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Liquidité : les banques vont mieux

12. August 2026 um 06:00

Comprendre la politique de la Banque centrale passe par l’observation de la liquidité du secteur. Elle doit toujours s’assurer de la capacité des banques à honorer leurs engagements envers les déposants.

 

Au cours du deuxième trimestre de 2026, le déficit moyen de liquidité sur le marché monétaire s’est légèrement creusé de 23 millions de dinars (MDT) par rapport au trimestre précédent, pour s’établir à -116 MDT. Cette situation s’explique par un volume moyen des interventions de la Banque centrale (10 729 MDT) qui demeure inférieur aux besoins moyens des banques en liquidité (10 845 MDT).

 

Poursuite de la baisse des besoins mensuels moyens

Au cours du premier semestre 2026, les besoins mensuels moyens des banques en matière de liquidité ont poursuivi leur tendance baissière, pour s’établir à 10 524 MDT à la fin du mois de juin. Ce repli s’explique principalement par la contraction du solde moyen des facteurs autonomes de liquidité, qui est passé de -386 MDT à 10 496 MDT par rapport au premier trimestre de l’année. Toutefois, cette évolution a été partiellement compensée par une légère hausse de 3 MDT du besoin lié aux réserves obligatoires, dont l’enveloppe moyenne a atteint 349 MDT au deuxième trimestre 2026.

 

Impact contrasté des facteurs autonomes sur la liquidité

La diminution du solde des facteurs autonomes de liquidité observée au cours du trimestre reflète l’effet expansif combiné des billets et monnaies en circulation et des avoirs nets en devises sur la liquidité bancaire. D’une part, les comptes courants des banques ont été crédités d’environ 1 704 MDT au titre du retour des billets, traduisant une amélioration de leur trésorerie en dinar. D’autre part, les opérations de ventes nettes de devises contre dinars réalisées par les banques auprès de la Banque centrale ont généré un apport supplémentaire de liquidité d’environ 1 465 MDT en faveur du secteur bancaire. En sens inverse, les opérations du Trésor ont exercé un effet restrictif sur la liquidité bancaire, en se traduisant par une ponction de monnaie centrale de l’ordre de 2 690 MDT au cours du trimestre.

 

Ajustement à la baisse des interventions de la Banque centrale

Face à l’atténuation des besoins de liquidité des banques, la Banque centrale a réduit ses interventions sur le marché monétaire, dont le volume moyen s’est établi à 10 729 MDT. Cette baisse provient essentiellement de la contraction des opérations principales de refinancement, dont l’encours moyen a diminué de 396 MDT pour atteindre 4 805 MDT. Ainsi que du recul de 72 MDT des opérations de refinancement à six mois, qui ont affiché une allocation moyenne de 2 078 MDT. En revanche, les opérations fermes ont enregistré une hausse de 62 MDT, portant leur enveloppe moyenne à 3 846 MDT.

Par ailleurs, le solde net des facilités permanentes s’est élevé en moyenne à 207 MDT au second trimestre, contre 122 MDT au trimestre précédent, en lien avec le creusement du déficit de liquidité sur le marché monétaire, qui a incité les banques à recourir davantage aux facilités de prêt marginal. Dans ce contexte, le volume global moyen de refinancement a diminué de 321 MDT par rapport au trimestre précédent, pour se situer à 10 936 MDT fin juin 2026.

Globalement, la situation des banques demeure rassurante quant au financement d’une une partie du déficit budgétaire. Le recours plus intensif aux facilités de prêt marginal prouve que certains établissements ont des besoins de liquidités, mais les volumes ne sont pas inquiétant, traduisant plutôt des besoins ponctuels.

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Bank ABC Tunisie et BMICE la main dans la main pour financer le commerce extérieur au Maghreb arabe

10. August 2026 um 13:43

Bank ABC Tunisie et la Banque Maghrébine d’Investissement et de Commerce Extérieur « BMICE » annoncent la signature d’un accord de financement stratégique de 8,5 millions de dollars américains visant à renforcer le soutien aux opérations de commerce extérieur de et vers les pays du Maghreb arabe.

Cette opération marque une première dans les relations entre les deux institutions financières. Elle ouvre la voie à une coopération durable destinée à faciliter les échanges commerciaux, à soutenir les entreprises importatrices ainsi qu’exportatrices et à promouvoir une meilleure intégration économique régionale.

Ce partenariat illustre l’engagement commun des deux institutions à soutenir le développement des échanges commerciaux intra-maghrébins et à favoriser une plus grande intégration économique régionale.

Pour Bank ABC Tunisie, cette opération s’inscrit pleinement dans sa stratégie de soutien et de facilitation des flux commerciaux régionaux et de création de nouvelles opportunités de croissance pour les entreprises tunisiennes.

À cette occasion, Saber Ayadi, directeur général de Bank ABC Tunisie, a déclaré : « Nous sommes particulièrement fiers de conclure cet accord qui témoigne de notre engagement constant en faveur du financement du commerce extérieur et du développement économique. À travers ce partenariat, Bank ABC Tunisie réaffirme son rôle d’acteur financier de référence dans l’accompagnement des institutions et des entreprises contribuant au dynamisme des échanges intra-maghrébins. Nous demeurons convaincus que le renforcement des liens économiques entre les pays de la région constitue un levier essentiel pour une croissance durable et créatrice de valeur pour l’ensemble des parties prenantes. »

Pour sa part, Fauzi ABOKHZAM, directeur général de la BMICE, a déclaré : « À travers ce partenariat, BMICE réaffirme sa volonté de soutenir le développement du commerce international et de favoriser une plus grande intégration économique dans la région du Maghreb Arabe. En mettant à disposition de Bank ABC Tunisie des capacités de financement dédiées au commerce extérieur, nous contribuons à l’accompagnement des entreprises de la région. Ce partenariat reflète également la confiance que nous accordons à Bank ABC Tunisie, un acteur bancaire de référence et un partenaire de choix pour concrétiser cette ambition commune ».

La signature de cet accord illustre la convergence des ambitions des deux institutions en faveur d’un développement économique régional durable et vient consolider un partenariat de long terme dédié au renforcement des échanges intra-maghrébins et à l’approfondissement de l’intégration économique régionale.

Cette collaboration témoigne de la confiance accordée à Bank ABC Tunisie ainsi que de la reconnaissance de son rôle actif dans le financement du commerce international et l’accompagnement des entreprises tunisiennes et maghrébines dans leurs projets de développement.

Avec communiqué

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Faire de son honneur un levier : l’autre vision de la nouvelle catégorie de crédits bancaires en Tunisie

04. August 2026 um 12:00

Et si le crédit sur l’honneur, que l’on présente comme une épée de Damoclès sur la qualité de l’actif des banques, était en réalité un outil additionnel de gestion des risques ?

Ces dernières semaines, le débat s’enlise dans la peur du risque. Pourtant, en inversant le regard, ces crédits sur l’honneur pourraient bien être la clé qui libère les PME de l’étau fiscal et des lenteurs administratives. Ils peuvent être transformés en un levier de survie et de compétitivité.

Complément de financement pour les PME

Au vu des normes prudentielles en vigueur et de la montée des risques dans l’économie, les banques exigent des garanties réelles qui couvrent souvent les prêts accordés. Or, beaucoup de PME tunisiennes ont un problème de sous-capitalisation et de patrimoine immobilier insuffisant.

Lire aussi – Bourse : les crédits sur l’honneur fragilisent le marché

 

Le crédit sur l’honneur peut jouer un rôle de catalyseur, une sorte d’effet de levier pour les dossiers fragiles mais viables. Pour une PME qui a un carnet de commandes solide mais un bilan comptable peu convaincant, le crédit sur l’honneur permet de combler le gap de garantie.

 

Dans ce cadre, le crédit sur l’honneur peut jouer un rôle de catalyseur, une sorte d’effet de levier pour les dossiers fragiles mais viables. Pour une PME qui a un carnet de commandes solide mais un bilan comptable peu convaincant, le crédit sur l’honneur permet de combler le gap de garantie. La banque ne prend pas un risque supplémentaire démesuré, mais elle pourrait accepter de ne pas exiger un bien immobilier pour la totalité du prêt. Cela permet de débloquer des fonds de roulement pour des commandes exceptionnelles comme un marché public ou une exportation.

De plus, il correspond à un outil de financement rapide. En effet, les procédures de nantissement ou de mise en hypothèque peuvent prendre des semaines. Par contre, le crédit sur l’honneur, basé sur la signature et la traçabilité du chef d’entreprise, peut être accordé rapidement. Pour une PME qui doit saisir une opportunité de prix sur des matières premières importées, ce gain de temps est un véritable avantage concurrentiel.

Lire également – De l’injonction administrative au levier géoéconomique : comment réussir le pari du crédit d’honneur à taux zéro

Enfin, lorsqu’une banque accorde un crédit sur l’honneur à une entreprise, elle envoie un signal positif à ses parties prenantes. Cela peut rassurer les fournisseurs. Ce qui allège indirectement sa trésorerie.

 

Les charges fiscales (IS, TVA, retenues à la source) et sociales (CNSS) sont des sorties de fonds incompressibles et souvent concentrées en fin de mois ou de trimestre. En utilisant un crédit sur l’honneur pour payer ponctuellement ces échéances, l’entreprise fait des économies indirectes.

 

Un outil pour alléger les pressions sur la trésorerie

Outre les petits investissements productifs, ces crédits peuvent contribuer à la survie opérationnelle. Les charges fiscales (IS, TVA, retenues à la source) et sociales (CNSS) sont des sorties de fonds incompressibles et souvent concentrées en fin de mois ou de trimestre. En utilisant un crédit sur l’honneur pour payer ponctuellement ces échéances, l’entreprise fait des économies indirectes. Cela évite le découvert bancaire, qui est très mal perçu par les banques et très coûteux en agios.

En couvrant, par exemple, les charges sociales, l’entreprise s’assure que ses employés restent protégés, réduisant les tensions sociales et les blocages administratifs (attestations de couverture sociale exigées pour les marchés publics). Le crédit sur l’honneur devient alors un outil de gestion sociale responsable et non plus un simple produit financier. Idem pour les charges fiscales.

 

Pour les PME tunisiennes, engager son honneur pour payer ses charges sociales ou compléter un financement, c’est finalement protéger son outil de travail et sa réputation sur le long terme.

 

Le crédit sur l’honneur peut donc être analysé comme une logique de gestion dynamique du cycle d’exploitation plutôt que de risque statique. Pour les PME tunisiennes, engager son honneur pour payer ses charges sociales ou compléter un financement, c’est finalement protéger son outil de travail et sa réputation sur le long terme. En réalité, tout dépend de la manière dont les banques vont utiliser ces ressources.

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Tribune – Rentabilité bancaire et impératif d’inclusion : pour un nouveau pacte de co-responsabilité financière

04. August 2026 um 09:08

Alors que le débat économique s’enferme trop souvent dans une opposition stérile entre la préservation des équilibres financiers du secteur bancaire et l’urgence de la solidarité nationale, une approche méthodologique renouvelée s’impose. La solidité du système bancaire tunisien – qui assure près de 90 % du financement de l’économie et constitue l’un des piliers des recettes fiscales de l’État – n’est pas antinomique avec l’impératif d’inclusion sociale. Le véritable enjeu n’est ni de paralyser la rentabilité des banques ni de renoncer aux mécanismes d’intégration économique, mais de bâtir une ingénierie de co-responsabilité en Tunisie où chaque dinar injecté crée de la valeur partagée.

 

Il convient de poser un constat lucide : dans un paysage macroéconomique sous contrainte, le secteur bancaire tunisien demeure l’un des rares moteurs de résilience de la nation. En assurant la quasi-totalité de l’irrigation du tissu productif, les établissements financiers de la Tunisie portent une responsabilité systémique.

De surcroît, la contribution du secteur bancaire aux finances publiques – à travers une pression fiscale élevée sur les bénéfices et diverses contributions réglementaires – représente une ressource essentielle pour le budget de l’État. Vouloir opposer la santé financière des banques à l’intérêt général procéderait d’une erreur d’analyse : fragiliser les bilans bancaires, dégrader leurs ratios de solvabilité ou altérer leur notation prudentielle reviendrait, in fine, à renchérir le coût du crédit pour l’ensemble des PME et à restreindre la capacité de financement de l’économie réelle.

 

Dépasser la logique du prélèvement pour l’investissement à impact

Face aux nouveaux mécanismes d’inclusion financière – à l’instar des prêts d’honneur à taux zéro -, l’inquiétude d’une partie des analystes financiers porte sur le risque de transformation d’une obligation réglementaire en une charge assimilable à un prélèvement supplémentaire.

Pourtant, la redistribution sociale ne doit pas être abordée sous l’angle de la simple punition financière ou du transfert à fonds perdus. Si l’État perçoit déjà une part significative des bénéfices bancaires par la voie fiscale, l’affectation directe d’une fraction des résultats au financement de l’entrepreneuriat micro-économique doit obéir à une autre philosophie : celle du capital d’amorçage bancarisé.

L’objectif sous-jacent n’est pas de distribuer des subventions passives, mais d’utiliser l’expertise et le maillage du réseau bancaire de la Tunisie pour formaliser des activités informelles, accompagner de jeunes créateurs de valeur et élargir la base future des clients bancarisés. Ce qui apparaît aujourd’hui comme une contrainte réglementaire peut devenir, s’il est rigoureusement structuré, un vivier de croissance pour le secteur bancaire de demain.

 

Neutre prudentiellement, rigoureux opérationnellement

Pour que ce pacte fonctionne sans altérer la rigueur du système financier, trois conditions de neutralité et de maîtrise des risques doivent être réunies.

Tout d’abord, la mutualisation institutionnelle du risque (De-risking) : l’absence de garanties traditionnelles ou de tarification de l’intérêt ne doit pas signifier l’exposition aveugle des fonds propres bancaires. L’adossement de ces encours à un mécanisme national de garantie robuste (à l’instar de la SOTUGAR) est indispensable pour isoler le risque de bilan et préserver les ratios prudentiels (RWA) exigés par les instances de régulation.

Ensuite, l’objectivation du choix par la Data et l’IA : afin d’éviter que l’octroi de ces financements ne génère de l’arbitraire ou des coûts de traitement disproportionnés, les banques doivent s’appuyer sur des modèles automatisés d’évaluation du risque (Alternative Scoring). L’usage des technologies décisionnelles permet d’industrialiser l’instruction des dossiers, de raccourcir les délais et de garantir une parfaite équité d’accès sans alourdir la charge administrative des agences.

Enfin, l’accompagnement comme condition de remboursement : la viabilité du crédit d’honneur repose sur le taux de recouvrement. Le financement doit impérativement s’accompagner d’un dispositif d’encadrement des porteurs de projets en Tunisie (coaching, intégration dans les circuits d’approvisionnement locaux). C’est cet accompagnement qui transforme le risque théorique en succès opérationnel.

 

Pour une gouvernance concertée avec l’écosystème

Le succès des politiques d’inclusion financière ne se décrète pas contre les acteurs du marché, mais se construit avec eux. La Banque centrale de Tunisie, le Conseil Bancaire et Financier (CBF) et l’État ont l’opportunité de faire de ces nouveaux dispositifs un modèle d’innovation institutionnelle.

En adaptant le cadre réglementaire pour assurer la neutralité prudentielle des banques engagées, et en dotant l’administration des outils digitaux de suivi en temps réel, la Tunisie prouvera qu’elle sait concilier la fermeté de ses ambitions sociales avec la sophistication de son ingénierie financière.

La véritable souveraineté économique réside précisément dans cette capacité d’arbitrage : protéger la solidité de nos institutions financières, tout en mobilisant leur puissance au service de l’émancipation économique de tous les citoyens.

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Crédit sur l’honneur : Ce que le décret 2026-148 impose vraiment aux banques

26. Juli 2026 um 15:14
Le ciel est tombé sur la tête des banquiers tunisiens. Un décret présidentiel du 23 juillet 2026 oblige les banques à consacrer chaque année au moins 8 % de leurs bénéfices à des prêts sans intérêts ni garanties, au profit des très petits porteurs de projets. Le texte fixe qui peut emprunter, combien et à […]

Bourse : les crédits sur l’honneur fragilisent le marché

29. Juli 2026 um 08:14

La Bourse de Tunis a connu hier une journée difficile. Ce qui a conduit à la suspension de la cotation. Bien qu’ayant un caractère technique, ce mouvement intervient dans un contexte de fortes inquiétudes sur plusieurs fronts.

 

Avec un repli de 3,16 %, le Tunindex a ainsi franchi le seuil prévu par le Règlement de parquet, déclenchant la suspension des échanges. Cette mesure vise à donner un temps de réflexion aux investisseurs face à une volatilité excessive et à limiter les mouvements brusques du marché.

 

L’impact du décret sur les crédits sur l’honneur

L’information économique du week-end dernier était, sans doute, les crédits sur l’honneur que les banques doivent accorder. Les établissements de crédits doivent désormais consacrer 8 % de leurs bénéfices nets à financer des crédits sans intérêts ni garanties. Le secteur bancaire ayant réalisé un excellent exercice 2025, cela représente un prélèvement qui dépasserait facilement les 100 millions de dinars (MDT).

Et il paraît que les intervenants sur le marché ont oublié cette mesure, en la considérant comme inapplicable. Maintenant, les anticipations des investisseurs ont changé et tentent d’intégrer cette donnée dans les valorisations et les bénéfices distribuables aux actionnaires.

De plus, ces crédits, octroyés sans garantie, comportent un risque accru de défaut. Ce qui pourrait forcer les banques à constituer des provisions supplémentaires, pesant sur leur rentabilité.

L’indice des banques a donc perdu, respectivement, 2,49 % et 4,75 % lors des deux premières séances de la semaine. Les actions des banques, qui ont un poids important dans l’indice, ont subi de fortes pressions à la vente.

 

Une correction logique

Mais est-ce que cette mesure explique un tel mouvement ? Cela diffère d’un établissement à un autre, selon sa réaction. Il pourrait avoir une politique de réduction de coûts pour absorber cette contrainte réglementaire ou une politique de prix, transférant une partie du surcoût sur les clients finaux.

Mais comme les cours ont fortement augmenté depuis le début de l’année, il est normal que les investisseurs tentent de concrétiser leurs plus-values, semant la panique sur le marché. Ce mouvement est l’un des inconvénients des hausses sans lien avec le contexte économique d’une manière générale. La flambée des cours sur la Bourse de Tunis ces derniers mois ne reflétait pas une amélioration de l’économie réelle, mais principalement les profits exceptionnels de certains secteurs, essentiellement financier.

Ainsi, l’inquiétude est que les banques durcissent encore leurs conditions de crédit pour compenser ces nouveaux risques. Ce qui pénaliserait les entreprises. À terme, leur capacité à financer l’État pourrait aussi être affectée.

 

Une influence du discours politique algérien ?

Lundi 27 juillet, les réseaux sociaux, qui sont très influents, ne parlaient que du président algérien qui a renouvelé son soutien inconditionnel à la Tunisie contre les risques terroristes. Nous ne pouvons pas confirmer que ces déclarations ont eu un impact direct sur la Bourse de Tunis, mais elles ont rappelé qu’il ne faut jamais exclure qu’il existe toujours un climat d’incertitude régionale. Ce sentiment est capable d’affecter la confiance des investisseurs mais pas au point de causer cette chute libre du Tunindex. L’effet est donc à relativiser.

Ce qui s’est passé mardi 28 courant passera et aucun marché n’est épargné par une telle volatilité. Néanmoins, il a mis en lumière la fragilité d’une performance boursière largement décorrélée de l’économie réelle. C’est une occasion pour se livrer à un exercice scientifique de valorisation et prendre les bonnes décisions.

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La ministre des Finances reçoit les responsables des banques et des établissements financiers

30. Juni 2026 um 17:05

La ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, a reçu, mardi 30 juin 2026, au siège du ministère, des directeurs généraux d’institutions bancaires et financières. Au cours de cette réunion, la ministre a rappelé le rôle central du secteur bancaire dans le financement de l’économie nationale. Elle a souligné son importance dans l’accompagnement de l’investissement, la...

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Grève des banques : vive polémique autour de la retenue sur les salaires, le syndicat dénonce des « menaces »

23. Juni 2026 um 09:18

Dans la matinée de mardi 23 juin 2026, premier jour de la grève de trois jours dans le secteur bancaire et des assurances, le secrétaire général de la Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance, Sami Salhi, est revenu sur la polémique suscitée par le communiqué du Conseil bancaire évoquant une...

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Retraites : lancement du versement des pensions à la veille de la grève des banques

22. Juni 2026 um 13:47

La Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) a annoncé, lundi 22 juin 2026, le démarrage du versement des pensions de retraite au titre du mois de juin. Dans un communiqué, la caisse indique que les pensions versées par virement bancaire ont commencé à être créditées dès ce lundi 22 juin 2026. Pour...

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