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Moscou ouvre des pourparlers territoriaux avec Kiev à Genève

17. Februar 2026 um 12:24

La Russie entend négocier avec l’Ukraine sur les questions territoriales lors de pourparlers de deux jours qui débutent mardi 17 février à Genève. C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

 

Le président russe Vladimir Poutine a nommé l’ancien ministre de la Culture, Vladimir Medinski, comme négociateur de la Russie. Mais celui-ci a été critiqué en Ukraine, car il est considéré comme un interlocuteur peu sérieux.

Le Kremlin annonce que le nouveau cycle de pourparlers à Genève se déroulera dans un format élargi et inclura également le chef du service de renseignement militaire, Igor Kostyukov, et le vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Galouzine.

Les questions territoriales restent non résolues

Au grand dam de Moscou, Kiev a refusé de céder le contrôle des territoires revendiqués par la Russie, notamment la région de Donetsk. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a averti à plusieurs reprises que Poutine ne devait accepter aucun cadeau lors des négociations.

Avant les pourparlers de Genève, Galouzine a fait référence à la proposition de Poutine de placer temporairement l’Ukraine sous administration de l’ONU.

Moscou est prête à dialoguer avec les États-Unis, les pays européens et d’autres pays, a déclaré Galouzine à l’agence de presse officielle TASS. La proposition de Poutine avait déjà été largement rejetée l’année dernière.

Les pourparlers américano-russes sur les questions économiques se poursuivent

Parallèlement aux pourparlers avec l’Ukraine, des discussions bilatérales entre les États-Unis et la Russie se déroulent également à Genève, selon le Kremlin, impliquant l’envoyé spécial de Poutine, Kirill Dmitriev, qui a rencontré à plusieurs reprises le négociateur en chef américain, Steve Witkoff.

Dmitriev fait pression pour la levée des sanctions contre la Russie et prépare une reprise des contacts économiques avec les États-Unis en cas de solution pacifique à la guerre en Ukraine.

La Russie continue d’affirmer vouloir mettre fin à la guerre contre l’Ukraine, déclenchée par Poutine il y a près de quatre ans, mais à ses propres conditions. L’Ukraine a jusqu’à présent rejeté les exigences russes, les jugeant inacceptables.

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Des jeunes Africains piégés par Moscou pour combattre en Ukraine ?

14. Februar 2026 um 10:26

Une enquête d’INPACT révèle qu’au moins 1 417 Africains ont été enrôlés de gré ou de force par l’armée russe et déployés en première ligne sur le front ukrainien.

 

Des jeunes Africains envoyés au massacre comme chair à canon ? C’est ce que révèle, mercredi 12 février 2026, une enquête titrée « Le business du désespoir » et menée par le collectif d’investigation INPACT en lien avec le programme All Eyes on Wagner (AEOW). Le rapport décrypte la stratégie délibérée de Moscou – confrontée à une pénurie d’hommes – et qui utilise depuis 2023 pour y combler des réseaux pour recruter des Africains, en ayant recours à des publicités mensongères, primes alléchantes et salaires mirobolants. Et ce, pour combattre aux côtés de l’armée russe et garnir ainsi sa ligne de front en Ukraine.

Le business de la mort

Un business bien rodé pour exploiter la misère humaine et le désespoir des miséreux : sauf que ces jeunes Africains, attirés par des  prospectus et de petites annonces renvoyés vers des sites Internet gérés par les services russes où on fait miroiter pour des emplois sous-qualifiés de serveurs, mécaniciens, charpentiers, se retrouvent dans un centre de formation militaire.

Il s’agit essentiellement de jeunes hommes entre 18 et 25 ans, n’ayant ni expérience ni formation militaire, pour la plupart originaires d’Égypte, du Cameroun, de Gambie, du Mali ou encore du Kenya, à la recherche d’un avenir meilleur et qui se trouvent enrôlés de gré ou de force au sein des troupes russes pour y être propulsés en première ligne et envoyés vers une mort certaine.

À titre d’exemple, le salaire mensuel minimum égyptien est de 128 dollars en 2024, alors que certaines campagnes russes de recrutement proposent un salaire mensuel de 2 500 dollars. Comment, pour un jeune chômeur, résister à la tentation ?

Chair à canon

Il y a « des jeunes hommes qui cherchent un meilleur avenir » et même « des recrues attirées par la possibilité de faire des études supérieures », indique Vincent Gaudio, cofondateur du collectif d’investigation INPACT, et qui parle de 1 417 combattants africains dont plus de 300 auraient été massacrés sur les champs de bataille dans le Donbass et ailleurs ; sans compter les blessés et les disparus.

« Une fois arrivés en Russie, les plus chanceux ont trois semaines de formation, mais globalement, il y a très peu d’entraînement. Ensuite, ils sont envoyés dans les unités combattantes sur la ligne de front, et notamment les plus dures de l’Ukraine. La grande majorité est engagée dans les vagues d’assauts successives qui cherchent à fragiliser la ligne de défense ukrainienne. D’autres sont enrôlés dans la milice Wagner. Donc on peut parler de chair à canon… ».

Et qui sont ces recrues d’origine africaine ? « Nous avons identifié plusieurs profils. Il y a les jeunes hommes qui cherchent un meilleur avenir, et à qui on propose des sommes assez conséquentes par rapport au niveau de vie dans leur pays. On a aussi vu qu’il y avait des recrues qui étaient attirées par la possibilité de faire des études supérieures dans des domaines très techniques : les nanotechnologies, la micromécanique, l’informatique… Nous avons pu les identifier grâce à leurs réseaux sociaux, notamment parce qu’ils étaient intégrés dans l’industrie de défense russe. Eux ne vont pas au combat. Moscou utilise leurs compétences techniques », a indiqué la même source.

« Il y a un dernier profil, qui est très marqué chez les Camerounais : des individus qui ont déjà une expérience militaire qu’ils souhaitent monétiser. Ils étaient dans les unités qui combattaient l’ISWAP ou Boko Haram, et, plutôt que de gagner 200 dollars chez eux, ont fait le choix de partir en Russie et essayer de gagner 2 000 dollars. Il y a une comparaison qui peut être faite avec le mercenariat ».

Duperie

Enfin, « il y a aussi ceux à qui on a dit “tu vas être étudiant“ ou même ceux qui étaient vraiment étudiants confrontés à des difficultés de renouvellement de visa à qui on a dit : “Ecoute, soit on t’expulse, soit tu prends un contrat avec l’armée russe“. Il y a aussi une infime partie de gens qui ont été recrutés après leur arrestation pour des délits mineurs. Le désespoir économique est un levier. La Russie a des difficultés à recruter et un besoin de maintenir le front tel qu’il est. Leur seule solution, c’est de gagner en volume. Il y a une petite part de volontaires mais les autres ne sont pas conscients qu’ils tombent dans un piège », a-t-il conclu.

« Il semble qu’il y ait un schéma consistant à attirer des gens et à les faire mourir », constate Abraham Korir Sing’Oei, numéro deux du ministère kényan des Affaires étrangères, résumant ainsi le drame vécu ces derniers mois par plusieurs ressortissants de son pays : trompés par des promesses d’emplois civils en Russie, des centaines d’hommes sont utilisés en réalité comme chair à canon pour la guerre en Ukraine. Glaçant.

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Guerre en Ukraine : Une commission internationale créée pour statuer sur les réparations

16. Dezember 2025 um 18:28

Trente-cinq pays européens et partenaires ont signé mardi à La Haye un traité établissant une Commission internationale des réclamations pour l’Ukraine, chargée d’examiner et de statuer sur les demandes d’indemnisation liées aux destructions causées par l’invasion russe, ont annoncé les organisateurs.

La nouvelle instance, placée sous la coordination du Conseil de l’Europe, aura pour mission d’évaluer les dommages matériels et humains résultant de la guerre déclenchée par la Russie en février 2022 et de décider des montants de réparations à accorder, sans toutefois préciser à ce stade les mécanismes de paiement.

Une étape juridique, sans garantie de compensation immédiate

La commission s’inscrit dans la continuité du Registre des dommages pour l’Ukraine, créé il y a près de deux ans et qui a déjà recensé plus de 80 000 demandes de réparation émanant de particuliers, d’entreprises et d’institutions ukrainiennes.

Aucune modalité concrète de versement n’a encore été arrêtée. Les discussions portent notamment sur l’utilisation d’avoirs russes gelés en Europe, ainsi que sur d’éventuelles contributions des États membres, un sujet juridiquement et politiquement sensible au sein de l’Union européenne.

Zelensky : « La responsabilité est le chemin vers la paix »

Présent à la conférence aux côtés de plusieurs dirigeants européens, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué la création de la commission, estimant que la responsabilisation de Moscou constituait « le véritable point de départ d’un chemin vers la paix ».

« Cette guerre et la responsabilité de la Russie doivent devenir un exemple clair, afin que d’autres n’optent pas pour l’agression », a-t-il déclaré, appelant à faire respecter « les règles qui gouvernent le monde ».

Pressions européennes sur les avoirs russes gelés

L’Union européenne a gelé plusieurs centaines de milliards d’euros d’avoirs russes depuis le début du conflit. Leur éventuelle utilisation pour financer la reconstruction de l’Ukraine fait l’objet de débats intenses, notamment à l’approche d’un sommet européen consacré à l’aide financière à Kyiv.

Selon la Banque mondiale, le coût de la reconstruction de l’Ukraine était estimé à 524 milliards de dollars fin 2024, un montant qui ne prend pas en compte les dégâts causés par les frappes russes les plus récentes sur les infrastructures énergétiques et civiles.

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L’OTAN se prépare à un affrontement direct avec la Russie : une guerre se profile ?

15. Dezember 2025 um 19:19
L’OTAN se prépare à un affrontement direct avec la Russie : une guerre se profile ?

Les tensions s’intensifient en Europe, alors que le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en garde contre la possibilité d’un affrontement militaire direct avec la Russie dans les cinq prochaines années. Il a appelé les États membres à renforcer rapidement leurs capacités de défense et à accroître leurs dépenses et leur production militaire, […]

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Guerre en Ukraine : L’UE décide de geler indéfiniment les avoirs souverains russes

12. Dezember 2025 um 20:02

L’Union européenne a approuvé, vendredi, le gel pour une durée indéterminée des actifs souverains russes présents sur son territoire, mettant fin au mécanisme de renouvellement semestriel qui exigeait l’unanimité des États membres.

L’annonce a été faite par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui affirme que la mesure restera en vigueur tant que Moscou n’aura pas versé à l’Ukraine des réparations complètes pour les destructions causées par son invasion.

210 milliards d’euros d’avoirs russes figés

Sur X, Kaja Kallas a indiqué que jusqu’à 210 milliards d’euros d’actifs souverains russes resteront immobilisés dans l’UE. Ce changement de régime évite la menace d’un veto hongrois ou d’autres États prorusses à chaque renouvellement. Selon la diplomate, cette décision doit accroître la pression sur le Kremlin jusqu’à ce que la Russie « prenne les négociations au sérieux » et accepte de répondre des dégâts infligés à l’Ukraine.

Un Conseil européen prévu la semaine prochaine devra par ailleurs préciser les moyens de financement du soutien européen à Kiev pour les années à venir.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi en soulignant que l’UE reprend pleinement la maîtrise du sort des fonds russes placés en Europe. Dans un message publié sur X, il affirme que la Russie sera privée de ces actifs « jusqu’à ce qu’elle cesse sa guerre d’agression et verse des réparations », insistant sur l’importance de maintenir un front européen uni.

Budapest dénonce une décision « illégale »

En amont de l’annonce officielle européenne, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait anticipé la décision et fustigé un vote « illégal ». Dans un message publié sur Facebook, il accuse Bruxelles de se placer « au-dessus des règles » et estime que cette mesure entraînera « des dommages irréparables » pour l’Union. La Hongrie, régulièrement accusée d’alignement sur Moscou, s’oppose de longue date au mécanisme de sanctions renforcées.

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La fuite qui inquiète Kiev : une note russe au cœur du futur plan américain

26. November 2025 um 13:45

Une fuite publiée mardi par Bloomberg révèle l’existence d’un document que deux conseillers proches de Vladimir Poutine auraient préparé pour influencer le futur plan américain sur la guerre en Ukraine. L’affaire concerne une conversation téléphonique du 29 octobre 2025, dont le média affirme avoir écouté l’enregistrement, impliquant Yuri Ushakov, principal conseiller diplomatique de Poutine, et Kirill Dmitriev, conseiller économique du Kremlin.
Kiev exprime déjà son inquiétude, tandis que Moscou parle d’une “fuite manipulée”.

Un “document” russe destiné à l’équipe Trump

Selon Bloomberg, Ushakov et Dmitriev discutent d’une note rédigée depuis la position russe, que Dmitriev affirme vouloir transmettre “informellement” à l’entourage de Donald Trump, tout en la présentant comme une suggestion “non coordonnée” avec Moscou.

Dmitriev : « On fera un document selon notre position et je le transmettrai de manière informelle, en précisant que tout est informel. Ils feront ensuite comme si c’était leur propre document. »

Toujours selon la transcription, Ushakov craint que l’équipe américaine puisse affirmer par la suite que le texte a été “validé” avec Moscou, ce qui rend la conversation politiquement sensible.

Un canal officieux déjà évoqué dans une première fuite

Cette nouvelle fuite survient après la publication, lundi, d’une autre conversation entre Ushakov et Steve Witkoff, homme d’affaires proche de Donald Trump et présenté comme envoyé officieux dans les discussions exploratoires sur un futur plan de paix.

Dans cet appel, dévoilé également par Bloomberg et repris par Associated Press et Reuters, Witkoff évoquait des pistes de compromis territoriaux, ce qui avait suscité des réactions prudentes à Washington et en Europe.

Les réactions

Les autorités ukrainiennes observent ces révélations avec inquiétude, craignant que les futures discussions américaines sur la guerre soient influencées par des propositions russes non publiques, alors que les combats continuent près de Kharkiv, du Donbass et du sud du pays.

Pour Kiev, l’existence même de ces échanges suggère que le Kremlin cherche à peser en amont sur les orientations diplomatiques de la nouvelle administration américaine, à quelques mois de son entrée en fonction.

Kirill Dmitriev a nié mardi via un message sur les réseaux sociaux que la conversation reflète une tentative d’influencer Washington, qualifiant le rapport de Bloomberg de “faux”.
Le Kremlin, de son côté, n’a pas démenti l’existence des appels mais a dénoncé une fuite “visant à perturber les contacts internationaux”.

Reuters rapporte qu’Ushakov a simplement déclaré qu’il “restera en contact avec Witkoff” pour clarifier la situation.

Aux États-Unis, plusieurs médias notent que l’équipe Trump n’a pas encore officiellement réagi.
Des responsables européens — selon des sources diplomatiques citées par Le Monde et the Guardian — craignent qu’un futur plan américain puisse intégrer des “éléments issus d’une matrice russe”, même indirectement.

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Frappes meurtrières, pourparlers secrets : Washington cherche la paix en Ukraine

25. November 2025 um 12:08

Alors que des frappes meurtrières ont touché la capitale ukrainienne et le sud de la Russie dans la nuit de lundi à mardi, un haut responsable de l’armée américaine mène des discussions discrètes à Abou Dhabi avec des émissaires russes, dans le cadre d’une nouvelle tentative de relancer les négociations de paix. Les Européens appellent à la prudence face au plan américain, accusé d’être trop favorable à Moscou.

Derniers développements

Selon les autorités dans les deux camps :

  • trois personnes ont été tuées et dix blessées dans une attaque ukrainienne dans la région russe de Rostov ;
  • six personnes ont perdu la vie à Kiev après de nouvelles frappes russes au moyen de missiles et drones, selon les secours ukrainiens ;
  • Moscou affirme avoir intercepté près de 250 drones ukrainiens au cours de la nuit.

Ces violences interviennent alors que, d’après plusieurs médias américains, un officier supérieur de l’armée américaine devrait réunir séparément des délégations russe et ukrainienne à Abou Dhabi afin d’accélérer les tractations autour d’un accord de paix.

Négociations discrètes à Abou Dhabi

Selon Reuters, le secrétaire américain à l’Armée, Dan Driscoll, a tenu des entretiens non annoncés avec des responsables russes aux Émirats, et d’autres réunions sont prévues ce mardi.

Le rôle diplomatique de Driscoll s’est accru au cours des dernières semaines, dans le sillage du rapprochement Trump–Poutine initié l’été dernier. La nature exacte des discussions n’a pas été précisée. Le Kremlin a refusé de commenter les pourparlers.

Un plan américain remanié, Kiev toujours hésitant

Les discussions ont pour objectif d’ajuster une proposition américaine de 28 points, présentée la semaine dernière, qui avait suscité la colère à Kiev et la surprise en Europe.

Selon les autorités ukrainiennes :

« Après Genève, les points sont moins nombreux et plusieurs éléments corrects ont été intégrés »,
a déclaré Volodymyr Zelenskyy lundi soir.

Le président ukrainien a toutefois précisé que les points les plus sensibles seraient discutés directement avec Donald Trump.

Réaction prudente en Europe

À Paris, Emmanuel Macron a salué une initiative « allant dans la bonne direction », tout en avertissant :

« Nous voulons la paix, mais pas une paix qui serait une capitulation. »

Le président français estime que seules les autorités ukrainiennes peuvent décider de concessions territoriales.

Les alliés européens de l’Ukraine, réunis mardi en format virtuel, insistent également sur la nécessité d’un équilibre dans le projet américain.

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Paix en Ukraine : Washington réécrit sa proposition pour intégrer les exigences de Kiev

24. November 2025 um 10:28

Washington et Kiev ont annoncé dimanche à Genève un “cadre mis à jour et affiné” pour mettre fin à la guerre en Ukraine, après les vives critiques qui avaient visé la première version du plan américain jugé trop conciliante envers Moscou.

Selon une déclaration conjointe, les deux parties se sont entendues pour que toute solution respecte “pleinement” la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Un plan initial contesté

La mise à jour intervient après la controverse suscitée par le premier plan américain en 28 points, présenté comme la base d’un accord de paix mais dénoncé par plusieurs capitales européennes et par Kiev lui-même pour ses concessions supposées à Moscou. À Genève, les équipes diplomatiques ont travaillé à réviser plusieurs volets sensibles, sans en dévoiler pour l’instant le détail.

Les discussions ont été qualifiées de “hautement productives” par les deux délégations, qui ont évoqué une “progression significative” dans l’alignement des positions.

Souveraineté et intégrité territoriale comme lignes rouges

Pour la première fois, Kiev affirme que le cadre révisé garantit explicitement le respect de ses frontières et de sa souveraineté, alors que la question des territoires occupés demeure l’un des principaux points de friction avec Moscou.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a salué des avancées “tremendous”, sans préciser si des compromis avaient été conclus sur les demandes russes, notamment territoriales.

Selon le communiqué, les discussions se poursuivront “afin d’assurer une paix durable, juste et stable” et d’établir un dispositif de sécurité post-conflit.

Des discussions productives mais peu de détails

Malgré l’optimisme affiché, le document reste extrêmement vague sur les aspects concrets, comme le rôle de l’OTAN, l’avenir de la Crimée, le calendrier d’un cessez-le-feu ou la question des sanctions.

Washington et Kiev promettent toutefois d’approfondir les consultations dans les prochaines semaines, en coordination avec les partenaires européens, dont plusieurs avaient demandé des garanties supplémentaires.

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Plan Trump pour l’Ukraine : ce que Washington veut imposer à Kyiv

21. November 2025 um 14:12

Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe de 2022, Washington met sur la table un document complet visant à arrêter la guerre par une reconfiguration des rapports de force plutôt que par une victoire militaire. Présenté à Volodymyr Zelensky par l’émissaire Dan Driscoll, ce plan en 28 points place Kyiv devant un choix existentiel : accepter des concessions douloureuses ou poursuivre une guerre dont l’issue militaire reste incertaine, après près de cinq ans d’attrition.

Des concessions territoriales majeures : une paix qui valide les gains russes

Le projet prévoit la reconnaissance de facto de trois oblasts – Crimée, Donetsk et Louhansk – comme territoires sous contrôle russe. Pire pour Kyiv, certaines zones de Donetsk encore sous souveraineté ukrainienne deviendraient une zone tampon neutre, sans présence militaire russe mais hors du contrôle effectif de l’Ukraine. Le front serait également gelé dans le sud, permettant à Moscou de conserver Marioupol, une partie de Kherson, et l’ensemble du corridor terrestre reliant la Russie à la Crimée. Un scénario qui entérinerait l’un des objectifs stratégiques centraux de Vladimir Poutine.

Neutralisation politique : une Ukraine sans OTAN mais arrimée à l’Europe

Au cœur du texte, une exigence majeure : Kyiv renonce définitivement à l’OTAN. L’Ukraine devrait modifier sa Constitution pour acter cette neutralité, tandis que l’Alliance s’engagerait à ne pas déployer de troupes sur son territoire. En contrepartie, Washington confirme explicitement le droit de Kyiv à rejoindre l’Union européenne, un équilibre voulu pour garantir une insertion économique sans garantie militaire directe.

Une armée plafonnée et une sécurité américaine conditionnelle

Le plan prévoit une réduction drastique des forces ukrainiennes à 600 000 soldats – un recul notable pour une armée qui en compte aujourd’hui près de 880 000. En échange, les États-Unis offrent une garantie de sécurité : si la Russie attaque de nouveau, Washington promet une “réponse militaire coordonnée” et le rétablissement immédiat des sanctions. Mais cette garantie s’éteint si l’Ukraine frappe le territoire russe, notamment Moscou ou Saint-Pétersbourg.

Une élection en 100 jours : accélérer la normalisation intérieure

Le document exige la tenue d’élections générales dans un délai de 100 jours. Une demande sensible, alors que Kyiv justifiait depuis deux ans leur report par l’état d’urgence militaire.

Reconstruction massive : 200 milliards pour rebâtir l’Ukraine

Le plan économique prévoit un investissement colossal : 100 milliards de dollars d’avoirs russes gelés dirigés vers la reconstruction ; 100 milliards supplémentaires européens ; un soutien au secteur technologique, minier et énergétique ukrainien. Le texte prévoit aussi un allègement progressif des sanctions contre Moscou, ainsi qu’un fonds d’investissement commun USA–Russie une fois la paix stabilisée.

Amnistie, enfants, Dnipro : la dimension humanitaire et symbolique

Le plan exige le retour de tous les civils détenus, y compris les enfants ukrainiens transférés en Russie. Il prévoit aussi une amnistie générale pour les combattants des deux camps, un accès garanti à la navigation ukrainienne sur le Dnipro, et un rôle central des États-Unis dans un Conseil de Paix présidé par Donald Trump.

Une Russie réhabilitée ? Le retour au G8 dans le texte

Dernier point lourd de sens : la réintégration de la Russie au G8, dont elle avait été exclue après l’annexion de la Crimée en 2014. Ce retour serait conditionné au respect de l’accord, mais marquerait symboliquement une normalisation internationale du régime de Vladimir Poutine.

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Kiev sous attaque : Moscou intensifie sa pression alors que l’hiver approche

14. November 2025 um 10:11

Jeudi matin, presque tous les quartiers de Kiev ont été visés par une attaque qualifiée de “massive”.
Le maire Vitali Klitschko parle de frappes coordonnées menées par la Russie, qui continue de cibler la capitale ukrainienne près de trois ans après le début de son invasion.
Selon le président Volodymyr Zelensky, au moins quatre personnes ont été tuées, et les services d’urgence dénombrent plus de 24 blessés.

La Russie revendique avoir abattu 216 drones ukrainiens

Le ministère russe de la Défense affirme que ses systèmes anti-aériens ont intercepté ou détruit 216 drones ukrainiens, dont 66 dans la région de Krasnodar.
Cette hausse du recours aux drones longue portée illustre l’évolution du conflit : une confrontation technologique où Kiev cherche à contourner la supériorité matérielle russe en saturant sa défense.

Moscou agite la menace d’une “guerre clandestine”

Le FSB dit avoir déjoué un projet d’assassinat visant un haut responsable gouvernemental, attribuant l’opération à l’Ukraine.
Comme souvent, ces annonces s’inscrivent dans le récit sécuritaire du Kremlin, qui cherche à présenter la Russie comme un État assiégé, alors même qu’elle est à l’origine de l’agression contre l’Ukraine.

Les frappes sur Kiev, la riposte technologique ukrainienne et les narratifs sécuritaires russes traduisent un conflit qui déborde largement les lignes de front.
L’envahisseur russe élargit le spectre de la guerre — militaire, psychologique, énergétique et informationnelle — dans un effort continu d’épuisement de l’État ukrainien.

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Zelensky appelle Trump à étendre la paix de Gaza à l’Ukraine

❗At night, kamikaze drones attacked the Sheskharis oil terminal and the Russian SAM 300/400 air defense base in 🇷🇺Novorossiysk. pic.twitter.com/hdGUby1Dna

🪖MilitaryNewsUA🇺🇦 (@front_ukrainian) November 14, 2025

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Zelensky appelle Trump à étendre la paix de Gaza à l’Ukraine

12. Oktober 2025 um 10:15

Deux jours après l’annonce d’un cessez-le-feu historique à Gaza, le président ukrainien Volodymyr Zelensky multiplie les gestes diplomatiques. Dans un appel téléphonique avec Donald Trump, il a exhorté le président américain à « faire pression sur Vladimir Poutine » pour engager des pourparlers et mettre fin à la guerre qui ravage l’Ukraine depuis plus de trois ans.

« Si une guerre peut être arrêtée au Moyen-Orient, d’autres peuvent l’être aussi », a déclaré Zelensky, saluant le rôle « exceptionnel » de Trump dans la médiation entre Israël et le Hamas. L’appel intervient au lendemain d’une attaque massive russe contre le réseau énergétique ukrainien, plongeant Kyiv et plusieurs régions dans le noir avant un rétablissement partiel du courant.

Depuis plusieurs semaines, l’attention internationale s’est déplacée vers le conflit israélo-palestinien, reléguant le front ukrainien à l’arrière-plan. Kiev redoute que cette focalisation mondiale n’offre à Moscou un espace stratégique pour intensifier ses frappes, notamment sur les infrastructures civiles.

Trump, désormais auréolé d’un succès diplomatique inattendu au Moyen-Orient, a déjà rencontré Vladimir Poutine en août sans parvenir à une percée en Europe. Mais la donne pourrait changer : selon Zelensky, « les mêmes leviers de pression » peuvent désormais s’appliquer au Kremlin.

Pendant ce temps, la guerre continue de frapper les civils. Cinq personnes ont été tuées samedi, dont deux dans une église bombardée à Kostyantynivka. À Odessa, les coupures d’électricité se multiplient, tandis que l’entreprise DTEK annonce « un rétablissement partiel » du réseau.

Dans son allocution nocturne, Zelensky a dénoncé « l’opportunisme russe » profitant d’un monde « absorbé par la paix au Moyen-Orient » et appelé à utiliser les « avoirs russes gelés » pour renforcer la défense ukrainienne.
Son appel à Trump, empreint d’espoir autant que de réalisme, résume l’état d’esprit d’un pays épuisé : si la paix est possible à Gaza, pourquoi resterait-elle impossible à Kyiv ?

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