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Heute — 12. April 2026Haupt-Feeds

Marché noir des devises: une nouvelle loi en discussion pour capter des milliards hors circuit officiel

12. April 2026 um 21:21

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tient, mardi à 10h00, une séance plénière consacrée à l’examen d’une proposition de loi relative à la régularisation des infractions de change (n° 2025/058), dans un contexte marqué par l’ampleur croissante du marché parallèle des devises et ses répercussions sur l’économie nationale. Transmis à la Commission des finances et […]

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Climat des affaires : La Tunisie, destination de repli pour les investisseurs étrangers

12. April 2026 um 20:15

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les marchés financiers ont baissé, mais ne se sont pas effondrés. La montée des tensions soulève des interrogations sur l’évolution future des flux d’investissements directs étrangers. Pour certains experts, cette guerre pourrait avoir des effets potentiels sur la dynamique de ces flux d’IDE. Le climat des affaires […]

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Crise mondiale : L’urgence de repenser les politiques économiques tunisiennes

12. April 2026 um 19:15

Flambée des prix, perturbations du commerce, inflation mondiale… La guerre au Moyen-Orient transforme les fragilités économiques en véritables menaces pour la Tunisie. Les experts alertent : sans stratégies de résilience et réforme structurelle, le pays pourrait subir un choc économique majeur. La Presse — Il est aujourd’hui largement admis que tous les pays du monde, […]

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Question de la semaine : Une stratégie de croissance peut-elle encore se passer de l’innovation?

12. April 2026 um 18:30

La Presse — Loin de toute logique de maximisation du profit, la croissance demeure un enjeu central pour l’entreprise. Elle constitue à la fois un indicateur de bonne santé financière et de solidité du positionnement concurrentiel. Dans un environnement économique en mutation permanente, où les marchés évoluent rapidement en volume, en frontières et en intensité […]

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Commerce extérieur : Le déficit commercial s’établit à -5232,7 MD

12. April 2026 um 13:44

Le déficit commercial s’établit à -5232,7 millions de dinars (MD), au premier trimestre de 2026, contre -5049,5 MD, au cours de la même période en 2025, a annoncé, dimanche, l’Institut National de la Statistique (INS). Ce déficit provient du groupe des produits énergétiques de (-2990,4 MD), des matières premières et demi-produits de (-1601,4 MD), des […]

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Tunisie : la facture énergétique alourdit un déficit commercial toujours sous pression

12. April 2026 um 13:46

Le déficit commercial de la Tunisie s’est creusé au premier trimestre 2026 pour atteindre -5 232,7 millions de dinars, contre -5 049,5 millions de dinars un an auparavant, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique. Cette aggravation intervient dans un contexte de reprise modérée des échanges extérieurs, marquée par une progression des exportations mais également par une hausse continue des importations.

Dans le détail, le déséquilibre commercial reste principalement tiré par la facture énergétique, à laquelle s’ajoutent les déficits des matières premières, des biens d’équipement et des biens de consommation. À l’inverse, le secteur alimentaire constitue le seul levier d’excédent, contribuant à atténuer partiellement le déficit global. Malgré cela, l’amélioration du taux de couverture traduit un léger rééquilibrage des échanges, sans pour autant inverser la tendance structurelle déficitaire.

Les exportations tunisiennes ont enregistré une progression de 6,1 %, soutenues notamment par les industries mécaniques et électriques ainsi que par le secteur agroalimentaire. Ce dernier a bénéficié d’une forte dynamique des ventes d’huile d’olive, confirmant son rôle stratégique dans les recettes en devises. Le secteur énergétique a également contribué à cette hausse, grâce à une augmentation des exportations de produits raffinés. En revanche, certains secteurs traditionnels ont affiché des contre-performances, notamment les mines et le textile, pénalisés par des facteurs conjoncturels et structurels.

Sur le plan géographique, l’Union européenne demeure le principal partenaire commercial de la Tunisie, concentrant plus de deux tiers des exportations. Les ventes vers ce marché ont progressé, en particulier avec la France, l’Italie et l’Allemagne, tandis que des reculs ont été observés sur d’autres destinations européennes. Les échanges avec les pays arabes ont également évolué de manière contrastée, avec des hausses significatives vers certains marchés du Moyen-Orient, mais des replis notables vers les pays du Maghreb.

Parallèlement, les importations ont augmenté de 5,5 %, atteignant un niveau élevé, sous l’effet d’une hausse généralisée de la demande sur l’ensemble des catégories de produits. Les importations alimentaires, énergétiques et de biens d’équipement figurent parmi les principales composantes de cette progression. L’Union européenne reste également le premier fournisseur du pays, tandis que les échanges avec certains partenaires hors Europe ont connu des évolutions divergentes.

Au total, la structure des échanges extérieurs de la Tunisie continue de refléter une forte dépendance énergétique et une vulnérabilité sectorielle persistante, malgré des signaux positifs du côté des exportations.

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L’huile d’olive tunisienne fait son entrée au Brésil

12. April 2026 um 12:56

L’huile d’olive tunisienne fait son entrée au Brésil, un marché qualifié de prometteur et stratégique, avec la participation de quatre marques nationales de premier plan au salon Anuga Select Brazil à São Paulo, qui s’est tenu du 6 au 9 avril 2026.

Cette participation, organisée par la Chambre de commerce arabo-brésilienne, s’inscrit dans le cadre d’un plan tunisien visant à faciliter l’accès des produits alimentaires tunisiens aux marchés latino-américains et à sécuriser des circuits de distribution directe au sein du vaste secteur de la grande distribution brésilien.

Le conseiller Hassen Saadani, chef du Bureau commercial et consulaire tunisien à São Paulo, a annoncé l’arrivée des premiers chargements d’huile d’olive tunisienne au Brésil, coïncidant avec le salon et marquant le lancement officiel des exportations vers ce marché.

Cap sur l’Amérique Latine

M. Saadani a souligné que l’huile d’olive tunisienne n’est pas seulement un produit agricole, mais bien «une histoire, une culture et un pont économique» reliant la Tunisie au monde. La présence de quatre marques tunisiennes au salon témoigne de la confiance dans la qualité de l’huile d’olive tunisienne et sa compétitivité à l’échelle mondiale, a-t-il souligné.

Les entreprises tunisiennes participantes souhaitent tirer parti de la plateforme Anuga pour mettre en valeur les qualités de l’huile d’olive tunisienne, considérée comme l’une des meilleures au monde. Leur objectif est de consolider leurs marques en développant une identité forte pour les produits tunisiens auprès des consommateurs brésiliens, et d’élargir leur clientèle grâce à l’accès aux circuits de distribution de taille moyenne et petite ainsi qu’aux grandes surfaces. Elles cherchent également à comprendre la culture des consommateurs en adaptant leurs emballages et leurs méthodes marketing aux spécificités du marché brésilien.

De son côté, William Adib Dib, président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, a déclaré que l’intérêt pour les produits arabes, et notamment tunisiens, est en constante augmentation. L’excellente réputation de ces produits ouvre d’importantes perspectives pour la conclusion d’accords commerciaux majeurs, contribuant ainsi à renforcer la balance commerciale, a-t-il souligné.

Exemption douanière totale

Le salon Anuga Select Brazil est une plateforme essentielle pour les exportateurs tunisiens souhaitant diversifier leurs débouchés au-delà des marchés traditionnels et tirer parti de la demande mondiale croissante d’huile d’olive de haute qualité, un produit qui fait la renommée de la Tunisie.

Il convient de noter que le gouvernement brésilien a accordé une exemption douanière totale pour les importations d’huile d’olive vierge extra tunisienne.

Cette décision est entrée en vigueur le 14 mars 2025, entraînant la suppression totale des droits de douane, ramenés de 9 % à 0 %. L’exemption concerne principalement l’huile d’olive vierge extra.

D’après Tap.

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Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ?

12. April 2026 um 10:19

Le président Kaïs Saïed et la Banque centrale de Tunisie peuvent-ils préserver l’économie tunisienne des séquelles durables de la guerre israélo-américaines contre l’Iran et de la fermeture du détroit d’Ormuz ? C’est possible grâce à un soutien financier du Fonds monétaire international (FMI) de 2,5 milliards de dollars sur sept ans, qui permettrait de sortir l’économie tunisienne de la stagflation et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux investisseurs locaux et étrangers.

Larbi Ben Bouhali *

Aujourd’hui, la Banque centrale de Tunisie dispose de très faibles réserves de change, équivalentes à seulement 101 jours de dépenses en devises étrangères. En 2025, les sociétés étrangères en Tunisie et les investisseurs offshore (loi 72) ont gagné 3 milliards de dinars de dividendes qui vont sortir de l’économie tunisienne, alors que la Tunisie a un besoin urgent de liquidités en dollars américains (Sources : BCT, IACE).

La Banque centrale de Tunisie ne doit pas imprimer davantage de dinars pour combler le déficit ; une telle mesure détruirait le pouvoir d’achat du dinar et une forte inflation ruinerait la classe moyenne et les plus démunis.

D’autres solutions existent pour emprunter des dollars américains et soutenir l’économie tunisienne. Inspirons-nous des autres pays et de leurs stratégies pour sauver leurs économies face au choc de la pénurie de pétrole et à la flambée des prix.

La Tunisie doit trouver d’urgence 2,5 milliards de dollars

Cette année, le président Kaïs Saïed a besoin d’une force de frappe financière considérable, d’au moins 2,5 milliards de dollars, pour couvrir les coûts supplémentaires engendrés par la guerre États-Unis-Iran.

La Tunisie a un besoin urgent de liquidités, en dollars américains, pour faire face à la hausse des prix de l’énergie et combler le déficit budgétaire ainsi que les déficits commerciaux et énergétiques de cette année et de l’année prochaine (2027).

En 2026, le gouvernement tunisien devra emprunter 27 milliards de dinars, soit 51 % des recettes fiscales totales de 52,5 milliards de dinars, alors que son déficit budgétaire s’élève à 11 milliards de dinars. De plus, il devra emprunter davantage pour couvrir les coûts supplémentaires liés à l’énergie, notamment les coûts des subventions à l’électricité et le surcoût de la dette intérieure et extérieure, car le prix du pétrole brut devrait dépasser les 90 dollars le baril en moyenne cette année (alors que le budget 2026 tablait sur un prix de 63 dollars le baril).

Répercussions négatives de la guerre d’Iran sur l’économie tunisienne

Les risques pour l’économie tunisienne liés à la guerre Iran-États-Unis sont les suivants :

1. Plus de 100 000 Tunisiens travaillent dans les pays du Golfe. Nombre d’entre eux risquent de perdre leur emploi, ce qui affectera les transferts de devises vers la Tunisie. De plus, le coût élevé de l’énergie impactera les revenus des Tunisiens résidant en Europe et, par conséquent, les transferts de fonds vers la Tunisie.

2. L’inflation devrait augmenter en raison de la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires. La Banque centrale maintiendra des taux d’intérêt élevés plus longtemps, ce qui freinera la consommation et l’investissement, les taux d’intérêt élevés limitant l’investissement privé.

Par ailleurs, le gouvernement a emprunté 33 milliards de dinars au système bancaire, privant ainsi les banques de liquidités, qui ne peuvent plus prêter au secteur privé et donc contribuer à la croissance économique.

3. Le fardeau de la dette tunisienne va s’alourdir, le coût du service de la dette augmentera et le gouvernement tunisien augmentera les impôts (il les a augmentés de 7 % en 2025 et de 8 % en 2024) et empruntera davantage pour financer les dépenses supplémentaires, puisqu’il contracte de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes.

Il convient de rappeler, dans ce contexte, que la dette publique tunisienne par s’élève à 12 500 dinars, que la dette privée tunisienne par ménage s’élève à 9 263 dinars, et que la dette totale par ménage atteint 21 763 dinars, soit 140 % du PIB.

4. Cette année, le produit intérieur brut tunisien devrait reculer de 0,5 % (estimation) en croissance nominale. L’économie ralentira en termes nominaux et réels, ce qui réduira les recettes fiscales de l’État. Le chômage des jeunes restera élevé, dépassant les 30 %, cette année et l’année prochaine, et la dette publique augmentera.

5. La flambée des prix du carburant a contraint les compagnies aériennes à réduire leurs vols et à augmenter leurs tarifs dans le monde entier afin de limiter leurs coûts. Cette situation affectera le secteur touristique mondial et réduira les recettes touristiques tunisiennes, tant nominales que réelles.

Les solutions trouvées par d’autres pays

Comment d’autres pays se procurent-ils des dollars américains pour faire face à la hausse des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires engendrée par la guerre Iran-Américaine ?

1. La banque centrale des Émirats arabes unis a injecté 8 milliards de dollars de liquidités pour octroyer des prêts sans intérêt et financer la surchauffe des prix des carburants et des subventions.

2. Le gouvernement australien a injecté 1 milliard de dollars pour soutenir les entreprises en difficulté.

3. Le gouvernement français proposera des prêts allant jusqu’à 50 000 € aux petites entreprises les plus exposées à la hausse des prix du carburant dans les secteurs des transports, de la pêche et de l’agriculture.

4. Le gouvernement/la banque centrale de Turquie a vendu 10 % de ses réserves d’or pour lever 20 milliards de dollars et soutenir son économie.

5. La Banque centrale du Qatar (QCB) a débloqué des milliards de dollars pour mettre en œuvre un plan de soutien financier permettant aux établissements de crédit de reporter jusqu’à trois mois le remboursement du principal et des intérêts pour les emprunteurs affectés par le conflit iranien. Ce plan comprend un renforcement des liquidités grâce à une réduction des réserves obligatoires et à des opérations de pension afin de maintenir la stabilité face aux tensions sur les marchés régionaux.

6. La Banque mondiale, le FMI et plus de 40 pays à travers le monde ont pris des mesures et injecté des milliards de dollars dans leurs économies pour atténuer et gérer le coût élevé de l’énergie et les chocs liés à l’offre et au prix du pétrole brut auxquels le monde est confronté.

Que peut faire la Tunisie ?

La Tunisie n’a d’autre choix que de collaborer avec la Banque mondiale et le FMI pour faciliter son accès aux prêts en dollars américains. Le FMI peut lui accorder 2,5 milliards de dollars à un taux d’intérêt inférieur à 3 % par an.

Membre de la Banque mondiale et du FMI depuis 1958, la Tunisie a toujours collaboré avec le FMI et a honoré l’intégralité de sa dette extérieure envers le FMI et d’autres créanciers étrangers, sans aucun retard, au cours des 68 dernières années.

Les avantages que la Tunisie tirerait du soutien financier du FMI seraient considérables : elle pourrait ainsi réduire le coût annuel de sa dette extérieure, accroître ses réserves de change, stabiliser le taux de change du dinar et inscrire son économie sur la voie d’une croissance durable.

Ces trois dernières années, le gouvernement tunisien a mis en œuvre toutes les réformes majeures demandées par le FMI, notamment la réduction des dépenses publiques consacrées aux subventions alimentaires, la diminution de la masse salariale du secteur public en pourcentage du PIB (13 % du PIB actuellement), la réforme du barème fiscal (le gouvernement tunisien a augmenté les impôts de 7 % en 2024 et de 8 % en 2025) et la réforme de la gouvernance des entreprises publiques.

Je suis convaincu que le président Kaïs Saïed peut saisir cette nouvelle approche du FMI comme une opportunité pour conclure un nouvel accord de partenariat, assorti d’un soutien financier de 2,5 milliards de dollars sur sept ans. Cet accord permettrait de sortir l’économie tunisienne de la stagflation et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux investisseurs locaux et étrangers, les incitant à revenir investir en Tunisie et à créer des milliers d’emplois pour les 650 000 Tunisiens sans emploi.

* Expert financier basé à Johannesburg.

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La Tunisie face au stress hydrique, un besoin urgent de financement et des alternatives à accélérer

12. April 2026 um 07:00

La Tunisie affronte, depuis un certain nombre d’années, un défi hydrique majeur, qualifié par des experts de « stress hydrique ». La question essentielle est de savoir comment financer, moderniser et sécuriser tout un système de production, de distribution et de préservation de l’eau afin de faire face à une raréfaction devenue structurelle.

Dans ce contexte, décideurs publics, bailleurs internationaux et autres experts convergent sur une idée centrale : il faut investir vite, mais aussi mieux, pour éviter que ce stress hydrique ne se transforme en crise durable.

La Banque mondiale a approuvé, le 31 mars 2026, un financement de 332,5 millions de dollars pour lancer une première phase du Programme tunisien de sécurité hydrique et de résilience. Ce programme vise à améliorer les services d’eau potable, moderniser l’agriculture irriguée et soutenir l’emploi dans les zones rurales, avec un impact attendu sur des millions de Tunisiens.

Dans cette perspective, le rapport du ministère de l’Agriculture de janvier 2026 met en évidence l’alignement du projet avec les priorités de la Banque mondiale en matière de résilience climatique, de développement durable, de gestion efficiente de l’eau et de prospérité partagée.

Le projet vise à renforcer la stabilité de l’irrigation dans un contexte de variabilité pluviométrique et de stress hydrique, tout en soutenant le développement socio-économique local et régional. Il entend améliorer la production agricole, diversifier les revenus à travers les produits du terroir et l’agrotourisme, structurer les filières agroalimentaires et renforcer les circuits de distribution et de contractualisation. Il devrait aussi accroître la productivité, la valeur ajoutée et la compétitivité des cultures irriguées, consolider la sécurité alimentaire nationale, améliorer et stabiliser le revenu des agriculteurs face aux aléas climatiques, et favoriser leur accès aux marchés, au financement et à l’innovation.

A titre d’exemple,le rapport mentionne que les gouvernorats de Bizerte, Béja et Siliana partagent une forte vocation agricole, chacun avec des atouts spécifiques : Bizerte se distingue par ses ressources hydrauliques et sa diversité agricole, Béja occupe une place centrale dans les cultures céréalières, tandis que Siliana joue un rôle de zone de transition où l’irrigation favorise la diversification et la modernisation des exploitations. Dans cet ensemble, l’irrigation constitue un levier essentiel pour sécuriser les rendements, accroître la production et renforcer la valeur ajoutée agricole.

Elle soutient aussi l’organisation des filières agroalimentaires, la contractualisation entre producteurs et transformateurs, ainsi que le développement des circuits de commercialisation. Au-delà de l’agriculture, elle contribue à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois locaux et à la stabilisation des populations rurales, faisant de ces trois gouvernorats un espace stratégique de développement agricole intégré et résilient.

Une cartographie générée avec l’IA

En parallèle, il contribuera à la création d’emplois locaux et ruraux, notamment pour les jeunes, les femmes et les PME régionales, tout en améliorant la commercialisation, en réduisant les pertes post-récolte, en facilitant la mobilité des populations rurales et en renforçant la sécurité routière.

Lire aussi: Tunisie : la Banque mondiale mobilise 332,5 millions de dollars pour l’eau et l’emploi

Quelles sont les priorités ?

Le rapport de l’Onagri converge sur quelques priorités immédiates : améliorer l’eau potable, moderniser l’irrigation et réduire les pertes dans les réseaux.

De son côté, la Banque mondiale prévoit notamment la réhabilitation d’infrastructures d’irrigation dans plusieurs gouvernorats, ainsi que l’appui aux agriculteurs pour adopter des technologies plus sobres en eau. Pour l’eau potable, le programme inclut l’extension de l’usine de dessalement de Zarat, l’installation de compteurs intelligents et la remise à niveau des réseaux de distribution.

La logique est simple : produire davantage ne suffit pas si l’eau est perdue avant d’arriver aux ménages ou aux exploitations agricoles. La question du financement doit donc couvrir à la fois les ouvrages lourds, la maintenance, la gouvernance des opérateurs publics et la gestion de la demande. C’est cette combinaison qui permet de transformer un investissement ponctuel en véritable politique de sécurité hydrique.

Les solutions alternatives

Les spécialistes ne défendent pas une seule solution miracle, mais une stratégie mixte. Le dessalement est considéré comme une réponse utile, surtout pour les régions du sud et du littoral, mais il reste coûteux et énergivore, ce qui impose de le réserver aux usages les plus stratégiques. La réutilisation des eaux usées traitées est aussi présentée comme une piste importante, notamment pour l’agriculture et certains usages industriels.

Raoudha Gafrej  docteur en science de la terre, experte en environnement, eau et changement climatique souligne, dans une précédente déclaration à leconomistemaghrebin.com   que la question de l’eau de surface est centrale dans l’agriculture tunisienne, car le paysage agricole repose sur deux réalités distinctes : l’agriculture irriguée, qui couvre environ 8% des terres agricoles utiles, et l’agriculture pluviale, qui représente les 92% restants et dépend normalement des précipitations. Or, selon elle, ce modèle pluvial ne fonctionne plus réellement depuis plusieurs années en raison de l’aggravation des sécheresses. De nombreux agriculteurs sont désormais contraints de trouver eux-mêmes des solutions pour approvisionner leurs cultures en eau.

À côté de cela, plusieurs alternatives reviennent dans les débats : modernisation de l’irrigation goutte-à-goutte, réduction des fuites, récupération des eaux pluviales, recharge artificielle des nappes et meilleure tarification pour limiter le gaspillage.

Rappelons les multiples coupures d’eau dans l’ensemble du pays, notamment en été. Il est donc impératif de mettre en place une solution de fond qui s’accompagne d’une gestion intelligente du réseau et de la consommation. Autrement dit, la Tunisie doit passer d’une logique de pénurie subie à une logique de gestion anticipée.

Mohamed Ben Sakka, expert en ressources en eau, estime dans une ancienne déclaration à leconomistemaghrebin.com que la sensibilisation doit venir d’abord des usagers eux-mêmes, et non uniquement de l’État. Désormais, la priorité est de passer aux solutions pour améliorer la gestion de cette ressource. Cela suppose de recourir à des technologies de pointe et d’adopter une stratégie commune au service de l’intérêt général. Car l’eau n’est pas seulement un enjeu vital : elle constitue aussi un levier de puissance et de développement économique.

Le cadre national

La stratégie « Eau 2050 » revient comme le cadre de référence le plus structurant. En effet, le document « Eau 2050 » de l’Ites rappelle que le pays doit diversifier ses ressources et renforcer les capacités de stockage, de dessalement et de traitement. Cette approche montre que la sécurité hydrique n’est plus seulement un enjeu environnemental, mais aussi un enjeu économique, social et territorial.

En somme, la Tunisie n’est pas seulement confrontée à une crise de l’eau, elle est engagée dans une bataille de financement pour reconstruire sa sécurité hydrique. Les solutions existent, mais elles demandent des investissements continus, une gouvernance plus efficace et une hiérarchisation claire des priorités. Le message des experts est net : sans réforme structurelle, les réponses d’urgence resteront insuffisantes.

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Cash en Tunisie | Et si le problème était la banque ?

12. April 2026 um 08:00

Cet article est une réponse qui se veut «constructive» à celui de l’économise Moktar Lamari publié hier par Kapitalis, Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne. L’auteur y plaide pour une lecture économique réaliste du cash, bouc émissaire ou solution de survie ?

Naamen Bouhamed *

En réponse à l’article de Moktar Lamari ainsi qu’aux analyses de l’étude réalisée par Meriam Jerbi et ses collègues qu’il cite, force est de constater que celle-ci, bien que documentée, oublie une question essentielle : pourquoi le cash reste-t-il une composante centrale de l’économie tunisienne ?

Ce n’est pas par hasard, ni par «préférence pour l’ombre». C’est parce que, face à un système bancaire défaillant, le cash est devenu une solution de flexibilité, voire de survie.

1. Le cash comme libérateur face à une bureaucratie bancaire paralysante

L’article dépeint le «cash-cache» comme un fléau qui étiole l’économie. Mais renversons la perspective : et si le cash était la preuve que la banque a échoué ?

Pour un commerçant ou un artisan tunisien, le système bancaire formel rime avec lenteur administrative (des semaines pour ouvrir un compte ou obtenir un transfert), frais cachés (des commissions qui grignotent les marges) et traçabilité intrusive (chaque transaction peut devenir un motif de contrôle fiscal).

À l’inverse, le cash offre une transaction instantanée, sans commission, sans justification immédiate. Pour un petit artisan ou un commerçant du souk, payer en cash est plus simple, plus rapide et plus fiable.

Rappelons que plus de 85 % de l’économie tunisienne repose sur des micros et petites entreprises.

2. Le cash permet d’investir quand la banque dit «non»:

L’étude note que la politique monétaire (taux directeur) n’affecte pas l’informel. C’est vrai… et c’est justement sa force.

Quand la Banque centrale augmente ses taux, elle asphyxie l’investissement formel : les crédits deviennent hors de prix. L’investisseur intelligent va alors chercher du cash dans le circuit informel : épargne familiale, prêts informels, revenus non déclarés.

Grâce au cash, il peut financer un projet sans audit bancaire intrusif, payer des fournisseurs à des prix négociés (avec ou sans TVA), et saisir une opportunité en quelques heures, là où une banque mettrait des jours ou des semaines.

Le cash est le «private equity» du petit investisseur tunisien. Il pallie les défaillances d’un système bancaire incapable de financer l’économie réelle et réactive.

3. Un ratio M0/M2 élevé : un référendum contre la banque, pas un choix de l’ombre:

L’article parle de «crise de confiance» et de «vote silencieux». C’est exact. Mais les Tunisiens ne fuient pas la banque par amour du billet. Ils la fuient par peur et lassitude : peur d’un gel administratif pour une anomalie fiscale mineure et des contrôles fiscaux faciles sur l’argent bancarisé ; et lassitude des procédures kafkaïennes pour retirer ou déposer des sommes importantes.

Pour un artisan ou une petite entreprise, le cash sous le matelas est plus accessible et moins risqué (administrativement) que de l’argent coincé dans une banque aux règles absurdes ou complexes.

L’étude elle-même admet que l’informel «compense le chômage» et «absorbe les chocs». C’est une fonction sociale et économique que la banque formelle ne remplit pas.

4. La «spirale infernale» vue par l’article est, en réalité, un «cercle vertueux de survie» :

L’article décrit une boucle : informel → cash → affaiblissement de la politique monétaire. Mais du point de vue microéconomique, l’informel crée des revenus (même non imposés). Ces revenus en cash circulent et financent dépenses et petits investissements. Et ce circuit parallèle maintient une activité que l’État et les banques ont abandonnée.

Prenons un exemple : un Tunisien veut ouvrir un petit atelier de confection. Sans garanties, la banque refuse le prêt. Il économise en cash, achète ses machines d’occasion en cash (moins cher), paie ses premières employées en cash. Grâce au cash, son investissement devient possible. La banque, elle, n’aurait rien financé.

5. L’Europe du Sud l’a fait avant nous – et elle s’en est mieux portée :

L’Italie des années 1990 est un exemple frappant. Face à un taux élevé de non-déclaration dans le secteur des machines-outils, les autorités italiennes n’ont pas brutalisé l’informel. Elles ont proposé un deal pragmatique : «Sur six machines que vous utilisez, vous en déclarez quatre. En échange, vous augmentez un peu vos déclarations fiscales globales.»

Résultat : les recettes fiscales ont augmenté (mieux vaut 4 machines déclarées que 0), l’industrie a survécu, et l’Italie a rejoint l’euro sans effondrement. Ce n’est pas de la fraude. C’est du réalisme économique de transition.

La Tunisie peut-elle s’en inspirer ? Oui, si elle cesse de vouloir traquer chaque billet et commence à composer avec son tissu économique réel.

6. Le vrai problème n’est pas le cash, c’est la faible valeur ajoutée :

Depuis des décennies, on vend la Tunisie comme une destination à bas coût de main-d’œuvre. Résultat : des investissements à faible valeur ajoutée, des chaînes d’assemblage, de la sous-traitance fragile.

Pourtant, la Tunisie possède les meilleurs ingénieurs d’Afrique et du monde arabe. Ce capital humain exceptionnel est sous-employé car on ne lui propose que des salaires de misère et des banques qui ne financent pas ses projets.

Si l’État changeait de logiciel – en attirant des investissements à forte valeur ajoutée (technologie, numérique, R&D) – les revenus augmenteraient mécaniquement. Plus de valeur ajoutée = plus de gains = plus de recettes fiscales, sans avoir à traquer chaque dinar cash.

7. Propositions concrètes pour un mix économique tunisien :

Voici ce qu’il faudrait faire, selon cette contre-analyse à partir d’exemples ayant réussie ailleurs :

légaliser et encadrer intelligemment une partie du cash : comme en Italie ou au Portugal, autoriser des seuils de transactions en cash plus élevés pour les petites entreprises, en contrepartie d’une déclaration forfaitaire simplifiée et un taux d’imposition forfaitaire de 15-20% comme en Irlande ;

mettre en place des «deals de transition» sectoriels : dans le textile, l’artisanat, la petite métallurgie, proposer des taux de déclaration négociés (ex. 70 % du réel) pendant 3 à 5 ans ;

créer un guichet bancaire «cash-friendly» : la Banque Postale dédiée aux micros et petits investisseurs pourrait accepter des justificatifs allégés ;

changer la stratégie d’investissement : arrêter de vendre la Tunisie comme «low cost», et vendre les compétences, les ingénieurs, la stabilité relative, la proximité européenne.

Le cash n’est pas l’ennemi, c’est un signal d’alarme :

L’étude de Mme Jerbi et collègues et l’article de M. Lamari ont le mérite d’alerter sur les dérives. Mais leur conclusion est trop moralisatrice et trop orthodoxe.

La Tunisie n’est pas la Suisse. Elle ne deviendra pas propre en réprimant le cash. Elle deviendra plus forte en composant avec sa réalité – comme l’ont fait l’Italie, l’Espagne, le Portugal et bien d’autres.

Le mix économique, avec une part assumée et régulée d’informel transitoire, n’est pas une honte. C’est une méthode. Et si l’État accepte de ne pas vouloir tout contrôler du jour au lendemain, il y gagnera en recettes, en paix sociale et en attractivité.

Le vrai débat n’est pas cash ou pas cash. Il est : quel État, quelle banque, quelle stratégie industrielle pour accompagner ceux qui créent de la richesse réelle, billet par billet ?

* Consultant international.

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Gestern — 11. April 2026Haupt-Feeds

La Conect participe à la London Tech Week 2026

11. April 2026 um 19:59

La Confédération des entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Chambre de commerce tuniso-britannique organisent une session d’information dédiée à la participation tunisienne à la London Tech Week 2026, et ce mercredi 15 avril, au siège de la CONECT.

Cette rencontre vise à présenter les opportunités offertes par cet événement international majeur, qui réunit plus de 50 000 participants, 600 intervenants ainsi que des investisseurs et décideurs venus du monde entier, selon la confédération.

La délégation tunisienne ambitionne, à travers cette participation, de renforcer les partenariats stratégiques, d’accélérer l’investissement en Tunisie, de favoriser le transfert de savoir-faire et d’accroître la visibilité de l’écosystème technologique national à l’échelle internationale.

Cette session permettra aux participants de s’informer sur les modalités d’intégration de cette mission et de représenter la Tunisie lors de l’un des plus grands rendez-vous technologiques au Royaume-Uni.

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Climat des affaires : appel à un consensus pour accélérer les réformes en Tunisie

11. April 2026 um 18:56

Les acteurs économiques appellent à la mise en œuvre rapide de réformes pour améliorer le climat de l’investissement en Tunisie, notamment à travers la révision du cadre législatif, la simplification des procédures et une meilleure refonte des structures publiques, afin de renforcer la confiance et relancer la création de projets.

Ces recommandations ont été formulées lors de rencontres tenues les 8 et 10 avril 2026 avec le ministre de l’Économie et de la Planification, réunissant notamment l’UTICA, la CONECT, le Conseil des chambres mixtes et des cadres ministériels.

Les participants ont insisté sur plusieurs priorités : accélérer la numérisation, faciliter l’accès au financement, alléger la fiscalité, améliorer les services logistiques, résoudre les contraintes foncières et moderniser les infrastructures et les systèmes de production, en vue de renforcer la compétitivité et soutenir le développement régional.

Le ministre a souligné l’importance de ce dialogue public-privé, rappelant le rôle central de l’investissement privé dans la croissance, l’emploi et le développement. Il a assuré que ces échanges s’inscrivent dans une démarche d’écoute visant à traduire les propositions en réformes concrètes pour renforcer l’attractivité du pays.

Les participants ont salué cette approche participative et exprimé leur volonté de poursuivre les efforts pour relancer l’investissement dans un climat de confiance.

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Situation hydrique : Une nette embellie, des perspectives agricoles prometteuses

11. April 2026 um 18:00

Grâce à des apports pluviométriques favorables, la Tunisie aborde les prochains mois avec des indicateurs hydriques au vert. Pour l’expert en ressources hydriques, Abdallah Rabhi, cette amélioration ouvre des perspectives encourageantes pour la saison estivale et la prochaine campagne agricole, tout en rappelant l’importance d’une gestion rationnelle de la ressource. La Presse — En nette […]

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Classement Skytrax 2026 : la Tunisie absente et seulement deux aéroports africains dans le Top 100 mondial

11. April 2026 um 16:41

Le classement World Airport Awards 2026, publié par Skytrax, consacre une nouvelle fois les aéroports asiatiques comme référence mondiale en matière d’expérience passager, tout en confirmant la non-présence de la Tunisie dans le Top 100 mondial et une représentation très limitée de l’Afrique. Établi à partir d’une enquête internationale de satisfaction menée auprès de millions […]

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Tunisie : l’Allemagne annonce plus de 15 nouveaux investissements

11. April 2026 um 15:47

L’Allemagne prévoit de renforcer significativement sa présence économique en Tunisie avec le lancement de plus de 15 nouveaux investissements, a annoncé la responsable des programmes de coopération allemande et des affaires économiques à l’ambassade d’Allemagne, Jacqueline Groth. Ces projets devraient contribuer à dynamiser l’emploi au sein des entreprises allemandes déjà implantées dans le pays. S’exprimant […]

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Salma Charni : « La Tunisie arrive au FMI avec un levier de négociation renforcé »

11. April 2026 um 16:00

À l’occasion des Réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Washington, qui se tiendront du 13 au 18 avril 2026, auxquelles la Tunisie participera par la présence du ministre de l’Économie et de la Planification et du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), l’économiste et experte en gestion des risques et en data, Salma Charni, dans une interview exclusive avec L’Économiste maghrébin, propose une lecture différente de la trajectoire tunisienne.

Mais pour mieux saisir son message, il suffit de lire attentivement sa note analytique jointe à la fin de l’article, préparée exclusivement pour L’Economiste maghrébin et intitulée : « La Tunisie sans le FMI: souveraineté maîtrisée, coûts réalloués, avenir conditionnel ». 

 

Selon Salma Charni, la situation continue d’être interprétée à travers une opposition devenue presque réflexe : souveraineté d’un côté, intérêt économique de l’autre. Une grille de lecture qu’elle juge utile dans le débat public, mais insuffisante pour appréhender la réalité des arbitrages en cours.

Depuis 2022, explique-t-elle, la Tunisie a engagé, volontairement ou par contrainte, une trajectoire rare dans les économies émergentes : celle d’un pays qui maintient sa stabilité macrofinancière sans s’inscrire dans un programme formel avec le Fonds monétaire international. Dans un environnement international marqué par la hausse des taux, la contraction de la liquidité globale et les tensions géopolitiques, cette trajectoire mérite, selon elle, une lecture dépassionnée et, surtout, quantitative.

Lire aussi:  Salma Charni : « La norme IFRS 9 n’est pas une menace en soi. »

Le premier fait, objectivable, est celui de la continuité financière. Entre 2022 et 2025, la Tunisie a servi une dette publique dont le service annuel atteint environ 24,4 milliards de dinars, sans défaut désordonné ni rupture de paiement. « C’est un indicateur central d’orientation effective », souligne Salma Charni, rappelant que cette performance a été réalisée sans l’ancrage d’un programme FMI, généralement considéré comme un filet de sécurité pour les pays à financement contraint.

Elle met également en avant la recomposition de la dette publique comme élément structurant. La part de la dette intérieure est passée d’environ 42 % en 2022 à plus de 60 % en 2025, tandis que la dette extérieure reculait. Pour l’experte, ce basculement traduit un choix stratégique clair : « réduire l’exposition aux créanciers internationaux et aux conditionnalités externes, en internalisant la contrainte de financement ».

 

Cette résilience repose aussi sur des flux en devises solides. Les recettes touristiques ont dépassé 6 milliards de dinars, tandis que les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) représentent près de 7 % du PIB. Ces éléments, combinés à une compression relative des importations, ont permis de ramener le déficit courant à environ 2,6 % du PIB.

 

Sur le plan macroéconomique, Salma Charni insiste sur un point souvent sous-estimé : la Tunisie n’est pas en situation de crise systémique. La croissance reste positive, autour de 2,5 à 2,6 %, l’inflation a ralenti, et la perception du risque souverain s’est stabilisée, avec une amélioration vers B- (perspective stable) chez Fitch. « Ce ne sont pas des indicateurs d’expansion, mais ce sont des indicateurs de stabilité », précise-t-elle.

Cette résilience repose aussi sur des flux en devises solides. Les recettes touristiques ont dépassé 6 milliards de dinars, tandis que les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) représentent près de 7 % du PIB. Ces éléments, combinés à une compression relative des importations, ont permis de ramener le déficit courant à environ 2,6 % du PIB. « Cela montre que la contrainte externe est, pour l’instant, maîtrisée », analyse-t-elle.

Pour autant, l’experte insiste sur la nécessité d’une lecture complète : « La stratégie fonctionne, mais elle n’est pas gratuite. » L’augmentation de la dette intérieure s’est traduite par une montée de l’exposition des banques au financement de l’État, avec des taux de croissance proches de 30 % par an sur certaines périodes. En parallèle, le crédit au secteur privé a ralenti, signalant un effet d’éviction.

Pour Salma Charni, c’est précisément là que se situe le cœur du modèle tunisien : un arbitrage assumé. « La Tunisie n’a pas cherché à optimiser simultanément tous les objectifs. Elle a priorisé la continuité de l’État, l’évitement du coût social et la maîtrise du rythme des réformes ».

Cette approche diffère du séquençage généralement associé aux programmes du FMI, qui impliquent des ajustements rapides, notamment sur les subventions, la masse salariale publique ou les entreprises publiques, avec des effets sociaux immédiats. D’un point de vue économique, la stratégie correspond à un déplacement du coût : d’un choc direct sur les ménages vers une contrainte progressive sur les finances publiques et le système financier. « C’est une forme de stabilisation à dominante sociale, qui consiste à éviter le coût social immédiat et à le lisser dans le temps », résume-t-elle.

 

« La Tunisie n’a pas cherché à optimiser simultanément tous les objectifs. Elle a priorisé la continuité de l’État, l’évitement du coût social et la maîtrise du rythme des réformes ».

 

Afin d’objectiver ces arbitrages, Salma Charni a développé une analyse quantitative reposant sur un modèle de sensibilité et des tests de résistance. Celui-ci intègre cinq dimensions : contrainte externe, contrainte budgétaire, contrainte financière domestique, contrainte de croissance et contrainte sociale.

Les résultats montrent que la trajectoire actuelle optimise la stabilité sociale et la souveraineté décisionnelle à court terme, tout en augmentant progressivement la pression sur le système financier et la soutenabilité budgétaire à moyen terme.

Les simulations indiquent notamment qu’un choc externe, sur le tourisme ou les transferts, ou une hausse des taux domestiques pourrait réactiver certaines vulnérabilités. « La trajectoire est cohérente, mais elle reste conditionnelle », souligne-t-elle.

L’intérêt de l’analyse réside précisément dans la quantification de l’arbitrage entre cinq dimensions de coûts (externe, budgétaire, financière, productive et sociale) et évalue leur évolution selon trois trajectoires.

Les résultats sont clairs :

  • la trajectoire autonome optimise la stabilité sociale à court terme, mais dégrade progressivement les équilibres financiers internes ;
  • le scénario FMI améliore les indicateurs macro-financiers, mais génère un coût social immédiat élevé ;
  • le scénario hybride minimise simultanément le coût social immédiat et le coût financier différé.

Ce dernier se distingue quantitativement : il permet de stabiliser la dette, de contenir l’exposition bancaire et de restaurer le crédit productif, sans provoquer de rupture macroéconomique. En conclusion, Salma Charni invite à dépasser les lectures binaires opposant souveraineté et intérêt économique. Elle rappelle que le véritable enjeu pour la Tunisie est clair : « Transformer l’endettement en création de valeur, condition d’une souveraineté durable ».

Les détails de cette analyse, incluant les hypothèses, les scénarios et les résultats de stress testing, sont présentés dans le onepager technique associé à cette étude.
Les détails de cette analyse, incluant les hypothèses, les scénarios et les résultats de stress testing, sont présentés dans le onepager technique associé à cette étude.

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L’Allemagne va renforcer ses investissements dans l’industrie électronique en Tunisie

11. April 2026 um 14:00

L’Allemagne va étendre ses projets en Tunisie et attirer une quinzaine de nouveaux projets d’investissement, qui permettront d’accroître l’efficacité opérationnelle des entreprises industrielles allemandes implantées dans notre pays.

C’est ce qu’a annoncé Jacqueline Groth, représentante de l’ambassade d’Allemagne pour les programmes de coopération et les affaires économiques, hier, vendredi 10 avril 2026, à l’occasion de la signature du Pacte pour la compétitivité du secteur des industries électroniques, par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) et le cluster électronique Elentica.

Ce Pacte vise à renforcer le partenariat public-privé et à doubler les exportations du secteur des industries électroniques, afin qu’elles atteignent 7 milliards de dinars à l’horizon 2030, contre 3,5 milliards de dinars en 2025. C’est une preuve manifeste de l’ambition de la Tunisie de devenir un pôle régional de premier plan pour l’industrie électronique, a souligné Mme Groth, en louant la qualité des ressources humaines et les atouts de la Tunisie en tant que destination d’attraction des investissements extérieurs.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet «Partenariats pour l’emploi et le soutien aux micros et petites entreprises : un travail décent pour une transition socialement juste», mis en œuvre en coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et mis en œuvre par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Mme Groth a fait cette annonce à l’occasion de la célébration de 70 ans de relations diplomatiques entre l’Allemagne et la Tunisie sous le slogan «Aichekschön !», un mot-valise né d’un jeu de mots, combinant les mots tunisien «Aichek» et allemand «Dankeschön»

La Tunisie et l’Allemagne entretiennent des partenariats économiques très importants et s’engagent en faveur d’un développement durable et d’une croissance économique dynamique dans les deux pays.

Cet engagement se traduit, selon Mme Groth, par un niveau record d’échanges commerciaux entre les deux pays, qui ont dépassé 5,3 milliards d’euros en 2025, avec un excédent de près de 1,1 milliard d’euros en faveur de la Tunisie.

Les exportations tunisiennes vers le marché allemand ont, quant à elles, dépassé 3,2 milliards d’euros la même année, soit une hausse de 13 % par rapport à 2024.

Cela s’ajoute au volume des investissements directs étrangers allemands dans notre pays, l’Allemagne se classant deuxième, après la France, grâce à la présence de plus de 320 entreprises allemandes actives dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’industrie des composants automobiles, l’électronique, le textile et les services technologiques, qui fournissent plus de 93 000 emplois.

I. B.

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Grand Prix Tunisien de l’Emballage « Tunisia Star Pack 2026 », la date limite est fixée au 2 mai 2026

11. April 2026 um 13:26

Le centre (PACKTEC), a annoncé que la date limite pour déposer à la 13ème édition du Concours National du Meilleur Emballage, « Tunisia Star Pack 2026 » a été arrêtée pour le 02 mai 2026. Cette édition, précise la partie organisatrice, revêt un caractère exceptionnel dans la mesure où elle coïncide avec la célébration du 30ème anniversaire […]

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