Le retour de Marine Le Pen dans la course à l’élection présidentielle de 2027 ravive les inquiétudes des investisseurs à l’égard de la dette française.
Selon un rapport de Bloomberg publié mercredi 15 juillet, les marchés obligataires redoutent qu’une alternance politique ne retarde les réformes budgétaires indispensables au redressement des finances publiques, déjà fragilisées par une dette élevée et un déficit persistant.
Selon une analyse de Bloomberg, cette évolution reflète les inquiétudes croissantes des marchés quant à la capacité de la France à engager les réformes budgétaires nécessaires dans un contexte politique de plus en plus incertain.
Les investisseurs surveillent de près la situation des finances publiques françaises, marquée par une dette représentant près de 118 % du PIB et un déficit budgétaire supérieur aux objectifs européens. À ces déséquilibres s’ajoutent les incertitudes liées à la présidentielle de 2027, qui renforcent la prudence des marchés.
Pour les analystes, l’éventualité d’un changement de majorité pourrait compliquer l’adoption de mesures de réduction des dépenses publiques ou de réformes structurelles, notamment sur les retraites.
Des rendements obligataires sous pression
Cette montée des inquiétudes se traduit par un élargissement de l’écart de rendement entre les obligations françaises et les emprunts allemands, considérés comme la référence de la zone euro. Les marchés exigent désormais une prime de risque plus importante pour financer la dette française, signe d’une confiance plus fragile dans la trajectoire budgétaire du pays.
Pour de nombreux économistes, le principal enjeu dépasse la seule échéance électorale. Les investisseurs attendent avant tout des engagements crédibles en faveur de la maîtrise des déficits, du contrôle de la dette et de la poursuite des réformes économiques.
Dans ce contexte, les propositions budgétaires des principaux candidats à l’élection présidentielle seront scrutées de près, les marchés cherchant à évaluer leur impact potentiel sur la soutenabilité des finances publiques françaises.
Une campagne sous haute surveillance des marchés
À moins d’un an du scrutin présidentiel, la France s’impose progressivement comme l’un des principaux foyers de risque politique et financier en zone euro. Les investisseurs restent attentifs à l’évolution de la campagne électorale, conscients que les choix du prochain exécutif pèseront durablement sur le coût de financement de la deuxième économie de la zone euro.
L’Italie ne limite plus sa coopération avec la Tunisie aux infrastructures et à l’énergie. Le 15 juillet, à l’occasion de la deuxième édition des « Innovation Talks » organisée à Tunis par l’Ambassade d’Italie et Terna Innovation Zone, Rome a affiché une nouvelle ambition : faire des startups tunisiennes un levier de coopération économique et technologique.
Des startups au cœur du rapprochement économique
L’événement a mis en lumière deux jeunes entreprises évoluant dans des secteurs jugés stratégiques : la startup italienne Koalisation, spécialisée dans la finance carbone en Afrique subsaharienne, et la Tunisienne ProVerdy, qui développe une plateforme IA de mesure et réduction d’empreinte carbone. Pour Mathieu Meneghini, cofondateur de Koalisation, la Tunisie représente « la porte d’entrée la plus proche de l’Afrique pour l’Italie ».
Lauréate du Startup of the Year Award 2026 lors du Tunisia Investment Forum, ProVerdy a également été retenue dans le programme d’accélération 2026 de Terna Innovation Zone Tunisia.
Selon l’ambassadeur Alessandro Prunas, la Tunisie compte plus de 1 400 startups actives — un chiffre cité sans méthodologie publiée, à considérer comme une estimation, mais qui traduit la perception, côté italien, d’un écosystème en pleine maturité, reposant sur un réseau d’universités, centres de recherche, technopôles, accélérateurs et institutions publiques.
Cette orientation vient compléter une relation déjà dense : l’Italie reste l’un des principaux partenaires commerciaux de la Tunisie, avec près de 7 milliards d’euros d’échanges bilatéraux par an et plus de 1 000 entreprises italiennes implantées sur le territoire.
Le Plan Mattei en toile de fond
Cet intérêt pour les startups s’inscrit dans le Plan Mattei, la stratégie italienne de renforcement économique en Afrique. En Tunisie, elle ne se limite plus aux infrastructures énergétiques et passe désormais par le soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat.
Créée en janvier 2025, Terna Innovation Zone Tunisia — premier hub africain de Terna, deuxième au monde après San Francisco — en constitue l’un des principaux relais, avec des programmes d’accélération et un accompagnement des startups tunisiennes. Elle complète l’interconnexion électrique ELMED, y ajoutant une dimension innovation et talents.
Des intentions aux réalisations
Aucune annonce d’investissement n’a été formulée lors de cette rencontre. Les « Innovation Talks » confirment néanmoins une évolution de la coopération tuniso-italienne, où l’innovation s’ajoute désormais à l’énergie et à l’industrie comme axe stratégique. Reste à transformer l’essai : entre les cadres institutionnels multipliés ces derniers mois — ELMED, Terna Innovation Zone, désormais les Innovation Talks — et l’absence, pour l’instant, de financements dédiés aux startups elles-mêmes, la prochaine édition sera à surveiller pour juger si Rome passe du symbole à l’investissement mesurable.
Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent et en ont fait le principal pilier de leur stratégie de défense.
Habib Glenza, à Lodz, Pologne.
Après la Seconde Guerre mondiale, le système de Bretton Woods faisait du dollar la monnaie centrale du monde. Il était convertible en or à un taux fixe.
Dans les années 1960 et 1970, les États-Unis accumulent des déficits importants, notamment à cause de la guerre du Vietnam et des dépenses sociales. Les pays étrangers possèdent de plus en plus de dollars et veulent les échanger contre de l’or.
Le 15 août 1971, le président Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. C’est ce qu’on appelle le «choc Nixon». Le dollar devient une monnaie sans soutien physique. Sa valeur risque de s’affaiblir et la confiance internationale diminue. Les États-Unis doivent trouver une nouvelle base pour soutenir leur monnaie. La solution viendra du pétrole.
Choc pétrolier et accord avec l’Arabie saoudite
En octobre 1973, la guerre du Kippour éclate. Les pays arabes producteurs de pétrole imposent un embargo sur les exportations vers les États-Unis et certains de leurs alliés. Le prix du baril quadruple en quelques mois. C’est le premier choc pétrolier, qui provoque inflation et récession dans le monde occidental.
C’est dans ce contexte que le secrétaire d’État américain Henry Kissinger propose à l’Arabie saoudite la négociation d’un «accord pétro-dollar».
Le 8 juin 1974, un accord-cadre est signé à Washington entre le secrétaire d’Etat américain et le prince Fahd ben Abdulaziz — futur roi. Officiellement.
Dans les faits, cet accord stipule que l’Arabie saoudite accepte de vendre son pétrole principalement en dollars américains, tandis qu’une grande partie des revenus est réinvestie dans les bons du Trésor américains. En échange, les États-Unis offrent une protection militaire et vendent des armes modernes au royaume.
Grâce à cet accord, le dollar américain reprend des couleurs et les États-Unis bénéficient de ce que Valéry Giscard d’Estaing appelait un «privilège exorbitant». Ils peuvent financer leurs déficits budgétaires et commerciaux à faible coût. Ils peuvent émettre plus de dollars sans que l’inflation ne s’envole immédiatement, car une partie de ces dollars est absorbée par le reste du monde. Le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, ce qui renforce leur influence, y compris à travers les sanctions financières. En contrepartie les Américains ont-ils accordé aux Saoudiens la protection promise ?
Les bases américaines ne servent que les Etats-Unis et Israël
Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 et de la guerre d’Irak en 2003 qui s’ensuit, les pays du golfe ont commencé à financer l’installation de bases américaines sur leurs sols, croyant que ces bases, indispensables à leurs avis, seront un facteur de sécurité dans la région. Mais au fil des années, notamment après l’attaqued’Abqaïq et de Khurais, en Arabie Saoudite, le 14 septembre 2019, vraisemblablement commise par des drones houthis, il a été démontré clairement que les Américains se désintéressent complètement de la sécurité de la monarchie saoudienne.
Les frappes israéliennes à Doha, le 9 septembre 2025, ont ébranlé le concept de «garanties sécuritaires» dont pensaient bénéficier les pays du Golfe de la part de l’allié américain.
Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent. En effet, c’est de ces bases que partent les machines de guerre américaines qui ont détruit l’Irak, l’Afghanistan, la Libye…
Israël est le déstabilisateur majeur de la région
Israël ne peut exister sans guerres et quand celles-ci viennent à manquer, l’Etat hébreu les invente. Aujourd’hui, son ennemi juré est l’Iran, demain ce seront la Turquie, le Pakistan, l’Egypte qui subiront le même sort. Cet État hors la loi fera tout pour déstabiliser toute la région. Le plus grave c’est que les Américains soutiendront Israël sous le diktat du lobby sioniste international. Par conséquent, les bases américaines au Moyen-Orient seront utilisées pour assurer la protection d’Israël si les aventures militaires de l’Etat sioniste viendraient à se retourner contre lui.
Aussi la question qui se pose aujourd’hui est-elle la suivante : pourquoi maintenir ces bases et pourquoi financer la présence de soldats américains qui, au final, ne protègent qu’Israël ?
Le président philippin Duarte a ordonné la fermeture des bases militaires américaines et Ibrahim Traoré a chassé les militaires français du Burkina Faso. De petits pays, à l’instar des Philippines et du Burkina Faso, sont parvenus à se débarrasser des bases militaires américaines et françaises.
Le président Duarte estime que la présence des bases américaines conduit à l’instabilité dans le sud du pays, où sévissent plusieurs rébellions. Et annonce qu’il va acheter des armes à la Russie et à la Chine. Il a affirmé avoir ordonné aux conseillers militaires des Etats-Unis de quitter le sud des Philippines Et cette déclaration risque de mettre à mal une relation bilatérale qui ne cesse de se dégrader sérieusement depuis l’arrivée de Duterte à la présidence en juin.
De son côté Traoré est allé jusqu’à rompre les relations diplomatiques de son pays avec la France.
Il est grand temps pour les pays du Moyen-Orient de réviser leurs stratégies de défense marquées par une soumission totale aux diktats des Etats-Unis et de sa base avancée au Moyen-Orient : Israël. Ils seraient bien inspirés de revoir, par la même occasion, leurs liens avec l’Iran en vue d’asseoir les bases d’un accord de bon voisinage fondé sur la confiance mutuelle. Et pour rétablir cette confiance, ils devraient commencer par fermer les bases militaires américaines sur leurs territoires qui sont principalement dirigées contre l’Iran et ne servent finalement pas leurs intérêts, mais ceux d’Israël.
La Tunisie a officiellement lancé, jeudi 16 juillet, la saison de la Omra 1448 de l’hégire (2026). Cette nouvelle campagne débute dans un contexte de forte demande, après une saison 2025 qui a vu près de 120.000 Tunisiens accomplir la Omra. Les professionnels du secteur tablent désormais sur 135.000 pèlerins pour la saison qui s’ouvre, tandis que le ministère des Affaires religieuses appelle au strict respect des nouvelles procédures d’organisation.
Un objectif de 135.000 pèlerins pour la nouvelle saison
Après les quelque 120.000 Tunisiens ayant effectué la Omra en 2025, les agences de voyages anticipent une nouvelle hausse de la demande. La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) estime que la saison 2026 pourrait concerner près de 135.000 pèlerins, confirmant l’engouement des Tunisiens pour ce voyage religieux.
Le ministère annonce l’ouverture officielle de la saison
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère des Affaires religieuses a indiqué que l’ouverture de la saison intervient à la suite de l’annonce des autorités saoudiennes fixant le lancement officiel de la Omra 1448 de l’hégire et de la publication, le 13 juillet, des nouvelles directives encadrant son organisation.
Ces mesures portent notamment sur les modalités de voyage, d’hébergement et d’encadrement des pèlerins durant toute la saison.
Un contrat obligatoire pour protéger les pèlerins
Le ministère a rappelé aux agences de voyages agréées ainsi qu’aux candidats à la Omra qu’un contrat doit obligatoirement être conclu avant le départ.
Disponible sur le site du département, ce document précise les droits et obligations des deux parties, notamment les prestations prévues, les conditions de transport, d’hébergement et d’assistance, afin de garantir une meilleure protection des pèlerins.
Les agences invitées à appliquer les nouvelles règles
Le département des Affaires religieuses appelle enfin les agences agréées à se conformer aux nouvelles dispositions publiées par les autorités saoudiennes et tunisiennes.
Les futurs pèlerins sont également invités à consulter les directives officielles afin de prendre connaissance des procédures applicables à cette nouvelle saison.
L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, relevant du Comité Al-Qods présidé par le Roi Mohammed VI, a annoncé, mercredi 15 juillet à Ramallah, le lancement du Programme intégré de soutien à l’éducation et à la formation à Al-Qods pour la période…
Hier (15 juillet), le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision concernant l’initiative du Collège de France d’annuler un colloque sur la Palestine. L’établissement a été désavoué.
En bref
Le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision le…
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune est en visite de deux jours en Allemagne, à l’invitation du président allemand, Frank-Walter Steinmeier.
Cette visite, indique un communiqué de la présidence algérienne, « vient renforcer les liens d’amitié historiques et de partenariat entre les deux pays », et « consacrer la volonté commune des deux dirigeants d’insuffler un nouvel élan aux relations de coopération bilatérale et de les élargir à des horizons plus vastes ».
Durant cette visite, le chef de l’Etat algérien aura des entretiens avec son homologue allemand, « axés sur le renforcement des liens historiques entre l’Algérie et l’Allemagne et l’exploration des voies de promotion de la coopération bilatérale dans les différents domaines d’intérêt commun, à travers la relance de la dynamique des mécanismes de coopération et leur promotion à des perspectives stratégiques plus larges ».
Sur le plan économique, cette visite sera marquée par la tenue d’un « forum économique algéro-allemand, en présence de hauts responsables et avec la participation d’hommes d’affaires et d’investisseurs des deux pays ». Les travaux du forum devraient être couronnés par l’annonce d’un partenariat stratégique entre les deux pays et la signature de plus de trente (30) accords dans divers domaines, notamment les hydrocarbures, les énergies renouvelables, la transition énergétique, l’industrie pharmaceutique, l’industrie manufacturière et les technologies de pointe.
Les énergies en ligne de mire
Sur le plan commercial, le volume des échanges entre les deux pays s’élève à plus de 5 milliards d’euros, avec une balance commerciale favorable à l’Algérie qui exporte vers l’Allemagne l’équivalent de 3,5 milliards, principalement le gaz naturel liquéfié (GNL). Les exportations allemandes vers l’Algérie s’élèvent à 2,1 milliards d’euros, particulièrement des machines-outils, des équipements industriels, des produits pharmaceutiques et des véhicules.
Par ailleurs, ces dernières années, les deux pays ont multiplié les efforts pour la conclusion de partenariats dans le secteur énergétique. C’est ainsi qu’un accord portant la mise en œuvre du projet « DigiEnR » a été signé, le 15 juin dernier, entre le ministère algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).
Ce projet devra soutenir, selon les déclarations des responsables algériens, les efforts de l’Algérie visant à intégrer les énergies renouvelables au réseau électrique algérien, à travers «le développement de solutions numériques destinées à la gestion des réseaux, l’amélioration des outils de planification énergétique et l’aménagement des infrastructures électriques, afin d’accueillir des capacités croissantes d’énergies propres ».
En mai dernier, une importante délégation allemande regroupant des responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants de grands groupes industriels et énergétiques, parmi lesquels Bosch, Siemens et VNG a effectué une visite en Algérie.
Lors de son séjour, la délégation a été reçue par les responsables du ministère des Hydrocarbures et du groupe pétrolier algérien Sonatrach. Les discussions ont porté sur les perspectives du partenariat énergétique entre les deux pays, qualifié par les deux parties de « solide » et « distingué ».
Un terrible incendie a endeuillé Alger ce jeudi. Onze enfants ont perdu la vie après le déclenchement d’un feu dans un établissement pour l’enfance assistée situé à Mohammadia, dans la wilaya d’Alger. Dix-neuf autres personnes ont été blessées, selon un bilan provisoire communiqué par la Protection civile.
Le sinistre s’est déclaré très tôt dans la matinée au sein de cette structure accueillant des enfants pris en charge par les services spécialisés. Les équipes de la Protection civile sont intervenues à 3h32 pour tenter de maîtriser les flammes et procéder aux opérations de secours.
19 blessés recensés
Parmi les 19 blessés recensés, dix personnes souffrent de brûlures de différents degrés, deux présentent des difficultés respiratoires et sept autres sont en état de choc. Les victimes les plus gravement atteintes ont été transférées vers des établissements hospitaliers après avoir reçu les premiers soins sur place.
Les secours ont également indiqué avoir mis en sécurité cinq personnes aux besoins spécifiques durant leur intervention. Le dispositif mobilisé comprenait plusieurs camions d’incendie, des ambulances ainsi qu’une équipe spécialisée d’intervention en milieu difficile.
Une enquête devra établir les circonstances
L’origine du feu n’a pas encore été déterminée. Une enquête devra établir les circonstances exactes de ce drame qui relance les interrogations sur les conditions de sécurité dans les établissements accueillant des enfants et des personnes vulnérables.
Ce nouveau drame provoque une vive émotion en Algérie, alors que les autorités devront désormais déterminer les causes de l’incendie et vérifier le respect des dispositifs de prévention et de sécurité au sein de la structure concernée.
Acheter un café, régler une course, payer ses courses au supermarché… De plus en plus de Tunisiens sortent désormais leur carte bancaire au lieu de compter leurs billets. Le geste est rapide, pratique et sécurisé. Mais derrière cette facilité se cache un phénomène étudié par les spécialistes du comportement : payer sans voir l’argent partir peut nous inciter à dépenser davantage.
Le problème n’est pas la carte bancaire en elle-même. C’est la manière dont notre cerveau réagit lorsqu’une dépense devient moins visible.
Quand l’argent devient virtuel, la dépense semble moins douloureuse
Avec des billets en main, la dépense est concrète. Un Tunisien qui sort un billet de 50 dinars voit immédiatement son portefeuille diminuer. Cette sensation crée un frein naturel.
Avec une carte bancaire, la transaction devient presque abstraite : quelques secondes sur un terminal de paiement, un reçu, puis on passe à autre chose. Le cerveau ressent moins fortement la « perte » associée à l’achat.
Les chercheurs en économie comportementale parlent de « douleur du paiement » : plus cette sensation est faible, plus la personne peut être disposée à acheter. Les paiements électroniques réduisent souvent cette perception du coût immédiat.
Le piège des petites dépenses quotidiennes
Le risque apparaît surtout avec les petits montants. Un achat de 5 dinars ou 10 dinars semble anodin lorsqu’il est payé par carte. Mais plusieurs petites transactions répétées peuvent rapidement représenter plusieurs centaines de dinars à la fin du mois.
Le consommateur peut avoir l’impression de ne pas avoir beaucoup dépensé parce qu’il n’a pas vu son argent disparaître physiquement.
C’est notamment ce qui explique pourquoi certains spécialistes conseillent de garder une vision régulière de ses dépenses : la carte facilite l’achat, mais elle peut aussi éloigner le consommateur de la réalité de son budget.
La Tunisie adopte progressivement le paiement électronique
Cette évolution est visible dans les chiffres. Selon les données de la Banque centrale de Tunisie, 163 millions d’opérations ont été réalisées par cartes bancaires en 2024, pour un montant global de près de 27,8 milliards de dinars. Le nombre d’opérations a progressé de 9,2 % par rapport à 2023.
Mais la Tunisie reste encore largement attachée au cash. Parmi ces opérations, les retraits d’argent représentaient environ 62 %, tandis que les paiements directs représentaient 38 %.
Le paiement mobile progresse également : les transactions via ce canal ont atteint environ 5,1 millions d’opérations en 2024.
Pourquoi les paiements sans contact renforcent encore ce phénomène ?
Le paiement sans contact ajoute une nouvelle dimension : il réduit encore davantage l’effort nécessaire pour acheter.
Il n’y a plus besoin de sortir un portefeuille, chercher de la monnaie ou réfléchir quelques secondes avant de payer. Cette réduction des « obstacles » peut favoriser les achats impulsifs, notamment dans les commerces où les décisions sont rapides.
Un consommateur qui hésiterait devant un billet de 20 dinars peut parfois valider plus facilement la même dépense avec une carte.
Faut-il revenir uniquement au cash ?
Faut-il pour autant revenir uniquement au paiement en espèces ? Pas nécessairement. La carte bancaire offre des avantages importants en matière de rapidité, de sécurité et de suivi des opérations. Mais son utilisation nécessite une nouvelle discipline financière.
Pour éviter les dépenses excessives, il est recommandé de consulter régulièrement ses relevés bancaires, de prendre conscience de l’accumulation des petites dépenses quotidiennes, de ne pas considérer la carte comme un argent virtuel sans limite et de fixer un cadre clair pour les achats non essentiels.
La révolution du paiement électronique ne change pas seulement la manière de payer. Elle change aussi notre relation psychologique avec l’argent. En Tunisie comme ailleurs, le défi sera de profiter de la simplicité du numérique sans perdre la conscience de ce que l’on dépense.
La Tunisie suffoque depuis plusieurs jours. Depuis le week-end dernier, le mercure reste à des niveaux exceptionnellement élevés, transformant le quotidien des citoyens en véritable épreuve. Les nuits restent chaudes, la chaleur accumulée dans les habitations ne retombe plus suffisamment et la pression augmente sur les infrastructures publiques, notamment les réseaux d’électricité et d’eau.
Après plusieurs journées marquées par des perturbations météorologiques, vendredi 17 juillet s’annonce comme une journée particulièrement sensible. Les prévisions météorologiques annoncent une poursuite de la vague de chaleur, avec des températures maximales pouvant atteindre 44°C à Tunis selon certaines estimations, tandis que plusieurs régions pourraient enregistrer des valeurs encore plus élevées frôlant les 50°C.
Jusqu’à 48°C attendus dans certaines régions
Selon les prévisions disponibles, le Grand Tunis devrait connaître une journée très chaude vendredi, avec des maximales comprises entre 44°C et 46°C selon les modèles météorologiques, et des minimales qui resteraient élevées, autour de 25 à 30°C.
Les régions intérieures et du Sud devraient être les plus exposées, avec des températures susceptibles de dépasser largement les 48°C. Cette chaleur sera accompagnée d’un fort ensoleillement et d’un indice UV élevé, accentuant les risques liés à l’exposition prolongée.
Sur le littoral, notamment dans le Grand Tunis, les températures pourraient être légèrement moins extrêmes mais la sensation de chaleur restera importante en raison de l’humidité, rendant les conditions difficiles pour les habitants.
La pression monte sur le réseau électrique
Cette situation météorologique intervient alors que la consommation électrique atteint des niveaux élevés. L’utilisation massive des climatiseurs et des équipements de refroidissement exerce une forte pression sur le réseau national.
Les coupures observées ces derniers jours ont provoqué une montée de la colère chez de nombreux citoyens, particulièrement touchés par les interruptions de courant durant les heures les plus chaudes. Pour éviter un déséquilibre majeur du réseau, le recours au délestage reste une possibilité lorsque la demande dépasse les capacités disponibles.
Vendredi pourrait donc représenter un nouveau test pour le système électrique tunisien : une journée chaude, une consommation élevée et une forte sollicitation des infrastructures, des coupures beaucoup plus importantes sont à prévoir.
Eau : une inquiétude supplémentaire en pleine canicule
À la chaleur s’ajoutent les difficultés liées à l’approvisionnement en eau dans certaines zones. En période de canicule, la consommation augmente fortement, notamment pour les usages domestiques et l’irrigation, alors que les ressources hydriques restent sous pression.
Pour de nombreux Tunisiens, la combinaison des coupures d’électricité et des perturbations de l’eau accentue le sentiment d’une situation devenue difficilement supportable.
Une journée à surveiller pour les autorités et les citoyens
Vendredi s’annonce ainsi comme une journée sous haute surveillance. La vague de chaleur ne montre pas encore de signe clair de répit et les infrastructures devront absorber une demande exceptionnelle.
Au-delà des températures enregistrées, c’est surtout la durée de l’épisode qui inquiète : plusieurs jours consécutifs de forte chaleur augmentent la fatigue des réseaux et aggravent les difficultés quotidiennes.
La Tunisie fait face à un double défi : protéger les citoyens contre les effets de la chaleur extrême tout en maintenant la continuité des services essentiels dans un contexte de pression climatique croissante.
La municipalité de Tunis poursuit ses opérations de contrôle sur le terrain pour lutter contre les infractions sanitaires et l’occupation illégale de l’espace public. Une campagne menée mercredi 15 juillet 2026 par la circonscription municipale de Bab Souika, en coordination avec la police municipale et en présence d’une inspectrice sanitaire de la direction de l’hygiène, a ciblé notamment les zones du Kram, du Lac et l’espace Carthage Land.
L’intervention, présentée par la municipalité comme une action visant à garantir « la sécurité sanitaire des citoyens et un environnement sain et sécurisé », a permis la saisie de plusieurs équipements installés sur les trottoirs et destinés à l’exploitation commerciale sans autorisation.
203 chaises et 38 tables ont été saisies
Au total, 203 chaises et 38 tables ont été saisies, ainsi qu’une charrette utilisée pour la vente de cacahuètes, une petite bouteille de gaz liquide et une machine de boxe électronique installée sur le trottoir sans autorisation.
Sur le volet sanitaire, les agents de contrôle ont également procédé à la saisie et à la destruction de plusieurs produits alimentaires. Parmi les produits retirés du circuit de consommation figurent un kilogramme d’escalope congelée, 12 sandwichs dont l’origine est inconnue, 9 litres d’arôme pour jus périmé, 5 litres de jus de citron arrivé à expiration, ainsi que 40 litres de glaces congelées dont la provenance n’a pas été identifiée.
œufs conservés dans des conditions jugées non conformes
Les contrôleurs ont également détruit 150 œufs conservés dans des conditions jugées non conformes et 5 kilogrammes de cacahuètes.
L’opération a donné lieu à 12 infractions sanitaires, 7 procès-verbaux administratifs et 7 convocations officielles afin de compléter les procédures réglementaires.
Cette campagne intervient dans un contexte estival marqué par une forte fréquentation des espaces publics et touristiques, période durant laquelle les autorités renforcent habituellement les contrôles sur les conditions de stockage, de préparation et de vente des produits alimentaires, ainsi que sur l’occupation des trottoirs par certaines activités commerciales.
Révélée début juin par le groupe touristique international TUI, la distinction revient aujourd’hui au centre de l’actualité alors que la saison estivale bat son plein : la plage de Yasmine Hammamet a été classée première mondiale dans le « Beautiful Beach Index 2026 ». Une reconnaissance qui offre un nouveau coup de projecteur sur la destination tunisienne, mais qui relance aussi le débat sur la protection des espaces côtiers face à l’affluence touristique.
Selon le classement établi par TUI, Yasmine Hammamet a obtenu une note de 8,10 sur 10, se distinguant notamment par la qualité visuelle de son paysage côtier. L’étude s’est appuyée sur une analyse de plusieurs critères liés à l’apparence de la plage, notamment la couleur de l’eau, l’aspect du sable, l’harmonie du paysage et l’environnement visible autour du site.
Un choix basé sur l’esthétique du paysage
La plage de Yasmine Hammamet a été retenue pour plusieurs caractéristiques qui correspondent aux critères étudiés par TUI : des eaux aux teintes turquoise, un sable clair et une configuration littorale offrant une image attractive pour les visiteurs. Son environnement touristique, avec la marina et les infrastructures proches, contribue également à son rayonnement auprès des voyageurs internationaux.
Mais ce type de classement mesure avant tout l’attractivité visuelle d’un lieu. Il ne constitue pas une évaluation globale de tous les aspects d’une plage, comme la qualité écologique, la gestion des déchets, la préservation de la biodiversité ou encore l’expérience quotidienne des habitants et des vacanciers.
Des classements qui servent d’outil marketing
Pour les destinations touristiques, ces distinctions représentent un puissant outil de communication. Elles permettent d’améliorer la visibilité d’un territoire, de renforcer son image auprès des marchés internationaux et d’influencer les choix des voyageurs, particulièrement à l’heure où les touristes recherchent de plus en plus des destinations identifiées comme « incontournables ».
Pour la Tunisie, ce classement constitue un argument supplémentaire pour promouvoir son littoral et diversifier son attractivité au-delà des traditionnels critères de prix et d’ensoleillement. Il peut également contribuer à attirer de nouveaux visiteurs et à renforcer la compétitivité de la destination face aux autres pays méditerranéens.
Le défi : éviter que le succès ne fragilise le site
Mais la notoriété comporte aussi des risques. Une forte hausse de la fréquentation peut accentuer la pression sur les plages : accumulation des déchets, dégradation des dunes, artificialisation du littoral, consommation accrue des ressources ou multiplication des activités qui perturbent l’équilibre naturel.
Le défi pour Yasmine Hammamet est donc de transformer cette reconnaissance internationale en opportunité durable. Cela passe par une meilleure gestion des flux touristiques, le renforcement des opérations de nettoyage, la protection des espaces sensibles et la sensibilisation des visiteurs au respect du littoral.
Dans un contexte où les côtes tunisiennes subissent déjà les effets du changement climatique, notamment l’érosion marine et la montée du niveau de la mer, la valeur d’une plage ne se mesure plus uniquement à sa beauté, mais aussi à la capacité à préserver cette beauté dans le temps.
Le classement de TUI offre ainsi une vitrine mondiale à Yasmine Hammamet. Reste désormais le principal défi : faire en sorte que cette reconnaissance ne soit pas seulement un succès d’image, mais un levier pour une gestion durable du littoral tunisien.