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Transport professionnel : l’Égypte accélère l’adoption des minibus électriques

29. Mai 2026 um 16:41

L’électrification du transport professionnel gagne du terrain en Égypte. Les entreprises Infinity, Option Travel et Green Option ont annoncé cette semaine un partenariat destiné à développer des services de mobilité électrique pour les flottes d’entreprises, avec l’introduction de 100 minibus électriques à partir de 2026.

Ces véhicules seront déployés dans les activités de transport touristique, de mobilité d’entreprise et de transport commercial d’Option Travel, dont la flotte compte actuellement près de 800 véhicules. Selon les partenaires, cités dans un communiqué, cette première phase devrait permettre de réduire d’environ 2 520 tonnes les émissions opérationnelles annuelles et d’économiser près de 666 700 litres de diesel par an.

Dans le cadre du projet commun, Infinity sera chargée, elle, du développement des infrastructures de recharge nécessaires à l’exploitation des véhicules électriques. De son côté, Green Option, distributeur officiel en Égypte des minibus électriques du constructeur chinois Foton Motor, supervisera le déploiement des véhicules ainsi que les opérations techniques liées à l’électrification.

Les entreprises présentent cette initiative comme la première introduction de minibus électriques dans le secteur privé égyptien du tourisme et du transport. Le projet s’inscrit dans une dynamique plus large d’expansion du marché égyptien des véhicules électriques, considéré comme l’un des plus importants d’Afrique, rapportent nos confrères d’Ecofin.

Mais au-delà de l’Egypte, dans son rapport « Global EV Outlook 2026 » publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), « les ventes de véhicules électriques en Afrique sont passées d’environ 4 000 unités en 2023 à près de 25 000 en 2025 ». Et les trois se nomment Égypte, Maroc et Afrique du Sud, lesquels ont représenté près de 70 % des ventes enregistrées sur le continent cette année-là.

L’électrification du transport constitue également un levier stratégique pour les autorités égyptiennes dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. D’après les données de l’AIE datant de 2023, le secteur des transports était responsable d’environ 29 % des émissions de CO2 du pays.

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AIE : vers une diminution des investissements pétroliers

29. Mai 2026 um 15:12

Le conflit au Moyen-Orient oblige les pays à repenser leurs stratégies énergétiques en ouvrant de nouvelles voies d’approvisionnement et en se tournant vers leurs propres ressources pour faire face à la deuxième crise énergétique en cinq ans. C’est ce qu’on lit dans un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

« Nous traversons la plus grave crise de sécurité énergétique que le monde ait jamais connue. Et je pense qu’elle va remodeler les stratégies d’investissement à l’échelle mondiale, à l’instar des bouleversements majeurs qu’a connus le secteur de l’énergie après les chocs pétroliers des années 1970 ». C’est ce qu’a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE. « Nous constatons déjà une intensification des efforts déployés par les pays producteurs et consommateurs pour diversifier les routes commerciales et les sources d’énergie, notamment par la construction de nouveaux pipelines et autres infrastructures d’approvisionnement et par un recours accru aux ressources nationales », a-t-il ajouté dans le rapport sur les investissements énergétiques mondiaux préparé par l’organisme de l’énergie de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

L’AIE estime que les investissements mondiaux dans l’énergie atteindront 3 400 milliards de dollars en 2026, en légère hausse par rapport à l’année précédente, dont environ 2 200 milliards seront alloués aux réseaux électriques, au stockage, aux carburants à faibles émissions, à l’énergie nucléaire, aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique et à l’électrification.

L’AIE estime cependant que les investissements pétroliers devraient diminuer pour la troisième année consécutive en 2026, passant sous la barre des 500 milliards de dollars malgré la hausse des prix du pétrole brut. Cela s’explique par l’incertitude quant à la durée de cette hausse des prix, les délais de mise en œuvre des projets, les contraintes d’approvisionnement et le resserrement du marché des plateformes de forage en mer, qui limitent les investissements à court terme en dehors du Moyen-Orient.

En revanche, les investissements dans le gaz naturel devraient atteindre 330 milliards de dollars, « le niveau le plus élevé en dix ans, soutenu par une vague de nouveaux programmes d’exportation de gaz naturel liquéfié, principalement en provenance des États-Unis et du Qatar »…

L’AIE estime que les investissements dans les sources d’énergie renouvelables devraient atteindre environ 665 milliards de dollars en 2026, dont 365 milliards seront consacrés au seul solaire.

Les investissements dans le nucléaire « continuent de se redresser » et devraient dépasser 80 milliards de dollars par an. Tandis que ceux dans le charbon devraient atteindre 180 milliards de dollars, « leur niveau le plus élevé depuis 2012 ».

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La Banque africaine de l’énergie sera lancée fin juillet 2026

29. Mai 2026 um 10:13

Le continent africain aura prochainement une banque dédiée à l’énergie. Et si l’on en croit l’APPO (African Petroleum Producers’ Organization ou Organisation des producteurs de pétrole africains en français) qui pilote ce projet stratégique en partenariat avec Afreximbank, la Banque africaine de l’énergie (AEB) sera lancée fin juillet 2026. Et sera basée à Abuja au Nigeria.

L’état d’avancement de cette future institution financière panafricaine a été examiné lundi 25 mai au Caire lors d’une réunion entre le secrétaire général de l’APPO, l’Algérien Farid Ghezali, et le président d’Afreximbank, George Elombi. En effet, dans un communiqué, l’APPO assure que les travaux préparatoires « vont bon train », confirmant la volonté des deux partenaires d’accélérer le déploiement opérationnel de la banque.

Basée à Abuja, au Nigeria, la Banque africaine de l’énergie ambitionne de devenir un levier majeur de financement des projets pétroliers et gaziers africains. Dotée d’une capitalisation initiale de 5 milliards de dollars, elle vise à mobiliser jusqu’à 10 milliards de dollars lors de sa première phase de déploiement.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par le retrait progressif des institutions financières occidentales du financement des hydrocarbures, sous l’effet des politiques de transition énergétique et des pressions climatiques. Face à ce désengagement, plusieurs pays africains cherchent à sécuriser leurs investissements énergétiques à travers des mécanismes de financement continentaux.

A l’horizon 2030, l’AEB prévoit de lever jusqu’à 15 milliards de dollars pour soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique africaine : exploration, production, infrastructures de transport et distribution.

A rappeler que le Nigeria avait officiellement remis, en février dernier, le siège de la banque à Abuja à l’APPO et à Afreximbank, marquant une étape clé vers le lancement effectif de cette institution appelée à renforcer l’autonomie financière énergétique du continent.

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Usage de l’IA générative : la Tunisie dans le top 10 africain

29. Mai 2026 um 09:12

La Tunisie figure parmi les pays africains les plus avancés dans l’adoption de l’intelligence artificielle générative en 2026. C’est ce qu’il ressort du rapport « Global AI Diffusion – Q1 2026 Trends and Insights », publié récemment par Microsoft.

Selon ce document, 13,5 % des Tunisiens âgés de 15 à 64 ans ont utilisé des outils d’IA générative comme ChatGPT, Gemini, Claude ou Copilot durant le premier trimestre de l’année en cours. Ce taux place la Tunisie au 8e rang africain, devant l’Algérie (13,2 %) et le Maroc (11,7 %), mais derrière la Libye.

Quant au classement continental, il est dominé par l’Afrique du Sud, où 23,1 % de la population utilise ces technologies, suivie par la Namibie (15,1 %), puis la Libye et le Gabon (15 %). L’Egypte et le Botswana occupent également des positions de tête avec 14,8 %. Tandis que le Sénégal atteint 13,9 %.

Le rapport de Microsoft mesure « la diffusion mondiale de l’IA générative à partir de données télémétriques anonymisées collectées entre janvier et mars 2026 ». Les statistiques tiennent compte notamment de la pénétration d’Internet, des appareils connectés et des systèmes d’exploitation utilisés dans chaque pays.

A l’échelle mondiale, l’usage de l’IA générative poursuit sa progression, passant de 15,1 % au premier trimestre 2025 à 17,8 % un an plus tard. Les Emirats arabes unis demeurent leaders mondiaux incontestés avec un taux d’adoption de plus de 70 %, devant Singapour, la Norvège, l’Irlande et la France.

Le rapport souligne toutefois l’existence de fortes disparités entre pays développés et pays du Sud. En effet, les pays du Nord affichent un taux moyen d’utilisation de 27,5 %, contre seulement 15,4 % pour les pays en développement. Microsoft explique cet écart par des infrastructures numériques insuffisantes, un accès limité à Internet et à l’électricité, ainsi qu’un déficit en compétences numériques. Autant de défis que la Tunisie et plusieurs pays africains devront relever pour accélérer leur transition technologique.

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Le ministère de l’Agriculture se pare contre les cybermenaces

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche vient de lancer un vaste programme de cybersécurité en imposant l’installation et l’activation d’un logiciel antivirus sur l’ensemble des postes informatiques de ses administrations centrales.

Qualifiée d’urgente par le département, cette mesure constitue la réponse à une recrudescence des cybermenaces ciblant les infrastructures numériques de l’État, explique le ministère. Le dispositif repose sur une circulaire ministérielle adressée le 25 mai aux directeurs généraux, dont le caractère est sans appel : « outre l’obligation d’équiper tous les postes de travail, le texte interdit formellement toute désactivation du logiciel, « sous aucun prétexte ».

Et le ministère prévient que tout manquement exposerait les systèmes à de graves risques susceptibles de compromettre la continuité du service public et l’intégrité des données de l’État. Car la menace est prise au sérieux. En effet, les cyberattaques par virus ou logiciels malveillants peuvent aujourd’hui provoquer des dommages considérables, allant de la fuite de données souveraines à la paralysie totale des services numériques. Ce déploiement massif vise à devancer ces scénarios en adoptant une posture résolument préventive.

Pour garantir l’efficacité de l’opération, les services centraux sont tenus de respecter scrupuleusement les protocoles techniques établis et d’assurer une coordination permanente avec la direction de l’informatique. L’objectif affiché du ministère est de doter l’administration d’un environnement numérique hautement sécurisé, gage de résilience face aux menaces croissantes du cyberespace.

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Rami Elgolli : « Le MACF est une menace pour les retardataires et une opportunité pour les visionnaires »

28. Mai 2026 um 17:10

Rami Elgolli, consultant international en comptabilité carbone et énergie verte (Auditor 50001), met en garde les entreprises tunisiennes. C’était lors de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, le 21 mai 2026 à Tunis. Intervenant dans le panel « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone », il a souligné que le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) constitue à la fois une contrainte réglementaire incontournable et un levier de compétitivité pour les exportateurs tunisiens.

L’Union européenne absorbant près de 70 % des exportations tunisiennes, le consultant a aussi rappelé les engagements de la Tunisie dans l’Accord de Paris : une réduction de 45 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, dont 28 % inconditionnels et 17 % conditionnels.

Le MACF, conçu par l’Union européenne pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5 °C, vise principalement à prévenir la fuite carbone, c’est-à-dire la délocalisation des productions vers des pays aux normes environnementales moins strictes.

Lire aussi : La Tunisie présente son plan d’action climat pour l’accord de Paris 2015

Actuellement, le mécanisme s’applique à six secteurs : l’acier, l’aluminium, les engrais, le ciment, l’énergie et l’hydrogène. Il s’étendra prochainement à tous les produits transformés à base d’acier et d’aluminium, ainsi qu’aux secteurs de la chimie, de la pétrochimie, de l’agroalimentaire, de la céramique et de la mobilité.

Contrairement à l’empreinte carbone complète d’un produit, le MACF ne requiert que trois catégories de données : les émissions directes (Scope 1), les émissions indirectes liées à la consommation électrique (Scope 2), et les quantités exportées (annuelles).

Le dispositif fonctionne sur un système de quotas carbone différenciés. Les entreprises qui dépassent leur quota paient une taxe sur l’excédent. Ces quotas gratuits seront progressivement réduits jusqu’à leur suppression totale en 2034, date à partir de laquelle toute émission de CO₂ sera taxée.

Pour les entreprises à forte empreinte carbone, le MACF représente une menace. Pour celles qui anticipent la décarbonation, il offre une opportunité : réduction des taxes, accès à de nouveaux marchés européens, éligibilité à des financements avantageux (crédits ESG) et baisse des coûts énergétiques.

Lire également : Décarbonation et transition durable : les priorités de la CTFCI mises en lumière

Rami Elgolli, formé dans le cadre du programme Batim orchestré par le CZ et financé par le FXZ, accompagne déjà une soixantaine d’entreprises tunisiennes de la filière mobilité (câblage automobile, aéronautique et mécanique). Il les prépare également au futur passeport carbone produit, qui exigera une traçabilité complète : bilan carbone, composition et origine des matières premières, origine de l’énergie (fossile ou renouvelable) et cycle de vie du produit.

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Afef Jaafar: « La transition énergétique n’est plus un choix, c’est un impératif de résilience nationale »

28. Mai 2026 um 06:00

La Tunisie n’a plus le temps d’attendre. C’est en substance le message de Afef Jaafar, conseillère auprès du secrétaire d’État à la Transition énergétique au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Elle s’exprimait, le 21 mai 2026 à Tunis, lors de la 27e édition du Forum de L’Économiste maghrébin dans le cadre du panel « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone ». Elle a dressé un état des lieux exhaustif et alarmant de la situation énergétique nationale.

Face à une forte dépendance aux hydrocarbures, à un déficit énergétique persistant, à des subventions devenues difficilement soutenables et à un environnement géopolitique instable, elle a présenté la stratégie nationale engagée par le ministère de l’Industrie tout en appelant à accélérer les réformes et les investissements afin de renforcer la souveraineté et la résilience énergétiques du pays.

La responsable a, dans ce cadre, souligné l’ampleur des défis auxquels la Tunisie est confrontée. Le mix électrique national dépend du gaz naturel à hauteur de 93 %, dont plus de la moitié est importée, tandis qu’un peu plus de 20 % seulement est produite localement. Les subventions énergétiques ont dépassé 7 000 milliards de dinars en 2025, soit environ 12 % du budget de l’État.

Lire aussi : Subventions énergétiques : la bombe à retardement que la guerre a réarmée

À cette pression budgétaire s’ajoute un contexte international défavorable. Alors que les hypothèses retenues par les institutions financières internationales reposaient sur un baril à 63 dollars, les prix du pétrole repartent à la hausse. Or, chaque dollar supplémentaire par baril représente près de 160 millions de dollars additionnels en subventions et charges de compensation.

Afef Jaafar a également rappelé les exigences environnementales et climatiques croissantes auxquelles la Tunisie doit répondre sur la scène internationale, un point également évoqué par le modérateur du panel, Serge Degallaix.

Face à cette situation, elle a insisté sur l’urgence de la transition énergétique et climatique : « Il est impératif aujourd’hui, ce n’est plus vraiment un choix, de passer vers la transition énergétique et climatique ». Dans cette perspective, le ministère a élaboré une stratégie reposant sur trois piliers principaux.

Lire également : Matthieu Brun : « La transition agricole ne peut réussir que si elle crée de la confiance entre les acteurs »

Le premier concerne la maîtrise de la demande énergétique afin d’éviter que la consommation n’augmente mécaniquement au même rythme que la croissance économique. L’objectif est d’améliorer significativement l’intensité énergétique. Le deuxième pilier porte sur le déploiement massif des énergies renouvelables, avec une cible de 35 % dans le mix électrique à l’horizon 2030 et de 50 % à l’horizon 2050. Le troisième vise à accompagner ces efforts par l’électrification des usages afin d’avancer vers la décarbonation et la neutralité carbone.

Quid du cadre réglementaire ?

Afef Jaafar a ensuite présenté le cadre juridique et réglementaire en vigueur. Elle a rappelé qu’une loi adoptée en 2015 encadre la production d’électricité renouvelable à travers trois régimes : l’autoproduction, les appels d’offres et les concessions.

Concernant l’autoproduction, plusieurs programmes d’efficacité énergétique ont déjà permis de stabiliser la demande. En basse tension, la puissance installée atteint 455 MW, principalement grâce au programme destiné aux ménages du secteur résidentiel. En moyenne tension, les capacités avoisinent 110 MW, portant le total de l’autoproduction à plus de 550 MW.

S’agissant des appels à projets, plusieurs initiatives ont permis d’installer environ 52 MW à ce jour. Ces projets restent toutefois de taille modeste, avec des capacités inférieures à 10 MW pour le photovoltaïque et à 30 MW pour l’éolien.

Le régime de concession concerne, quant à lui, les grands projets dépassant ces seuils. Sur ce segment, la Tunisie dispose actuellement de 200 MW installés. Un premier projet de 100 MW à Métlaoui est entré en service en décembre 2025. Deux autres projets de 50 MW chacun ont suivi en janvier puis en mars 2026, portant les capacités totales à 200 MW dans le cadre des concessions.

Par ailleurs, 200 MW supplémentaires dans le photovoltaïque ont déjà été attribués et attendent encore l’approbation du Parlement. Un projet éolien d’environ 77 MW se trouve dans la même situation.

La conseillère a souligné les efforts engagés par l’État, tant dans la maîtrise de la consommation énergétique que dans le développement des renouvelables, tout en estimant que le rythme actuel reste insuffisant. « Il va falloir que ça s’accélère », a-t-elle averti, au regard des contraintes structurelles du pays et des chocs liés au contexte géopolitique régional et international.

L’enjeu, a-t-elle insisté, est de renforcer durablement la résilience de la Tunisie et de réduire sa vulnérabilité énergétique. En conclusion, Afef Jaafar a rappelé que la transition énergétique constitue désormais un impératif stratégique pour la souveraineté nationale et nécessite une mobilisation conjointe de l’État, du secteur privé, des banques et des partenaires internationaux.

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RNE lance le « coffre-fort électronique » pour les entreprises

À partir du 1er septembre 2026, le Registre national des entreprises (RNE) met à la disposition de toutes les entreprises immatriculées au registre un service de compte dédié à l’entreprise sous l’appellation «coffre-fort électronique». Ce service donnera la possibilité au représentant légal de consulter gratuitement, de manière sécurisée et à tout moment, l’ensemble des contrats et documents déposés par l’entreprise.

Le coffre électronique de l’entreprise est perçu comme étant un compte numérique unique et sécurisé, ouvert automatiquement pour chaque entreprise inscrite au Registre national des entreprises sur la base de l’identifiant unique de l’entreprise (la patente). La plateforme permet notamment un accès permanent et gratuit (24h/24 et 7j/7), avec la possibilité d’accéder instantanément et continuellement à toutes les données et dossiers de l’entreprise, en plus de l’extraction de copies numériques à tout moment.

Elle permet également le dépôt et la mise à jour numériques ainsi que l’accomplissement de toutes les opérations administratives à distance, dont  la mise à jour des données, le dépôt des contrats et le dépôt des procès-verbaux de réunions, via le mécanisme de l’identité numérique. D’après le RNE, la plateforme est actuellement accessible pour une activation facultative, avant de devenir officiellement obligatoire à partir du 1er septembre 2026.

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London Tech Week 2026 ouvre ses portes aux startups tunisiennes

26. Mai 2026 um 20:38

La Tunisie sera présente à la London Tech Week 2026, l’un des plus grands rendez-vous européens de l’innovation, du 8 au 12 juin au centre Olympia de Londres. Un pavillon national y sera dédié, ont annoncé la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), sa branche CONECT International, et la Chambre de commerce tuniso-britannique (TBCC), qui ouvrent les candidatures pour intégrer la délégation officielle.

Événement phare de la tech en Europe, la London Tech Week, réunira cette année plus de 50 000 participants et 600 conférenciers internationaux, dont Jensen Huang, PDG de Nvidia. Placée sous le signe de la « nouvelle révolution industrielle portée par l’intelligence artificielle », la manifestation accueillera la Tunisie sur son Pavillon n°121.

Cet espace permettra aux startups et PME tunisiennes de rencontrer des investisseurs de premier plan, de nouer des partenariats mondiaux et de promouvoir leur savoir-faire ainsi que leurs innovations disruptives.

Cette mission économique bénéficie du soutien d’un large réseau institutionnel : l’ambassade de Tunisie à Londres, l’ambassade britannique à Tunis, FIPA-Tunisia et ATUGE UK.

Pour maximiser l’impact de la participation tunisienne, les startups et PME innovantes sélectionnées recevront un appui financier et opérationnel de haut niveau via le projet « Innovative SMEs & Startups », financé par le Groupe de la Banque mondiale et mis en œuvre par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) Tunisie, en partenariat avec Smart Capital.

Selon les données publiées sur les réseaux sociaux de la CONECT, cette participation vise à renforcer l’attractivité de l’écosystème technologique tunisien et à accélérer l’internationalisation de ses compétences.

Les entreprises, opérateurs économiques et startups souhaitant rejoindre la délégation sont invités à soumettre leur candidature sans délai, par voie électronique, auprès de la TBCC (info@tbcc.org.tn) ou de la CONECT International (coordination.fr@conectinternational.com).

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Espagne : Plus de 9 milliards d’euros pour soutenir la transition énergétique

26. Mai 2026 um 13:52

Le gouvernement espagnol vient de présenter un plan de 9 milliards d’euros pour soutenir la transition énergétique. Et ce, principalement par le biais de subventions pour la rénovation des logements et l’adoption d’un abonnement quasi gratuit aux transports publics en Espagne.

« La révolution énergétique ne peut pas seulement profiter à ceux qui peuvent changer de voiture, installer des panneaux solaires sur le toit de leur maison ou rénover leur logement sans aide de l’État ». C’est ce qu’a affirmé le Premier ministre, Pedro Sanchez. « Cela doit profiter à tout le monde », a-t-il déclaré lors de la présentation de ce nouveau projet. Lequel sera cofinancé par l’Union européenne.

L’Espagne est en première ligne face au réchauffement climatique, avec des vagues de chaleur de plus en plus longues et fréquentes. Elles sont déjà présentes au printemps; mais aussi des automnes et des hivers plus humides qu’auparavant.

Plus précisément, 4,7 milliards d’euros du « plan social pour le climat » seront principalement alloués à la rénovation énergétique des logements et des quartiers. Tandis que 4,3 milliards d’euros seront investis dans la mobilité. Avec notamment l’adoption d’un abonnement saisonnier spécial permettant une utilisation quasi gratuite des transports publics.

L’approbation de ce plan requiert toutefois une majorité au Parlement, dont ne dispose pas le gouvernement actuel. « Nous avons besoin du soutien de tous les groupes parlementaires », y compris de l’opposition de droite et d’extrême droite, a ajouté aujourd’hui M. Sanchez. Car les ressources du Fonds social européen pour le climat nécessitent l’intégration des directives européennes dans le droit national et le respect de la réglementation européenne.

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Attijari Assurance inaugure un nouveau siège à Tunis

26. Mai 2026 um 14:14

Attijari Assurance a célébré l’ouverture officielle de son nouveau siège social à Tunis lors d’une cérémonie réunissant les dirigeants du groupe, les collaborateurs ainsi que plusieurs partenaires et invités.

Cette nouvelle implantation traduit une volonté affirmée d’accompagner l’évolution de la compagnie en Tunisie à travers un espace moderne favorisant la collaboration, l’innovation et la proximité avec ses clients et partenaires.

L’événement s’est tenu en présence de Boubker Jaï, Président Directeur Général du groupe Wafa Assurance, ainsi que de Adil Bouifrouri, accompagnés des équipes venues de Casablanca et de Tunis pour partager ce moment symbolique dans le parcours de la compagnie.

Depuis sa création en 2012, Attijari Assurance poursuit son développement sur le marché tunisien de l’assurance-vie en s’appuyant sur l’expertise du groupe Wafa Assurance et sur la force du réseau d’Attijari Bank Tunisie.

Au fil des années, la compagnie a consolidé sa présence en développant des solutions adaptées aux besoins de ses assurés et en renforçant son engagement en faveur d’une relation client fondée sur la confiance, l’accompagnement et la proximité.

Le nouveau siège social a été conçu comme un environnement de travail favorisant l’échange, la performance collective et l’agilité, dans une logique d’amélioration continue et d’accompagnement des ambitions futures de la compagnie.

Cette inauguration a également constitué l’occasion de réunir les instances dirigeantes de la société autour des perspectives de développement de Attijari Assurance et des orientations stratégiques à venir.

À travers cette nouvelle étape, Attijari Assurance réaffirme sa volonté de poursuivre sa croissance en Tunisie tout en consolidant sa mission : accompagner durablement ses clients dans leurs projets de vie et de protection.

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Mokhtar Ben Mechichi : oliviers, cultures, régions.. le climat redessine la carte agricole tunisienne

26. Mai 2026 um 11:41

En marge de la 27ᵉ édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Mokhtar Ben Mechichi, directeur technique à la pépinière Mabrouka, s’est exprimé. Il estime que le paysage agricole tunisien ne sera plus le même dans les années à venir; et ce, en raison des changements climatiques.

Il souligne que le secteur agricole est déjà engagé dans une dynamique de transformation continue. Puisque chaque année, on observe une migration progressive de certaines espèces et variétés d’une zone vers une autre.

A cet égard, ce phénomène illustre une adaptation forcée aux nouvelles conditions climatiques qui touchent l’ensemble du territoire. Il cite notamment l’exemple de variétés d’oliviers traditionnellement cultivées dans le sud. Lesquelles commencent aujourd’hui à être implantées de plus en plus vers le nord.

Ainsi, cette évolution s’explique par le fait que même les régions septentrionales connaissent à leur tour des changements climatiques. Ceux-ci modifient les équilibres agricoles.

Dans ce contexte, l’agriculteur se retrouve dans l’obligation d’adapter ses choix en fonction de la rentabilité et des nouvelles conditions de production. Ce qui a pour conséquence qu’il replante des variétés du sud, jugées plus performantes dans certaines situations, au nord. De la sorte que cela participe à cette recomposition du paysage agricole national.

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Alpha Hyundai Motor réunit son réseau pour sa Convention 2026 « One Goal, One Team ! »

Alpha Hyundai Motor a réuni l’ensemble de son réseau de distribution à l’Hôtel Marriott Sousse – The Pearl Resort & Spa, pour sa Convention Réseau annuelle. L’événement se déroulait le vendredi 22 mai 2026. Placée sous le slogan fédérateur « One Goal, One Team ! », cette édition 2026 a célébré les performances de l’année 2025, récompensé les agences les plus méritantes et tracé les ambitions de la marque pour l’année en cours.

 

Un bilan 2025 à la hauteur des ambitions 

Dans un contexte automobile en pleine mutation, Hyundai Tunisie confirme une dynamique de croissance soutenue. La convention a été l’occasion pour les équipes d’Alpha Hyundai Motor de dresser un bilan complet de l’exercice 2025 : performance commerciale sur les véhicules neufs et le segment premium; activité pièces de rechange; satisfaction client; et engagement marketing.

La marque a présenté également un retour approfondi sur son plan de développement réseau en Tunisie. Illustrant sa stratégie de couverture territoriale et sa volonté de renforcer la proximité avec les clients à travers l’ensemble des régions du pays.

Les objectifs 2026 : cap sur l’excellence collective

Au-delà du bilan, la Convention Réseau 2026 a constitué un moment privilégié pour communiquer en détail les ambitions de l’année en cours. Les objectifs commerciaux, qualitatifs et de développement ont été présentés dans un esprit de transparence et de mobilisation collective, en cohérence avec le slogan de l’événement : « One Goal, One Team ! ».

Alpha Hyundai Motor réaffirme ainsi sa vision d’un réseau soudé, performant et pleinement aligné autour d’une ambition commune : placer Hyundai parmi les marques automobiles de référence en Tunisie.

Palmarès des distinctions 2025

La cérémonie de remise des trophées a constitué le temps fort de la soirée, récompensant les agences et partenaires les plus performants de l’année 2025 dans plusieurs catégories :

 

CATÉGORIES LAURÉATS
Meilleure performance vente VN 2025 3S Motors – Sousse
Meilleure performance vente VN 2025 Zeno Auto – Djerba
Meilleure Progression Vente VN 2025 Rania Auto – Gabès
Meilleure performance vente Premium 2025 3S Motors – Sousse
Meilleure performance vente Premium 2025 Horizon Cars – Sousse
Meilleure activité pièces de rechange 2025 Elite Car – La Charguia
Meilleure activité pièces de rechange 2025 3S Motors – Sousse
Meilleure progression activité pièces de rechange 2025 Car Master Services – Riadh Al Andalous
Meilleure satisfaction Clients VN 2025 Services Sfar Auto – Mahdia
Meilleure satisfaction Clients VN 2025 Hyundai Car Service
Meilleure satisfaction clients SAV 2025 Booster Plus – Bizerte
Meilleure satisfaction clients SAV 2025 Horizon Cars – Sousse
Meilleur effort Marketing 2025 3S Motors – Sousse
Meilleur effort Marketing 2025 Auto Pro – Nabeul
Meilleur Partnership 2025 Car Master services – Riadh Al Andalous
Meilleur Partnership 2025 Auto self- Sfax
Meilleure implémentation GDSI 2025 3S Motors – Sousse
Meilleure Application de la Garantie Le Grand Garage – Mnihla
Meilleure Application de la Garantie 3S Motors – Sousse
Trophée de bienvenue dans la famille Hyundai Société Sfar Mohamed Ali – La Manouba

 

Un Trophée de Bienvenue a été remis également à la Société Sfar Mohamed Ali – La Manouba, saluant ainsi l’intégration d’un nouveau membre dans la famille Hyundai Tunisie.

TotalEnergies a aussi pris part à cette célébration en récompensant les deux meilleurs agents qui se sont distingués par leur engagement exceptionnel. Ainsi, le prix du Meilleur Partenaire 2025 a été décerné à Grand Garage – Mnihla ainsi qu’à Ste Services Sfar Auto – Mahdia.

« Cette convention est le reflet de l’engagement et de la cohésion de notre réseau. Ensemble, nous avons construit les succès de 2025 et nous sommes déterminés à aller encore plus loin en 2026, animés par un seul objectif, une seule équipe. »

Direction Générale, Alpha Hyundai Motor

Communiqué

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Tunisie Telecom déjoue une cyberattaque visant l’application MyTT

24. Mai 2026 um 14:44

Tunisie Telecom dit avoir déjoué avec succès une cyberattaque ayant visé, samedi 23 mai, son application numérique MyTT, sans aucun impact sur l’intégrité des données ni sur la continuité des services fournis aux clients, rassure l’entreprise publique des télécommunications.

En effet, dans un communiqué à l’attention de ses abonnés, Tunisie Telecom précise que l’attaque a été détectée dès ses premiers instants puis neutralisée dans un délai record grâce aux dispositifs de protection et de surveillance déployés sur ses systèmes d’information.

L’entreprise a également précise également que les notifications reçues par certains utilisateurs ne sont liées ni à l’activité de Tunisie Telecom ni aux fonctionnalités de l’application MyTT, dont l’objectif demeure exclusivement commercial et orienté vers les services aux clients.

Par ailleurs, l’opérateur de télécommunications fait part de l’achèvement des opérations de maintenance, d’entretien et de mise à jour de l’application MyTT, menées dans le cadre de ses efforts visant à améliorer la qualité de ses services digitaux et à renforcer les performances techniques de la plateforme.

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Moissons 2026 : le gouvernement rassure les agriculteurs

24. Mai 2026 um 11:52

Le Conseil ministériel restreint consacré à la saison des moissons et aux préparatifs de la campagne agricole 2026-2027 a décidé, samedi 23 mai, de maintenir les prix d’acceptation des céréales au niveau de la saison précédente et d’assurer le financement de la récolte avec la garantie de l’État. Présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le conseil a également annoncé une série de mesures visant à sécuriser les opérations de collecte, de stockage et de transport des céréales.

Le gouvernement a décidé de renforcer le programme de réglage des moissonneuses-batteuses afin de couvrir 1 300 machines, avec un suivi de terrain accru pour prévenir les incendies. Le contrôle des centres de collecte sera intensifié dès le début de la saison, tandis que les capacités de stockage seront élargies grâce à l’aménagement de nouveaux espaces, notamment pour l’orge.

Dans le cadre des préparatifs de la prochaine campagne agricole, le gouvernement a aussi annoncé l’accélération de la constitution des stocks d’engrais et le maintien des prix actuels des engrais chimiques afin de soutenir les agriculteurs et de réduire les coûts de production. Une attention particulière sera accordée à la sécurisation de l’approvisionnement énergétique des centres de stockage et à la distribution équitable des engrais via la plateforme numérique « Engrais », lit-on dans la déclaration issue du Conseil des ministres restreint.

Le secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb, a indiqué que les quantités de semences certifiées distribuées ont atteint 524 000 quintaux, soit 30 % des besoins nationaux. Il a précisé que ce volume représente un niveau inédit, contre 265 000 quintaux lors de la campagne 2024-2025.

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Récolte céréalière : des perspectives encourageantes

La Tunisie s’oriente vers une récolte céréalière prometteuse cette saison, malgré un démarrage marqué par plusieurs difficultés, notamment la pénurie de semences sélectionnées et d’ammonitrate, ainsi que l’augmentation des coûts de production. Cette perspective positive a été au cœur d’une séance plénière organisée à l’Assemblée des représentants du peuple à l’initiative de la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, de l’eau et de la pêche.

Les représentants de l’UTAP et de la CONECT ont insisté sur l’urgence d’adopter une stratégie efficace pour soutenir les grandes cultures et préparer les prochaines campagnes agricoles. Parmi les priorités évoquées figurent la réduction des pertes de céréales, la mobilisation des équipements nécessaires à la moisson et la modernisation des centres de collecte. Les intervenants ont également appelé à renforcer les capacités de stockage et à lutter contre les pratiques frauduleuses dans les circuits de collecte.

La préservation des semences sélectionnées a aussi été présentée comme un enjeu essentiel pour garantir de meilleures performances agricoles à l’avenir. Concernant la filière oléicole, les organisations professionnelles ont plaidé pour une relance de la consommation locale d’huile d’olive tunisienne. Elles proposent notamment de réorienter les subventions destinées aux huiles végétales importées afin de rendre l’huile d’olive plus accessible aux consommateurs.

Les acteurs du secteur souhaitent également réduire les exportations d’huile d’olive en vrac au profit de produits conditionnés à plus forte valeur ajoutée. Enfin, députés et professionnels ont souligné l’importance d’une agriculture plus durable à travers la réduction des engrais chimiques et pesticides, ainsi que le développement de méthodes naturelles comme la rotation des cultures et les fermes pédagogiques destinées à sensibiliser les jeunes à la protection de l’environnement.

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Les fruits tunisiens se vendent bien à l’extérieur

Les exportations tunisiennes de fruits ont généré des recettes de 45,8 millions de dinars depuis le début de l’année jusqu’au 19 mai 2026, en hausse par rapport aux 38,5 millions de dinars enregistrés à la même période de la saison précédente, portées par une progression notable des ventes vers l’Inde, selon des données du Groupement Interprofessionnel des Fruits (GIFruits).

L’Inde a déjà importé, jusqu’à présent, 146 tonnes de myrtilles pour une valeur de 4,5 millions de dinars, signe de perspectives prometteuses pour les fruits à haute valeur ajoutée, qui méritent d’être davantage valorisés à l’avenir.

Sur les cinq premiers mois de l’année, la Tunisie a exporté 12 variétés de fruits vers environ 23 marchés. Le marché libyen reste le premier acheteur en volume (1 967 tonnes, 9,601 millions de dinars), mais les Émirats arabes unis arrivent en tête des recettes (543 tonnes, 12,143 millions de dinars). La France a importé 338 tonnes (4,8 millions de dinars), suivie de l’Italie (167 tonnes, 515 mille dinars), et de l’Inde (146 tonnes, 4,578 millions de dinars).

En termes de valeur, les prunes génèrent les meilleures recettes (20,343 millions de dinars pour 701 tonnes), devant les fraises (12,554 millions de dinars pour 604 tonnes). Les pêches dominent en volume (1 418 tonnes, 7,511 millions de dinars), tandis que les abricots atteignent 654 tonnes pour 3,797 millions de dinars. D’autres produits comme le melon (185 tonnes, 515 mille dinars), la pastèque (59 tonnes, 208 mille dinars) ou la nectarine (34,7 tonnes, 374 mille dinars) affichent des résultats plus modestes.

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Tunisie : les énergies propres reculent malgré l’essor du solaire

La part des énergies propres dans le mix électrique tunisien a reculé à 4,03 % en 2025, contre 4,4 % un an plus tôt, selon un rapport du Centre de recherche sur l’énergie basé à Washington. Ce repli s’explique principalement par la baisse des contributions du solaire et de l’éolien à la production nationale d’électricité.

L’énergie solaire, première source renouvelable du pays, représente désormais 2,52 % du mix électrique, tandis que l’éolien poursuit son ralentissement, avec une capacité opérationnelle figée depuis 2018. Cette baisse intervient malgré une forte progression des capacités installées au cours de la dernière décennie.

À fin 2025, la puissance solaire installée a atteint 895 mégawatts, confirmant ainsi l’orientation de la Tunisie vers les projets photovoltaïques pour réduire sa dépendance au gaz naturel, principale source de production électrique.

Cette situation intervient dans un contexte de forte pression énergétique. Les ressources nationales en énergie primaire sont tombées à 3,4 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2025, alors que la consommation continue d’augmenter, aggravant le déficit énergétique du pays.

Le déficit de la balance commerciale énergétique a ainsi atteint 11 023 millions de dinars en 2025, accentuant les tensions sur les finances publiques malgré les efforts engagés pour accélérer les investissements dans les énergies renouvelables.

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Naissance d’une Chambre de commerce tuniso-maltaise

L’ambassade de Malte en Tunisie annonce le lancement officiel de la Chambre de commerce tuniso-maltaise, dont la mission est de renforcer les échanges économiques et les partenariats d’affaires entre les deux pays.

Annoncée sur les canaux officiels de l’ambassade de Malte à Tunis, cette initiative vise à donner un nouvel élan à la coopération bilatérale en capitalisant sur les liens historiques, géographiques, économiques et linguistiques qui rapprochent Tunis et La Valette.

Ce partenariat stratégique crée un espace d’affaires dynamique et offre des perspectives prometteuses aux opérateurs économiques des deux rives de la Méditerranée. La Chambre fait ainsi office de double tremplin, ouvrant aux acteurs tunisiens un accès privilégié au marché maltais en tant que porte d’entrée vers l’Union européenne, tout en offrant aux investisseurs maltais des débouchés importants sur le marché africain via la plateforme tunisienne.

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