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Baisse du taux directeur de la BCT : Quels impacts pour les ménages et les entreprises ?

28. März 2025 um 14:36

«La décision de Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie, lors de sa réunion du 26 mars 2025, de réduire le taux directeur de la BCT de 50 points de base de 8% à 7,5% s’inscrit dans le cadre d’une politique d’ajustement progressive, lui permettant d’être toujours en mesure de maîtriser les prix, tout en mettant en place les meilleures conditions pour le bon fonctionnement de l’économie », a indiqué, vendredi, l’analyste économique et financier, Bassem Ennaifar, dans une interview accordée à l’agence TAP.

Taux
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D’après lui, « la BCT a trouvé le juste milieu des solutions intermédiaires entre la concrétisation des résultats et des avancées réalisées au niveau de maîtrise de l’inflation, d’une part, et la protection de notre économie nationale des risques inflationnistes, qui peuvent résulter des évolutions des prix sur le marché international, ou de la hausse de la demande locale, favorisée par la hausse salariale, d’autre part ».

De même, l’institut d’émission s’est retrouvé dans l’obligation de stimuler la croissance économique, à travers, entre autres, la facilitation de l’accès au financement, grâce surtout à la réduction de son taux directeur, d’autant plus que l’inflation s’est inscrite, depuis des mois, sur une courbe descendante.

Pour rappel, le taux directeur de la BCT a été révisé à la hausse pour atteindre 8%, depuis le mois de décembre 2022, afin de faire face à une inflation à deux chiffres, engendrée, notamment, par l’accroissement des prix des produits de base à l’échelle internationale, causé essentiellement par le conflit russo-ukranien.

« Aujourd’hui nous sommes dans une période où l’inflation est relativement maîtrisée, bien qu’elle soit toujours élevée au niveau de 5,7%, mais elle a significativement baissé par rapport au pic enregistré en 2022, et donc il est légitime que les opérateurs économiques demandent une baisse du taux directeur pour accéder aux financements », a-t-il noté.

La diminution du taux directeur permettra de suivre de près l’évolution des prix

Et d’ajouter  « la BCT est consciente que la baisse de 50 points de base du taux directeur, ne va pas révolutionner la demande de financement et relancer l’investissement, mais cela lui permettra de suivre de près l’évolution des prix. En effet, si les prix confirment leur tendance baissière, la Banque des banques pourra, quelques mois plus tard, baisser encore son taux directeur.

En revanche, si les prix augmentent de nouveau, elle va intervenir en adoptant des politiques monétaires encore plus strictes et n’exclura pas la possibilité de réviser à la hausse le taux directeur ».

L’analyste économique a précisé, aussi, que la réduction de 50 points de base du taux directeur, ne favorisera pas un changement radical des intentions d’investissement, mais va, plutôt, réduire le coût des crédits à court terme, de manière à permettre de financer plus facilement l’exploitation.

En ce qui concerne les ménages, cette légère baisse du taux directeur n’aura pas, d’après lui, d’importantes répercussions immédiates sur les crédits de consommation. Par contre, elle pourrait stimuler les financements destinés à l’acquisition de logements. A ce propos, les banques pourraient se focaliser sur l’octroi de crédits à taux variables afin de pouvoir maintenir leur niveau de profit .

Pour rappel, le nouvel article 412 de la Loi du 2 août 2024 (Code de commerce) stipule que toute personne ayant obtenu un prêt dont la durée est supérieure à 7 ans avec un taux fixe, et ayant remboursé 3 ans, peut bénéficier d’une réduction du taux d’intérêt sur le capital restant dû.

L’Etat, le plus important bénéficiaire de la réduction du taux directeur de la BCT

Par ailleurs, Ennaifer a estimé que « l’Etat, en tant que premier émetteur sur le marché primaire de la dette en Tunisie, est l’agent économique qui va profiter le plus de cette baisse du taux directeur, car il est en train d’émettre des bons de trésor, et envisage le lancement de l’emprunt national”.

Dans ce cadre, il a noté que l’Etat n’a pas émis, jusqu’à ce jour, des tranches de l’emprunt national 2025, dont le montant global a été fixé, dans la Loi de Finances 2025, à 4,8 milliards de dinars, et ce, « parce que l’Etat ne voulait pas s’engager dans des émissions dudit emprunt obligataire avec des taux d’intérêt élevés et coûteux, comme s’était le cas pour les emprunts nationaux des années 2024 et 2023 ».

L’économiste a précisé, dans le même contexte, que l’Etat a lancé une grande opération d’émission de bons de trésor à court terme, durant le mois de février 2025, d’une valeur de 1,2 milliard de dinars (soit l’équivalent d’une tranche de l’emprunt national), bien qu’il n’avait pas un grand besoin de financement pour le pays; et ce, dans l’objectif de mobiliser des financements de court durée dont le coût est beaucoup moins cher, par rapport à l’émission d’une tranche de l’emprunt national.

La baisse du taux de rémunération de l’épargne vise à stimuler l’investissement

Revenant sur les décisions prises par le Conseil d’Administration de la BCT, jeudi, Ennaifer a évoqué la baisse du taux minimum de rémunération de l’épargne de 50 points de base, de 7% à 6,5%, soulignant que « toute évolution du taux directeur, que ce soit en hausse ou en baisse, est généralement accompagnée d’une évolution pareille du taux minimum de rémunération de l’épargne ».

La baisse de ce taux vise, selon lui, à encourager les opérateurs économiques à investir leur épargne, afin de relancer la croissance économique. «On a aujourd’hui un gisement important d’épargne s’élevant à 34,3 milliards de dinars, pour l’épargne bancaire, et 10,5 milliards de dinars, pour l’épargne postale, selon les dernières statistiques publiées par la BCT (pour janvier 2025) », a précisé l’économiste, ajoutant que cette épargne draine des recettes à l’Etat sous la forme de retenues à la source de l’ordre de 694 millions de dinars, et des intérêts (les produits de placement) au profit des tunisiens s’élevant à plus de 2,5 milliards de dinars, selon les estimations de la Loi de Finances 2025..

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ECLAIRAGES – Taux d’intérêt et l’illusion de relance : Quelques enseignements après la baisse du taux directeur de la BCT

28. März 2025 um 13:14

La récente décision de la Banque centrale de Tunisie de réduire son taux d’intérêt directeur de 50 points de base pour le porter à 7,50% soulève d’importantes réflexions sur l’économie tunisienne et sur les mécanismes de financement d’une économie en transition. Les taux d’intérêt, en tant que baromètres de la santé économique, jouent un rôle déterminant dans l’allocation du capital, la consommation et l’investissement.

L’impact des taux d’intérêt sur l’économie

Les taux d’intérêt influencent directement les décisions d’emprunt et d’épargne. Un taux d’intérêt plus bas peut inciter les entreprises à emprunter davantage pour financer leurs projets, stimulant ainsi l’activité économique. Par exemple, si une entreprise tunisienne emprunte 100 000 dinars à un taux d’intérêt de 7,50% pour investir dans l’achat de nouveaux équipements, elle peut espérer une augmentation de sa productivité et, par conséquent, de ses bénéfices. Cependant, cette dynamique doit être examinée à la lumière de la durabilité de cette croissance.

L’équilibre entre épargne et consommation

La théorie économique souligne que l’épargne est un pilier fondamental du développement économique. Lorsque les Tunisiens épargnent, les banques disposent de plus de capitaux à prêter, ce qui peut entraîner une baisse des taux d’intérêt à long terme. Cela favorise alors les investissements dans des projets à fort potentiel. Cependant, dans un contexte où la culture de l’épargne est moins ancrée, une réduction artificielle des taux d’intérêt peut provoquer des comportements de consommation hâtifs au détriment de l’investissement productif.

Le danger de l’inflation monétaire

Il est important de faire la distinction entre une baisse naturelle des taux d’intérêt résultant d’une augmentation de l’épargne (offre de fonds prêtables à long termes) et une baisse provoquée par une expansion monétaire excessive (offre de liquidités monétaires à court terme). Si la Banque centrale, en réponse à des pressions économiques, augmente la masse monétaire sans une réelle augmentation de la production de biens et services, cela peut entraîner des effets inflationnistes, via à des tensions sur les capacités de production et sur les couts, d’où une hausse des prix. Les entreprises pourraient être incitées à investir dans des projets peu rentables, car le coût de l’emprunt semble faible. Cela peut donner l’illusion d’une prospérité immédiate tout en posant les germes d’une crise économique future.

Les cycles économiques et la réalité de l’illusion de prospérité

Dans une économie en croissance, les taux d’intérêt jouent le rôle de signal. Lorsque ces signaux sont déformés par des politiques monétaires trop accommodantes, il en résulte souvent des cycles de boom et de récession. En Tunisie, cela pourrait se traduire par une surabondance de projets d’infrastructure ou d’investissements dans des secteurs sans demande réelle et/ou immédiate, menant à une situation où, à terme, les entreprises ne pourront pas écouler leurs produits ou services, provoquant des faillites et un chômage accru.

L’importance de l’investissement productif

Pour éviter cette illusion de prospérité, il est primordial que les décideurs politiques et économiques en Tunisie mettent l’accent sur des investissements productifs. Ce qui implique l’amélioration du climat des affaires pour inciter à l’innovation, à la formation et à l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Aussi, la réduction du taux d’intérêt doit être accompagnée de mesures visant à renforcer la confiance des investisseurs (producteurs) et des consommateurs/épargnants (rationnels), tout en favorisant une véritable éthique d’épargne/investissement. 

En définitive, la réduction du taux d’intérêt directeur à 7,50% en Tunisie peut fournir un coup de pouce temporaire à l’économie. Cependant, les conséquences à long terme dépendent d’une gestion prudente de la politique monétaire et de la promotion d’une culture de l’épargne et de l’investissement. Sans cela, la transition risque de tomber dans le piège d’une reprise économique illusoire, qui pourrait mener à l’instabilité et à la récession. Les leçons de l’histoire économique montrent que la prospérité durable repose sur des paradigmes solides, et non sur des artifices financiers.

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A lire notre contribution sur L’Economiste maghrébin, numéro 917 – 

« LA BAISSE DU TAUX DIRECTEUR– LA MAUVAISE BONNE NOUVELLE ».

 

 

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Change devises en dinar tunisien : Cours du 28 Mars 2025

28. März 2025 um 13:16

Change devises en dinar tunisien. Cours d’achats et de vente.

MONNAIE SIGLE UNITE ACHAT VENTE
Dollar US USD 1 3.083 3.166
Euro EUR 1 3.315 3.393
Yen Japonais JPY 1000 20.236 20.999
Livre Sterling GBP 13 3.947 4.096
Franc Suisse CHF 10 34.415 35.893

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Réformer la BCT | Jusqu’où peut aller Kais Saïed ?

28. März 2025 um 09:18

Le système bancaire, sous la houlette de Banque centrale de Tunisie (BCT), n’inspire plus la confiance des Tunisiens. Le président Kais Saïed multiplie les injonctions et les critiques à l’égard du système bancaire dans son ensemble. Il exige des réformes et ajustements structurels, le plus tôt possible. Mais, jusqu’où peut-il aller et quels sont les risques liés à une réforme précipitée et peu concertée ?

Moktar Lamari *

Faut-il le rappeler, la tension est à son comble entre d’un côté, le pouvoir monétaire et son «cartel» de banques, et d’un autre côté, le pouvoir exécutif appuyé par une opinion publique qui a perdu sa confiance envers les politiques monétaires et le système bancaire.

Et depuis une semaine, le duel passe à la vitesse supérieure. Un duel devenant parfois émotionnel et souvent erratique. La nouvelle cheffe du gouvernement (nommée depuis quelques  jours) veut accélérer le processus de la réforme de la banque centrale et du système bancaire, en impliquant uniquement les parties prenantes gouvernementales. Sans publier davantage de documents et d’études étayant les faits et les enjeux par des analyses scientifiques portant sur les dérives du système bancaire et de la Banque centrale surtout depuis la révision de sa loi organique en 2016.

Une opacité totale

Mercredi, la Banque centrale de Tunisie (BCT) baisse très légèrement son taux directeur, mais avec beaucoup de réticence et surtout une opacité totale sur les délibérations. On ne sait rien sur l’ordre du jour, sur les délibérations, les votes et encore moins sur les avis de ces élites présentes au conseil d’administration et qui opèrent derrière des portes closes, et parfois à la merci des lobbyistes et de groupes d’intérêts connus.

Aucune étude empirique n’est communiquée, et le gouverneur de la BCT n’est même pas en mesure de sortir dans les médias pour faire expliquer sa vision et articuler une logique rationnelle pour la réforme de son institution.

C’est un déficit de leadership qui n’arrange rien à la réputation et au branding de l’institut d’émission. Une institution pourtant historiquement respectée, par son histoire, ses leaders d’antan et ses positions avant-gardistes depuis sa création en 1958.

En cause, des taux d’intérêt usuraires, un blocage de l’investissement, une institution infectée par la corruption, le blanchiment d’argent, fuite de capitaux et évasion fiscale. Un code de change qui aggrave les choses et qui incarne tous les vices cachés du monétarisme en vigueur. En cause aussi la smala qui gère le système bancaire, agissant «hors la loi» et bloquant franco l’entrée de nouveaux acteurs, investisseurs et joueurs dans les marchés financier et économique en Tunisie.

Durant les derniers mois et semaines, le président Kais Saïed a «sermonné» publiquement et à plusieurs reprises le gouverneur de la BCT, appelant les banques à «respecter la loi» et à «réformer la politique monétaire». Peine perdue.

Le président a visité le siège de la BCT et des banques connues avec des dossiers sous les bras pour illustrer l’ampleur de la corruption et malversations au sein de certaines institutions monétaires et financières.

Citoyens et élites sont laissés dans le flou total. C’est quoi le problème? Pourquoi le système bancaire fait-il la sourde oreille aux injonctions du chef de l’exécutif? Es-ce un une sorte d’Etat dans l’Etat?

Des questions complexes qui taraudent les esprits des acteurs économiques et des citoyens avertis des enjeux financiers et monétaires en Tunisie.

La Loi de 2016 est anachronique et obsolète

La Loi 2016 sur la BCT est devenue «anachronique», en faisant maladroitement décrocher l’institut d’émission des instances de gouvernance de la Tunisie, et en la mettant de facto aux ordres du FMI et autres influences inspirées par les accords de Bretton Woods (1944).

Une grave erreur, une telle loi a mal compris le concept de l’indépendance des banques centrales. Les économistes liés au parti intégriste de Rached Ghanouchi n’ont rien compris aux théories et principes régissant l’indépendance des politiques monétaires.

La loi de 2016 sur la BCT a été conçue par un parlement tunisien, dominé par les Frères musulmans. Une Loi qui répond aux diktats et conditionnalités imposés par le FMI, au prétexte de l’«indépendance de la BCT».

Le parlement a à l’évidence voulu légitimer son pouvoir en obéissant aux impératifs de l’orthodoxie monétariste, de plus en plus contestée en Europe et même aux Etats-Unis, depuis le premier mandat de Trump.

Les islamistes ont volontairement centré le mandat de la BCT sur la lutte à l’inflation, et donc sur l’utilisation des leviers liés aux taux d’intérêt composé, pourtant interdit par l’islam (al-riba). Ils ont aussi et sciemment occulté le rôle stratégique de la politique monétaire en matière de relance économique du PIB et de l’emploi.

Sous leur gouverne, la BCT et le système bancaire ont été mis sur des listes noires pour blanchiment de l’argent sale et des transferts de devises visant à financer le terrorisme et l’enrichissement illicite d’élites politiques proches du pouvoir. En même temps, le dinar a perdu plus de 60% de sa valeur d’échange avec les devises fortes.

Sans aucun doute, la Loi de 2016 sur la Banque centrale doit rapidement être repensée et réécrite. Tout en favorisant l’indépendance de l’institution des pouvoirs politiques, le nouveau texte de loi doit tenir compte de la responsabilité de la politique monétaire, non seulement dans la lutte contre l’inflation, mais aussi dans la promotion de la croissance et la création de l’emploi.

Taux d’intérêt manipulés par les lobbyistes

Certes l’inflation a frôlé les 10% depuis 2019, année de la Covid-19. Une inflation principalement importée et amplifiée par la rupture des chaînes d’approvisionnement au niveau international, suite aux confinements et ruptures de stocks.

Depuis l’adoption de la loi de 2016, la BCT a exagérément sur-calibré les taux d’intérêt directeurs, permettant à la trentaine de banques d’engranger des centaines de millions de dinars de profit net, sans encourir aucun risque. Alors que l’économie est à genoux et les taux de croissance sont nuls et parfois négatifs.

La trentaine de banques organisées en cartel, au grand jour, font payer à leurs PDG des salaires mirobolants pouvant atteindre presque 2 millions de dinars par an (salaires, actions et bonus).

Il faut dire que ces banques profitent aussi de leur engagement pour financer les déficits budgétaires à des taux qui dépassent 2 à 3 fois les taux pratiqués par le FMI, ou les autres organisations internationales. Elles sont appuyées pour ce faire par la planche à billet de la BCT.

La situation actuelle et les textes en vigueur pour gérer la BCT et la politique monétaire sont devenus contreproductifs, incapables de maîtriser totalement l’inflation et générateurs de récession, de chômage et de stagflation. La part de l’investissement dans le PIB a chuté de 28% en 2010, à moins de 6% en 2020-2022.

En plus des textes législatifs à repenser, la Tunisie de Kais Saïed doit infléchir les objectifs et les instruments de la politique monétaire et les mettre au service de l’économie.

Des banques qui n’inspirent plus confiance

L’opinion publique tunisienne est remontée contre le système bancaire. Les citoyens ont compris les manigances et les enjeux de pouvoir financier qu’exercent les banques sur l’économie, pour s’enrichir et vampiriser aussi bien les épargnants que les investisseurs.

Plusieurs banques de développement ont été déplumées ou bradées au profit d’intérêt privés avant d’être absorbées par d’autres banques, souvent étrangères. On se rappelle de la Banque du Sud, et d’autres sociétés à capital de risque aussi absorbées au grand mépris des règles de la concurrence et de la transparence. Les actionnaires ont été saignées à blanc. Nos parents ont du temps de Bourguiba cotisé par des retenus sur salaire à la constitution de nombreuses banques de développement liquidées depuis, par la privatisation et la corruption de l’ère de Ben Ali.

On se rappelle aussi des cartons de liasses en devises acheminées mensuellement au dictateur Ben Ali et les membres de sa famille directe, avec évidemment la complicité des autorités supérieures de la BCT, gouverneur et membres de son conseil d’administration de l’époque.

Ces dernières années, les frais bancaires ont atteint des niveaux mirobolants. En plus, les banques limitent les montants des retraits, pour démultiplier les frais, introduisant toujours plus d’agios et de prélèvement pour la gestion des comptes. On délivre les cartes de crédits au compte-goutte et on limite l’ouverture de comptes bancaires aux personnes récipiendaires de salaires réguliers.

Les sondages d’opinion confirment cette perte de confiance collective envers le système bancaire tunisien. Les bases de données du World value Survey (WVS) démontrent l’ampleur de l’in-confiance affichée par les Tunisiens et les Tunisiennes envers leurs banques et envers les institutions monétaires internationales (FMI, Banque mondiale).

Le sondage WVS mené en 2022 montre que 75% des Tunisiens et Tunisiennes ne font pas confiance à leurs banques. Ce taux se repartit entre 27,3% de répondants qui ne font aucune confiance aux banques tunisiennes, et 47,5% déclarent ne pas faire assez confiance.

La déchéance de la confiance est réelle. Le même sondage mené en 2013 par cet organisme universitaire reconnu montre que seulement 54% des répondants ne font pas assez ou pas du tout confiance à leur système bancaire.

Risques et périls

Au sujet de l’imperfection de la gouvernance de la BCT et des comportements cartélistes des banques, l’unanimité est acquise. Le président Saïed bénéficie d’un appui total de l’opinion publique nationale. Mais, dans la précipitation, il faut réformer les comportements, sans déformer les fondamentaux économiques régissant le rôle et la valeur ajoutée du système bancaire, agent majeur de la macroéconomie.

Les banques privées ou publiques ont leurs actionnaires, leurs épargnants et leurs clients. Il ne faut pas que les réformes pénalisent ces personnes (morales ou physiques). Les théories économiques basées sur la croissance économique stipulent une relation négative entre des taux d’intérêt très élevés d’un côté et un engagement collectif pour investir et créer la richesse par la stimulation de l’investissement.

Repenser et réécrire la Loi de 2016 sur la BCT doit impliquer plus que les membres du gouvernement et des cercles de conseillers du président ou du ministère des Finances.

Les universitaires doivent se prononcer explicitement et doivent sortir d’une approche girouette, fondée sur les portes tournantes, passant d’un parti à un autre, d’une approche à une autre, comme si de rien n’était.

Les universitaires doivent démontrer les écueils à éviter dans ce genre de réformes complexes et pour élaborer une nouvelle loi qui fait l’unanimité, sans prendre le risque d’une autre refonte après quelques années, et à la fin de mandat de l’actuel président.

Trois principes directeurs

Les institutions internationales sont aux aguets, et il ne faut pas politiser les enjeux pour décrédibiliser la Tunisie, ses élites et son système bancaire. Trois principaux principes sont à faire valoir.

Un : l’indépendance doit être totale, et elle se doit de se doubler d’une distance officielle et franche face aux institutions de Bretton Woods, et leurs pseudos valeurs anti-État, antisocial et manipulations des taux de changes et autres conditionnalités dites «rationnelles».

Deux : intégrité des responsables agissant au sein et dans la périphérie de la BCT et des banques qui vampirisent l’économie et qui multiplient les frais et les «répressions financières» contre les investisseurs et les épargnants. Ces banques doivent respecter leurs clients et agir de façon à insuffler la croissance économique, l’investissement, l’emploi.

Trois : transparence et souveraineté nationale sur les politiques monétaires et toutes ces ententes entourant une dette toxique, qui ruine le pouvoir d’achat et obscurcit l’avenir des nouvelles générations. L’opinion publique mérite le respect, notamment pour savoir les curriculum-vitae des membres du Conseil d’administration de la BCT et leurs votes pour ou contre les graves décisions liées au taux d’intérêt, aux taux de change, et à toutes dépendances liées aux va-et-vient au FMI, pour représenter la BCT et la Tunisie dans son ensemble.

Ce n’est pas simple, et il faudra associer toutes les parties prenantes dans ce processus fort délicat, qui demande autant de mobilisation que d’adhésion. La consultation et l’utilisation des données probantes doivent guider la réforme du système bancaire et comprendre les déterminants de l’efficience des politiques monétaires en Tunisie.

D’ici trois semaines auront lieu les Spring meeting du FMI à Washington, faut-il que la Tunisie s’y rende, pour quelle finalité et avec quelle délégation? Sachant que notre pays a officiellement réitéré plusieurs fois des fins de non recevoir aux diktats au FMI…

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : Economics for Tunisia, E4T.

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Gestern — 27. März 2025Haupt-Feeds

Ridha Chkoundali : « La baisse du taux directeur est une décision tardive mais positive »

27. März 2025 um 12:49

Dans un post Facebook, publié le 27 mars 2025, l’économiste Ridha Chkoundali analyse la récente décision de la BCT de baisser son taux directeur de 50 points de base.

Selon Ridha Chkoundali, bien que cette mesure arrive avec du retard et reste insuffisante – une baisse d’au moins 75 points de base étant attendue –, elle envoie néanmoins un signal positif aux investisseurs. En réduisant le coût de l’investissement, elle pourrait ainsi stimuler la croissance économique, tout en allégeant légèrement la charge des remboursements pour les emprunteurs à taux variable.

Toutefois, cette décision intervient dans un contexte économique difficile, marqué par des échanges commerciaux perturbés et les effets de la nouvelle loi sur les chèques, rendant l’objectif de croissance de 3,2 % cette année plus incertain.

L’économiste souligne également que cette mesure s’inscrit dans la volonté du président de la République de redéfinir le rôle de la Banque centrale. Au-delà de la seule lutte contre l’inflation, celle-ci pourrait devenir un moteur de la croissance économique. Mais pour concrétiser cette ambition, une réforme en profondeur du cadre législatif s’impose. Et ce, afin d’instaurer une coordination plus efficace entre le gouvernement et l’institution monétaire.

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Change devises en dinar tunisien : Cours du 27 Mars 2025

27. März 2025 um 13:16

Change devises en dinar tunisien. Cours d’achats et de vente.

MONNAIE SIGLE UNITE ACHAT VENTE
Dollar US USD 1 3.086 3.168
Euro EUR 1 3.314 3.391
Yen Japonais JPY 1000 20.303 21.068
Livre Sterling GBP 13 3.944 4.093
Franc Suisse CHF 10 34.392 35.869

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Face aux devises étrangères, le dinar tient encore bon (BCT)

27. März 2025 um 09:49

 Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a souligné que le dinar tunisien maintient toujours sa résilience face aux principales devises, mais avertiy que les perspectives d’inflation, malgré une tendance à la baisse, demeurent entourées de risques de remontée des taux.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion tenue le 26 mars, le Conseil a passé en revue les dernières évolutions économiques et financiers aussi bien à l’échelle internationale que nationale, ainsi que les prévisions d’inflation.

Le conseil d’administration a relevé que la baisse quasi généralisée des prix des principaux produits de base et des matières premières sur le marché international a favorisé le recul de l’inflation à l’échelle mondiale en 2024. Toutefois, l’inflation sous-jacente reste élevée. Ce qui a fait maintenir l’inflation globale au-dessus des prévisions des banques centrales durant les premiers mois de l’année 2025.

Ces tendances, qui interviennent dans un contexte d’incertitude géopolitique et commerciale, ont conduit à une révision à la hausse des perspectives de l’inflation à court terme et ont poussé plusieurs banques centrales des grandes économies à maintenir les taux directeurs inchangés.

A l’échelle nationale, la croissance économique s’est maintenue sur un trend haussier au dernier trimestre 2024 pour atteindre 2,4% (en glissement annuel) contre 1,8% le trimestre précédent. Cette croissance revient, notamment, au renforcement de l’activité dans le secteur des services et de l’agriculture.

Concernant le secteur extérieur, le conseil a fait observer que le déficit courant s’est situé à 1.654 MDT (ou 0,9% du PIB) au terme du mois de février 2025 contre 113 MDT (ou 0,1 % du PIB) un an auparavant, en raison, notamment, de l’amplification du déficit commercial (-3.518 MDT contre -1.780 MDT à fin février 2024). Et ce, en dépit de la bonne tenue des recettes touristiques et des revenus de travail.

Le conseil d’administration a estimé que les avoirs nets en devises se sont élevés à la date du 25 mars 2025, à 22,9 milliards de dinars (ou 100 jours d’importations); contre 27,3 milliards (ou 121 jours) à fin décembre 2024. Le taux de change du dinar reste résilient vis-à-vis des principales devises.

S’agissant de l’inflation, elle continue à montrer des signes de ralentissement pour s’établir à 5,7 % au mois de février 2025 contre 6 % le mois précédent. Cette atténuation a été favorisée, particulièrement, par la détente de l’inflation des produits à prix administrés (2,2 % contre 3,8 %) en relation avec la réduction de la TVA sur les prix à la consommation de l’électricité et le maintien du gel des prix des principaux produits et services. En revanche, l’inflation sous-jacente « hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés » a légèrement augmenté pour s’établir à 5,1 % en février 2025 contre 5 % le mois précédent.

De leur côté, les prix des produits alimentaires frais continuent à évoluer sur un palier relativement élevé, soit 13,3 % contre 13,2 .% en janvier 2025.

D’après la BCT, les réalisations récentes de l’inflation ont engendré une révision à la baisse des perspectives de l’inflation au cours de la période à venir. Toutefois, les augmentations des salaires, aussi bien dans le secteur privé que public devraient occasionner des pressions à la hausse sur les coûts de production et stimuler davantage la demande dans un contexte des capacités de production moins dynamiques, en relation particulièrement avec le stress hydrique persistant et le rythme lent dans la mise en place des réformes stratégiques.

Cette situation pourrait entraver une baisse plus sensible de l’inflation à court terme. En termes de moyennes annuelles, le taux d’inflation devrait revenir de 7% en 2024 à 5,3% en 2025.

Le conseil a conclu en soulignant que la trajectoire future de l’inflation reste entourée de plusieurs risques haussiers. Elle serait particulièrement tributaire de l’évolution des prix internationaux des principaux produits de base et des matières premières, de la dynamique de la demande et de la capacité de gérer le déséquilibre du budget de l’Etat.

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Tunisie : réserves de change à 22,9 milliards de dinars, le dinar face aux défis économiques

Von: walid
27. März 2025 um 10:15

Le conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a souligné que le dinar tunisien maintient toujours sa résilience face aux principales devises, mais averti que les perspectives d’inflation, malgré une tendance à la baisse, demeurent entourées de risques de remontée des taux.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion tenue le 26 mars, le Conseil a passé en revue les dernières évolutions économiques et financiers aussi bien à l’échelle internationale que nationale, ainsi que les prévisions d’inflation.

Le conseil d’administration a relevé que la baisse quasi généralisé des prix des principaux produits de base et des matières premières sur le marché international a favorisé le recul de l’inflation à l’échelle mondiale en 2024. Toutefois, l’inflation sous-jacente reste élevée, ce qui a fait maintenir l’inflation globale au-dessus des prévisions des banques centrales durant les premiers mois de l’année 2025.

Ces tendances, qui interviennent dans un contexte d’incertitude géopolitique et commerciale, ont conduit à une révision à la hausse des perspectives de l’inflation à court terme et ont poussé plusieurs banques centrales des grandes économies à maintenir les taux directeurs inchangés.

A l’échelle nationale, la croissance économique s’est maintenue sur un trend haussier au dernier trimestre 2024 pour atteindre 2,4% (en glissement annuel) contre 1,8% le trimestre précédent. Cette croissance revient, notamment, au renforcement de l’activité dans le secteur des services et de l’agriculture.

Concernant le secteur extérieur, le conseil a fait observer que le déficit courant s’est situé à 1.654 MDT (ou 0,9% du PIB) au terme du mois de février 2025 contre 113 MDT (ou 0,1% du PIB) un an auparavant, en raison, notamment, de l’amplification du déficit commercial (-3.518 MDT contre -1.780 MDT à fin février 2024), et ce en dépit de la bonne tenue des recettes touristiques et des revenus de travail.

Le conseil d’administration a estimé que les avoirs nets en devises se sont élevés à la date du 25 mars 2025, à 22,9 milliards de dinars (ou 100 jours d’importations) contre 27,3 milliards (ou 121 jours) à fin décembre 2024. Le taux de change du dinar reste résilient vis-à-vis des principales devises.

S’agissant de l’inflation, elle continue à montrer des signes de ralentissement pour s’établir à 5,7% au mois de février 2025 contre 6% le mois précédent. Cette atténuation a été favorisée, particulièrement, par la détente de l’inflation des produits à prix administrés (2,2% contre 3,8%) en relation avec la réduction de la TVA sur les prix à la consommation de l’électricité et le maintien du gel des prix des principaux produits et services. En revanche, l’inflation sous-jacente « hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés » a légèrement augmenté pour s’établir à 5,1% en février 2025 contre 5 % le mois précédent.

De leur côté, les prix des produits alimentaires frais continuent à évoluer sur un palier relativement élevé, soit 13,3% contre 13,2% en janvier 2025.

D’après la BCT, les réalisations récentes de l’inflation ont engendré une révision à la baisse des perspectives de l’inflation au cours de la période à venir. Toutefois, les augmentations des salaires, aussi bien dans le secteur privé que public devraient occasionner des pressions à la hausse sur les coûts de production et stimuler davantage la demande dans un contexte des capacités de production moins dynamiques, en relation particulièrement avec le stress hydrique persistant et le rythme lent dans la mise en place des réformes stratégiques.

Cette situation pourrait entraver une baisse plus sensible de l’inflation à court terme. En termes de moyennes annuelles, le taux d’inflation devrait revenir de 7% en 2024 à 5,3% en 2025.

Le conseil a conclu en soulignant que la trajectoire future de l’inflation reste entourée de plusieurs risques haussiers. Elle serait particulièrement tributaire de l’évolution des prix internationaux des principaux produits de base et des matières premières, de la dynamique de la demande et de la capacité de gérer le déséquilibre du budget de l’Etat.

L’article Tunisie : réserves de change à 22,9 milliards de dinars, le dinar face aux défis économiques est apparu en premier sur WMC.

Tunisie | Le taux directeur fixé à 7,5% (-50 points de base)  

27. März 2025 um 08:49

Comme attendu et revendiqué depuis deux ou trois ans par les opérateurs économiques et financiers, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a enfin décidé, lors de sa réunion du 26 mars 2025, de réduire son taux d’intérêt directeur de 50 points de base à 7,5%.

Cette décision, qui reflète l’engagement du conseil de la BCT en faveur de la stabilité des prix, sans négliger le soutien à la croissance, entrera en vigueur à partir du 27 mars 2025, indique la BCT dans son communiqué publié hier.

A cet effet, les facilités de dépôt et de prêt à 24 heures ont été ramenées respectivement à 6,5% et 8,5%.

Le Conseil a, également, décidé d’abaisser à 6,5% le taux minimum de rémunération de l’épargne.

«Au vu des incertitudes grandissantes, le Conseil continuera de surveiller de près les risques aussi bien internes qu’externes entourant les perspectives d’inflation et se tiendra prêt à prendre les décisions nécessaires», a encore précisé l’institut d’émission.

Lors de la réunion, le Conseil a passé en revue les récents développements économiques et financiers aussi bien à l’échelle internationale que nationale, ainsi que les perspectives de l’inflation.

Croissance en hausse : sur le plan national, la croissance économique s’est maintenue sur une tendance haussière au dernier trimestre 2024 pour atteindre 2,4% (en glissement annuel) contre 1,8% le trimestre précédent et ce, grâce, notamment, au renforcement de l’activité dans le secteur des services et de l’agriculture.

Hausse du déficit courant : au niveau du secteur extérieur, le déficit courant s’est situé à 1 654 MDT (ou 0,9% du PIB) au terme du mois de février 2025, contre 113 MDT (ou 0,1% du PIB) un an auparavant, en raison, notamment, du creusement du déficit commercial (-3 518 MDT contre -1 780 MDT à fin février 2024), et ce, en dépit de la bonne tenue des recettes touristiques et des revenus de travail.

Baisse des avoirs en devises : à la date du 25 mars 2025, les avoirs nets en devises se sont élevés à 22,9 milliards de dinars (ou 100 jours d’importation), contre 27,3 milliards (ou 121 jours) à fin décembre 2024. Le taux de change du dinar reste résilient vis-à-vis des principales devises.

Ralentissement de l’inflation : l’inflation continue à montrer des signes de ralentissement pour s’établir à 5,7% au mois de février 2025 contre 6% le mois précédent.

Cette atténuation a été favorisée, particulièrement, par la détente de l’inflation des produits à prix administrés (2,2% contre 3,8%) en relation avec la réduction de la TVA sur les prix à la consommation de l’électricité et le maintien du gel des prix des principaux produits et services.

En revanche, l’inflation sous-jacente «hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés» a légèrement augmenté pour s’établir à 5,1% en février 2025 contre 5,0% le mois précédent.

De leur côté, les prix des produits alimentaires frais continuent à évoluer sur un palier relativement élevé, soit 13,3% contre 13,2% en janvier 2025. La BCT a noté que les réalisations récentes de l’inflation ont engendré une révision à la baisse des perspectives de l’inflation au cours de la période à venir.

Toutefois, les augmentations des salaires, aussi bien dans le secteur privé que public, devraient occasionner des pressions à la hausse sur les coûts de production et stimuler davantage la demande dans un contexte des capacités de production moins dynamiques, en relation particulièrement avec le stress hydrique persistant et le rythme lent dans la mise en place des réformes stratégiques. Cette situation pourrait entraver, selon la BCT, une baisse plus sensible de l’inflation à court terme.

En termes de moyennes annuelles, le taux d’inflation devrait revenir de 7% en 2024 à 5,3% en 2025.

Selon l’institut d’émission, la trajectoire future de l’inflation reste entourée de plusieurs risques haussiers. Elle serait particulièrement tributaire de l’évolution des prix internationaux des principaux produits de base et des matières premières, de la dynamique de la demande et de la capacité de gérer le déséquilibre du budget de l’Etat.

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BCT : d’une indépendance dépendante à une dépendance totale ?

27. März 2025 um 06:02

Il est quasiment clair que le changement du statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT) est acté. Une première tentative par les députés n’a pas abouti, mais cette fois, le train est bel et bien en marche.

Le gouverneur de la BCT a été reçu par le président de la République le lendemain de la nomination d’une nouvelle cheffe du gouvernement. Deux jours après, ils se sont rencontrés autour d’une séance de travail qui a donné le feu vert pour modifier ledit statut.

 

Une démarche attendue

Est-ce que cela est surprenant ? Pas non. Il y a une logique dans la Constitution de 2022 qui fait que tout l’appareil de l’Etat doit fonctionner en harmonie et sous la même houlette. L’indépendance de la BCT, à laquelle nous allons revenir, semble être l’exception dans tout ce tableau.

En pratique, la BCT ne fonctionne pas dans un monde parallèle. Elle est la banque de l’Etat et toutes ses actions quotidiennes sont en concertation avec le ministère des Finances. Les deux œuvrent pour que l’Etat honore ses engagements internes et externes.

L’indépendance est dans le choix de la politique monétaire adéquate pour atteindre l’objectif principal de l’institution de l’Avenue Hédi Nouira, à savoir la maîtrise des prix. Son instauration est une protection contre l’ingérence des politiques dans sa décision. Vous pouvez retourner en arrière et imaginer ce que l’exécutif pourrait faire lors des élections de 2019, dans la course vers le Palais de Carthage.

 

En pratique, la BCT ne fonctionne pas dans un monde parallèle. Elle est la banque de l’Etat et toutes ses actions quotidiennes sont en concertation avec le ministère des Finances. Les deux œuvrent pour que l’Etat honore ses engagements internes et externes.

 

Dans l’attente de la nouvelle version

L’indépendance est donc une garantie pour des décisions purement techniques en matière de politique monétaire. Elle n’est pas un moyen pour agir contre les actions gouvernementales.

Revenir en arrière n’est pas donc une bonne chose dans l’absolu. Le point positif cette fois est que la BCT est dans le groupe qui travaillera sur la nouvelle loi. La première tentative du mois de décembre 2024, initiée par les députés, était inacceptable. Cette fois, il y a au moins une garantie que la définition des rôles et des missions soit prise en concertation, sans qu’elle soit parachutée.

 

Il ne faut pas penser que cela rendra le Trésor capable d’éviter les sorties sur le marché local et de s’endetter auprès des banques. C’est totalement le contraire. Il dépensera plus et sera amené à cumuler une double dette. Cela ne peut pas également remplacer l’endettement extérieur, car la BCT n’imprime pas des dollars ou des euros.

 

Ce que nous ne voulons pas voir, c’est surtout une ligne de financement permanente mise à la disposition d’un gouvernement. Ce sont des solutions de facilité qui ne conduisent qu’à des dysfonctionnements majeurs au bout de quelques années. Il ne faut pas penser que cela rendra le Trésor capable d’éviter les sorties sur le marché local et de s’endetter auprès des banques. C’est totalement le contraire. Il dépensera plus et sera amené à cumuler une double dette. Cela ne peut pas également remplacer l’endettement extérieur, car la BCT n’imprime pas des dollars ou des euros.

Nous ne pouvons pas juger la démarche lancée. L’évaluation de l’impact se fera sur la version finale du projet de la loi. Elle sera, sans doute, le texte le plus important de l’année.

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Pourquoi la BCT baisse-t-elle son taux directeur en 2025 ?

Von: hechmi
26. März 2025 um 23:02

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 26 mars 2025, de réduire le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie de 50 points de base à 7,5%. A cet effet, les facilités de dépôt et de prêt à 24 heures ont été ramenées à 6,5% et 8,5%, respectivement. Cette décision entrera en vigueur à partir du 27 mars 2025.

Également, le Conseil a décidé d’abaisser à 6,5% le taux minimum de rémunération de l’épargne.

Le Conseil d’Administration de la Banque centrale a tenu une réunion le 26 mars 2025, au cours de laquelle il a passé en revue les derniers développements économiques et financiers aussi bien à l’échelle internationale que nationale, ainsi que les perspectives de l’inflation.

Sur le plan international, l’apaisement quasi généralisé des tensions sur les prix internationaux des principaux produits de base et des matières premières a soutenu la poursuite du processus désinflationniste à l’échelle globale durant l’année 2024. Néanmoins, la persistance d’une inflation sous-jacente a continué de maintenir l’inflation globale au-dessus des cibles des banques centrales durant les premiers mois de l’année 2025. Ces évolutions, qui interviennent dans un contexte d’incertitude géopolitique et commerciale inhabituellement élevée, ont conduit à une révision à la hausse des perspectives de l’inflation à court terme et à une pause dans les réductions des taux directeurs par plusieurs banques centrales dans les principales économies.

Sur le plan national, la croissance économique s’est maintenue sur une tendance haussière au dernier trimestre 2024 pour atteindre 2,4% (en glissement annuel) contre 1,8% le trimestre précédent et ce, grâce, notamment, au renforcement de l’activité dans le secteur des services et de l’agriculture.

Au niveau du secteur extérieur, le déficit courant s’est situé à 1.654 MDT (ou 0,9% du PIB) au terme du mois de février 2025 contre 113 MDT (ou 0,1% du PIB) un an auparavant, en raison, notamment, du creusement du déficit commercial (-3.518 MDT contre -1.780 MDT à fin février 2024), et ce en dépit de la bonne tenue des recettes touristiques et des revenus de travail.

A la date du 25 mars 2025, les avoirs nets en devises se sont élevés à 22,9 milliards de dinars (ou 100 jours d’importations) contre 27,3 milliards (ou 121 jours) à fin décembre 2024. Le taux de change du dinar reste résilient vis-à-vis des principales devises.

S’agissant de l’inflation, elle continue à montrer des signes de ralentissement pour s’établir à 5,7% au mois de février 2025 contre 6% le mois précédent. Cette atténuation a été favorisée, particulièrement, par la détente de l’inflation des produits à prix administrés (2,2% contre 3,8%) en relation avec la réduction de la TVA sur les prix à la consommation de l’électricité et le maintien du gel des prix des principaux produits et services. En revanche, l’inflation sous-jacente « hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés » a légèrement augmenté pour s’établir à 5,1% en février 2025 contre 5,0% le mois précédent. De leur côté, les prix des produits alimentaires frais continuent à évoluer sur un palier relativement élevé, soit 13,3% contre 13,2% en janvier 2025.

Les réalisations récentes de l’inflation ont engendré une révision à la baisse des perspectives de l’inflation au cours de la période à venir. Toutefois, les augmentations des salaires, aussi bien dans le secteur privé que public devraient occasionner des pressions à la hausse sur les coûts de production et stimuler davantage la demande dans un contexte des capacités de production moins dynamiques, en relation particulièrement avec le stress hydrique persistant et le rythme lent dans la mise en place des réformes stratégiques. Cette situation pourrait entraver une baisse plus sensible de l’inflation à court terme. En termes de moyennes annuelles, le taux d’inflation devrait revenir de 7% en 2024 à 5,3% en 2025.

La trajectoire future de l’inflation reste entourée de plusieurs risques haussiers. Elle serait particulièrement tributaire de l’évolution des prix internationaux des principaux produits de base et des matières premières, de la dynamique de la demande et de la capacité de gérer le déséquilibre du budget de l’Etat.

Après discussion et délibération, le Conseil estime que le processus de désinflation a achevé des progrès significatifs, et qu’il est important de soutenir sa poursuite pour atteindre des niveaux soutenables. Dans ce contexte, le Conseil a décidé de réduire le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie de 50 points de base à 7,5%. Cette décision reflète l’engagement du Conseil en faveur de la stabilité des prix, sans négliger le soutien à la croissance. Au vu des incertitudes grandissantes, le Conseil continuera de surveiller de près les risques aussi bien internes qu’externes entourant les perspectives d’inflation et se tiendra prêt à prendre les décisions nécessaires.

Également, le Conseil a décidé d’abaisser à 6,5% le taux minimum de rémunération de l’épargne.

EN BREF

Décision de la Banque Centrale de Tunisie – Mars 2025

  • Taux directeur abaissé à 7,5 % (–50 points de base), effectif dès le 27 mars 2025.
  • Facilités de dépôt : 6,5 % | Facilités de prêt : 8,5 %
  • Taux minimum de rémunération de l’épargne réduit à 6,5 %.
  • Inflation en recul : 5,7 % en février 2025 (contre 6 % en janvier).
  • Croissance économique : +2,4 % au T4 2024 (glissement annuel).
  • Objectif : soutenir la croissance tout en maintenant la stabilité des prix.

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Aïd El Fitr | Ouverture exceptionnelle des guichets samedi 29 mars (BCT)

Von: Yusra NY
26. März 2025 um 19:14

En vue de permettre le bon déroulement des transactions à l’occasion du congé de la Fête d’Aïd El Fitr, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé que les guichet seront exceptionnellement ouverts, samedi, à l’occasion du congé de la Fête de l’Aïd El Fitr.

Les Banques et l’Office National des Postes assureront au public, le samedi 29 mars 2025, de 9 heures à 12 heures, un service de caisse et de change manuel.

Quant à la BCT, elle assurera, le même jour, de 9h à12h, un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses succursales.

Par ailleurs, la Banque Centrale de Tunisie a invité les Banques et l’Office National des Postes à prendre les mesures nécessaires pour assurer le chargement des DABs et la continuité des paiements électroniques durant ce congé, en intervenant à temps pour la résolution de tout incident technique.

Communiqué

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Banque Centrale de Tunisie (BCT) : Baisse du Taux d’intérêt Directeur à 7,5%

Von: hechmi
26. März 2025 um 17:41

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 26 mars 2025, de réduire le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie de 50 points de base à 7,5%.

A cet effet, les facilités de dépôt et de prêt à 24 heures ont été ramenées à 6,5% et 8,5%, respectivement. Cette décision entrera en vigueur à partir du 27 mars 2025.

Le Conseil a également décidé d’abaisser à 6,5% le taux minimum de rémunération de l’épargne.

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La BCT réduit son taux directeur à 7,5 %, une baisse de 50 points de base

26. März 2025 um 17:21

Le Conseil d’Administration de la  la Banque Centrale de Tunisie ( BCT)  a annoncé, lors de sa réunion du 26 mars 2025, une baisse de 50 points de base de son taux directeur, le ramenant de 8 % à 7,5 %. Cette décision, qui prendra effet à partir du 27 mars 2025, s’accompagne d’une révision des facilités de dépôt et de prêt à 24 heures, désormais fixées respectivement à 6,5 % et 8,5 %. Cette mesure vise à soutenir l’économie tout en maintenant la stabilité des prix.

Selon le communiqué de la BCT, cette décision intervient dans un contexte où l’inflation montre des signes de ralentissement, s’établissant à 5,7 % en février 2025, contre 6 % le mois précédent. Cette tendance à la baisse est attribuée notamment à la réduction de la TVA sur les prix de l’électricité et au gel des prix des principaux produits et services. Cependant, l’inflation sous-jacente reste préoccupante, avec une légère augmentation à 5,1 % en février 2025.

Sur le plan économique, la croissance nationale a atteint 2,4 % au dernier trimestre de 2024, soutenue par les secteurs des services et de l’agriculture. Cependant, le déficit courant s’est creusé à 1,654 milliard de dinars (0,9 % du PIB) en février 2025, principalement en raison d’un déficit commercial plus important. Les avoirs nets en devises se sont élevés à 22,9 milliards de dinars, couvrant 100 jours d’importations.

Toujours selon le communiqué de la BCT, le Conseil a également mis en garde contre les risques haussiers pour l’inflation, notamment liés aux prix internationaux des matières premières, à la dynamique de la demande et aux déséquilibres budgétaires. Il reste vigilant et prêt à prendre des mesures supplémentaires si nécessaire pour maintenir la stabilité économique.

A noter que c’est la première baisse du taux directeur de la Banque centrale de Tunisie depuis mars 2020.

Avec TAP

 

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Banques : ouverture samedi 29 mars des guichets à l’occasion du congé de la Fête d’Aïd El Fitr

26. März 2025 um 13:46

Les Banques et l’Office National des Postes assureront au public le samedi 29 mars 2025, de 9 h à 12 h, un service de caisse et de change manuel, et ce, afin de permettre le bon déroulement des transactions à l’occasion du congé de la Fête d’Aïd El Fitr, a annoncé, mercredi 26 mars, la Banque Centrale de Tunis (BCT).

La BCT assurera, le même jour, de 9 heures à 12 heures, un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses succursales.

Par ailleurs, l’Institut d’émission a invité les banques et l’Office National des Postes à prendre les mesures nécessaires pour assurer le chargement des distributeurs automatiques de billets (DABs) et la continuité des paiements électroniques durant ce congé, en intervenant à temps pour la résolution de tout incident technique.

Avec TAP

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BCT : Services de caisse et de change assurés le 29 mars 2025 pour le congé de l’Aïd El Fitr

26. März 2025 um 13:42

Les Banques et l’Office National des Postes assureront au public, le samedi 29 mars 2025, de 9 h à 12 h, un service de caisse et de change manuel, et ce, afin de permettre le bon déroulement des transactions à l’occasion du congé de la Fête d’Aïd El Fitr, a annoncé mercredi la Banque Centrale de Tunis (BCT).

La BCT assurera, le même jour, de 9 heures à 12 heures, un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses succursales.

Par ailleurs, l’Institut d’émission a invité les banques et l’Office National des Postes à prendre les mesures nécessaires pour assurer le chargement des distributeurs automatiques de billets (DABs) et la continuité des paiements électroniques durant ce congé, en intervenant à temps pour la résolution de tout incident technique.

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Change devises en dinar tunisien : Cours du 26 Mars 2025

26. März 2025 um 13:22

Change devises en dinar tunisien. Cours d’achats et de vente.

MONNAIE SIGLE UNITE ACHAT VENTE
Dollar US USD 1 3.085 3.167
Euro EUR 1 3.316 3.393
Yen Japonais JPY 1000 20.274 21.037
Livre Sterling GBP 13 3.947 4.096
Franc Suisse CHF 10 34.365 35.841

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Révision du statut de la BCT : Le gouvernement tunisien met l’accent sur l’inclusion et la résilience économique

26. März 2025 um 12:41

Réuni, mardi, au palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel restreint a vivement recommandé de hâter la révision de la loi n° 35 de 2016 relative au statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT) selon une « approche nouvelle et intégrée ».

Présidant cette réunion, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zanzari, a tenu à mettre l’accent sur le rôle-clé dévolu à la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans l’instauration d’une série d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs permettant de garantir la bonne gestion du système bancaire national.

Ces indicateurs, cite un communiqué de la présidence du gouvernement, contribuent à la consolidation des politiques et des stratégies nationales de développement, tout comme ils servent à impulser l’investissement et à conforter la capacité de financement des petites et moyennes entreprises (PME).

La cheffe du gouvernement a, en outre, souligné la nécessité de conjuguer les efforts entre les différents organismes financiers publics et privés dans l’optique de parachever le processus de réforme et d’amorcer une véritable « révolution législative ».

Une telle « révolution législative », a-t-elle dit, doit embrasser les différents secteurs vitaux du pays et aura pour objectif ultime de propulser une dynamique économique durable orientée vers l’appui de l’investissement et la création de richesses au niveau des régions.

Zanzri a, par ailleurs, tenu à préciser que la politique du compter sur soi et de la consolidation des ressources propres de l’Etat est par excellence « un choix éminemment national » qui suppose nécessairement de resserrer les rangs et de faire impliquer les différents acteurs économiques dans la bataille de la libération national.

L’objectif étant, a-t-elle fait savoir, de bâtir une économie robuste centrée autour d’un système financier solidaire, inclusif et résilient qui soit en mesure de concilier le souci de faire face aux mutations internationales et l’impératif de se tenir à la politique du compter sur soi et de la maîtrise de la tendance haussière du recours à l’endettement.

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Banques: Ouverture samedi des guichets à l’occasion du congé de la Fête d’Aïd El Fitr

Von: walid
26. März 2025 um 12:44
Banques: Ouverture samedi des guichets à l’occasion du congé de la Fête d’Aïd El Fitr

Les Banques et l’Office National des Postes assureront au public, le samedi 29 mars 2025, de 9 h à 12 h, un service de caisse et de change manuel, et ce, afin de permettre le bon déroulement des transactions à l’occasion du congé de la Fête d’Aïd El Fitr, a annoncé mercredi la Banque Centrale […]

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