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Partenariat Tunisie-Canada | Une rencontre stratégique à la Conect

14. Oktober 2026 um 20:27

Une délégation canadienne de haut niveau a été reçue à la Conect pour échanger sur le renforcement des relations économiques tuniso-canadiennes.

Cette rencontre prometteuse à la Conect a réuni l’Ambassadeur du Canada en Tunisie, Alexandre Kofi Bilodeau, et le Conseiller commercial, François Lasalle, Aslan Berjeb etTarak Cherif, respectivement Président de la Conect et Président de CONECT International, ainsi que Mariem Abdeljawed, Présidente du Groupement « Innovation Act » .

Des échanges fructueux sur les perspectives de coopération économique tuniso-canadienne et les occasions de partenariat et d’investissement, notamment dans l’aéronautique et l’innovation.

Une belle occasion de renforcer les liens entre les acteurs économiques des deux pays et de favoriser le développement de nouvelles opportunités d’affaires.

Communiqué

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Abdelkrim Hajjaji prend la présidence du conseil d’administration de l’UIB

14. Oktober 2026 um 17:32

Réuni le 14 octobre 2026, le Conseil d’Administration de l’Union Internationale de Banques (UIB) a désigné Monsieur Abdelkrim Hajjaji comme Président non exécutif du Conseil d’Administration à partir de ce jour. Cette nomination fait suite à sa cooptation en qualité d’administrateur et à l’approbation de la Banque centrale de Tunisie.

A l’issue du Conseil d’Administration, M. Hajjaji a déclaré : « Je suis honoré de cette nomination qui me donne l’opportunité de mettre mon expérience au service de l’UIB en Tunisie. Je souhaite contribuer pleinement au développement de l’UIB et à la réalisation de ses ambitions, avec une priorité constante : créer durablement de la valeur pour nos clients et l’ensemble de nos parties prenantes. Je suis très heureux de travailler dès à présent avec les administrateurs, le directeur général et les équipes de la banque », rapporte un communiqué de la banque.

Cette nomination accompagne une nouvelle étape pour l’UIB avec l’ambition de renforcer ses positions sur le marché bancaire tunisien, au bénéfice de ses clients et plus largement de l’économie tunisienne.

De nationalité tunisienne, M. Hajjaji est ingénieur diplômé de l’ENSAE en Mathématiques, Statistiques, Finance et Économie. Fort de plus de 35 ans de carrière dans les secteurs bancaire, financier et technologique au sein de groupes bancaires internationaux, M. Hajjaji a exercé des responsabilités exécutives de haut niveau couvrant la stratégie, la gouvernance, les opérations, la finance, la transformation digitale, la gestion des risques et le développement international.

Il occupait depuis 2014 et jusqu’à septembre 2026 les fonctions de Global Chief Operating Officer et membre du Comité Exécutif de Banco Santander Corporate & Investment Banking à Londres.

D’après communiqué.

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Un numéro vert pour accompagner les femmes entrepreneures

14. Oktober 2026 um 16:52

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé, mercredi, le lancement du numéro vert 1810, destiné à orienter et à accompagner les femmes dans leurs projets entrepreneuriaux.

Ce nouveau dispositif a été présenté lors d’une manifestation sur le thème « Réalité des femmes en milieu rural : mutations et défis », organisée par le Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme (Credif), à l’École supérieure d’agriculture de Mograne, dans le gouvernorat de Zaghouan, à l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale.

Dans une allocution prononcée en son nom par Wijdan Ben Ayed, attachée à son cabinet, la ministre Asma Jebri a indiqué que ce numéro vert permettra aux femmes porteuses de projets de bénéficier de conseils techniques et d’un accompagnement pratique sur le terrain, depuis la formulation de leur idée jusqu’à la phase suivant la mise en œuvre de leur projet.

La ministre a également réaffirmé l’engagement de son département en faveur de l’autonomisation économique des femmes rurales, dans le cadre d’une vision nationale visant à consolider le rôle social de l’État et à renforcer la justice sociale. Elle a souligné la nécessité d’accroître l’impact des politiques publiques sur les conditions de vie des femmes et des jeunes filles en milieu rural, tout en renforçant la concertation entre les acteurs nationaux, régionaux et locaux.

Plus de 6 400 projets financés par le programme « Raïdet »

En matière d’entrepreneuriat féminin, le programme national « Raïdet », dédié à l’entrepreneuriat féminin et à l’investissement, a permis de réaliser plus de 6 400 projets, pour des financements dépassant 63 millions de dinars.

Ce programme soutient notamment la création d’activités dans les industries agricoles et alimentaires, l’artisanat et les services, ainsi que la valorisation des chaînes de valeur et des ressources environnementales.

Le ministère intervient également en faveur de l’inclusion économique des travailleuses saisonnières dans le secteur agricole. Il entend, dans ce cadre, généraliser la création d’espaces dédiés à l’accompagnement, à la formation et à la commercialisation au profit des femmes et des jeunes filles dans les différentes régions du pays.

Par ailleurs, le département a mis en place une plateforme nationale consacrée à la commercialisation et à la vente des produits fabriqués par les femmes et les jeunes filles tunisiennes. Cette initiative vise à renforcer leurs capacités commerciales, à faciliter l’accès de leurs produits aux circuits de distribution et à élargir leurs débouchés sur les marchés nationaux et internationaux, en tirant parti des évolutions technologiques.

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Réserves obligatoires : la BCT triple le taux sur les comptes à vue dès le 1er novembre

14. Oktober 2026 um 16:07

La Banque centrale de Tunisie (BCT) durcit sa politique de liquidité. Selon la circulaire n° 2026-11 du 9 octobre 2026, l’institut d’émission relèvera le taux des réserves obligatoires sur les comptes à vue et les sommes dues à la clientèle de 1 % à 3 %, à compter du 1er novembre 2026.

Cette disposition modifie l’annexe II.3 de la circulaire n° 2017-02 du 10 mars 2017 fixant la grille des taux applicables. Pour rappel, les établissements bancaires sont tenus d’immobiliser une fraction de leurs dépôts sous forme de réserves auprès de la BCT.

À travers ce mécanisme de constitution en moyenne, la Banque centrale vise deux objectifs majeurs : stabiliser les taux du marché monétaire et accentuer le besoin en monnaie centrale, afin de renforcer son rôle de régulateur de la liquidité bancaire.

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Du 28 au 31 octobre, le SIAT met l’investissement agricole en vitrine

14. Oktober 2026 um 14:40

La 16e édition du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (SIAT 2026) se tiendra du 28 au 31 octobre au Parc des expositions du Kram. Au programme : innovations technologiques, opportunités d’investissement et partenariats pour une agriculture plus durable.

Organisé avec la participation des principaux acteurs du secteur agricole, le SIAT 2026 ambitionne de promouvoir les nouvelles technologies et de stimuler l’investissement dans une agriculture durable. L’annonce a été faite par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) dans un communiqué publié mardi.

Ce rendez-vous professionnel constituera une vitrine des dernières innovations et des avancées de la recherche dans les domaines de l’agriculture, des industries agroalimentaires, de la pêche maritime et des services associés. Il permettra également de mettre en avant les produits agricoles contribuant à la sécurité alimentaire nationale, ainsi que ceux destinés à l’exportation et à la conquête de nouveaux marchés.

Des partenariats pour dynamiser l’investissement agricole

Le salon entend aussi favoriser les échanges entre investisseurs tunisiens et étrangers, avec pour objectif de faire émerger des projets communs et de développer la coopération commerciale et financière. Des rencontres professionnelles sont ainsi prévues pour présenter des plans d’affaires, des contrats de production et différentes opportunités de partenariat.

Le programme comprendra également des démonstrations pratiques consacrées aux nouvelles technologies et techniques visant à améliorer la productivité et à valoriser les produits agricoles et halieutiques. Les dispositifs de contrôle de la qualité, la certification des produits et les procédés de production modernes seront également à l’honneur.

L’innovation numérique au cœur de cette 16e édition

Un forum international consacré aux enjeux stratégiques de l’investissement agricole viendra compléter le programme. Il sera accompagné d’ateliers portant notamment sur la qualité et les nouvelles opportunités d’investissement, afin d’informer les opérateurs et de mettre en lumière les créneaux porteurs.

Cette édition accueillera par ailleurs le concours national « GREEN’TIC », dédié aux solutions fondées sur les technologies de l’information et de la communication appliquées à l’agriculture. Cette initiative vise à encourager l’innovation numérique et à promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies au service du développement du secteur.

À travers cette 16e édition, le SIAT entend renforcer les échanges d’expertise, rapprocher les différents intervenants et soutenir la modernisation de l’agriculture tunisienne, dans un contexte où l’amélioration de la productivité, la valorisation des ressources et la transition vers des pratiques plus durables constituent des enjeux majeurs.

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Marché financier : dernier délai pour les sociétés cotées

14. Oktober 2026 um 14:33

« Les sociétés cotées en Bourse sont tenues de déposer leurs indicateurs d’activité relatifs au troisième trimestre de l’exercice 2026, établis selon le modèle prévu pour leur secteur d’activité, au plus tard le mardi 20 octobre 2026 ». C’est ce qu’indique le Conseil du marché financier (CMF), dans un communiqué rendu public dans la soirée du mardi 13 octobre. À noter que le dépôt des indicateurs d’activité constitue une obligation légale qui doit être impérativement respectée, insiste le CMF.

Il a souligné, à cet effet, la nécessité de respecter strictement cette échéance et de veiller à la qualité et à l’exhaustivité des informations communiquées, ajoutant que  les indicateurs doivent être accompagnés de commentaires explicatifs clairs et précis, permettant d’apprécier les causes des variations significatives enregistrées au cours des neuf premiers mois de l’exercice 2026.

Lire aussi: Le CMF lance sa première revue pour décrypter le marché financier tunisien

« Tout manquement à ces obligations est susceptible de donner lieu à la mise en œuvre des diligences et mesures relevant de ses prérogatives », prévient-il dans son communiqué.

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Djeneba Keita Hann préside le Conseil d’affaires tuniso-guinéen

14. Oktober 2026 um 12:03

Le Tunisia Africa Business Council (TABC) a conduit, du 6 au 11 octobre 2026 à Conakry, une mission économique multisectorielle réunissant une délégation de 30 entreprises tunisiennes, avec la participation du Tunisia Consortium for African Development (Tucad).

Cette mission a associé rencontres d’affaires, échanges institutionnels, workshop sur le financement des projets, lancement du Conseil d’affaires tuniso-guinéen et participation à la troisième édition du Forum pour la Croissance Inclusive en Afrique (Focia).

Mobilisant des entreprises actives notamment dans les infrastructures, le BTP, l’énergie, l’eau et l’assainissement, l’industrie, la santé, l’ingénierie, les technologies de l’information et les services, cette mission visait à développer les partenariats tuniso-guinéens et à positionner l’expertise tunisienne sur les priorités de développement de la Guinée, notamment celles du Programme Simandou 2040.

Le 7 octobre, une journée de rencontres B2B et B2G au Noom Hotel Conakry a permis aux membres de la délégation d’échanger avec des opérateurs économiques et des représentants institutionnels guinéens. Ces rendez-vous ont favorisé l’identification de besoins, de complémentarités et de pistes de coopération commerciale, technique et industrielle.

Les 8 et 9 octobre, le programme s’est poursuivi par des visites et des rencontres auprès d’institutions publiques et d’acteurs privés. Les échanges menés par TABC, Tucad et les membres de la délégation tunisienne ont notamment concerné Aboubacar Kourouma, ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, autour des perspectives de développement des échanges commerciaux, des partenariats industriels et de la coopération entre PME tunisiennes et guinéennes.Avec Facinet Sylla, ministre des Infrastructures, la rencontre a permis d’explorer les possibilités de mobilisation de l’ingénierie et du savoir-faire tunisiens dans les projets d’infrastructures et les grands chantiers de développement.

Avec Kadé Camara, directrice générale adjointe en charge de l’attractivité et du rayonnement de la Guinée au Guinea Development Board, on a examiné les synergies en matière d’investissement, d’accompagnement des entreprises et d’identification de projets.

Mamoudou Nagnalen Barry, président du CA de la Compagnie du TransGuinéen (CTG) a discuté avec les membres de la délégation tunisienne les opportunités de coopération liées aux infrastructures ferroviaires, portuaires et logistiques et à leur effet d’entraînement sur l’économie guinéenne.

Avec Mamadou Angelo Diallo, délégué général de la Delivery Unit – Unité d’exécution du programme Simandou 2040, les échanges ont porté sur les priorités du programme et les possibilités de contribution des entreprises tunisiennes à sa mise en œuvre.

Les rencontres avec les acteurs privés guinéens ont également permis de rapprocher les entreprises des deux pays et d’explorer des collaborations adaptées aux besoins du marché. 

Le 8 octobre, Jade Advisory, membre de Tucad, a organisé, en partenariat avec le Guinea Development Board, un workshop intitulé «Mobiliser le secteur privé pour la mise en œuvre du Programme Simandou 2040 – De l’ambition à la bancabilité». Consacré aux partenariats public-privé et à la structuration du financement des projets, cet atelier a placé au centre des échanges les conditions nécessaires pour transformer les ambitions de développement en projets susceptibles de mobiliser des investisseurs et des financements.

Un moment majeur de la mission a été la création officielle, le 9 octobre au Noom Hotel Conakry, du Conseil d’affaires tuniso-guinéen (CATG),lors d’une cérémonie suivie d’un cocktail de networking réunissant des personnalités institutionnelles et des représentants du secteur privé des deux pays.

Le CATG est présidé par Djeneba Keita Hann, accompagnée de Almamy Camara en qualité de vice-président et de Abou Sidibé en qualité de secrétaire général. Il constitue un cadre permanent de dialogue, de mise en relation et de suivi des opportunités d’affaires, destiné à renforcer les échanges commerciaux, les investissements et le développement de projets conjoints entre la Tunisie et la Guinée.

Le 10 octobre, la délégation tunisienne a participé à la 3e édition du Forum pour la croissance inclusive en Afrique (Focia).Anis Jaziri, président de TABC et de Tucad, et Sami Driss, vice-président de TABC et Ceo de Comet Group, y sont intervenus. M. Jaziri a pris part au panel consacré aux investissements et chaînes de valeur africaines, consacré au financement, aux partenariats et aux opportunités, et M. Driss est intervenu dans le panel consacré à la transformation locale, à la captation de valeur et aux opportunités d’industrialisation en Afrique. Participation qui a inscrit la contribution tunisienne dans les réflexions sur le financement du développement, la coopération entre entreprises africaines et la construction de chaînes de valeur compétitives.

À l’issue de cette mission, TABC entend poursuivre, avec Tucad, le CATG et ses partenaires guinéens, le suivi des contacts établis et des opportunités identifiées afin de les traduire en partenariats opérationnels et en projets concrets.

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Chiffre de la semaine : 1 360 quartiers prioritaires surendettés en France

14. Oktober 2026 um 10:39
Les communes incluant des quartiers prioritaires de la politique de la ville s’endettent et ont une situation financière « moins favorable » que les autres. C’est le résultat d’une étude de l’association des maires Ville et banlieue et la banque…

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Récolte des dattes : 20 millions de dinars de crédits sans garanties pour les petits agriculteurs

14. Oktober 2026 um 10:10

La Banque tunisienne de solidarité (BTS) a annoncé, mardi 14 octobre, la mobilisation d’une enveloppe de 20 millions de dinars au profit des petits agriculteurs de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès. Ces financements prendront la forme de crédits saisonniers destinés à couvrir les besoins liés à la campagne des dattes 2026-2027.

Les prêts serviront notamment à financer la récolte et le stockage des dattes, mais aussi les travaux d’entretien et de préservation des oasis. L’objectif est de permettre aux petits exploitants de préparer la campagne dans de meilleures conditions et de sécuriser les opérations nécessaires à la valorisation de leur production.

Selon le communiqué de la banque, ces crédits seront accordés à un taux d’intérêt bancaire fixe, sans exigence de garanties ni d’apport personnel. Les procédures d’octroi seront simplifiées et les décaissements effectués dans des délais adaptés aux besoins des agriculteurs pendant la campagne.

Les bénéficiaires pourront accéder directement à ces financements ou passer par des sociétés coopératives de services agricoles, des groupements de développement agricole ou des sociétés communautaires opérant dans le secteur. Cette seconde possibilité sera encadrée par des conventions conclues à cet effet.

À travers ce dispositif, la BTS entend faciliter l’accès des petits agriculteurs au financement bancaire, tout en leur permettant de couvrir les dépenses saisonnières liées à la récolte et au stockage. Le programme vise également à soutenir l’entretien des oasis, dont la préservation constitue un enjeu pour la continuité de la production dattière dans les régions concernées.

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L’AFD et l’UE s’engagent avec l’OSS pour les savoirs locaux face au climat

14. Oktober 2026 um 09:51

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé, le 13 octobre 2026, une convention de financement pour la mise en œuvre d’un projet consacré à la capitalisation des savoirs agroécologiques et des pratiques locales au service de l’adaptation des territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée au changement climatique.

D’un montant total de 150 000 euros, ce projet est cofinancé par l’OSS, la France (à travers l’AFD) et l’Union européenne. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’OSS à Tunis, en présence de son secrétaire exécutif, Nabil Ben Khatra, de l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, et du directeur de l’AFD en Tunisie, Christophe Cottet. Cette signature illustre l’engagement commun de la France, à travers l’AFD, et de l’Union européenne aux côtés de l’OSS.

Pour la France et pour l’Union européenne, soutenir l’adaptation au changement climatique, c’est d’abord s’engager aux côtés de celles et ceux qui y font face au quotidien.

Mis en œuvre par l’OSS dans le cadre du programme AdaptAction–ACAMED, co-financé par l’AFD et par l’Union européenne, le projet répond à un enjeu concret pour les territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée : mieux valoriser les connaissances et les pratiques développées localement pour faire face à la rareté de l’eau, aux sécheresses, à la dégradation des sols et à la fragilisation des systèmes agricoles. Ces savoirs existent, mais restent souvent dispersés, insuffisamment documentés ou peu pris en compte dans les politiques publiques. Le projet vise à les structurer, à en analyser la portée et à les rendre plus directement mobilisables dans la décision publique.

Le projet portera notamment sur les savoirs liés à la gestion de l’eau et des sols, aux semences, à l’agrobiodiversité, aux systèmes oasiens, aux plantes utiles et aux pratiques de transformation et de conservation des produits locaux.

Il analysera également des expériences méditerranéennes afin d’identifier les conditions permettant aux solutions les plus pertinentes d’être reconnues, adaptées à d’autres contextes ou déployées à plus grande échelle. Une attention particulière sera portée aux conditions dans lesquelles ces savoirs sont détenus et transmis, notamment au rôle des femmes dans la gestion de l’eau, la préservation des semences, la transformation des produits et la transmission des connaissances.

L’objectif est de disposer d’une lecture plus complète des réalités territoriales et d’en tenir compte dans les recommandations destinées aux politiques d’adaptation. Cette démarche donnera lieu à un corpus analytique sur les savoirs agroécologiques, à un bilan comparatif des expériences méditerranéennes et à l’organisation d’une table ronde régionale associant chercheurs, décideurs, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, praticiens et représentants des territoires.

À travers cet engagement commun, la France et l’Union européenne réaffirment leur soutien à leurs partenaires africains et méditerranéens face à un défi qui concerne les deux rives. Les enseignements du projet seront partagés avec l’ensemble des pays membres de l’OSS.

D’après communiqué.

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Houcine Rhili : « L’eau, l’électricité et les médicaments avant le stade d’El Menzah »

14. Oktober 2026 um 09:07

Face aux pénuries de médicaments, au stress hydrique et à la dégradation des infrastructures publiques, l’expert en ressources hydriques, Houcine Rhili, questionne les priorités de l’investissement public, alors que la rénovation du stade d’El Menzah pourrait coûter jusqu’à 480 millions de dinars.

L’eau et les médicaments devraient passer avant la rénovation d’un stade, fût-il d’El Menzah. C’est le message défendu par l’expert en ressources hydriques Houcine Rhili dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin. Il souligne que le coût du projet de rénovation dudit stade impliquant la Chine pourrait atteindre les 480 millions de dinars (MDT). Il estime donc que cet investissement devrait être examiné à la lumière des besoins urgents du pays et des choix budgétaires qu’ils imposent.

 

Lire aussi: Stade d’El Menzah: une délégation chinoise attendue à Tunis

 

Houcine Rhili rappelle que la Tunisie fait face à des pénuries de médicaments, qui concerneraient près de 50 % des produits selon son estimation, ainsi qu’à la dégradation des infrastructures des hôpitaux locaux, régionaux et universitaires. Les insuffisances touchent également les routes et les transports publics, notamment le réseau ferroviaire et le métro.

La situation est tout aussi préoccupante dans les secteurs de l’eau et de l’électricité. L’expert fait état d’un déficit de capacité électrique estimé à 1 400 mégawatts pendant les heures de pointe. Concernant l’eau, il souligne le vieillissement des réseaux de distribution, dont une partie a plus de cinquante ans, et les pertes qui en résultent. Ces défaillances aggravent les difficultés d’approvisionnement en eau potable et contribuent au recours croissant des ménages à l’eau en bouteille, particulièrement durant l’été.

Dans ce contexte, Houcine Rhili s’interroge sur la pertinence de mobiliser plusieurs centaines de millions de dinars pour un stade fermé depuis près de vingt ans. Il ne conteste pas l’importance du sport, mais estime que les investissements publics devraient d’abord répondre aux besoins fondamentaux de la population, notamment en matière de santé, d’eau et de services essentiels.

 

Dans ce contexte, Houcine Rhili s’interroge sur la pertinence de mobiliser plusieurs centaines de millions de dinars pour un stade fermé depuis près de vingt ans.

 

Le site d’El Menzah, un potentiel foncier à valoriser

Au-delà du coût des travaux, l’expert remet en question le maintien du stade dans son emplacement actuel, au cœur d’une zone densément urbanisée. Les grandes rencontres sportives y provoquent des perturbations de la circulation et des transports, compte tenu de la concentration de la population et des activités dans ce secteur.

A cet égard, il précise qu’une autre option aurait pu consister à reconvertir le site en espace destiné à des investissements immobiliers et commerciaux générateurs de richesse, tout en construisant de nouveaux équipements sportifs dans des zones éloignées des grands ensembles résidentiels. Cette approche permettrait de valoriser le foncier et de mieux intégrer les infrastructures sportives dans l’aménagement urbain.

 

Le développement du sport ne peut se limiter à la construction de grands stades … En privilégiant les équipements destinés aux grandes compétitions sans investir suffisamment dans la pratique sportive de proximité, la Tunisie risque, estime-t-il, de négliger la formation à la base.

 

Houcine Rhili estime également que le développement du sport ne peut se limiter à la construction de grands stades. Il déplore le recul du sport scolaire, universitaire et de quartier, qui constitue un vivier essentiel pour la formation des jeunes talents. En privilégiant les équipements destinés aux grandes compétitions sans investir suffisamment dans la pratique sportive de proximité, la Tunisie risque, estime-t-il, de négliger la formation à la base. La modernisation des infrastructures ne garantit pas, à elle seule, de meilleures performances sportives.

Pour illustrer l’importance d’une stratégie économique fondée sur la création de richesse, il cite le Maroc, qui a développé ses infrastructures portuaires, notamment Tanger Med, tout en renforçant son industrie automobile et en transformant son secteur touristique. Ces activités ont contribué à consolider la place du royaume dans l’économie régionale. Pour l’expert, cette expérience montre l’intérêt de soutenir des secteurs capables de créer de la valeur, de développer les exportations et de générer des revenus. Les infrastructures sportives devraient accompagner cette dynamique plutôt que se substituer aux investissements productifs.

Projet chinois : quelles garanties pour la Tunisie ?

L’éventuel financement chinois ne suffit pas, selon Houcine Rhili, à conclure que la rénovation sera sans coût pour la Tunisie. Il rappelle que les entreprises chinoises intervenant à l’étranger peuvent bénéficier de garanties ou de contreparties accordées par les États partenaires, selon les modalités négociées pour chaque projet.

L’expert s’interroge donc sur les engagements pris par l’État tunisien dans le cadre de cette opération. Quelles garanties ont été accordées aux entreprises chinoises ? Des contreparties financières ou des engagements portant sur des actifs publics sont-ils prévus ? Pour lui, ces questions doivent être clarifiées afin d’évaluer les implications réelles du projet pour les finances publiques.

Présenter cette rénovation comme un financement sans coût pour le pays ne dispense pas d’examiner les conditions de l’accord et les obligations éventuelles de l’État. La transparence sur le montage financier est indispensable pour mesurer la portée réelle de cet engagement.

 

Lire également : Rénovation du Stade d’El Menzah : le coût d’une opportunité manquée!

 

Investir dans l’eau pour préserver les ressources du pays

Houcine Rhili estime que les ressources mobilisées pour le stade pourraient être consacrées à des projets répondant aux urgences du secteur hydrique. Il évoque notamment la recharge des nappes phréatiques, la modernisation des réseaux d’irrigation et la réduction des pertes d’eau. Ces investissements permettraient de préserver les ressources disponibles et d’améliorer la productivité agricole dans un contexte de stress hydrique croissant.

Au-delà du cas du stade d’El Menzah, l’expert pose la question de l’affectation des ressources publiques. Pour lui, les investissements doivent être évalués à l’aune des besoins les plus pressants de la population et de leur capacité à soutenir durablement l’économie tunisienne. Le développement des infrastructures sportives ne peut se faire au détriment de secteurs aussi essentiels que l’eau et la santé.

 

Les investissements doivent être évalués à l’aune des besoins les plus pressants de la population et de leur capacité à soutenir durablement l’économie tunisienne.

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Le FMI optimiste pour la croissance tunisienne pour 2026 et même pour 2027

14. Oktober 2026 um 08:17

Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la hausse ses perspectives économiques pour la Tunisie.

Dans ses nouvelles projections publiées le 13 octobre 2026, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent du 12 au 18 courant, l’institution de Bretton Woods table sur une croissance du PIB réel de 2,4 % cette année, contre 2,1 % anticipés en avril. Cette révision, qui représente un gain de 0,3 point de pourcentage, fait suite à une croissance de 2,7 % enregistrée en 2025.

Pour 2027, le Fonds relève également ses estimations, à 2 % contre 1,6 % auparavant, soit une hausse de 0,4 point. Ce chiffre traduit néanmoins un ralentissement de l’activité, la Tunisie restant en retrait par rapport à la moyenne mondiale, que le FMI évalue à 3,1 % en 2026 puis à 3,4 % en 2027. Ce qui creuserait l’écart l’an prochain.

L’autre point négatif concerne les prix. Selon le FMI, l’inflation devrait atteindre 5,5 % en 2026, après 5,3 % en 2025, puis accélérer à 6,3 % en 2027. Ces niveaux demeurent cependant inférieurs aux prévisions d’avril, qui anticipaient 6,5 % pour 2026 et 7,2 % pour 2027.

Les équilibres extérieurs apparaissent en revanche plus fragiles. Le déficit du compte courant, qui représentait 3,3 % du PIB en 2025, devrait se creuser à 4,9 % en 2026 puis à 5,3 % en 2027, estiment les analystes du FMI.

Aucune prévision concernant le taux de chômage n’est renseignée pour 2026 et 2027 dans les données de l’institution.

Ces projections dessinent ainsi un tableau contrasté : une dynamique de croissance légèrement meilleure que ce qui était attendu et une inflation mieux maîtrisée; mais un creusement persistant du déficit courant, qui constitue le principal point de vigilance pour l’économie tunisienne à l’horizon 2027.

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Intelligence artificielle | Attention au piège des benchmarks !

14. Oktober 2026 um 07:29

L’Occident s’est enfermé dans une illusion métrologique où chaque semaine, des classements dorés à l’or fin décernent la «suprématie de l’intelligence artificielle» sur la base de benchmarks devenus de véritables pièces de théâtre. On compare des pourcentages d’exactitude sur des tests d’école (MMLU, HumanEval, Math), comme si l’on mesurait la puissance militaire de deux empires en comptant le nombre de médailles obtenues à un concours de tir à l’arc.

Mahjoub Lotfi Belhedi *

La réalité est bien plus brutale : la caducité des techniques actuelles de benchmarking est quasi-totale.

L’évaluation de l’IA ne souffre plus d’un manque de précision, mais d’un biais d’invalidation fondamentale. Les modèles de frontière sont surentraînés pour réussir les tests, ils connaissent les réponses aux examens avant même de s’y présenter. Mais surtout, ces benchmarks mesurent une performance statique, en laboratoire, ignorant la véritable nature de la guerre technologique : la puissance infrastructurelle, l’agilité systémique et surtout l’imprévisibilité stratégique.

Déclarer aujourd’hui les États-Unis vainqueur sur la base des benchmarks d’OpenAI ou d’Anthropic est une erreur d’appréciation stratégique. La suprématie de l’IA ne se joue pas dans une feuille de calcul, mais sur le terrain d’une guerre invisible structurée par quatre piliers matériels et surtout une variable x imprévisible.

Primo, la guerre des modèles : la brute de la Silicon Valley face à l’alchimie de «Hangzhou».

La méthodologie américaine repose sur «le scaling law brutal» qui consiste à injecter plus de paramètres, consommer plus de térawatts, empiler plus de milliards. Les USA produisent des titans monolithiques, ultra-performants sur le papier, mais lourds et extrêmement coûteux à faire tourner.

Côté chinois, la contrainte a engendré une mutation techno-génétique. Privée de la force brute par les sanctions, la Chine a développé une culture de l’optimisation extrême. L’épisode DeepSeek n’était qu’un tir de sommation : la démonstration qu’une architecture distribuée, distillée et basée sur un apprentissage par renforcement frugal pouvait égaler les monstres américains pour une fraction ridicule de leur coût.

Pendant que Washington évalue la «réflexion» de ses modèles sur des énigmes logiques, Pékin déploie des dizaines de milliers de modèles légers, spécialisés (Agentic AI), directement greffés sur son tissu industriel, son réseau de surveillance et sa robotique. L’un calcule la métaphysique, l’autre orchestre l’économie matérielle.

Secundo, les data centers et l’énergie, la faille du réseau américain.

Si l’IA est le nouveau cerveau global, les data centers en sont le système nerveux central. Dans ce périmètre stratégique, les benchmarks de laboratoire oublient la physique.

Les USA affichent une capacité cumulée impressionnante et des projets pharaoniques (Stargate et clusters de gigawatts), mais ils heurtent un mur imprévu : la vétusté de leur réseau électrique, les blocages bureaucratiques et l’opposition des populations locales face à la surconsommation d’eau et d’électricité.

À l’inverse, la Chine aborde la question de la puissance de calcul avec la rigueur d’une planification d’État centralisée. Avec son projet stratégique de «Routage des données de l’Est vers l’Ouest» (East Data, West Computing) lancé officiellement en février 2022, Pékin connecte directement ses mégacentres de calcul aux barrages hydroélectriques du Sud-Ouest et aux immenses parcs solaires et éoliens du désert de Gobi. La Chine ne construit pas juste des serveurs, elle bâtit une infrastructure énergétique dédiée à l’inférence en temps réel.

Tertio, les semi-conducteurs : l’embargo américain a-t-il vraiment bloqué la Chine ?

En interdisant la vente de ses puces de pointe (comme les Nvidia H100 ou B200…), Washington pensait paralyser l’essor de l’IA en Chine. C’était sans compter sur la résilience et l’agilité d’un pays habitué à innover sous pression.

Loin d’être freinée, la Chine a structuré son propre écosystème matériel indépendant. Symbole éclatant de cette riposte : le déploiement massif de puces de dernière génération comme la Huawei Ascend 910C, associée aux superclusters de calcul CloudMatrix. Ces accélérateurs ultrapuissants démontrent la force de la stratégie chinoise du «dépassement en virage».

Pour surmonter l’absence d’équipements de lithographie EUV occidentale, les ingénieurs chinois repensent toute l’architecture microélectronique :

– empilement de mini-puces et intégration 3D avancée pour démultiplier les performances sans dépendre des procédés de gravure de TSMC ;

– optimisation logicielle poussée (via le Framework Cann de Huawei) et réseaux d’interconnexion optique pour contourner les verrous de mémoire ;

– pari sur les technologies de rupture, notamment l’industrialisation des premières puces à lumière (calcul photonique) et des architectures neuromorphiques imitant le cerveau humain.

Si les benchmarks d’aujourd’hui ne mesurent que la vitesse d’exécution sur puces occidentales, la Chine a créé en secret un écosystème matériel parallèle. De la conception de puces Asic sur mesure à la maîtrise de l’interconnexion chiplet (un type de micropuce), en passant par l’optimisation logicielle des accélérateurs Huawei (Ascend), les ingénieurs chinois ont appris à faire sauter les verrous d’efficacité.

Le goulot d’étranglement de la mémoire HBM et de la lithographie EUV pousse la Chine vers des paradigmes alternatifs : calcul photonique, processeurs analogiques et architectures neuromorphiques. Si une seule de ces voies franchit le seuil de viabilité commerciale, le monopole de l’architecture x86/GPU – issu du mariage entre le processeur central (CPU x86) et le processeur graphique (GPU) – s’effondre du jour au lendemain.

Autrement dit, l’embargo américain sur les puces Nvidia (H100, B200) censé paralyser l’IA chinoise n’a pas tenu en compte la capacité d’adaptation d’un pays habitué aux contraintes de siège.

Quarto, le système sanguin mondial : les câbles sous-marins & l’Internet physique

On oublie souvent que l’IA «dans le cloud» repose sur des câbles de fibre optique sous-marins reposant par 4 000 mètres de fond. La suprématie de l’IA n’est rien sans la maîtrise de sa distribution en millisecondes.

Dans cette arène silencieuse, la compétition est féroce. La Chine déploie ses propres dorsales internationales (comme le câble Peace qui s’inscrit directement dans le volet numérique des Nouvelles Routes de la Soie) pour interconnecter le Sud Global (Asie du Sud-Est, Moyen-Orient, Afrique, Amérique Latine) sans passer par les bifurcations américaines ou européennes.

En contrôlant les tuyaux par lesquels transitent les modèles open-source chinois distribués massivement, Pékin garantit que la couche applicative mondiale tournera sur ses standards infrastructurels, neutralisant toute tentative de blocage numérique par l’Occident.

Quinto, la discrétion Chinoise et le scénario du Jour J.

C’est dans ce cadre précis que le benchmarking traditionnel révèle son absurdité totale. Les métriques occidentales ne mesurent que ce qui est rendu public et commercialisé.

En Chine, une bonne partie de l’écosystème d’IA est marquée par une lisibilité stratégique fort réduite. Tandis que les entreprises de la Silicon Valley font du bruit médiatique à chaque version mineure pour rassurer leurs investisseurs, les laboratoires chinois (qu’ils soient liés à l’Académie chinoise des sciences, à l’armée ou aux géants de la tech) opèrent sous le sceau du secret opérationnel.

Selon les spécialistes en IA, les technologies majeures chinoises en cours d’expérimentation à l’abri des regards touchent, entre autres :

– des modèles hybrides alliant Quantum Computing et réseaux de neurones pour la cryptanalyse et la simulation moléculaire ;

– des architectures d’IA militaires en mesure d’opérer en essaims autonomes sans connexion réseau ;

– des algorithmes de raisonnement synthétique à très faible empreinte mémoire, apte de tourner sur des puces grand public dégradées.

Cette tendance de rupture globale démontre que le potentiel d’évolution de la Chine en IA n’est pas linéaire, il est exponentiel et discontinu. Et l’illusion de la suprématie américaine reposant sur un score de 92% à un test standardisé contre 89% pour un modèle chinois est une berceuse pour diplomates. Il suffirait de quelques heures par la publication surprise d’une rupture architecturale, l’activation d’un réseau de puces photoniques souverain ou la mise à disposition globale d’un modèle AGI open-source ultraléger pour que la suprématie bascule instantanément.

In fine, pendant que l’Occident pèse des plumes sur des balances électroniques, la Chine est en train de couler une enclume. La vraie suprématie de l’IA ne sera pas proclamée par un classement sur GitHub, elle sera constatée le jour où le monde entier réalisera que l’infrastructure de son économie tourne déjà sur un modèle dont il ne possède pas la clé.

* Stratège en réflexion IA.

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Nouveau chapitre de la création numérique africaine

13. Oktober 2026 um 12:25

La deuxième cohorte du programme panafricain ‘‘Ateliers Sud-Sud : Ici et Ailleurs’’ tient sa première résidence du 12 au 17 octobre 2026 à Abidjan. Quatorze projets portés par de jeunes créateurs de Tunisie, de Côte d’Ivoire, du Bénin et des Comores bénéficieront d’un accompagnement destiné à transformer leurs idées en propositions créatives structurées et à préparer leurs premiers prototypes.

Après une première cohorte réunissant des porteurs de projets tunisiens, marocains et sénégalais, les ‘‘Ateliers Sud-Sud : Ici et Ailleurs’’ poursuivent leur démarche de coopération culturelle à l’échelle du continent. Cette deuxième cohorte inaugure une nouvelle étape du programme, avec un parcours de neuf mois consacré au développement de projets numériques dans les industries culturelles et créatives (ICC).

La résidence d’Abidjan réunit quatorze porteurs de projets autour d’un objectif commun : explorer les possibilités offertes par les outils numériques, tout en construisant des propositions artistiques ancrées dans les récits, les patrimoines et les réalités de leurs territoires.

Des récits locaux aux nouvelles formes de création

Les projets sélectionnés dessinent un paysage créatif où les frontières entre patrimoine, narration, transmission et innovation technologique deviennent des espaces d’expérimentation.

En Tunisie, Rewya, de Nijed Baker, prend pour point de départ l’expérience des coupures d’eau à Gafsa pour interroger les dimensions culturelles, historiques et émotionnelles de cette ressource à travers le jeu vidéo.

The Musician’s Path, porté par Mohamed Ali et Mohamed Hedi Kechiche, propose quant à lui une exploration interactive du patrimoine musical tunisien, en associant narration vidéoludique, apprentissage musical et rencontre avec des musiciens contemporains.

Avec Traces of Memories, Nada Ben Lagha s’intéresse à la mémoire de La Goulette et à la préservation d’un patrimoine architectural disparu à travers un projet transmédia.

En Côte d’Ivoire, CinéManiac, imaginé par Van Zroh Noël, entend raconter l’histoire du cinéma ivoirien et africain à travers des séries documentaires numériques. D’autres propositions explorent l’animation 3D inspirée des récits et mythes ou cherchent à faciliter la promotion musicale des artistes indépendants.

Les projets béninois investissent notamment la valorisation des danses traditionnelles, la mémoire des cours d’eau, les patrimoines africains et la diffusion des œuvres audiovisuelles.

Du côté des Comores, Ce Que Vaut le Geste, porté par Mohamed Kassim, propose une enquête numérique sur les savoir-faire artisanaux, en prenant la fabrication de la kofia comme point de départ pour rendre visibles le temps, les gestes et les transmissions qui se cachent derrière la valeur marchande d’un objet.

Cette diversité témoigne d’une volonté de faire du numérique un espace de création et de circulation des imaginaires, plutôt qu’un simple outil de diffusion. Les projets mobilisent des formats variés tels que les jeux vidéo, les expériences immersives, les plateformes numériques, le podcast, l’animation, webtoons et créations transmédias, pour renouveler les manières de raconter et de partager les cultures africaines.

De l’idée au prototype : un accompagnement à plusieurs dimensions

La résidence d’Abidjan constitue la première étape opérationnelle de cette nouvelle cohorte. Son programme articule une immersion dans les Industries Culturelles et Créatives, des ateliers d’idéation et de storytelling, un travail sur la proposition de valeur et le modèle économique, ainsi que des séances de mentorat individualisé.

Les participants sont également amenés à développer leurs fiches de projet, à expérimenter le prototypage et à confronter leurs propositions aux regards des autres porteurs de projets. Le parcours prévoit notamment un laboratoire de projets croisés, consacré à la critique constructive, au partage des connaissances et à l’amélioration collective des propositions.

Cet accompagnement mobilise cinq mentors entre universitaires et spécialistes de l’entrepreneuriat culturel et les ICC; Souhir Mkaouar, Asma Saayed, Tarek Lamouchi, Fares Khiari et Emira Ben Saâd. L’enjeu est d’articuler les dimensions artistiques, techniques et entrepreneuriales des projets, afin de mieux préparer leur développement au-delà de la résidence.

La semaine doit se conclure le 17 octobre par une session de présentation des projets, permettant aux participants de formaliser une première version de leur pitch et de définir les prochaines étapes de leur parcours.

Construire des coopérations au-delà des frontières

Porté par l’Association du Multimédia et de l’Audiovisuel (Amavi), en partenariat avec Africadoc en Côte d’Ivoire et l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (Adac) au Bénin, le programme s’inscrit dans une dynamique de coopération Sud-Sud qui mise sur la circulation des compétences et la mise en réseau des jeunes créateurs.

Son ambition dépasse ainsi la formation individuelle. En réunissant des porteurs de projets issus de quatre pays, les Ateliers Sud-Sud cherchent à favoriser les échanges entre des expériences culturelles différentes, à ouvrir de nouvelles possibilités de collaboration et à accompagner l’émergence de projets capables de trouver leurs publics.

À Abidjan, cette deuxième cohorte ouvre un espace de travail commun où les idées peuvent être mises à l’épreuve, reformulées et transformées en prototypes. Une étape décisive pour des projets qui cherchent à faire dialoguer les récits de leurs territoires avec les possibilités offertes par les technologies numériques, tout en explorant les conditions concrètes de leur développement.

 Communiqué.

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L’IA va-t-elle réduire la semaine de travail à trois jours ?

13. Oktober 2026 um 11:04

Le fondateur d’Amazon estime que les gains de productivité liés à l’intelligence artificielle pourraient permettre à certains salariés de travailler moins tout en conservant un revenu suffisant pour leur famille. Une perspective qui relance le débat sur l’avenir du travail et le partage des richesses.

Et si la semaine de cinq jours n’était plus la norme de demain ? Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, entrevoit un avenir dans lequel les progrès de l’intelligence artificielle (IA) permettraient de réduire considérablement le temps consacré au travail. Dans un entretien accordé à Fox News, relayé notamment par Fortune et Business Insider en octobre 2026, l’entrepreneur américain a évoqué la possibilité pour certains salariés de subvenir aux besoins de leur famille en travaillant seulement trois jours par semaine.

Cette perspective repose sur une hypothèse : l’automatisation de nombreuses tâches et l’amélioration de la productivité pourraient permettre de produire davantage avec moins de travail humain. Les gains économiques qui en découleraient offriraient alors aux salariés une plus grande liberté dans l’organisation de leur temps et de leur vie professionnelle.

Une nouvelle organisation du travail en perspective

Pour Jeff Bezos, les gains de productivité pourraient également transformer le modèle économique des ménages. Selon ses déclarations rapportées par Fortune, certaines familles pourraient, à terme, ne plus avoir besoin de deux revenus pour maintenir leur niveau de vie. L’un des conjoints pourrait ainsi choisir de ne pas exercer d’activité professionnelle rémunérée, tandis que l’autre travaillerait moins de jours par semaine.

Cette vision repose sur l’idée que les bénéfices de l’IA ne se limiteraient pas aux entreprises, mais pourraient aussi se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat et de la qualité de vie. Elle suppose toutefois que les gains générés par les nouvelles technologies se répercutent effectivement sur les salaires, les revenus des ménages et les conditions de travail, plutôt que de profiter essentiellement aux entreprises et à leurs actionnaires.

Amazon accélère ses investissements dans l’IA

Les perspectives évoquées par Jeff Bezos interviennent alors que les investissements dans l’intelligence artificielle prennent une ampleur considérable. Amazon prévoit de consacrer environ 200 milliards de dollars à ses dépenses d’investissement en 2026, notamment pour renforcer ses infrastructures technologiques et développer ses activités liées au cloud et à l’IA, selon les résultats financiers publiés par le groupe en février 2026.

Parallèlement, le géant américain du commerce en ligne a engagé d’importantes réductions d’effectifs. En octobre 2025, Amazon avait annoncé une première vague de suppressions de postes dans le cadre d’une réorganisation visant notamment à réduire les niveaux hiérarchiques et à gagner en efficacité. En janvier 2026, le groupe a annoncé la suppression d’environ 16 000 postes supplémentaires. Ces décisions illustrent les transformations en cours dans les grandes entreprises technologiques, même si elles ne peuvent pas être attribuées exclusivement à l’intelligence artificielle.

Entre promesse de prospérité et incertitudes sociales

Jeff Bezos n’est pas le seul dirigeant technologique à anticiper une transformation profonde du travail. Elon Musk a notamment estimé, en janvier 2026, que les progrès de l’IA et de la robotique pourraient rendre le travail facultatif dans un horizon de dix à vingt ans.

Mais entre ces projections et leur concrétisation, plusieurs questions restent ouvertes. Une hausse de la productivité ne garantit pas automatiquement une réduction du temps de travail, une progression des salaires ou une redistribution équitable des richesses. Les effets de l’IA dépendront notamment des choix des entreprises, des politiques publiques et des mécanismes de partage des gains économiques.

La semaine de trois jours annoncée dans ces scénarios reste donc une perspective, et non une évolution généralisée déjà engagée. Le véritable enjeu sera de déterminer si l’intelligence artificielle permettra aux salariés de travailler moins pour vivre mieux, ou si ses gains profiteront principalement aux entreprises qui la déploient.

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Moez Soussi alerte sur la hausse de la pression fiscale et le coût de la facture énergétique

13. Oktober 2026 um 10:54

L’économiste Moez Soussi a mis en garde, mardi 13 octobre 2026, contre la progression de la fiscalité indirecte en Tunisie et ses conséquences sociales. Intervenant dans l’émission « Sbeh El Ward », présentée par Hatem Ben Amara, il a également évoqué la baisse des réserves en devises, l’aggravation du déficit commercial et la hausse des...

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Travail au Canada : l’ATCT cherche des profils tunisiens qualifiés

13. Oktober 2026 um 10:38

Opportunités de recrutement au Canada pour les compétences tunisiennes : candidatures ouvertes jusqu’au 16 octobre 2026 via l’ATCT.

La Société Tunisienne de Coopération Technique (ATCT) a annoncé la disponibilité de nouvelles opportunités de recrutement au profit des compétences tunisiennes pour travailler au Canada dans les secteurs de la santé, de l’enseignement, de la petite enfance et des métiers techniques.

Des entreprises canadiennes souhaitent intégrer des candidats répondant aux critères de qualification et d’expérience requis. Et l’agence invite les personnes intéressées à s’inscrire via le formulaire électronique dédié avant le 16 octobre 2026.

Les spécialités recherchées dans la santé englobent les directeurs de soins, les chefs de services hospitaliers, les responsables de cliniques, les aides-soignants, les assistants en soins et les préposés aux bénéficiaires.

Dans le secteur de l’éducation, les postes concernent les enseignants du secondaire, du primaire, du préscolaire et les éducateurs de la petite enfance.

Pour les métiers techniques, les besoins portent sur les charpentiers-menuisiers de construction, les maçons, ainsi que les mécaniciens d’ateliers, d’équipements industriels et d’engins lourds.

Par ailleurs, notons que les conditions de candidature exigent une expérience professionnelle d’au moins deux ans dans la spécialité, un diplôme universitaire ou un brevet professionnel adapté au poste, la maîtrise du français et de l’anglais, avec une préférence pour les titulaires d’un test de compétence linguistique de type « TEF » ou « TCF ».

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Ridha Chkoundali : « Le relèvement des réserves obligatoires risque d’étrangler l’investissement privé »

13. Oktober 2026 um 09:58

Dans une analyse publiée sur sa page Facebook, l’expert en économie Ridha Chkoundali s’est interrogé sur les véritables implications du relèvement du coefficient de réserves obligatoires décidé par la Banque centrale de Tunisie. Selon lui, cette mesure, qui porte ce coefficient de 1% à 3% à compter du 1er novembre 2026, ne relève pas d’un simple ajustement technique : elle pourrait réduire la capacité des banques à financer l’investissement, fragiliser les PME et entrer en contradiction avec la politique de l’État en faveur des prêts d’honneur.

Après avoir maintenu son taux directeur autour de 7 %, la Banque centrale de Tunisie a publié, le vendredi 9 octobre 2026, la circulaire n° 2026-11 relative à la mise en œuvre de la politique monétaire. Celle-ci prévoit le triplement du coefficient de réserves obligatoires, qui passe de 1 % à 3 %. Ridha Chkoundali estime que cette décision soulève des questions essentielles sur les objectifs de la politique monétaire, ses effets sur le crédit bancaire et sa cohérence avec les choix économiques et sociaux de l’État.

Les réserves obligatoires correspondent à la part des dépôts que les banques doivent conserver auprès de la Banque centrale. Leur relèvement contraint donc les établissements bancaires à immobiliser davantage de liquidités.

À titre d’exemple, pour un milliard de dinars de dépôts assujettis, le montant à constituer auprès de la Banque centrale passe de 10 millions à 30 millions de dinars, soit 20 millions de dinars supplémentaires. Cette contrainte ne signifie pas automatiquement une baisse équivalente des crédits, mais elle peut réduire la marge de manœuvre des banques dans leur politique de financement.

Une réponse inadaptée à une inflation par les coûts

Ridha Chkoundali estime que la Banque centrale semble vouloir utiliser cet instrument pour contenir les pressions inflationnistes évoquées dans son dernier communiqué, en s’inspirant de l’approche adoptée par les grandes banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne.

Or, souligne-t-il, la Banque centrale reconnaît elle-même que les risques d’inflation proviennent principalement de la hausse des coûts de production, de l’énergie et des matières premières, et non d’une surchauffe de la demande. Dans ce contexte, estime l’économiste, restreindre la liquidité bancaire ne permettra pas de lutter efficacement contre l’inflation.

Au contraire, cette politique risque de freiner l’octroi de crédits, de ralentir l’investissement privé et d’affaiblir la croissance économique, alors même que l’économie tunisienne a besoin de financements pour relancer la production et l’emploi.

Une contradiction avec les prêts d’honneur

Ridha Chkoundali relève également une apparente contradiction entre la décision de la Banque centrale et la politique de l’État consistant à promouvoir les prêts d’honneur sans intérêt.

D’un côté, l’État cherche à faciliter l’accès au financement des particuliers et des porteurs de projets afin de soutenir l’initiative économique. De l’autre, le relèvement des réserves obligatoires peut accroître la pression sur la liquidité des banques et réduire les ressources disponibles pour financer les autres activités productives.

Il reconnaî toutefois que les prêts d’honneur sont financés, selon le mécanisme annoncé, par des provisions liées aux bénéfices antérieurs des banques, tandis que les réserves obligatoires sont calculées sur les dépôts assujettis. Les ressources ne sont donc pas nécessairement les mêmes.

Mais, pour Ridha Chkoundali, cette distinction comptable ne supprime pas le risque de tension. Une banque tenue de financer des prêts sans intérêt, tout en immobilisant une part plus importante de ses ressources auprès de la Banque centrale, pourrait voir ses capacités de gestion de liquidité et d’allocation de crédit davantage limitées.

Les PME en première ligne

L’économiste met en garde contre les conséquences de ce resserrement sur les petites et moyennes entreprises. La combinaison d’une liquidité plus contrainte, des obligations de financement liées aux prêts d’honneur et d’une possible orientation des ressources vers le financement public pourrait intensifier la concurrence pour les fonds disponibles.

Dans ce scénario, les PME risquent d’avoir plus de difficultés à accéder au crédit d’investissement. Les conditions de financement pourraient également devenir plus coûteuses ou plus restrictives, si les banques décident de durcir leurs critères d’octroi ou de réorienter leurs ressources vers des emplois jugés moins risqués.

Pour Ridha Chkoundali, la politique de soutien à l’initiative économique à travers les prêts d’honneur risque alors de perdre une partie de son efficacité, en raison d’une politique monétaire plus restrictive.

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Pétrole : les risques géopolitiques propulsent le Brent au-delà de 106 dollars

13. Oktober 2026 um 09:51

Les cours du pétrole ont progressé d’environ 2 % lundi 12 octobre, portés par l’aggravation des risques géopolitiques au Moyen-Orient et les craintes de perturbations des approvisionnements énergétiques. Le Brent a gagné 1,84 %, à 106,65 dollars le baril; tandis que le WTI a avancé de 2,06 %, à 93,74 dollars.

L’escalade des tensions régionales, marquée notamment par une attaque attribuée aux Houthis contre l’aéroport international de Riyad et par de nouveaux incidents impliquant des navires dans le Golfe a soutenu les prix. Les opérateurs redoutent une aggravation des perturbations du trafic maritime, en particulier dans le détroit d’Ormuz. Les autorités britanniques chargées de la sécurité maritime ont signalé lundi une attaque de drone contre un pétrolier près de Sohar, à Oman, ainsi que des dégâts sur un autre navire après l’impact d’un projectile non identifié dans le détroit d’Ormuz. Ces incidents renforcent les inquiétudes concernant la sécurité des routes d’approvisionnement.

Les cours ont progressé malgré l’annonce par Donald Trump de livraisons de plus de 300 000 tonnes de diesel, suivie de volumes supplémentaires en novembre et au-delà. Il a également fait état d’une possible trêve énergétique entre Moscou et Kiev, destinée à suspendre les attaques contre les infrastructures énergétiques. Volodymyr Zelensky a toutefois indiqué attendre des précisions sur ses modalités. Tandis qu’aucune confirmation russe n’était disponible au moment de la publication. L’incertitude entourant ces annonces limite leur capacité à apaiser les marchés, toujours attentifs aux risques pesant sur l’offre et le transport du pétrole brut.

Dans ce contexte, Goldman Sachs a relevé de 85 à 90 dollars le baril sa prévision du prix du Brent pour décembre 2026. La banque estime que les ajustements de l’offre pourraient, à terme, peser sur les cours. Mais elle souligne que les risques d’une nouvelle escalade géopolitique restent élevés. Ses analystes évaluent à un peu plus de 20 dollars par baril de pétrole la prime de risque géopolitique intégrée aux prix. La trajectoire du marché dépendra notamment de la sécurité des routes maritimes, de la continuité des exportations et de la concrétisation des annonces sur les approvisionnements.

La hausse des cours illustre ainsi la sensibilité persistante du marché pétrolier aux tensions géopolitiques : les perspectives d’approvisionnement supplémentaire restent éclipsées par les menaces pesant sur les infrastructures et les voies d’acheminement.

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