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Diplômés chômeurs : Neuf mois après la loi, l’Union réclame toujours son application

03. September 2026 um 15:34

L’Union des diplômés du supérieur au chômage a réitéré, mercredi, sa demande en faveur de l’application effective de la loi n°18 de 2025 sur le recrutement exceptionnel des diplômés de l’enseignement supérieur en chômage de longue durée. Près de neuf mois après la publication du texte, l’organisation affirme que la plateforme numérique prévue par la loi n’est toujours pas opérationnelle et réclame la publication des textes réglementaires nécessaires à son application.

Une loi adoptée, mais toujours en attente d’application

La loi n°2025-18 du 22 décembre 2025 prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement des diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée dans la fonction publique et le secteur public.

Le texte prévoit notamment la mise en place d’une plateforme numérique placée sous la tutelle du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Cette plateforme doit permettre l’inscription des candidats, l’identification des bénéficiaires et l’établissement des priorités de recrutement.

Mais, selon l’Union des diplômés du supérieur au chômage, cette plateforme n’est toujours pas entrée en service.

La plateforme toujours attendue

Lors d’une conférence de presse organisée à Tunis, la représentante de l’Union, Soukaina Chemkhi, a dénoncé l’absence d’avancée concrète dans la mise en œuvre du dispositif. Selon elle, les diplômés concernés ont multiplié les mouvements de protestation, les négociations et les conférences de presse depuis l’adoption de la loi.

L’Union réclame désormais une accélération de la publication des textes réglementaires ainsi que la mise en fonctionnement de la plateforme destinée à organiser les inscriptions et l’identification des bénéficiaires.

Quels sont les critères prévus

Le dispositif exceptionnel doit établir des priorités entre les candidats sur la base de plusieurs critères. La loi prévoit notamment la prise en compte de l’ancienneté de l’obtention du diplôme, de l’âge et de la situation sociale des candidats.

Une priorité particulière est accordée aux personnes âgées de plus de 40 ans ainsi qu’aux diplômés dont la période de chômage est particulièrement longue. Le recrutement doit par ailleurs être organisé progressivement, selon les modalités prévues par les textes d’application du dispositif.

Les diplômés dénoncent « l’atermoiement »

Pour Wajdi Houimeli, représentant de l’Union, les autorités doivent mettre fin à ce qu’il qualifie d’« atermoiement » dans l’application de la loi, rapporte l’agence TAP. L’organisation dénonce également une situation d’exclusion et de marginalisation touchant des milliers de diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée.

Les représentants de l’Union soulignent notamment les difficultés sociales rencontrées par les personnes concernées, dont certaines attendent depuis plusieurs années une intégration professionnelle.

La question de l’application de la loi n°18 avait déjà donné lieu à plusieurs mouvements de protestation au cours des derniers mois, réclamant l’application effective du texte, la publication des textes réglementaires et le lancement de la plateforme numérique.

L’enjeu pour les diplômés concernés est désormais d’obtenir un calendrier précis concernant l’ouverture de la plateforme, l’identification des bénéficiaires et le lancement effectif des opérations de recrutement.

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Grand Tunis : La SONEDE annonce un retour progressif de l’eau

03. September 2026 um 14:24

La situation devrait progressivement revenir à la normale dans les zones touchées par les perturbations de l’approvisionnement en eau potable dans le Grand Tunis. Selon le directeur régional de la SONEDE, la réparation de la panne est désormais achevée et les réservoirs ont atteint un taux de remplissage compris entre 30 et 50%. L’alimentation en eau a déjà repris dans la majorité des zones basses et devrait être progressivement rétablie dans les autres secteurs au cours des prochaines heures.

La réparation achevée

Après les importantes perturbations enregistrées depuis mercredi dans plusieurs zones du Grand Tunis, la SONEDE annonce une avancée dans le rétablissement de la distribution.

Le directeur régional de la société a indiqué aujourd’hui sur les ondes de la Radio nationale, que les travaux de réparation liés à la panne sont terminés. Les équipes poursuivent désormais les opérations nécessaires pour rétablir progressivement l’alimentation dans l’ensemble des zones concernées.

La perturbation avait notamment touché plusieurs secteurs du Grand Tunis, ainsi que des zones des gouvernorats de Zaghouan et de Nabeul, à la suite d’une panne technique affectant une conduite d’adduction desservant le sud du Grand Tunis.

Les zones basses déjà réalimentées

Le retour de l’eau a déjà commencé dans la majorité des zones situées à faible altitude, selon les précisions communiquées. Les réservoirs affichent actuellement des niveaux de remplissage compris entre 30 et 50%, ce qui permet une reprise progressive de la distribution.

La situation devrait continuer à s’améliorer au cours des prochaines heures à mesure que les réseaux retrouvent progressivement leur niveau de fonctionnement normal.

Les zones élevées pourraient attendre davantage

La SONEDE appelle toutefois à la prudence concernant l’heure exacte du retour complet de l’eau.

La remise sous pression du réseau s’effectue progressivement et certaines zones, notamment celles situées en altitude, peuvent nécessiter davantage de temps avant un rétablissement complet de l’alimentation.

Les habitants des secteurs encore concernés devront donc attendre la stabilisation progressive de la pression dans le réseau.

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Rentrée scolaire : Les fournitures coûtent jusqu’à 8% plus cher cette année

03. September 2026 um 14:08

À quelques jours de la rentrée scolaire, le coût des fournitures scolaires a augmenté de 7 à 8% par rapport à 2025, selon le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi. Le responsable estime toutefois qu’une harmonisation des listes de fournitures scolaires pourrait permettre aux familles de réduire leurs dépenses de 30 à 35%, une estimation qui reste une proposition de l’organisation et non une mesure officiellement adoptée.

Une hausse de 7 à 8% selon l’OTIC

La rentrée scolaire représente une dépense importante pour de nombreuses familles tunisiennes, entre les cahiers, les fournitures, les cartables et les autres équipements nécessaires aux élèves.

Selon Lotfi Riahi, les prix des fournitures scolaires ont enregistré cette année une hausse comprise entre 7 et 8% par rapport à la rentrée précédente, a-t-il indiqué, ce jeudi 3 septembre sur les ondes de la Radio nationale.

Cette estimation intervient alors que les familles commencent leurs achats pour la rentrée 2026-2027 et cherchent à limiter une facture qui peut varier fortement selon le niveau scolaire et les listes demandées.

Le chiffre avancé par l’OTIC doit toutefois être présenté comme une évaluation de l’organisation de défense des consommateurs, et non comme un indice officiel de l’évolution des prix de l’ensemble des fournitures scolaires.

L’OTIC revient sur l’idée d’une liste unifiée

Pour réduire les dépenses, l’organisation défend depuis plusieurs années l’idée d’une harmonisation des listes de fournitures scolaires à l’échelle nationale.

L’objectif est d’éviter les écarts entre établissements et les demandes de produits supplémentaires qui peuvent alourdir inutilement le budget des parents.

En juillet dernier, Lotfi Riahi avait déjà appelé à l’adoption d’une liste unifiée et à une meilleure rationalisation des achats, notamment pour éviter les fournitures non prévues par les listes officielles.

Une économie potentielle estimée entre 30 et 35%

Selon Lotfi Riahi, une généralisation de cette harmonisation pourrait permettre aux familles de réduire le coût de leurs achats de 30 à 35%.

Cette estimation repose notamment sur une limitation des fournitures considérées comme non indispensables et sur une meilleure standardisation des besoins selon les niveaux scolaires. Mais il ne s’agit pas, à ce stade, d’une économie garantie pour les familles.

Aucune décision officielle n’a encore instauré un mécanisme national permettant d’assurer automatiquement une baisse de 30 à 35% de la facture de la rentrée. L’OTIC présente cette réduction comme un potentiel lié à l’adoption d’une liste plus rationnelle et harmonisée.

Acheter utile plutôt qu’acheter davantage

La question des listes scolaires dépasse celle de la simple évolution des prix. Pour les familles, le montant final dépend également du nombre de produits demandés, de leur qualité, de leur origine et du lieu d’achat.

L’OTIC recommande ainsi de privilégier les achats réellement nécessaires et d’attendre, lorsque cela est possible, les listes officielles afin d’éviter l’acquisition de fournitures qui pourraient finalement ne pas être demandées.

L’organisation avait également insisté sur l’importance de privilégier les produits tunisiens, dans une démarche visant à soutenir la production locale tout en limitant certaines dépenses liées aux produits importés.

Une facture qui reste sous pression

Même limitée à 7 ou 8%, une hausse des prix peut peser sensiblement sur le budget des ménages lorsqu’elle s’ajoute à l’ensemble des dépenses de rentrée.

Car au-delà des fournitures scolaires, les familles doivent également prévoir l’achat de vêtements, de tabliers, de cartables et, selon les situations, d’autres équipements.

Le principal enjeu des prochains jours sera donc de concilier les besoins réels des élèves avec la nécessité de maîtriser les dépenses.

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Renforcement des relations russo-turques dans un contexte énergétique

03. September 2026 um 12:51

La Turquie prévoit d’étendre sa coopération nucléaire avec la Russie et de construire davantage de centrales électriques. Un développement qui inquiète l’Occident.

Alors que la construction de l’immense centrale nucléaire d’Akkuyu, dans le sud-est de la Turquie, un projet en coopération avec la société d’État russe Rosatom, s’achève dans quelques mois; Ankara prévoit d’intensifier son partenariat avec la Russie dans ce domaine. C’est ce qu’a déclaré mercredi 2 septembre le président Recep Tayyip Erdogan lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se tient à Bichkek, au Kirghizistan.

« La centrale nucléaire dAkkuyu revêt une importance capitale dans les relations turco-russes. Nous sommes désormais dans la phase finale ». C’est ce qu’a affirmé M. Erdogan, assis aux côtés du président russe Vladimir Poutine, après une rencontre privée en marge du sommet. Le président turc a souligné l’importance capitale que revêtira la production de 10 % de l’électricité de son pays grâce aux quatre réacteurs d’Akkuyu…

Cependant, le renforcement des liens turco-russes devrait inquiéter les États occidentaux, qui voient la Russie persister dans sa politique à l’encontre de l’Ukraine et coopérer étroitement avec la Turquie. Laquelle déclare en même temps assumer ses responsabilités et poursuivre ses efforts pour résoudre les conflits dans la région environnante par le dialogue. Ce qui indique indirectement qu’elle maintiendra une position de négociation dans le conflit russo-ukrainien.

A cet égard, notons qu’il y a deux jours, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que la Turquie avait déjà préparé un plan pour le passage sécurisé des céréales à travers la mer Noire.

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Sucre : Une étude stratégique pour sécuriser un marché de 360.000 tonnes par an

03. September 2026 um 12:20

La Tunisie lance une nouvelle réflexion sur sa filière sucrière avec le démarrage, le 1er septembre, d’une étude stratégique globale destinée à proposer des solutions pour restructurer le secteur, sécuriser l’approvisionnement et renforcer le stock stratégique. Réalisée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), avec l’Office du commerce de la Tunisie (OCT) et les ministères du Commerce et de l’Industrie, cette étude intervient dans une filière où les besoins nationaux atteignent environ 360.000 tonnes de sucre blanc par an.

L’enjeu dépasse donc la seule constitution de réserves : il s’agit de revoir l’ensemble de la chaîne, de la production locale et du raffinage aux importations, au stockage et à la distribution, dans un marché fortement dépendant de l’extérieur.

360.000 tonnes à fournir chaque année

Le principal chiffre permet de mesurer immédiatement l’enjeu : les besoins tunisiens en sucre blanc sont estimés à environ 1000 tonnes par jour, soit 360.000 tonnes par an. Selon les données de l’ONAGRI, 54% de cette consommation est destinée directement aux ménages, tandis que 46% est absorbée par la transformation industrielle.

Autrement dit, près de 195.000 tonnes correspondent à la consommation directe des familles et environ 165.000 tonnes sont utilisées par les industries agroalimentaires et autres activités de transformation.

Cette structure est importante pour comprendre pourquoi une perturbation de l’approvisionnement peut rapidement se répercuter sur deux fronts : la disponibilité du sucre dans les circuits de distribution et les coûts des industries qui l’utilisent comme matière première.

Une production locale encore limitée

Face à ces besoins, la production tunisienne reste insuffisante pour assurer l’autosuffisance.

La relance de la culture de la betterave sucrière constitue l’un des principaux leviers envisagés ces dernières années. Pour la campagne 2025-2026, un programme portant sur environ 3000 hectares devait permettre de produire près de 30.000 tonnes de sucre, soit à peine plus de 8% des besoins annuels estimés à 360.000 tonnes.

La comparaison donne la mesure du chemin à parcourir : même avec 30.000 tonnes de sucre produites localement, il resterait plus de 330.000 tonnes à couvrir par d’autres sources pour satisfaire les besoins annuels.

La production agricole de betterave et la production de sucre blanc ne doivent toutefois pas être confondues : la première correspond au volume de betteraves récoltées, tandis que la seconde est le sucre obtenu après transformation industrielle.

Béja, une pièce centrale du dispositif

L’autre levier est industriel. La Société tunisienne du sucre (STS) de Béja constitue l’une des infrastructures stratégiques du pays pour le raffinage.

Après plusieurs mois d’arrêt, la raffinerie a bénéficié d’un programme d’investissement d’environ 16 millions de dinars, destiné à remettre à niveau les équipements et à permettre la reprise de l’activité. Le programme de restructuration doit également intégrer les questions environnementales et la pérennité de l’installation.

En avril 2024, la STS fonctionnait à un rythme de 500 tonnes de sucre par jour, soit environ la moitié des besoins quotidiens du marché tunisien. Une modernisation devait permettre de porter ce rythme à plus de 700 tonnes par jour.

Le problème n’est donc pas uniquement celui de la quantité de sucre disponible dans le pays : il concerne également la capacité à transformer, stocker et distribuer régulièrement le produit.

Pourquoi les importations restent déterminantes

Avec une consommation annuelle de l’ordre de 360.000 tonnes et une production locale encore limitée, les importations continuent de jouer un rôle central dans l’équilibre du marché.

Le modèle tunisien repose notamment sur l’importation de sucre brut destiné au raffinage, mais également sur l’importation de sucre déjà raffiné. Les données de l’ONAGRI faisaient ainsi état, pour 2018, de 254.000 tonnes de sucre brut de canne importées par l’OCT pour les raffineries et de 165.000 tonnes de sucre blanc raffiné destiné aux industriels et aux ménages. Ces chiffres sont anciens et ne constituent pas un bilan des importations de 2026, mais ils illustrent la structure historiquement très dépendante du marché tunisien.

C’est précisément cette vulnérabilité que l’étude doit désormais examiner, alors que le coût des matières premières et les cours internationaux peuvent peser directement sur la facture d’approvisionnement.

Le stock stratégique au cœur de la réflexion

L’un des objectifs annoncés est de renforcer la sécurité du stock stratégique. Il s’agit d’un enjeu particulièrement sensible pour un produit de consommation courante dont le marché doit être alimenté de manière continue.

Mais constituer un stock ne règle pas, à lui seul, les problèmes structurels. Encore faut-il déterminer quelle quantité conserver, à quel moment acheter, où stocker le sucre, comment organiser le raffinage et comment assurer une distribution régulière.

L’étude pourrait ainsi déboucher sur une meilleure programmation des achats et du raffinage, ainsi que sur une articulation plus étroite entre production locale, importation, stockage et distribution.

Ces pistes ne constituent toutefois pas encore des décisions arrêtées. Les travaux lancés par l’ITCEQ doivent justement permettre de déterminer les solutions opérationnelles et leur faisabilité.

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Un nouveau cadre de dialogue national pour sortir la Tunisie de la crise   

03. September 2026 um 12:12

Trois des quatre composantes du Quartet du dialogue national, prix Nobel de la Paix 2015 * — la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), l’Ordre national des avocats tunisiens (Onat) et l’Union générale Tunisienne du Travail (UGTT) —reprennent la parole ensemble, dans un cadre de coordination commun face à la crise politique, économique et sociale que traverse le pays. Et publient, ce jeudi 3 septembre 2026 le communiqué conjoint suivant sous le titre «La Tunisie d’abord, et le peuple au-dessus de toute considération».

La Tunisie traverse aujourd’hui une crise politique, économique et sociale profonde, résultat de choix et de politiques qui ont prouvé leur incapacité à résoudre les crises accumulées, et qui ont même contribué à aggraver la souffrance des Tunisiens, à affaiblir leur pouvoir d’achat, et à élargir les cercles de la pauvreté, du chômage et de la précarité — au point que le citoyen a perdu confiance dans les institutions de l’État et dans leur capacité à répondre à ses revendications légitimes.

Le pays connaît également un recul grave dans le domaine des droits et des libertés, un resserrement continu de l’action politique, syndicale et civile, ainsi qu’une instrumentalisation croissante de la justice dans les conflits politiques, portant atteinte à son indépendance, aux garanties d’un procès équitable et aux droits de la défense — ce qui frappe l’une des garanties les plus importantes de protection du citoyen et menace les fondements de l’État de droit et des institutions.

Les prisons et les centres de rétention connaissent des conditions qui ne répondent pas aux exigences de la dignité humaine ni aux normes internationales.

Dans le même contexte, le pays connaît un recul de la liberté des médias, une répression des voix libres, et une mainmise croissante sur les institutions médiatiques.

Les crises de l’eau et de l’électricité, la pénurie de médicaments et de produits de base, ainsi que la hausse des prix, ne sont plus de simples difficultés conjoncturelles ; elles touchent désormais directement les conditions de vie quotidienne et la dignité des Tunisiens, aggravent leurs souffrances et approfondissent leur sentiment d’impasse.

Le drame de la noyade de jeunes de Ben Guerdane, et les tragédies similaires qui l’ont précédé, confirment que la migration irrégulière n’est pas seulement un dossier sécuritaire, mais bien la conséquence directe du désespoir, de l’impasse et de la perte d’espoir en l’avenir — ce qui fait porter au pouvoir une responsabilité politique et sociale pleine et entière dans le traitement de ses causes profondes, et non la simple gestion de ses conséquences.

Inutile de rejeter la responsabilité sur autrui, car le pouvoir en place porte l’entière responsabilité politique de ses choix, de ses décisions et de leurs conséquences, après des années de gestion des affaires publiques en dehors de toute logique de dialogue et de participation, dans un contexte d’absence de transparence, d’opacité sur les données, et de restriction du droit à exprimer une voix divergente.

La Tunisie ne peut être gouvernée selon une logique de déni, de silence ou de voix unique, tout comme les crises ne peuvent être affrontées en excluant la société et ses forces vives.

On ne peut sortir de la situation actuelle que par une révision globale des choix économiques, sociaux et politiques dont l’échec est avéré, et par l’ouverture d’un véritable processus de dialogue sociétal, menant à des solutions capables de sauver le pays, de préserver son unité, de protéger les droits et les libertés, et de redonner confiance et espoir aux Tunisiens.

Nous, organisations signataires, annonçons le lancement d’un cadre de coordination commun pour la Tunisie et les Tunisiens, animés par notre conviction profonde de la nécessité de la vigilance, de la protection des acquis du peuple, de l’attachement à l’État de droit et des institutions, de la préservation de l’indépendance de la société civile, et de la défense des droits et des libertés.

Ce cadre restera en permanence ouvert à toutes les forces vives et démocratiques, et à tous les acteurs nationaux qui croient en la Tunisie et en son avenir, afin d’œuvrer ensemble à l’ouverture d’un nouvel horizon national, qui redonne sa place au dialogue et à la participation, préserve l’avenir des générations futures, et garantit à la Tunisie son unité, sa place et sa dignité.

Signataires :

Président de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme — Bassem Trifi ;  

Bâtonnier de l’Ordre national des avocats de Tunisie — Boubaker Ben Thabet ;

Secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) — Slaheddine Selmi.

* Au célèbre Quartet, il manque l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’Artisanat (patronat). On ne sait pas si l’organisation patronale a été sollicitée et qu’elle a refusé de se joindre à l’initiative. Son absence, en tout cas, pose des questions. Il faut dire que sa direction actuelle est totalement illégale puisque l’organisation n’a pas tenu son congrès depuis plusieurs années.  

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Huile d’olive : La production tunisienne attendue en baisse de 40% en 2026-2027

03. September 2026 um 12:03

La production tunisienne d’huile d’olive devrait connaître une forte baisse au cours de la campagne 2026-2027, selon la Chambre nationale des producteurs d’olives. Sa présidente, Najah Saïdi Hamed, estime la prochaine récolte à environ 300.000 tonnes, contre 500.000 tonnes lors de la campagne 2025-2026. Malgré ce recul des volumes, elle estime que les recettes de la filière pourraient rester à un niveau élevé grâce à des prix internationaux plus favorables.

200.000 tonnes de moins attendues

L’estimation avancée par la Chambre nationale des producteurs d’olives fait ressortir une diminution de 200.000 tonnes par rapport à la campagne précédente. En termes relatifs, cela représente une baisse d’environ 40%, avec une production qui passerait de 500.000 à 300.000 tonnes.

Il s’agit à ce stade d’une estimation du secteur, et non d’un chiffre définitif de production. La récolte de la nouvelle campagne devra encore permettre d’affiner ces prévisions.

La comparaison intervient après une campagne 2025-2026 particulièrement abondante. Les estimations de la filière avaient alors tablé sur une production pouvant atteindre 500.000 tonnes, portée notamment par des conditions pluviométriques favorables.

Le retour de l’alternance biennale

Pour expliquer ce recul, Najah Saïdi Hamed met notamment en avant le phénomène d’alternance biennale de l’olivier. Elle a expliqué, aujourd’hui sur les ondes de la radio Mosaique FM que ce phénomène se traduit généralement par une année de forte production suivie d’une année moins productive. Après l’abondante récolte de 2025-2026, la campagne 2026-2027 devrait ainsi connaître un repli.

Cette explication est importante : la baisse annoncée ne doit donc pas être présentée comme résultant exclusivement de la sécheresse ou des conditions climatiques de cette année, puisque la responsable professionnelle citée met d’abord en avant le cycle naturel de production.

Moins d’huile, mais pas forcément moins de recettes

Le recul des volumes ne signifie pas nécessairement une baisse proportionnelle des revenus de la filière.

Selon la présidente de la Chambre nationale des producteurs d’olives, les prix internationaux plus élevés pourraient permettre de compenser en partie la diminution de la production. La campagne 2026-2027 pourrait ainsi générer des recettes comparables à celles de la saison précédente malgré les 200.000 tonnes de production en moins.

Cette perspective reste toutefois une projection professionnelle : l’évolution réelle des recettes dépendra à la fois des volumes effectivement produits, des prix internationaux et du rythme des exportations.

Une filière qui sort d’une campagne exceptionnelle

La nouvelle estimation intervient alors que la Tunisie vient de connaître une campagne 2025-2026 particulièrement dynamique sur le front des exportations.

Au cours des neuf premiers mois de cette campagne, les exportations tunisiennes d’huile d’olive avaient atteint 368.000 tonnes, contre 236.900 tonnes durant la même période de la saison précédente, soit une progression de 55,3%. Les recettes ont atteint 4,605 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025-2026, jusqu’à fin juillet 2026, le bilan annuel de la campagne n’étant pas encore disponible.

Cette abondance avait permis à la Tunisie d’accroître fortement ses volumes disponibles à l’exportation. Elle avait également relancé le débat sur la valorisation de l’huile tunisienne, notamment à travers l’augmentation des exportations conditionnées plutôt que des ventes en vrac.

Le défi reste celui de la valeur ajoutée

La baisse annoncée pour 2026-2027 pourrait donc ramener la filière vers des volumes plus proches de son niveau habituel après une campagne exceptionnelle.

Elle pose également la question de la capacité de la Tunisie à tirer davantage de valeur de chaque tonne exportée.

La progression récente des exportations conditionnées constitue un élément positif. Mais une part importante des volumes tunisiens continue d’être commercialisée en vrac, ce qui limite la valeur ajoutée captée localement.

Dans ce contexte, une campagne moins abondante pourrait paradoxalement renforcer l’intérêt économique d’une stratégie fondée sur la qualité, le conditionnement, la marque tunisienne et les marchés à forte valeur ajoutée.

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Esclavage: un comité de l’ONU réclame des réparations généralisées

03. September 2026 um 11:24
Les États ont l’obligation juridique de fournir ces compensations. C’est une recommandation du Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale.   En bref Le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale a adopté une nouvelle recommandation…

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Food Temple célèbre la cuisine marocaine à Paris

03. September 2026 um 10:59
Du 18 au 20 septembre, le Carreau du Temple, dans le 3ᵉ arrondissement de Paris, célèbre les 10 ans de Food Temple avec trois jours aux couleurs du Maroc. Au programme : saveurs, musique et rencontres pour explorer un Royaume…

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Algérie : Avec ses Sukhoï au Niger, Alger change-t-elle de doctrine militaire ?

03. September 2026 um 10:06

Quatre chasseurs algériens Sukhoï Su-30 sur le tarmac de Niamey. L’image aurait été difficilement imaginable il y a encore quelques années, tant l’Algérie a longtemps érigé la non-intervention militaire à l’étranger en principe de sa politique de défense. Le déploiement décidé le 30 août au Niger pourrait ainsi constituer une étape importante dans l’évolution de la doctrine militaire algérienne.

Le ministère algérien de la Défense (MDN) a confirmé l’envoi de deux patrouilles, soit quatre Su-30, accompagnées d’un avion ravitailleur. La décision, prise sur instructions du président Abdelmadjid Tebboune et à la demande des autorités nigériennes, est officiellement présentée comme une « mission de soutien » à l’armée du Niger après la mutinerie qui a secoué Niamey. Les autorités nigériennes ont également confirmé l’arrivée des appareils.

Ce soutien n’est pas totalement isolé. Le 9 août, l’Algérie avait déjà offert à l’armée nigérienne quatre hélicoptères — deux Mi-24V et deux Mi-171 — ainsi que des munitions, des pièces de rechange et du matériel de soutien.

Mais avec l’envoi de chasseurs et de militaires algériens sur le territoire nigérien, Alger franchit un seuil différent.

Une doctrine longtemps restrictive

Depuis l’indépendance, l’Algérie s’est traditionnellement montrée extrêmement réticente à engager son armée hors de ses frontières. Cette position, étroitement liée à sa diplomatie fondée sur la souveraineté des États et la non-ingérence, a longtemps distingué Alger de plusieurs autres puissances régionales.

La révision constitutionnelle de 2020 a toutefois ouvert une possibilité qui n’existait pas dans les mêmes termes auparavant.

L’article 91 de la Constitution permet au président de la République de décider de l’envoi d’unités de l’Armée nationale populaire à l’étranger, mais après approbation à la majorité des deux tiers de chacune des deux chambres du Parlement.

C’est précisément ce cadre qui rend l’opération nigérienne particulièrement intéressante. Le déploiement a été annoncé par le ministère de la Défense, mais aucune approbation préalable des deux chambres n’a été rendue publique.

Le Monde relève ainsi que la séquence ouvre en Algérie un débat sur l’application de cette disposition constitutionnelle et sur la qualification exacte de la mission.

Il serait néanmoins prématuré de parler d’une intervention militaire algérienne au Niger. Aucune participation des Su-30 à des frappes ou à des opérations de combat n’a été annoncée. Alger parle explicitement d’une mission de soutien.

Le Niger devient stratégique pour Alger

L’évolution ne peut pas être dissociée de la détérioration de l’environnement sécuritaire au Sahel.

La mutinerie de Niamey a montré la fragilité persistante du régime d’Abdourahamane Tiani. Selon Reuters et Associated Press, les forces russes de l’Africa Corps ont directement participé aux opérations ayant permis aux loyalistes de reprendre le contrôle de la base militaire de l’aéroport.

Pour Alger, une nouvelle déstabilisation du Niger constituerait un risque majeur. Les deux pays partagent près de 1 000 kilomètres de frontière, tandis que le Niger occupe une place importante dans les équilibres sécuritaires du Sahara et dans plusieurs projets économiques régionaux.

Le rapprochement militaire engagé cet été montre donc qu’Alger ne se contente plus nécessairement d’observer les crises sahéliennes depuis son territoire.

La question est désormais de savoir si Niamey constitue une réponse exceptionnelle à une situation jugée urgente ou le premier exemple spectaculaire d’une doctrine militaire algérienne devenue plus interventionniste depuis la réforme constitutionnelle de 2020.

Pour les autres pays du Maghreb, dont la Tunisie, la distinction est loin d’être théorique. Si l’Algérie accepte désormais plus facilement de projeter directement ses forces pour défendre ses intérêts sécuritaires dans son voisinage, c’est une évolution importante de l’équilibre stratégique régional.

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New Delhi – Moscou : le lien à l’épreuve

03. September 2026 um 09:45

Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), Poutine et Modi comptaient revoir leurs relations alors que la pression américaine s’intensifie.

Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président russe Vladimir Poutine se sont rencontrés lundi 1er septembre à Bichkek, capitale du Kirghizistan, en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), un bloc souvent perçu comme un contrepoids à l’influence américaine. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les répercussions de la guerre israélo-américaine en Iran, qui a perturbé les marchés mondiaux de l’énergie, et par la guerre menée par la Russie en Ukraine, qui entre dans sa cinquième année.

L’Inde a maintenu des liens étroits avec l’OCS, tout en s’opposant aux tentatives de la transformer en un bloc anti-occidental. Sa position s’inscrit dans une démarche plus large visant à préserver des relations avec les puissances rivales. Cependant, cette approche est soumise à des pressions croissantes. La Russie demeure sous le coup de sanctions occidentales, en raison de la guerre en Ukraine.

Parallèlement, l’Inde subit des pressions de la part des États-Unis concernant ses achats de pétrole russe, dans un contexte de tensions commerciales plus générales. A cet égard, lancienne ambassadrice de l’Inde aux États-Unis, Mira Shankar, a déclaré à DW que la relation de l’Inde avec la Russie ne devait pas être perçue comme une attaque contre les États-Unis. « L’Inde entretient une relation stratégique de longue date avec la Russie. Cette relation n’est dirigée contre aucun pays, mais vise à aider l’Inde à atteindre ses objectifs nationaux », a affirmé Mme Shankar.

Par ailleurs, le secteur de l’énergie occupe une place de plus en plus importante dans l’évolution des relations indo-russes. Avant 2022, la Russie ne fournissait qu’une faible part des importations de pétrole brut de l’Inde. La chute du prix du pétrole russe a rapidement changé la donne, faisant de Moscou l’un des principaux fournisseurs de l’Inde. Ce secteur est devenu le point le plus épineux des relations entre l’Inde et les États-Unis…

Les perturbations des approvisionnements énergétiques traditionnels ont rendu ce calcul plus complexe. La guerre israélo-américaine en Iran cette année et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz ont affecté les achats de l’Inde auprès des pays du Golfe et fait grimper les prix. Mme Shankar a indiqué que l’Inde réagit en diversifiant ses sources d’approvisionnement, notamment auprès de la Russie et des États-Unis. Mais « cela ne se fera pas du jour au lendemain », a-t-elle ajouté. D’ici là, a-t-elle précisé, l’Inde prendra toutes les mesures qu’elle jugera nécessaires pour stabiliser ses approvisionnements et protéger sa population.

L’avenir de la coopération en matière de défense

La défense demeure l’autre pilier important, mais la tendance est ici plus claire : la dépendance de l’Inde vis-à-vis des équipements russes diminue. La guerre en Ukraine a soulevé des questions quant aux capacités de production, aux délais de livraison et à la capacité de la Russie à fournir des pièces détachées, en tant que fournisseur majeur d’équipements militaires à l’Inde. « L’Inde reste l’un des plus anciens et des plus importants acheteurs d’armes russes, et peut-être le dernier acheteur majeur », a déclaré à DW Aravis Yelleri, professeur associé à l’Université Jawaharlal Nehru de New Delhi, la capitale indienne.

La dépendance croissante de la Russie à l’égard de la Chine est également devenue un élément incontournable de l’équation. Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine début 2022, la Chine est devenue indispensable à la Russie en tant que marché, fournisseur et partenaire économique… « Stratégiquement, la relation de la Russie avec la Chine demeure structurellement transactionnelle, une dépendance difficile à surmonter; tandis que sa relation avec l’Inde repose sur un véritable partenariat », a-t-il poursuivi. L’Inde a toujours des raisons de maintenir des liens étroits avec Moscou : l’énergie, la défense, l’accès au marché russe et une relation politique de longue date à travers l’Eurasie. Mais le calcul stratégique a évolué.

L’experte en stratégie, Raya Mohan, a déclaré que la dépendance croissante de la Russie envers la Chine a modifié sa valeur stratégique pour l’Inde. L’accent est de plus en plus mis sur des intérêts spécifiques – sécurité énergétique, acquisitions de défense, commerce et accès à la technologie – alors


que l’importance stratégique accrue de l’Inde repose de plus en plus sur ses relations avec les États-Unis et leurs alliés. L’Inde a renforcé sa coopération en matière de défense et de technologie avec Washington, tout en approfondissant ses liens avec des partenaires tels que la France et Israël. « L’Inde cherche à réduire son exposition à l’instabilité américaine, mais elle reconnaît toujours que Washington demeure son partenaire le plus important. »

Que veulent Modi et Poutine ?

Rajan Kumar, professeur d’études russes à l’université Jawaharlal Nehru, a déclaré : « Le président Poutine a besoin de l’assurance du Premier ministre Modi que l’Inde n’abandonnera pas la Russie alors que cette dernière traverse sa pire crise depuis les années 1990 », a déclaré M. Kumar à DW. Il s’attend à une continuité et non à une reprise radicale des relations. « Je pense qu’il s’agit surtout de maintenir les liens existants malgré les pressions américaines », a-t-il souligné.

Le test le plus important aura lieu à Delhi courant septembre, lors du retour attendu de Poutine pour le sommet des BRICS. La rencontre de Bichkek permettra peut-être de maintenir le cap des relations politiques…

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CNAM : Le 30 septembre, dernier délai pour changer de filière de soins

03. September 2026 um 09:21

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a fixé au 30 septembre 2026 le dernier délai pour déposer une demande de changement de filière de soins. Les assurés souhaitant changer de médecin de famille disposent, quant à eux, d’un délai supplémentaire jusqu’au 30 novembre 2026. Ces deux démarches peuvent être effectuées à distance via la plateforme virtuelle e-CNAM.

Un mois pour changer de filière de soins

La CNAM a rappelé que les demandes de changement de filière de soins doivent être déposées au plus tard le 30 septembre 2026.

Cette échéance concerne les assurés sociaux souhaitant modifier leur filière de prise en charge dans le cadre des procédures prévues par la Caisse nationale d’assurance maladie.

Jusqu’au 30 novembre pour changer de médecin de famille

La CNAM a également fixé au 30 novembre 2026 la date limite pour le dépôt des demandes de changement de médecin de famille.

Les assurés concernés disposent ainsi d’un délai supplémentaire pour effectuer cette démarche.

Des démarches possibles à distance

Les demandes de changement de filière de soins ou de médecin de famille peuvent être déposées à distance via le centre virtuel e-CNAM, sans nécessairement se déplacer auprès des services de la Caisse.

La plateforme permet notamment aux assurés d’accéder à plusieurs services numériques, dont les changements de filière de soins et de médecin de famille dans les délais réglementaires.

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Prisons : L’OCTT appelle à des mesures urgentes face aux conditions de détention

03. September 2026 um 09:20

L’Organisation contre la torture en Tunisie (OCTT) a appelé à prendre une série de mesures urgentes pour améliorer les conditions de détention, notamment face à la surpopulation carcérale et aux épisodes de fortes chaleurs. Dans une déclaration publiée mercredi 2 septembre 2026, elle fait également état de récents signalements de décès de détenus, rapportés par des familles ou des avocats.

L’organisation indique que ces cas ont été signalés en prison ou dans des services d’urgence et les replace dans un contexte estival marqué par la canicule, le surpeuplement des cellules et un accès aux soins qu’elle juge limité. La déclaration ne fournit toutefois pas de bilan chiffré de ces décès ni d’éléments permettant d’en déterminer les circonstances ou les causes.

Réduire « immédiatement » la surpopulation

Parmi les mesures réclamées, l’OCTT appelle à agir immédiatement pour désengorger les établissements pénitentiaires.

Elle propose la libération des personnes détenues pour des délits mineurs, qu’elles soient en détention provisoire ou déjà condamnées, ainsi que celle des détenus âgés et des personnes souffrant de maladies chroniques.

L’organisation demande également la libération des « prisonniers d’opinion » et des personnes condamnées en vertu du décret-loi n°54 et du Code des télécommunications.

Elle plaide parallèlement pour une limitation du recours à l’emprisonnement et un développement des peines alternatives, notamment le travail d’intérêt général, les amendes et le bracelet électronique.

L’OCTT rappelle à ce titre sa position selon laquelle la détention doit rester l’exception et la liberté la règle, tout en insistant sur le respect de la présomption d’innocence.

Adapter les prisons aux fortes chaleurs

L’organisation demande également des mesures « urgentes et appropriées » pour faire face aux conséquences du changement climatique dans les établissements pénitentiaires.

Elle préconise notamment de réexaminer l’état des infrastructures et d’assurer leur entretien et leur maintenance afin de mieux faire face aux épisodes de chaleur extrême, comme l’a également relevé la TAP dans sa reprise de la déclaration.

L’OCTT insiste par ailleurs sur le droit des détenus aux soins de santé, estimant que la privation de liberté ne doit pas entraîner la privation de leurs autres droits.

Enfin, elle réclame que les organisations de défense des droits humains puissent accéder aux informations concernant les détenus et visiter les établissements pénitentiaires afin d’y exercer un contrôle indépendant. L’organisation considère ce droit de regard comme l’une des garanties fondamentales de prévention des violations.

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Vers une hausse des taux d’intérêt de la BCE ?

03. September 2026 um 08:52

Le président de la Bundesbank et membre du Conseil des gouverneurs, Joachim Nagel, a laissé entendre que la Banque centrale européenne (BCE) devrait procéder à une nouvelle hausse des taux d’intérêt la semaine prochaine.

« Les marchés intègrent dans leurs calculs une probabilité de plus de 95 % que nous relevions les taux lors de la réunion de septembre et je dirais qu’à ce stade, les marchés ont une assez bonne idée de la façon dont nous allons probablement réagir », a déclaré Joachim Nagel dans une interview accordée au journal français Le Monde.

Le président de la Bundesbank s’est toutefois abstenu de s’engager sur de nouvelles hausses de taux après la réunion de septembre. Et de souligner que l’approche de la BCE, consistant à prendre des décisions « réunion après réunion », s’était avérée efficace par le passé et continuerait de l’être. « Au-delà de la réunion de septembre, je reste toutefois prudent quant à la formulation de toute indication précise » précise-t-il.

« Les prix du pétrole et du gaz continuent de fluctuer. Les marchés financiers sont extrêmement volatils. L’incertitude est grande. C’est une situation inconfortable, y compris du point de vue de la politique monétaire », a-t-il ajouté.

 

Lire aussi: Ce que la politique monétaire européenne coûte à la Tunisie

 

Inflation à 3,3 %

Les responsables de la BCE ont de fait indiqué qu’une nouvelle hausse des taux d’intérêt pourrait avoir lieu la semaine prochaine, après celle de 25 points de base en juin. Dans le même temps, l’inflation dans la zone euro s’est accélérée en août pour atteindre 3,3 %, son niveau le plus élevé depuis près de trois ans. Tandis que l’économie se montre plus résiliente que prévu face aux pressions, notamment celles liées à la guerre avec l’Iran.

« L’inflation est loin de notre objectif à moyen terme. Elle se situe autour de 3 % au lieu de 2 %. Et selon les projections de juin, l’inflation ne reviendra à 2 % à moyen terme que si les taux d’intérêt augmentent », explique M. Nagel.

Il a mis en garde contre le risque d’effets secondaires sur l’inflation, c’est-à-dire la transmission des hausses de prix à d’autres secteurs de l’économie et aux salaires. Comme il l’a souligné, la probabilité de ce phénomène augmente lorsque les pressions inflationnistes se maintiennent à des niveaux élevés pendant une période prolongée…

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Huile d’olive tunisienne au Royaume-Uni : Des licences en hausse de 225%, mais 68% du quota reste inutilisé

03. September 2026 um 08:47

Les licences britanniques délivrées pour l’huile d’olive tunisienne ont plus que triplé en un an. Entre janvier et septembre 2026, elles ont porté sur près de 2446 tonnes, contre 753 tonnes durant la même période de 2025, alors que plus des deux tiers du contingent annuel accordé à la Tunisie restent encore inutilisés.

Selon les données officielles britanniques de suivi des contingents tarifaires, 2445,9 tonnes d’huile d’olive tunisienne ont fait l’objet de licences depuis le début de l’année 2026.

À la même période de 2025, ce volume s’élevait à 752,8 tonnes. La progression atteint ainsi environ 225% en un an.

5277 tonnes encore disponibles

Cette forte accélération ne signifie toutefois pas que le contingent accordé à la Tunisie est proche d’être épuisé.

Le Royaume-Uni prévoit pour 2026 un contingent tarifaire annuel de 7723 tonnes pour l’huile d’olive tunisienne concernée par le dispositif. Après l’allocation de septembre, 5277,1 tonnes restent disponibles.

À ce stade, seulement 31,7% du contingent annuel a donc fait l’objet de licences, tandis que 68,3% reste inutilisé.

La comparaison avec 2025 montre néanmoins une évolution importante. Sur l’ensemble de l’année dernière, les licences délivrées avaient porté sur environ 1573 tonnes. En neuf mois seulement, le volume enregistré en 2026 dépasse donc déjà de plus de 870 tonnes celui de toute l’année 2025.

Une nouvelle fenêtre ouverte en septembre

La Rural Payments Agency britannique a publié le 26 août un nouvel avis aux importateurs concernant le contingent n°05.4032 réservé à l’huile d’olive tunisienne.

Les demandes peuvent être déposées jusqu’au 7 septembre 2026 à 17 heures. Le dispositif permet l’importation à droit nul des catégories d’huile d’olive couvertes par les codes douaniers prévus par les autorités britanniques.

L’enjeu est d’autant plus important que la Tunisie connaît une campagne d’exportation exceptionnelle. À fin juillet, ses exportations d’huile d’olive avaient atteint 368.000 tonnes, en hausse de 55,3% sur un an, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

Le marché britannique présente ainsi une situation contrastée : l’utilisation du contingent préférentiel accélère fortement en 2026, mais une large majorité du volume accessible à droit nul reste encore disponible.

Une précision est toutefois essentielle : les données britanniques correspondent aux quantités couvertes par des licences délivrées et non nécessairement aux volumes effectivement importés au Royaume-Uni.

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