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La guerre des illusions au Moyen-Orient

07. März 2026 um 08:30

Il est des guerres qui naissent d’une nécessité stratégique, et d’autres qui prennent forme dans l’ombre des illusions. La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran qui s’est ouverte semble appartenir à cette seconde catégorie. À peine déclenchée, elle révèle déjà une accumulation de certitudes fragiles, de paris stratégiques hasardeux et de doctrines héritées d’un autre temps. Washington poursuit l’objectif d’une transformation politique imposée par la force en espérant provoquer un changement de régime à Téhéran, tandis qu’Israël agit au nom d’une refonte durable de son environnement régional.

Yahya Ould Amar *

Le Moyen-Orient a toujours été le théâtre de projets géopolitiques visant à le transformer ou le redessiner. La guerre actuelle met en lumière une chaîne d’illusions — américaines, israéliennes, régionales et même internationales — qui, combinées, transforment un calcul de puissance en un conflit dont nul ne semble aujourd’hui maîtriser les conséquences.

Comme jadis l’Empire perse — vaste puissance s’étendant de l’Inde à la Méditerranée — se dressa face à l’ambition d’Alexandre Le Grand, comme l’Empire ottoman résista aux entreprises britanniques, comme l’Amérique s’est heurtée aux montagnes afghanes, l’Orient rappelle sans cesse la même leçon, qu’il n’est pas un échiquier que l’on redessine à volonté. C’est une terre ancienne, faite d’empires, de peuples et de mémoires profondes — un sable mouvant qui finit toujours par engloutir ceux qui croient pouvoir le dompter.

Illusion américaine du changement de régime par la force

La première illusion est américaine. Elle s’inscrit dans une conviction que l’usage de la force provoque un changement politique rapide et fait naître spontanément des «démocraties» dociles.

Depuis l’Irak en 2003 jusqu’à la Libye en 2011, l’hypothèse implicite est la même, il suffit de frapper un régime autoritaire suffisamment fort pour le désorganiser, et les sociétés locales finiront par produire d’elles-mêmes un nouvel ordre politique plus favorable aux Etats-Unis.

Malgré les prétextes évoqués pour déclencher la guerre contre l’Iran, rien ne prouve que le président Trump se soucie de la démocratie ou du peuple iranien, ou des peuples d’autres pays opprimés par des autocrates ou des dictateurs dont certains comptent parmi ses amis.

L’idée que la décapitation du pouvoir iranien, combinée à des frappes massives et à une pression économique extrême – depuis près de cinquante ans – pourrait provoquer une crise interne majeure du régime, a constitué l’un des paris implicites de l’escalade.

Mais la réalité au Moyen Orient est presque inverse. Les sociétés confrontées à une attaque extérieure ont souvent tendance à se rallier à l’État, même lorsque ce dernier est contesté. En Iran, les premiers effets du conflit semblent confirmer ce schéma. Les bombardements n’ont pas provoqué l’effondrement du régime ; ils ont au contraire marginalisé l’opposition interne et renforcé le réflexe de défense nationale.

À cette première illusion s’en ajoute une seconde, plus lourde de conséquences, la croyance que la guerre peut rester un instrument politique contrôlable.

Toute stratégie militaire repose sur une hypothèse implicite de sortie. Or la confrontation actuelle révèle l’érosion profonde de la confiance iranienne dans tout processus de négociation avec les Etats-Unis. Les cycles répétés de pourparlers, brusquement interrompus par des actions militaires de Washington, ont laissé une empreinte durable, aux yeux de Téhéran, la parole américaine n’est plus crédible.

Dans ces conditions, toute tentative de dialogue peut être interprétée comme une manœuvre tactique plutôt que comme une véritable ouverture diplomatique.

Ainsi se met en place un mécanisme redouté, plus la guerre se prolonge, plus il devient difficile de trouver un interlocuteur crédible pour y mettre fin, les principaux dirigeants ayant été éliminés physiquement, le vide politique rend toute négociation non seulement improbable, mais suspecte par avance. Trump peut toujours siffler la fin de la partie, en déclarant «sa» victoire.

Illusion israélienne de remodeler le Moyen-Orient par la force

Du côté israélien, l’illusion est d’une autre nature, plus ancienne et plus ambitieuse. Elle relève d’une doctrine stratégique profondément ancrée, la conviction que le pays peut, par une série d’attaques militaires décisives portées aux autres, transformer durablement son environnement régional et «changer le visage du Moyen-Orient», selon la formule récurrente de Netanyahu. Cette vision remonte aux analyses formulées dans les années 1980 et 1990, depuis les réflexions d’Oded Yinon jusqu’au rapport A Clean Break. Elle repose sur l’idée que l’affaiblissement militaire de ce que certains qualifient d’«axe de la résistance» pourrait, à terme, ouvrir la voie à un nouvel équilibre régional plus favorable à Israël.

Dans cette lecture, le Moyen-Orient demeure marqué par la fragilité de structures étatiques souvent issues des héritages coloniaux et traversées par de profondes lignes de fracture ethniques, religieuses ou communautaires. L’hypothèse implicite est que l’exploitation ou l’accentuation de ces dynamiques internes pourrait contribuer à redessiner l’environnement géopolitique régional de manière à réduire durablement les menaces pesant sur la sécurité d’Israël.

Dans une telle logique, cela pourrait susciter l’inquiétude d’autres puissances régionales, qui pourraient redouter qu’une dynamique de recomposition ne finisse par affecter l’ensemble du Moyen-Orient.

Des États comme l’Égypte ou la Turquie, dont la stabilité repose sur des équilibres politiques et territoriaux complexes, pourraient difficilement rester indifférents à toute dynamique régionale qui banaliserait l’idée d’une recomposition des États du Moyen-Orient le long de lignes identitaires ou confessionnelles.

Pourtant, cette ambition porte en elle des risques abyssaux et des limites structurelles, car la supériorité technologique et aérienne peut briser des armées, paralyser des infrastructures et éliminer des chefs ; elle ne refaçonne pas les nations ni les âmes. Le risque majeur est celui du boomerang stratégique, un Iran humilié mais uni dans le martyre, un Hezbollah régénéré, une radicalisation régionale qui alimentera de nouvelles générations de résistance asymétrique.

Les limites sont plus profondes encore, les bombardements n’ont jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, renversé durablement un régime déterminé ni fait naître l’ordre espéré. Ils durcissent au contraire les sociétés, transforment les dictatures en symboles nationaux et épuisent l’agresseur lui-même.

L’histoire géopolitique est impitoyable, aucun empire n’a jamais réussi à imposer durablement sa volonté à l’Orient, par la seule force des armes.

Car frapper l’Iran aujourd’hui, c’est réveiller la Perse éternelle, celle qui a vu passer Cyrus, Darius, les Sassanides, les Safavides… et qui sourit encore devant les empires éphémères.

Le Moyen-Orient n’est pas seulement un espace stratégique ; c’est aussi un espace de mémoires, d’identités et de récits historiques profondément enracinés. Les guerres y modifient les équilibres de puissance, mais elles ne transforment pas les imaginaires collectifs qui structurent les sociétés.

Dans une région façonnée par des siècles de conflits et de rivalités, la paix n’est pas une concession mais l’expression la plus élevée de la stratégie. Les guerres peuvent déplacer des frontières, elles ne transforment jamais les sociétés. Seule la paix a la capacité de modifier les perceptions, de reconstruire les imaginaires politiques et de créer les conditions d’un ordre durable.

Dans un Moyen-Orient épuisé par les cycles de violence, la véritable audace est bien de rendre enfin possible la prochaine paix.

Illusion du parapluie sécuritaire américain

La guerre révèle également les failles d’un autre pilier de l’ordre régional, la sécurité garantie par des alliances avec les Etats-Unis. Depuis plusieurs décennies, les monarchies du Golfe ont construit leur stabilité autour d’un partenariat sécuritaire étroit avec les États-Unis, complété par l’acquisition de systèmes de défense avancés mais technologiquement bridés par rapport à ceux fournis à Israël.

Ce modèle repose sur une double hypothèse que la présence américaine dissuade les adversaires, et la technologie peut neutraliser la plupart des menaces, ce qui n’a pas été observé lors de l’attaque israélienne sur le Qatar en 2025. Mais la guerre actuelle expose les failles de cette architecture. Les bases américaines installées dans la région constituent certes un instrument de dissuasion, mais elles deviennent aussi des cibles dans un conflit ouvert. Quant aux systèmes antimissiles, ils restent confrontés à une limite de saturation ou de stock disponible localement ou produit aux Etats-Unis. Dans une guerre prolongée mêlant drones, missiles balistiques et attaques asymétriques, la défense technologique se révèle bien vulnérable que coûteuse.

Une autre illusion se dissipe à mesure que le conflit se prolonge qui est celle d’une guerre régionale maîtrisable. Les marchés financiers ont immédiatement réagi aux premières frappes par une volatilité brutale et des pertes massives, révélant la sensibilité extrême de l’économie mondiale à toute perturbation dans une région qui concentre encore une part importante de l’approvisionnement énergétique mondial. Les premières estimations évoquent déjà des pertes de plusieurs milliers de milliards de dollars sur les marchés internationaux dans les premiers jours du conflit, sans compter les impacts sur la croissance et l’inflation.

Dans un système économique profondément interconnecté, une guerre régionale au Moyen-Orient devient rapidement un choc systémique pour l’ensemble de l’économie mondiale.

La guerre, qui semblait au départ un calcul stratégique régional, devient ainsi un facteur d’instabilité systémique.

Illusion confessionnelle et mémoire des quatorze siècles

Une autre illusion, plus ancienne et profondément enracinée, tient à la lecture confessionnelle du Moyen-Orient. Depuis quatorze siècles, la fracture entre sunnites et chiites nourrit l’imaginaire politique et alimente périodiquement, dans les Etats sunnites du Moyen Orient, la crainte d’une influence iranienne s’exerçant à travers les communautés chiites présentes. Ces dernières vivent pourtant depuis des siècles au cœur de ces sociétés — du Liban à l’Irak, du Koweït à l’Arabie Saoudite — où les loyautés nationales, sociales et politiques se révèlent bien plus complexes que ne le suggère la seule grille confessionnelle. Mais l’attaque récente de bases américaines et autres lieux dans le Golfe par l’Iran a ravivé des peurs anciennes, réveillant le spectre d’un clivage qui traverse l’histoire islamique depuis près de quatorze siècles. Ainsi, derrière l’affrontement géopolitique ressurgissent des inquiétudes historiques qui continuent de façonner les perceptions stratégiques de la région.

Illusion iranienne

Il serait toutefois erroné de considérer que seules les Etats-Unis et Israel nourrissent des illusions stratégiques, l’Iran lui-même fonde sa stratégie sur un pari inverse, celui de la résilience. Depuis plusieurs décennies, la doctrine militaire iranienne repose sur la conviction qu’un adversaire technologiquement supérieur peut être épuisé dans une guerre longue, grâce à la profondeur territoriale, à la dispersion des infrastructures et à l’usage de moyens asymétriques. Cette stratégie n’est pas sans rationalité. Mais elle comporte elle aussi des dangers telles que la destruction progressive des infrastructures et la pression économique interne. La résilience peut prolonger une guerre mais ne garantit pas nécessairement une victoire.

Illusion de la protection Russe ou chinoise

Une autre illusion selon laquelle la Chine ou la Russie pourraient offrir aux États menacés un véritable contrepoids face à la puissance occidentale.

Depuis une décennie, l’affirmation de Pékin et le retour militaire de Moscou ont nourri l’idée que l’érosion de l’hégémonie américaine ouvrirait un nouvel espace pour ces puissances. Mais l’expérience récente invite à la prudence. De l’Irak à la Libye, de la Syrie au Venezuela, et aujourd’hui à l’Iran, le soutien des grandes puissances rivales de Washington reste diplomatique, économique ou technologique. Lorsque le risque d’une confrontation directe avec les États-Unis apparaît, les solidarités proclamées cèdent toujours devant les calculs stratégiques.

La guerre actuelle rappelle cependant une réalité constante que la Chine et la Russie ne risquent jamais une confrontation directe pour défendre des partenaires lorsque leurs intérêts vitaux ne sont pas en jeu. Ces partenariats ou alliances sont souvent solides dans les discours et beaucoup plus incertaines lorsque les risques d’escalade deviennent existentiels.

Illusion de l’Onu comme gardienne de la paix

Mais la désillusion la plus profonde concerne un autre pilier de l’ordre international contemporain, la croyance que le droit international et les institutions multilatérales pouvaient offrir une protection minimale aux États.

Depuis 1945, l’architecture construite autour de l’Onu portait l’ambition d’un système où la force serait, sinon abolie, du moins encadrée par des règles collectives. Pour les États l’existence d’un droit international, d’instances de médiation et d’un Conseil de sécurité chargé de préserver la paix représentait l’espoir d’un monde où la puissance brute ne serait plus l’unique arbitre des conflits. Or les guerres du XXIe siècle ont révélé l’écroulement de cet édifice normatif.

Les résolutions paralysées par les rivalités entre grandes puissances, les vetos successifs qui neutralisent toute action collective, ont neutralisé les mécanismes de sécurité conduisant à une Onu devenue simple observateur des crises. Là où les États les plus fragiles espéraient trouver un bouclier juridique, ils découvrent aujourd’hui un système incapable de contraindre les puissances lorsqu’elles décident d’agir.

Aux yeux du Sud global, le droit international n’apparaît plus comme une protection effective mais comme un langage moral incapable de résister aux logiques de puissance. Quant à l’Onu, elle ressemble aujourd’hui à une architecture diplomatique héritée d’un monde disparu.

L’une des conséquences les plus inquiétantes de cette évolution est le retour progressif d’un système international où la sécurité repose avant tout sur la capacité des États à se défendre eux-mêmes. Dans ce monde qui réapparaît, les garanties juridiques se révèlent inopérantes, les alliances incertaines et les institutions internationales impuissantes.

Lorsque les rapports de force deviennent l’arbitre des crises, l’ordre international cesse d’être véritablement juridique pour redevenir essentiellement militaire.

Au fond, les guerres fondées sur des illusions commencent souvent par la promesse d’une victoire rapide ou d’un nouvel ordre régional. Elles se terminent plus fréquemment par des compromis tardifs, négociés après des destructions immenses et des équilibres encore plus fragiles.

Le Moyen-Orient, qui a déjà vu passer tant d’empires et de projets géopolitiques, pourrait bien rappeler une fois de plus à ceux qui prétendent le transformer que la puissance militaire peut briser des États, mais qu’elle ne suffit jamais à refaçonner durablement les sociétés.

* Economiste, banquier et financier.

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L’Iran continue de cibler des bases US dans les pays du Golfe  

01. März 2026 um 12:04

L’Iran a multiplié les tirs de missiles ce dimanche 1er mars 2026, quelques heures après l’annonce de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient, qui ont touché plusieurs pays arabes : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Liban, Koweït, Irak et Oman. (Ph. Doha touché par un missile iranien, ce dimanche matin 1er mars 2026).

Selon un communiqué de l’armée iranienne, relayé par la télévision d’État, ce dimanche 1er mars 2026, «les pilotes des forces aériennes de la République islamique d’Iran ont bombardé avec succès des bases américaines dans des pays du Golfe persique et dans la région du Kurdistan en Irak au cours de plusieurs phases d’opérations», en représailles aux frappes israéliennes et américaines menées contre l’Iran. De fortes explosions ont ainsi été entendues ce matin dans l’est de Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, selon des habitants et des informations rapportées par l’AFP.

Plusieurs détonations puissantes ont été entendues, provoquant l’inquiétude des résidents. Une épaisse fumée noire a été observée s’élevant dans le ciel de la zone touchée, sans que les autorités saoudiennes ne communiquent immédiatement sur l’origine des explosions ni sur d’éventuelles victimes.

De son côté, l’armée israélienne a annoncé ce matin avoir détruit environ la moitié des stocks de missiles de Iran, depuis le début des frappes menées conjointement avec les Etats-Unis contre des cibles militaires iraniennes.

Dans un discours télévisé, le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, a affirmé que les frappes ont permis de «détruire environ la moitié des stocks de missiles du régime iranien» et d’empêcher la production d’au moins 1 500 nouveaux missiles. Il a ajouté que l’Iran produisait récemment des dizaines de missiles sol-sol par mois, avec un objectif d’augmenter la cadence de production à plusieurs centaines par mois.

Tôt ce matin, Donald Trump avait publié ce message de menace sur son réseau social : «L’Iran vient d’annoncer qu’il allait frapper très durement aujourd’hui, plus durement qu’il ne l’a jamais fait auparavant. Il vaut mieux qu’ils ne le fassent pas, cependant, parce que si c’est le cas, nous les frapperons avec une force jamais vue jusque-là !».

En Israël, la situation reste extrêmement tendue ce matin. Un immeuble de Tel-Aviv avait été éventré hier par un missile iranien d’une charge explosive d’environ 500 kg, créant un cratère dans le sol de plusieurs mètres de diamètre. Plusieurs immeubles du quartier sont devenus méconnaissables par le souffle de l’explosion. Le bilan des frappes iraniennes sur le territoire hébreu s’élève à un mort, une femme d’une cinquantaine d’années; et plusieurs dizaines de blessés. Une nouvelle salve de missiles risque de s’abattre aussi aujourd’hui sur Israël.

I. B.

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Moyen-Orient | La Tunisie condamne toute violation du territoire d’un État

01. März 2026 um 10:42

Suite aux raids militaires israélo-américains contre l’Iran, la Tunisie a affirmé suivre avec une profonde préoccupation et une vive inquiétude la dangereuse escalade militaire dans la région et les risques potentiels d’extension du conflit et du chaos, ainsi que la grave menace que cela représente pour la paix et la sécurité régionales et internationales.

«Dans cette situation extrêmement dangereuse, la Tunisie a réaffirmé son attachement au respect du principe de souveraineté des États et a condamné toute agression contre le territoire d’un État ou toute violation de son intégrité territoriale», a indiqué un communiqué publié dimanche matin, 1er mars 2026, par le ministère des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens de l’étranger, soulignant dans ce contexte son «rejet absolu de toute attaque contre les territoires des États arabes frères», sans nommer aucun des auteurs desdites attaques, soit Israël et les Etats-Unis d’un côté et l’Iran de l’autre.

La Tunisie a exprimé sa pleine solidarité avec le Royaume d’Arabie saoudite, l’État du Koweït, l’État du Qatar, le Royaume de Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Royaume hachémite de Jordanie et la République d’Irak, selon le même communiqué.

«Forte de son attachement à la fraternité arabo-islamique et de son adhésion indéfectible aux principes du droit international et au règlement pacifique des différends, la Tunisie a appelé toutes les parties à cesser immédiatement leurs opérations militaires, à faire preuve de retenue, à reprendre les négociations et à éviter toute nouvelle escalade afin de protéger les vies innocentes et de préserver les ressources des peuples de la région», précise le communiqué.

La Tunisie a aussi souligné la nécessité pour le Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités et de prendre toutes les mesures nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

I. B.

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Du Nil à l’Euphrate | L’Amérique, Israël et les Etats du Golfe contre l’Iran

01. März 2026 um 08:38

La guerre menée contre les pays musulmans depuis la déclaration Balfour en 1917 a connu un nouveau développement avec l’attaque aérienne américaine contre l’Iran, soutenue semble-t-il par l’aviation israélienne opérant on peut le supposer beaucoup plus dans le registre politique que véritablement militaire. (Ph. Le Proche et Moyen-Orient sur un volcan israélo-américain).

Dr Mounir Hanablia *

Sauver les apparences s’avère dans le contexte essentiel, en mettant en exergue la participation de l’Etat sioniste, désormais ouvertement accusé par de nombreux Américains de faire assumer son sale boulot à leur pays.

En effet, que peut apporter l’armée sioniste à l’armada américaine ?

Tout cela était attendu. La mise en scène a suivi un scénario comparable à ce qui s’était passé lors de la seconde guerre du Golfe en 1991. Diabolisation de la cible, menaces y compris nucléaires, puis déclenchement de l’agression au moment propice après des discussions purement formelles servant à donner le change.

L’alliance de fondamentalismes

Les ripostes iraniennes contre les bases américaines ont déjà été condamnées par l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe les abritant qui les ont considérées comme attentatoires à leur souveraineté.

On peut en déduire que les États du Golfe sont partie prenante dans le conflit, et que, connaissant le Président Trump, ils en assument le coût financier.

La seule grande surprise aura été le déclenchement de la guerre entre le Pakistan et l’Afghanistan un ou deux jours avant l’attaque américaine. Il s’est avéré que le régime moyenâgeux et en faillite des Talibans était capable d’envoyer des drones contre ses adversaires, et s’il est encore trop tôt pour en déterminer l’origine, l’implication de l’Inde est très probable. Il s’agirait là de l’alliance contre nature de deux fondamentalismes, le musulman et le hindou. 

Hasard ou pas, quelques jours avant, le Premier ministre indien Modi, le boucher du Gujarat, dont l’islamophobie n’est plus à démontrer, s’était en effet rendu en visite officielle en Israël. 

Si on considère que le Pakistan constitue le lieu de transit de la «Road and Belt» qui par voie terrestre relie le Xinjiang à la mer d’Oman et au port de Gwadar, le conflit pakistano-afghan s’insère alors parfaitement dans une logique visant à en interdire l’accès à la Chine.

Le Pakistan, prochain sur la liste ?

Le lien est donc désormais bien établi entre le Golfe arabo-persique et l’encerclement du colosse chinois à partir de l’Afghanistan.

L’État iranien privé de ses infrastructures essentielles et de ses voies de communications résistera-t-il ?

L’objectif clairement défini par les agresseurs est la chute du régime. Cela dépendra aussi beaucoup du peuple iranien, dont le patriotisme n’est plus à démontrer. Mais si l’Iran tombe, il est à parier que le prochain sur la liste sera le Pakistan, puissance nucléaire dont la destruction servira autant les intérêts des sionistes que des fanatiques hindous. 

Quant à la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Egypte, elles n’ont qu’à bien se tenir !  

* Médecin de libre pratique.

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Iran | Vers une nouvelle guerre du Golfe ?

28. Februar 2026 um 12:21

La guerre déclenchée ce matin, samedi 28 février 2026, par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran risque de déborder sur toute la région du Moyen-Orient. C’est ce qu’indiquent, en tout cas, les premiers développements : l’Iran multipliant les attaques de missiles contre des bases américaines dans les pays du Golfe. (Photo: Base américaine d’Al-Udaid, au Qatar).

Après les attaques militaires israélo-américaines de ce matin contre plusieurs villes en Iran, des sirènes d’alerte ont été entendues à Jérusalem, en Israël, où l’on redoute des attaques de missiles.

Dans le même temps, des bases américaines à Bahreïn et au Qatar ont été visées par des missiles iraniens et des explosions ont été signalées au Koweït et à Ryad, en Arabie saoudite, dans ce qui ressemble à des ripostes de l’Iran aux frappes américaines et israéliennes.

Plusieurs explosions ont été entendues samedi à Doha, près de la base militaire d’Al-Udeid, la plus grande installation américaine de la région, alors que le ministère qatari de la Défense a annoncé avoir intercepté plusieurs missiles visant cet État du Golfe.

Abou Dhabi ciblé par des missiles.

Des médias bahreïnis ont rapporté la chute d’un missile au centre de la capitale de Bahreïn, accompagnée du déclenchement des sirènes d’alerte, appelant les citoyens à se rendre dans le lieu le plus sûr à proximité. C’est une base américaine du pays qui a été frappée dans «une attaque de missile».

En ciblant des bases américaines dans ces pays alliés des Etats-Unis, et pour certains amis d’Israël, l’Iran semble avoir choisi d’élargir le champ de bataille à toute la région du Golfe dans ce qui ressemble à une fuite en avant suicidaire, mais dont les conséquences pourraient être catastrophiques, et pas seulement pour l’Iran.

Latif Belhedi

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Natation | Rami Rahmouni a-t-il fait un mauvais choix ?

27. Februar 2026 um 10:22

La polémique suscitée par le choix de Rami Rahmouni, grand espoir junior de la natation tunisienne, qui a opté pour l’Arabie saoudite comme nationalité sportive, n’a pas de raison d’être. Et pour cause…

Latif Belhedi

Dire que le nageur de 17 ans a privilégié son intérêt financier sur celui, sportif, de son pays natal, est inexact. Car le nageur n’a pas fait ce choix de gaieté de cœur, ou pour seulement gagner de l’argent. Il l’a fait pour se donner les moyens de ses ambitions sportives que son pays natal risquerait, malheureusement, de ne pas lui fournir suffisamment, d’autant plus qu’il se donne pour objectif d’atteindre le niveau de l’excellence sportive internationale.

Quand on connaît les difficultés qu’ont rencontrées ces dernières années les champions olympiques ou du monde tunisiens, tels les nageurs Ahmed Ayoub Hafnaoui et Ahmed Jaouadi, à financer leurs entraînements, leurs voyages et leurs participations aux tournois internationaux, on comprend les craintes de Rami Rahmouni et on ne peut que le conforter dans le choix d’une nationalité sportive autre, l’Arabie saoudite en l’occurrence, qui lui épargnera ce genre de tracasseries extra-sportives risquant de contrarier sa marche vers les podiums, et lui donnera les moyens d’aller le plus loin possible sur la voie qu’il s’était choisie : celle des titres mondiaux.

Sur un autre plan, le choix de Rami Rahmouni de concourir sous le drapeau de l’Arabie saoudite, pays qui lui en a donné la possibilité, est dicté aussi par une considération d’opportunité sportive. Car un pays n’a le droit d’aligner que deux représentants dans une finale olympique en natation. Or, explique un spécialiste de la discipline, et sauf énorme surprise, Ahmed Jaouadi et Ahmed Ayoub Hafnaoui seront très probablement les représentants de la Tunisie en finales des 800m et 1500m NL (et peut être du 400 aussi pour le second) lors des prochaines joutes olympiques, ce qui empêchera Rahmouni de concourir dans ces mêmes distances de demi-fond s’il concourait sous la bannière tunisienne. En portant les couleurs de l’Arabie Saoudite, il aurait sans doute plus se chance de se qualifier à la finale et, pourquoi pas, rivaliser ses «anciens» compatriotes.

Pour le reste, c’est-à-dire l’essentiel, l’attachement de Rami Rahmouni à son pays natal, pas plus que l’amour de ses parents, personne ne l’arrachera du cœur pour tout l’argent du monde.

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L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie

25. Februar 2026 um 08:12

Après avoir œuvré à introduire le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa au sein de la communauté internationale, à organiser sa première rencontre avec le président américain Donald Trump à Riyad en mai 2025, à peser pour que les sanctions internationales imposées à la Syrie soient levées, voilà que l’Arabie saoudite investit une somme conséquente dans l’économie syrienne qui en a cruellement besoin. Riyad entend être un acteur de premier plan dans le processus de reconstruction du pays du Levant détruit par quinze ans de guerre civile. 

Imed Bahri

Alaa Shahine Salha, chercheur au Saudi Research & Media Group et chroniqueur économique pour Asharq Business (partenaire de Bloomberg au Moyen-Orient) s’est penché sur le sujet dans le média américain Semafor. Il considère que l’annonce par l’Arabie saoudite d’un investissement de 5,3 milliards de dollars via certaines de ses entreprises les plus importantes dans les secteurs des télécommunications, de l’aviation et des infrastructures hydrauliques en Syrie ne suffira probablement pas à elle seule à changer la donne dans un pays ravagé par la guerre. Il estime que le montant en lui-même n’est pas l’essentiel. 

Ce qui importe davantage c’est que cette annonce s’inscrit dans un plan plus vaste visant à mener à bien l’un des projets de reconstruction nationale les plus complexes au monde depuis l’invasion américaine de l’Irak il y a plus de vingt ans.

Endiguer le trafic de drogue

L’intérêt de l’Arabie saoudite à soutenir la nouvelle administration de Damas est facile à comprendre. La destitution de Bachar Al-Assad a anéanti un pilier essentiel de l’influence régionale iranienne. Le Royaume ainsi que d’autres pays se sont empressés de combler ce vide. L’une des priorités saoudiennes était également d’endiguer le trafic de drogue illicite que le régime d’Assad, véritable narco-État, produisait et faisait transiter dans le Golfe. L’Onu affirme que ce trafic a été fortement perturbé et un responsable syrien déclare qu’il est «pratiquement à l’arrêt».

Cependant, l’ampleur de la tâche est trop importante pour que les États du Golfe puissent l’assumer seuls, ce qui explique l’empressement de Riyad, dès le départ, à impliquer les puissances mondiales et les institutions financières internationales.

Les besoins de reconstruction de la Syrie sont colossaux, quel que soit le critère retenu. Selon l’estimation prudente de la Banque mondiale, ils s’élèvent à 216 milliards de dollars. Ce montant est comparable aux dépenses engagées pour la reconstruction de l’Irak après la chute de Saddam Hussein et dépasse même, au regard des normes actuelles, le plan Marshall américain pour la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale.

Trouver des précédents inspirants dans la région environnante n’offre guère de raisons d’être optimiste. Les États-Unis n’ont pas réussi à reconstruire l’Afghanistan après leur invasion suite aux attentats du 11 septembre. Ils ont également aggravé la situation en Irak, laissant le pays sombrer dans des années de violence brutale, de mauvaise gestion et de corruption. La reconstruction du Liban après la guerre civile (1975-1990) a été alimentée par une vague d’emprunts effrénée qui a finalement abouti à une impasse dans un pays miné par une corruption endémique, un climat politique délétère et des conflits récurrents avec Israël.

Les piliers de la reconstruction

Des discussions avec des responsables syriens et saoudiens, ainsi qu’avec des organisations internationales impliquées dans le dossier ou étroitement liées à celui-ci, ont permis de dresser un tableau réaliste des défis à relever : un contexte politique instable, des infrastructures massivement détruites et un état catastrophique des institutions syriennes. Ceci explique peut-être la prudence des acteurs de la reconstruction de la Syrie.

Cette approche repose sur quatre piliers essentiels :

– La sécurité avant tout : le rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique est une condition préalable à toute autre initiative.

– La levée des sanctions pour stimuler la croissance : la levée des sanctions internationales l’an dernier a été obtenue en grande partie grâce aux pressions saoudiennes et devrait entraîner une croissance économique à deux chiffres en 2026, à mesure que la Syrie renoue avec le reste du monde.

– L’État doit fonctionner : le renforcement des capacités des principales institutions économiques syriennes, notamment le ministère des Finances et la Banque centrale, est désormais une priorité pour le Fonds monétaire international.

– Évaluer les dégâts, puis mobiliser les financements : une cartographie précise des besoins de reconstruction est essentielle pour mobiliser l’aide internationale.

Tel est le plan. Rien n’est garanti, car la stratégie comporte de multiples risques susceptibles de compromettre le redressement à chaque étape.

Par exemple, si le gouvernement du président Ahmed Al-Charaa est parvenu à réduire le niveau global de violence, des flambées de violence communautaire ont persisté. Les pays du Golfe, et le reste du monde, préfèrent traiter avec un homme fort capable d’imposer les réformes nécessaires par la force, contrairement à la situation au Liban voisin, par exemple. Cependant, force est de constater qu’Al-Charaa ne contrôle pas encore totalement le territoire syrien.

Les bilans mitigés des «hommes forts»

De plus, les bilans des «hommes forts» en matière de gestion économique ne sont guère glorieux. Alaa Shahine Salha estime que sous la présidence d’Abdelfattah Al-Sissi, ancien chef militaire, les performances économiques de l’Égypte ont été mitigées et ont contraint le pays à solliciter deux importants plans de sauvetage auprès du FMI.

À cela s’ajoutent les risques liés à l’économie politique. Des experts comme Yezid Sayigh du Carnegie Middle East Center ont averti que des accords d’investissement sans plan de relance transparent pourraient reproduire le capitalisme de connivence qui prévalait sous Assad.

Néanmoins, des sources saoudiennes et des responsables internationaux semblent plus optimistes concernant l’évolution de la situation. Riyad met davantage l’accent sur la reconstruction des institutions étatiques et insiste pour que les financements de grande envergure soient étroitement surveillés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

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Arabie saoudite | Les projets pharaoniques se heurtent à la réalité

21. Februar 2026 um 08:05

Entre les maquettes et la réalité, il y a tout un monde ! Avec des prix du pétrole en baisse et que le président américain Donald Trump fait pression pour davantage les baisser, les recettes de l’Arabie saoudite ne sont plus celles qui étaient prévues et par conséquent, le Royaume est entré dans une phase de déficit budgétaire. Résultat : les mégaprojets connaissent des ajustements, des reports ou des annulations. Finie la folie des grandeurs des années précédentes, place à l’austérité ! (Photo : Le mégaprojet The Cube à Riyad est à l’arrêt).

Imed Bahri 

The Chosun Daily, journal sud-coréen anglophone, estime que l’Arabie saoudite, autrefois guidée par l’ambition financière, se montre désormais plus prudente. La construction du gigantesque bâtiment «Cube» (Mukaab), prévu au cœur de Riyad, est à l’arrêt.

Dans le cadre de son projet de réforme nationale Vision 2030, l’Arabie saoudite ambitionnait de créer des villes miniatures au milieu du désert. Cependant, face à des prix du pétrole toujours inférieurs au seuil de 90 à 110 dollars le baril nécessaire à l’équilibre budgétaire, le Royaume a officiellement annoncé l’annulation de plusieurs mégaprojets et le retrait de leurs plans de mise en œuvre.

Des mégaprojets à l’arrêt

Reuters a rapporté que l’Arabie saoudite a suspendu la construction du Cube et a entrepris de réévaluer sa viabilité financière et ses priorités stratégiques. Le Cube, une structure cubique de 400 mètres de côté, devait inclure un dôme piloté par intelligence artificielle et une ziggourat (édifice en forme de pyramide à étages constitué de plusieurs terrasses superposées) de 300 mètres de haut. Le projet avait suscité un intérêt international, certains affirmant qu’il pourrait contenir l’équivalent de 20 Empire State Buildings. Toutefois, tous les travaux de construction sont à l’arrêt depuis le début des fouilles.

Le cabinet de conseil immobilier britannique Knight Frank a estimé le coût de développement du projet Neo Cube, cube compris, à environ 50 milliards de dollars. Cependant, la valeur réelle des contrats attribués aux entreprises de construction n’a pas dépassé jusque-là les 100 millions de dollars. La date d’achèvement prévue du projet a également été repoussée de dix ans, de 2030 à 2040.

Les mégaprojets, symboles de la Vision 2030, ont subi des réductions, des reports ou des refontes successives. The Line (La Ligne), la ville linéaire qui constitue le cœur de Neom, est en cours de refonte, avec une réduction significative par rapport aux 170 kilomètres initialement prévus.

Le mégaprojet Neom risque de rester encore longtemps dans les cartons.

Retards pour insuffisance budgétaire

Les Jeux asiatiques d’hiver de 2029, initialement prévus à la station de montagne de Trogina, ont également été reportés sine die, sans explication officielle. Toutefois, l’opinion générale est que l’achèvement du projet d’ici 2029 est devenu difficile en raison des retards de construction et des insuffisances budgétaires. Une source sur place a déclaré : «Il est absolument impossible que nous soyons prêts d’ici 2029».

Ces développements sont dus à la chute des prix du pétrole. Les cours mondiaux ont dégringolé aux alentours de 60 dollars le baril. L’Arabie saoudite a besoin d’un prix compris entre 90 et 110 dollars le baril pour équilibrer son budget. Les prix actuels sont nettement inférieurs. Avec les investissements massifs liés à la Vision 2030, le déficit budgétaire s’est creusé pour atteindre environ 5% du PIB. Les mégaprojets sont devenus les cibles prioritaires pour «accélérer les choses».

Les pressions exercées par l’administration du président américain ont également contribué à la baisse des prix du pétrole. Trump a déclaré publiquement au Forum de Davos en janvier de l’année dernière : «Je demanderai à l’Arabie saoudite et à l’Opep de baisser les prix du pétrole».

Déjà, huit pays de l’alliance Opep+, dont l’Arabie saoudite, ont mis en œuvre une augmentation de leur production quotidienne de 411 000 barils à partir d’avril 2025, soit trois fois plus rapide que les estimations du marché. Des augmentations de même ampleur se sont poursuivies en mai et juin.

L’Agence américaine d’information sur l’énergie (U.S. Energy Information Administration – EIA) a prévu une baisse du prix du pétrole brut Brent, passant de 81 dollars le baril en 2024 à 68 dollars en 2025, puis à 61 dollars en 2026. Quant à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), elle a également anticipé un ralentissement de la croissance de la demande mondiale de pétrole en 2026, conjugué à une offre excédentaire persistante. Bien que l’Arabie saoudite ait augmenté sa production face à la baisse des prix du pétrole, cette mesure a finalement pesé davantage sur ses finances.

Le Fonds d’investissement public (PIF), moteur financier de la Vision 2030, doté d’un actif d’environ 925 milliards de dollars, a également réorienté ses priorités. Ce fonds, contrôlé de facto par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, a épongé 8 milliards de dollars de pertes liés à des mégaprojets tels que Neom fin 2024. Depuis, il a réorienté ses investissements vers des secteurs plus rentables comme la logistique, l’intelligence artificielle et l’exploitation minière.

Ajustements en fonction des priorités

«Des ajustements, des reports ou des annulations peuvent être effectués en fonction des priorités», a déclaré le ministre des Finances, Mohammed Al-Jadaan, en décembre dernier, autorisant de fait la restructuration de projets. Parallèlement, l’Arabie saoudite réoriente ses ressources vers les infrastructures nécessaires aux événements déjà programmés tels que l’Exposition universelle 2030 et la Coupe du monde de 2034.

Face à la montée des pressions financières, l’Arabie saoudite s’intéresse également aux ultra-riches. Bloomberg a rapporté que le Royaume envisageait d’accorder des droits de résidence privilégiés aux personnes fortunées dont le patrimoine dépasse 30 millions de dollars ainsi qu’aux propriétaires de yachts de luxe. Ce plan vise à attirer des capitaux étrangers et des particuliers fortunés vers des projets stratégiques tels que Neom, le complexe touristique de la mer Rouge et la rénovation de Riyad. L’Arabie saoudite cherche à attirer à la fois des capitaux et des particuliers grâce à une version saoudienne du visa doré (Golden visa). Cependant, des questions subsistent quant à sa compétitivité, étant donné que les Émirats arabes unis disposent déjà d’un système de visa doré et offrent des permis de séjour de dix ans.

Ainsi, l’Arabie saoudite, qui s’était lancée dans la construction de mégapoles à un rythme soutenu grâce aux revenus pétroliers, a commencé à ralentir la cadence face à la baisse des prix du pétrole. Les observateurs estiment que la Vision 2030, qui promeut une ère post-pétrolière, est désormais confrontée à une véritable épreuve dans un contexte de pénurie de pétrole.

Les entreprises sud-coréennes n’ont pas été épargnées par les répercussions de cette évolution. Au premier semestre 2025, la valeur des commandes à l’étranger pour les entreprises de construction sud-coréennes a chuté de 20% par rapport à l’année précédente. Cette baisse est principalement due à la réduction et au report des commandes liées au projet Neom. Une cimenterie sud-coréenne implantée en Arabie saoudite, qui fournissait du béton prêt à l’emploi à un consortium, a interrompu sa production et a procédé à des licenciements en raison de la forte diminution des volumes liés à Neom.

Lorsque des commandes sont retardées, les chantiers et les chaînes d’approvisionnement sont les premiers touchés. Si les volumes provenant de projets saoudiens comme Neom diminuent, les performances des entreprises locales de construction et de matériaux de construction au Moyen-Orient sont inévitablement et directement impactées.

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Yémen : le Sud à l’épreuve, quand la rupture saoudo-émiratie s’affiche

02. Januar 2026 um 15:07

Les affrontements en cours dans le sud du Yémen marquent une inflexion stratégique majeure. À Hadramout, le conflit dépasse le cadre local et met au jour une fracture régionale longtemps contenue, tandis que le Conseil de transition du Sud avance désormais à visage découvert vers son objectif historique : la séparation.

Hadramout, d’arrière-cour à front stratégique

Longtemps restée en marge des principales lignes de front, la province de Hadramout s’impose aujourd’hui comme le nouveau centre de gravité du conflit yéménite. Frontalière de l’Arabie saoudite, cette région est devenue le théâtre d’affrontements directs entre les forces loyales au gouvernement reconnu et le Southern Transitional Council (STC), qui y a renforcé sa présence militaire ces dernières semaines.

Selon des responsables du STC, au moins sept personnes ont été tuées et plus de vingt blessées lors de frappes aériennes attribuées à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, notamment contre un camp militaire dans la région d’al-Khasah. Ces chiffres n’ont pas été confirmés de manière indépendante. L’opération annoncée par les autorités locales pour reprendre des positions contrôlées par le STC s’est ainsi rapidement transformée en épisode d’escalade ouverte.

Le projet sudiste, désormais assumé

Créé en 2017, le STC n’a jamais renoncé à son ambition de restaurer un État sud-yéménite indépendant, tel qu’il existait avant l’unification de 1990. Jusqu’ici, cette revendication restait contenue par des accords politiques fragiles et par la nécessité de préserver les équilibres régionaux.

Aujourd’hui, le mouvement estime que le moment est favorable. Fort de son contrôle sur Aden et d’autres zones clés, il multiplie les signaux politiques : fermeture annoncée de l’aéroport d’Aden, accusations de blocus aérien, remise en cause ouverte du Conseil présidentiel et de la coalition arabe. Le séparatisme sudiste ne se limite plus à une revendication identitaire ; il s’affirme comme un projet de pouvoir.

Riyad, Abou Dhabi et l’effet Gaza

Abou Dhabi, sans s’exprimer officiellement sur les derniers affrontements, continue de privilégier une approche fondée sur ses relais locaux dans le sud du Yémen, misant sur la stabilité sécuritaire et le contrôle des axes stratégiques plutôt que sur les équilibres institutionnels promus par Arabie saoudite.

Derrière l’affrontement local se dessine une fracture régionale plus large. Riyad accuse implicitement les Émirats arabes unis d’encourager et d’armer le Conseil de transition du Sud, exposant au grand jour une rivalité longtemps contenue au nom de l’unité du Golfe.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte régional profondément bouleversé par la guerre à Gaza, qui a redéfini les perceptions de sécurité et affaibli les cadres collectifs arabes. Dans ce climat de fragmentation, le Sud yéménite apparaît comme l’un des laboratoires les plus visibles des recompositions en cours, faisant planer la perspective d’une partition durable du pays.

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Coopération tuniso-saoudienne : Une relation à stabiliser ?

30. Dezember 2025 um 11:28

Ancienne mais évolutive, la coopération économique entre la Tunisie et l’Arabie saoudite se développe par phases successives. Les annonces récentes faites à Riyad s’inscrivent dans une dynamique de relance plutôt que de rupture.

Les déclarations du ministre tunisien de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, lors du Forum d’affaires tuniso-saoudien tenu à Riyad, ont remis en lumière une relation bilatérale souvent évoquée mais rarement replacée dans sa profondeur historique. Avec un stock d’investissements dépassant 375 millions de dollars à fin 2024, Arabie saoudite figure parmi les dix premiers investisseurs étrangers en Tunisie. Un positionnement significatif, qui traduit une présence réelle mais sans rupture nette dans la trajectoire de la coopération.

Une coopération ancienne, structurée par cycles

La coopération tuniso-saoudienne ne relève pas d’une dynamique récente. Le repère le plus ancien et le plus documenté remonte à 1975, date à partir de laquelle le Fonds saoudien pour le développement finance des projets en Tunisie. Depuis cette date, 35 projets et programmes ont été appuyés, pour un montant cumulé dépassant 1,3 milliard de dollars, principalement dans les infrastructures, l’eau, le logement et le développement régional.

Sur le plan institutionnel, la relation s’est formalisée par des commissions mixtes organisées à intervalles réguliers. La 10ᵉ session s’est tenue à Riyad du 27 au 29 avril 2019, la 11ᵉ à Tunis les 26 et 27 décembre 2023, et la 12ᵉ à Riyad les 28 et 29 décembre 2025. Ce rythme illustre une coopération relancée par séquences, plutôt qu’un processus continu et linéaire.

La session de décembre 2025 s’est conclue par la signature de cinq accords et mémorandums d’entente couvrant plusieurs domaines, dont l’eau, l’irrigation, le développement rural, l’environnement, l’industrie, l’agriculture, la santé, l’éducation et certains services. Cette relance apparaît avant tout comme un renforcement du cadre institutionnel, destiné à consolider les bases de la relation plus qu’à annoncer une vague immédiate de nouveaux projets.

Des investissements et projets clés, mais une dynamique graduelle

Côté investissements privés, les chiffres communiqués par les autorités tunisiennes convergent sur un point central : le stock d’investissement saoudien en Tunisie dépasse 375 millions de dollars à fin 2024. En revanche, les estimations sur le nombre d’entreprises à participation saoudienne varient selon les sources et les méthodes de comptabilisation, oscillant entre une cinquantaine d’entreprises directes et plusieurs centaines si l’on inclut les participations indirectes et les holdings.

Un indicateur revient toutefois de manière constante : sept entreprises à participation saoudienne ont procédé à des extensions d’activité au cours des neuf premiers mois de 2025, suggérant une dynamique progressive, fondée sur la consolidation plutôt que sur des investissements massifs et rapides.

Des projets chiffrés qui donnent de la visibilité

La coopération apparaît plus lisible lorsqu’elle est observée à travers des projets datés et chiffrés. Le 23 février 2024, le Fonds saoudien pour le développement a annoncé un prêt de 55 millions de dollars destiné au renouvellement et au développement du réseau ferroviaire de transport du phosphate, portant sur environ 190 kilomètres de voies. Dans le secteur du logement, un financement dépassant 150 millions de dollars a été accordé pour un programme de 4 715 unités, dont une première phase de 270 logements a été inaugurée à Zaghouan.

Le 28 juin 2025, un accord de prêt de 143,3 millions de riyals saoudiens, soit environ 38 millions de dollars, a été signé à Tunis pour la réalisation d’un projet de pôle oasien dans le sud du pays. Dans le secteur de la santé, l’hôpital universitaire Roi Salman à Kairouan constitue l’un des projets les plus emblématiques, avec une donation initiale annoncée de 85 millions de dollars. Longtemps suspendu, ce projet a été relancé en décembre 2025, avec un délai de réalisation annoncé de 36 mois.

Sur le plan commercial, les échanges entre les deux pays ont également progressé de manière graduelle. Ils sont estimés à environ 1,12 milliard de riyals saoudiens en 2024, contre près de 820 millions de riyals en 2020, confirmant une hausse régulière mais sans changement d’échelle.

Au fil des décennies, la coopération tuniso-saoudienne s’est ainsi construite par vagues successives, alternant projets structurants, phases de ralentissement et relances institutionnelles. La question soulevée par le titre ne renvoie pas à une absence de coopération, mais à sa visibilité et à sa régularité. L’enjeu, désormais, réside dans la capacité des deux pays à transformer ces cycles de relance en une dynamique plus continue, adossée à des projets durables et mieux intégrés au tissu économique tunisien.

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Commission mixte tuniso-saoudienne : Cinq accords signés et un cap stratégique fixé à Riyad

29. Dezember 2025 um 08:42

La Tunisie et l’Arabie saoudite ont donné, dimanche, une nouvelle impulsion à leur coopération bilatérale à l’occasion de l’ouverture des travaux de la 12ᵉ session de la Commission mixte tuniso-saoudienne, marquée par la signature de plusieurs accords et par l’affirmation d’une volonté commune de renforcer les partenariats économiques et d’investissement.

Les travaux, organisés dans la capitale saoudienne par le ministère de l’Industrie et des Ressources minérales saoudien, sont coprésidés par le ministre tunisien de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et son homologue saoudien, Bandar bin Ibrahim Al-Khorayef, en présence des délégations officielles des deux pays.

Cette session vise à élargir les perspectives de coopération stratégique, dans un contexte régional et international en mutation, et à traduire les relations bilatérales en projets concrets et mesurables.

Cinq accords et mémorandums d’entente signés

Les travaux ont été ponctués par la signature de cinq accords et mémorandums d’entente, couvrant plusieurs secteurs clés. Ils portent notamment sur la coopération et l’assistance mutuelle en matière douanière, ainsi que sur un mémorandum relatif au secteur postal.

Un autre mémorandum a été conclu dans le secteur minier, entre le ministère tunisien de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines et le ministère saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales. La coopération médiatique a également été renforcée à travers un accord entre la Radio et la Télévision tunisiennes et la Saudi Broadcasting Authority (SBA).

Par ailleurs, un programme exécutif de coopération et d’échange d’informations a été signé entre l’Agence Tunis-Afrique-Presse (TAP) et l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Vers de nouveaux accords et un forum d’affaires

Le ministre tunisien de l’Économie a indiqué que d’autres accords devraient être conclus lundi, parallèlement à la tenue d’une rencontre entre les représentants du secteur privé tunisien et saoudien, dans le cadre du Forum d’affaires tuniso-saoudien.

Prévu en marge des travaux de la commission, ce forum est présenté comme une plateforme destinée à favoriser les partenariats entre entreprises et à stimuler les investissements conjoints dans les secteurs porteurs.

Investissements, Vision 2030 et secteurs stratégiques

Samir Abdelhafidh a souligné que cette 12ᵉ session constitue une nouvelle étape dans le renforcement du cadre législatif régissant les relations entre les deux pays. Il a rappelé le rôle de l’Arabie saoudite dans le financement de projets de développement en Tunisie, notamment dans les domaines de l’eau, de l’irrigation, du développement rural et de l’environnement, ainsi que l’importance des investissements saoudiens dans le tourisme, l’industrie, l’agriculture, la santé et l’éducation.

De son côté, le ministre saoudien a insisté sur l’inscription de cette coopération dans la Vision 2030 du Royaume, mettant l’accent sur la dynamisation des échanges commerciaux, de l’investissement et des partenariats industriels.

Bandar Al-Khorayef s’est félicité des résultats enregistrés par le groupe de travail conjoint sur la coopération commerciale, réuni à Tunis en juillet dernier, notamment en matière de reconnaissance mutuelle des certificats de conformité. Ces avancées ont contribué, selon lui, à une hausse de plus de 38 % des échanges commerciaux en 2025, par rapport à l’année précédente.

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Saudi Food Show 2026 : une vitrine stratégique pour l’agroalimentaire tunisien sur le marché saoudien

Von: walid
25. Dezember 2025 um 12:03

La Tunisie prendra part, pour la deuxième fois, au “Salon Saudi Food Show 2026”, l’un des plus grands salons internationaux de l’alimentation et des boissons au Moyen-Orient, qui se tiendra à Riyad en Arabie saoudite, du 15 au 17 Juin 2026.

Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) organisateur de la 2ème participation nationale à cet évènement a appelé, mercredi, les entreprises tunisiennes opérant dans le secteur agroalimentaire désireuses de prendre part à ce salon à s’inscrire via la plateforme E-CEPEX au plus tard le 30 janvier 2026.

Plateforme majeure réunissant importateurs, distributeurs, grossistes, chaînes de distribution et acteurs HoReCa (Hôtels, Restauration, Cafés) de la région MENA, le salon Saudi Food Show offre aux entreprises participantes un accès privilégié au marché saoudien, l’un des plus dynamiques et importateurs au monde, des opportunités concrètes de partenariats commerciaux, de contrats d’exportation et de représentation locale.

Il leur permettra également une visibilité accrue au sein d’un pavillon tunisien institutionnel unifié et stratégiquement positionné et favorisera la valorisation de l’image du produit agroalimentaire tunisien à l’international.

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Huawei s’associe à VIPKID pour renforcer l’éducation numérique en Arabie saoudite

22. Dezember 2025 um 23:31

Riyad, Arabie Saoudite – 22 décembre 2025 – Huawei a annoncé aujourd’hui un partenariat stratégique avec VIPKID, plateforme mondiale d’éducation en ligne, visant à enrichir l’expérience d’apprentissage numérique des élèves en Arabie saoudite. L’alliance combinera l’écosystème d’appareils intelligents de Huawei avec les ressources pédagogiques de haute qualité de VIPKID, pour créer un environnement éducatif plus intelligent et personnalisé pour les jeunes apprenants du royaume.

Un soutien aux objectifs de la Vision 2030
Cette collaboration s’inscrit dans l’engagement de Huawei à soutenir les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, en dotant la prochaine génération de compétences linguistiques renforcées, d’une ouverture internationale et de capacités numériques compétitives à l’échelle mondiale. Grâce à l’intégration de la technologie et de l’éducation, Huawei et VIPKID visent à améliorer les résultats d’apprentissage et à favoriser le développement de talents préparés pour un futur numérique avancé. Les deux partenaires prévoient également de développer des offres de produits et services spécifiquement adaptées aux clients de Huawei et VIPKID.

Des déclarations des dirigeants
William Hu, directeur exécutif des opérations et du développement de l’écosystème chez Huawei Consumer Business Group pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a déclaré : « Ce partenariat constitue une étape clé dans la mission de Huawei de soutenir le développement des talents en Arabie saoudite grâce à des technologies innovantes accessibles à tous. En associant l’écosystème intelligent de Huawei au contenu éducatif fiable de VIPKID, nous souhaitons offrir une expérience d’apprentissage plus riche et personnalisée, préparant les enfants à acquérir des compétences mondiales et à réussir dans le futur. »

David Wu, président des opérations mondiales de VIPKID, a ajouté : « Nous sommes fiers de collaborer avec Huawei pour offrir des opportunités d’apprentissage innovantes et personnalisées aux étudiants saoudiens. Ce partenariat reflète notre conviction commune dans le pouvoir de la technologie pour transformer l’éducation et soutenir la prochaine génération d’apprenants à pensée globale. Nous sommes impatients de créer ensemble des expériences éducatives numériques ayant un impact tangible pour les enfants à travers le royaume. »

Vers un apprentissage numérique de pointe
Huawei et VIPKID ambitionnent, à travers cette coopération, de fusionner technologie intelligente et enseignement en ligne de niveau mondial, afin de soutenir le développement de l’apprentissage numérique en Arabie saoudite et de contribuer à former une jeunesse plus innovante et compétitive sur le plan international.

À propos de Huawei Consumer Business Group
Huawei Consumer Business Group est un leader mondial dans le domaine des appareils intelligents, offrant une gamme complète de produits incluant smartphones, wearables, tablettes, ordinateurs personnels, appareils audio et services cloud. Basée sur une stratégie d’intelligence artificielle intégrale, Huawei s’engage à fournir les technologies les plus avancées pour enrichir la vie numérique des consommateurs et soutenir les ambitions de transformation numérique nationale.

À propos de VIPKID
VIPKID est une plateforme mondiale d’éducation en ligne, dédiée à fournir des expériences d’apprentissage interactives et de haute qualité aux étudiants du monde entier. Grâce à son modèle innovant, VIPKID met en relation les apprenants avec des enseignants certifiés et propose un contenu éducatif engageant visant à renforcer les compétences linguistiques, la conscience globale et la réussite académique. Présente dans plusieurs pays et au service de millions d’élèves, VIPKID continue de redéfinir l’avenir de l’éducation en ligne grâce à des solutions personnalisées et soutenues par la technologie.

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Arabie saoudite : un budget 2026 en hausse avec 306 milliards de dollars de recettes

06. Dezember 2025 um 22:28
Arabie saoudite : un budget 2026 en hausse avec 306 milliards de dollars de recettes

L’Arabie saoudite prévoit d’atteindre en 2026 des recettes budgétaires de 1,15 billion de riyals saoudiens, soit environ 306 milliards de dollars, confirmant la progression de sa stratégie de diversification économique. Le budget, validé cette semaine par le prince héritier Mohammed ben Salmane, fixe les dépenses à 1,31 trillion de riyals, légèrement en retrait par rapport […]

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F-35, Iran, Israël : les messages géopolitiques derrière la visite de MBS à la Maison-Blanche

19. November 2025 um 15:53

La visite de Mohammed ben Salmane à Washington aura offert un condensé de la nouvelle diplomatie américano-saoudienne : spectaculaire dans la forme, stratégique dans le fond, et résolument tournée vers une recomposition régionale où l’argent, la défense et les équilibres de puissance tiennent lieu d’axe central. Accueilli avec un faste inhabituel, le prince héritier saoudien a trouvé à la Maison-Blanche un Donald Trump triomphant, soucieux de consolider un partenariat qu’il présente désormais comme essentiel à sa vision d’un « nouveau Moyen-Orient ».

Un pas prudent vers une possible normalisation avec Israël

Au cœur des échanges, la question de la normalisation entre Riyad et Tel-Aviv reste l’élément le plus chargé en symbolique. Trump et MBS disent avoir eu des « discussions positives », laissant entendre que l’Arabie saoudite pourrait rejoindre, à terme, les Accords d’Abraham.
Mais le prince héritier reste ferme : aucune avancée sans un chemin crédible vers un État palestinien. Ce rappel, destiné autant à l’opinion publique arabe qu’aux partenaires internationaux, souligne que Riyad entend conserver son statut de leader régional tout en s’assurant de ne pas fracturer ses équilibres internes.

Dans un contexte où les États-Unis cherchent à redessiner les blocs régionaux autour d’alliances économiques et sécuritaires, la position saoudienne apparaît comme un levier diplomatique majeur — et un test pour Washington.

Un statut stratégique : Riyad devient “major non-NATO ally”

Donald Trump a annoncé l’octroi à l’Arabie saoudite du statut d’allié majeur hors OTAN, rejoignant un club restreint de 19 pays (dont la Tunisie).
Pour Riyad, c’est un saut qualitatif : accès facilité aux systèmes d’armement les plus avancés, procédures accélérées, coopération renforcée.

Cette reconnaissance est accompagnée d’un accord stratégique de défense, pensé pour sceller un partenariat vieux de 80 ans. Washington assure ainsi vouloir « fortifier la dissuasion au Moyen-Orient », tandis que Riyad cherche à se prémunir contre les incertitudes régionales, du conflit israélo-qatari aux tensions avec l’Iran.

Cette décision survient quelques semaines après que l’Arabie a conclu un pacte militaire avec le Pakistan, signe que MBS entend diversifier les garanties sécuritaires tout en ancrant ses liens avec Washington.

Les F-35, symbole d’un rééquilibrage face à Israël

L’annonce la plus sensible concerne la vente de F-35 à Riyad. Trump assure que les appareils ne seront pas « dégradés » pour préserver l’avantage militaire israélien, rompant avec la doctrine américaine du « qualitative military edge ».
Le signal est fort : MBS ne veut plus être traité comme un partenaire de second rang, et Washington semble prêt à entériner cette évolution.

Ce choix intervient dans un contexte où les États-Unis souhaitent stabiliser leurs alliances au Moyen-Orient, tout en évitant que Riyad ne poursuive des options asiatiques, notamment chinoises.

Iran : de la confrontation à l’ouverture diplomatique

Le dossier iranien a révélé un double langage assumé. Trump célèbre à nouveau les frappes américaines de juin contre les installations nucléaires iraniennes, vantant la supériorité militaire américaine.
Mais il affirme dans le même temps que l’Iran « veut un accord » et qu’il est « totalement ouvert » à un processus diplomatique.

Fait notable, MBS s’aligne publiquement : l’Arabie saoudite soutiendra un potentiel accord américano-iranien.
Un geste qui montre l’évolution de Riyad depuis la réconciliation de 2023, et qui confirme la volonté d’éviter une escalade régionale alors que les équilibres militaires restent fragiles.

Des investissements colossaux : jusqu’à 1 000 milliards de dollars

La dimension économique de la visite est tout aussi déterminante. Trump évoque un engagement d’investir 600 milliards de dollars, MBS parle d’un potentiel montant total de 1 000 milliards.
Ces flux concerneraient l’intelligence artificielle, les technologies émergentes, les matériaux critiques, l’industrie et la finance.

Ce pacte économique scelle une convergence :

  • les États-Unis cherchent de nouveaux financements pour leurs géants technologiques et leurs infrastructures,
  • l’Arabie saoudite veut consolider sa stratégie Vision 2030 et devenir un acteur central des technologies du futur.

MBS répète que les États-Unis sont aujourd’hui le « marché le plus chaud du monde », et qu’il entend participer à ses fondations technologiques.

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