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Flambée des prix en Tunisie : Kaïs Saïed demande de rationaliser les importations

24. September 2026 um 08:53

Face à la hausse excessive des prix, Kaïs Saïed demande de revoir la politique d’importation et d’intensifier la lutte contre la corruption. Lors d’une réunion tenue mercredi 23 septembre à Carthage avec la cheffe du gouvernement et le gouverneur de la Banque centrale, le président a également insisté sur un meilleur accès au crédit et sur le rôle des banques dans le soutien à l’économie.

Les importations dans le viseur

La question de la hausse des prix a occupé une place importante dans la réunion entre Kaïs Saïed, Sara Zaafrani Zenzri et Fethi Zouhair Nouri. Le président de la République a insisté sur la nécessité de « rationaliser les importations », sans toutefois annoncer dans le communiqué de nouvelles mesures précises ou une liste de produits concernés.

Cette orientation est associée, dans le même communiqué, à la lutte contre la corruption. Kaïs Saïed estime que celle-ci ne se limite pas aux pratiques de corruption au sens strict, mais englobe également la fraude, les entraves au fonctionnement des services publics et ce qu’il qualifie de mauvais traitement infligé aux usagers de l’administration.

Les banques appelées à faciliter le crédit

L’autre volet économique de la réunion concerne le financement. Kaïs Saïed a rappelé le rôle de la Banque centrale dans le soutien à l’économie nationale et dans la recherche de solutions permettant d’atteindre les équilibres financiers.

Il a également insisté sur la mission particulière des banques publiques, créées notamment pour accompagner les efforts de l’État. Les autres établissements bancaires sont, eux aussi, appelés à faciliter l’accès aux crédits dans des conditions « aisées » et à respecter les circulaires de la Banque centrale.

Le message présidentiel porte ainsi sur deux leviers économiques distincts : agir sur les importations dans un contexte de renchérissement des prix et améliorer les conditions d’accès au financement pour les citoyens et les entreprises.

L’État social au centre du discours

La réunion a également été l’occasion pour Kaïs Saïed de rappeler sa conception du rôle économique et social de l’État. Il a cité notamment la santé, le transport, l’éducation et la couverture sociale, estimant que l’État social devait constituer une réalité perceptible dans la vie quotidienne et dans toutes les régions.

Cette référence s’inscrit dans la ligne politique défendue par le président autour de la justice sociale et d’un rôle important des services publics. Elle accompagne, dans le communiqué, son appel à une complémentarité entre les secteurs public et privé.

Kaïs Saïed a enfin donné une dimension politique à son propos. Il a affirmé que certaines pratiques et les personnes qui les soutiennent chercheraient à « faire échouer le processus révolutionnaire », tout en accusant certains cercles de vouloir présenter les revendications de la révolution comme une illusion.

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Forbes 2026: deux banques tunisiennes dans le classement mondial

23. September 2026 um 17:07

Forbes et Statista ont lancé en 2026 leur premier classement des 500 banques les plus performantes dans 89 pays. L’évaluation repose principalement sur leurs données financières et leurs états financiers audités, et non sur la satisfaction des clients.

Les banques sont évaluées selon quatre critères: rentabilité (30 %), solidité du capital et du financement (25 %), qualité des actifs et efficacité (25 %), croissance et qualité des résultats (20 %). Pour comparer des établissements de taille comparable, elles sont réparties en six catégories d’actifs, de 3 à 10 milliards de dollars jusqu’aux banques dépassant 500 milliards de dollars.

Dans le classement 2026, on trouve;

  • Tier 1 : plus de 500 Md$ d’actifs

  • Tier 2 : 100 à 500 Md$

  • Tier 3 : 50 à 100 Md$

  • Tier 4 : 20 à 50 Md$

  • Tier 5 : 10 à 20 Md$

  • Tier 6 : 3 à 10 Md$

Deux banques tunisiennes figurent dans la première édition du classement World’s Top Performing Banks 2026. La BIAT se classe 28e dans le Tier 5, qui regroupe les établissements affichant entre 10 et 20 milliards de dollars d’actifs. La Banque de Tunisie (BT) arrive, pour sa part, à la 52e place du Tier 6, réservé aux banques dont les actifs se situent entre 3 et 10 milliards de dollars. Le classement distingue au total 500 banques dans 89 pays, réparties selon six catégories d’actifs.

 

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Forbes : deux banques tunisiennes, BIAT et BT, sacrées parmi les plus performantes au monde

23. September 2026 um 16:15

Pour la première fois, deux établissements financiers tunisiens, en l’occurrence la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) et la Banque de Tunisie (BT), intègrent le palmarès mondial « World’s Top Performing Banks », dévoilé par le magazine Forbes en partenariat avec Statista.

Ce classement inédit recense les 500 établissements bancaires les plus performants à l’échelle du globe. A noter que la méthodologie repose sur une évaluation stricte combinant la rentabilité (30 % de la note globale), la solidité du capital et de la structure de financement (25 %), la qualité des actifs et l’efficacité opérationnelle (25 %), ainsi que la dynamique de croissance des bénéfices et des dépôts (20 %).

Pour prétendre à une place dans cette sélection, les institutions devaient afficher plus de 3 milliards de dollars d’actifs, exercer une activité de banque de détail ou de financement des entreprises, et présenter des états financiers audités sur au moins trois exercices consécutifs.

Une reconnaissance par catégorie d’actifs

Dans ce palmarès sectorisé par taille de bilan. Ainsi, la BIAT se distingue dans la catégorie des établissements détenant entre 10 et 20 milliards de dollars d’actifs, où elle se hisse, tenez bien, au 28ᵉ rang mondial. Quant à la Banque de Tunisie (BT), elle s’illustre au 52ᵉ rang dans la catégorie regroupant les banques dont le volume d’actifs s’établit entre 3 et 10 milliards de dollars.

À l’échelle internationale, le classement global demeure largement dominé par les banques américaines (qui occupent 160 sièges sur 500) avec JPMorgan Chase et Wells Fargo en tête de file, suivies par la Chine. Dans la région MENA, le groupe égyptien Commercial International Bank (CIB) enregistre une remarquable performance en se positionnant à la deuxième place mondiale de sa catégorie.

Cette double présence de la BIAT et de la BT vient saluer la résilience et la qualité de la gestion des risques des acteurs majeurs du secteur bancaire tunisien face aux défis économiques régionaux.

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Biat et BT, les deux banques tunisiennes figurant parmi les 500 plus performantes au monde selon Forbes

23. September 2026 um 13:04

Deux banques tunisiennes figurent dans le premier classement mondial des banques les plus performantes établi par Forbes, en partenariat avec Statista. La Banque internationale arabe de Tunisie (Biat) et la Banque de Tunisie (BT) font partie des 500 établissements retenus dans l’édition 2026 du « World’s Top Performing Banks ». Pour cette première édition, dévoilée...

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Suspension de la grève générale des banquiers

23. September 2026 um 08:47
La Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance a annoncé la suspension de la grève générale, prévue le mercredi 23 septembre 2026. Dans un communiqué, publié ce mardi, la fédération a expliqué que cette décision intervient après la réponse de la direction générale à plusieurs revendications syndicales, notamment la régularisation de […]

Banques : ouf de soulagement, la grève à la BFPME reportée sine die

22. September 2026 um 21:43

La grève générale qui était prévue le 23 septembre à la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) par la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance (UGTT) a finalement été reportée à une date ultérieure. Cette décision de suspension est expliquée par le syndicat par «… des progrès obtenus sur plusieurs revendications syndicales ».

Le préavis, déposé le 14 août, portait sur cinq exigences principales :

  • le maintien de la couverture maladie des retraités et le versement de leurs droits financiers,
  • un programme de sauvetage pour la banque,
  • l’application d’accords déjà signés,
  • la mise en œuvre du télétravail conformément au décret présidentiel de 2022,
  • l’application d’une disposition du Code de commerce relative aux taux d’intérêt.

Ainsi, le syndicat affirme que des avancées ont été enregistrées sur la couverture santé des retraités, la régularisation de situations professionnelles, la sécurité au travail et l’examen du dossier du télétravail via une commission dédiée. Le volet lié au Code de commerce reste, lui, en cours de traitement. Et c’est déjà pas mal en termes de résultats.

En revanche, la question de l’avenir de la banque demeure entière. En effet, l’établissement a accusé une perte de 13,1 millions de dinars en 2024, avec des capitaux propres négatifs de 53 millions de dinars et un portefeuille de crédits douteux à hauteur de 93%. Les commissaires aux comptes ont pointé plusieurs irrégularités dans la gestion des actifs et des créances. Le syndicat continue de réclamer une stratégie claire de la part de l’autorité de tutelle.

Pour revenir à la grève proprement dite, il faut rappeler que ce mouvement s’inscrit dans un climat social tendu dans le secteur bancaire tunisien, et ce depuis plusieurs mois, marqué par une grève de trois jours en juin 2026 et une autre de deux jours en novembre 2025, toutes deux liées à des blocages sur les négociations salariales. Autrement dit, le report de la grève de mercredi est loin de mettre fin à l’ensemble des tensions accumulées dans le secteur.

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Réunions annuelles de l’ABCA : le gouverneur de la BCT plaide pour une Union africaine de résilience monétaire et financière

Von: farhat
22. September 2026 um 19:09

Le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, a souligné la nécessité de construire une « Union africaine de résilience monétaire et financière », comme une étape préalable et indispensable à l’établissement d’une union monétaire durable sur le continent, et ce lors de sa participation, du 16 au 18 septembre 2026 à Nairobi (Kenya), aux 48èmes Réunions annuelles de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA).
Selon le gouverneur cité mardi par un communiqué de la BCT, cette approche met l’accent sur le renforcement de la capacité collective des économies africaines à faire face aux chocs, à consolider leur stabilité monétaire et financière et à approfondir leur coopération, en amont d’une intégration monétaire plus avancée.
Accueillies par la Banque centrale du Kenya, à l’occasion de la célébration de son 60ème anniversaire, les réunions annuelles de l’ABCA ont rassemblé les gouverneurs et vice-gouverneurs des banques centrales africaines, de hauts responsables institutionnels ainsi que des représentants d’organisations monétaires régionales et internationales.
En sa qualité de Président de la sous-région Afrique du Nord au sein du Bureau de l’ABCA pour la période 2025-2026, le Gouverneur de la BCT a participé à la réunion ordinaire du Bureau de l’Association, tenue le 16 septembre 2026, ainsi qu’à la 48ème Réunion ordinaire du Conseil des Gouverneurs, organisée le 18 septembre.
Selon la BCT, les travaux ont porté sur les activités statutaires de l’Association et les perspectives de renforcement de la coopération monétaire et financière et de l’intégration économique en Afrique. Les échanges ont notamment concerné la mise en œuvre du Programme de Coopération Monétaire en Afrique (PCMA), l’état d’avancement du processus de création de l’Institut Monétaire Africain (IMA), les travaux des différents groupes de travail ainsi que le développement de la coopération entre les banques centrales africaines et leurs partenaires institutionnels.

 

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BCE : Panetta alerte sur l’impact de l’IA sur la demande et les prix

22. September 2026 um 14:45

La manière dont les gains économiques générés par l’intelligence artificielle (IA) seront répartis entre entreprises, travailleurs et détenteurs de capitaux pourrait avoir des conséquences importantes sur la demande et l’inflation. C’est ce qu’estime Fabio Panetta, membre du directoire de la Banque centrale européenne et gouverneur de la Banque d’Italie.

Les banques centrales devront suivre de près la manière dont les gains générés par l’intelligence artificielle sont répartis dans l’économie. Car leur distribution pourrait influencer directement la demande globale et l’évolution de l’inflation. Ainsi s’exprimait, lundi 21 septembre, Fabio Panetta, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

En effet, le responsable italien estime que l’intelligence artificielle est appelée à transformer profondément la productivité, la croissance économique, le marché du travail, les marchés financiers ainsi que les systèmes de paiement. Ces transformations pourraient modifier les mécanismes traditionnels suivis par les banques centrales pour évaluer les pressions inflationnistes.

Le partage des gains au cœur de l’équation

L’un des principaux enjeux réside dans la répartition des bénéfices issus des gains de productivité liés à l’IA. Si les nouvelles technologies créent principalement de nouvelles tâches et activités et renforcent les perspectives de revenus du travail, la demande pourrait augmenter avant que les gains de productivité ne se matérialisent pleinement dans l’économie.

Dans ce scénario, l’augmentation de la consommation et des revenus pourrait contribuer à prolonger les pressions inflationnistes, même si l’IA améliore parallèlement l’efficacité de la production. À l’inverse, si l’automatisation domine et entraîne une diminution de la consommation, les effets désinflationnistes de l’intelligence artificielle pourraient apparaître plus rapidement, selon M. Panetta.

Un changement structurel pour l’économie

Pour le responsable de la BCE, l’IA ne constitue donc pas uniquement une question technologique. Son développement pourrait modifier simultanément la structure de la production, les revenus, l’emploi et les comportements de consommation.

Cette évolution complique également la tâche des banques centrales, qui devront déterminer dans quelle mesure les gains de productivité liés à l’IA compensent ou non les éventuelles tensions sur la demande. « Les banques centrales ne peuvent pas rester en marge » souligne encore M. Panetta. Tout en estimant qu’une meilleure compréhension des transformations en cours devient indispensable pour préserver leur crédibilité.

La crédibilité des banques centrales en jeu

Par ailleurs, Fabio Panetta insiste également sur le rôle de la crédibilité dans la conduite de la politique monétaire. Il précise que la capacité d’une banque centrale à conserver cette crédibilité dépend de sa compréhension de la nature des nouveaux défis économiques auxquels elle est confrontée.

Le responsable italien s’exprimait lors d’un événement organisé par la Banque nationale d’Ukraine. Ses propos interviennent alors que les grandes banques centrales cherchent encore à déterminer comment les mutations technologiques, notamment l’essor de l’intelligence artificielle, modifieront durablement la croissance, l’emploi et l’inflation.

L’enjeu pour la politique monétaire sera ainsi de distinguer les effets de l’IA sur l’offre, qui peuvent contribuer à réduire les coûts et les prix, de ses effets sur les revenus et la demande, susceptibles au contraire d’entretenir les tensions inflationnistes.

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