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Le poème du dimanche | ‘‘ L’honneur des poètes ’’

11. Oktober 2026 um 07:13

Les éditions Minuit, engagées pleinement dans la résistance au nazisme et à l’occupation de la France, pendant la seconde guerre mondiale, se placent du côté de la littérature, voix de liberté et de lutte pour la dignité humaine.

Elles publient une anthologie de poètes en Europe qui ont refusé la soumission à l’ennemi ou la complicité avec lui. «Le volume a été achevé d’imprimer sous l’oppression à Paris, le 1er mai 1944», dit le texte.

Préfacé par Louis Aragon, l’ouvrage contient des écrits en prison, de déportés, des poèmes d’Europe, de Grèce, de Pologne, de Hollande, de Belgique, de Norvège, d’Italie, de Bulgarie, de Yougoslavie, etc. et, bien sûr, de France, où des pseudonymes, des surnoms ont été utilisés.

De nombreux poètes écrivaient et publiaient dans la clandestinité. Parmi eux, Robert Desnos, Louis Aragon, Michel Leiris, Paul Eluard, André Frénaud, Jean Tardieu, Pierre Seghers, Jean Cassou, etc.

Des poèmes ont paru anonymes, aussi. Au moment où un mauvais vent, brun et menaçant souffle sur l’Europe, il nous a semblé bon de le rappeler.

Tahar Bekri

‘‘Avis’’ – Jean de Haut (Paul Eluard

La nuit qui précéda sa mort

Fut la plus courte de sa vie

L’idée qu’il existait encore

Lui brûlait le sang aux poignets

Le poids de son corps l’écoeurait

Sa force le faisait gémir

C’est tout au fond de cette horreur

Qu’il a commencé à sourire

Il n’y avait pas UN camarade

Mais des millions et des millions

Pour le venger il le savait

Et le jour se leva pour lui

1942

Mon pays – Anne (Edith Thomas)

Mon pays, doux pays gris

dont les bois et les prairies

s’enfoncent à l’horizon

mon pays dans la prison

de l’Europe ensevelie :

de l’Europe qui périt

au long des jours et des nuits,

sous le sourd martèlement

des bottes qui pesamment

s’en vont jusqu’à l’infini

mon pays quand donc la vie

reviendra dans les sarments ?

Quand cessera le tourment

de l’Europe ensevelie ?

L’honneur des poètes, Europe, Ed. Minuit, 1944 .

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La Tunisienne Hadhami Hammi est aujourd’hui experte en suivi-évaluation auprès de la ZLECAf

10. Oktober 2026 um 08:35

Comment savoir si un projet a réellement changé quelque chose ? La question guide le travail de Hadhami Hammi Gharbi, experte tunisienne en suivi, évaluation et apprentissage au Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), au Ghana. Forte de plus de dix ans d’expérience dans la coopération internationale, elle s’attache à faire des données un outil de décision et des résultats une source d’apprentissage. Peu connue du grand public, cette experte tunisienne revient aujourd’hui sur son parcours dans un entretien accordé à Managers.

Rien ne la destinait particulièrement à ce métier. Après des études d’anglais, une première occasion dans une organisation non gouvernementale lui ouvre les portes du développement international. Elle découvre alors un univers où les projets se construisent au contact du terrain, avec des objectifs à atteindre, des financements à gérer et des bénéficiaires dont les besoins ne se résument pas toujours aux chiffres d’un rapport. La curiosité fait son chemin et devient le fil conducteur de sa carrière.

Un passage chez Deloitte vient ensuite affiner sa compréhension des organisations. Son rôle, davantage axé sur la formation que sur la gestion opérationnelle des projets, lui fait prendre la mesure d’un ressort essentiel de leur réussite. Une stratégie, même bien conçue, reste lettre morte si les équipes ne disposent pas des compétences nécessaires pour la mettre en œuvre. Former, c’est donc aussi préparer une organisation à mieux travailler, à gagner en autonomie et à atteindre ses objectifs. Cette expérience nourrit son intérêt pour le management stratégique et la gouvernance, qu’elle approfondira par un Executive MBA à l’Université Paris-Dauphine.

Le suivi-évaluation s’impose progressivement comme son domaine de spécialité. Derrière cette appellation technique se cache un exercice de lucidité. Un programme peut respecter son calendrier, organiser toutes les activités prévues et dépenser les fonds alloués sans obtenir les changements espérés. Il faut alors regarder les résultats de près, comprendre les écarts et déterminer ce qui mérite d’être corrigé. “Mon rôle consiste à transformer les données en décisions, les résultats en enseignements et les enseignements en leviers d’action”, explique-t-elle.

En Tunisie, ses missions auprès de programmes soutenus par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) la conduisent à travailler sur l’emploi des jeunes, le développement des PME et la gouvernance. Parmi ses expériences figure la plateforme Monitoring and Evaluation for Tunisia and Libya, mise en œuvre par IBTCI pour la mission de l’USAID en Tunisie. Elle y assure l’appui au suivi-évaluation d’un portefeuille de 11 programmes et de plus de 15 partenaires. La coordination des évaluations, la vérification de la qualité des données et la préparation d’analyses destinées aux responsables exigent une attention constante aux faits. Elle intervient également sur des programmes tels que Tunisia Jobs, TADAEEM et MA3AN.

Ces expériences lui enseignent une chose essentielle. Évaluer ne consiste pas à distribuer des bons ou des mauvais points. Il faut comprendre pourquoi une action fonctionne, repérer les obstacles et donner aux équipes les moyens d’améliorer leur travail. La démarche relève autant de l’analyse que de l’apprentissage. Elle permet de tirer parti des erreurs, d’affiner les méthodes et d’éviter que les mêmes difficultés ne se reproduisent.

Au Ghana, au sein du Secrétariat de la ZLECAf, son travail prend une autre ampleur. Elle assure le leadership technique du suivi-évaluation à l’échelle de l’institution et contribue à apprécier les effets des initiatives menées dans les pays membres pour favoriser les échanges de biens et de services. La tâche exige de rapprocher des priorités nationales parfois différentes, de suivre les avancées et de produire des éléments suffisamment solides pour éclairer les décisions.

Elle contribue notamment au programme Youth at Work, lancé en 2025 avec un financement de 49 millions de dollars de la Mastercard Foundation. Prévu sur la période 2025-2028, le programme entend renforcer la participation économique des jeunes Africains, notamment par l’entrepreneuriat, la formation professionnelle et l’accès à l’emploi. Pour une spécialiste du suivi-évaluation, la question déterminante est celle du passage à l’acte. Les formations débouchent-elles sur des emplois ? Les jeunes entrepreneurs parviennent-ils à développer leurs activités ? Les dispositifs proposés répondent-ils aux besoins du marché ? Autant de questions auxquelles les données doivent permettre d’apporter des réponses.

Autre chantier, le Continental Agri-Trade Action Plan, élaboré par la ZLECAf avec le Rwanda et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA). Ce plan vise à lever les obstacles au commerce agricole intra-africain, à renforcer les chaînes de valeur régionales et à faciliter l’accès des producteurs aux marchés. Hadhami Hammi Gharbi contribue à son élaboration et travaille avec les gouvernements pour soutenir son adoption et sa mise en œuvre.

La Tunisie a tout intérêt à suivre ces évolutions de près. L’huile d’olive, les dattes et d’autres productions nationales peuvent trouver de nouveaux débouchés sur le continent, pour peu que les entreprises disposent des relais commerciaux, des solutions logistiques et des informations nécessaires. “L’enjeu pour la Tunisie n’est pas seulement d’être présente sur le marché africain, mais de se positionner durablement dans les dynamiques de valeur du continent”, souligne-t-elle. L’intégration africaine ne prendra pleinement son sens que si les possibilités ouvertes par l’accord se traduisent en commandes, en partenariats et en activité pour les entreprises.

La suite de son parcours s’inscrit dans cette recherche d’une décision mieux éclairée. Hadhami Hammi Gharbi souhaite approfondir le pilotage de la performance des institutions et des politiques publiques. Elle s’intéresse aussi à l’analyse des données, à la transformation numérique et aux usages responsables de l’intelligence artificielle dans son métier. Ces outils peuvent aider à repérer plus rapidement les tendances et les risques, à condition de conserver des données fiables et de ne pas abandonner le jugement humain aux algorithmes.

Sa conviction tient en quelques mots. “Mesurer le progrès est nécessaire, mais la réelle valeur ajoutée de mon expertise est d’aider les institutions à mieux mettre en œuvre les actions, à maîtriser les risques et à adopter le principe de l’amélioration continue”. Dans cette discipline, les chiffres ne racontent jamais toute l’histoire. Encore faut-il savoir les interpréter, comprendre ce qu’ils taisent et en tirer les décisions qui feront la différence.

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Après la France, la Belgique s’embrase : Les manifestations gagnent Bruxelles

09. Oktober 2026 um 14:29

La contestation sociale prend de l’ampleur en Europe. Après plusieurs jours de mobilisation des lycéens en France, la Belgique connaît à son tour une vague de protestations, sur fond de coupes budgétaires, de hausse du coût de la vie et de colère contre les réformes de l’enseignement. Vendredi 9 octobre 2026, Bruxelles est également le théâtre d’une manifestation nationale qui perturbe les transports et donne lieu à des affrontements avec la police.

Des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées dans la capitale belge à l’appel des syndicats, pour dénoncer les mesures d’austérité envisagées par le gouvernement fédéral. Les organisateurs ont évoqué jusqu’à 50 000 participants, tandis que la police en a dénombré environ 30 000.

Des milliers de manifestants dans les rues de Bruxelles

La manifestation s’inscrit dans un mouvement de contestation plus large contre les restrictions budgétaires et la hausse du coût de la vie. Les transports publics, les écoles et le trafic aérien figurent parmi les secteurs affectés par la grève nationale.

Des affrontements ont également éclaté à proximité de la gare centrale de Bruxelles. Des individus masqués ont lancé des pierres et des pétards en direction des forces de l’ordre et incendié plusieurs objets, notamment des vélos et des trottinettes. La police a répondu par des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des charges.

Les autorités ont toutefois précisé que les personnes impliquées dans ces violences n’étaient pas liées à la manifestation syndicale principale.

Après les lycéens français, la colère gagne aussi la Belgique francophone

Le plan contesté prévoit notamment une réduction des dépenses de 500 millions d’euros d’ici 2029. L’augmentation des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur et la hausse du nombre d’heures de travail des enseignants figurent parmi les mesures qui suscitent l’opposition des élèves et des personnels éducatifs.

À Liège, plusieurs journées de manifestations ont été marquées par des dégradations et des interventions policières. Plus de 100 personnes avaient été interpellées lors des rassemblements des 6 et 7 octobre, selon les informations rapportées par Al Jazeera à partir de dépêches d’agences internationales.

La mobilisation belge ne se limite pas à la journée d’action syndicale. Depuis le 1er octobre, des lycéens de la Fédération Wallonie-Bruxelles protestent contre les réformes de l’enseignement et les économies prévues dans le secteur éducatif.

Lire aussi : Protestations dans les lycées : Trump accuse l’islam de vouloir « s’emparer » de la France

Si les images de ces mobilisations rappellent celles observées en France, les revendications belges possèdent leurs propres ressorts. Les lycéens dénoncent notamment les conséquences des restrictions budgétaires sur leur avenir et leurs conditions d’apprentissage.

Les deux mouvements illustrent ainsi les tensions que provoquent les politiques d’économies dans plusieurs pays européens, alors que les gouvernements cherchent à maîtriser leurs dépenses publiques. La proximité des mobilisations ne suffit cependant pas à établir qu’elles relèvent d’un mouvement européen coordonné.

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A Paris-CDG : ce qui change pour les vols vers la Tunisie à partir de mars 2027

À compter du 16 mars 2027, les passagers voyageant entre Paris-Charles-de-Gaulle et la Tunisie devront tenir compte d’un changement dans la dénomination des terminaux de l’aéroport parisien. Cette réorganisation vise à simplifier l’orientation des voyageurs.

Aéroports de Paris essaye de remettre de l’ordre dans les numérotations des terminaux des aéroports CDG (Charles de Gaulle).

Sur la Tunisie, trois compagnies aériennes au moins sont concernées par ces changements qui ne touchent que les numéros mais pas les vols.

Le Terminal 3 sur lequel opère la compagnie aérienne Nouvelair va changer de noms pour devenir Terminal 2. Sa porte d’embarquement adoptera la lettre V.

Les vols Air France sur Tunis opérant à partir du Terminal 2E  seront également impactés par le changement de numérotation. Le 2E devenant Terminal 5 avec les portes d’embarquement correspondant aux lettres B,C et D.

Les vols saisonniers TU724 et TU725 de Tunisair, également concernés par le changement de dénomination du Terminal 3, qui devient Terminal 2, porte V.

Cette évolution concerne également les passagers en correspondance : les terminaux et les portes d’embarquement changeront de numérotation, à l’exception du Terminal 1. Les billets émis pour des voyages prévus à partir du 16 mars 2027 intégreront ces modifications.

Les voyageurs sont donc invités à vérifier les informations figurant sur leurs documents de voyage avant leur départ, afin d’éviter toute confusion lors de leur passage à Paris-CDG.

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Dunkerque : enquête après un rodéo policier devant des lycéens

09. Oktober 2026 um 11:47
Le ministre de l’Intérieur a effectué un rappel à l’ordre et annoncé l’ouverture d’une enquête. Lundi, un 4×4 de la police a été filmé, fonçant sur des lycéens à Dunkerque.   Les vidéos ont fait le tour des réseaux. On…

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Rima Hassan porte plainte après une vidéo de menace de mort

09. Oktober 2026 um 10:13
Rima Hassan annonce avoir déposé plainte après la diffusion sur Instagram d’une vidéo dans laquelle un internaute la menace avec une arme à feu. En bref Rima Hassan annonce avoir déposé plainte après la diffusion d’une vidéo sur Instagram. Dans…

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Coup de cœur. Gaza aux prix Bayeux des Correspondants de Guerre

09. Oktober 2026 um 08:07
Attention, certains contenus de cette exposition peuvent heurter la sensibilité du public. Avant de franchir la porte de la Galerie Medusa, place des Pommes à Bayeux, qui accueille la 33e édition du Prix Bayeux, le visiteur est prévenu. Les images…

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Crise des lycées en France | Bruits diplomatiques et paniques identitaires

09. Oktober 2026 um 06:56

Face à la vague de blocages dans les établissements scolaires en France et à la sévérité du maintien de l’ordre, la crise des lycées a franchi les frontières pour devenir le théâtre d’une bataille d’influence entre Washington et Téhéran. Cette tribune analyse comment cette agitation géopolitique et l’instrumentalisation du débat identitaire servent de diversion pour masquer le malaise social, l’austérité budgétaire et le renoncement aux exigences de l’exemplarité républicaine.

Dr Abderrahmane Cherfouh *

À Paris, la crise des lycées a largement dépassé le cadre des salles de classe. Elle sert désormais de prétexte à des batailles d’influence étatiques.

Donald Trump a d’abord associé les blocages d’établissements à l’immigration de masse et à un prétendu péril religieux. Dans la foulée, le gouvernement iranien s’est engouffré dans la brèche : Téhéran a convoqué l’ambassadeur de France pour dénoncer la «répression» de manifestations présentées comme pacifiques. Le Quai d’Orsay a répliqué du tac au tac en convoquant l’ambassadeur d’Iran pour dénoncer une manœuvre de désinformation.

Cette diplomatie du muscle masque l’essentiel : pendant que les chancelleries s’écharpent, la parole des lycéens français et leurs revendications concrètes passent à la trappe.

Indignation à géométrie variable

Face à ces ingérences, une question s’impose : la France applique-t-elle les mêmes règles à tout le monde ?

Certes, accuser Téhéran de brimer sa propre population relève d’une réalité documentée. Mais le bilan dramatique des derniers jours est néanmoins établi : selon le ministre de l’Éducation nationale, 215 élèves et 88 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés depuis le début de la mobilisation. À Tours, un lycéen de 16 ans a perdu l’usage d’un œil après une blessure dont les lésions ont été jugées compatibles avec un tir de LBD. À Lens, un adolescent de 15 ans a perdu une main après l’explosion d’une grenade lors d’un rassemblement ; les circonstances exactes de l’incident font l’objet d’une enquête de l’IGPN. Face à cette succession de blessures graves, le ministre de l’Intérieur a annoncé le 7 octobre la suspension des grenades assourdissantes dans le cadre du mouvement lycéen, le temps de faire la lumière sur l’affaire de Lens. Ces faits posent avec une acuité nouvelle la question de la proportionnalité des moyens employés pour maintenir l’ordre face à des manifestants, dont une partie est mineure.

L’autre hypocrisie réside dans le monopole de l’ingérence. Paris et Washington s’arrogent depuis des décennies le droit de dicter la politique intérieure des États souverains, qu’il s’agisse de décréter la légitimité d’un pouvoir au Venezuela ou de redessiner la carte du Moyen-Orient. Pourtant, lorsque la diplomatie iranienne utilise les mêmes leviers pour pointer du doigt les dérives policières occidentales, le Quai d’Orsay crie immédiatement au complot et à la manipulation. L’ingérence serait-elle un privilège exclusivement réservé à l’Occident ?

Diversion sociale et épouvantail identitaire

Ce vacarme géopolitique offre surtout une échappatoire commode à un pouvoir aux abois. Donald Trump l’inévitable a choisi de jeter de l’huile sur le feu en agitant l’épouvantail identitaire, prétendant fallacieusement que l’Islam cherchait à s’emparer du pays. Si Paris feint de s’en offusquer publiquement, cette surenchère sert en réalité de paravent idéal : il est tellement plus facile pour le gouvernement et ses relais médiatiques de saturer l’espace avec des paniques culturelles plutôt que de répondre au réel.

Dans ce climat d’ostracisme, les populations issues de l’immigration risquent de devenir les premières victimes d’un débat toxique, alors même que l’urgence républicaine exige un travail d’intégration, d’égalité et de respect mutuel.

Sur le terrain, les lycéens ne parlent pourtant ni de choc des civilisations ni de religion. Ils protestent contre l’insalubrité des classes, le manque criant de professeurs, la dégradation des locaux et l’austérité budgétaire qui mutile leur avenir. En focalisant l’attention sur les déclarations de Trump ou les communiqués de Téhéran, le pouvoir opère une diversion cynique pour criminaliser le mouvement social et s’exonérer de ses propres responsabilités économiques.

Respecter les principes républicains

La France n’a pas à choisir entre la panique identitaire de Donald Trump et la surenchère opportuniste de Téhéran. La République possède ses propres repères : la laïcité, l’égalité, la liberté d’expression et le droit de manifester dans le calme. Mais la laïcité ne peut se résumer à une posture à géométrie variable ; elle doit redevenir une exigence d’équité et de garanties universelles.

Pour prétendre donner des leçons de démocratie à la terre entière, la France doit d’abord balayer devant sa propre porte. Elle se doit d’être exemplaire en appliquant chez elle les principes qu’elle prétend défendre à l’étranger, loin du cynisme du «faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais». On ne répond pas à la propagande étrangère par du déni ou une répression disproportionnée, mais en respectant le droit et en répondant aux demandes de sa propre jeunesse. La souveraineté commence par cette forme fondamentale de dignité républicaine.

* Médecin algérien au Canada.

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Manuel Bufala: “On veut aller encore plus loin” dans les partenariats franco-tunisiens

08. Oktober 2026 um 13:14

Avec 1 612 entreprises à participation française actives en Tunisie et plus de 170 000 emplois directs à la clé, les relations économiques entre les deux pays sont beaucoup plus qu’un simple voisinage commercial. Elles se sont profondément ancrées dans le tissu industriel tunisien. Et aujourd’hui, leur prochain chapitre pourrait bien s’écrire ailleurs que sur les seules lignes de production.

C’est précisément ce changement de cap qu’a évoqué Manuel Bufala, conseiller principal à l’ambassade de France en Tunisie, à l’ouverture de la 4e édition de l’African ESG Summit. “On veut aller encore plus loin”, a-t-il déclaré, en parlant de la coopération industrielle entre les deux pays.

Manuel Bufala à l’ouverture de la 4e édition de l’African ESG Summit.

Le mouvement est déjà visible. Depuis septembre, plusieurs entreprises françaises sont venues en Tunisie pour installer non plus des ateliers de production comme cela pouvait être le cas il y a une vingtaine d’années, mais des centres de recherche et d’innovation. Elles viennent notamment chercher les compétences des ingénieurs tunisiens dans la R&D, tout en créant de nouveaux emplois.

Le changement est loin d’être anecdotique. Au premier semestre 2026, les investissements directs français ont atteint 440,75 millions de dinars en Tunisie, avec 241 projets ayant permis la création de 2 680 emplois. L’industrie reste leur principal terrain d’implantation, notamment dans l’électrique-électronique, la mécanique-métallurgie, la plasturgie et le textile-habillement.

Pour lui, cette présence industrielle peut désormais gagner en valeur ajoutée. La question de l’ESG vient justement s’inscrire dans cette évolution, alors que les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance prennent une place croissante dans les décisions des marchés et des régulateurs.

La coopération franco-tunisienne ne se joue donc plus uniquement autour de la production. Formation, innovation et compétences deviennent des pièces maîtresses d’un partenariat appelé à monter d’un cran. La France et la Tunisie travaillent déjà sur cette évolution. Depuis 2024, la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française s’intéresse notamment au modèle des entreprises à mission et à la manière de concilier objectifs économiques, sociaux et environnementaux.

Un autre rendez-vous devrait prolonger cette réflexion. Manuel Bufala a annoncé la tenue, les 8 et 9 décembre, à Tunis, sous réserve de confirmation, d’un forum organisé avec Expertise France autour d’une question très industrielle: comment augmenter la valeur ajoutée des partenariats entre entreprises françaises et tunisiennes? Formation et innovation devraient être au cœur des échanges.

Le cas de FigeacAero illustre déjà cette orientation. Depuis septembre, le groupe accélère la mise en place d’un centre de formation dans le pôle aéronautique de Mghira. Là encore, les compétences locales sont au centre du dispositif.

Pour le représentant de l’ambassade de France, l’objectif reste de construire des partenariats «gagnant-gagnant», mais avec une ambition plus large. Il ne s’agit plus seulement de produire en Tunisie pour exporter. Il s’agit aussi d’y développer des compétences, de concevoir, d’innover et de créer davantage de valeur.

“On a encore beaucoup de choses à construire”, confesse-t-il.

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La France libère 10 millions de barils de diesel provenant de ses réserves stratégiques

08. Oktober 2026 um 12:11

La France va puiser 10 millions de barils de diesel dans ses réserves stratégiques pour faire face à la hausse des prix de l’énergie due aux guerres en Iran et en Ukraine. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 7 octobre, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu.

« Vendredi dernier, le président Macron a convoqué un sommet d’urgence du G7, qui a décidé d’utiliser les réserves stratégiques de manière coordonnée. Dans ce cadre, nous mettrons à disposition des distributeurs français 10 millions de barils de gazole provenant de nos réserves », a déclaré M. Lecornu dans un message télévisé.

Le Premier ministre français a expliqué que cette mesure « réduira automatiquement le prix à la pompe d’un montant estimé entre 0,12 et 0,18 par litre de diesel ».

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Rabat dévoile son nouveau visage dans un documentaire sur M6

08. Oktober 2026 um 10:51
La capitale marocaine est à l’honneur sur M6, vendredi 9 octobre, à travers un documentaire inédit de 47 minutes réalisé par Rabah Aït-Hamadouche. Entre architecture monumentale, tourisme de luxe et initiatives entrepreneuriales, le film explore les transformations de Rabat à…

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Indice de démocratie 2026 : les régimes hybrides à l’honneur

07. Oktober 2026 um 16:35
L’Indice de perception de la démocratie dans le monde nous révèle année après année la situation, la nature et l’évolution de la démocratie vers d’autres types de régimes politiques dans le monde. C’est le cas de l’édition de 2026.  …

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Mobilisation lycéenne : 215 élèves blessés depuis le 18 septembre

07. Oktober 2026 um 09:23
Depuis le début des mobilisations lycéennes, les interventions policières musclées sont au centre des débats. Plusieurs cas de lycéens gravement blessés sont à déplorer.   En bref 215 élèves ont été blessés depuis le début des mobilisations lycéennes. Le mouvement…

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Trump juge « l’islam et l’immigration » responsables du mouvement lycéen en France

07. Oktober 2026 um 08:47
Le président américain a déclaré hier que « l’islam » et une « immigration de masse hors de contrôle » étaient à l’origine de la mobilisation lycéenne. En bref Donald Trump attribue la mobilisation lycéenne française à « l’islam »…

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Partenariat d’excellence entre l’hôpital Abderrahmane Mami et l’Institut Curie

06. Oktober 2026 um 23:47

L’Hôpital Abderrahmane Mami de l’Ariana a eu le plaisir d’accueillir aujourd’hui le 6 octobre 2026 une délégation de l’Institut Curie – France, dans le cadre d’une rencontre consacrée au développement de nouvelles perspectives de coopération médicale, scientifique et académique.

Cette rencontre s’est tenue en présence du Directeur Général de l’Hôpital Abderrahmane Mami, de la Présidente du Comité Médical ainsi que des Chefs des différents Services Hospitaliers, témoignant de l’importance accordée au développement des partenariats internationaux et au partage d’expertise.

Les échanges ont notamment porté sur plusieurs axes structurants de coopération :

  • Accueil de stagiaires associés, afin de favoriser les échanges professionnels et le partage d’expériences.
  • Développement de Master Class destinées aux médecins seniors, autour de thématiques médicales spécialisées et des pratiques innovantes.
  • Développement de stages pour les jeunes assistants hospitalo-universitaires, leur permettant d’acquérir de nouvelles compétences et de les valoriser au sein de leurs services à leur retour.
  • Accompagnement dans les essais et la recherche clinique, ainsi que le développement des compétences en biologie moléculaire, en appui aux activités diagnostiques et de recherche.
  • Développement des actions de prévention et de promotion de la santé, notamment à travers le projet « Hôpital sans tabac », en cohérence avec l’engagement de l’hôpital en faveur d’un environnement de soins sain et sécurisé.

Cette rencontre ouvre ainsi des perspectives concrètes pour une coopération durable, fondée sur la formation, l’innovation, la recherche, le partage des compétences et l’amélioration continue de la qualité des soins.


L’Hôpital Abderrahmane Mami réaffirme, à travers cette dynamique, sa volonté de consolider ses partenariats nationaux et internationaux au bénéfice des professionnels de santé et, avant tout, des patients.

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Protestations dans les lycées : Trump accuse l’islam de vouloir « s’emparer » de la France

06. Oktober 2026 um 18:14

Donald Trump a réagi mardi 6 octobre 2026 à la mobilisation en cours en France, en établissant un lien direct entre les mouvements de protestation, l’immigration et l’islam. Le président américain affirme que la situation dans le pays serait liée à une volonté de l’islam de prendre le contrôle de la France.

Dans une publication sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a écrit : « What’s happening in France is nothing less than out of control mass migration. This isn’t about schools, this is about Islam wanting to take over a once great Country! ». Il estime ainsi que les événements observés en France ne concernent pas uniquement les questions liées à l’éducation, mais seraient, selon lui, la conséquence d’une immigration massive et d’une progression de l’islam.

Une déclaration qui dépasse le cadre des revendications scolaires

Cette déclaration intervient alors que des mobilisations lycéennes et étudiantes ont lieu en France autour de questions liées notamment aux conditions d’enseignement, aux moyens accordés à l’éducation et aux conditions de scolarisation.

Donald Trump ne s’est toutefois pas limité à commenter les revendications des manifestants. Son message associe explicitement la situation française à la question migratoire et à l’islam, en affirmant que ce dernier chercherait à « take over » la France, c’est-à-dire à « s’emparer » du pays.

Lire aussi : France : La mobilisation des lycéens entre dans sa troisième semaine

La déclaration du président américain intervient dans un contexte français marqué depuis plusieurs années par des débats politiques importants autour de l’immigration, de la laïcité, de l’islam et de l’intégration. Ces questions font régulièrement l’objet de controverses entre responsables politiques et acteurs de la société civile.

Le message de Donald Trump constitue ainsi une prise de position sur un débat intérieur français, alors que les autorités françaises n’ont pas, à ce stade, établi de lien entre les mobilisations scolaires évoquées et un projet visant à imposer l’islam comme système politique ou à prendre le contrôle du pays.

Une nouvelle intervention de Trump sur les débats européens

Cette prise de position s’inscrit également dans une tendance plus large de Donald Trump à commenter les questions migratoires et les débats politiques européens. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain intervient régulièrement sur les politiques migratoires et les questions liées à l’identité nationale dans plusieurs pays européens.

Dans le cas français, ses propos donnent une dimension internationale à un mouvement principalement centré sur des revendications nationales. Ils pourraient également susciter des réactions de responsables politiques français, notamment sur la manière dont le président américain caractérise la situation en France.

La formulation employée par Donald Trump, particulièrement directe, place ainsi l’islam et l’immigration au centre de son analyse des événements français, alors même que les revendications avancées par les manifestants portent principalement sur le système éducatif.

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France-Belgique : les Bleus renversent la situation et l’emportent 4-1

Von: tmps
06. Oktober 2026 um 10:49

La France a renversé une situation compromise lundi au Stade de France en s’imposant 4-1 contre la Belgique en Ligue des Nations, avec notamment deux buts et une passe décisive de

Michaël Olise en fin de match.

Les Diables Rouges ont pourtant frappé les premiers sur un contre de Dodi Lukebakio (1-0, 35e), et ont mené jusqu’à la 77e minute.

Mais les remplaçants bleus entrés à l’heure de jeu, Désiré Doué (1-1, 77e), Rayan Cherki (2-1, 81e) et Michael Olise (3-1 et 4-1, 88e et 90e+1), ont arraché la victoire, laissant le sélectionneur Zinédine Zidane invaincu après quatre rencontres.

Après quatre journées, les Français sont aux commandes avec trois victoires et un match nul (10 points), devant la Squadra Azzurra (7 points), les Diables Rouges (6 points) et la Turquie, lanterne rouge après quatre revers consécutifs.

Ils prennent en effet une option majeure pour la qualification en quart de finale, après leur large victoire face à leur poursuivant direct. Il auront deux autres matches à disputer et ne pourraient pas être devancés à la fois par les Belges et les Italiens qui s’affronteront le 15 novembre.

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Travailleurs étrangers : les titres de séjour en difficulté

06. Oktober 2026 um 08:29
Dans le médico-social, des travailleurs étrangers rencontrent des difficultés pour renouveler leurs titres de séjour, alors que les besoins de recrutement et d’accompagnement vont fortement augmenter.   Difficile de suspendre des salariés dans l’attente de nouveaux papiers, car cela revient…

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France : La mobilisation des lycéens entre dans sa troisième semaine

05. Oktober 2026 um 10:45

La contestation lycéenne ne retombe pas en France. Entré dans sa troisième semaine, le mouvement continue de perturber plusieurs centaines d’établissements et doit connaître un nouveau temps fort mardi 6 octobre avec une journée nationale de mobilisation. Le ministère de l’Éducation nationale estime qu’entre 400 et 500 lycées, sur environ 3700, connaissent ce lundi une suspension totale ou partielle des cours.

Une mobilisation partie de Créteil

Le mouvement avait débuté le 21 septembre dans un lycée de Créteil, en région parisienne, autour de la question des postes d’enseignants non pourvus. En quelques jours, la contestation s’est étendue à d’autres établissements franciliens avant de gagner plusieurs régions françaises.

Les lycéens dénoncent notamment le manque d’enseignants, les classes surchargées, l’état de certains bâtiments scolaires et, plus largement, les moyens consacrés à l’enseignement public. D’autres revendications concernent également les conditions d’accès à l’enseignement supérieur et Parcoursup, la plateforme nationale d’admission.

L’ampleur du mouvement s’est rapidement accrue. Le 1er octobre, près de 30% des lycées français avaient été concernés par les actions de mobilisation, selon Le Monde. Dans la région parisienne, environ 160 établissements devaient encore être fermés ou fortement perturbés ce lundi, soit près d’un tiers des lycées de la région.

Une nouvelle journée d’action mardi

La rencontre, vendredi 2 octobre, entre le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray et les représentants des organisations lycéennes n’a pas permis de mettre fin au mouvement. Les représentants lycéens ont annoncé leur volonté de poursuivre la mobilisation et appelé à une nouvelle journée d’action mardi 6 octobre. Plusieurs organisations syndicales ont également annoncé leur soutien à cette journée.

Face à la persistance de la contestation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres de travailler sur plusieurs des revendications avancées par les lycéens, notamment le remplacement des enseignants, l’état des locaux scolaires, l’organisation des journées, la transparence de Parcoursup et la prise en compte de la parole des élèves. Le gouvernement indique également que le projet de budget 2027 prévoit une hausse de 1,2 milliard d’euros pour l’Éducation nationale.

Des tensions qui compliquent la sortie de crise

La mobilisation est également marquée par des incidents violents en marge des blocages. Le ministère fait état de 24 établissements incendiés ou saccagés et de 78 personnels de l’Éducation nationale blessés depuis le début du mouvement. Selon les autorités citées par Reuters, environ 5000 personnes, majoritairement des adolescents, ont par ailleurs été interpellées depuis la semaine dernière.

À la veille de la nouvelle journée nationale, les autorités redoutent désormais de nouveaux débordements. Pour le gouvernement, l’enjeu est double : répondre aux revendications exprimées dans les établissements tout en empêchant que les manifestations ne dégénèrent davantage. Pour les organisations lycéennes, la mobilisation doit au contraire se poursuivre afin de maintenir la pression sur l’exécutif.

Le mouvement, parti d’un problème local de postes d’enseignants, s’est ainsi transformé en une contestation nationale portant plus largement sur les conditions d’études et les moyens de l’école publique.

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