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Heute — 22. März 2026Haupt-Feeds

Eau, énergie, climat : la Méditerranée face à un risque systémique majeur

22. März 2026 um 14:41

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars, les 43 États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM), dont la Tunisie, ont adopté trois stratégies régionales majeures pour encadrer, d’ici 2030, la gestion durable de l’eau dans la région. Ces cadres portent sur l’interdépendance eau-énergie-alimentation-écosystèmes, le financement du secteur et sa transformation numérique.

Présentée comme « la progression la plus significative » en matière de gouvernance euro-méditerranéenne de l’eau depuis la première réunion ministérielle dédiée, cette initiative vise à répondre à des pressions croissantes liées au changement climatique, à la rareté des ressources et aux besoins concurrents des différents usages.

La première stratégie propose une approche intégrée « de la source à la mer », conciliant les exigences agricoles, énergétiques, urbaines et environnementales, tout en protégeant les ressources naturelles. Elle s’appuie sur un partenariat élargi incluant notamment des agences onusiennes et européennes.

Le deuxième cadre établit une feuille de route pour mobiliser des financements durables, garantir la viabilité économique des services d’eau et améliorer l’accès pour les populations vulnérables. Le troisième axe mise sur la numérisation des systèmes, à travers l’usage de capteurs, de compteurs intelligents et de solutions d’intelligence artificielle, afin de réduire les pertes et moderniser les infrastructures.

L’UpM souligne qu’aucun pays ne peut relever seul ces défis, plaidant pour une coopération régionale renforcée. Dans une région où l’agriculture consomme jusqu’à 70 % de l’eau disponible et où le réchauffement s’accélère, ces stratégies se veulent une réponse coordonnée aux risques croissants qui menacent plus de 500 millions d’habitants.

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Ce petit pays africain doit trouver 5,6 milliards de dollars pour faire face au climat

27. Februar 2026 um 10:15

La Banque mondiale a publié le 18 février 2026 un rapport sans appel: pour continuer à se développer tout en faisant face aux bouleversements climatiques, Maurice devra mobiliser 5,6 milliards de dollars sur les 25 prochaines années. Un chiffre colossal pour une petite île qui, pourtant, ne représente qu’une infime fraction des émissions mondiales de CO₂, à peine 0,01%.

Intitulé «Mauritius Country Climate and Development Report (CCDR)», le rapport souligne que Maurice subit de plein fouet des conséquences d’une crise qu’elle n’a presque pas créée. Montée des eaux, cyclones plus violents, sécheresses, inondations: les risques sont concrets, et ils touchent directement le quotidien des Mauriciens. Un tiers de la population vit sur le littoral. Le tourisme, colonne vertébrale de l’économie, dépend d’une nature préservée. La pêche nourrit des familles entières. Tout cela est aujourd’hui menacé.

Concrètement, à quoi servirait cet argent?                           

Sur les 5,6 milliards, 4,2 milliards iraient à des investissements climatiques directs: protéger les côtes, renforcer les infrastructures face aux catastrophes naturelles, mieux gérer l’eau. Le reste, 1,4 milliard, financerait des réformes économiques profondes pour rendre le pays moins vulnérable sur le long terme: tourisme durable, pêche responsable, énergies renouvelables.

Ramenés à l’échelle du temps, ces montants représentent environ 2,3% du PIB par an jusqu’en 2030, puis moins de 1% les années suivantes. C’est considérable, mais la Banque mondiale est claire: ne rien faire coûterait encore plus cher, jusqu’à 4% du PIB perdu d’ici 2050.

Un État aux marges étroites

Le problème, c’est que Maurice arrive à ce rendez-vous avec un niveau d’endettement déjà élevé. L’État ne peut pas tout porter seul. Le rapport appelle donc le secteur privé — banques, assureurs, fonds de pension — à prendre sa part, à condition que le gouvernement crée un cadre suffisamment sûr pour encourager ces investissements. Le déficit de financement climatique est estimé à 213 millions de dollars par an d’ici 2030: combler ce gouffre exigera une mobilisation collective, publique et privée.

Ce rapport est un avertissement, mais aussi une feuille de route. Maurice a les atouts pour relever ce défi, à condition d’agir maintenant, et ensemble.

 

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