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Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information

10. Januar 2026 um 09:38

La tribune publiée par Kapitalis sous la signature de Mohamed Sadok Lejri, intitulé «Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse», ne relève pas du journalisme d’analyse mais d’une construction idéologique reposant sur une déformation manifeste des faits.

Djamal Guettala 

Donald Trump a évoqué Imane Khelif dans un contexte précis : celui de la polémique américaine sur les athlètes transgenres dans le sport, déclaration reprise notamment par L’Équipe au moment de sa diffusion. Cette sortie, aussi contestable soit-elle, ne visait ni l’Algérie comme État ni son président Abdelmadjid Tebboune. Trump n’a cité ni Alger ni Tebboune. Il n’a pas davantage établi le moindre lien avec la politique algérienne. Le reste n’existe que dans l’imagination de ceux qui l’écrivent.

À partir de cette donnée simple, la tribune publiée par Kapitalis opère pourtant un glissement grave : une phrase sur une sportive devient une attaque géopolitique contre l’Algérie, et une polémique américaine est transformée en humiliation infligée à Tebboune et à Macron.

Ce procédé n’est pas de l’interprétation, c’est de la projection. Les mots employés — «vassalité», «servilité», «nif au vestiaire», «infériorité» — relèvent du registre du ressentiment, pas de l’information.

Le cœur du problème est là : Trump n’est pas décrit tel qu’il parle ou agit, mais tel que l’auteur a besoin qu’il soit pour alimenter un discours de dénigrement politique. On fait dire à Trump ce qu’il n’a pas dit, on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulées, puis on bâtit sur cette base fictive une charge contre l’Algérie et la France. C’est une falsification narrative.

Il ne s’agit pas ici de défendre Tebboune ni Macron. Ils sont critiquables sur bien des terrains. Mais les critiquer sur la base de propos que Trump n’a jamais tenus revient à fabriquer un procès à partir d’un dossier vide. Cela affaiblit la critique elle-même et décrédibilise celui qui la formule.

En définitive, la tribune publiée par Kapitalis parle moins de Trump que de la vision obsessionnelle de son auteur : une lecture des rapports de force internationaux réduite à une dramaturgie de la soumission et de l’humiliation. Trump devient un personnage de fiction utilisé pour régler des comptes idéologiques. Ce n’est plus de la géopolitique, c’est du théâtre politique.

Or le lecteur n’attend pas d’un média qu’il mette en scène des fantasmes, mais qu’il distingue clairement ce qui relève du fait, de l’analyse et de l’opinion. En brouillant ces trois registres, l’article ne produit pas de l’information : il produit de la confusion.

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Gestern — 09. Januar 2026Haupt-Feeds

Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse

09. Januar 2026 um 10:24

L’Algérie est souvent en bisbille avec la France et leurs disputes ne sont pas sans nous rappeler celles des vieux couples. La dernière sortie de Donald Trump devant les élus de son parti a été humiliante pour les deux pays, aussi bien pour la France que pour l’Algérie. En revanche, face à Trump, aucun des deux ne semble vouloir faire le fier. Les dirigeants algériens ont laissé leur «nif» au vestiaire et la France a vu diluer toute sa glorieuse histoire dans la marée du larbinisme.

Mohamed Sadok Lejri *

Abdelmajid Tebboune et Emmanuel Macron ont silencieusement reconnu leur infériorité et leur grande servilité devant le plus fort. Finalement, la lâcheté de certains dirigeants se révèle dès que le danger apparaît et à la première attitude provocatrice de Trump.

Vladimir Poutine et Xi Jinping ne sont pas des dirigeants en carton, c’est pourquoi Trump n’ose pas les humilier. Le Russe et le Chinois reçoivent de sa part tous le respect et les égards qui leur sont dus.

Le régime algérien, frère et grand ami du Venezuela bolivarien devant l’Eternel, symbole de l’anticolonialisme et engagé depuis toujours dans la lutte contre l’impérialisme, observe un silence assourdissant depuis l’arrestation de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro.

Les médias algériens à la botte du pouvoir en place traitent, depuis quelques jours, ce sujet d’actualité avec beaucoup de pusillanimité. Une chose est sûre, le pouvoir ne veut pas se mouiller et protège ses arrières.

Tebboune et la docilité de vassal

Mardi 6 janvier 2026, la boxeuse algérienne Imane Khelif, championne olympique à Paris et cible d’accusations sur son genre, a de nouveau fait l’objet de moqueries de la part de Trump. Ce dernier, très hostile à l’idée de voir des athlètes transgenres participer à des compétitions féminines, avait déjà déclaré que lors des Jeux Olympiques qui se dérouleront à Los Angeles, en 2028 «il ne restera pas les bras croisés à regarder des hommes battre des athlètes féminines».

Dans un numéro digne d’un one-man-show fait de railleries et de critiques acerbes visant la sportive algérienne sans la nommer, il a d’abord mimé une scène d’haltérophilie pour expliquer qu’un transgenre soulèvera toujours les kilos avec une aisance nettement supérieure à celle d’une femme avant de créer un vrai spectacle autour de la personne d’Imane Khelif et du combat qui l’avait opposée à l’italienne Angela Carini lors des derniers Jeux olympiques de Paris. Je vous reproduis la traduction publiée par le journal électronique algérien TSA : «𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑏𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑚𝑝𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑑’𝐼𝑡𝑎𝑙𝑖𝑒? 𝑃𝑢𝑖𝑠 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑒 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔é 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑥𝑒. 𝐶’é𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛 𝑏𝑜𝑛 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑖𝑙 𝑎 𝑑é𝑐𝑖𝑑é 𝑑𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝑎ff𝑎𝑖𝑟𝑒 […]. 𝐴𝑢 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑟𝑜𝑢𝑛𝑑, 𝑖𝑙 𝑙𝑢𝑖 𝑎 𝑎𝑠𝑠é𝑛é 𝑢𝑛𝑒 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒. 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑠’𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑓𝑢𝑔𝑖é𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑖𝑛 𝑑𝑢 𝑟𝑖𝑛𝑔, 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧? 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑡𝑜𝑚𝑏é𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑙𝑒𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠, 𝑑𝑢 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑜𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑜𝑐. 𝐼𝑙𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑠𝑠𝑎𝑦é 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑝𝑟é𝑓é𝑟é 𝑎𝑏𝑎𝑛𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟. 𝐸𝑡, à 𝑙𝑎𝑓𝑖𝑛, 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒-f𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑎 𝑔𝑎𝑔𝑛é 𝑙𝑎 𝑚é𝑑𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑑’𝑜𝑟 […]. 𝑇𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑖𝑑𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒.»

Je pense que l’enseignement qu’on peut tirer de tout cela, c’est que le régime algérien bombe le torse et devient hystérique quand il s’agit de la France ; il joue aux gros bras en se surexcitant régulièrement sur le Maroc ; il rugit dans ses frontières et déploie une poigne de fer contre ses propres citoyens, mais, face aux Américains… gargouillis intestinaux et prout ! Ce régime s’incline avec une docilité de vassal devant les grands de ce monde et puise sa survie dans l’obséquiosité qu’il leur témoigne.

L’Algérie, notamment la frange la plus éclairée de la population algérienne, mérite mieux que ça.

Macron déshonore la France

Deux jours après, le 8 janvier, Trump a raconté une conversation avec Macron durant laquelle il l’aurait forcé à accepter ses exigences sur le prix des médicaments, en le menaçant d’une taxe sur les produits français. Il a imité le chef d’Etat français : «Emmanuel, si lundi tu n’as pas accepté tout ce qu’on demande, j’imposerai une taxe de 25 % sur tous les produits qui viennent de France.» Puis, toujours en l’imitant, il a joué la phrase que Macron aurait répondue : «Non, non, non, tu ne peux pas faire ça». Avant de répliquer : «Si, je peux le faire, et je le ferai». Et le président américain de continuer son imitation. «Emmanuel m’a dit : “Marché conclu Donald, j’adorerais augmenter le prix de mes médicaments sur ordonnance de 200%. Cela serait un honneur Donald, tout ce que tu veux. Ne le dis pas à la population, Donald, je t’en supplie”».

L’oligarchie mondialiste et dépourvue de patriotisme qui gouverne en France, et dont Macron est un simple pion, a déshonoré la France de la manière la plus humiliante qui soit !

Il faut dire que les dirigeants européens tels que Merz, Starmer et Von der Leyen ne valent pas mieux et ne sont guère mieux lotis que les élites françaises. Ce n’est donc pas à Trump qu’il faut s’en prendre, mais aux dirigeants européens et aux imbéciles qui votent encore pour eux. Trump n’a fait que mettre ces larbins émasculés du mondialisme Made in USA devant leur lâcheté et leur avilissement.

La France ne rayonnera de nouveau qu’avec une bonne dose de testostérone et une fois qu’elle aura retrouvé la mémoire et le sens de l’honneur. Et elle ne pourra jamais recouvrer sa dignité et rétablir son honneur avec un Raphaël Glucksmann, un Gabriel Attal, un Edouard Philippe ou un Jordan Bardella à l’Elysée !

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Intempéries en France et perturbations sur des vols Tunisair

Von: Yusra NY
07. Januar 2026 um 19:56

La compagnie nationale Tunisair a publié un communiqué urgent, ce mercredi 7 janvier 2026, suite aux conditions météorologiques exceptionnelles actuellement observées en Europe, et plus particulièrement en France.

La même source annonce des perturbations significatives, attendues sur les aéroports parisiens, en précisant que les autorités aéroportuaires ont décidé une réduction de 25% à 40% du programme de vols sur les aéroports parisiens, principalement à Paris-Orly (ORY) et Paris-Charles de Gaulle (CDG) , ce qui pourrait impacter certains vols de Tunisair vers et depuis la région parisienne.

Tunisair invite les passagers à vérifier régulièrement l’état de leur vol et à suivre nos canaux d’information officiels pour toute mise à jour.

Pour toute information concernant votre vol, vous pouvez contacter notre Centre d’appel :

Depuis la Tunisie : 81 10 77 77
France : +33 1 85 15 07 81

Communiqué

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Tunisie | Face à la logique de la force, un front intérieur fort

07. Januar 2026 um 10:55

Ecoutez bien ! Laissons de côté les vaines fanfaronnades et les discours clivants. On peut s’accorder à dire que les États-Unis sont un État voyou, et en parler comme on veut, mais force est de constater que cela ne changera rien, du moins pas pour l’instant. La seule solution pour contrer la logique de la force réside dans une nation forte et unie.

Sami Jallouli *

Qu’on le veuille ou non, nous sommes confrontés à une force irrésistible une fois qu’elle a pris une décision. Qu’on l’appelle arrogance ou démonstration de force, elle n’en demeure pas moins une réalité tangible. Nous avons vu des banques et des multinationales capituler et débourser des centaines de millions de dollars pour se sauver.

Par exemple, la société française Alstom, dont le directeur avait d’abord raillé une amende américaine d’environ 770 millions de dollars, a finalement cédé et payé. Qui plus est, les Américains ont pris le contrôle de l’entreprise.

Pire encore, une équipe du FBI a pénétré dans le siège de l’entreprise, en plein cœur de Paris, et a confisqué tous les documents qu’elle souhaitait sans que personne n’ose l’arrêter, alors même qu’elle se trouvait sur le territoire d’un pays aussi puissant que la France.

Une autorité transnationale

Cette influence s’étend jusqu’à vous, même si vous n’avez jamais mis les pieds en Amérique. Le simple fait d’utiliser le dollar pour une transaction financière, ou Gmail pour vos communications, suffit à vous placer sous leur juridiction, qui exerce une autorité internationale et transnationale.

Vous pourriez dire que c’est illégal, et je serais d’accord, mais une fois entré sur leur territoire, vous ne pouvez rien y faire…

Le problème, c’est que certaines personnes continuent d’aborder les questions cruciales et stratégiques sous un angle émotionnel, oubliant que diriger des pays est totalement différent de diriger des organisations de défense des droits de l’homme.

Oui, nous rejetons toute ingérence étrangère, mais la souveraineté se consolide en renforçant le front intérieur, et non par des slogans. Ce renforcement ne peut être réalisé que par un véritable dialogue national, une ouverture à tous ceux qui croient en un État civil et démocratique, et en offrant aux jeunes la possibilité d’innover et de travailler sans contraintes juridiques obsolètes.

Il y a quelques mois, dans un article paru dans la revue L’Économiste Maghrébin, j’appelais à la nécessité de s’asseoir à la table du dialogue et à l’avènement d’un examen approfondi des politiques publiques… Je crois que cette opportunité demeure, malgré son retard…

L’édification d’un système économique et politique cohérent, la maîtrise des sciences et la formation d’un front national pour défendre nos intérêts supérieurs constituent le seul rempart imprenable. Autrement, notre rhétorique actuelle ne fera qu’engendrer un populisme fallacieux et opportuniste aux conséquences désastreuses pour tous.

Article traduit de l’arabe.

* Juriste et politologue.

Page Facebook de l’auteur.

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Anne Guéguen: « Il existe une véritable opportunité pour la Tunisie de se positionner comme un pivot entre l’Europe et l’Afrique »

06. Januar 2026 um 17:13

Elle nous a reçus à la résidence « la Maison de la mer » à La Marsa en tout début de matinée, avant d’entamer son marathon quotidien. Pour Anne Guéguen, ambassadrice de France en Tunisie, les journées commencent tôt et finissent assez tard tant elle est pleinement investie dans ce qu’il faut bien considérer comme la diplomatie économique. La diplomate assume sans la moindre hésitation le statut de partenaire historique de tout premier plan. La France est le premier investisseur et compte le plus grand nombre d’entreprises en Tunisie. À l’entendre, il ne peut en être autre- ment. Pour preuve, son engagement – de cœur et de raison – pour un partenariat mutuellement bénéfique entre la Tunisie et la France.

Elle nous livre, à cet effet, avec un naturel, une sincérité, une simplicité et une humilité dont elle ne s’est jamais départie, sa vision du partenariat économique bilatéral. Où l’on mesure toute l’étendue de son investissement personnel. Certains temps forts, rien que du dernier trimestre de l’année qui s’achève, illustrent le dynamisme des relations économiques bilatérales. Ainsi en est-il des rencontres d’affaires Tunisie 2025 à Paris, du Forum méditerranéen de l’IA, des 10 ans d’Expertise France et de l’engagement continu du groupe AFD.

L’année 2025, dira sans ambages la diplomate, aura été une année record pour multiplier les échanges et les investissements dans les deux sens. Elle est tout à fait à l’aise et en confiance au rayon des défis persistants de la relation économique bilatérale Tunisie-France, notamment s’agissant des visas et de la mobilité des
travailleurs et hommes d’affaires.

L’année 2026 s’annonce sous de meilleurs auspices avec déjà la mise en place de nouveaux outils pour accompagner et mieux orienter les acteurs de la relation économique bilatérale, en clair pour établir un « pont entre les écosystèmes des deux pays et renforcer le maillage des chaînes de valeur entre les deux économies.

À la tête de l’équipe économique France au complet en Tunisie, forte du Club IA de Business France déjà à l’œuvre et du nouveau lancement du Portail-Éco (tn.portaileco.fr), elle met en perspective et dessine en traits pleins les priorités pour le partenariat économique tuniso-français pour 2026. Interview:

Nous sommes en fin d’année 2025. La France est le premier partenaire et investisseur de la Tunisie. Comment assumez-vous ce statut et quels sont, pour vous, les faits les plus marquants de cette année ?

L’année 2025 a illustré la vitalité et l’équilibre de nos relations économiques, qui reposent sur une conviction : notre proximité est un atout stratégique pour les entreprises des deux rives de la Méditerranée. Je vais le démontrer par les chiffres. Les flux d’investissements directs français en Tunisie, sur les neuf premiers mois, s’élèvent à 640 millions de dinars tunisiens, soit autant que sur l’ensemble de 2024, avec une croissance de 28%. Ces flux, qui représentent de l’ordre d’un quart de l’IDE en Tunisie, se traduisent par près de 300 projets qui ont déjà généré 2 900 emplois depuis
janvier. Ces flux représentent presque autant que nos investissements au Maroc dont l’économie est trois fois plus importante, le double des investissements allemands, et environ 400 fois plus que ceux d’un grand partenaire asiatique. Cela mesure la confiance des investisseurs français.

La comparaison est donc éloquente. Pour ce qui concerne le commerce, nos échanges bilatéraux de biens et services atteignent 11 milliards et demi d’euros (en 2024), soit près de 40 milliards de dinars, et dégagent – un point essentiel, un excédent commercial de la Tunisie de plus de 3 milliards d’euros. Ce montant est supérieur au total des revenus en devises du tourisme, ou encore à ceux des transferts de fonds de la diaspora. Notre relation commerciale bilatérale contribue donc significativement à l’équilibre des comptes extérieurs de la Tunisie par l’apport de devises qu’elle génère, et plus largement, représente un moteur de croissance et de création d’emplois. À titre de comparaison, avec la Chine, la balance est inversée et l’excédent est du côté chinois. Cette dynamique est profondément réciproque.
Voilà six ans que la Tunisie est le premier investisseur africain en France en nombre de projets et d’emplois créés, avec environ 500 millions d’euros d’investissements en stock et quelque 450 entreprises ou établissements à participation tunisienne. En 2025, nous avons d’ailleurs accueilli une douzaine de nouveaux projets tunisiens dans le numérique, l’agroalimentaire et l’industrie. Cette relation a une dimension humaine tout aussi essentielle. La France accueille environ un million de Tunisiens et Franco-Tunisiens. En sens inverse, la Tunisie reçoit près d’un million de visiteurs français chaque année. Concernant la présence française résidente, les données consulaires recensent entre 20 000 et 25 000 personnes inscrites, et nous estimons la communauté française à 30000 personnes au moins.

Tout cela témoigne d’une attractivité mutuelle. C’est à la fois culturel, par notre proximité géographique et humaine de Méditerranéens, et rationnel, en termes de compétitivité et de sécurisation des chaînes d’approvisionnement. Il existe ainsi une véritable opportunité pour la Tunisie, centrale en Méditerranée, de se positionner comme un pivot entre l’Europe et l’Afrique.

Le phénomène est effectivement réciproque, car il existe en Tunisie un écosystème d’innovation et de startups particulièrement dynamique. N’y aurait-il pas matière à développer davantage ce sujet ?

Absolument. L’exemple le plus emblématique demeure InstaDeep, fondée par Karim Beguir. Mais de nombreuses
initiatives se déploient dans le numérique, les services ou les biotechnologies. Parfois, ce sont des startups créées en France qui viennent s’implanter en Tunisie, souvent portées par des Franco-Tunisiens, qui perçoivent l’intérêt mutuel d’une présence des deux côtés. La place de Tunis constitue un pôle d’innovation crédible, comme l’a montré le Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle tenu en novembre, avec la participation des ministres tunisiens des Technologies de la communication et de la Santé. Il y a une logique évidente à ce que les Européens et les Méditerranéens du Sud unissent leurs forces pour bâtir un écosystème d’IA et de numérique moins tributaire des géants américains ou chinois. Cette ambition repose sur la capacité d’innovation qu’incarne un pays comme la Tunisie. Je placerai l’IA, avec la santé et les énergies renouvelables, au rang de domaines phares pour notre relation économique
future.

Quels sont, pour vous, les événements les plus marquants de 2025 ?

Je vais reprendre brièvement l’année. Nous avons commencé en janvier par l’inauguration de la ligne D du RFR, un projet structurant pour le Grand Tunis, rendu possible grâce à des partenariats et financements avec des bailleurs européens, dont l’Agence française de développement (AFD) en est le chef de file pour ce projet. Cet exemple illustre parfaitement la manière dont l’AFD se positionne, avec une priorité clairement sociale, pleinement intégrée aux enjeux de développement de la Tunisie. En avril, le Forum de la transition écologique et énergétique a marqué une dynamique très structurante. Des entreprises françaises comme Qair et Voltalia ont remporté des appels d’offres pour construire de grandes centrales photovoltaïques, contribuant à progresser vers les objectifs de la stratégie tunisienne de transition
énergétique vers les énergies renouvelables, transition qui est maintenant une réalité tangible puisque la part du solaire dans le mix énergétique tunisien a doublé depuis mon arrivée. Autre événement majeur : la Conférence des Nations unies pour les océans à Nice en juin et, en marge, le Sommet Méditerranée connectée, un sujet clé pour la Tunisie. Il apparaît clairement que la Tunisie, dans le vaste projet IMEC, se trouve sur la bonne voie. Un autre moment fort de notre relation économique étaient les Rencontres d’affaires Tunisie-France à Paris le 28 octobre, organisées par notre opérateur Business France, une réussite avec environ 250 entreprises, qui a mis en valeur le caractère mutuellement bénéfique de nos échanges et cette dynamique vers un approfondissement des partenariats industriels. Concernant l’intelligence artificielle, le Forum méditerranéen de l’IA des 20 et 21 novembre a été un événement très complet et à grand succès, et sa dynamique devrait se prolonger à Marseille l’année prochaine. Enfin, il y a eu les 10 ans d’Expertise France, notre agence de coopération technique, qui a en Tunisie son bureau le plus important avec environ 130 collègues qui mettent en œuvre une vingtaine de projets de coopération. Là aussi, cela s’inscrit pleinement dans les priorités sociales et de développement durable de la Tunisie.

La suite de l’interview est disponible dans le mag de l’Economiste Maghrébin n 935 du 31 décembre 2025 au 14 janvier 2026

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France : Un vol Transavia à destination de Sfax dérouté en urgence

05. Januar 2026 um 19:20

Un vol de la compagnie française Transavia reliant Paris-Orly à Sfax-Thyna a été dérouté en urgence vers l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, lundi 5 janvier 2026 dans l’après-midi. L’information, rapportée par actu Lyon, confirme une première publication du quotidien Le Progrès.

L’appareil, un Boeing 737, se trouvait au-dessus de la région de Saint-Étienne lorsqu’il a émis un signal d’alerte en plein vol. Le pilote a alors déclenché le code d’urgence 7700, utilisé pour signaler une situation critique, avant de se poser en urgence sur le tarmac lyonnais.

Contactée, Transavia, filiale du groupe Air France, a indiqué que la décision de dérouter l’avion avait été prise « conformément aux procédures du constructeur, aux consignes de la compagnie et en application du principe de précaution ».

Fumée suspecte

Selon les premières informations, une fumée suspecte aurait été détectée à bord de l’appareil. Un élément confirmé par les sapeurs-pompiers, immédiatement mobilisés sur la piste de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Leur intervention a permis de maîtriser rapidement la situation. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les passagers ou l’équipage.

Le vol devait initialement atterrir à Sfax à 17h25. Il a finalement été annulé et reporté au lendemain. Les passagers ont été pris en charge et contraints de passer la nuit à Lyon avant d’embarquer sur un nouveau vol prévu mardi à destination de la Tunisie.

Lire aussi : Perturbations aériennes à Paris en raison des orages : Tunisair annule un vol

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Oranges maltaises : La Tunisie repart à la conquête du marché français

31. Dezember 2025 um 11:39

La Tunisie a donné le coup d’envoi de la saison d’exportation des oranges maltaises vers la France avec l’expédition d’un premier lot de 200 tonnes à destination du port de Marseille. Un démarrage anticipé qui vise à renforcer la présence tunisienne sur un marché concurrentiel et à relancer une filière stratégique pour l’agriculture nationale.

La campagne d’exportation des oranges maltaises tunisiennes vers la France a officiellement débuté avec une première cargaison de 200 tonnes. Selon Imed Bey, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (URAP) de Nabeul, le rythme des expéditions augmentera progressivement en fonction de la demande du marché français.

Un lancement anticipé pour gagner des parts de marché

Cette saison démarre avec une semaine d’avance par rapport aux années précédentes, une stratégie destinée à prolonger la période d’exportation et à positionner plus tôt le produit tunisien sur les étals européens. Une seule semaine de campagne permettrait d’exporter entre 2000 et 3000 tonnes d’oranges maltaises.

Cette relance s’inscrit dans le cadre des mesures d’encouragement mises en place par le Centre de promotion des exportations. L’objectif affiché pour la saison en cours est d’atteindre 15.000 tonnes exportées, contre environ 5000 tonnes lors de la campagne précédente.

Au-delà des oranges maltaises, les exportations tunisiennes d’agrumes, toutes variétés confondues, ont déjà atteint près de 13.000 tonnes. La Libye demeure un débouché majeur, avec environ 8000 tonnes exportées, un marché que les professionnels appellent à consolider tout en explorant de nouvelles destinations.

Production sous pression hydrique

La production nationale d’oranges maltaises est estimée entre 90.000 et 130.000 tonnes. Malgré les contraintes liées au manque d’eau d’irrigation, la qualité du fruit reste jugée satisfaisante. La répartition des calibres reflète toutefois l’impact du stress hydrique, avec environ 20% de gros fruits, 40% de calibres moyens et 40% de petits calibres.

Selon les professionnels, le goût sucré et la qualité gustative des oranges tunisiennes demeurent un atout majeur pour séduire les marchés extérieurs. La récolte a débuté depuis quelques jours et le rythme de cueillette devrait s’intensifier dans les semaines à venir.

Une concurrence régionale

Les exportateurs tunisiens font face à une concurrence de plus en plus vive, notamment sur le marché français. Le coût élevé du transport maritime et la pression exercée par les oranges égyptiennes, produites à hauteur de près de 380.000 tonnes, constituent des freins majeurs. Les opérateurs égyptiens bénéficient d’avantages logistiques et d’incitations qui renforcent leur compétitivité à l’export.

Dans ce contexte, les acteurs du secteur plaident pour des solutions de soutien ciblées, notamment une réduction des coûts logistiques et des mécanismes de promotion plus efficaces à l’international.

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Facture électronique en Tunisie: qui est concerné, quelles sanctions et comment s’y préparer? Les explications de Kais Fekih

30. Dezember 2025 um 15:15

À partir du 1er janvier 2026, la facture électronique ne sera plus une option en Tunisie. Elle devient une obligation légale pour une large catégorie d’entreprises et de professionnels, notamment dans le secteur des services. Une réforme fiscale majeure, engagée depuis près d’une décennie, mais qui s’accélère brutalement à quelques heures de son entrée en vigueur. Pour comprendre les enjeux, les obligations concrètes et les difficultés de mise en œuvre, l’éclairage de Kais Fekih, expert-comptable, permet de remettre le cadre juridique et technique à plat.

La facturation électronique n’est pas une nouveauté en Tunisie. Elle a été instaurée par la loi dès 2016, dans une logique d’alignement sur les standards internationaux, notamment européens. «À l’époque, le dispositif reste timide», souligne Fekih, et d’ajouter: «Peu de visibilité, peu d’explications, et surtout aucune sanction réelle». Résultat: même les grandes entreprises, pourtant ciblées en priorité, n’adhèrent pas massivement.

Le véritable tournant intervient lorsque l’État impose la facture électronique aux prestataires privés travaillant avec les entreprises publiques. L’objectif est clair: assurer un meilleur suivi fiscal des transactions avec l’administration. C’est à ce moment-là que le système commence à prendre forme, avec la TTN (Tunisie TradeNet) désignée comme plateforme centrale de traitement et de transmission des factures électroniques.

Les sanctions changent la donne

Pendant longtemps, l’absence de sanctions a freiné l’adoption. La situation évolue lorsque des amendes financières sont introduites pour les grandes entreprises. En cas de non-émission de facture électronique, la sanction peut atteindre 500 dinars par facture. Mais ce que peu d’acteurs avaient anticipé, c’est l’extension du dispositif bien au-delà des grandes structures.

À compter du 1er janvier 2026, l’ensemble du secteur des services est soumis à l’obligation de facturation électronique. Le délai est extrêmement court, à peine quelques semaines, pour un secteur qui représente plus de 350 000 prestataires.

Sont concernés aussi bien les sociétés que les entreprises individuelles relevant du régime réel. La liste est large: comptables, avocats, médecins, ingénieurs, architectes, artisans, hôtels, agences de voyages, banques, assurances, transporteurs, informaticiens, consultants, designers. En clair, quasiment toute activité de services.

Une procédure lourde et très technique

Contrairement à une idée répandue, la facture électronique ne se résume pas à l’envoi d’un PDF par email. Il s’agit d’un système structuré, reposant sur plusieurs étapes obligatoires. La première consiste à obtenir une signature électronique auprès de la NCE (Agence nationale de certification électronique). Sans cette signature, aucune adhésion n’est possible. Une fois la signature obtenue, l’entreprise doit constituer un dossier complet auprès de la TTN, incluant formulaires, contrats et documents juridiques.

Des tests techniques sont ensuite imposés avant le passage en production réelle. Après l’adhésion à la TTN, une démarche supplémentaire est requise auprès de l’administration fiscale, via le dépôt d’une lettre d’information confirmant l’adhésion au système. Là encore, les délais sont incertains.

Selon l’expert, ni la NCE ni la TTN ne disposent aujourd’hui des ressources humaines et techniques suffisantes pour absorber un tel volume de demandes dans des délais aussi courts. Une estimation réaliste situe la durée complète du processus autour de six mois, bien au-delà du calendrier officiel.

Un système incomplet sans les clients

La facture électronique repose sur une chaîne complète. Une entreprise de services émet une facture, la transmet à la TTN, qui la transmet ensuite au client final. Mais si ce client n’est pas lui-même adhérent au système, le processus s’arrête.

Imposer l’obligation uniquement aux prestataires, sans intégrer progressivement leurs clients, crée un système partiellement fonctionnel, sans réelle finalité économique, hormis l’information rapide de l’administration fiscale.

Un modèle européen… encore en chantier

L’expérience européenne invite à la prudence. «En France, la facturation électronique est en préparation depuis quatre ans, avec des reports successifs», indique Kais Fekih. La mise en œuvre est désormais annoncée pour septembre 2026, sans garantie absolue.

Si une économie comme la France peine à finaliser le dispositif malgré des moyens importants, la question de la capacité de la Tunisie à réussir ce basculement en quelques semaines reste ouverte.

Cependant, malgré les critiques, la facture électronique présente des avantages concrets. En cas de contrôle fiscal, elle permet de sécuriser le chiffre d’affaires déclaré et de limiter les suspicions systématiques de dissimulation. Elle réduit également l’arbitraire des contrôles et apporte plus de traçabilité pour l’administration comme pour les entreprises.

Ce qu’il faut faire, dès maintenant

La recommandation centrale est claire: déposer au minimum une demande d’adhésion, même si le système n’est pas encore pleinement opérationnel. En parallèle, le développement de fournisseurs privés de solutions de facturation électronique devient essentiel.

 

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Snapshot : Qui a fermé Bab Bhar ?

30. Dezember 2025 um 08:37

Look étrange pour la porte de Tunis qui donne accès à la médina. Rarement fermée, Bab Bhar est ici portes closes au petit matin.

Sans domicile fixe, quelques pauvres hères semblent avoir trouvé un abri précaire sous son porche qu’ils doivent quitter au lever du jour.

Massive, séparant hermétiquement la médina historique du centre-ville européen, la porte dite à la fois de France et de la Mer semble ici condamner un horizon déjà bouché.

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Pétition en France pour alerter contre la situation « catastrophique » du zoo de Gafsa

28. Dezember 2025 um 11:10

La situation du jardin zoologique de Gafsa suscite une vive inquiétude, après la publication d’un rapport sur un site amateur français évoquant un état jugé « catastrophique » des animaux hébergés sur le site. Le document, rédigé par un militant écologiste, dresse un tableau alarmant des conditions de vie au sein de cette structure publique tunisienne.

Selon le rapport, plusieurs animaux apparaissent amaigris, souffrant de la faim, de la soif et d’un manque total de soins vétérinaires. L’auteur dénonce une absence manifeste de suivi et de prise en charge, affirmant que certains animaux seraient livrés à eux-mêmes, dans un environnement dégradé et inadapté à leurs besoins biologiques. Les primates, en particulier, seraient touchés par des troubles assimilés à des formes de détresse psychologique, liés à l’isolement et au confinement prolongé.

Le rapport n’hésite pas à employer un ton sévère pour qualifier la situation, évoquant des créatures privées de leur environnement naturel et de leur liberté. Il parle d’une réalité « choquante » et « intolérable », mettant en cause la responsabilité humaine dans la souffrance infligée à ces animaux.

Face à ce constat, un appel urgent a été lancé pour sauver les animaux du zoo de Gafsa. Le rapport appelle à une mobilisation collective à travers la diffusion d’une pétition et le contact avec de grandes organisations internationales de protection animale, afin d’exercer une pression suffisante pour provoquer une intervention rapide.

Nécessité d’agir avant qu’il ne soit trop tard

« Nous ne pouvons pas attendre que les responsables de ce lieu changent d’eux-mêmes le destin de ces animaux », souligne le texte, insistant sur la nécessité d’agir avant qu’il ne soit trop tard, notamment pour les espèces les plus vulnérables. Les animaux sont décrits comme des « victimes silencieuses », incapables de faire entendre leur souffrance.

Cette mobilisation semble déjà trouver un écho. Près de 14000 signatures ont été recueillies en ligne en faveur d’une pétition pour une intervention urgente pour sauver le jardin zoologique et améliorer les conditions de vie des animaux qui y sont détenus.

Parallèlement, plusieurs vidéos circulant récemment sur les réseaux sociaux montrent des animaux dans un état préoccupant à l’intérieur du zoo, alimentant l’indignation et relançant le débat sur la gestion des parcs zoologiques en Tunisie, leur conformité aux normes internationales et la responsabilité des autorités locales.

Cette affaire remet sur le devant de la scène la question de la protection animale et de la nécessité d’un contrôle rigoureux des structures censées garantir le bien-être des espèces sauvages, dans un pays où ce sujet reste encore largement marginal dans le débat public.

Lire aussi : Tunis : Le parc zoologique du Belvédère se refait une beauté

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Colonisation française : Alger criminalise, Paris dénonce un acte hostile

24. Dezember 2025 um 20:26
  • L’Algérie réclame des « excuses » et des « réparations » à la France pour son passé colonial

L’Algérie a franchi un cap symbolique et politique en adoptant une loi qualifiant la colonisation française de crime imprescriptible. Paris a immédiatement réagi, dénonçant une initiative jugée hostile et incompatible avec un apaisement mémoriel entre les deux pays.

Le Parlement algérien a adopté à l’unanimité une loi érigeant la colonisation française en crime, engageant explicitement la responsabilité juridique de l’État français pour les faits commis entre 1830 et 1962. Le texte, voté dans un climat solennel, appelle à des excuses officielles et à des réparations qualifiées d’« intégrales » au bénéfice de l’État et du peuple algériens.

Debout dans l’hémicycle, les députés ont salué l’adoption d’un texte longtemps repoussé, qui marque un tournant dans la gestion institutionnelle de la mémoire coloniale. La loi affirme que les conséquences humaines, économiques et sociales de la colonisation relèvent d’une responsabilité historique directe de la France.

Une liste de crimes déclarés imprescriptibles

Le texte législatif énumère une série de faits qualifiés de crimes majeurs, parmi lesquels figurent les essais nucléaires, les exécutions extrajudiciaires, la torture systématique, ainsi que le pillage des ressources naturelles. Ces actes sont considérés comme non soumis à la prescription, ouvrant symboliquement la voie à des revendications juridiques et financières.

La loi affirme également le principe d’un droit à réparation pour l’ensemble des préjudices matériels et moraux subis durant la période coloniale, inscrivant cette revendication dans un cadre juridique national.

Un passé toujours au cœur des tensions bilatérales

La colonisation de l’Algérie, entamée au XIXe siècle, reste un traumatisme central dans les relations franco-algériennes. Les historiens évoquent une conquête marquée par des massacres, des déplacements forcés et la destruction de structures sociales entières, suivie d’une guerre d’indépendance particulièrement meurtrière.

Les estimations du nombre de victimes divergent fortement selon les sources, mais la mémoire de cette période demeure un point de crispation durable entre Alger et Paris.

Réaction immédiate et ferme de la France

La France a réagi rapidement à l’adoption de cette loi. Le ministère des Affaires étrangères a qualifié le texte d’initiative « manifestement hostile », estimant qu’il va à l’encontre d’un dialogue apaisé et d’un travail mémoriel constructif entre les deux pays.

Paris affirme toutefois maintenir sa volonté de poursuivre un dialogue exigeant avec Alger, notamment sur les dossiers jugés prioritaires, tels que la sécurité régionale et les questions migratoires.

Depuis la remise du rapport de l’historien Benjamin Stora, la France a multiplié les gestes symboliques, tout en excluant formellement toute demande d’excuses officielles, une ligne rouge que cette nouvelle loi algérienne remet frontalement en cause.

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Tunisie – France : Deux nouvelles agences consulaires à Ajaccio et Bordeaux

16. Dezember 2025 um 09:51

Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a annoncé l’ouverture prochaine de deux nouvelles agences consulaires tunisiennes en France, à Ajaccio et à Bordeaux.

L’annonce a été faite mardi à travers les indices officiels du département. Cette initiative vise à renforcer la proximité avec la diaspora tunisienne et à améliorer l’accès aux services consulaires.

Renforcement du réseau consulaire en France

Selon les informations communiquées par le ministère, ces nouvelles agences s’inscrivent dans une stratégie globale destinée à rapprocher l’administration consulaire des Tunisiens établis à l’étranger. L’objectif affiché est d’améliorer la qualité des prestations offertes et de réduire les contraintes liées à l’éloignement géographique.

L’ouverture d’agences consulaires à Ajaccio et à Bordeaux vient répondre à une demande croissante des ressortissants tunisiens résidant dans ces régions.

Treize représentations tunisiennes sur le territoire français

Avec ces deux nouvelles structures, le réseau consulaire tunisien en France comptera désormais treize représentations. Il se compose de cinq consulats généraux établis à Paris, Strasbourg, Lyon, Marseille et Nice, ainsi que de quatre consulats à Pantin, Toulouse, Grenoble et Montpellier.

Le dispositif est complété par quatre agences consulaires, situées à Toulon, Lille, Ajaccio et Bordeaux, renforçant ainsi la couverture territoriale des services consulaires tunisiens.

Le ministère précise par ailleurs que l’agence consulaire de Lille, récemment inaugurée, a entamé ses activités depuis le début du mois de décembre.

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Tunisiens en France : Les titres de séjour longue durée renouvelés automatiquement

12. Dezember 2025 um 13:35

Chapeau aux députés des Tunisiens de l’étranger dont le travail de fond et la diplomatie parlementaire viennent de donner des résultats remarquables. En effet, l’Assemblée nationale française vient d’adopter un texte selon lequel le renouvellement des titres de séjour longue durée devient automatique.

Les députés Riadh Jaidane et Amor Barhoumi, représentants des Tunisiens à l’étranger, ont réalisé un travail appréciable de sensibilisation des parlementaires français.

Après plusieurs échanges avec leurs collègues français ( à l’Assemblée nationale et au Sénat au sein du groupe d’amitié parlementaire France Tunisie ) concernant les difficultés rencontrées par nos compatriotes pour renouveler leurs titres de séjour notamment de longue durée, une proposition de loi par des députés français vient d’être adoptée visant à garantir un renouvellement automatique des titres de séjour de longue durée (10 ans).

Une bonne nouvelle pour les Tunisiens en France et des démarches couronnées de succès pour les députés tunisiens.

Lire aussi : Tunisie : Les nouveautés du système FCR en 2025

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Paris : une fuite d’eau au Musée du Louvre endommage des centaines de documents d’égyptologie

08. Dezember 2025 um 13:14
Paris : une fuite d’eau au Musée du Louvre endommage des centaines de documents d’égyptologie

Un important dégât des eaux survenu le 26 novembre au Musée du Louvre a provoqué l’endommagement de plusieurs centaines de documents conservés dans la bibliothèque du département des Antiquités égyptiennes. Selon Francis Stenbuck, directeur adjoint du musée, entre 300 et 400 ouvrages ont été touchés, confirmant ainsi les informations publiées par La Tribune de l’Art. […]

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Visas France-Tunisie : Une détente spectaculaire, les refus plongent à 18%

27. November 2025 um 11:01

La France confirme un tournant majeur dans sa politique de visas envers les Tunisiens : le taux de refus tombe à 18%, alors même que les demandes augmentent. Le consul général Dominique Mas évoque un climat de confiance retrouvée, soutenu par la hausse des visas longue durée et par l’essor de la mobilité étudiante.

Une détente palpable après des années de crispation administrative

Entre janvier et fin octobre 2025, 118.000 demandes de visa ont été déposées par des Tunisiens, soit une hausse de 6% par rapport à l’année précédente. Malgré cet afflux, la France a rejeté seulement 18,3% des dossiers, un taux nettement inférieur à celui enregistré ces dernières années.

Cette baisse s’observe également sur les visas de court séjour, dont le taux de refus descend à 13%, même en période de forte demande. Pour le consul général Dominique Mas, cette tendance s’explique par l’amélioration notable de la qualité des dossiers ainsi que par une meilleure préparation des demandeurs, accompagnés notamment par Campus France, a-t-il expliqué dans une interview accordée ce jeudi à Express FM.

Mobilité étudiante : un flux en hausse et des procédures allégées

Avec près de 16.000 étudiants tunisiens inscrits dans l’enseignement supérieur français – dont 4500 dans des programmes longs, en progression de 9% en un an – la mobilité académique reste un pilier central de la relation bilatérale.

Durant les dix premiers mois de 2025, plus de 5000 visas étudiants ont été délivrés, confirmant l’importance de cette filière d’excellence pour les jeunes Tunisiens séduits par les formations françaises.

Le renforcement des visas longue durée illustre également ce mouvement : la moitié des visas délivrés sont désormais valables plus d’un an, signe d’une confiance renouvelée et d’une volonté d’encourager les parcours professionnels et académiques à cheval entre les deux pays.

Une normalisation qui se construit malgré les difficultés techniques

Le Consul général a ajouté que 6700 rendez-vous étaient exclusivement réservés aux étudiants, les services consulaires adoptant cette démarche pour éviter que des candidats légitimes ne soient pénalisés.

Au final, la tendance générale reste marquée par une réouverture progressive et une volonté politique d’apaiser un dossier longtemps source de malaise diplomatique. La régularité des échanges, la montée des partenariats universitaires et l’augmentation des visas longue durée témoignent de cette dynamique.

Ainsi, après les tensions de 2021-2022, la relation franco-tunisienne retrouve un terrain plus stable, avec un accent particulier mis sur la jeunesse, la formation et les mobilités professionnelles.

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Coopération : Djerba et Nice se mettent au diapason du tourisme durable

23. November 2025 um 10:36

Lors de la Rencontre Tuniçoise qui a eu lieu vendredi 21 novembre à Nice, dans le sud de la France, un protocole d’accord sur les bonnes pratiques dans le domaine du tourisme durable a été signé par Hichem Mahouachi, délégué régional du Tourisme à Djerba, et Jean-Sébastien Martinez, directeur général de l’Office du tourisme Nice Côte d’Azur ( de gauche à droite sur notre photo ).

Ce mémorandum d’accord constitue une déclaration d’intentions et un premier pas dans de nouvelles synergies touristiques entre les deux régions. De plus, cet accord est appelé à instaurer dans le futur, un nouveau mécanisme de coopération décentralisée entre Nice et Djerba.

La signature de cet accord de principe a compté parmi les nombreux temps forts d’une journée  » tuniçoise « , un néologisme construit à partir de Tunisie et Nice.

Sur notre photo, de gauche à droite : Imen Jaidane (conseillère municipale et métropolitaine – Nice), Marc Concas (conseiller municipal et métropolitain – Nice), Riadh Jaidane (député des Tunisiens à l’étranger – ARP), Badis Belhadj Ali (député de Djerba et président de la Commission parlementaire du Tourisme – ARP), Abdallah Khemis (conseiller municipal et métropolitain – Nice) et Amor Barhoumi (député des Tunisiens à l’étranger – ARP).

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Tunisie – France : Une journée entre Azur, Jasmin, Nice et Djerba

20. November 2025 um 12:33

La ville de Nice accueille une « Journée Franco-Tunisienne : Économie bleue, culture et innovation » qui se tiendra au Centre Universitaire Méditerranéen de Nice le vendredi 21 novembre 2025.

Cette journée vise à promouvoir les échanges entre la France et la Tunisie autour de trois axes majeurs : l’économie bleue, la richesse culturelle de nos deux pays et l’innovation comme vecteur de développement durable.

L’événement réunira des acteurs économiques, des représentants institutionnels, des experts du monde maritime et touristique ainsi que des artistes et entrepreneurs des deux rives de la Méditerranée.

Cette manifestation sera également l’occasion de célébrer le vivre ensemble et de mettre en lumière un patrimoine exceptionnel commun : Nice et Djerba partagent toutes deux l’honneur d’être inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nice, avec son urbanisme de villégiature hivernal de la Riviera, et Djerba, avec son patrimoine culturel millénaire et sa tradition de coexistence harmonieuse, incarnent des valeurs universelles de diversité culturelle et de dialogue entre les peuples.

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La justice française bloque de nouveau l’extradition de Belhassen Trabelsi

13. November 2025 um 09:13

La cour d’appel de Paris a rejeté, mercredi, la demande d’extradition de Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ancien président Zine el Abidine Ben Ali, vers la Tunisie. Cette décision confirme celle rendue en 2021 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, marquant un nouvel échec pour les autorités tunisiennes dans leurs tentatives de rapatriement de l’exilé le plus célèbre du clan Ben Ali.

Paris invoque des garanties judiciaires insuffisantes

Selon l’avocat de la défense, Me Marcel Ceccaldi, la justice française « ne fait qu’appliquer le droit » et entérine les « dysfonctionnements systémiques » de la justice tunisienne. Il estime que « la Tunisie n’est pas un État de droit », une critique récurrente brandie par la défense pour contester les conditions d’un procès équitable dans le pays d’origine du prévenu, ont rapporté les médias français.

Âgé de 63 ans, Belhassen Trabelsi est poursuivi en Tunisie dans cinq affaires économiques et financières, pour lesquelles il a déjà été condamné par défaut à plusieurs années de prison. Il est notamment accusé d’enrichissement illicite, de détournement de fonds publics et de blanchiment d’argent.

Un parcours d’exil et de procédures

Après la révolution de 2011, Belhassen Trabelsi avait fui la Tunisie pour le Canada, où il a tenté d’obtenir l’asile politique – une demande rejetée par Ottawa en 2016. Il a ensuite trouvé refuge en France, où il a été interpellé en mars 2019 et mis en examen pour blanchiment en bande organisée, recel, usage et complicité de faux documents administratifs.

En 2016, il avait entamé une procédure de réconciliation avec l’État tunisien auprès de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), en proposant de restituer un milliard de dinars (environ 350 millions d’euros) en échange d’un règlement à l’amiable. Mais l’arbitrage n’a jamais abouti.

Avant la chute du régime, la famille Ben Ali-Trabelsi dominait de larges pans de l’économie nationale. Selon une étude de la Banque mondiale, le clan captait à lui seul 21% des bénéfices du secteur privé tunisien en 2010, grâce à un réseau d’entreprises et de monopoles favorisés par le pouvoir.

Cette nouvelle décision de la justice française risque de raviver la frustration des autorités tunisiennes, qui peinent depuis des années à obtenir la restitution des avoirs et le retour des figures emblématiques de l’ancien régime.

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Henri Hourcade, directeur général Air France : « La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie »

« La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie », déclare Henri Hourcade, directeur général Air France (France, Afrique du Nord, Ouest et centrale, Caraïbes et Océan Indien). Interview.

Quelles sont aujourd’hui les ambitions d’Air France pour le marché tunisien et comment voyez-vous l’évolution de la présence de la compagnie dans le pays ?

La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie, un marché important pour Air France. Afin de consolider notre présence sur Tunis, nous avons déployé un nouvel avion depuis le 27 octobre dernier. Il s’agit de l’Airbus A220 qui va monter en charge d’ici l’été prochain pour arriver à une desserte uniquement en Airbus A220 qui représente le fer de lance de la modernité des produits d’Air France. Sa capacité est de 148 sièges et il dispose d’une configuration de 2-3 sièges par rangée. Parmi les cinq sièges par rangée 4 sont soit du côté du couloir ou du hublot. C’est un avion extrêmement apprécié par les clients.

Sur Tunis, nous avons déployé un nouvel avion depuis le 27 octobre dernier

Cet avion est également écologique puisqu’il consomme moins de carburant et avec des émissions de CO2 de moins de 20% en comparaison avec la génération précédente de la famille Airbus, d’autant plus que le confort en cabine est plébiscité par nos clients. Il y a en outre moins de nuisances sonores à bord jusqu’à 50% en moins toujours par rapport aux Airbus de la génération précédente.

C’est vraiment l’avion moyen-courrier sur lequel Air France parie. Il représente le premier levier de décarbonation du groupe reposant sur le renouvellement de la flotte pour le moyen-courrier et l’Airbus A350 dans la flotte long-courrier. Nous le déployons sur Tunis avec beaucoup de fierté et pour le plus grand bonheur de nos clients, sachant que l’avion moyen-courrier est aujourd’hui le plus apprécié en termes de confort cabine.

L’A220 est vraiment l’avion moyen-courrier sur lequel Air France parie

Un autre service qui va avec la modernité est le Wifi à bord. Air France est la première compagnie aérienne à avoir un contrat avec Starlink qui permet une meilleure qualité d’accès pour une compagnie aérienne au monde et de couverture de connexion sur toute la planète. Nous aurons 30% des avions équipés de Wifi d’ici la fin de l’année en cours, sachant que nous sommes actuellement à une vingtaine d’avions déjà équipés de Wifi entre moyen et long-courriers. La flotte en sera équipée en totalité à la fin de 2026.

Nous sommes actuellement à une vingtaine d’avions déjà équipés de Wifi

L’accès sera gratuit pour tout le monde, quelle que soit la classe. Il suffit d’être adhérent au programme Flying Blue pour en bénéficier. Ce service, très attendu par les clients, est majeur parmi les innovations des compagnies aériennes.

Peut-on s’attendre à de nouveaux services ou à des évolutions majeures dans l’offre de produits d’Air France à destination ou au départ de la Tunisie ?

Outre le Wifi à bord que je viens de mentionner, Air France continue sa montée en gamme. 2025 est l’année de déploiement des nouvelles cabines et suites La Première avec les destinations Los Angeles, New York, Miami et Tokyo-Haneda. Cette nouvelle offre est accompagnée par une gastronomie exceptionnelle et un parcours sol complètement privatif et unique pour lequel depuis plusieurs années nous avons été régulièrement récompensés par le prix du Meilleur salon « La Première » au monde.

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A Tunis, Henri Hourcade (au centre) avec Nadia Azale (DG pour l’Afrique du Nord, Sahel et Côte Ouest) et Olivier Dubus, directeur pays (Tunisie-Algérie) d’Air France.

Sur la cabine affaires long-courrier, nous mettons en place le surmatelas en association avec Sofitel avec la porte coulissante pour plus d’espace privatif. De plus, nous continuons à investir sur les salons. Après celui de Charles de Gaulle au Terminal 2E Hall K qui était un investissement très important pour Air France au début de l’année, nous avons également investi dans deux salons américains à Chicago et à Boston.

Nous sommes, par ailleurs, avec la décarbonation dont nous consacrons chaque année un milliard d’euros pour le renouvellement de la flotte.

 Comment l’introduction du NDC va-t-elle transformer l’expérience de réservation pour vos clients et partenaires locaux ?

Ce sujet est essentiel pour Air France. Il s’agit, en réalité, d’une évolution de toute l’industrie aérienne et pas uniquement pour notre compagnie. En fait, NDC est un moyen pour mettre à disposition de nos partenaires agences de voyage les innovations tarifaires qui, sans NDC, ne seraient disponibles que sur le web étant donné qu’elles ne sont pas compatibles avec les anciennes technologies de GDS.

La solution NDC est aussi une technologie de partenariat permettant d’accéder aux tarifs qui ne traversent pas les écrans verts de GDS comme la tarification dynamique. Celle-ci est un moyen d’avoir accès à des tarifs plus compétitifs sur Air France. C’est seulement sur NDC et grâce à cette solution que les agences de voyage partenaires peuvent les vendre à leurs clients.

A propos du NDC: A travers NDC, Air France et KLM proposent aux agences tunisiennes et à leurs clients de nouveaux services innovants

Il s’agit également d’accéder aux promotions qui sont disponibles uniquement sur le canal web et NDC. C’est un mouvement qui avance bien. Nous sommes sur des niveaux de pénétration qui avancent vite en Europe et également en Tunisie. Nous continuerons en permanence à avancer sur les fonctionnalités pour que les produits soient disponibles et faciles à vendre. Nous travaillons aussi avec nos partenaires agrégateurs de contenu de GDS ou des interfaces tierce pour que les agences aient accès à des systèmes d’agrégation de contenu NDC qui fonctionnent bien.

Air France œuvre à renforcer son offre long-courrier. Quelles sont les perspectives pour les passagers tunisiens souhaitant voyager vers l’Asie, l’Amérique ou vers d’autres destinations lointaines ?

Nous enregistrons cet hiver une progression d’offre sur le long-courrier de 3% grâce notamment aux nouvelles ouvertures du réseau d’Air France. Les nouveautés de l’été 2025 sont maintenues comme Orlando et Riyad, deux destinations qui marchent très bien. Elles sont donc maintenues en hiver et pour les prochaines saisons.

Nous ouvrons aussi cet hiver en Thaïlande Phuket qui démarre sur les chapeaux de roue, puis Punta Cana en janvier en desserte saisonnière sur trois mois. Et pour l’été 2026, nous ouvrirons une autre destination aux Etats-Unis. Il s’agira de Las Vegas.

Flying Blue célèbre cette année ses 20 ans d’existence. Pouvez-vous nous rappeler l’importance de ce programme et les actions prévues pour marquer cet anniversaire auprès de vos clients africains ?

Il s’agit d’un programme qui rassemble maintenant beaucoup d’adhérents, près de 30 millions à travers le monde avec 40 compagnies aériennes partenaires. Il est important également de rappeler que ce programme a été pour la deuxième année consécutive primé par le prix du meilleur programme de fidélisation au monde par le site américain « Point.me ». Celui-ci est la référence mondiale de comparaison des systèmes et des programmes de fidélité. Il est basé sur les votes des clients qui sanctionnent la qualité des programmes de fidélisation, la facilité de cumuler les Miles et la prise de primes, et évaluent le large choix de primes sur l’ensemble des produits tarifaires. Nous en sommes donc très fiers.

©Destination Tunisie

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