Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Transport et logistique : la CONECT tire la sonnette d’alarme sur la compétitivité tunisienne

16. April 2026 um 15:17

La Tunisie consacre jusqu’au quart du coût de ses produits au transport et à la logistique. Soit le double de la moyenne des pays développés. Un écart qui pèse lourd sur la compétitivité nationale, au cœur des débats lors de la 2ᵉ édition de la Journée du transport et de la logistique.

Dans une déclaration aux médias, en marge de cette journée d’étude, organisée en partenariat avec la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), l’Association des Experts Tunisiens en Économie et Gestion (AETG) et l’association Environnement économique et institutionnel de l’entreprise, Aslan Berjeb, président de la CONECT, a dressé un état des lieux alarmant du secteur. L’événement, qui se tenait en collaboration avec la Faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul, a réuni des députés, experts sectoriels, représentants de la Chambre et du Groupement national du transport et de la logistique, ainsi que du ministère de l’Économie et son centre de réflexion.

Pour la CONECT, le transport et la logistique constituent l’une des grandes priorités de l’organisation, aux côtés d’autres thématiques stratégiques. Aslan Berjeb, souligne l’engagement de la confédération à travailler activement sur ce dossier avec l’ensemble des acteurs concernés. Cette journée d’étude s’inscrit précisément dans cette dynamique, en croisant les regards macroéconomiques et les préoccupations des entreprises sur le terrain.

Par ailleurs, les échanges ont porté sur plusieurs fronts : les perturbations liées à la situation au Moyen-Orient; les défis propres aux transports routier, maritime et aérien; ainsi que l’incidence directe des coûts logistiques sur le prix final du produit tunisien. A cet égard, un rapport de la Banque mondiale cité lors des débats relève que ces coûts représentent entre 18 et 25 % du coût total d’un produit tunisien. Soit près du quart; contre seulement 12 % dans les pays développés. Un différentiel qui érode significativement la compétitivité des entreprises tunisiennes face à des concurrents régionaux dotés de ports modernes, d’infrastructures routières performantes et de réseaux ferroviaires à la hauteur des exigences du commerce international.

Le président de la CONECT a également insisté sur deux données structurelles majeures : 96 % des échanges commerciaux extérieurs de la Tunisie transitent par voie maritime. Tandis que 86 % des échanges intérieurs s’effectuent par transport routier. Ces chiffres illustrent l’interdépendance critique entre les deux modes de transport et plaident, estime-t-il, pour le développement d’une logistique multimodale capable d’articuler efficacement mer et route.

Au-delà du seul secteur logistique, Aslan Berjeb a replacé ces enjeux dans le cadre plus large du climat des affaires en Tunisie. « Le climat des affaires, ce n’est pas seulement la pression fiscale, la bureaucratie ou les relations avec l’administration. Mais c’est aussi la connectivité, la connexion de la Tunisie avec ses voisins et le maillage logistique intérieur », a-t-il souligné. Les conclusions de cette journée de réflexion sont destinées à être transmises au ministère du Transport. Et ce, afin d’alimenter les décisions politiques à venir en matière d’infrastructure et de compétitivité nationale.

L’article Transport et logistique : la CONECT tire la sonnette d’alarme sur la compétitivité tunisienne est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

E-commerce: si vous êtes une PME, ceci vous concerne

16. April 2026 um 11:39

Un appel à candidatures destiné aux PME tunisiennes du secteur des services vient d’être lancé afin de renforcer leur présence à l’international grâce au commerce numérique. L’initiative, portée par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT), en partenariat avec le Centre du Commerce International (ITC), prévoit d’accompagner gratuitement une centaine d’entreprises. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 25 avril 2026.

Le programme vise à aider les entreprises sélectionnées à développer leurs exportations de services numériques et à accéder à de nouveaux marchés internationaux. Il propose un accompagnement structuré comprenant l’élaboration de stratégies d’export digital, l’amélioration de la visibilité en ligne, l’accès à des réseaux B2B internationaux ainsi que des formations et séances de coaching adaptées au niveau de maturité des entreprises.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’action régionale « Renforcement du commerce électronique et du commerce numérique dans le voisinage du Sud ». Le projet est cofinancé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par l’ITC, avec l’appui de l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) pour certaines composantes.

En Tunisie, la CONECT et la CCIT ont été sélectionnées comme principales organisations chargées de soutenir les entreprises dans le cadre de ce programme, prévu pour la période 2025-2029. L’objectif est de transformer les compétences locales en offres digitales compétitives à l’export, dans un contexte où les services numériques représentent un levier croissant de croissance et de création d’emplois.

L’article E-commerce: si vous êtes une PME, ceci vous concerne est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Climat des affaires : appel à un consensus pour accélérer les réformes en Tunisie

11. April 2026 um 18:56

Les acteurs économiques appellent à la mise en œuvre rapide de réformes pour améliorer le climat de l’investissement en Tunisie, notamment à travers la révision du cadre législatif, la simplification des procédures et une meilleure refonte des structures publiques, afin de renforcer la confiance et relancer la création de projets.

Ces recommandations ont été formulées lors de rencontres tenues les 8 et 10 avril 2026 avec le ministre de l’Économie et de la Planification, réunissant notamment l’UTICA, la CONECT, le Conseil des chambres mixtes et des cadres ministériels.

Les participants ont insisté sur plusieurs priorités : accélérer la numérisation, faciliter l’accès au financement, alléger la fiscalité, améliorer les services logistiques, résoudre les contraintes foncières et moderniser les infrastructures et les systèmes de production, en vue de renforcer la compétitivité et soutenir le développement régional.

Le ministre a souligné l’importance de ce dialogue public-privé, rappelant le rôle central de l’investissement privé dans la croissance, l’emploi et le développement. Il a assuré que ces échanges s’inscrivent dans une démarche d’écoute visant à traduire les propositions en réformes concrètes pour renforcer l’attractivité du pays.

Les participants ont salué cette approche participative et exprimé leur volonté de poursuivre les efforts pour relancer l’investissement dans un climat de confiance.

L’article Climat des affaires : appel à un consensus pour accélérer les réformes en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les énergies renouvelables en Tunisie, entre les paroles et les actes

08. April 2026 um 10:36

Pour réduire le déficit énergétique, actuellement estimé à 65%, et les importations de pétrole et de gaz qui pèsent lourd dans le budget de l’Etat, la Tunisie n’a pas besoin de multiplier les réunions consacrées à cette problématique. Ce qui importe, au final, ce sont les décisions effectives prises et mises en œuvre dans l’urgence. La dépendance énergétique se règle en kilowattheures, pas en communiqués de presse.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le 17 mars 2026, le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, a réuni au ministère de l’Énergie les représentants de Conect et les opérateurs publics — Steg, ANME, Direction générale de l’électricité — pour débattre des freins à l’investissement dans les énergies renouvelables. Une réunion utile. Mais qui ne vaut que par ce qu’elle produira.

Une dépendance qui coûte cher, très cher

Les chiffres sont connus, mais ils méritent d’être rappelés à chaque occasion : le déficit énergétique tunisien atteint 6,3 Mtep en 2025, soit 65 % des besoins nationaux. Les subventions aux hydrocarbures absorbent 9 % du budget de l’État. C’est autant qui ne va pas aux hôpitaux, aux routes, aux écoles, à l’investissement public.

Dans ce contexte, la transition énergétique n’est plus un débat de spécialistes : c’est une question de survie budgétaire.

La Tunisie se classe par ailleurs au 20e rang mondial en efficacité énergétique selon la Banque Mondiale, et 2e en Afrique selon le Forum Économique Mondial. Elle a les compétences. Elle a le soleil. Elle a le vent. Ce qui lui manque, c’est la capacité à transformer ces atouts en mégawatts effectivement injectés dans le réseau.

Chiffre encourageant, mais rythme insuffisant

La réunion du 17 mars a mis en avant 186 licences accordées pour une capacité de 286 mégawatts dans le cadre de la cinquième ronde du système de licences. C’est une avancée réelle. Mais au regard de l’objectif national — 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, contre 4 à 5 % aujourd’hui — le compte n’y est pas. Pas encore.

Ces nouvelles attributions témoignent d’une nette évolution de la stratégie tunisienne, le gouvernement privilégiant désormais les grands projets d’infrastructures sous régime de concession pour attirer des promoteurs dotés de solides compétences techniques et d’une grande solidité financière. C’est la bonne direction. Mais l’accélération doit être radicale, pas marginale.

Tereg : 430 M$ attendent d’être utilisés

Ce que la réunion du 17 mars gagnerait à intégrer plus explicitement, c’est le programme Tereg, signé en novembre 2025 avec la Banque Mondiale. L’accord porte sur 430 millions de dollars destinés à mobiliser 2,8 milliards de dollars d’investissements privés, installer 2,8 gigawatts de capacités renouvelables d’ici 2028, créer plus de 30 000 emplois et réduire les coûts de l’électricité de 23 %. Ce programme vise également à améliorer le taux de recouvrement des coûts de la Steg — de 60 % à 80 % — et à alléger les subventions énergétiques de 2,045 milliards de dinars.

Ces objectifs recouvrent exactement les problématiques discutées autour de la table du 17 mars. Ne pas articuler les deux… serait une faute stratégique.

La Steg, partenaire indispensable, obstacle potentiel

Pour Tunis, le défi consiste désormais à transformer les annonces en capacités opérationnelles concrètes. Et cela passe inévitablement par la Steg. La société est à la fois distributrice et productrice, ce qui crée un conflit d’intérêts structurel vis-à-vis des producteurs privés d’électricité renouvelable. La modernisation de son réseau est une condition sine qua non pour absorber une production décentralisée croissante — et pour permettre au projet Elmed, l’interconnexion électrique sous-marine Tunisie-Italie de 600 MW, de produire tous ses effets.

Car le rapport de Greenpeace Mena souligne un décalage structurel entre les ambitions déclarées et les capacités institutionnelles, ce qui représente un défi majeur pour la transition énergétique en Tunisie. Ce décalage, c’est précisément ce que la réunion du 17 mars était censée commencer à combler.

70 000 emplois : l’argument qu’on n’entend pas assez

Les publications officielles de l’ANME et le rapport pays 2025 de la Banque africaine de développement le documentent : la stratégie nationale vise la création de 70 000 emplois dans le secteur des énergies renouvelables, avec une ambition de porter l’indépendance énergétique de 40 % à 67 % d’ici 2035. Les nouveaux projets éoliens et solaires permettront de créer des milliers d’emplois locaux pendant la construction et l’exploitation, marquant ainsi une étape importante dans la transition énergétique du pays.

Cet argument est politiquement puissant dans un pays où le chômage des jeunes dépasse 30 %. Il devrait être au cœur de chaque réunion, de chaque discours, de chaque projet de loi sur l’énergie. Pas en note de bas de page.

Ce que Kapitalis a documenté ces dernières semaines le confirme : la plus grande menace pour l’économie tunisienne, c’est l’absence ou le report sine die des réformes structurelles nécessaires, qui risque d’enfoncer durablement le pays dans la catégorie des pays stagnants. La Tunisie vient d’obtenir son plus mauvais score depuis 1995 dans l’indice de liberté économique de la Heritage Foundation — 48,1 sur 100, 156e sur 176 pays. Ce n’est pas une fatalité. Mais c’est un signal d’alarme que les concertations, aussi bien menées soient-elles, ne suffisent pas à désactiver.

Les signaux positifs existent — Plan 2026-2030, Tereg, Elmed, concessions internationales en cours. La volonté de dialogue entre l’État et le secteur privé est réelle. Mais la Tunisie a une longue pratique des réunions consensuelles sans lendemain.

Ce qui distinguera le 17 mars de toutes les précédentes, ce ne sera pas la qualité des échanges. Ce sera la liste des décisions effectives prises dans les semaines qui suivront.

La dépendance énergétique se règle en kilowattheures, pas en communiqués.

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.

Sources : Programme Tereg, Banque Mondiale, novembre 2025 — Plan de Développement 2026-2030, Présidence du Gouvernement tunisien — Rapport Pays Tunisie 2025, Banque Africaine de Développement — Stratégie Énergétique à l’horizon 2035, ANME/Pnud — Publications officielles Steg 2024-2025 — Projet Elmed, Steg/BEI — Greenpeace Mena, janvier 2026.

L’article Les énergies renouvelables en Tunisie, entre les paroles et les actes est apparu en premier sur Kapitalis.

Circulaire de la BCT: 7 solutions pour une application efficace, selon la Conect

03. April 2026 um 11:14

Selon un récent communiqué de la Conect, l’organisation patronale tunisienne insiste sur la nécessité d’accompagner la mise en œuvre de la circulaire n° 2026-04 de la Banque centrale de Tunisie (BCT) par un dialogue constructif avec les forces vives de l’économie.

La Conect rappelle que si la préservation des réserves de change reste un objectif partagé, il est indispensable de concilier cette rigueur avec la croissance, l’emploi et la compétitivité. Pour cela, l’organisation propose 7 recommandations clés destinées à ajuster le dispositif et éviter des conséquences indésirables:

  1. Dialogue structuré et concertation: réunir la BCT, les ministères concernés et organisations patronales pour évaluer ensemble l’impact de la mesure.

  2. Révision de la liste des produits: distinguer les biens de consommation finale des intrants industriels pour mieux cibler les restrictions.

  3. Exclusion des produits médicaux essentiels: retirer ceux dont la raréfaction représenterait un risque pour la santé publique.

  4. Simplification des procédures d’exemption: alléger le dispositif bureaucratique pour les industriels concernés.

  5. Approche graduée et incitative: soutenir la production locale et les exportations plutôt que d’imposer des blocages stricts.

  6. Cohérence institutionnelle: aligner les mesures sur la réforme du Code des changes et les engagements internationaux de la Tunisie.

  7. Transparence et communication: informer clairement sur la situation géopolitique et les marges de manœuvre réelles pour éviter les malentendus.

“Le dialogue avec les forces vives de l’économie n’est pas un luxe, c’est une condition de réussite”, insiste, au fil des propos, la confédération. 

L’article Circulaire de la BCT: 7 solutions pour une application efficace, selon la Conect est apparu en premier sur Managers.

Nouvelle circulaire de la BCT: ce qu’en pense la Conect

03. April 2026 um 10:34

Le 26 mars 2026, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié la circulaire n° 2026-04, imposant aux importateurs de produits “non prioritaires” de financer intégralement leurs opérations sur fonds propres. Concrètement, cela signifie que pour importer ces produits, les entreprises doivent constituer des dépôts couvrant la totalité de la valeur de leurs importations, sans pouvoir recourir aux crédits, avances ou garanties habituellement accordés par les banques ou intermédiaires financiers agréés. Cette mesure est entrée en vigueur immédiatement et concerne tous les modes de règlement des importations. L’objectif officiel affiché est de préserver les réserves de change dans un contexte économique et géopolitique incertain.

Pour sa part, la Conect rappelle, dans un communiqué, que ce type de mesure n’est pas inédit, puisqu’un dispositif similaire avait déjà été introduit en 2017 et qualifié de restriction de change. Après avoir constaté que son impact sur les importations était limité, les autorités tunisiennes l’avaient abrogé en 2019. La réintroduction d’un mécanisme similaire dans un contexte institutionnel plus fragile appelle donc, selon la Conect, à un examen attentif des effets prévisibles.

La confédération souligne que l’obligation d’autofinancement intégral opère une sélection de fait entre les opérateurs économiques. Les grandes entreprises disposant de trésoreries suffisantes continueront leurs importations normalement, tandis que les PME et les commerçants de taille moyenne, qui constituent plus de 97% du tissu économique tunisien, risquent d’être exclus de facto. En outre, cette concentration du marché risque de limiter la concurrence, favorisant des positions de rente alors que les pouvoirs publics appellent à davantage de dynamisme et d’équité sur le marché.

De surcroît, la même source attire également l’attention sur les conséquences directes de cette mesure sur l’emploi et la qualité du travail. Les entreprises concernées, dans le commerce, la distribution, la logistique et les services, représentent le premier employeur privé du pays. Une réduction de leur activité se traduirait par des suppressions de postes et par une dégradation de la qualité de l’emploi, touchant en particulier les jeunes et les travailleurs en situation précaire.

Outre l’impact économique, la confédération met en garde contre des risques pour la santé publique. Certains produits figurant sur la liste des importations concernées, notamment des produits dermatologiques, sont administrés à des patients fragiles, y compris des personnes atteintes de cancer. Leur raréfaction ou leur renchérissement pourrait avoir des conséquences directes sur la santé des citoyens les plus vulnérables.

La chaîne logistique industrielle pourrait également être perturbée. Certains intrants utilisés par l’industrie (emballages, abrasifs, matériaux de construction, équipements sanitaires, tensioactifs pour les produits d’hygiène) transitent souvent par de petits importateurs-distributeurs qui seront les premiers affectés. La restriction de leurs activités risque de désorganiser la production nationale et de pénaliser les exportations.

Enfin, la Conect met en évidence les risques liés à l’expansion de l’économie informelle et aux goulots bureaucratiques. En raréfiant l’offre légale, la mesure pourrait favoriser le développement de circuits parallèles et de la contrebande, avec pour conséquence une perte de recettes fiscales et douanières. Par ailleurs, les obligations strictes imposées aux banques pour vérifier les codes NGP et les fiches techniques exigées des industriels pourraient créer des retards importants et alourdir la gestion administrative des importations.

La Conect ne remet pas en cause la nécessité de préserver les réserves de change. Ce qu’elle questionne, c’est la méthode. Pour la confédération, une mesure prise sans concertation ni anticipation suffisante risque de peser lourdement sur les PME, l’emploi, la santé publique, la production nationale et la dynamique concurrentielle du marché.

Dans ce même ordre d’idées, rappelons que, récemment, la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants a refusé d’annuler cette mesure, estimant qu’un tel recul nuirait à la stabilité des lois et au processus de modernisation fiscale. Ils ont toutefois reconnu des difficultés techniques et organisationnelles, notamment pour les petites entreprises et les professions libérales, ainsi que des enjeux liés à la protection des données. Au lieu de supprimer la réforme, ils préconisent une mise en œuvre progressive, accompagnée de formation et de soutien aux acteurs concernés

 

L’article Nouvelle circulaire de la BCT: ce qu’en pense la Conect est apparu en premier sur Managers.

Café en Tunisie : La filière se structure pour rompre avec les pénuries et le marché parallèle

11. November 2025 um 11:25

La filière du café en Tunisie se dote enfin d’une organisation représentative. La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) a annoncé la création du Groupement des Torréfacteurs de Café, présidé par Jasser Lahmar, afin de donner une voix unifiée aux acteurs du secteur et de relancer une filière en crise.

Une filière sous tension depuis des années

“Le café a désormais sa voix à la CONECT”, a déclaré avec satisfaction Aslan Ben Rejeb, président de la confédération, dans un message publié sur Facebook. Il a rappelé les nombreuses difficultés traversées par la filière : monopole de l’importation par l’État, prix administrés, pénuries récurrentes, et essor du marché parallèle qui “déstabilise la concurrence loyale et expose le consommateur à des produits non contrôlés”.

Le café vert, matière première des torréfacteurs, reste aujourd’hui importé exclusivement par l’Office du Commerce de Tunisie (OCT), un monopole qui engendre, selon la CONECT, des ruptures d’approvisionnement à répétition, accentuées par les hausses de prix mondiaux et les difficultés logistiques de l’office public.

Ouvrir l’import et tracer la filière

Pour sortir de cette impasse, Aslan Ben Rejeb plaide pour une ouverture contrôlée du marché : permettre à davantage d’acteurs privés agréés d’importer du café vert, à condition de respecter des critères stricts de traçabilité, de qualité et de contrôle sanitaire.

Il propose également d’autoriser les échanges de café vert entre torréfacteurs, afin de donner plus de flexibilité au marché et d’alléger la dépendance à l’importation. Autre piste : créer une plateforme numérique nationale pour tracer les flux de café, réduire la contrebande et garantir la transparence des circuits.

Vers une gouvernance « par la data »

La CONECT appelle à passer d’une “logique de gestion de pénurie” à une gouvernance basée sur les données : publication des volumes importés, calendrier prévisionnel, mécanismes anti-spéculation et instance de concertation entre l’État et les professionnels.

“Libéraliser la filière, ce n’est pas déréguler, c’est responsabiliser les acteurs, renforcer les contrôles et couper l’oxygène au marché parallèle”, résume Ben Rejeb, qui voit dans cette réforme un moyen de soutenir les PME torréfactrices et de redonner de la visibilité aux cafetiers tunisiens.

Lire aussi

L’article Café en Tunisie : La filière se structure pour rompre avec les pénuries et le marché parallèle est apparu en premier sur webdo.

Kann man die Subventionierung von Brot in Tunesien noch verteidigen?

Von: Redaktion
27. Juli 2025 um 15:39

Der Finanzexperte Moez Hadidane zeigt mit dem Finger auf die wegen der seiner Meinung nach ungerechte Verteilung der staatlichen Subventionierungen in Tunesien. Als Gast bei Mehr

Der Beitrag Kann man die Subventionierung von Brot in Tunesien noch verteidigen? erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

❌
❌