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Heute — 29. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

BAD : les gouverneurs appellent à la réforme financière africaine

Les gouverneurs des pays membres du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont appelé à accélérer la mise en œuvre de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), lors des Assemblées annuelles tenues du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville, en République du Congo.

Réunis dans le cadre de la 61e Assemblée du Conseil des gouverneurs de la BAD et de la 52e du Fonds africain de développement, ils ont plaidé pour un renforcement de la coopération avec les banques multilatérales, les partenaires au développement et le secteur privé afin de mobiliser davantage de ressources pour soutenir la transformation structurelle du continent.

Les gouverneurs ont demandé à la Banque d’apporter un soutien rapide et adapté aux pays membres régionaux afin de préserver leur stabilité macroéconomique, protéger les populations vulnérables, renforcer la sécurité alimentaire et améliorer l’accès durable à l’énergie.

Lire aussi : Sidi Ould Tah : « La BAD sera la banque de solutions de l’Afrique » 

Ils ont également exhorté la BAD à poursuivre ses efforts dans les domaines de la soutenabilité de la dette, de l’intégration régionale, des infrastructures, de l’industrialisation, de la gouvernance et de la mobilisation des ressources internes. Les questions liées à l’emploi des jeunes, à l’égalité des sexes, à l’action climatique et à la lutte contre la corruption ont aussi été mises en avant.

Les gouverneurs ont salué les performances financières et opérationnelles de la Banque en 2025, marquées par environ 8 milliards d’unités de compte d’approbations et 5,2 milliards de décaissements au profit de 50 pays africains à travers 200 projets.

Placées sous le thème du financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté, les Assemblées ont réuni plus de 3 000 participants.

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Sidi Ould Tah : « La BAD sera la banque de solutions de l’Afrique » 

« La Banque africaine de développement (BAD) restera le partenaire de premier plan de ses pays membres et sera la banque de solutions de l’Afrique ». C’e sont là les propos du président du Groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, prononcés lors de la cérémonie de clôture des Assemblées annuelles de la Banque, organisées du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville (République du Congo).

« Notre ambition à la BAD est de devenir une banque très audacieuse, plus innovante, plus agile et plus proche des populations, une banque qui place l’emploi des jeunes et l’autonomisation de la femme au centre de son action et de devenir de véritable levier de transformation structurelle de l’Afrique et l’outil le plus privilégié de son intégration économique », a-t-il appuyé. « Nous allons intensifier notre coopération pour cibler des priorités absolues telles que l’autonomisation de la femme, l’emploi des jeunes, le soutien des Petites et moyennes entreprises (PME) et l’accès universel aux services essentiels ».

D’après le président de l’institution financière panafricaine, le développement ne se conçoit pas dans les bureaux et dans les salles de réunions mais au cœur des communités avec celle et ceux qui agissent tous les jours sur le terrain avec l’accompagnement de la société civile et la Diaspora.

L’Angola décaisse 6,5 millions d’euros en faveur du FAD

Il a annoncé par ailleurs la décision de la République de l’Angola relative à la contribution à hauteur de 6,5 millions d’euros à la dix-septième reconstitution du Fonds africain de développement (FAD-17). Cette contribution a-t-il dit porte désormais à 25 le nombre des Etats africains engagés dans le financement du FAD-17 pour un montant global dépassant 190 millions de dollars.

De son côté, le président du Conseil des gouverneurs représentant les pays membres du Groupe de la BAD, Ludovic Ngatse, a mis l’accent sur la nécessité du changement de la trajectoire de développement, faisant savoir que le conseil a approuvé et encouragé la mise en place des quatre points cardinaux pour renforcer la capacité de l’influence et d’impact de l’Afrique.

Il a souligné que les assemblées ne doivent pas être considérées comme un simple rendez-vous institutionnel de plus gravé dans le calendrier mais plutôt comme un moment de vérité et de responsabilité face aux urgences qu’ils s’agissent de déficit de financement, de défis climatiques, de la transformation structurelle de l’économie ou de l’urgence de la création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes.

« L’Afrique prouve chaque jour qu’elle ne manque ni de potentiel ni d’ambitions mais plutôt la culture de l’exécution et de l’impact », a-t-il avancé. Les orientations de Brazzaville devraient être immédiatement traduites en capital accessible, en infrastructures transformatrices et en progrès tangibles pour les populations africaines, a-t-il appuyé.

3 000 personnes et 81 pays…

A rappeler que les Assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de la BAD. Cette année, plus de 3 000 personnes prennent part à cet événement à Brazzaville, à savoir les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion.

Placée sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », les assemblées annuelles 2026 sont les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025.

La vision stratégique d’Ould Tah porte sur quatre points cardinaux. Il s’agit de l’amélioration de l’accès au capital (mobiliser les ressources financières de l’Afrique) et la réforme et la consolidation des systèmes financiers, des institutions et des talents du continent pour affirmer l’action mondiale de l’Afrique.

Les troisième et quatrième points portent sur l’exploitation de la transformation démographique pour le développement économique et la construction des infrastructures résilientes au climat et une forte valeur ajoutée aux ressources naturelles.

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Investissements agricoles : 10,8 millions de dinars approuvés par l’APIA

29. Mai 2026 um 17:15

Des projets d’investissement d’un montant total de 10,8 millions de dinars ont été approuvés vendredi dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche par le Comité national d’octroi des avantages relevant de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA).

Ces projets, validés lors de la cinquième réunion du comité pour l’année 2026, seront réalisés dans les gouvernorats de Mahdia, Monastir, Nabeul et Sidi Bouzid, indique l’APIA dans un communiqué.

Par ailleurs, le comité a également approuvé l’octroi de crédits fonciers au profit de jeunes agriculteurs du gouvernorat de Kasserine. Ces financements, d’un montant global de 405 mille dinars, permettront l’acquisition de terres agricoles couvrant une superficie totale de 19,5 hectares.

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Transport professionnel : l’Égypte accélère l’adoption des minibus électriques

29. Mai 2026 um 16:41

L’électrification du transport professionnel gagne du terrain en Égypte. Les entreprises Infinity, Option Travel et Green Option ont annoncé cette semaine un partenariat destiné à développer des services de mobilité électrique pour les flottes d’entreprises, avec l’introduction de 100 minibus électriques à partir de 2026.

Ces véhicules seront déployés dans les activités de transport touristique, de mobilité d’entreprise et de transport commercial d’Option Travel, dont la flotte compte actuellement près de 800 véhicules. Selon les partenaires, cités dans un communiqué, cette première phase devrait permettre de réduire d’environ 2 520 tonnes les émissions opérationnelles annuelles et d’économiser près de 666 700 litres de diesel par an.

Dans le cadre du projet commun, Infinity sera chargée, elle, du développement des infrastructures de recharge nécessaires à l’exploitation des véhicules électriques. De son côté, Green Option, distributeur officiel en Égypte des minibus électriques du constructeur chinois Foton Motor, supervisera le déploiement des véhicules ainsi que les opérations techniques liées à l’électrification.

Les entreprises présentent cette initiative comme la première introduction de minibus électriques dans le secteur privé égyptien du tourisme et du transport. Le projet s’inscrit dans une dynamique plus large d’expansion du marché égyptien des véhicules électriques, considéré comme l’un des plus importants d’Afrique, rapportent nos confrères d’Ecofin.

Mais au-delà de l’Egypte, dans son rapport « Global EV Outlook 2026 » publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), « les ventes de véhicules électriques en Afrique sont passées d’environ 4 000 unités en 2023 à près de 25 000 en 2025 ». Et les trois se nomment Égypte, Maroc et Afrique du Sud, lesquels ont représenté près de 70 % des ventes enregistrées sur le continent cette année-là.

L’électrification du transport constitue également un levier stratégique pour les autorités égyptiennes dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. D’après les données de l’AIE datant de 2023, le secteur des transports était responsable d’environ 29 % des émissions de CO2 du pays.

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Décédé depuis 2021, Yuan Longping continue de nourrir des millions d’Africains 

29. Mai 2026 um 16:40

À la veille du cinquième anniversaire, fin mai, de la disparition de Yuan Longping (1930-2021), célèbre agronome chinois surnommé le « père du riz hybride », son épouse Deng Ze a reçu un cadeau particulier : un sac de riz hybride cultivé en Guinée. 

Fin avril, le Premier ministre guinéen a rencontré une équipe agricole de l’Académie des sciences agricoles du Hunan dans son bureau à Conakry, capitale guinéenne, rapporte l’agence chinoise Xinhua. À cette occasion, on remarquait des imprimés sur le devant d’un sac où figuraient les drapeaux de la Chine et de la Guinée. Au dos, un message manuscrit du Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah : « Ce riz est le symbole parfait de la coopération entre la Chine et la Guinée. Vaincre la faim ! ».

« Saluant les réalisations accomplies dans la promotion de la culture du riz hybride dans ce pays d’Afrique, il a soigneusement écrit un message sur le sac de riz avant de demander à l’équipe de le remettre à Mme Deng après son retour en Chine », écrit l’agence chinoise. Ce sac de grains de riz incarne les résultats tangibles de la technologie chinoise du riz hybride et des programmes d’assistance agricole de la Chine en Afrique.

De son côté, Fang Zhihui, membre de cette équipe, dira : « Grâce à notre assistance technique, la Guinée a établi le plus grand parc de démonstration de riz hybride d’Afrique à ce jour. Les rendements rizicoles dans le parc atteignent six tonnes par hectare par saison, soit trois fois plus que les variétés locales traditionnelles », selon Xinhua.

 

« Grâce à notre assistance technique, la Guinée a établi le plus grand parc de démonstration de riz hybride d’Afrique à ce jour. Les rendements rizicoles dans le parc atteignent six tonnes par hectare par saison, soit trois fois plus que les variétés locales traditionnelles ». (Fang Zhihui)

 

Idem au Tchad…

La Guinée est loin d’être le seul pays africain à bénéficier de l’expertise chinoise en matière de riz hybride. He Qiaosheng, responsable de la huitième équipe d’experts agricoles chinois au Tchad, a indiqué de son côté que l’équipe avait sélectionné plus de dix variétés de riz adaptées aux conditions locales. « Les variétés de riz chinoises ont augmenté les rendements de plus de 35% en moyenne par rapport aux souches locales », a affirmé M. He. « Au cours des deux dernières décennies, elles ont contribué à produire 1,2 million de tonnes supplémentaires de céréales. Nous avons également formé près de 3 000 responsables agricoles, techniciens et agriculteurs locaux ».

Ainsi, dans le village d’Ambela, dans le district de Douguia, région du Hadjer-Lamis au Tchad, l’agriculteur Uthman a adopté des méthodes de riziculture standardisées à haut rendement après avoir reçu une formation de la part d’experts chinois. Malgré de graves inondations en 2024, il a récolté 7,84 tonnes de riz sur un hectare de terres agricoles, contre seulement sept tonnes auparavant sur deux hectares. L’augmentation de la production lui a rapporté un revenu supplémentaire de 720 000 francs CFA (1 278 dollars)…

… en Gambie

Avec le soutien d’une équipe d’assistance agricole chinoise de Yuan Longping High-tech Agriculture Co., Ltd., le jeune agriculteur gambien Musa Darboe a appris systématiquement les techniques de culture du riz hybride. En seulement sept ans, les rendements rizicoles de la ferme qu’il a héritée de son père sont passés à sept tonnes par hectare, soit deux à trois fois la moyenne locale. La superficie de plantation principale de la ferme s’est désormais étendue à 100 hectares, tandis que Musa fournit également un soutien technique et des services de mécanisation agricole aux agriculteurs voisins.

« Ce sont les réalisations de recherche de Yuan Longping qui nous ont donné l’espoir d’échapper à la faim et d’atteindre l’autosuffisance alimentaire », a-t-il affirmé.

… et à Madagascar

En juillet 2025, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a inspecté le laboratoire conjoint Chine-Madagascar de riz hybride dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route, créée conjointement par le Centre de recherche sur le riz hybride du Hunan et l’Université d’Antananarivo. « La FAO accorde une grande importance au soutien de la Chine au développement du riz hybride dans les pays africains », a signalé Xiao Gui, chercheur au Centre de recherche sur le riz hybride du Hunan, notant que la coopération évolue désormais vers des partenariats plus approfondis.

 

« La FAO accorde une grande importance au soutien de la Chine au développement du riz hybride dans les pays africains ».

 

Le laboratoire conjoint a été inauguré en décembre 2024 au centre de démonstration du riz hybride de Mahitsy, à Madagascar. Selon Tiana Randriamihanta, responsable malgache du projet pour le laboratoire conjoint, l’installation compte actuellement sept chercheurs et se concentre sur la promotion de la recherche et de l’éducation sur le riz hybride, l’augmentation des rendements et la formation d’un plus grand nombre de professionnels techniques pour soutenir l’industrie du riz hybride à Madagascar.

Xiao a ajouté que le laboratoire conjoint servirait de plateforme pour au moins trois grands domaines de coopération entre la Chine et Madagascar, notamment en invitant des techniciens malgaches à suivre une formation théorique et pratique systématique en Chine. « Actuellement, les semences de riz hybride en Afrique coûtent environ 5,5 dollars le kilo. Grâce à la production localisée de semences, nous espérons réduire le prix à quatre dollars, voire moins. À l’avenir, nous appliquerons l’expérience réussie accumulée à Madagascar à des projets de coopération avec d’autres pays africains comme le Ghana et le Mozambique ».

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Tunisie-Italie-Afrique : le triangle prometteur de la coproduction industrielle

29. Mai 2026 um 15:59

Un partenariat industriel tuniso-italien générant un taux de valeur ajoutée locale d’au moins 35 % en Tunisie permet un accès préférentiel aux marchés africains membres du Comesa et de la Zlecaf. C’est ce qu’a affirmé Anis Basti, chef du bureau du Cepex à Milan, lors de l’événement « Afrisiciliana », organisé du 24 au 26 mai 2026 à Monreale, en Sicile, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique (25 mai).

Intervenant dans le cadre d’un panel consacré à la Tunisie et inauguré par le consul de Tunisie à Palerme, Mohamed Ali Mahjoub, Basti a souligné les opportunités offertes par le partenariat triangulaire Tunisie-Italie-Afrique subsaharienne. Il a notamment mis en avant les perspectives de la coproduction industrielle destinée aux marchés africains grâce aux accords du Comesa et de la Zlecaf.

Le responsable du Cepex a également insisté sur les avantages comparatifs de la Tunisie, qui en font un partenaire stratégique pour l’Italie. Il a rappelé les performances des exportations tunisiennes, plaçant la Tunisie parmi les principaux fournisseurs de l’Italie en dattes Deglet Nour, artichauts frais, tomates séchées et huile d’olive en vrac. Par ailleurs, la manifestation a été marquée par la présence de stands dédiés à l’artisanat tunisien installés sur le parvis de la mairie de Monreale.

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AIE : vers une diminution des investissements pétroliers

29. Mai 2026 um 15:12

Le conflit au Moyen-Orient oblige les pays à repenser leurs stratégies énergétiques en ouvrant de nouvelles voies d’approvisionnement et en se tournant vers leurs propres ressources pour faire face à la deuxième crise énergétique en cinq ans. C’est ce qu’on lit dans un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

« Nous traversons la plus grave crise de sécurité énergétique que le monde ait jamais connue. Et je pense qu’elle va remodeler les stratégies d’investissement à l’échelle mondiale, à l’instar des bouleversements majeurs qu’a connus le secteur de l’énergie après les chocs pétroliers des années 1970 ». C’est ce qu’a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE. « Nous constatons déjà une intensification des efforts déployés par les pays producteurs et consommateurs pour diversifier les routes commerciales et les sources d’énergie, notamment par la construction de nouveaux pipelines et autres infrastructures d’approvisionnement et par un recours accru aux ressources nationales », a-t-il ajouté dans le rapport sur les investissements énergétiques mondiaux préparé par l’organisme de l’énergie de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

L’AIE estime que les investissements mondiaux dans l’énergie atteindront 3 400 milliards de dollars en 2026, en légère hausse par rapport à l’année précédente, dont environ 2 200 milliards seront alloués aux réseaux électriques, au stockage, aux carburants à faibles émissions, à l’énergie nucléaire, aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique et à l’électrification.

L’AIE estime cependant que les investissements pétroliers devraient diminuer pour la troisième année consécutive en 2026, passant sous la barre des 500 milliards de dollars malgré la hausse des prix du pétrole brut. Cela s’explique par l’incertitude quant à la durée de cette hausse des prix, les délais de mise en œuvre des projets, les contraintes d’approvisionnement et le resserrement du marché des plateformes de forage en mer, qui limitent les investissements à court terme en dehors du Moyen-Orient.

En revanche, les investissements dans le gaz naturel devraient atteindre 330 milliards de dollars, « le niveau le plus élevé en dix ans, soutenu par une vague de nouveaux programmes d’exportation de gaz naturel liquéfié, principalement en provenance des États-Unis et du Qatar »…

L’AIE estime que les investissements dans les sources d’énergie renouvelables devraient atteindre environ 665 milliards de dollars en 2026, dont 365 milliards seront consacrés au seul solaire.

Les investissements dans le nucléaire « continuent de se redresser » et devraient dépasser 80 milliards de dollars par an. Tandis que ceux dans le charbon devraient atteindre 180 milliards de dollars, « leur niveau le plus élevé depuis 2012 ».

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Les prédictions d’Elon Musk sur l’épargne inquiètent autant qu’elles fascinent

29. Mai 2026 um 15:07

Quand l’homme le plus riche du monde affirme qu’il deviendra bientôt inutile d’épargner pour sa retraite, difficile de savoir s’il faut y voir une révolution imminente… ou une dangereuse fuite en avant technologique.

Elon Musk, invité récemment dans le podcast Moonshots with Peter Diamandis, a donc livré une nouvelle prédiction spectaculaire dont il a le secret : selon lui, « les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle et de la robotique rendront bientôt obsolètes l’épargne, les salaires et même certaines bases de notre système économique », rapporte Presse Citron.

Et d’expliciter ses pensées : « Ne vous souciez pas d’économiser pour votre retraite dans 10 ou 20 ans. Cela n’aura aucune importance ». Il s’agit d’« une déclaration choc, en contradiction totale avec tous les principes de prudence financière défendus depuis des décennies », relève le même site.

Derrière cette vision presque messianique du milliardaire se cache en effet un « tsunami supersonique » provoqué par l’IA. Il poursuit : « D’ici 2030, celle-ci dépasserait l’intelligence de tous les humains réunis », tandis que les robots humanoïdes deviendraient plus nombreux que les êtres humains eux-mêmes. Dans ce scénario, les emplois traditionnels disparaîtraient progressivement, remplacés par des machines capables d’assurer l’essentiel de la production de biens et de services ».

Mais le problème, c’est que cette promesse d’abondance de l’homme le plus riche du monde repose essentiellement sur des affirmations spectaculaires, sans démonstration économique concrète. Musk évoque un futur où chacun bénéficierait d’une sorte de « revenu universel infini », permettant d’obtenir tout ce que l’on désire sans véritable contrainte matérielle. Une perspective séduisante sur le papier, mais qui soulève d’immenses zones d’ombre, ajoute presse-citron.net.

Par certains aspects, on retrouve donc dans les propos de Musk les prédictions d’un certain Karl Marx avec sa « société future sans classes, sans État et sans propriété privée des moyens de production, où les travailleurs s’approprient les fruits de leur travail… ». Cependant, derrière ce rêve technologique se cache aussi une perspective profondément anxiogène : que deviennent les travailleurs dans un monde où les machines remplacent massivement les humains ? Qui contrôle cette richesse automatisée ? Et surtout, que se passe-t-il si cette abondance promise n’arrive jamais ? Alors que Karl Marx considérait que les machines, par leur rendement, engendreraient une société d’abondance…

Les critiques pointent également le décalage saisissant entre les déclarations d’Elon Musk et la réalité économique vécue par des millions de personnes. Aux États-Unis, de nombreux ménages peinent déjà à payer leurs factures, à constituer une épargne ou à préparer leur retraite. Inflation persistante, coût du logement, stagnation des salaires : « Pour beaucoup, survivre au présent est déjà un défi, alors imaginer un futur où l’argent perdrait toute utilité relève presque de la science-fiction ».

Cette vision radicale pose aussi une question plus large : l’IA est-elle réellement en train de préparer un monde meilleur, ou risque-t-elle au contraire d’accentuer les inégalités et la dépendance envers une poignée de géants technologiques ?

En présentant comme inévitable un futur où le travail, l’épargne et la protection sociale n’auraient plus de sens, Elon Musk alimente autant les fantasmes que les inquiétudes. Et si cette révolution annoncée se révélait moins utopique qu’instable, voire profondément incontrôlable ? En tout cas, cette prédiction d’Elon Musk n’est peut-être pas aussi farfelue que cela.

Donc, attention !

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Le prix du Bitcoin poursuit sa chute 

29. Mai 2026 um 13:32

Le prix du Bitcoin a chuté, le 28 mai, à son plus bas niveau depuis plus de six semaines, sur fond d’inquiétudes croissantes concernant l’économie mondiale et de sorties de fonds continues des fonds américains négociés en Bourse liés à la cryptomonnaie.

Le Bitcoin est tombé sous la barre des 73 000 dollars, son niveau le plus bas depuis le 13 avril; tandis que l’Ether a perdu plus de 2 %. Les fonds négociés en Bourse (ETF) Bitcoin aux États-Unis ont également enregistré des sorties de capitaux d’environ 1,5 milliard de dollars depuis début mai. Ce qui indique une baisse de l’appétit des investisseurs pour les actifs à haut risque. Le Bitcoin est incapable de remonter au niveau des 80 000 dollars. Soit environ 40 % de moins que son pic historique de plus de 126 000 dollars atteint en octobre dernier.

La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine a reporté une décision qui devait ouvrir la voie à la négociation d’actions tokenisées sur les réseaux blockchain. Une mesure qui reflète le débat réglementaire en cours sur l’avenir des crypto-actifs aux États-Unis.

L’autorité s’apprêtait à lancer ce que l’on appelle « l’exemption pour innovation », qui accorde aux entreprises de cryptomonnaies de larges exemptions leur permettant de négocier des actifs tokenisés liés à des actions traditionnelles.

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Les IDE chinois ont dépassé 54 milliards d’euros

29. Mai 2026 um 11:54

Les investissements directs à l’étranger (IDE) de la Chine dans tous les secteurs ont atteint 429,42 milliards de yuans (environ 54,48 milliards d’euros) au cours des quatre premiers mois de 2026. Ce qui représente une augmentation annuelle de 3,9 %, révèlent les données officielles publiées le 28 mai.

Au cours de la même période, en plus des investissements directs à l’étranger (IDE) en yuans, les investisseurs chinois ont réalisé des investissements directs non financiers (investissements dans le secteur réel de l’économie, par exemple l’achat d’équipements et de bâtiments) dans 5 231 entreprises étrangères de 142 pays et régions, pour une valeur économique totale de 315,74 milliards de yuans (environ 40 milliards d’euros), soit une baisse de 13,9 % par rapport à l’année précédente. C’est ce qu’il ressort des données du ministère du Commerce et l’Administration d’État des changes (SAFE).

Les investissements directs à l’étranger (IDE) en Chine ont progressé malgré une baisse de l’utilisation effective de ces investissements. L’utilisation effective des IDE s’est établie à 287,69 milliards de yuans (environ 36,50 milliards d’euros) entre janvier et avril, soit une diminution de 10,3 % sur un an.

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Mahdi Ouni, nouveau PDG de l’Office de la topographie et du cadastre

29. Mai 2026 um 11:08

Mahdi Ouni vient d’être nommé président-directeur général de l’Office de la topographie et du cadastre; nomination publiée au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 26 mai 2026 et prendra effet le 1ᵉʳ juin 2026, conformément au décret n° 2026-75 du 25 mai 2026.

Cette décision, relevant du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, marque un changement à la tête de cet établissement public chargé des missions de topographie, de cadastre et de cartographie.

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Adriana Mironescu: « L’ IA, un outil de fiabilité élargie »

29. Mai 2026 um 11:01

En abordant le thème du système financier  du premier panel ayant mis l’accent sur les transformations profondes que connaît aujourd’hui le système financier sous l’effet des nouvelles normes internationales et de l’accélération technologique. Intitulé : « IFRS 9, Bâle III finalisé et disruption fintech : le secteur financier tunisien entre conformité et compétitivité », la question qui se pose est la suivante : quels sont les enjeux liés à la transformation digitale des services financiers C’est le ton du  premier panel de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, qui a mis en lumière l’importance de renforcer la compétitivité du système financier dans un environnement international en mutation rapide.

Adriana Mironescu, DG de Glovo Tunisie  aborde la transformation numérique du secteur financier par un angle très opérationnel : la donnée. Pour elle, l’IA et les fintechs ne sont pas seulement des outils d’automatisation, mais surtout des leviers capables d’élargir l’accès au financement à des segments aujourd’hui mal desservis, notamment les petites entreprises, les acteurs informels et les consommateurs peu ou pas bancarisés.

Son raisonnement part d’un constat, en considérant que beaucoup de petites entreprises n’ont pas d’historique de crédit formel. Ce qui les rend difficiles à évaluer avec les méthodes bancaires classiques. Or, dans des écosystèmes comme celui de la livraison, du commerce de proximité ou des services de petite taille, il existe une foule de signaux utiles que l’IA peut exploiter : régularité des transactions, gestion de la demande, comportement de paiement, saisonnalité de l’activité, consommation d’énergie ou encore usage des services numériques.

Adriana Mironescu, voit donc l’IA comme un outil de scoring élargi, capable de transformer des traces dispersées en indicateurs de fiabilité. Cette approche permettrait d’ouvrir l’accès à des financements plus adaptés, mais aussi de mieux comprendre les réalités économiques des petites structures. À ses yeux, le véritable enjeu n’est pas seulement technique : il s’agit de construire une logique de confiance autour de ces nouvelles méthodes d’évaluation.

Toutefois, la directrice générale de Glovo Tunisie souligne que la digitalisation ne peut pas être imposée d’en haut. Avant de lancer des solutions technologiques, il faut comprendre les freins concrets à l’adoption : peur de l’erreur, méfiance envers les paiements numériques, manque de compréhension des outils, ou encore difficulté d’usage pour certains publics. Cette dimension »terrain » est essentielle pour éviter que la technologie ne reste bloquée dans les discours d’innovation.

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L’inflation américaine au plus haut depuis mai 2023 

29. Mai 2026 um 10:54

L’inflation américaine a augmenté à son rythme le plus rapide en trois ans au mois d’avril 2026, tirée par la hausse des prix de l’énergie due à la guerre avec l’Iran. Cette accélération conforte les économistes dans l’idée que la Réserve fédérale (Fed) maintiendra ses taux d’intérêt inchangés jusqu’en 2027.

Selon les données publiées jeudi 28 mai par le département du Commerce, l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) a bondi de 3,8 % sur les 12 mois jusqu’en avril 2026. Soit sa plus forte progression depuis mai 2023. Sur un mois, l’indice a gagné 0,4 %. Hors alimentation et énergie, le PCE dit « core » progresse de 3,3 % sur un an (plus haut depuis novembre 2023) et de 0,2 % sur un mois.

Il y a deux principaux moteurs de cette flambée. D’une part, les perturbations du détroit d’Ormuz qui ont fait grimper le prix moyen de l’essence de 12,3 % en avril et de plus de 50 % depuis le début du conflit fin février. D’autre part, les droits de douane du président Donald Trump, qui continuaient d’alimenter l’inflation avant même la guerre.

De leur côté, les prix des biens ont augmenté de 0,7 % en avril, dont +5,5 % pour l’essence et les autres produits énergétiques. Tandis que les prix alimentaires ont rebondi de 0,5 %. Dans les services, les prix ont progressé de 0,3 % pour le troisième mois consécutif, avec un coût du logement et des services publics en hausse de 0,6 %.

Conséquences pour la Fed et la politique américaine

« Le tableau de l’inflation devient de plus en plus inconfortable pour la Fed, a commenté Olu Sonola, chef de l’économie américaine chez Fitch Ratings. La Fed ne peut pas corriger un choc d’offre, mais elle ne peut pas non plus en ignorer un qui alimente l’inflation sous-jacente ». Les marchés financiers anticipent désormais que la Banque centrale américaine maintiendra son taux directeur dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 % jusqu’en 2027.

Sur le plan politique, l’inflation grève la popularité du président Trump. Un sondage Reuters/Ipsos la semaine dernière a montré que son indice d’approbation était tombé à son plus bas niveau depuis son retour à la Maison Blanche début 2025, pénalisé par une baisse de soutien chez les Républicains.

Révision en baisse de la croissance du PIB

Le département du Commerce a par ailleurs révisé à la baisse la croissance des dépenses de consommation au premier trimestre, à 1,4 % en rythme annualisé (contre 1,6 % estimé précédemment). La croissance du PIB a été ramenée à 1,6 %; contre une estimation antérieure de 2,0 %.

« L’expansion continue de reposer sur les consommateurs aisés, les investissements liés à l’IA et l’appréciation des actifs » a résumé Gregory Daco, chef économiste chez EY-Parthenon. Ces piliers masquent une base économique de plus en plus inégale.

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La Banque africaine de l’énergie sera lancée fin juillet 2026

29. Mai 2026 um 10:13

Le continent africain aura prochainement une banque dédiée à l’énergie. Et si l’on en croit l’APPO (African Petroleum Producers’ Organization ou Organisation des producteurs de pétrole africains en français) qui pilote ce projet stratégique en partenariat avec Afreximbank, la Banque africaine de l’énergie (AEB) sera lancée fin juillet 2026. Et sera basée à Abuja au Nigeria.

L’état d’avancement de cette future institution financière panafricaine a été examiné lundi 25 mai au Caire lors d’une réunion entre le secrétaire général de l’APPO, l’Algérien Farid Ghezali, et le président d’Afreximbank, George Elombi. En effet, dans un communiqué, l’APPO assure que les travaux préparatoires « vont bon train », confirmant la volonté des deux partenaires d’accélérer le déploiement opérationnel de la banque.

Basée à Abuja, au Nigeria, la Banque africaine de l’énergie ambitionne de devenir un levier majeur de financement des projets pétroliers et gaziers africains. Dotée d’une capitalisation initiale de 5 milliards de dollars, elle vise à mobiliser jusqu’à 10 milliards de dollars lors de sa première phase de déploiement.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par le retrait progressif des institutions financières occidentales du financement des hydrocarbures, sous l’effet des politiques de transition énergétique et des pressions climatiques. Face à ce désengagement, plusieurs pays africains cherchent à sécuriser leurs investissements énergétiques à travers des mécanismes de financement continentaux.

A l’horizon 2030, l’AEB prévoit de lever jusqu’à 15 milliards de dollars pour soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique africaine : exploration, production, infrastructures de transport et distribution.

A rappeler que le Nigeria avait officiellement remis, en février dernier, le siège de la banque à Abuja à l’APPO et à Afreximbank, marquant une étape clé vers le lancement effectif de cette institution appelée à renforcer l’autonomie financière énergétique du continent.

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Croissance, IDE, transferts : l’espoir d’une Afrique résiliente

12 des 20 économies les plus dynamiques au monde se situent désormais en Afrique, un signal fort du repositionnement économique du continent dans un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques, le ralentissement des échanges et la contraction de l’aide internationale.

C’est le constat que vient de dresser à Brazzaville par le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, à l’occasion de la présentation des Perspectives économiques africaines 2026 dans le cadre de la tenue des Assemblées annuelles de l’institution financière panafricaine.

Selon la BAD, la croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) africain devrait s’établie à 4,3 % en 2026 et pourrait atteindre 4,5 % en 2027. Une performance qui confirme la capacité de résilience des économies africaines malgré un contexte international instable et une pression persistante sur les finances publiques.

L’amélioration des indicateurs macroéconomiques se reflète également dans la progression du PIB par habitant, passé de 0,9 % en 2023 à 1,9 % en 2025, traduisant une reprise graduelle de la création de richesse individuelle sur le continent.

Les flux financiers ne sont pas en reste

La dynamique est également soutenue par une forte progression des flux financiers extérieurs. Les investissements directs étrangers (IDE) ont bondi de 75 % en 2024 pour atteindre 97 milliards de dollars. Tandis que les transferts de fonds de la diaspora ont augmenté de 14 %, à 186 milliards de dollars. Ces transferts deviennent désormais la première source de financement externe de l’Afrique, devant plusieurs mécanismes traditionnels d’aide au développement. Cependant, compte tenu des différents conflits dans le monde, notamment russo-ukrainien et américano-iranien, il y a fort à parier que les transferts de la diaspora vont nettement diminué en 2026 par rapport à leur niveau de 2025.

Autre indicateur encourageant : le recul de l’inflation. Celle-ci est passée de 21,8 % en 2024 à 13,6 % en 2025, sous l’effet du resserrement des politiques monétaires et d’une relative stabilisation des marchés. Toutefois, la BAD avertit que les risques inflationnistes demeurent élevés, notamment en raison de la hausse des coûts de l’énergie et des importations.

Malgré cette trajectoire positive, le continent reste confronté à des fragilités structurelles majeures, notamment un déficit chronique de financement des infrastructures, une faible industrialisation et des besoins croissants en capital humain. Et pour consolider la croissance, Sidi Ould Tah a appelé les États africains à intensifier les investissements productifs et à renforcer leurs capacités de financement interne.

Le président de la BAD a également plaidé pour une réforme plus ambitieuse de l’architecture financière africaine afin de réduire la dépendance à l’aide extérieure et de renforcer la souveraineté économique du continent. Selon lui, les perspectives démographiques, combinées à l’afflux de nouveaux investissements, constituent un levier stratégique pour inscrire l’Afrique dans une trajectoire de croissance durable et inclusive.

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Usage de l’IA générative : la Tunisie dans le top 10 africain

29. Mai 2026 um 09:12

La Tunisie figure parmi les pays africains les plus avancés dans l’adoption de l’intelligence artificielle générative en 2026. C’est ce qu’il ressort du rapport « Global AI Diffusion – Q1 2026 Trends and Insights », publié récemment par Microsoft.

Selon ce document, 13,5 % des Tunisiens âgés de 15 à 64 ans ont utilisé des outils d’IA générative comme ChatGPT, Gemini, Claude ou Copilot durant le premier trimestre de l’année en cours. Ce taux place la Tunisie au 8e rang africain, devant l’Algérie (13,2 %) et le Maroc (11,7 %), mais derrière la Libye.

Quant au classement continental, il est dominé par l’Afrique du Sud, où 23,1 % de la population utilise ces technologies, suivie par la Namibie (15,1 %), puis la Libye et le Gabon (15 %). L’Egypte et le Botswana occupent également des positions de tête avec 14,8 %. Tandis que le Sénégal atteint 13,9 %.

Le rapport de Microsoft mesure « la diffusion mondiale de l’IA générative à partir de données télémétriques anonymisées collectées entre janvier et mars 2026 ». Les statistiques tiennent compte notamment de la pénétration d’Internet, des appareils connectés et des systèmes d’exploitation utilisés dans chaque pays.

A l’échelle mondiale, l’usage de l’IA générative poursuit sa progression, passant de 15,1 % au premier trimestre 2025 à 17,8 % un an plus tard. Les Emirats arabes unis demeurent leaders mondiaux incontestés avec un taux d’adoption de plus de 70 %, devant Singapour, la Norvège, l’Irlande et la France.

Le rapport souligne toutefois l’existence de fortes disparités entre pays développés et pays du Sud. En effet, les pays du Nord affichent un taux moyen d’utilisation de 27,5 %, contre seulement 15,4 % pour les pays en développement. Microsoft explique cet écart par des infrastructures numériques insuffisantes, un accès limité à Internet et à l’électricité, ainsi qu’un déficit en compétences numériques. Autant de défis que la Tunisie et plusieurs pays africains devront relever pour accélérer leur transition technologique.

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Décès à 81 ans de l’ex-président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi à Riyad

28. Mai 2026 um 18:45

Agé de 81 ans, Abd Rabbo Mansour Hadi, l’ex-président du Yémen, a tiré sa révérence jeudi 28 mai 2026 à Riyad, en Arabie saoudite, rapportent des médias arabes.

Propulsé à la tête du pays à la suite du soulèvement de 2011, il dirigea le Yémen pendant dix ans (de 2012 à 2022), période marquée notamment par le départ d’Ali Abdallah Saleh du pouvoir.

On retiendra d’ailleurs que c’est aussi à cette période que les rebelles Houthis ont intensifié leurs attaques contre le gouvernement ayant conduit à la prise de Sanaa, la capitale, en 2014. Ce qui alors avait entraîné l’exil de Mansour Hadi pour l’Arabie saoudite, transférant ses pouvoirs à un Conseil présidentiel dans le cadre d’une initiative régionale destinée à relancer le processus politique au Yémen.

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Eclairage – Quand la stabilité ne suffit plus à raconter la vie des gens

29. Mai 2026 um 06:36

Les indicateurs financiers se calment, mais les vies, elles, restent sous tension. En Tunisie, la baisse de l’inflation et les discours de stabilité donnent l’impression d’un retour à l’ordre, sans que le quotidien des ménages ne s’allège réellement. Entre prix toujours élevés, pouvoir d’achat fragilisé et perspectives incertaines, se creuse un décalage silencieux : celui d’une économie qui se stabilise dans les indicateurs, mais pas encore dans la réalité vécue.

Dans un bureau d’administration, dans un taxi en fin de journée, dans une file d’attente au marché, ou autour d’un café où l’on refait le monde par habitude plus que par espoir, le même constat revient, sous des formes différentes : “les prix ne montent plus comme avant, mais rien ne devient vraiment plus facile”.

Cette phrase, simple, presque banale, dit beaucoup plus que des rapports économiques entiers. Elle résume une situation où la désinflation ne se traduit pas immédiatement par un mieux-être. Les prix ralentissent, mais le niveau atteint reste élevé. Les revenus, eux, n’ont pas suivi. Et surtout, la confiance ne s’est pas reconstruite.

C’est ici que la mécanique économique rencontre la réalité humaine. Les modèles parlent d’équilibre. Les gens parlent de souffle.

Le grand tournant des banques centrales : la fin d’une illusion de maîtrise totale

Depuis plusieurs décennies, l’économie mondiale a vécu avec une idée dominante : la stabilité peut être produite par la politique monétaire. Les banques centrales étaient devenues les chefs d’orchestre silencieux de la croissance, capables d’ajuster les cycles économiques à travers les taux d’intérêt et la gestion de la liquidité. Mais cette vision s’est progressivement fissurée, comme le rappellent les débats récents autour des limites de ces instruments. Même les institutions les plus puissantes reconnaissent aujourd’hui, parfois avec prudence, que la mécanique s’est complexifiée.

Lire aussi : ZOOM — Ces Banques centrales qui ne répondent plus au néo-keynésianisme : Leçons pour la Tunisie

 

Les économistes résument cette rupture avec une formule forte : les banques centrales ne sont plus omnipotentes. Elles ont gagné la bataille contre l’inflation dans de nombreuses économies, mais elles peinent à faire renaître une croissance solide et inclusive. Ce constat a quelque chose de profondément déroutant. Car il revient à admettre que l’on peut maîtriser un symptôme sans guérir la maladie.

En Tunisie, cette tension est palpable. La politique monétaire joue son rôle de stabilisation, mais elle ne peut pas, à elle seule, recréer de l’emploi, relancer l’investissement ou redonner confiance aux acteurs économiques.

Une économie qui refroidit quand elle cherche à se stabiliser

Il existe une sensation très concrète dans l’économie tunisienne actuelle : celle d’un refroidissement progressif de l’activité. Les entreprises ne disparaissent pas, mais elles avancent plus lentement. Les projets ne sont pas abandonnés, mais repoussés. Les recrutements existent encore, mais deviennent prudents, sélectifs, limités. Les ménages continuent de consommer, mais avec une vigilance permanente, comme si chaque dépense était une décision stratégique.

Cette prudence généralisée n’est pas forcément visible dans les statistiques globales, mais elle structure profondément la dynamique économique. Et c’est ici que le paradoxe devient frappant : la stabilité des prix, recherchée et obtenue au prix d’efforts importants, coexiste avec une forme d’instabilité ressentie dans la vie quotidienne. Une stabilité qui ne réchauffe pas l’économie finit par ressembler à une stabilité froide, presque administrative, détachée du vécu social.

Minsky, Prebisch, Keynes : des débats anciens pour une réalité très actuelle

Les débats théoriques évoqués prennent une résonance particulière dans le contexte tunisien. Keynes rappelait que l’économie peut parfaitement atteindre un équilibre durable… mais un équilibre de sous-emploi. Autrement dit, une société peut être stable tout en restant bloquée en dessous de son potentiel.

Hyman Minsky, de son côté, insistait sur une idée encore plus dérangeante : les périodes de stabilité elles-mêmes peuvent générer des fragilités futures, notamment à travers l’accumulation de dettes et de déséquilibres invisibles.

Quant à Raúl Prebisch, il mettait en lumière une autre dimension essentielle pour les économies comme la Tunisie : les structures productives et les dépendances extérieures comptent autant, sinon plus, que les équilibres monétaires.

Ces trois lectures convergent vers une même idée : une économie ne se résume jamais à sa stabilité apparente. Dans le cas tunisien, cela signifie que la question n’est pas seulement de savoir si l’inflation baisse, mais si l’économie est capable de produire de la valeur, de l’emploi et de l’espoir.

 

Lire également : Tunisie – Le lent naufrage industriel

Le quotidien économique : là où la théorie rencontre la fatigue

Dans une petite entreprise de Sfax, un patron hésite à embaucher. Pas parce qu’il n’a pas de travail, mais parce qu’il ne sait pas comment évoluera son coût de financement, ni quelle sera la demande dans six mois. À Tunis, un jeune diplômé envoie des candidatures sans réponse. À Kairouan, une famille ajuste ses dépenses en fonction des prix du marché, sans certitude sur le mois suivant. Ces scènes ne font pas la une des rapports économiques, mais elles constituent pourtant le véritable baromètre de l’économie.

La macroéconomie parle de stabilisation. La microéconomie humaine parle d’adaptation permanente. Et cette adaptation, lorsqu’elle devient durable, finit par transformer la psychologie collective. On ne parle plus de projets, mais de survie. On ne parle plus d’investissement, mais de prudence. On ne parle plus d’avenir, mais de gestion du présent.

Le piège discret de l’équilibre appauvri

C’est ici qu’apparaît le concept le plus inquiétant : celui d’un équilibre appauvri. Un pays peut parfaitement stabiliser ses indicateurs macroéconomiques tout en voyant sa dynamique interne s’éroder progressivement. L’inflation est maîtrisée, mais la croissance reste faible. Le budget est contrôlé, mais l’investissement recule. La monnaie est stabilisée, mais le tissu productif s’affaiblit.

Dans ce type de configuration, le danger n’est pas brutal. Il est lent, diffus, presque imperceptible. On s’habitue à une croissance faible. On normalise un chômage élevé. On accepte une migration des talents comme une évidence. Et peu à peu, ce qui était une crise devient un état normal. C’est peut-être là le point le plus sensible pour la Tunisie aujourd’hui : la capacité à ne pas confondre stabilisation et transformation.

Quand la stabilité devient une fin en soi

Une économie en bonne santé n’est pas une économie parfaitement stable. C’est une économie dynamique, capable d’absorber des chocs, de créer de nouvelles activités, de redistribuer des opportunités. Le problème survient lorsque la stabilité devient l’objectif ultime, au détriment de tout le reste.

Dans cette logique, la politique économique peut finir par se réduire à une gestion de contraintes : contenir l’inflation, stabiliser le change, limiter les déséquilibres budgétaires. Tout cela est nécessaire, mais insuffisant. Car une société ne vit pas uniquement de stabilité. Elle vit de projection, d’ambition, de mobilité sociale. Sans cela, même une économie stabilisée peut devenir psychologiquement fragile.

Une économie qui doit redevenir une promesse

La question centrale, aujourd’hui, n’est donc pas uniquement technique. Elle est profondément humaine. Comment faire en sorte que l’économie tunisienne ne soit pas seulement un système stabilisé, mais un système porteur de perspectives ? Comment recréer une dynamique où un jeune diplômé ne pense pas immédiatement à partir ? Où une entreprise ne renonce pas à grandir ? Où une famille ne vit pas chaque mois dans une logique d’ajustement permanent ?

C’est là que les politiques économiques doivent retrouver une dimension plus large que la seule gestion des équilibres. Elles doivent redevenir des politiques de transformation.

In fine, derrière les équilibres, la vie

Les débats économiques, des critiques de la crise des banques centrales aux remises en cause des modèles orthodoxes, convergent vers une même question centrale : que devient la politique économique lorsque ses instruments de stabilisation ne parviennent plus à générer de véritable développement ?

La Tunisie se trouve précisément à ce point de bascule. Les indicateurs peuvent se stabiliser. Mais si les vies, elles, restent sous pression, alors l’économie n’a pas encore trouvé son équilibre réel. Car au fond, une économie ne se juge pas seulement à sa capacité à maîtriser ses prix, mais à sa capacité à permettre à une société de respirer, de se projeter et de croire encore que l’avenir peut être un peu plus large que le présent.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Gestern — 28. Mai 2026Leconomiste Maghrebin

Plus de 25 milliards de dinars d’avoirs nets en devises ou 105 jours d’importation

Le cumul des recettes touristiques et des revenus du travail ont atteint, au 20 mai 2026, 5,8 milliards de dinars, d’après les chiffres de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Dans les détails, l’institut démission indique que les recettes touristiques ont progressé de 4 %, pour dépasser les 2,4 milliards de dinars, en comparaison avec la même période de 2025. Pour leur part, les revenus du travail ont évolué de 4,9 %, à 3,4 milliards de dinars, contre 3,2 milliards de dinars, une année auparavant.

Du coup, les avoirs nets en devises ont enregistré une forte hausse, passant de 22,5 milliards de dinars (l’équivalent de 98 jours d’importation) au 26 mai 2025, à 25,4 milliards de dinars (soit 105 jours d’importation), actuellement.

Concernant les billets et monnaies en circulation, ils préservent leur tendance haussière, puisqu’ils ont dépassé les 29,4 milliards de dinars, le 25 mai 2026, contre 23,8 milliards de dinars, à la même date de l’année dernière, ce qui représente une augmentation de 23,3%.

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