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Heute — 23. Januar 2026Haupt-Feeds

La Tunisie enregistre un excédent commercial avec la France, l’Allemagne et l’Italie

23. Januar 2026 um 13:06

Tout en mettant l’accent sur l’importance de l’exportation en Tunisie et sur la valeur ajoutée qu’elle apporte, NacefBelkhiria, président du Conseil des Chambres Mixtes et de laChambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Japonaise, a indiqué que le Conseil assure 400.000 emplois, que l’exportation concerne le textile, les composants automobiles et l’électronique et que ce secteur génère, […]

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Pluviomètre et phénomènes météorologiques : état des lieux des dernières 24H

23. Januar 2026 um 12:14

Au cours des dernières 24 heures, depuis 07h00 du matin du jeudi 22 janvier 2026 jusqu’à 07h00 du matin d’aujourd’hui, vendredi 23 janvier 2026 à 07h00, des quantités variables de pluie ont été enregistrées sur l’ensemble du territoire. Les quantités maximales ont atteint 24 millimètres et ont été enregistrées au gouvernorat de Jendouba aux délégations […]

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IACE : investir en Tunisie reste difficile face aux contraintes institutionnelles

23. Januar 2026 um 11:48

Malgré leur résilience, les entreprises tunisiennes demeurent fortement contraintes par l’incertitude réglementaire, les lourdeurs administratives ainsi que par des limitations financières et technologiques, révèle une nouvelle enquête de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE). Intitulée « CEO 50: Priorités des dirigeants tunisiens face à l’instabilité », l’étude a été conduite auprès d’une cinquantaine de dirigeants représentant les […]

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Glissements de terrain à Sidi Bou Saïd : l’alerte maximale est lancée

23. Januar 2026 um 11:32

Image : capture d’écran La colline de Sidi Bou Saïd, site emblématique surplombant la Méditerranée, est aujourd’hui exposée à un risque majeur de glissement de terrain. Experts et associations tirent la sonnette d’alarme, appelant à une intervention urgente pour protéger les habitants et le patrimoine de la région. Selon le professeur en géomorphologie à l’Université […]

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Ali Zermedini : “La Tunisie, forteresse solide face au terrorisme”

23. Januar 2026 um 11:10

La Tunisie a prouvé qu’elle est “une forteresse contre le terrorisme”, affirme l’expert en sécurité Ali Zermedini. Selon lui, la société tunisienne, dans toutes ses composantes et appartenances, rejette catégoriquement tous les courants terroristes. Lors de son passage ce vendredi 23 janvier 2026 sur Jawhara FM, Zermedini a salué le rôle des forces de sécurité, […]

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Entrepreneuriat féminin : 1 Tunisienne sur 4 dirige une entreprise

23. Januar 2026 um 11:01

L’entrepreneuriat n’est plus un choix secondaire en Tunisie : il est devenu un pilier essentiel pour stimuler l’économie nationale, face aux défis économiques, climatiques et structurels. C’est ce qu’a souligné aujourd’hui Yassine Ghouia, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs. Pour soutenir les entrepreneurs, et en particulier les jeunes et les femmes, Ghouia a insisté, dans […]

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Bilan et conséquences des pluies torrentielles qui se sont abattues sur la Tunisie : Un déluge inédit depuis plus de 50 ans

23. Januar 2026 um 10:01

Pluies diluviennes et providentielles, routes coupées, dégâts matériels sans gravité et 4 victimes à déplorer, des dommages collatéraux, barrages revigorés et grandes crues évitées, voilà ce qu’il faut retenir de la dépression qui a sévi en Tunisie. En attendant une prochaine dépression ? La Presse — Les pluies torrentielles qui s’abattent sur la Tunisie, depuis […]

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Du génie solitaire à l’intelligence collective

23. Januar 2026 um 09:40

Les défis contemporains – changement climatique, révolution numérique, crises sanitaires, urbanisation, raréfaction des ressources – ont atteint un niveau de complexité tel qu’aucune conscience isolée ne peut prétendre les maîtriser. Le progrès est devenu une œuvre collective, distribuée, cumulative. L’intelligence n’est plus une lumière solitaire ; elle est plurielle.

Zouhaïr Ben Amor *

Pendant longtemps, le progrès a été raconté comme l’œuvre de figures exceptionnelles. La science, la philosophie, la technique, voire la politique, se sont construites autour d’un imaginaire puissant : celui du génie solitaire, de l’homme providentiel, capable, par une intuition rare, d’ouvrir des voies que les autres n’auraient ni la capacité ni l’inspiration d’emprunter. Cette vision a profondément structuré la modernité occidentale. Elle a façonné nos systèmes éducatifs, nos modèles de réussite et nos critères de reconnaissance sociale. La notoriété intellectuelle s’y mesure encore largement à l’aune de distinctions individuelles, dont le prix Nobel constitue l’expression la plus emblématique.

Le collectivisme intellectuel

Or, ce modèle est aujourd’hui à bout de souffle. Non parce que l’intelligence individuelle aurait disparu, mais parce qu’elle ne suffit plus. Les défis contemporains – changement climatique, révolution numérique, crises sanitaires, urbanisation, raréfaction des ressources – ont atteint un niveau de complexité tel qu’aucune conscience isolée ne peut prétendre les maîtriser. Le progrès est devenu une œuvre collective, distribuée, cumulative. L’intelligence n’est plus une lumière solitaire ; elle est plurielle.

C’est dans ce contexte que s’impose la notion d’intelligence collective, ou, plus précisément, celle de collectivisme intellectuel : une manière d’organiser la production du savoir, de l’innovation et de la décision en privilégiant le travail du groupe, indépendamment des promotions individuelles et des gratifications personnelles, au profit de l’intérêt général. Cette transformation n’est pas seulement scientifique ou technique ; elle est éducative, politique et profondément philosophique. Pour un pays comme la Tunisie, elle constitue peut-être l’une des clés majeures de son avenir.

Le mythe du génie et ses limites

La modernité occidentale s’est construite sur l’affirmation du sujet autonome. Depuis la Renaissance et les Lumières, l’individu est devenu la mesure de toute chose. Cette émancipation fut une conquête décisive : elle a libéré la pensée des dogmes religieux et des autorités arbitraires. Mais elle a aussi produit un imaginaire particulier : celui du créateur isolé, du savant solitaire, du penseur hors norme.

L’histoire des sciences a longtemps été écrite selon ce modèle héroïque. Newton, Darwin, Einstein ou Pasteur apparaissent comme des figures surgissant presque seules dans un paysage intellectuel réduit à l’arrière-plan. Pourtant, les travaux contemporains en histoire et en sociologie des sciences ont montré combien cette vision est réductrice. Les grandes découvertes sont presque toujours le fruit d’un travail collectif invisibilisé : échanges, controverses, laboratoires, institutions, contextes sociaux et politiques.

Le génie individuel existe, mais il est toujours porté par un milieu. Croire qu’il suffit de former des individus brillants pour assurer le progrès d’une société est une illusion, particulièrement coûteuse pour des pays aux ressources limitées.

Une intelligence devenue collective

La science d’aujourd’hui ne peut plus être pensée sur le modèle du savant solitaire. Les grandes avancées contemporaines – du séquençage du génome humain à la modélisation du climat, de l’intelligence artificielle à la biologie moléculaire – mobilisent des milliers de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens répartis à l’échelle mondiale. Les résultats sont souvent signés collectivement, parfois au nom d’institutions ou de consortiums.

Cette mutation n’est pas idéologique ; elle est structurelle. La complexité impose la coopération. La connaissance progresse par addition de compétences, par confrontation de points de vue, par correction mutuelle. L’intelligence devient distribuée, partagée, parfois anonyme.

Dans ce nouveau paradigme, la question centrale n’est plus : qui est le plus brillant ? Mais : comment organiser efficacement la coopération des intelligences ?

Le modèle chinois : le collectivisme en pratique

La trajectoire de la Chine depuis la Seconde Guerre mondiale illustre de manière exemplaire ce basculement. Partant d’un retard scientifique et technologique considérable, ce pays a fait un choix stratégique fondamental : considérer l’innovation comme un bien collectif.

L’ingénieur chinois ne s’approprie pas la nouveauté comme un capital symbolique personnel. Il la partage, la documente, la transmet. Les innovations circulent rapidement entre universités, centres de recherche et industries. La reconnaissance individuelle existe, mais elle reste subordonnée à la performance du groupe et à la continuité du projet collectif.

Ce modèle tranche avec la culture occidentale du leadership charismatique et de la compétition individuelle. Il explique en grande partie la capacité de la Chine à rattraper, puis parfois dépasser, certaines puissances occidentales dans des domaines stratégiques. Ce collectivisme intellectuel n’est pas la négation de l’individu ; il est l’organisation rationnelle de sa contribution.

Penser ensemble pour transformer la société

L’intelligence collective n’est pas une invention récente. Elle traverse toute l’histoire de la pensée. Le mouvement des Lumières, souvent réduit à quelques grandes figures, fut en réalité un vaste réseau d’échanges, de correspondances et de débats. L’Encyclopédie n’est pas l’œuvre d’un génie solitaire, mais celle d’une communauté intellectuelle mobilisée autour d’un projet commun : diffuser le savoir pour émanciper la société.

La Révolution française elle-même ne fut pas le produit d’un homme providentiel, mais celui d’une maturation collective des idées, rendue possible par la circulation du savoir et l’usage public de la raison.

Fondements philosophiques du collectivisme intellectuel

Chez Spinoza, l’individu n’est jamais une substance isolée. Il est un mode, une expression partielle d’un tout plus vaste. La puissance de penser augmente lorsque les individus s’accordent et coopèrent. L’intelligence collective n’est donc pas une négation de l’individu, mais l’augmentation de sa puissance par le collectif (Éthique).

Kant, dans son texte sur les Lumières, insiste sur l’usage public de la raison : penser librement, mais surtout penser avec les autres, dans un espace de discussion critique. Une société progresse moins par l’éclat d’un génie que par la vitalité de ses débats rationnels.

Chez Henri Bergson, la création s’inscrit dans la durée. Appliquée à la société, cette idée signifie que l’innovation durable n’est presque jamais un éclair isolé ; elle est le fruit d’un temps long, d’une maturation collective et continue.

Enfin, Hans Jonas introduit une exigence décisive : la responsabilité envers les générations futures. Cette responsabilité ne peut être portée par un individu seul. Elle exige une intelligence collective capable d’anticiper les conséquences à long terme de ses choix.

La Tunisie face à l’urgence du collectif

En Tunisie, la question de l’intelligence collective n’est pas abstraite ; elle est urgente. Notre pays ne manque ni de compétences ni d’esprits brillants. Il souffre de leur dispersion, de leur mise en concurrence et de l’absence d’un projet collectif fédérateur. Le système éducatif valorise encore excessivement la réussite individuelle, le classement, la performance isolée.

Le résultat est paradoxal : nous formons des individus performants, mais nous peinons à produire des projets collectifs durables. Beaucoup de talents finissent par s’exiler, non par manque d’attachement au pays, mais faute d’un écosystème capable de donner un sens collectif à leur compétence.

Dans un pays aux ressources limitées, l’intelligence collective n’est pas un luxe ; elle est la seule stratégie réaliste.

Propositions pour un renouveau possible

Premièrement, la coopération doit devenir une compétence enseignée et évaluée dès l’école et l’université. Le travail collectif ne peut plus être un simple exercice annexe.

Deuxièmement, il faut briser les cloisonnements disciplinaires. Les grands défis nationaux – eau, énergie, urbanisme, santé – exigent des équipes mêlant ingénieurs, biologistes, sociologues, philosophes et architectes.

Troisièmement, la réussite sociale doit être redéfinie. Il est urgent de valoriser les équipes, les projets collectifs et les résultats partagés, plutôt que les seules trajectoires individuelles.

Enfin, la recherche nationale doit être pensée comme un réseau coopératif, où les institutions travaillent en complémentarité plutôt qu’en concurrence.

Le monde contemporain n’a plus besoin de génies solitaires, mais de communautés intelligentes. Pour la Tunisie, le collectivisme intellectuel n’est pas une option idéologique ; il est une condition de survie et de renouveau.

Former à penser ensemble, c’est déjà commencer à se relever.

Bibliographie sélective :

  • Spinoza, Éthique, Seuil.
  • Kant, Qu’est-ce que les Lumières ?, GF Flammarion.
  • Bergson, L’Évolution créatrice, PUF.
  • Jonas, Le Principe responsabilité, Flammarion.
  • Latour, Science in Action, Harvard University Press.
  • Merton, The Sociology of Science, University of Chicago Press.
  • Lévy, L’Intelligence collective, La Découverte.
  • Morin, Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, Seuil.
  • Dewey, Democracy and Education, Free Press.
  • Naughton, The Chinese Economy: Adaptation and Growth, MIT Press.

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Nouvelle dépression attendue ce week-end

23. Januar 2026 um 09:44

Les perturbations météorologiques enregistrées en Tunisie, les lundi et mardi, 19 et 20 janvier 2026, sont dues à « une dépression en atmosphère qui caractérise la région de la Méditerranée et qui se manifeste généralement sous forme d’une série de tempêtes », a indiqué l’universitaire et climatologue Jamel Hajri l a expliqué, dans une déclaration […]

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La logique de neutralité stratégique de la Tunisie face au différend USA–UE autour du Groenland

23. Januar 2026 um 10:02

À mesure que le Forum économique mondial de Davos s’impose comme un carrefour où se croisent intérêts économiques, stratégies géopolitiques et rapports de puissance, la question de la présence ou de l’absence d’un État ne peut plus être lue comme un simple choix protocolaire. Elle devient, au contraire, un acte politique en soi, chargé de significations implicites.

L’édition 2026, placée sur le thème évocateur d’un « esprit de dialogue », s’inscrit dans un contexte international marqué par une fragmentation croissante de l’ordre occidental, dont le différend latent entre les États-Unis et l’Union européenne autour du Groenland, constitue l’un des symptômes les plus révélateurs.

C’est dans ce cadre que la participation tunisienne, limitée à une représentation ministérielle sans forte incarnation politique au plus haut niveau, a suscité critiques et inquiétudes. L’analyse formulée par notre ami et confrère l’économiste Aram Belhadj met à juste titre en lumière les coûts potentiels d’une visibilité internationale réduite : affaiblissement de la crédibilité, perte d’opportunités de partenariats, marginalisation dans les réseaux de décision économique mondiale.

Pourtant, cette lecture, bien que fondée, demeure incomplète si elle ne prend pas en compte la profondeur des recompositions géopolitiques en cours et la position structurellement vulnérable de la Tunisie dans ce nouvel échiquier.

Davos 2026 n’est pas un espace neutre. Il est devenu un lieu où se négocient, souvent en marge des sessions officielles, des équilibres stratégiques majeurs. La question du Groenland, longtemps reléguée aux marges de l’actualité, s’est progressivement imposée comme un enjeu central de rivalité transatlantique. Derrière ce territoire arctique se jouent des questions de contrôle des routes maritimes, d’accès aux ressources minières et énergétiques, et de projection militaire dans un contexte de compétition accrue entre grandes puissances.

Davos, une dimension quasi diplomatique…

La présence simultanée du président américain, des principaux dirigeants européens et de hauts responsables chinois confère à Davos une dimension quasi diplomatique, où chaque interaction est scrutée et interprétée.

Dans ce climat, la Tunisie se trouve confrontée à un dilemme classique des économies intermédiaires dépendantes de partenariats multiples. D’un côté, l’Union européenne demeure son premier partenaire commercial, son principal investisseur et un bailleur de fonds essentiel. De l’autre, les États-Unis conservent un rôle clé dans l’architecture financière internationale, tant à travers leur influence sur les institutions multilatérales que par leur poids politique et stratégique.

Prendre position, même indirectement, dans un différend opposant ces deux pôles, reviendrait à fragiliser un équilibre déjà précaire.

L’absence relative de hauts responsables tunisiens à Davos peut ainsi être interprétée comme l’expression d’une neutralité stratégique assumée. Il ne s’agit pas d’un retrait du jeu international, mais d’une volonté de ne pas être entraînée dans une dynamique de polarisation qui ne sert pas ses intérêts fondamentaux.

Lire aussi: ECLAIRAGE – Analyse des déclarations de Donald Trump au Forum de Davos

Dans un monde où les forums économiques deviennent des scènes de rivalités géopolitiques feutrées, la discrétion peut constituer une forme de prudence rationnelle, surtout pour un pays dont la marge de manœuvre financière est étroite et la dépendance aux financements extérieurs élevée.

Cette posture n’est pas sans rappeler une tradition diplomatique tunisienne historiquement fondée sur l’équilibre, le multilatéralisme et la recherche de compromis. Toutefois, la différence majeure réside dans le contexte actuel : la neutralité n’est plus perçue comme une position naturelle, mais comme un choix qui doit être constamment justifié et crédibilisé.

Dans cet environnement, l’absence prolongée des grandes scènes internationales risque de se transformer, à terme, en invisibilité structurelle, voire en déclassement.

C’est précisément là que se situe le cœur du débat soulevé par l’intervention d’Aram Belhadj. Le problème n’est pas tant l’absence ponctuelle à Davos que l’absence d’une stratégie claire de diplomatie économique capable de concilier neutralité politique et présence économique active.

Etre présent mais sans prendre parti

La Tunisie peut difficilement se permettre de renoncer aux espaces où se construisent les perceptions, se négocient les agendas et s’esquissent les futurs partenariats. Mais elle doit, dans le même temps, éviter toute lecture de sa présence comme un alignement implicite sur l’un ou l’autre camp.

Dans cette perspective, la participation technique virtuelle du ministre de l’Économie et de la Planification apparaît comme un compromis fragile mais révélateur. Elle permet de maintenir un canal de dialogue économique, de suivre les débats et de préserver une forme de continuité institutionnelle, tout en évitant l’exposition politique réelle qu’aurait entraînée une présence présidentielle ou gouvernementale plus (re)marquée.

Ce choix traduit une hiérarchisation des priorités : préserver les équilibres diplomatiques avant de rechercher une visibilité symbolique.

Neutralité oui, mais appuyée par un récit économique crédible

À moyen terme, toutefois, cette stratégie atteint ses limites. La neutralité ne peut être durable que si elle s’accompagne d’une capacité à formuler un récit économique crédible, à proposer des projets concrets et à défendre des intérêts clairement identifiés. Faute de quoi, elle risque d’être interprétée non comme une prudence stratégique, mais comme une hésitation, voire une absence de vision.

En définitive, l’épisode de Davos 2026 révèle moins un isolement conjoncturel de la Tunisie qu’un malaise plus profond dans sa projection internationale. Face à un monde de plus en plus polarisé, où les différends entre alliés traditionnels – à l’image de la rivalité USA–UE sur le Groenland – redessinent les lignes de fracture, la Tunisie cherche avant tout à ne pas choisir un camp.

Ce non-alignement pragmatique peut constituer un atout, à condition qu’il soit pensé, assumé et accompagné d’une diplomatie économique offensive, capable de transformer la retenue politique en opportunité stratégique plutôt qu’en silence coûteux.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Tunisie | Inondations, fragilités et turbulences économiques

23. Januar 2026 um 09:08

Quand la réalité déborde tandis que l’on se rassure par des discours vides : le 20 janvier 2026, alors que la Tunisie subissait des inondations d’une ampleur exceptionnelle, le One Business Forum se tenait au Palais des Congrès à Tunis. À l’intérieur, le pays se montrait sous son jour préféré : rationnel, ambitieux, maîtrisé. Costumes bien taillés, discours calibrés, mots-clés familiers : croissance, investissement, vision, résilience. Mais dès l’appel initial, une vérité s’imposait : le forum s’est ouvert sur un appel direct au pouvoir exécutif et législatif. Yassine Gouiaa, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs, a donné le ton en appelant à sortir du registre du discours pour entrer dans celui de la décision, de la structuration et de l’action coordonnée. (Ph. La Tunisie qui tchatche, et la Tunisie qui coule).

Manel Albouchi  

Un autre point frappant : l’absence de la ministre des Finances remplacée par la ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées révélait, par contraste, une priorité sur la protection du fragile plutôt que sur la structuration économique. 

À l’extérieur, la réalité était brutale : les égouts débordaient, les routes devenaient des veines congestionnées, des quartiers entiers se transformaient en bassins d’eau usée. Les citoyens progressaient dans l’eau et la boue, dignité trempée.  

Débattre de l’avenir pendant que le présent coule

Deux scènes, un seul pays. Entre elles, un clivage psychique : débattre de l’avenir pendant que le présent déborde. 

Cette dissonance n’est pas accidentelle : elle traduit une difficulté collective à faire dialoguer projection économique et réalité sociale, planification abstraite et vulnérabilité concrète. 

Les inondations n’ont pas seulement causé des dégâts matériels. Elles ont mis à nu des infrastructures insuffisantes, des zones périphériques oubliées et une anticipation des risques défaillante. L’eau ne crée pas la faille : elle la révèle. 

Lorsque des rues deviennent des rivières et que des maisons se retrouvent piégées, ce n’est pas la nature seule qui déborde : c’est un système entier qui montre ses limites. Et dans une Tunisie déjà marquée par la fatigue sociale, l’incertitude économique et la tension politique, la violence de ces pluies révèle la fragilité collective et la vulnérabilité psychique du pays. 

Un pays en mode survie

À l’intérieur du forum, les projets présentés reflètent cette réalité : pâtisserie traditionnelle, artisanat alimentaire, micro-entreprises familiales affichent des bénéfices tangibles et immédiats, plus que nombre de start-ups innovantes. Ces initiatives répondent à un réel concret : produire, vendre, nourrir. 

À l’inverse, l’innovation reste suspendue à l’exportation : huile d’olive, dattes, labels… dans un contexte où complications douanières, logistique fragile et absence de vision intégrée rendent ces paris incertains. La Tunisie peine encore à transformer son capital humain en valeur enracinée. 

Toute politique économique est aussi une politique du désir. Ce que l’on finance, ce que l’on valorise ou ce que l’on abandonne révèle moins une stratégie rationnelle qu’un imaginaire collectif : celui d’un pays qui privilégie la survie immédiate quand il n’arrive plus à se représenter dans le temps long. 

Une économie imbriquée dans un monde clivé 

L’intervention de Nizar Yaïche, ancien ministre des Finances, a rappelé que l’économie tunisienne est profondément imbriquée dans l’économie mondiale. Mais le monde traverse une phase de déséquilibre majeur. 

Les États-Unis, engagés dans un retour au rapport de force, se détachent des cadres du droit international. 

La Chine affiche un excédent commercial record, fruit d’une stratégie méthodique. 

L’Europe, fragilisée par les tensions géopolitiques et le vieillissement démographique, peine à maintenir son équilibre. 

La France, premier partenaire économique de la Tunisie, voit l’intérêt des investisseurs pour la dette à long terme décliner. 

Ces dynamiques ne sont pas extérieures à la Tunisie : elles la traversent, la secouent et la contraignent. 

Nizar Yaïche a souligné les grandes tendances mondiales : bipolarité sino-américaine, fragmentation commerciale, instabilité au Moyen-Orient, changement démographique, crise climatique, endettement massif des États et montée de l’intelligence artificielle. Ce monde clivé menace non seulement les emplois, mais aussi le sens même du travail et la place de l’humain dans l’économie.  

Les ondes de choc des grands blocs 

Dans le face-à-face Chine-États-Unis, les puissances majeures semblent presque intouchables. Leur force économique, militaire et technologique leur permet de naviguer les crises sans subir de turbulences immédiates. 

Mais les puissances moyennes et petits États, comme la Tunisie, sont les récepteurs des ondes de choc : hausse des prix, instabilité financière, pressions géopolitiques, perturbations commerciales, dépendances stratégiques. 

C’est comme lorsque deux courants d’air gigantesques se rencontrent dans l’atmosphère : les masses elles-mêmes restent stables, mais les rafales se propagent loin, frappant les zones vulnérables en aval. La Tunisie est balayée par ces vents invisibles, sentant les secousses d’un monde où les grands blocs dictent la trajectoire, tandis que les petits subissent les remous. 

Logocratie, souveraineté et nouvelles ingérences 

Un autre point central abordé fut la logocratie : le pouvoir du discours, de l’information et de l’algorithme. Dans un monde où la souveraineté se joue moins sur les frontières physiques que sur la capacité à produire, maîtriser et interpréter ses propres données, un pays sans contrôle numérique ne décide plus : il réagit. 

Parmi les solutions proposées : le corridor énergétique via la Méditerranée centrale, pour inscrire la Tunisie dans les flux stratégiques mondiaux ; et l’exportation de compétences, présentée comme levier financier et diplomatique. 

Mais, derrière ces solutions rationnelles, subsiste une réalité inconfortable : alors que d’autres nations exportent produits et technologies, exporter ses forces vives reste la principale stratégie du pays, une forme polie et contractualisée de servitude économique. 

Au même moment, au Forum économique mondial, Mark Carney soulignait que le monde est en rupture, et non en simple transition. Les grandes puissances utilisent l’intégration économique comme un instrument de coercition. Mais des pays comme le Canada peuvent et doivent construire un nouvel ordre fondé sur nos valeurs : respect des droits humains, développement durable, solidarité, souveraineté et intégrité territoriale.  

La solidarité n’est pas seulement une vertu morale, c’est une stratégie de survie. Pour la Tunisie, agir ensemble, construire des alliances locales ou régionales, devient vital. Isolée, elle reste vulnérable aux turbulences. 

Construire l’arche : un impératif national 

Si les États-Unis, la Chine et l’Europe existent comme blocs, ce n’est pas seulement pour défendre des intérêts : c’est par solidarité structurelle. Ils se protègent et se projettent ensemble. 

Sans cohérence interne, on ne peut bâtir des alliances externes solides. La Tunisie, fragmentée, doit tisser ses ponts : renforcer les liens locaux, en identifiant les zones vulnérables, en protégeant chacun et en faisant circuler l’information et les ressources ; connecter les acteurs économiques, en partageant savoir-faire et innovation pour que la réussite de l’un profite à tous et que le capital humain devienne un moteur durable de croissance ; et renforcer la cohésion sociale et psychique, en reconnaissant la peur et l’incertitude, pour transformer ces fragilités en actions collectives capables de soutenir le pays face aux crises. 

Construire l’arche, ce n’est pas seulement une réponse économique ou politique. C’est un travail psychique collectif : accepter de regarder ce qui déborde, ce qui fissure, ce qui effraie, pour cesser de colmater par des discours et commencer à transformer par du lien. Car un pays ne s’effondre jamais d’un manque de ressources, mais d’un manque de cohérence entre ce qu’il vit, ce qu’il dit et ce qu’il ose devenir. 

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L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats

23. Januar 2026 um 08:35

Les Saoudiens ont donné une fessée aux Émiratis au Yémen. La métaphore n’est pas exagérée puisque les Saoudiens ont écrasé les sécessionistes du sud et leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi, homme lige des Émirats au Yémen. Convoqué à Riyad, il a préféré prendre la fuite pour Abou Dhabi. Le vaudeville de Zoubaïdi et ses sbires marque une déroute géopolitique pour les Émirats et une victoire pour l’Arabie saoudite qui est déterminé à limer les ongles de son rival et de l’exclure de ses sphères d’influence notamment dans la Corne de l’Afrique. (Ph. Des partisans d’un mouvement séparatiste yéménite se rassemblent à Aden, au Yémen, le 16 janvier, pour protester contre les forces pro-saoudiennes dans la région. L’un d’eux brandit une photo du chef séparatiste Aidarous al-Zoubaidi.)

Imed Bahri

Le Los Angeles Times a publié une analyse de Nabih Bulos sur la crise saoudo-émiratie au Yémen considérant que l’aide apportée par les Émirats arabes unis pour exfiltrer le chef séparatiste du Sud reflète une divergence de politiques entre deux pays considérés comme parmi les plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient. 

Alors qu’Aïdarous al-Zoubaïdi était bloqué à l’aéroport d’Aden à l’invitation de l’Arabie saoudite, il ne pouvait –mais désirait ardemment– ​​refuser. Il tenta de gagner du temps, examinant minutieusement les détails du protocole, ce qui retarda le départ de l’avion du Yémen de plusieurs heures.

La poudre d’escampette

Al-Zoubaïdi, qui dirige un groupe séparatiste soutenu par les Émirats mais en conflit avec l’Arabie saoudite, savait que ce qui l’attendait à Riyad ne lui conviendrait pas, et il continua donc de tergiverser. Puis il reçut un appel l’informant que le plan d’évasion était prêt.

Al-Zoubaïdi s’enfuit précipitamment, emmenant avec lui cinq de ses principaux collaborateurs, vers une base militaire à Aden. De là, il a organisé deux convois de diversion, puis s’est rendu en voiture à la côte voisine, sous la surveillance d’un drone émirati. Au petit matin, il embarquait à bord d’un navire à destination de la Somalie, d’où il s’est envolé pour Abou Dhabi, la capitale des Émirats.

L’évasion d’Al-Zoubaïdi ce mois-ci, dont les détails ont été confirmés par des responsables basés à Aden, des milices, des dockers et par des déclarations indignées de responsables militaires saoudiens, a marqué un tournant dans un conflit de plus en plus âpre entre deux des plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient, un conflit qui remet en question l’existence même du Yémen, tout en menaçant d’aggraver les souffrances d’une population déjà confrontée à l’une des pires crises humanitaires au monde.

« Je n’ai jamais vu les Saoudiens aussi en colère. C’est indéniable », a déclaré Mohammed Al-Basha, expert basé aux États-Unis et fondateur d’Al-Basha Report, un cabinet de conseil américain spécialisé dans la gestion des risques au Moyen-Orient et en Afrique, cité par le journal américain.

Les Saoudiens estiment que les Émirats n’ont pas joué un rôle de médiateur impartial au Yémen et au-delà, et ils se sentent trahis.

Alliés proches ou adversaires acharnés

Le Los Angeles Times ajoute que ce différend, né de profondes divergences géopolitiques et commerciales qui ont transformé Riyad et Abou Dhabi, d’alliés proches à rivaux puis à adversaires acharnés, a tendu les relations au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud-Est. La concurrence entre les deux plus grands producteurs et exportateurs d’énergie au monde risque de perturber les marchés et les investissements et de compromettre les projets du président américain qui considère ces deux pays comme des partenaires clés en matière de commerce et de diplomatie.

Les tensions se sont considérablement exacerbées le mois dernier lorsque le Conseil de transition du Sud (CTS), dirigé par Aïdarous al-Zoubaïdi, a pris le contrôle d’une grande partie du sud du Yémen, auparavant contrôlé par le gouvernement yéménite internationalement reconnu, et semblait prêt à proclamer un État sécessionniste dans cette région riche en ressources.

L’offensive a pris Riyad au dépourvu car l’Arabie saoudite s’était alliée à Abou Dhabi il y a plus de dix ans dans une campagne militaire dévastatrice contre les Houthis, la faction soutenue par l’Iran qui avait pris le contrôle de la capitale yéménite, Sanaa, en 2014.

Le CTS, formé en 2017 pour promouvoir un État indépendant dans le sud du Yémen et soutenu par les Émirats, a rejoint la campagne contre les Houthis en 2022 aux côtés du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite. Cependant, les lignes de front sont restées globalement inchangées jusqu’à la récente avancée du CTS. L’Arabie saoudite semblait initialement se satisfaire du pari du CTS de s’emparer de davantage de territoire, y compris une zone limitrophe de son propre territoire. Cependant, elle lança rapidement des frappes aériennes contre ce qu’elle prétendait être une cargaison d’armes émiraties destinées aux séparatistes (accusation que les Émirats ont démentie), suivies d’une offensive rapide et brutale qui chassa le CTS de tout le territoire qu’il contrôlait, permettant aux forces gouvernementales de s’emparer de son bastion à Aden.

Parallèlement, le gouvernement yéménite exigea que les Émirats mettent fin à leur présence militaire dans le pays. Les séparatistes étant presque totalement vaincus, l’Arabie saoudite convoqua –ou, selon certains témoignages, ordonna– à al-Zoubaïdi et à plus de 50 autres délégués du CTS à Riyad pour discuter de l’avenir du Yémen du Sud. Al-Zoubaïdi avait de bonnes raisons de craindre l’emprisonnement ou au moins une reddition forcée, et c’est pourquoi il s’est enfui. L’Arabie saoudite le qualifie désormais de « fugitif », tandis que le gouvernement yéménite l’accuse de haute trahison.

Le lendemain, le délégué du CTS à Riyad est apparu à la télévision d’État yéménite pour annoncer la dissolution du Conseil. De nombreux membres du Conseil, hors d’Arabie saoudite, ont contesté la validité de cette décision, la jugeant prise sous la contrainte et sous la pression de l’Arabie saoudite qui retenait la délégation en otage. Cependant, dimanche, les membres du Conseil à Riyad ont participé, avec d’autres personnalités politiques yéménites, à une réunion présentée comme « consultative » sur l’avenir du Yémen du Sud, une initiative qui vise, selon les observateurs, à nier toute coercition de la part de Riyad.

Une force déstabilisatrice

Le Los Angeles Times souligne qu’au cœur du différend entre l’Arabie saoudite et les Émirats réside une divergence de vision entre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed ben Zayed. Dès sa nomination au poste de ministre saoudien de la Défense en 2015, Ben Salmane a adopté une politique étrangère offensive, marquée notamment par une offensive infructueuse contre les Houthis et l’enlèvement du Premier ministre libanais Saad Hariri. En 2017, l’Arabie saoudite s’est alliée aux Émirats et à Bahreïn pour imposer un blocus de quatre ans au Qatar. Toutefois, son approche a évolué depuis, privilégiant la stabilité régionale au nom de la prospérité économique.

Les Émirats, quant à eux, se sont révélés être une force déstabilisatrice. Non contents d’avoir normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël durant le premier mandat du président Trump, violant ainsi les conditions posées de longue date par l’Arabie saoudite pour parvenir à une paix arabe globale avec Israël, ils ont consacré la dernière décennie à bâtir un réseau de groupes armés, de bases militaires, de ports et d’actifs secrets en mer Rouge et à travers l’Afrique, menaçant les gouvernements de nombreux pays.

Cela est particulièrement flagrant au Soudan, où l’opposition critique le soutien apporté par les Émirats aux Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire accusé de génocide durant la guerre civile. Les Émirats nient toute assistance aux FSR, affirmant que leur objectif est de préserver l’intégrité territoriale du Soudan, malgré des preuves accablantes du contraire.

Depuis le début de la crise yéménite, l’Arabie saoudite et les Émirats se livrent à une violente guerre médiatique. Influenceurs et journalistes s’échangent des accusations sur les réseaux sociaux, tandis que les chaînes d’État diffusent des reportages biaisés. Lundi, l’Arabie saoudite a organisé une visite de presse à Mukalla, ville portuaire du sud du Yémen, où le gouvernement yéménite a accusé les Émirats de gérer une prison secrète. Ailleurs dans la région, les relations et les alliances connaissent une restructuration rapide.

Déloger les Émiratis  

Peu après la fuite d’al-Zoubaïdi, le gouvernement somalien a annoncé la suspension de sa coopération sécuritaire et commerciale avec les Émirats, notamment la concession accordée au géant portuaire émirati DP World d’opérer depuis le port de Berbera, port par lequel al-Zoubaïdi s’était enfui. Les observateurs ajoutent que les Émirats ont apparemment perdu leurs droits de survol militaire de l’Égypte, du Soudan et de l’Arabie saoudite. L’administration de l’aéroport d’Al-Kufra en Libye, qui était devenu un maillon essentiel de la chaîne logistique des Émirats vers leurs alliés soudanais, a annoncé sa fermeture pour un mois. Tandis que l’Arabie saoudite s’efforce de démanteler le réseau militaire des Émirats, elle met simultanément en place le sien.

Le journal américain cite un responsable somalien, ayant requis l’anonymat pour évoquer la dynamique régionale, selon lequel l’Arabie saoudite envisage une alliance militaire avec l’Égypte et la Somalie, et que les autorités saoudiennes ont fait pression sur le Somaliland pour empêcher Israël d’établir des bases militaires sur son territoire. La Turquie réalise également des progrès significatifs dans ses relations avec l’Arabie saoudite, un changement radical par rapport à la position de ces deux rivaux acharnés. Riyad prévoit d’acheter des avions de chasse chinois au Pakistan pour équiper le Yémen.

Parallèlement, l’Arabie saoudite s’efforce de réduire l’influence émiratie au Yémen.

Des commandants militaires à Aden ont déclaré au Los Angeles Times que Riyad avait accepté de prendre en charge les salaires de tous les combattants, soit environ 80 millions de dollars par mois.

Des personnalités politiques soutenues par les Émirats arabes unis ont également été écartées du Conseil présidentiel yéménite et remplacées par des personnes plus favorables à l’Arabie saoudite.

Le journal américain ajoute qu’il est difficile de prévoir si les Émirats accepteront de perdre leur influence au Yémen après la défaite du Conseil de transition du Sud. Al-Basha a déclaré : « Les Émirats arabes unis semblent actuellement privilégier le soft power dans le sud-ouest du Yémen, comme ils l’ont fait au Somaliland. La question demeure : cela se traduira-t-il, à terme, par un soutien à une insurrection armée? ».

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Vigilance sur les côtes nord : vent fort et mer très agitée

23. Januar 2026 um 08:34

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Transition énergétique : la Tunisie lance le projet solaire ELMED de 400 MW

23. Januar 2026 um 08:29

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Gestern — 22. Januar 2026Haupt-Feeds

Au-delà de la croissance : les IDE comme moteur du bien-être économique

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Ben Arous : mobilisation générale pour une rentrée scolaire vendredi

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Le film tunisien The Voice of Hind Rajab en lice pour l’Oscar du meilleur film international

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