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Heute — 29. August 2025Haupt-Feeds

« Le financement climatique n’est pas une charité, mais une obligation » : appel panafricain à Accra pour la justice climatique

29. August 2025 um 07:00

« Le financement climatique ne doit pas être une charité, mais une obligation légale pour les pays pollueurs de payer leur juste part », a déclaré Peninnah Mbabazi, spécialiste de la justice climatique, lors de la 5e Conférence africaine sur la dette et le développement (AfroDAD 5) organisée à Accra.

Le ton était donné : les intervenants ont dénoncé le poids croissant de la dette sur les pays africains, la crise climatique qui en accentue les effets, et l’urgence d’une justice réparatrice intégrant les droits humains et la dimension féministe.

Selon un rapport d’ActionAid présenté lors de la rencontre, les pays riches et pollueurs doivent à eux seuls près de 107 mille milliards de dollars en dette écologique aux pays vulnérables au climat. L’Afrique, de son côté, supporte déjà 1,8 mille milliard de dollars de dette extérieure. Patricia Mworozi, economic justice and climate action associate at AMwA, a rappelé que cette situation n’est pas soutenable et que « la justice réparatrice exige l’annulation immédiate de la dette ainsi qu’une refonte de l’architecture financière mondiale ».

Des injustices historiques aux réalités actuelles

L’économiste politique Africa Kiiza a insisté sur les racines historiques de cette injustice. Il a rappelé que 97 mille milliards de dollars avaient été extraits d’Afrique durant la traite négrière et la colonisation, tandis que les flux financiers illicites se poursuivent aujourd’hui à hauteur de 8,6 milliards de dollars par an. Pour lui, il est essentiel de ne pas qualifier les pays pollueurs de « développés », mais bien d’« industrialisés », car « rien n’a de développemental dans des pratiques qui détruisent et perpétuent l’injustice ».

Il a également dénoncé les accaparements de terres liés aux mécanismes de crédits carbone, citant le Liberia et le Zimbabwe comme exemples, et a rappelé que les femmes restent les premières victimes de ces crises.

De notre envoyée spéciale à Accra, Ameni Mejri

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Climat Tunisie : Juillet 2025 classé 4ᵉ mois le plus chaud jamais enregistré

26. August 2025 um 17:36

Le mois de juillet 2025 est classé le 4ème mois le plus chaud en Tunisie avec une température moyenne nationale de 29,8 °C, dépassant de 1.8°c la moyenne de référence (28°C), d’après le bulletin climatique mensuel publié par l’Institut national de la météorologie (INM).

Au total les températures moyennes du mois de juillet 2025 ont varié entre 26.8 °C à Thala et 32.4°C à Gafsa.

Les températures maximales moyennes, durant ce mois, ont varié entre 31.4°C à Mahdia et 40.3°C à Kairouan. Quant à la température maximale moyenne nationale, elle a atteint 36.1 °C supérieure à la moyenne de référence pour les mêmes stations qui est de 34.6°C avec une différence de +1.5 °C.

La température minimale moyenne nationale, a atteint 23.4°C, dépassant, ainsi, la moyenne de référence (21.4°c) de +2°C. Les températures minimales ont varié de 19.5 °C au kef et 26.9°C à Gabés.

Excédent pluviométrique pour le mois de juillet 2025

La pluviométrie du mois de juillet 2025 a été caractérisée par un excédent pluviométrique, suite à des épisodes pluvio- orageux entre le 2 et le 3 du mois, notamment, à Kasserine, Thala, Siliana et Jendouba, et entre le 12 et le 14 juin 2025 à Kairouan, Siliana et El kef.

Le nord du pays a cumulé dans 10 de ses stations météorologiques 83.9 mm, qui représente, ainsi, 147% de la normale.

De même, au centre, la pluviométrie a été presque conforme à la normale (au total 45.6mm alors que la normale est de 47.1mm). Les stations du sud ont cumulé 5.8mm.

Pour ce qui est du vent , sa vitesse a dépassé les 60 km/h plusieurs fois dans différentes stations surtout à Bizerte. A Djerba particulièrement la vitesse du vent a atteint les 108 km/h.

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Face à l’érosion côtière, la Tunisie mise sur la coopération régionale

02. Juni 2025 um 20:03

La Tunisie portera à Nice, du 9 au 13 juin 2025, à l’occasion de la troisième Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC 3), une initiative régionale d’une importance stratégique : la création d’une alliance méditerranéenne contre l’élévation du niveau de la mer. Cette annonce intervient alors que les études les plus récentes, menées conjointement avec la Banque mondiale, placent la Tunisie en tête des pays méditerranéens les plus exposés à ce phénomène.

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a indiqué que certaines des soixante îles tunisiennes pourraient perdre jusqu’à 20 % de leur superficie dans les prochaines décennies. Le littoral national, qui s’étend sur plus de 1 300 kilomètres, est également menacé par l’érosion et les submersions marines récurrentes. Une vulnérabilité aggravée par l’urbanisation non maîtrisée et la dégradation des écosystèmes naturels.

L’alliance que la Tunisie souhaite fédérer aurait pour vocation de mutualiser les expertises, de faciliter l’accès aux financements internationaux, mais aussi d’encourager des actions coordonnées dans les domaines de la protection côtière, de l’adaptation des infrastructures et de la préservation de la biodiversité marine. « Il ne s’agit plus de sonner l’alarme, mais de construire une réponse politique et technique concertée », a déclaré Habib Abid, lors d’une conférence organisée à Tunis.

Cette diplomatie environnementale active s’accompagne de plusieurs projets concrets. Un programme de lutte contre l’érosion est déjà en cours, en partenariat avec l’Allemagne et les Pays-Bas, sur les plages du Nord-Ouest jusqu’au Sud-Est. La Tunisie mène aussi des négociations pour convertir une partie de sa dette en investissements climatiques, à l’image du projet tuniso-italien de réhabilitation de stations d’épuration.

En septembre, une conférence sur l’investissement climatique, co-organisée avec le PNUD, devrait permettre à Tunis de présenter un portefeuille de projets « bancables », dans les domaines des énergies propres, de la gestion des déchets ou de la résilience des territoires côtiers.

Dans une Méditerranée particulièrement exposée au réchauffement, l’initiative tunisienne pourrait, si elle aboutit, constituer un tournant régional, mêlant diplomatie climatique, coopération sud-sud et responsabilité partagée. Un pari géopolitique autant qu’une urgence écologique.

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Climat : La mer grignote les îles tunisiennes

Von: MC
02. Juni 2025 um 16:42

Face à l’élévation du niveau de la mer, à la perte de biodiversité et à la dégradation accélérée de l’environnement, la Tunisie tire la sonnette d’alarme. À la veille de la conférence des Nations Unies sur l’Océan à Nice, le ministre de l’Environnement Habib Abid appelle à la création d’un front commun entre les pays méditerranéens pour protéger la région des conséquences du changement climatique.

Alors que les effets du changement climatique deviennent de plus en plus visibles en Méditerranée, la Tunisie tire la sonnette d’alarme. Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a annoncé que la Tunisie participera activement à la conférence des Nations Unies sur l’Océan, qui se tiendra à Nice du 9 au 13 juin 2025, avec un objectif clair : construire une alliance méditerranéenne pour faire front commun contre les menaces climatiques.

Des pertes imminentes sur les îles tunisiennes

Selon les dernières données, certaines des 60 îles tunisiennes risquent de perdre jusqu’à 20% de leur superficie dans les années à venir à cause de l’élévation du niveau de la mer. Une étude menée avec la Banque mondiale classe d’ailleurs la Tunisie comme le pays méditerranéen le plus exposé à ce phénomène.

À cela s’ajoutent 400 kilomètres de côtes menacées, une biodiversité en recul et une désertification galopante. « Nous avons perdu 30 à 40 ans d’efforts dans la reconstitution de notre patrimoine naturel », a déploré Habib Abid lors de la conférence nationale tenue le 2 juin à Tunis, intitulée « La Tunisie face à la triple crise planétaire ».

Vers une diplomatie climatique plus offensive

Pour le ministre, cette alliance régionale ne vise pas uniquement à échanger les expertises et renforcer les coopérations techniques, mais aussi à accéder à des financements internationaux pour la mise en œuvre de projets concrets, notamment pour la protection du littoral, la prévention des inondations et la lutte contre l’érosion.

Habib Abid a également souligné l’importance de mobiliser la diplomatie tunisienne, estimant que la crise climatique n’est plus un sujet périphérique, mais une priorité géostratégique. Il a appelé les pays voisins à s’unir face à une menace commune, dans un esprit de solidarité environnementale.

La conférence de Nice pourrait marquer un tournant. La Tunisie y portera la voix des pays les plus vulnérables en Méditerranée, en appelant à une coordination régionale renforcée, mais aussi à une reconnaissance accrue de l’injustice climatique que subissent des pays qui, comme elle, contribuent peu aux émissions mondiales mais en subissent lourdement les conséquences.

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Tempête à Alexandrie fin mai : un avertissement climatique pour la Tunisie

Le 30 mai 2025, Alexandrie en Égypte a été frappée par une tempête exceptionnelle mêlant pluies diluviennes et vents violents. Ce phénomène météorologique extrême illustre un bouleversement climatique profond affectant toute la Méditerranée. La Tunisie, également exposée à ces dérèglements, en subit déjà les conséquences. La multiplication d’épisodes violents sur ses côtes souligne l’urgence d’adapter les infrastructures, d’améliorer la gestion des risques et de repenser les politiques d’aménagement urbain face au défi climatique.

Le 30 mai 2025, Alexandrie a été balayée par une tempête exceptionnelle, caractérisée par des pluies torrentielles et des rafales puissantes. À cette période de l’année, une telle violence météorologique dépasse le cadre d’un simple dérèglement local : elle révèle l’ampleur des bouleversements climatiques qui redessinent la carte météorologique de la Méditerranée. (voir la vidéo)

Selon la Direction générale de la météorologie égyptienne, cette tempête résulte d’une accumulation inhabituelle de nuages bas et moyens au-dessus de la façade nord-ouest du pays, entraînant des orages violents et des vents puissants. Le Dr Mahmoud Al-Qayati, expert au Centre d’information météorologique égyptien, y voit un symptôme manifeste du dérèglement climatique. Il souligne que l’Égypte, à l’instar de tout le pourtour méditerranéen, est désormais confrontée à des fluctuations météorologiques imprévisibles, avec des baisses soudaines de température et des précipitations hors saison.

Le réchauffement accéléré de la mer Méditerranée – environ 20 % plus rapide que la moyenne mondiale – entraîne une évaporation massive. Cette humidité alimente des systèmes orageux de plus en plus violents. Parallèlement, les perturbations du jet stream, exacerbées par le changement climatique, provoquent une instabilité atmosphérique sans précédent, facilitant l’intrusion d’air froid dans des zones tempérées.

La Méditerranée centrale en alerte : la Tunisie en première ligne

La Tunisie, cœur battant de cette Méditerranée en pleine turbulence, ne fait pas exception. Des zones côtières comme Hammamet et Nabeul ont récemment été frappées par des orages violents et des inondations soudaines, notamment en mai 2023. Ces événements extrêmes mettent en lumière la vulnérabilité des infrastructures locales, souvent incapables de gérer des précipitations aussi intenses.

Face à cette réalité, il est urgent que la Tunisie renforce ses systèmes de drainage, modernise ses infrastructures urbaines et généralise les dispositifs d’alerte précoce. Intégrer les données climatiques actualisées dans les politiques d’aménagement et renforcer la sensibilisation des autorités locales sont des priorités indispensables. La résilience face au changement climatique n’est plus un choix, mais une nécessité.

Ces phénomènes extrêmes ne sont ni accidentels ni temporaires. Ils marquent une transformation durable du climat méditerranéen, avec une intensification et une fréquence accrues des tempêtes dans les années à venir. La Tunisie doit agir sans délai pour éviter des conséquences humaines, économiques et environnementales lourdes.

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Tunisie : Vagues de chaleur exceptionnelles prévues en juin 

Von: KJ
30. Mai 2025 um 10:22

Les prévisions météorologiques pour le mois de juin 2025 annoncent des températures supérieures aux normales saisonnières en Tunisie. 

Selon l’Institut National de la Météorologie (INM), ces conditions sont attribuées à des phénomènes météorologiques tels que les dômes de chaleur, caractérisés par des systèmes de haute pression persistants qui emprisonnent l’air chaud sur une région donnée . 

Les données climatiques indiquent que le mois de juin en Tunisie est généralement chaud et sec, avec des températures moyennes maximales autour de 33°C et peu de précipitations . 

Cependant, les modèles de prévision saisonnière de l’INM suggèrent une élévation des températures au-dessus des normales pour cette période, ce qui pourrait intensifier les vagues de chaleur. 

D’ailleurs, dans une déclaration récente à Diwan FM, Amar Bahaba, climatologue, a annoncé que la Tunisie enregistrera des températures caniculaires dépassant les 40°C durant la deuxième semaine de juin 2025.

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Dette contre climat : Une solution gagnante pour les finances tunisiennes ?

03. Juli 2025 um 07:41

À l’occasion de sa participation à la conférence internationale sur le développement tenue en Espagne, la ministre tunisienne des Finances, Méchkat Salama El Khaldi, a réaffirmé l’engagement de la Tunisie dans une initiative novatrice portée par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (ESCWA).

Il s’agit du mécanisme de « dette contre action climatique », qui vise à convertir une partie du service de la dette extérieure en investissements résilients et durables.

Depuis 2023, la Tunisie a intégré cette démarche en partenariat avec l’ESCWA, dans le but de faire face aux défis du financement climatique. « Cette initiative offre une réelle opportunité pour agir concrètement contre les effets dévastateurs du changement climatique tout en atteignant les objectifs de développement durable », a souligné la ministre lors d’une table ronde consacrée au sujet.

La Tunisie mise sur ce mécanisme pour orienter les ressources financières vers des secteurs stratégiques comme la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, la préservation des forêts, ou encore l’équilibre écologique. Des domaines jugés essentiels pour garantir une croissance inclusive et une meilleure qualité de vie, notamment dans les zones vulnérables.

Dans son intervention, Méchkat El Khaldi a salué la collaboration entre les différentes institutions tunisiennes pour élaborer des projets à fort impact environnemental et social. Elle a également appelé à élargir le cercle des créanciers prêts à adhérer à cette initiative, insistant sur le fait que « plus les partenaires internationaux seront nombreux, plus la Tunisie pourra accélérer ses efforts vers une transition verte et équitable ».

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