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Quand l’usine devient une cible: les industriels face à l’urgence cyber

14. April 2026 um 14:43

Deux cent cinquante millions d’euros. C’est le montant que le géant Saint-Gobain a dû absorber après avoir été frappé par le rançongiciel NotPetya. Ce chiffre, brandi comme un signal d’alarme lors d’une rencontre professionnelle organisée ce jour à Tunis, résume à lui seul l’ampleur des enjeux qui pèsent désormais sur le tissu industriel mondial.

C’est dans le cadre de l’événement «Cybersécurité et résilience des entreprises», porté par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), qu’un panel dédié au secteur productif a réuni plusieurs praticiens et experts autour de la question des systèmes industriels exposés. Placés sous la modération du Pr Faouzi Moussa, universitaire spécialiste des nouvelles technologies, leurs échanges ont mis en lumière une réalité souvent sous-estimée : l’usine connectée est devenue, qu’elle le veuille ou non, un terrain d’opération pour des adversaires organisés.

Un périmètre de défense qui s’est radicalement élargi

Pendant des décennies, les environnements industriels ont fonctionné en vase clos, imperméables aux intrusions extérieures par leur isolement même. L’avènement de l’industrie 4.0 a mis fin à cette forteresse naturelle. En fondant dans un même ensemble les technologies opérationnelles (OT) et l’informatique de gestion classique (IT), la digitalisation a ouvert des brèches que des acteurs malveillants, groupes criminels structurés ou entités parrainées par des États, n’hésitent plus à exploiter.

Ali Laribi, fondateur de Fortress Plus et consultant spécialisé en cybersécurité IT/OT, a décrit cette mutation avec précision. En environnement industriel, la hiérarchie des priorités de sécurité n’est pas celle du bureau: la disponibilité permanente des systèmes et la protection physique des opérateurs priment sur la confidentialité des données. Or les infrastructures de production cumulent deux handicaps structurels majeurs: l’usage persistant de technologies vieillissantes, souvent non répertoriées et impossibles à patcher, et l’introduction simultanée de nouvelles surfaces d’attaque par la numérisation. Résultat: la maturité cyber du secteur industriel accuse un retard significatif sur celui de la finance, avec un taux de conformité qui plafonne aux alentours de 40% en France. Quant aux accès distants que certains industriels croient inexistants ou hermétiques, ils constituent précisément les vecteurs d’intrusion privilégiés des assaillants modernes. Des cadres réglementaires comme la directive NIS 2 ou le Cyber Resilience Act européen sont, selon Ali Laribi, des leviers indispensables pour imposer un socle de défense commun aux infrastructures critiques.

Chez Sagemcom, la sécurité s’est imposée comme condition de survie industrielle

La démonstration la plus concrète de cet impératif est venue de Rim Raboudi, Directrice Sécurité de l’Information du groupe Sagemcom, fabricant de produits connectés  compteurs communicants, modems dont la chaîne de production ne peut tolérer aucune interruption. Chaque arrêt se chiffre en millions d’euros perdus. Face à cette réalité, le groupe a structuré sa réponse autour de plusieurs piliers : une gouvernance bicéphale articulant équipes locales et direction centrale, un rôle de Factory Security Officer chargé d’évaluer les risques métiers au plus près du terrain, et un ancrage dans les standards internationaux avec la certification ISO 27001, déployée à l’échelle du groupe depuis 2015.

En 2021, Sagemcom a franchi un cap supplémentaire en dotant son organisation d’un CERT propre, capable de piloter la réponse aux incidents à l’échelle mondiale. Un Security Operations Center tourne en continu, mobilisant une quinzaine d’experts, et des exercices réguliers tests d’intrusion, plans de reprise d’activité  entretiennent la vigilance collective. Aucun incident majeur n’est venu compromettre les opérations à ce stade. Pour Rim Raboudi, l’équation est désormais simple : la cybersécurité n’est plus un poste de dépense négociable, mais un investissement dont le premier incident évité justifie immédiatement le coût.

Safran : quand l’innovation attire l’espionnage

Le groupe Safran, qui emploie 3 500 personnes en Tunisie et 110 000 à travers le monde, illustre un autre versant du risque cyber industriel : celui de la propriété intellectuelle. Avec 1 300 brevets déposés en 2025, cet acteur central de l’aéronautique figure parmi les cibles les plus convoitées des opérations d’espionnage économique à l’échelle planétaire.

Nizar El Abed, Directeur Développement IT et Transformation Digitale du groupe, a dressé une cartographie des menaces en quatre axes. Le premier est le vol de données sensibles et de secrets industriels. Le deuxième est l’atteinte à la continuité opérationnelle, susceptible de paralyser des usines dont l’interconnexion croissante est précisément le talon d’Achille. Le troisième concerne le facteur humain  hameçonnage ciblé, manipulation par deepfake  vecteur d’attaque en pleine expansion. Le quatrième, enfin, est la désinformation, outil de déstabilisation réputationnelle à visée stratégique. Ces menaces, a-t-il précisé, ne connaissent ni frontières géographiques ni limite dans le temps : elles s’inscrivent dans des dynamiques géopolitiques durables et des rivalités économiques mondiales. La réponse de Safran repose sur une communauté d’experts dédiés et une mobilisation assumée de la direction au plus haut niveau.

Des angles morts persistants dans la gouvernance cyber

La dernière intervention a peut-être été la plus décapante. Myriam Khelifi, experte en cybersécurité au sein d’EY, a radiographié les failles structurelles que les organisations industrielles continuent d’entretenir malgré elles.

Première lacune : la convergence IT/OT n’a pas partout entraîné une clarification des responsabilités en cas d’incident, laissant subsister des zones grises périlleuses. Deuxième fragilité : sans cartographie préalable des actifs vitaux, les investissements en sécurité se dispersent sur des solutions génériques au détriment des systèmes réellement critiques. Troisième vulnérabilité, et non des moindres : la chaîne de sous-traitance. De nombreuses compromissions empruntent les accès de télémaintenance accordés à des fournisseurs dont le niveau de sécurité n’a pas été vérifié. La multiplication des connexions VPN liée à la transformation digitale a considérablement élargi ce vecteur de risque tiers. Quatrième point faible : les équipes dirigeantes restent globalement peu préparées à la gestion de crises cyber intégrant des scénarios industriels complexes.

Ces failles sont documentées par les résultats du Baromètre de la cybersécurité 2025, réalisé en collaboration avec le CESIA auprès de 400 organisations à travers le continent africain, dont plus d’un quart de répondants tunisiens. Les données sont sans appel : malgré une prise de conscience réelle des menaces, 44 % des organisations allouent encore moins de 5 % de leur budget informatique à la cybersécurité. Sur le plan de la gouvernance, plus de 40 % des RSSI demeurent rattachés à la DSI, une configuration qui limite leur indépendance et leur capacité d’action stratégique.

Entre la menace qui monte et les moyens qui stagnent, l’écart reste, pour l’heure, préoccupant.

 

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Des projets bloqués depuis des années à Korbous, mais…

14. April 2026 um 14:29

Nichée sur les hauteurs du Cap Bon, Korbous est l’une des stations thermales les plus anciennes de Tunisie, réputée depuis des siècles pour ses sources d’eau chaude aux vertus thérapeutiques. Une région bénie par la nature, entre mer et collines verdoyantes, qui aurait tout pour être une destination de référence, et qui pourtant peine à décoller.

Le 8 avril dernier, le ministre du Tourisme s’est rendu sur place pour examiner la situation. Des projets touristiques à l’arrêt, paralysés par des blocages juridiques et fonciers, une région au potentiel intact mais inexploité. Sur place, aux côtés de la gouverneure de Nabeul et des investisseurs concernés, le message était sans ambiguïté: identifier les blocages, coordonner les efforts, débloquer sans délai. Car les atouts sont là: sources thermales, littoral préservé, cadre idéal pour le tourisme de bien-être et l’écotourisme. Des richesses qui attendent depuis trop longtemps d’être valorisées. Le signal est fort. Les investisseurs, eux, attendent désormais les actes.

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Comment le Port de Dakar prépare son nouveau cycle de croissance

14. April 2026 um 12:05

Le Port Autonome de Dakar a enregistré un bénéfice estimé à 27 milliards de francs CFA (environ 140 Mtnd) en 2025. Ce résultat s’inscrit dans une trajectoire de croissance progressive, portée par le rôle stratégique du port dans les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.

Situé sur un axe maritime majeur, le port de Dakar occupe une position centrale dans les flux logistiques régionaux. Il constitue notamment une plateforme clé pour le transit de marchandises à destination de plusieurs pays enclavés, ce qui soutient l’intensité de son activité et l’évolution de ses résultats financiers au fil des années.

Mais au-delà de cette activité soutenue, la direction du port regarde désormais plus loin. L’enjeu n’est plus seulement de gérer les flux existants, mais de transformer en profondeur l’outil portuaire pour l’adapter aux exigences du commerce mondial. Cette transformation repose sur deux piliers, d’une part, la modernisation des infrastructures et d’autre part, la digitalisation des opérations.

Dans cette logique, le directeur général du port, Waly Diouf Bodian, a détaillé plusieurs projets considérés comme structurants. Parmi eux, figure la rénovation du Môle 4, dont le lancement des travaux est prévu pour avril 2026. Ce terminal, qui concentre déjà une part importante du trafic, doit être entièrement repensé afin de devenir une plateforme plus flexible, capable de gérer différents types d’activités logistiques sur un même espace. Le projet, confié à un consortium spécialisé, s’inscrit dans un calendrier ambitieux d’environ un an de travaux.

Parallèlement, le port accélère son virage numérique. Une étape importante a été franchie avec la signature d’un partenariat entre la structure de gestion du port et Orange Sénégal. L’objectif est de digitaliser progressivement l’ensemble des opérations portuaires, depuis la gestion des flux jusqu’à la coordination entre les différents intervenants. Cette transition vers des outils numériques vise à réduire les lenteurs administratives et à améliorer la visibilité des opérations en temps réel.

À travers ces initiatives, le port de Dakar cherche à franchir un nouveau cap. L’enjeu dépasse la seule performance financière : il s’agit de renforcer sa place dans un environnement régional de plus en plus compétitif, où les ports rivalisent désormais autant sur leur efficacité opérationnelle que sur leur capacité à innover.

 
 

 

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La Bourse de Tunis lance son nouveau site web

14. April 2026 um 11:14

La Bourse de Tunis annonce le lancement officiel de son nouveau site web(www.tunis-stockexchange.com ), entièrement repensé pour offrir une expérience utilisateur optimisée et un accès facilité à l’information financière.
Ce nouveau portail digital se distingue par un design moderne, une navigation intuitive et des contenus enrichis destinés aux investisseurs, aux sociétés et notamment celles Faisant Appel Public à l’Epargne (FAPE), aux médias, et au grand public. Il s’inscrit dans la stratégie de modernisation et de digitalisation de la Bourse
de Tunis. L’architecture et la technologie choisies par la Bourse de Tunis, offriront des options futures de
développement, à l’instar de deux espaces dédiés, et en cours de conception, l’un pour les sociétés cotées, le second pour les universitaires et les étudiants.
À travers cette nouvelle plateforme, la Bourse de Tunis réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de l’innovation et du développement du marché financier tunisien.
Pour découvrir le nouveau site : www.tunis-stockexchange.com

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Pourquoi, ce matin, les aéroports tunisiens se retrouvent-ils bloqués?

14. April 2026 um 10:28

Une panne du système informatique d’enregistrement a semé la confusion, ce mardi à l’aube, dans plusieurs aéroports tunisiens, perturbant le départ de nombreux voyageurs.

Dans un communiqué officiel, la compagnie Tunisair a indiqué que cet incident technique touche l’ensemble des plateformes d’enregistrement, provoquant des ralentissements dans le traitement des passagers.

Face à cette situation inattendue, la compagnie assure avoir mobilisé tous ses moyens pour limiter les retards et maintenir le bon déroulement des vols. Des solutions alternatives ont été mises en place afin d’accélérer les procédures d’enregistrement, bien que des perturbations restent inévitables.

Tunisair a également présenté ses excuses aux passagers pour ce désagrément, précisant que cette panne est “indépendante de sa volonté”. Les équipes techniques sont actuellement à pied d’œuvre pour rétablir le système dans les plus brefs délais.

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Gestern — 13. April 2026Haupt-Feeds

27 avril 2026, dernier délai pour postuler à l’appel à candidatures d’Office Plast

13. April 2026 um 16:11

La société Office Plast a annoncé le lancement d’un appel à candidatures en vue de la désignation de deux administrateurs indépendants au sein de son conseil d’administration. Les mandats concernés s’étendront sur une durée de 3 ans, jusqu’à la tenue de l’Assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les états financiers de l’exercice 2028. La date limite de dépôt est fixée au 27 avril 2026 à 17h00, le cachet de la société faisant foi.

Dans son communiqué, l’entreprise précise que les candidats au poste d’administrateur indépendant doivent répondre à des critères stricts garantissant leur impartialité. Ainsi, toute personne intéressée ne doit entretenir, au moment du dépôt de sa candidature, aucun lien direct ou indirect avec la société Office Plast, ses actionnaires, ses administrateurs, les membres du directoire ou toute autre partie susceptible d’altérer son indépendance. L’objectif est d’écarter tout risque de conflit d’intérêts, réel ou potentiel, et de préserver la confidentialité des informations stratégiques de l’entreprise.

Les candidatures doivent être adressées sous pli fermé, par voie postale rapide ou déposées en main propre contre décharge, à l’adresse du siège social de la société: Zone industrielle 2, Medjez El Bab, B.P. 156, 9070 Béja. Le dossier, envoyé au nom du président du conseil d’administration, doit porter la mention explicite: “Ne pas ouvrir-Candidature au poste d’administrateur indépendant au conseil d’administration de la société Office Plast”. Tout dossier incomplet ou transmis hors délai ne sera pas pris en considération. Pour tout renseignement complémentaire, les candidats peuvent contacter la société par e-mail à l’adresse suivante: abid.y@officeplast.com

Le processus de sélection sera encadré par un comité désigné par le conseil d’administration, chargé d’examiner l’ensemble des dossiers. Les candidatures jugées conformes aux critères d’éligibilité seront classées par ordre de mérite, puis consignées dans un procès-verbal de dépouillement. Par la suite, les dossiers retenus seront transmis pour avis au Conseil du marché financier (CMF), accompagnés du procès-verbal. Les candidats sélectionnés seront informés dans les délais légaux et leur nomination sera soumise à l’approbation finale de l’Assemblée générale ordinaire prévue en 2026.

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Tunisie: lancement d’un programme de crédits sans intérêts, inscriptions jusqu’au 15 mai 2026

13. April 2026 um 14:10

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle a annoncé la mise en place d’un programme visant à soutenir l’inclusion financière et économique des catégories vulnérables et à faibles revenus. L’objectif est d’encourager ces personnes à lancer leurs propres projets et à améliorer leurs conditions de vie à travers l’activité économique.

Dans ce cadre, des crédits sans intérêts seront accordés, avec un montant pouvant aller jusqu’à 10 000 dinars par projet. Ces financements concernent différents secteurs d’activité et visent à faciliter l’accès au financement pour des personnes qui rencontrent souvent des difficultés à obtenir des prêts bancaires classiques.

Les bénéficiaires pourront rembourser ces crédits sur une période maximale de 6 ans, avec une année de grâce, ce qui leur laisse le temps de démarrer leur activité avant de commencer le remboursement.

Les inscriptions sont ouvertes du 13 avril 2026 à 16h00 au 15 mai 2026. Elles se feront uniquement en ligne via la plateforme officielle du ministère de l’Emploi.

Ce programme s’inscrit dans une démarche de soutien à l’entrepreneuriat et d’intégration économique des populations les plus fragiles, en leur offrant une opportunité concrète de créer une activité génératrice de revenus.

 

 

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27 000 refus de visas Schengen, dont 700 pour des raisons sécuritaires, depuis l’introduction du nouveau système en octobre 2025

13. April 2026 um 12:11

Depuis sa mise en place progressive en octobre 2025, le système d’entrée/sortie de l’espace Schengen (EES) commence à produire ses premiers effets concrets sur la gestion des frontières européennes.

À chaque passage, les données des voyageurs issus de pays tiers sont désormais enregistrées automatiquement: identité, date d’entrée, date de sortie et durée de séjour. Peu à peu, les tampons sur les passeports disparaissent au profit d’un suivi numérique continu, centralisé entre les États membres. Selon les premières données disponibles, plus de 52 millions de passages ont déjà été enregistrés. Ce volume donne une idée de l’intensité des déplacements vers l’espace Schengen, mais aussi de la capacité du système à absorber une circulation massive sans intervention manuelle systématique. Dans cet ensemble, environ 27 000 personnes se sont vu refuser l’entrée sur le territoire européen. Ces refus ne relèvent pas d’une logique automatique. Ils interviennent lorsque les conditions d’entrée ne sont pas remplies ou lorsqu’un signalement est détecté lors des vérifications croisées.

C’est justement l’un des changements majeurs du système. Les informations ne restent plus isolées à un seul poste frontière. Elles sont désormais croisées avec différentes bases de données européennes et internationales, ce qui permet de repérer plus rapidement certaines incohérences ou alertes. Dans ce cadre, près de 700 personnes ont été identifiées comme présentant “une menace pour la sécurité de l’Union”, selon les données communiquées par la Commission européenne. Le système agit donc à la fois comme un registre de passage et comme un outil d’alerte, capable de relier des informations dispersées dans différents États.

Les ressortissants tunisiens ont déposé près de 178 000 demandes de visa Schengen en 2024, selon les données compilées à partir des statistiques de la Commission européenne. Sur ce total, plus de 38 000 demandes ont été refusées, soit un taux de rejet d’environ 21 %. Une fois le visa obtenu, les séjours restent limités à 90 jours sur 180, une durée désormais suivie de manière automatisée par les nouveaux outils numériques de contrôle aux frontières. Le système calcule les jours restants à partir de chaque entrée et sortie, ce qui limite les erreurs et rend le suivi beaucoup plus précis qu’auparavant. Pour les voyageurs, cela signifie un passage plus rapide aux frontières, mais aussi un contrôle plus continu de leur présence sur le territoire européen, même après leur entrée.

Voir aussi: 

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Santé, innovation, IA: Philip Morris International plaide pour une transformation à impact réel

13. April 2026 um 10:40

Philip Morris International défend une approche pragmatique de l’innovation en santé. Au-delà des avancées technologiques, l’enjeu est désormais de transformer ces progrès en résultats tangibles et accessibles à grande échelle.

À l’heure où l’innovation en santé est souvent associée aux avancées technologiques, une autre question s’impose: celle de son impact réel. Intervenant au GITEX Africa 2026, Taylan Süer, directeur général du groupe, a plaidé pour un changement de paradigme. «L’enjeu n’est pas l’innovation en soi, mais sa capacité à produire des résultats concrets», a-t-il affirmé. Derrière cette prise de position, un constat partagé, selon lequel les systèmes de santé innovent, mais peinent encore à traduire ces avancées en bénéfices visibles pour les populations.

Entre inertie des comportements, complexité réglementaire et fragmentation des dispositifs, les avancées restent souvent limitées dans leurs déploiements. Une réalité particulièrement visible dans la lutte contre le tabagisme. Malgré des campagnes de sensibilisation massives, des millions d’adultes continuent de fumer, révélant un défi davantage comportemental qu’informatif.

Dans ce contexte, Philip Morris International met en avant une approche articulée autour de trois leviers: prévention, accompagnement au sevrage et développement d’alternatives à risque réduit. «Tous les produits à base de nicotine ne présentent pas le même niveau de nocivité», a rappelé Taylan Süer, soulignant le potentiel des produits sans combustion pour réduire l’exposition aux substances toxiques.

Quand l’IA aide à protéger les consommateurs

Avec près d’un milliard de fumeurs dans le monde, la question de l’impact à grande échelle devient centrale. L’entreprise revendique ainsi une transformation progressive de son modèle, marquée par des investissements dans les alternatives sans fumée et une transition amorcée chez une partie des consommateurs adultes.

Dans cette dynamique, l’intelligence artificielle apparaît comme un levier structurant. Elle permet d’accélérer les cycles de recherche, d’optimiser les essais cliniques et d’améliorer l’exploitation des données scientifiques. «L’IA réduit considérablement les délais et améliore la qualité des décisions», a expliqué le dirigeant, mettant en avant son rôle dans la transformation des systèmes de santé.

Au-delà de la performance, son potentiel est particulièrement stratégique dans des régions comme l’Afrique. En compensant certaines limites liées aux infrastructures ou aux ressources, elle ouvre la voie à des modèles plus agiles. «Le continent a une opportunité unique de construire des systèmes “digital-first”, sans reproduire les lourdeurs observées ailleurs», a-t-il souligné.

Réduire les risques

Mais cette accélération technologique pose une condition essentielle, celle de la confiance. «Si l’innovation va plus vite que la confiance, elle échoue», a averti Taylan Süer. Pour y répondre, plusieurs piliers s’imposent: une base scientifique solide, une réglementation adaptée, une transparence assumée et un usage responsable de l’intelligence artificielle.

Dans un contexte où les débats restent parfois polarisés, notamment autour des alternatives au tabac, le DG appelle à dépasser les oppositions. L’enjeu, selon lui, réside dans la réduction effective des risques pour les fumeurs adultes, ce qui implique une collaboration renforcée entre régulateurs, professionnels de santé, industriels et société civile.

En Tunisie, il remarque d’ailleurs une dynamique encourageante, portée par une ouverture croissante à l’innovation et des initiatives de coopération entre acteurs publics et privés. Un terrain propice à l’expérimentation de nouveaux modèles à l’intersection de la santé, de la technologie et des politiques publiques.

Reste enfin la question du leadership. Dans des environnements complexes, celui-ci ne repose plus uniquement sur la vision, mais sur la capacité à fédérer. Trouver l’équilibre entre ambition et confiance devient alors déterminant pour inscrire ces transformations dans la durée.

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Ce qui change pour les voyageurs tunisiens vers l’espace Schengen à partir le 10 avril 2026

13. April 2026 um 10:08

Les pays de l’espace Schengen appliquent désormais le système d’entrée/sortie (EES) ou Entry/Exit System. Ce système devient obligatoire à tous les postes frontaliers extérieurs. Il remplace les tampons manuels sur les passeports. Il introduit un contrôle numérique et biométrique.

Depuis le 10 avril 2026, la France et les autres pays européens utilisent ce nouveau système. Celui-ci concerne les ressortissants de pays tiers. La Tunisie en fait partie. Il concerne les voyageurs avec un visa court séjour (visa C), un visa long séjour (visa D) et un titre de séjour européen. Le système EES enregistre automatiquement les entrées et les sorties. Le passage à la frontière devient plus rapide. L’enregistrement d’un voyageur prend en moyenne 70 secondes. Le système utilise des données biométriques, d’abord les informations présentes sur le document de voyage. Il enregistre le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance, ainsi que le genre et la nationalité du voyageur. Le système stocke aussi le numéro du passeport ou du document de voyage, le code à trois lettres du pays de délivrance et la date d’expiration du document. Puis, il enregistre aussi les détails du passage à la frontière: lieu, date, heure et motif d’entrée ou de sortie. Le système ajoute enfin des données biométriques, notamment la photo du visage et les empreintes digitales (sauf pour les enfants de moins de 12 ans).

Pour conclure, le système EES couvre les 29 pays de l’espace Schengen. Il couvre les pays de l’Union européenne, sauf Chypre et l’Irlande. Il couvre aussi quatre pays associés. Il s’agit de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège et de la Suisse.

 

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40% des travailleurs tunisiens sans couverture sociale. Voici pourquoi

13. April 2026 um 09:30

La commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées de l’ARP a tenu une séance d’audition, vendredi 10 avril 2026. La réunion a été consacrée à la réforme du système de sécurité sociale. Les représentants du ministère ont dressé un tableau préoccupant. Les caisses sociales accusent un déficit annuel oscillant entre 2 et 3 milliards de dinars. Le nombre d’affiliés atteint 2,3 millions, tandis que celui des retraités s’élève à 1,2 million. Le taux de couverture sociale ne dépasse pas 60% de la population active, et l’économie informelle représente entre 30 et 40% du total de l’économie nationale. Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le ministère a cité l’évolution des indicateurs démographiques, l’expansion du secteur informel, la fraude sociale, la hausse des coûts des soins, notamment des médicaments importés, et la dépréciation du dinar tunisien. La faible attention accordée à la prévention sanitaire a également alourdi les dépenses de traitement. Face à ces défis, le ministère a présenté une réforme articulée autour de trois objectifs stratégiques: élargir la couverture sociale, améliorer la qualité des services et assurer la pérennité financière des caisses. Parmi les pistes envisagées figurent la fusion des régimes en une structure unique, le maintien de l’architecture actuelle avec des réformes ciblées, ou la création de passerelles entre les différents régimes selon la nature des prestations. L’intégration du secteur informel à travers des formules de cotisation adaptées aux revenus irréguliers fait également partie des options à l’étude. Les représentants du ministère ont par ailleurs souligné que le système de répartition solidaire, fondement du modèle social tunisien, constitue un acquis national intergénérationnel auquel il n’est pas question de renoncer. Les députés ont réagi en réclamant des données chiffrées précises et une transparence totale sur la situation financière des caisses. Ils ont rappelé que le président de la République a lui-même souligné que la réforme de la sécurité sociale ne peut être ni conjoncturelle ni partielle, mais doit reposer sur une vision nouvelle et globale. Certains ont proposé la création d’un organe de coordination dédié au sein du ministère, chargé de piloter la réforme en associant experts, organisations nationales et centres d’études stratégiques.

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Près de 100 000 agents titularisés grâce à la loi sur les contrats de travail, mais…

13. April 2026 um 09:02

La commission de la santé et des affaires sociales de l’ARP a consacré sa session de l’après-midi du vendredi 10 avril 2026 à l’évaluation de la loi sur la réglementation des contrats de travail et l’interdiction de la sous-traitance. Des représentants du ministère des Affaires sociales ont été auditionnés sur les résultats obtenus depuis l’entrée en vigueur du texte et sur les obstacles qui freinent encore son application.

Le bilan présenté par le ministère témoigne d’avancées réelles. Environ 100 000 agents ont été titularisés grâce aux dispositions de cette loi. Le ministère a également indiqué qu’il veille au respect du principe d’égalité salariale entre agents relevant d’une même classification professionnelle. Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts conjugués des différents services du ministère, en particulier l’inspection du travail.

Des obstacles persistent néanmoins. Des situations non résolues subsistent, notamment dans plusieurs établissements publics. Les députés ont évoqué de nombreux cas concrets où les dispositions de la loi n’ont pas été appliquées, malgré les signalements adressés aux services compétents. Ils ont souligné que les citoyens tiennent les représentants du pouvoir législatif pour directement responsables de la bonne application de ce texte.

Le ministère a reconnu certaines lacunes. Il a appelé à renforcer les effectifs des inspecteurs du travail, dont les missions de contrôle et de médiation sont croissantes, mais dont les moyens logistiques restent insuffisants. Il a également plaidé pour une révision à la hausse de certaines sanctions financières jugées trop faibles pour être dissuasives, soulignant le décalage flagrant entre ces pénalités légères et les sanctions bien plus sévères prévues en matière de sous-traitance illégale.

Les députés ont demandé l’organisation de séances de travail réunissant le ministre des Affaires sociales et ses homologues des secteurs concernés afin de débloquer les dossiers en suspens.

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Le géant chinois CNBM choisit encore la Tunisie

11. April 2026 um 12:25

Le géant chinois des matériaux de construction CNBM (China national building material group) prépare une nouvelle phase d’investissement en Tunisie. Une délégation de la filiale Sinoma Cement Co., Ltd, conduite par son directeur Li Baoming, a été reçue vendredi 10 avril 2026 au siège de l’Agence de Promotion de l’Investissement Étranger (FIPA-Tunisia).

Li Baoming a confirmé l’intention de CNBM d’aller plus loin. Le groupe compte introduire des systèmes de contrôle intelligents et des technologies de production avancées sur les lignes de CJO, sa filiale tunisienne. Selon le communiqué de Fipa Tunisie les objectifs affichés sont : améliorer la qualité des produits, réduire la consommation d’énergie et réduire l’empreinte carbone. Un cap clairement orienté vers la transition industrielle verte.

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Maroc : 1,28 milliard de dollars pour bâtir la capitale africaine de l’IA

11. April 2026 um 12:08

Un nouvel investissement important dans l’intelligence artificielle a été annoncé au Maroc. Le pays veut renforcer ses ambitions de devenir un hub numérique en Afrique.

Un protocole d’accord a été signé entre l’entreprise Nexus Core Systems et les autorités marocaines pour la construction d’une « AI Factory Platform ». Un projet estimé à environ 12 milliards de dirhams (1,28 milliard de dollars). Cet investissement comprend un data center de calcul haute performance, un centre d’excellence dédié aux compétences numériques, ainsi qu’un hub d’innovation destiné à soutenir les startups et les technologies émergentes. Selon les informations rapportées en marge de GITEX Africa 2026, l’accord a été conclu entre Nexus Core Systems et plusieurs institutions marocaines, dont Ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration et Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE). Selon plusieurs sources, ce projet devrait être réalisé en deux phases, avec une première infrastructure installée dans la région de Nouaceur. À terme, il vise à soutenir la stratégie « Maroc Digital 2030 », qui vise renforcer l’économie numérique et la création d’emplois dans le secteur technologique.

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705 millions de dollars mobilisés par les startups africaines au premier trimestre 2026

11. April 2026 um 10:06

Selon les données compilées par Condia et TechCabal Insights, les startups africaines ont mobilisé 705 millions de dollars au cours du premier trimestre 2026, répartis sur 59 opérations menées dans 14 pays. Cela représente une progression de 26,5% par rapport à la même période en 2025.

L’Égypte arrive en tête avec 190 millions de dollars levés, confirmant sa place de marché le plus dynamique du continent. L’Afrique du Sud suit avec 157 millions de dollars. Le Kenya a attiré 94 millions de dollars. Le Nigeria, malgré un environnement macroéconomique difficile, a obtenu 78 millions de dollars. Enfin, le Maroc complète le top 5 avec 48 millions de dollars.

La fintech demeure le secteur phare, avec 221 millions de dollars collectés, soit près d’un tiers du total des investissements. L’expansion des infrastructures de paiement numérique et des plateformes de crédit continue d’attirer les investisseurs, alors que l’inclusion financière gagne du terrain sur le continent. Le secteur de l’énergie a levé 141 millions de dollars, signe d’une confiance durable dans la transition énergétique africaine. Les fonds sont dirigés vers des projets de mini-réseaux solaires, de stockage hors réseau et d’infrastructures associées, soulignant les opportunités pour remédier aux déficits énergétiques persistants. La logistique n’est pas en reste, avec 149 millions de dollars investis, reflétant l’intérêt croissant des investisseurs pour la modernisation des chaînes d’approvisionnement et les solutions de livraison du dernier kilomètre.

Parmi les faits marquants du trimestre, on note l’émergence d’investisseurs japonais, qui apportent une nouvelle dynamique à des flux de capitaux historiquement dominés par les États-Unis et l’Europe. Par ailleurs, le financement par dette a gagné du terrain sur plusieurs marchés, dépassant parfois le financement par actions. Cette évolution traduit une maturation du secteur financier. Les fondateurs se tournent de plus en plus vers des instruments non dilutifs pour financer leurs besoins en fonds de roulement et leur croissance, sans céder de capital.

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La STA double presque ses bénéfices… mais les actionnaires, eux, ne toucheront rien

11. April 2026 um 09:51

La Société tunisienne d’automobiles affiche de solides résultats en 2025, mais renonce à distribuer des dividendes.

La Société a réalisé en 2025 un résultat net bénéficiaire de près de 9,9 millions de dinars, contre 5,8 millions de dinars en 2024. C’est une progression de 70,7%, ce qui représente une performance remarquable pour la société. Les revenus d’exploitation ont également connu une forte hausse, passant de 109 millions de dinars en 2024 à 173,7 millions de dinars en 2025. En revanche, le total du bilan a légèrement reculé, passant de 107 millions à 100,1 millions de dinars, en baisse de 6,4%.

Malgré ces chiffres encourageants, le Conseil d’Administration a décidé de ne pas distribuer de dividendes aux actionnaires au titre de l’exercice 2025. La raison est d’ordre réglementaire. La Banque centrale de Tunisie a publié en mars 2026 une nouvelle circulaire (n°2026-04) qui impose que les importations de véhicules soient désormais financées uniquement sur les fonds propres des entreprises importatrices. Autrement dit, STA ne peut plus utiliser les crédits documentaires — un outil bancaire classique de financement des importations — pour acheter ses véhicules à l’étranger. Or, à fin 2025, l’encours de ces crédits documentaires s’élevait à 47,9 millions de dinars, une somme considérable. Cette nouvelle règle risque donc de créer une pression sur la trésorerie de la société et de perturber son cycle d’activité quotidien. Cette décision sera soumise à l’approbation des actionnaires lors de la prochaine Assemblée Générale Ordinaire, dont la date sera prochainement communiquée.

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Pour éviter une hausse des prix des billets,  la CTN a trouvé cette solution  

11. April 2026 um 09:25

La Compagnie tunisienne de navigation (CTN) vient d’annoncer des modifications dans son programme de traversées maritimes pour la mi-avril 2026, invoquant la hausse des prix du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient.

Pour limiter l’impact sur les tarifs des billets, la compagnie a décidé de fusionner plusieurs voyages prévus séparément. Les liaisons Tunis-Marseille du 14 au 16 avril et Tunis-Gênes du 17 au 19 avril seront regroupées en une seule traversée combinée, opérée du 17 au 20 avril. Le nouveau trajet se déroulera comme suit : départ de Tunis le vendredi 17 avril à 12h00, arrivée à Gênes le samedi 18 avril à 14h00, puis départ de Gênes à 19h00 vers Marseille, arrivée le dimanche 19 avril à 07h00. Le navire quittera Marseille à 12h00 le même jour pour rentrer à Tunis le lundi 20 avril à 12h00. Cette réorganisation reflète les contraintes croissantes que font peser les fluctuations des prix de l’énergie sur le transport maritime en Méditerranée.

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Rafiq Gharbi, avocat tunisien au sein du cabinet Whiteford, aux États-Unis

10. April 2026 um 17:21

Avocat américain d’origine tunisienne, Rafiq Gharbi évolue depuis près de dix ans dans le domaine du droit des affaires et du droit du travail. Son parcours s’inscrit entre deux environnements culturels, les États-Unis où il a grandi, et la Tunisie, pays d’origine de son père. Né et élevé dans le Maryland, il grandit dans un foyer biculturel. Son père est originaire de Testour, sa mère est américaine. Cette double appartenance structure dès l’enfance son rapport à la Tunisie, qu’il découvre à travers des séjours réguliers en famille à Tunis.

Ces voyages annuels en Tunisie lui permettent de maintenir un lien familial avec ses proches et de s’inscrire dans une continuité entre les deux pays. Cette expérience contribue à construire une identité située entre deux espaces culturels. Dans son environnement professionnel, ce lien se traduit par une volonté de rendre la Tunisie plus visible dans ses échanges quotidiens et au sein des communautés avec lesquelles il interagit.Rafiq Gharbi commence son parcours universitaire par des études en sciences politiques. Il obtient son diplôme de juriste et intègre la profession d’avocat aux États-Unis. Il débute sa carrière dans des structures juridiques où il se forme aux réalités du métier, avant de rejoindre le cabinet Whiteford, une étape importante dans son évolution professionnelle. Cette expérience lui permet de travailler aux côtés de mentors et d’élargir progressivement son champ d’intervention. Avec l’expérience, il constate un écart entre l’enseignement du droit et sa pratique quotidienne.

Les études juridiques reposent sur des cas structurés et des règles définies, tandis que la réalité des dossiers implique davantage de complexité et de nuances. Dans ce contexte, le rôle de l’avocat consiste à analyser des situations souvent hybrides et à adapter les solutions juridiques aux contraintes du terrain.Aujourd’hui, Rafiq Gharbi intervient principalement en droit du travail et en droit des affaires. Il accompagne des entreprises sur des questions liées à la gestion des ressources humaines, aux litiges professionnels, aux problématiques de rémunération ou encore aux accusations de discrimination. Son activité comprend également un travail de conseil en amont, notamment dans la rédaction de politiques internes et la mise en conformité juridique des organisations.

Comme d’autres professionnels du secteur, il observe l’impact croissant de l’intelligence artificielle dans les pratiques juridiques. Une partie des tâches de recherche, de rédaction et d’analyse documentaire est désormais assistée par des outils numériques spécialisés tels que Harvey AI ou Westlaw CoCounsel. Selon lui, ces évolutions modifient progressivement la structure du travail juridique, en particulier pour les jeunes avocats, dont certaines missions sont de plus en plus automatisées.Il échange régulièrement avec de jeunes étudiants en droit et de jeunes diplômés, notamment au sein de réseaux professionnels de la diaspora. Le marché du droit aux États-Unis reste très compétitif, avec des processus de recrutement qui commencent souvent dès les études universitaires. Selon ses propos, les cabinets accordent une importance importante aux résultats académiques, qui constituent un premier filtre d’accès. Cependant, le parcours professionnel repose également sur d’autres facteurs, notamment la construction d’un réseau et la capacité à être recommandé dans un environnement professionnel.En parallèle de sa carrière, il reste connecté à la Tunisie à travers des échanges avec la communauté tunisienne-américaine (TAYP) et un intérêt pour les initiatives de mentorat et de mise en relation. Il n’a pas développé à ce stade de projet structuré en Tunisie, mais reste ouvert à des collaborations liées à la transmission d’expérience ou au renforcement des liens entre la diaspora et le pays d’origine.

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Le pacte de compétitivité est désormais signé. Voici ce qu’il prévoit pour les industries électroniques à l’horizon 2030

10. April 2026 um 17:12

Le pacte de compétitivité dédié au secteur des industries électroniques à l’horizon 2030 vient d’être signé. L’objectif est clair: accélérer la montée en puissance du secteur et le positionner comme un moteur majeur de croissance, d’innovation et d’emplois qualifiés. Ce pacte vise à faire de la Tunisie un pôle régional des technologies électroniques, en renforçant la production locale, les exportations et l’attractivité pour les investissements étrangers. Le texte fixe des objectifs précis pour les prochaines années. Il prévoit d’abord le doublement des exportations du secteur pour atteindre 7 milliards de dinars. Il ambitionne également d’attirer entre 300 et 350 millions d’euros d’investissements étrangers, tout en créant environ 30 000 nouveaux emplois, ce qui porterait le total à plus de 100 000 emplois dans la filière. Le pacte vise aussi à renforcer l’intégration locale, avec un objectif de 55% contre 35% en 2025. Sur le plan de l’innovation, il prévoit de faire passer les investissements en recherche et développement à 3% du chiffre d’affaires, contre 1% actuellement. Enfin, la part de l’investissement industriel devrait atteindre 20% contre 15% en 2025.

Un virage vers les technologies avancées

Le pacte met l’accent sur les industries à forte valeur ajoutée, notamment : les composants électroniques, les télécommunications, les équipements médicaux, l’automobile et les technologies liées à l’industrie 4.0. Il prévoit aussi des projets structurants, dont :

  • la création de deux unités de production de composants électroniques avancés
  • l’ouverture de quatre centres de recherche et développement spécialisés
  • la mise en place d’un centre national de conception des systèmes embarqués

Parmi les axes prioritaires figurent également les semi-conducteurs, l’électronique automobile et les technologies de l’Internet des objets (IoT).

Le pacte repose sur six priorités : innovation et recherche, soutien à l’emploi qualifié, simplification des procédures, amélioration de la logistique et des infrastructures, renforcement de la compétitivité et intégration des critères environnementaux et de gouvernance (ESG). Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la souveraineté industrielle de la Tunisie et à attirer davantage d’investissements technologiques.

 

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