1776, date à laquelle le Second Congrès continental adopta la Déclaration du 4 juillet, proclamant l’indépendance des treize colonies américaines vis-à-vis de l’Empire britannique, un événement qui marqua la fondation officielle des États-Unis d’Amérique.

Qui pourrait oublier que, du 15 au 19 avril 1961, 1 400 combattants anticastristes, entraînés et financés par la CIA, tentèrent de débarquer à la baie des Cochons, à 250 kilomètres de La Havane, sans parvenir à renverser le régime communiste cubain. Ces combats firent une centaine de morts de chaque côté.

«Avec la victoire de Salvador Allende aux élections du 4 septembre 1970 au Chili et la présence déjà de Fidel Castro à Cuba, nous allons nous retrouver avec un sandwich rouge en Amérique latine qui deviendra inévitablement entièrement rouge», craignait Richard Nixon, et sa crainte fut bientôt confirmée par les résultats des élections.

Face à cette réalité déplaisante pour les États-Unis, une solution s’était imposée. Elle fut trouvée le matin du 11 septembre 1973, lorsqu’un coup d’État militaire fut fomenté sous la direction du général Augusto Pinochet, avec le soutien des États-Unis, mais aussi du Brésil, dont le régime militaire était parfaitement ami et coopératif avec les États-Unis. Les putschistes ont encerclé, bombardé et pris d’assaut le palais présidentiel. Allende et ses proches collaborateurs furent tués après une résistance acharnée.

Les États-Unis ont également envahi le Panama à la mi-décembre 1989, sous la présidence de George Bush père. L’objectif de cette invasion militaire était de destituer le dirigeant de facto du Panama, le général Manuel Noriega, accusé par les autorités américaines d’extorsion et de trafic de drogue.

Ainsi, si l’on cherche un parallèle historique où les Américains ont arrêté le dirigeant de facto d’un pays et l’ont extradé vers les États-Unis pour y être jugé, l’affaire Noriega est la plus caractéristique. Et cela s’est produit après une véritable invasion militaire, c’est-à-dire dans le contexte d’une intervention armée coordonnée.

Noriega parvint à s’échapper et se réfugia à l’ambassade du Vatican à Panama, la capitale du pays, où il resta onze jours. Il y subit une intense guerre psychologique pour le contraindre à se rendre. L’armée américaine installa un mur de son assourdissant devant l’ambassade. Une flotte de Humvees équipés de haut-parleurs diffusait en permanence du hard rock et, parfois, du heavy metal. On y passait notamment le titre ‘‘Panama’’ du groupe Van Halen.

Le Saint-Siège s’en est plaint à juste titre auprès du président Bush, et la guerre musicale prit fin après trois jours. Le 3 janvier 1990, le général accepta de se rendre.

Les vraies raisons d’une intervention militaire

Mais quelles sont les raisons profondes de l’intervention militaire américaine au Venezuela et du renversement du régime insubordonné en place ?

Le Venezuela possède, on le sait, les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, estimées à environ 303,8 milliards de barils en 2021. À titre de comparaison, les principaux pays producteurs de pétrole disposent de réserves plus modestes. L’Arabie saoudite, par exemple, en possède environ 267 milliards de barils et le Koweït 101,5 milliards.

Dans le même temps, les réserves prouvées de gaz naturel du pays ont dépassé 5,6 billions de mètres cubes en 2021. Il convient de noter, par ailleurs, que dans l’hémisphère occidental, seuls les États-Unis disposaient de réserves plus importantes.

Les réserves totales de minerai de fer du Venezuela sont estimées à 4,5 milliards de tonnes et le pays se classe deuxième dans la région après le Brésil pour ses réserves en ce métal.

Enfin, le Venezuela possède certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite, un minerai utilisé pour la production d’aluminium. Ses réserves totales de ce minerai s’élèvent à 950 millions de tonnes.

Il est donc clair pour tout observateur objectif que les États-Unis convoitent les ressources naturelles du Venezuela. Des ressources qu’ils ne peuvent obtenir avec le régime actuel, partenaire politique et militaire et allié de Moscou, Pékin et Téhéran, mais aussi principal fournisseur de pétrole de la Chine.

Pour les États-Unis, la solution pour asseoir leur suprématie dans la compétition internationale impitoyable réside dans le renversement du régime vénézuélien actuel et l’installation d’un président et d’un gouvernement parfaitement complaisants et à leur service. Le reste – à savoir la légalité d’une intervention militaire – leur importe peu.

Que conclure de cette affaire sinon que les dirigeants d’un pays ne doivent être renversés que par leur peuple, c’est-à-dire par des soulèvements populaires et des révolutions, comme cela s’est produit dans divers pays par le passé. Ils ne doivent pas être renversés par l’intervention militaire d’une puissance étrangère.

Par conséquent, l’invasion militaire américaine du Venezuela et l’enlèvement de son président sont absolument condamnables pour tout citoyen du monde attaché à la démocratie et à la liberté de pensée.

* Journaliste grec.

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