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Vers une baisse de la demande mondiale de pétrole pour la 1ère fois depuis le Covid

11. Juli 2026 um 19:11

La demande mondiale de pétrole est en passe de reculer pour la première fois depuis 2020, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), alors que la guerre au Moyen-Orient entre Israël et l’Iran a perturbé la production et les exportations à travers la région.

L’agence a prévu dans son dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier que la demande mondiale diminuera de 1 million de barils par jour cette année par rapport à 2025, marquant ainsi la première baisse annuelle depuis les profondeurs de la pandémie de Covid-19. La contraction est « fortement asymétrique, tant en termes de produits que de régions », a indiqué l’AIE.

Ses prévisions supposent qu’un cessez-le-feu tient et que le détroit rouvre progressivement, un scénario qui semblait de plus en plus incertain cette semaine après que les États-Unis et l’Iran ont échangé des tirs. Plusieurs navires ont été attaqués et le trafic à travers le détroit s’est à nouveau réduit à un filet. « Bien que l’équilibre du marché pétrolier mondial semble devoir basculer vers un excédent vers la fin de l’année, les prévisions reposent sur l’hypothèse que les flux de pétroliers à travers le détroit se redresseront progressivement, permettant aux producteurs de redémarrer leurs champs et aux raffineurs du Moyen-Orient et d’ailleurs de reprendre les expéditions de produits », a écrit l’AIE…

L’AIE a également revu à la baisse ses perspectives de production pétrolière russe, citant l’intensification de la campagne de drones ukrainienne contre les infrastructures énergétiques du pays. En effet, Kiev a intensifié ses frappes sur les raffineries de pétrole russes et les installations connexes ces derniers mois, dans le but de tarir les financements de l’effort de guerre de Moscou.

L’AIE prévoit désormais que la Russie, le troisième producteur mondial de pétrole, pompera 8,9 millions de barils par jour cette année et 8,8 millions de barils par jour en 2027, contre 9,2 millions de barils par jour en 2025.

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Les prix du pétrole bondissent après de nouvelles frappes américaines sur l’Iran

09. Juli 2026 um 23:13

Les prix du pétrole ont prolongé leurs gains ce jeudi après de nouvelles frappes américaines sur des cibles iraniennes dans la nuit du mercredi aujeudi, ravivant les inquiétudes concernant l’approvisionnement en brut au Moyen-Orient. Ces tensions alimentent la crainte que la reprise des hostilités ne perturbe le transport maritime à travers le détroit d’Ormuz et ne compromette le redressement récent des exportations du Golfe.

Le brut WTI progressait de 1,12% à 74,34$ le baril ce matin, tandis que le Brent gagnait 1,12% à 78,89$ le baril. Le brut est resté nettement orienté à la hausse même après avoir réduit une partie de ses gains. Le Brent et le WTI avaient bondi de plus de 8% lors de la session précédente, après que le président Donald Trump a déclaré mercredi le cessez-le-feu américano-iranien effectivement caduc, ordonné de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes et averti de possibles actions militaires supplémentaires, poussant Téhéran à menacer de fermer le détroit d’Ormuz.

Le regain de conflit menace la reprise des approvisionnements du Golfe

La dernière escalade fait suite à une série d’attaques contre des navires commerciaux à proximité du détroit d’Ormuz, qui ont ravivé les craintes quant à la sécurité de l’un des corridors énergétiques les plus importants au monde. Un pétrolier qatari transportant du GNL, un pétrolier saoudien et au moins un autre navire commercial ont été touchés lors d’incidents distincts au cours des deux derniers jours, tandis qu’un autre tanker a signalé avoir été atteint par un projectile non identifié au large des côtes d’Oman, déclenchant un incendie mais sans faire de victimes. Ces attaques ont conduit plusieurs pétroliers et méthaniers à retarder ou annuler leur transit prévu dans ce détroit, les opérateurs réévaluant les risques sécuritaires.

Le Centre conjoint d’information maritime dirigé par les États-Unis a par la suite relevé le niveau de menace pour la navigation dans le détroit d’Ormuz à « sévère », tandis que l’Organisation maritime internationale a appelé les navires à faire preuve d’une extrême prudence lors du transit par cette route. Dans ce contexte, Washington a lancé de nouvelles frappes sur des cibles iraniennes, affirmant vouloir dégrader la capacité de Téhéran à menacer le transport maritime commercial, tandis que l’Iran a averti qu’il riposterait contre les actifs militaires américains et a réitéré ses menaces concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Le regain de conflit a jeté un nouveau doute sur la reprise récente des exportations pétrolières du Golfe. Le trafic de pétroliers à travers Ormuz s’était progressivement amélioré à la suite du cessez-le-feu du mois dernier, mais les opérateurs craignent désormais que de nouvelles attaques contre des navires commerciaux ne freinent cette reprise et ne menacent à nouveau les flux de brut en provenance du Golfe Persique.

Au final, les marchés suivent désormais attentivement l’évolution du conflit américano-iranien, les conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz et tout signe de perturbations supplémentaires des exportations de brut au Moyen-Orient.

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Détroit d’Ormuz : vers une nouvelle suspension des traversées

09. Juli 2026 um 15:01

Les nouvelles attaques contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz poussent plusieurs assureurs spécialisés à recommander la suspension temporaire des traversées.

La crise sécuritaire dans le Golfe franchit un nouveau seuil; après plusieurs attaques visant des navires commerciaux. Certains assureurs spécialisés dans les risques de guerre conseillent désormais aux compagnies maritimes de reporter leurs passages par le détroit d’Ormuz; et ce, jusqu’à une amélioration de la situation.

Même si les couvertures d’assurance n’ont pas été officiellement suspendues; les conditions se durcissent rapidement. Ainsi, les primes de risque de guerre, qui représentaient environ 2 % de la valeur d’un navire il y a quelques jours, approchent désormais les 3 %. Avec des scénarios pouvant atteindre 5 %, si les hostilités s’intensifient.

Cette évolution renchérit fortement le coût du transport maritime pour les pétroliers et les méthaniers transitant par cette voie stratégique. Laquelle voit transiter près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole.

D’ailleurs, l’Organisation maritime internationale (OMI) a appelé mercredi 8 juillet les armateurs à faire preuve d’une vigilance maximale. Tout en privilégiant la sécurité des équipages. Plusieurs compagnies réévaluent déjà leurs itinéraires; même si les routes alternatives allongent les délais et augmentent les coûts logistiques.

Au final, pour les marchés énergétiques, la multiplication des incidents entretient une prime de risque durable sur les prix du pétrole, du gaz naturel liquéfié et du fret maritime.

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L’Arabie saoudite prépare l’après-détroit d’Ormuz

07. Juli 2026 um 09:47

Le royaume d’Arabie saoudite étudie l’extension de son oléoduc vers la mer Rouge afin de sécuriser ses exportations pétrolières face aux tensions géopolitiques du Golfe.

La récente crise militaire qui a perturbé le trafic dans le détroit d’Ormuz continue de redessiner la carte énergétique du Moyen-Orient. Le Royaume wahhabite examine désormais un projet d’extension de son oléoduc Est-Ouest reliant les champs pétrolifères de l’Est au terminal de Yanbu, sur la mer Rouge, afin d’accroître sa capacité d’exportation en dehors du principal corridor maritime mondial.

Selon plusieurs sources proches du dossier, les discussions portent sur une augmentation pouvant atteindre près de deux millions de barils par jour. Ce qui porterait davantage de volumes vers la façade occidentale du royaume sans passer par Ormuz. A noter que l’infrastructure, construite dans les années 1980, dispose déjà d’une capacité d’environ sept millions de barils quotidiens.

Au-delà de la seule Arabie saoudite, plusieurs monarchies du Golfe suivent avec attention cette évolution. Le Koweït, le Qatar et Bahreïn restent fortement dépendants du détroit d’Ormuz. Tandis que les Émirats arabes unis disposent déjà d’un oléoduc reliant Abou Dhabi au port de Foujaïrah, sur le golfe d’Oman.

Une nouvelle architecture énergétique

Les tensions régionales ont démontré la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales. Même si la circulation des pétroliers a progressivement repris, les producteurs cherchent désormais à limiter les risques géopolitiques en multipliant les voies d’exportation.

Cette stratégie s’inscrit également dans un contexte de concurrence accrue entre producteurs du Golfe. Les Émirats poursuivent eux aussi l’expansion de leurs capacités logistiques alors que plusieurs pays cherchent à récupérer les parts de marché perdues durant les perturbations régionales.

Pour les marchés internationaux, ces investissements pourraient renforcer la résilience des exportations du Golfe tout en modifiant durablement les équilibres logistiques mondiaux. Ils témoignent également de la volonté des grands producteurs de mieux sécuriser leurs revenus dans un environnement où les risques géopolitiques deviennent une variable structurelle du marché pétrolier.

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L’OPEP+ accélère le retour de sa production

06. Juli 2026 um 09:18

Les principaux producteurs de l’OPEP+ ont décidé dimanche 5 juillet d’augmenter une nouvelle fois leur offre à partir d’août 2026. Une décision qui traduit la volonté du cartel de restaurer progressivement les volumes retirés du marché, alors que les tensions au Moyen-Orient s’atténuent et que les prix du brut se stabilisent.

L’alliance OPEP+, qui réunit les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et plusieurs producteurs alliés, dont la Russie, a validé dimanche une nouvelle hausse de ses quotas de production de 188 000 barils par jour à compter du mois d’août. Il s’agit de la cinquième augmentation mensuelle consécutive dans le cadre du démantèlement progressif des réductions volontaires décidées en 2023.

La décision intervient alors que les marchés pétroliers retrouvent progressivement un certain équilibre après plusieurs semaines de fortes tensions provoquées par les affrontements au Moyen-Orient et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz. La reprise graduelle des exportations régionales contribue à rassurer les opérateurs, même si les niveaux de production demeurent inférieurs à ceux observés avant la crise.

Les sept principaux pays engagés dans cet ajustement – l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, l’Algérie et Oman – entendent préserver leur crédibilité tout en évitant une surchauffe des prix susceptible de freiner la demande mondiale.

Les analystes estiment que l’évolution de la consommation en Chine, le rythme de croissance de l’économie mondiale ainsi que la production américaine de pétrole de schiste continueront de déterminer l’équilibre du marché au cours du second semestre.

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Goldman Sachs prédit une surproduction pétrolière

02. Juli 2026 um 11:38

Le marché mondial du pétrole devrait revenir à un état de surproduction. Et ce, à mesure que l’impact de la guerre avec l’Iran s’atténue et que le transit par le détroit d’Ormuz est rétabli. C’est ce qu’annonce Goldman Sachs Group Inc.

Si les achats de pétrole brut destinés à reconstituer les réserves stratégiques devraient réduire dans une certaine mesure la surabondance mondiale, ils ne compenseront que partiellement l’excédent prévu. Ainsi a déclaré Samantha Dart, co-responsable de la recherche mondiale sur les matières premières chez Goldman Sachs, dans une interview accordée à Bloomberg Television le 1er juillet. « Une fois que les flux à travers le détroit se seront normalisés, nous estimons que nous passerons à une situation de surproduction » a-t-elle expliqué. Le surplus devrait atteindre en moyenne un peu plus de 3 millions de barils par jour l’année prochaine…

A cet égard, notons que les cours de référence du pétrole brut se sont effondrés de près de 30 % au dernier trimestre, anéantissant tous les gains réalisés pendant le conflit. Alors même que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un accord de paix provisoire et que le trafic maritime sur cette voie maritime commençait à se redresser. Au début de la crise, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a coordonné le déblocage d’une quantité record de 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves stratégiques des pays développés. L’objectif était de contenir les prix et de garantir l’approvisionnement. Il est désormais impératif de reconstituer ces réserves.

L’analyse de Goldman Sachs, selon laquelle le marché se dirige à nouveau vers une situation de surproduction, rejoint l’avis de Morgan Stanley. En effet, ce dernier a revu à la baisse ses prévisions de prix à deux reprises en un peu plus de deux semaines. « Alors que l’attention se porte désormais sur 2027, le marché a bouclé la boucle et se retrouve à nouveau en situation de surproduction » ont indiqué les analystes de Morgan Stanley, dans une récente note.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a continué d’augmenter, malgré les attaques perpétrées contre deux navires ces derniers jours. L’Iran a par ailleurs réaffirmé son intention de contrôler le trafic maritime dans ce passage, possiblement en coopération avec Oman.

« C’est terminé »

Les exportations via le détroit d’Ormuz devraient revenir à la normale d’ici la fin du mois, estime Mme Dart. « Nous sommes convaincus que la situation sera rétablie d’ici la fin juillet » poursuit-elle.

Interrogée sur la proposition d’imposer des droits de transit aux navires, Dart de Goldman Sachs pense que les entreprises étaient moins préoccupées par les coûts que par l’incertitude réglementaire. « Lorsque je parle aux compagnies maritimes, la principale chose qu’elles me disent, c’est : « Je ne vois pas d’inconvénient à payer les péages, tant que les règles sont claires » » a-t-elle rapporté. Tout en faisant référence à la nécessité d’éviter toute violation des sanctions américaines.

Une taxe de transit informelle, évoquée par le passé, s’élevait à environ 1 dollar par baril, un coût qui, selon l’analyste, ne diffère pas sensiblement de la volatilité quotidienne habituelle des prix du pétrole. « Cela va-t-il vraiment augmenter significativement les coûts énergétiques ? Ce n’est pas évident. D’après mes discussions avec les compagnies maritimes, c’est l’impression que j’ai eue » conclut-elle.

Au final, le prix du Brent se négociait mercredi 1er juillet sous la barre des 73 dollars le baril. Au plus fort de la guerre, il avait dépassé les 126 dollars.

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Le pétrole chute, un retour au niveau d’avant-guerre !

25. Juni 2026 um 10:06

Les prix du pétrole ont reculé pour une quatrième session consécutive, jeudi 25 juin, tombant à leurs niveaux les plus bas d’avant la guerre contre l’Iran.

Cette baisse est due au fait que les inquiétudes concernant les perturbations des approvisionnements en brut au Moyen-Orient continuent de s’atténuer, portées par une normalisation du trafic dans le détroit d’Ormuz.

Les contrats à terme sur le Brent expirant en août ont ainsi chuté ce jeudi matin de 1,8 % à 72,42 $ le baril. Tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) ont reculé de 1,5 % à 69,27 $ le baril.

Les deux contrats sont tombés à leur niveau le plus bas depuis le 27 février, soit la veille du début du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Les prix avaient déjà chuté de près de 4 % lors de la session précédente, effaçant ainsi la majeure partie de la prime de risque géopolitique qui s’était accumulée pendant la guerre.

Le marché restait concentré sur le détroit d’Ormuz, artère névralgique du commerce mondial de l’énergie, par laquelle transite environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué que les flux de brut à travers ce passage maritime étaient proches de la normale, avec environ 20 millions de barils ayant traversé le détroit au cours des dernières 24 heures sous protection militaire. Des rapports s’appuyant sur des données de navigation ont montré que davantage de navires reprenaient leur transit par le détroit après des semaines de perturbations. Alors que plusieurs pétroliers précédemment bloqués dans le Golfe avaient repris leur route…

Ce dernier recul marque un retournement spectaculaire par rapport au début de l’année, lorsque la fermeture et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz avaient propulsé le Brent au-dessus de 120 $ le baril au plus fort de la crise.

Malgré la récente vague de ventes, les analystes ont averti que des risques demeuraient. Toute nouvelle montée des tensions entre l’Iran et les États-Unis pourrait rapidement raviver les craintes d’une rupture d’approvisionnement.

A noter du reste que les stocks commerciaux de brut américains ont diminué de 6,1 millions de barils au cours de la semaine terminée le 19/06, à 412,1 millions de barils, leur niveau le plus bas depuis janvier 2025. Soit un recul plus important qu’attendu par les analystes…

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Pétrole : une volatilité aux effets irréversibles

23. Juni 2026 um 15:58

Les économies mondiales se tournent déjà vers des alternatives énergétiques au-delà du Moyen-Orient. Car la guerre en Iran exerce une pression irréversible sur l’industrie pétrolière. C’est ce qu’a déclaré, lundi 22 juin à CNN, Karen Yang, chercheuse à l’Université Columbia.

« Les pays accordent désormais une plus grande importance à la sécurité énergétique. Et ils cherchent donc à diversifier leurs approvisionnements, tant pétroliers qu’énergétiques en général. Dans de nombreuses régions, cela se traduira par une transition vers les énergies renouvelables, notamment dans les transports et les véhicules électriques. Il faudra également revoir la composition du mix énergétique. Ce qui aura une incidence sur les volumes de gaz naturel exportés du Moyen-Orient » explique-t-elle.

De ce fait, de nombreux pays se tourneront vers leurs propres ressources énergétiques et vers ce qui est facilement accessible. « L’objectif est […] de ne pas dépendre d’une seule source. Notamment en ce qui concerne le pétrole, mais aussi pour tout type d’énergie » poursuit-elle.

En outre, l’accord initial entre les États-Unis et l’Iran autorise les navires commerciaux à traverser le détroit d’Ormuz en toute sécurité pendant 60 jours sans frais. Cependant, Mme Yang avertit que si l’Iran établissait des droits de passage dans le détroit une fois l’accord américain expiré, cela enverrait le message que certains pays pourraient exercer des pressions sur le commerce mondial en empruntant d’autres voies maritimes stratégiques…

D’ailleurs, Karen Yang note que les voisins iraniens du Golfe s’apprêtent à investir dans des oléoducs pour contourner le détroit d’Ormuz.

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Iran–USA : un début de détente qui reconfigure le marché mondial du pétrole

22. Juni 2026 um 11:19

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghai, a déclaré que les discussions avec les États-Unis en Suisse avaient permis de réaliser des progrès sur la levée des sanctions et les exportations de pétrole.

« La vente du pétrole iranien, la délivrance des licences nécessaires aux exportations de pétrole et la levée des restrictions ou du gel des avoirs iraniens figuraient parmi les questions discutées en détail », a-t-il déclaré. Tout en poursuivant que ces questions « devraient, en règle générale, entrer bientôt dans la phase de mise en œuvre ».

A cet égard, notons que des négociations techniques entre l’Iran et les États-Unis se tiennent, lundi 22 juin, en Suisse, dans le but de discuter des mécanismes de mise en œuvre du Mémorandum d’Islamabad et de la mise en place des groupes techniques concernés, selon l’agence de presse iranienne Isna.

La délégation iranienne est dirigée par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi. Des représentants du Pakistan et du Qatar participent également aux pourparlers. Tandis que la principale équipe de négociation iranienne, dirigée par Mohammad Baqer Qalibaf, est rentrée à Téhéran.

L’Iran relance ses exportations depuis Kharg

Dans le même temps, Bloomberg a rapporté que les vendeurs de pétrole brut iranien à la Chine ont considérablement baissé leurs prix depuis que la République islamique a recommencé à exporter des millions de barils de pétrole suite à un accord de paix intérimaire avec les États-Unis. Selon le média, citant des sources directement impliquées dans les transactions, les négociants et les courtiers proposent des cargaisons au comptant de pétrole brut iranien léger pour livraison en juillet avec une décote de 2,50 à 5 dollars par baril par rapport au Brent, le cours de référence international.

Avant l’accord, la réduction était d’environ 1 dollar par baril. Quant aux données de suivi maritime de Bloomberg, elles indiquent qu’au moins 11 pétroliers transportant un total de 20 millions de barils de pétrole ont quitté le port de Chabahar ces derniers jours.

L’Iran a également relancé ses expéditions depuis l’île de Kharg, son principal terminal d’exportation, après une interruption d’environ six semaines due au blocus naval américain, qui a été levé dans le cadre de l’accord intérimaire. Cette évolution marque une augmentation significative des exportations par rapport à il y a quelques semaines, lorsque le blocus empêchait Téhéran de vendre son pétrole sur les marchés internationaux, le privant ainsi de revenus cruciaux.

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Des superpétroliers s’apprêtent à traverser le détroit d’Ormuz

20. Juni 2026 um 16:32

Des superpétroliers chargés de près de 80 millions de barils de pétrole se trouvent dans le golfe Persique et sont prêts à traverser le détroit d’Ormuz à tout moment, dès que les négociants et les armateurs donneront leur feu vert. C’est ce qu’a rapporté Bloomberg vendredi 19 juin.

Ce pétrole, non soumis à des sanctions et provenant de producteurs du golfe Persique autres que l’Iran, est actuellement transporté dans 40 superpétroliers dans le Golfe, selon les données compilées par Vortexa pour l’agence Bloomberg. Le volume de pétrole brut dans le Golfe serait probablement plus élevé si l’on y ajoutait les pétroliers de plus petite taille…

Le marché pétrolier et le secteur du transport maritime suivent de près l’évolution de la situation dans le détroit d’Ormuz à la suite de l’accord temporaire signé entre les États-Unis et l’Iran pour rouvrir cette voie maritime. Les pétroliers, avec leur précieuse cargaison, seront probablement parmi les premiers navires à tenter le passage.

Environ 21 superpétroliers semblent se diriger vers l’Asie, dont cinq avec la Chine comme destination. Cinq autres font route vers des plateformes de transbordement au large de la Malaisie et de Singapour.

L’afflux de pétrole brut vers l’Asie est un signe positif pour les acheteurs de la région, fortement dépendante du pétrole brut du Moyen-Orient. Pendant la guerre, les raffineries asiatiques ont été contraintes de réduire leur production et les pays ont dû puiser dans leurs réserves pour faire face à la pénurie soudaine de pétrole.

La situation dans le détroit reste confuse. Trois superpétroliers saoudiens sont réapparus dans le golfe d’Oman jeudi, laissant supposer que les navires ont commencé à se déplacer, mais l’association maritime BIMCO a averti que des risques importants pour la sécurité de la navigation persistent malgré l’accord américano-iranien sur le passage.

Malgré l’incertitude, l’optimisme quant à une possible réouverture semble avoir incité les armateurs et les affréteurs à faire traverser le détroit ces derniers jours. Des navires transportant près de 10 millions de barils de pétrole ont été aperçus au large d’Ormuz ou ont tenté de le franchir jeudi, notamment des VLCC appartenant à l’Arabie saoudite, selon les données de suivi des navires…

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Ormuz, catalyseur de la baisse du pétrole

19. Juni 2026 um 11:02

Bank of America indique qu’une ouverture complète du détroit d’Ormuz pourrait entraîner une moyenne du prix du pétrole brut Brent de 82 dollars le baril cette année, contre une prévision précédente de 93 dollars.

Une note publiée jeudi 18 juin ajoute que le prix du pétrole brut Brent devrait se négocier dans une fourchette de 70 à 80 dollars pendant la majeure partie du second semestre de cette année.

Rappelons que les prix du pétrole ont chuté jeudi, l’accord intérimaire conclu entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit, rouvrir le détroit d’Ormuz et assouplir les sanctions contre Téhéran ayant amélioré les perspectives d’approvisionnement sur les marchés mondiaux, selon Reuters.

Lire aussi: Accord États-Unis–Iran : le pétrole chute sous 80 dollars

Cependant, Bank of America prévoit un déficit pétrolier net de 2,6 millions de barils par jour en 2026, contre des prévisions d’avant-guerre qui tablaient sur un excédent de 2 millions de barils par jour.

Plus tôt cette semaine, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Citibank ont ​​également revu à la baisse leurs prévisions concernant le prix du pétrole.

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Ormuz : seulement 70 % du trafic d’avant-guerre

19. Juni 2026 um 10:37

Selon Goldman Sachs Group Inc., le trafic pétrolier transitant par le détroit d’Ormuz pourrait ne retrouver qu’environ 70 % de son niveau d’avant-guerre, et les producteurs régionaux s’appuient de plus en plus sur des itinéraires alternatifs.

« Ce retour à la normale des exportations du Golfe aux niveaux d’avant-guerre pourrait être atteint en augmentant les flux transitant par le détroit d’Ormuz de 13 millions de barils par jour par rapport aux niveaux actuels », ont écrit des analystes, dont Yulia Zhestkova Grigsby, dans une note publiée le 17 juin et intitulée « 70 % des flux d’avant-guerre à Ormuz pourraient devenir les nouveaux 100 % ».

L’augmentation prévue des expéditions pourrait être achevée d’ici la fin du mois prochain (juillet). Tandis que la production du Golfe devrait se redresser d’ici octobre, ont-ils indiqué, rapporte Bloomberg. Avant la guerre, environ 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers transitaient chaque jour par le détroit, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Lire aussi: Tump n’est pas inquiet pour les prix du pétrole si le détroit d’Ormuz reste fermé

Le marché pétrolier mondial se concentre désormais sur l’évolution de la situation sur cette voie maritime cruciale – reliant le golfe Persique aux marchés internationaux – suite à l’accord américano-iranien mettant fin à la guerre et rouvrant le détroit d’Ormuz.

Pendant le conflit, les expéditions de pétrole brut transitant par cette artère commerciale étaient quasiment à l’arrêt, Téhéran et Washington ayant imposé un double blocus qui paralysait presque totalement la navigation. Cette situation avait initialement provoqué une flambée des prix du pétrole, avant que ceux-ci ne se soient repliés…

Aujourd’hui, le trafic visible via le détroit d’Ormuz est estimé à environ 1,3 million de barils par jour, auxquels s’ajoutent 1,6 million de barils en provenance du golfe d’Oman, probablement liés à des traversées clandestines, selon les analystes de Goldman Sachs. Par ailleurs, un total de 7,5 millions de barils par jour transite par les ports de la mer Rouge de Yanbu, Fujairah et Ceyhan, ont-ils précisé.

La disponibilité des navires ne devrait pas constituer un facteur limitant la reprise des flux, avec environ 860 millions de barils de capacité disponible dans des pétroliers vides, soit dans le détroit, soit à moins de cinq jours de navigation, selon les analystes.

Cependant, certains armateurs pourraient encore éviter de transiter par cette zone.

Ce mois-ci, les Émirats arabes unis ont annoncé travailler sur un plan ambitieux visant à mettre fin à leur dépendance totale envers le détroit d’Ormuz, en développant les ports orientaux de Dibba, Fujairah et Khor Fakkan — situés hors du détroit, sur la côte du golfe d’Oman — et en construisant au moins un nouveau port sur le même littoral. « Nous progressons vers une réduction totale de notre dépendance au détroit d’Ormuz, qu’il soit ouvert ou non », a déclaré Thani Al Zeyoudi, ministre du Commerce extérieur des Émirats arabes unis. « Il ouvrira, et nous l’espérons bientôt, mais nous poursuivrons ce nouveau plan sans relâche ».

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Tunisie : la production pétrolière recule de 7 %

18. Juni 2026 um 16:22

La production pétrolière nationale de brut s’est établie à 393 kilotonnes à fin avril 2026. Enregistrant par conséquent une baisse de 7 % par rapport à la même période de 2025. C’est ce qu’indique le dernier rapport sur la situation énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM).

Cette contraction de la production de pétrole se reflète également dans le recul du débit moyen quotidien. Il passe de 27 330 barils par jour à fin avril 2025 à 25 390 barils par jour un an plus tard.

De plus, la baisse de la production touche la majorité des champs pétroliers du pays. Les reculs les plus marqués concernent notamment le champ d’Ashtart (-64 %), celui de Zawiya dont la production est désormais nulle (-100 %), ainsi que El Guerbia (-44 %), Franeig/Baqal/El Tarfa (-50 %), Adam (-11 %), El Borma (-3 %) et Halk El Menzel (-2 %).

En parallèle, certains champs ont enregistré une amélioration de leur production, atténuant partiellement la tendance baissière. Il s’agit notamment de Sidi Marzoug (+92 %), Sarsina (+11 %), Chergui (+73 %) et Nawara (+13 %).

Par ailleurs, l’ONEM précise que plusieurs concessions pétrolières, dont Chourok, Dorra, Aneguid Charki, Jnane et Bnefsaj El Janoub, sont à l’arrêt depuis le 23 septembre 2025 en raison de travaux de maintenance. Ce qui contribue également à la baisse globale de la production.

Au final, cette évolution confirme la fragilité persistante de la production pétrolière nationale. Laquelle est fortement dépendante de quelques champs, exposée aux interruptions techniques et aux variations de rendement.

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Pétrole : l’AIE craint une surabondance

18. Juni 2026 um 10:54

La crise d’approvisionnement en pétrole provoquée par la guerre en Iran a réduit la demande mondiale de pétrole brut, mais un règlement permanent du conflit pourrait entraîner une augmentation significative de l’offre et provoquer un important excédent de pétrole, craint l’AIE.

Dans son dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier, l’AIE (Agence internationale de l’énergie) a revu à la baisse ses prévisions de demande pour 2026, de 1,1 million de barils par jour (bpj) par rapport à l’année précédente. Cela représente 700 000 bpj de moins que l’estimation du mois dernier. L’offre mondiale, en revanche, a chuté à 94,5 millions de barils par jour en mai, soit une baisse de 600 000 barils par jour par rapport au mois précédent. La production s’est ainsi établie à 13,6 millions de barils par jour.

L’AIE prévoit désormais une baisse de l’offre mondiale de 3,9 millions de barils par jour (mb/j) en 2026 par rapport à l’année précédente, pour atteindre 102,4 mb/j, avant un net rebond à 110,3 mb/j l’année suivante.

« Excédent important »

L’AIE a toutefois noté que l’offre devrait augmenter d’environ 8 millions de barils par jour, pour atteindre environ 110 millions de barils par jour, dépassant largement une reprise de la demande mondiale de 2 millions de barils par jour, à 105,3 millions de barils par jour en 2027…

Par ailleurs, les prix du pétrole ont chuté à leur plus bas niveau en trois mois avant la signature de l’accord entre les États-Unis et l’Iran à Genève vendredi 19 juin. Alors que trois pétroliers iraniens transportant près de 5 millions de barils de brut ont réussi à franchir le blocus naval américain du détroit d’Ormuz. « Si l’accord est respecté, les exportations et la production du Golfe se redresseront progressivement, notamment parce que les exportations de pétrole iranien pourront redémarrer pleinement une fois l’embargo américain levé », selon l’AIE.

Le lissage de l’offre pourrait prendre des mois

Le rapport souligne que les expéditions via le détroit d’Ormuz ont fortement augmenté au début du mois, soutenues par les transferts de pétrole de navire à navire dans le golfe d’Oman. Ce qui a contribué à faire passer les flux totaux d’un niveau minimal de 9,6 mb/j en mai à environ 12 mb/j.

L’Agence internationale de l’énergie a toutefois averti qu’un rétablissement complet pourrait ne pas être immédiat. « Il faudra déminer les principales routes maritimes et les chaînes d’approvisionnement auront besoin de temps pour se normaliser », a ajouté l’AIE.

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Ankara refuse le statu quo sur l’oléoduc irakien

17. Juni 2026 um 16:56

La Turquie ne souhaite pas prolonger l’accord actuel sur l’oléoduc Kirkouk-Ceyhan dans les conditions actuelles. C’est ce qu’a déclaré un haut responsable turc à Reuters, après que Bagdad a demandé à Ankara de prolonger l’accord d’au moins un an afin de laisser le temps à de nouvelles négociations.

L’accord décennal relatif à l’oléoduc Turquie-Irak, qui réglemente les exportations via cet oléoduc, expire le 27 juillet. Bagdad et Ankara sont toujours en discussion sur un nouveau projet d’accord. « Il est inutile de prolonger un accord qui a été soumis à l’arbitrage », selon le responsable turc, interrogé sur la demande de prolongation de l’Irak. Ceyhan est un point d’exportation crucial pour le pétrole irakien, car le principal terminal d’exportation du pays, situé à Bassora, est affecté par la fermeture du détroit d’Ormuz en raison du conflit au Moyen-Orient…

L’oléoduc est resté hors service pendant deux ans de demi après que le tribunal arbitral a statué qu’Ankara devait verser 1,5 milliard de dollars d’indemnités pour les exportations irakiennes non autorisées que la Turquie a reçues entre 2014 et 2018. Le flux a commencé à la fin de l’année dernière. Il existe également une deuxième procédure d’arbitrage couvrant la période à partir de 2018, ainsi qu’une affaire en cours devant un tribunal américain.

L’oléoduc a une capacité de près de 1,5 million de barils par jour, mais fonctionne actuellement à un niveau nettement inférieur en raison de problèmes de sécurité et autres. Les exportations de pétrole brut de Kirkouk vers la Turquie se sont élevées à 177 000 barils par jour en avril, selon des données consultées par Reuters.

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Accord États-Unis–Iran : le pétrole chute sous 80 dollars

17. Juni 2026 um 14:06

La détente entre Washington et Téhéran provoque déjà une onde de choc – positive – sur les marchés mondiaux. Alors que l’Iran affirme que le blocus de ses ports a été levé avant même la signature officielle de l’accord de paix avec les États-Unis, les cours du pétrole ont chuté sous les 80 dollars le baril pour la première fois depuis février.

Un vice-ministre iranien des Affaires étrangères a assuré que le blocus des ports iraniens, mis en place par les forces américaines pendant environ deux mois avant la signature officielle du « mémorandum d’entente » entre Washington et Téhéran, a déjà été levé. « Le blocus a été levé avant la signature officielle », a déclaré Majid Takht-Ravanchi, cité par le site web du gouvernement iranien, rappelant que c’était l’une des conditions préalables posées par l’Iran pour donner son accord.

L’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran commence déjà à produire ses effets avant même sa signature officielle prévue vendredi en Suisse.

Sur les marchés, les investisseurs saluent cette détente géopolitique : le pétrole est retombé sous la barre des 80 dollars le baril pour la première fois depuis près de quatre mois. Le WTI s’est échangé autour de 78 dollars mardi, en baisse de plus de 4 % sur la journée, tandis que le Bitcoin est resté proche de 66 650 dollars.

Les analystes estiment que la baisse du prix du pétrole renforce la perspective d’une nouvelle tendance haussière sur la cryptomonnaie qui se rapproche d’un nouveau seuil symbolique de 70 000 dollars.

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Chute de 19 % de la production pétrolière iranienne en mai

12. Juni 2026 um 11:00

La production de pétrole brut iranienne a chuté de 19 % en mai 2026, selon les données de l’OPEP. Sachant que les États-Unis ont bloqué les ports du pays.

La production iranienne a chuté de 546 000 barils par jour pour s’établir à 2,33 millions de barils par jour, selon les données publiées jeudi 11 juin par l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP) dans son rapport mensuel.

Par ailleurs, l’organisation anticipe désormais pour 2026 une hausse d’environ 1 Mb/j de la consommation mondiale, contre 1,2 Mb/j estimés en mai. Cette révision tient compte des « tensions géopolitiques au Moyen-Orient » mentionnées dans le document.

Pour 2027, l’OPEP relève en revanche sa projection de croissance à 1,7 Mb/j, soit 200 000 barils par jour de plus qu’en mai. Ces trajectoires impliquent une consommation mondiale de 106,1 Mb/j en 2026 puis 107,9 Mb/j en 2027, selon l’organisation.

Notons qu’avant le conflit, le détroit d’Ormuz acheminait en moyenne 20 Mb/j de pétrole, soit environ 20 % de la consommation mondiale en 2024, selon l’Energy Information Administration américaine.

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La production de l’OPEP a diminué de 1 million de barils par jour

11. Juni 2026 um 14:44

La production pétrolière de l’OPEP a atteint en mai son niveau le plus bas depuis plus de vingt ans, selon une enquête de Reuters publiée mercredi 10 juin. Alors qu’un blocus naval américain limite les exportations iraniennes.

La production des 11 membres de l’OPEP a diminué de 1,06 million de barils par jour sur une base mensuelle, pour atteindre 16,13 millions de barils par jour, selon l’enquête. Il s’agit du niveau mensuel le plus bas depuis au moins 2000, relève Reuters, et bien en deçà des niveaux enregistrés pendant la pandémie de COVID-19 en 2020, lorsque la demande s’était effondrée.

Ces chiffres n’incluent pas les Émirats arabes unis, qui se sont retirés de l’OPEP le 1er mai dernier. L’Iran a enregistré la plus forte baisse, conséquence de l’embargo américain entré en vigueur le 13 avril, selon l’enquête. L’Arabie saoudite a enregistré de nouvelles baisses; tandis que l’Irak a réussi à augmenter son offre grâce à une hausse de la consommation intérieure, révèlent d’autres sources. Quant au Venezuela et au Nigeria, ils ont également pompé des quantités plus importantes.

A cet égard, notons que huit membres de l’OPEP+, un groupe qui comprend les membres de l’OPEP et leurs alliés, dont la Russie, avaient convenu d’augmenter leur production en mai. Mais la guerre en Iran et le blocus américain ont rendu cela impossible.

L’enquête de Reuters s’appuie sur des données du groupe financier LSEG, des informations provenant d’autres sociétés de surveillance des flux, telles que Kpler, et des informations fournies par des sources issues des compagnies pétrolières, de l’OPEP et de consultants.

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Pétrole : l’Irak et les Émirats cherchent à réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz

10. Juni 2026 um 13:05

L’Irak et les Émirats arabes unis accélèrent leurs projets d’expansion des oléoducs afin de compenser les pertes de flux dues à la fermeture du détroit d’Ormuz. Alors que de nouvelles données révèlent leur forte dépendance au golfe Persique, rapporte CNBC.

Il convient de noter que le gouvernement irakien vient d’approuver des plans visant à accélérer les exportations de pétrole brut via le réseau d’oléoducs Kurdistan-Turquie. Cette décision permettra de plus que tripler les exportations actuelles, passant de 220 000 barils par jour à 770 000. Cet itinéraire offre un passage alternatif à travers le Kurdistan jusqu’au port turc de Ceyhan, en Méditerranée.

Des données exclusives présentées à CNBC par QuantCube Technology révèlent que les exportations irakiennes globales se sont pratiquement taries depuis le début de la guerre. Et ce, en raison de sa dépendance géographique vis-à-vis du détroit d’Ormuz.

« L’Irak se trouve dans une situation beaucoup plus compliquée car nous savons que la majeure partie, voire la totalité, de son pétrole transite par le détroit d’Ormuz », a déclaré Alan Aleman, économiste principal chez QuantCube, à CNBC lors d’une interview…

Parallèlement, Abou Dhabi accélère la construction du nouvel oléoduc est-ouest vers Fujairah, cherchant ainsi à contourner le détroit d’Ormuz. Ce projet, qui devrait être opérationnel en 2027, doublera la capacité d’exportation de la compagnie pétrolière nationale ADNOC.

Le prince héritier d’Abu Dhabi, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, a appelé le 15 mai à l’accélération des travaux d’expansion du pipeline, dans un contexte de demande énergétique mondiale croissante. Les Émirats arabes unis peuvent toujours exporter du pétrole via d’autres terminaux. Cela atténue l’impact de la fermeture d’Ormuz, note encore CNBC.

« Il est clair que l’Irak, de par sa situation géographique, se trouve dans une situation beaucoup plus compliquée que celle des Émirats arabes unis ou de l’Arabie saoudite » a ajouté Aleman. « Les Émirats arabes unis possèdent toujours le terminal de Fujairah. Même s’il a été endommagé pendant la guerre, il dispose théoriquement encore des infrastructures et des navires nécessaires pour exporter une grande quantité de pétrole ».

Mais même les infrastructures alternatives existantes sont menacées. L’oléoduc reliant l’ouest à l’est de l’Arabie saoudite a été attaqué par l’Iran en avril, et Fujairah a également été la cible de frappes de drones iraniens.

L’oléoduc saoudien, qui relie les installations de traitement près du golfe Persique à un centre d’exportation en mer Rouge, et l’oléoduc des Émirats arabes unis jusqu’au port de Fujairah, ont une capacité disponible combinée estimée entre 3,5 et 5,5 millions de barils par jour, note l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Bien que l’Arabie saoudite ait déclaré en mars que son oléoduc pompait 7 millions de barils par jour.

Cependant, ces flux restent bien loin des quelque 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers qui transitaient quotidiennement par le détroit d’Ormuz avant la guerre. Le développement de voies d’exportation alternatives exige non seulement d’énormes investissements dans les infrastructures, mais aussi du temps. Des accords interétatiques sont souvent nécessaires, car les pipelines traversent différents territoires…

Par ailleurs, les navires immobilisés dans le Golfe risquent d’être attaqués par les forces iraniennes s’ils n’obtiennent pas l’autorisation de Téhéran pour emprunter une route désignée via le détroit d’Ormuz.

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Tunisie: à l’horizon 2031, le champ d’Ashtart devrait atteindre son meilleur rendement économique

10. Juni 2026 um 10:40

Le champ pétrolier d’Ashtart, situé dans le golfe de Gabès, devrait atteindre son niveau de rentabilité le plus élevé en 2031, selon une analyse publiée par un cabinet de recherche spécialisé dans les marchés de l’énergie à Washington, d’après l’agence TAP. Cette perspective marque une étape importante pour l’un des plus anciens et des plus importants gisements pétroliers du pays.

Source: SEREPT

Concrètement, cette échéance correspond au moment où la différence entre les revenus générés par la production de pétrole et les coûts d’exploitation serait la plus favorable. En d’autres termes, le champ devrait alors offrir son meilleur rendement économique avant d’entrer dans une phase où le maintien de la production pourrait devenir plus complexe et plus coûteux.

Mis en production en 1974 après sa découverte au début des années 1970, Ashtart demeure aujourd’hui un actif stratégique pour le secteur énergétique tunisien. Le gisement produit actuellement près de 5 000 barils par jour, soit environ 14% de la production nationale de pétrole. Cette contribution lui permet de conserver une place importante dans un contexte marqué par le déclin naturel de plusieurs champs historiques du pays.

L’importance d’Ashtart ne se limite pas à sa production actuelle. Le gisement a également joué un rôle majeur dans l’histoire pétrolière tunisienne. Au début des années 1980, associé au champ d’El Borma, il a contribué à la période la plus productive du secteur national, lorsque la production pétrolière du pays atteignait des niveaux record.

Le champ est exploité par la Société de recherche et d’exploitation des pétroles en Tunisie (Serept), détenue conjointement par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société Perenco. Cette dernière est devenue copropriétaire du gisement après le rachat, en 2018, de la participation détenue auparavant par le groupe OMV.

Au-delà des indicateurs économiques, le rapport souligne plusieurs défis techniques. Les caractéristiques du réservoir, la profondeur des puits et certaines contraintes liées à la pression constituent autant de facteurs qui influencent les performances de production. Le gisement repose sur un seul réservoir et utilise un système d’injection d’eau de mer afin de maintenir la pression nécessaire à l’extraction du pétrole.

Ces éléments illustrent les défis auxquels sont confrontés les champs pétroliers arrivés à maturité. Si Ashtart continue de jouer un rôle central dans la production nationale, les années à venir seront déterminantes pour prolonger son exploitation dans des conditions économiquement viables.

Dans un pays où les hydrocarbures demeurent une composante importante de l’approvisionnement énergétique, l’évolution de ce gisement historique sera suivie de près. Son parcours reflète plus largement les enjeux auxquels fait face l’industrie pétrolière tunisienne: maintenir la production des champs existants tout en recherchant de nouvelles sources de croissance.

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