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Heute — 27. März 2026Haupt-Feeds

Face aux forages anarchiques, le gouvernement digitalise la gestion

27. März 2026 um 08:48

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche vient de lancer une plateforme électronique dédiée à la gestion des autorisations de forage de puits profonds et à l’exploitation des eaux souterraines.

Présentée à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars, cette initiative marque une étape importante dans la modernisation de l’administration et dans la transparence de la gestion des ressources hydriques. Le dispositif concerne notamment les puits dépassant 50 mètres de profondeur et vise à simplifier les démarches pour les usagers, en particulier les agriculteurs et les structures liées à l’irrigation.

En clair, la nouvelle plateforme permet de dématérialiser l’ensemble des procédures, entre autres les dépôts des demandes, la transmission des documents et le suivi des dossiers. Les délais d’instruction, auparavant supérieurs à un an, devraient être réduits à 21 jours.

A noter au passage que près de 4 000 demandes sont annuellement déposées. Grâce à une base de données actualisée et à des outils d’analyse, l’administration pourra améliorer la prise de décision, renforcer le contrôle de l’exploitation des nappes et limiter les forages anarchiques, tout en garantissant davantage d’équité et de transparence dans l’accès aux ressources en eau.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique et dans le plan de gouvernance et de lutte contre la corruption dans le secteur de l’eau, élaboré avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). En intégrant l’analyse de données et les technologies émergentes, la plateforme vise aussi à anticiper les situations de stress hydrique et à optimiser la gestion des ressources. Cette démarche intervient dans un contexte de sécheresses répétées, de demande croissante en eau et de pressions liées au changement climatique.

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Tunisie | Réformer l’administration avant qu’elle n’étouffe le pays

12. März 2026 um 08:30

La Tunisie se trouve à un tournant historique. Longtemps saluée pour la diversité de son économie et la qualité de son capital humain, elle pourrait basculer soit dans une stagnation prolongée, soit dans une véritable transformation. Mais pour que ce potentiel se concrétise, il faudra dépasser l’entrave historique que représente l’administration.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Contrairement à certains voisins mono-sectoriels, la Tunisie dispose d’un mix industriel, agricole et technologique qui, correctement exploité, peut absorber certains chocs économiques. L’industrie manufacturière, le tourisme, l’agriculture et les services constituent un socle solide, soutenu par une main-d’œuvre qualifiée et une proximité stratégique avec l’Europe.

Pourtant, cette diversification reste fragile : croissance faible, inflation persistante et chômage des jeunes souvent supérieur à 30 %. La dette publique, supérieure à 80 % du PIB, limite la marge de manœuvre de l’État. La diversification seule ne suffit pas : sans réformes structurelles, les atouts du pays resteront largement inexploités.

Faire face au frein bureaucratique

L’administration tunisienne, héritée d’un État centralisé et renforcée après la révolution de 2011, demeure un obstacle majeur à l’investissement et à la création d’entreprises. Les procédures complexes et la multiplication des autorisations étouffent l’initiative privée et favorisent l’informalité.

Certains diront que la bureaucratie protège les citoyens et encadre l’économie. C’est vrai dans une certaine mesure. Mais l’excès de procédures freine la compétitivité et le développement. La digitalisation, la simplification des licences et la mise en place d’un guichet unique pour les investisseurs pourraient accélérer les projets tout en maintenant la régulation et la transparence.

Des secteurs porteurs pour relancer l’économie

Plusieurs secteurs – énergies renouvelables, industrie technologique, numérique et agro-industrie – pourraient soutenir une croissance annuelle de 3 à 4 % en Tunisie d’ici 2035. Mais cette trajectoire reste conditionnée par des réformes structurelles, notamment la modernisation de l’administration et la gestion des défis économiques et climatiques.

Si la Tunisie parvient à canaliser ses forces, plusieurs secteurs pourraient devenir les véritables moteurs d’une relance durable d’ici 2035. Imaginez un pays où le désert tunisien n’est plus un obstacle, mais une source de puissance énergétique. Des panneaux solaires étincelants s’étendent sur des hectares, et des éoliennes tournent au rythme des vents méditerranéens, produisant de l’électricité non seulement pour alimenter le pays, mais aussi pour exporter vers l’Europe.

Les énergies renouvelables représentent bien plus qu’une solution écologique : elles sont un levier stratégique pour réduire la dépendance énergétique, attirer des investissements et créer des emplois dans des régions longtemps délaissées.

L’industrie automobile et électronique pourrait devenir un autre pilier de cette transformation. Déjà intégrée aux chaînes européennes, la Tunisie a l’opportunité de se positionner sur les véhicules électriques et les composants high-tech. Chaque usine capable de produire localement des pièces pour l’Europe ou de créer des composants électroniques de pointe est une promesse de modernisation industrielle et de dynamisation de l’exportation, tout en développant des compétences technologiques rares dans la région.

Dans les villes comme Tunis, Sfax et Sousse, le secteur numérique et les startups offre un horizon tout aussi prometteur. Des jeunes ingénieurs et développeurs, formés dans les meilleures écoles tunisiennes, rêvent de transformer l’innovation en valeur économique. Les coûts compétitifs et l’expertise locale peuvent faire naître un véritable écosystème technologique, capable de rivaliser avec les hubs régionaux et d’attirer des investisseurs internationaux.

Enfin, l’agro-industrie modernisée pourrait revitaliser les régions intérieures. Imaginez des champs équipés de systèmes d’irrigation intelligents et de technologies avancées, transformant les produits locaux en biens exportables à forte valeur ajoutée : huile d’olive de qualité, dattes soigneusement sélectionnées, fruits et légumes conditionnés pour les marchés européens. Ce secteur ne serait pas seulement un moteur économique : il offrirait des emplois stables, réduisant les disparités régionales et donnant un nouvel élan aux zones rurales.

Si ces quatre secteurs sont développés de manière cohérente et planifiée, le pays pourrait soutenir une croissance annuelle de 3 à 4 %, ramener le chômage global à environ 10 % et créer des emplois répartis entre le littoral et l’intérieur, donnant enfin vie au potentiel longtemps contenu de la Tunisie.

Vigilance face aux risques persistants

Pourtant, cette projection optimiste n’est pas automatique. La Tunisie doit naviguer avec prudence face à plusieurs obstacles majeurs. La dette publique élevée continue de limiter les marges de manœuvre, freinant les investissements et la construction d’infrastructures vitales. Le chômage des jeunes, toujours très élevé dans certaines régions, reste un facteur de tension sociale et une menace pour la rétention des talents. Et le spectre du stress climatique plane sur l’agriculture et l’industrie agroalimentaire : sécheresses répétées et raréfaction de l’eau pourraient fragiliser la production, ralentissant les ambitions de croissance.

Ces défis ne sont pas insurmontables, mais ils mettent en évidence une vérité simple : le succès dépendra de la cohérence des politiques publiques et de la capacité à réformer l’administration. Sans cette volonté de modernisation et d’action structurée, même les meilleures idées resteront lettre morte, et le potentiel de la Tunisie continuera d’être étouffé par ses propres structures.

Agir ou périr

La Tunisie a tous les atouts pour réussir : diversification économique, capital humain qualifié et position stratégique. Mais le temps presse. L’administration doit être modernisée, les procédures simplifiées, et les investissements ciblés et protégés.

Le choix est clair et brutal : soit la Tunisie réforme son administration et libère son potentiel, soit elle condamne ses talents, ses richesses et ses ambitions à mourir sous le poids de ses propres procédures.

* Ingénieur informatique, cadre d’une entreprise publique.

** Un outil d’intelligence artificielle a été utilisé pour affiner la structure, fluidifier le texte et vérifier la cohérence des informations factuelles.

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Consulats tunisiens : Cap sur la modernisation numérique

12. November 2025 um 09:43

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé que la modernisation numérique des services consulaires et le soutien à la diaspora tunisienne figurent parmi les priorités majeures de son département.

Un virage numérique pour la diplomatie de proximité

Lors de la séance plénière tenue mardi au Palais du Bardo, Nafti a expliqué que son ministère travaille en étroite coordination avec les missions diplomatiques et consulaires tunisiennes afin de corriger les insuffisances constatées dans la qualité du service rendu aux citoyens à l’étranger.

Cette politique s’inscrit dans une démarche de gouvernance consulaire rénovée, visant à fluidifier les démarches administratives, réduire les délais et éviter les déplacements inutiles vers les ambassades et consulats.

Selon le ministre, cette transition numérique permettra aux membres de la communauté tunisienne d’accéder à un large éventail de services à distance, tout en désengorgeant les sièges consulaires.

Une plateforme électronique en pleine expansion

Nafti a mis en avant les progrès réalisés grâce à l’activation et l’extension de la plateforme consulaire électronique, désormais accessible dans plusieurs missions diplomatiques.

L’engouement pour cet outil est manifeste, a-t-il souligné, avec une hausse constante des demandes de rendez-vous en ligne pour les différents services consulaires.

Le ministre a également précisé qu’une collaboration étroite avec le ministère des Technologies de la Communication est en cours pour corriger les lacunes techniques et renforcer la performance du système.

À terme, de nouveaux services numériques seront intégrés via le portail des services administratifs à l’étranger, attendu prochainement.

Des consulats connectés au système d’état civil

Dans le même esprit de modernisation, 50 consulats ont été reliés au système d’état civil tunisien, une avancée notable qui permettra aux citoyens nés en Tunisie de recevoir leur acte de naissance directement au consulat, sans présentation du livret de famille.

Cette mesure devrait considérablement simplifier les démarches administratives des Tunisiens de la diaspora et renforcer leur lien avec l’administration nationale.

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