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Heute — 13. April 2026Haupt-Feeds

Le SNJT dénonce la condamnation de Sonia Dahmani en appel

Von: Yusra NY
13. April 2026 um 20:14

La Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire visant l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani et l’a condamnée à une peine de 18 mois de prison ferme.  Verdict fermement dénoncé par le Syndicat national des journalistes.

Dans un communiqué publié ce lundi 13 avril 2026, le SNJT a rappelé que cette condamnation a été prononcée suite à des commentaires médiatiques portant sur la question de la discrimination et du racisme en Tunisie, tenus sur la chaîne Carthage+ et intervient après une série de poursuites visant la chroniqueuse pour des motifs similaires.

Comme pour les dossiers précédents, la justice s’est appuyée sur l’article 24 du décret-loi n°54 de l’année 2022, relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information et de communication et pour le SNJT, ce texte est devenu, depuis sa promulgation, un outil récurrent pour poursuivre les opinions divergentes.

Le syndicat réitère d’ailleurs son appel au gel de ce décret, alors qu’un projet de révision est actuellement à l’étude au sein de la Commission de législation générale de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Dans son communiqué, le Syndicat exprime sa solidarité totale avec Sonia Dahmani et dénonce fermement ce verdict, tout en exprimant son inquiétude du retour en détention de l’avocate, dont l’état de santé physique et psychologique est jugé fragile depuis sa sortie de prison il y a seulement quelques mois.

La même source estime pat ailleurs que multiplier les procès pour des déclarations de même nature (critique de la gestion migratoire et des discours discriminatoires) constitue une violation flagrante de la liberté d’expression et appelle officiellement à l’arrêt de l’exécution de cette peine, qualifiant la situation de « harcèlement judiciaire visant à intimider le secteur médiatique» .

Y. N.

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Tunisie | Six mois de prison pour Rached Khiari

13. April 2026 um 11:57

La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a condamné l’ex-député à l’Assemblée des représentants du peuple Rached Khiari à six mois de prison pour atteinte à autrui via les réseaux sociaux, suite à une plainte déposée à son encontre par un ancien élu, rapporte Mosaique FM.

Rappelons que l’ancien député de la coalition Al-Karama a été condamné à huit mois de prison en première instance dans le cadre de cette affaire. 

Ce dernier, qui faisait l’objet de plusieurs condamnations, avait été arrêté en août 2022 après 5 mois de cavale, avant d’être libéré en septembre de la même année, puis arrêté de nouveau pour être condamné en février 2025 un an de prison ferme pour atteinte à autrui via les réseaux sociaux. Remis en liberté en novembre 2025, après avoir purgé sa peine, il ne semble pas au bout de ses déboires judiciaires.

I. B.  

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Tunisie | 18 mois de prison pour Sonia Dahmani en appel

13. April 2026 um 11:39

La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a condamné l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani à 18 mois de prison, rapporte Mosaique FM. Elle était poursuivie pour des déclarations médiatiques condamnant le racisme contre les migrants subsahariens en Tunisie.

Sonia Dahmani, qui était poursuivie dans cette affaire conformément à l’article 54 de 2022, avait interjeté appel après avoir été condamnée à deux ans de prison en première instance.

Arrêtée en mai 2024, avant d’obtenir la libération conditionnelle n novembre 2025, elle a comparu en état de liberté.  

I. B.

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Inclusion économique : lancement du programme de microcrédits sans intérêts

13. April 2026 um 11:28

La plateforme numérique dédiée au programme d’intégration financière et économique des catégories sociales vulnérables ouvre ses portes ce lundi 13 avril 2026. Cette initiative de la part du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle permet aux bénéficiaires de solliciter des financements pour leurs projets.

Le programme propose des crédits sans intérêt dont le montant peut atteindre 10 000 dinars par bénéficiaire. Ces financements couvrent l’ensemble des secteurs d’activité économique. Concernant les modalités de remboursement, la durée maximale est fixée à six ans et inclut une année de grâce pour faciliter le lancement des activités.

Les personnes intéressées par ce dispositif de soutien à l’entrepreneuriat disposent d’un délai d’un mois pour soumettre leur dossier. Les inscriptions seront clôturée vendredi 15 mai 2026. L’intégralité du processus de candidature s’effectue exclusivement en ligne via le portail numérique officiel mis en place par le ministère.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la stratégie gouvernementale visant à renforcer l’autonomie financière des foyers à revenus limités. En facilitant l’accès au capital, les autorités cherchent à encourager l’auto-emploi et à stimuler la création de richesse au sein des communautés les plus fragiles.

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Enfance et numérique : Sarah El Haïry en déplacement en Tunisie

13. April 2026 um 09:34

La protection des enfants face aux risques numériques est au cœur d’un déplacement officiel en Tunisie de Sarah El Haïry, prévu les 14 et 15 avril 2026 à Tunis, dans le cadre du partenariat franco-tunisien.

La Haute-commissaire française à l’Enfance doit effectuer une visite de deux jours destinée à renforcer la coopération entre la France et la Tunisie sur les enjeux liés à la protection des mineurs en ligne. Ce déplacement intervient dans un contexte d’augmentation rapide des usages numériques chez les enfants et les adolescents, et des risques associés.

Les autorités françaises soulignent que cette visite vise à partager les expériences des deux pays, à soutenir les initiatives locales et à consolider les partenariats institutionnels, éducatifs et associatifs en faveur des droits de l’enfant.

Au programme, Sarah El Haïry doit s’entretenir avec plusieurs responsables tunisiens, notamment au sein des ministères des Technologies de la communication, de l’Éducation nationale et de la Famille et de l’Enfance. Et ce, afin d’approfondir les politiques publiques liées à la protection des mineurs sur internet.

La responsable française prévoit également de rencontrer des élèves de l’école Robert Desnos pour discuter de l’impact des réseaux sociaux, de participer à une table ronde réunissant des acteurs du numérique éducatif et des startups tunisiennes, et de visiter l’association « Health and Psychology », engagée dans la santé mentale des jeunes.

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Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo

13. April 2026 um 10:00

Alors que les yeux du monde entier sont rivés depuis fin février sur le Moyen-Orient et la guerre qui a opposé l’Iran aux États-Unis et à Israël, le génocide et les crimes de guerre que perpètrent les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo se poursuivent. Les personnes enlevées sont séquestrées dans des conteneurs maritimes métalliques, dans chaque conteneur s’entassent de 60 à 70 personnes sans ventilation ni installations sanitaires et 10 à 15 y meurent asphyxiés chaque jour. 

Imed Bahri

Un survivant des centres de détention des Forces de soutien rapide au Darfour n’aurait jamais imaginé que sa libération dépendrait de la capacité de sa famille à réunir une somme d’argent dans une course contre la mort, a indiqué Al-Quds Al-Arabi, en rapportant le récit de ce dernier, racontant, sous couvert d’anonymat, les moments de sa détention après la prise d’El Fasher en octobre dernier.

L’ancien détenu a expliqué au journal arabophone londonien que lui et un autre jeune homme avaient été emmenés et contraints de contacter leurs familles, non pas pour s’enquérir de leur bien-être, mais pour exiger une rançon immédiate sous peine d’exécution. «Ils nous battaient sans cesse en répétant: L’argent ou la mort», a-t-il raconté, en expliquant avoir survécu grâce à la somme demandée, réunie par sa famille, tandis que l’autre jeune homme qui l’accompagnait a été tué sans aucune hésitation. Il ajoute : «J’ai eu de la chance mais beaucoup d’autres ont payé et n’ont pas survécu. Tout dépend de l’humeur des gardes»

Un système de détention complexe en marge de la loi

Ce témoignage ouvre la porte à une réalité plus vaste où les récits d’anciens détenus se mêlent aux témoignages de militants des droits humains pour révéler un système de détention complexe, opérant en marge de la loi et faisant de la vie de milliers de civils au Darfour les otages de la violence et de l’extorsion. Un militant des droits humains, qui documente les exactions dans la région, affirme que le nombre de centres de détention est un nombre important et que certains sont totalement secrets, ce qui rend difficile l’obtention de chiffres précis.

Toutefois, un tableau général se dessine. À El Fasher, capitale du Darfour-Nord, on compte trois prisons principales, tandis qu’à Nyala, la prison de Degres se distingue comme un centre de détention majeur, avec d’autres sites dans les villes de Zalingei, au Darfour-Centre, et d’El Geneina, au Darfour-Ouest. Au niveau local, il signale l’existence de plus de 46 centres de détention de moindre importance, sans aucune documentation claire.

Au sein de ce réseau, les chiffres sont significatifs. À El Fasher seulement, on estime à plus de 6 000 le nombre de personnes disparues, sans aucune information sur leur sort : vivantes, mortes ou détenues. À Nyala, des estimations non officielles font état d’environ 7 000 détenus à la prison de Degres. Mais derrière ces chiffres se cachent des détails encore plus effroyables, notamment dans ce que les survivants appellent des «conteneurs de la mort». Ce sont des conteneurs maritimes métalliques utilisés pour les séquestrer et dans chaque conteneur, de 60 à 70 personnes y sont enfermées sans ventilation ni installations sanitaires.

Un survivant a décrit ces moments : «Nous suffoquions. Il n’y avait presque pas d’air, peu d’eau et presque pas de douches. Dans ces conditions, la mort était devenue quotidienne»

«Parfois, nous perdions 10 à 15 personnes par jour», a déclaré un autre témoin, ajoutant que «les détenus étaient forcés d’enterrer leurs codétenus, parfois dans des fosses communes voisines. Certains mouraient lentement à l’intérieur du conteneur, frappant à la porte jusqu’à ce que le silence se fasse».

L’asphyxie n’était pas la seule cause de décès. Les maladies se propageaient rapidement en raison du manque de soins médicaux. Le choléra, le paludisme et la malnutrition figuraient parmi les principales causes de mortalité.

Selon les estimations, plus de 60 personnes sont décédées du choléra dans les prisons d’El Fasher et 126 dans la prison de Dagris, à Nyala, des chiffres qui risquent de s’alourdir. Les maladies de peau et les ulcères sont également très répandus, évoluant en plaies profondes et entraînant de graves complications de santé.

D’après des témoignages concordants, la torture est une pratique courante dont sont victimes tous les détenus.

Une «économie parallèle» basée sur les rançons

«Il n’y a pas un seul détenu qui n’ait pas été torturé», affirme un militant des droits humains, expliquant que les méthodes employées incluent les passages à tabac, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux et l’isolement dans des conditions suffocantes. Dans de nombreux cas, la torture est utilisée pour extorquer des aveux ou pour punir des détenus sur la base de soupçons non fondés.

De plus, les prisons sont devenues une sorte d’«économie parallèle» basée sur les rançons. Les sommes exigées varient de millions à milliards de livres soudanaises et sont souvent fixées arbitrairement. Mais même le paiement de la rançon ne garantit pas la survie car des témoignages indiquent que des détenus ont été tués après avoir reçu l’argent.

Lors de l’assaut contre El Fasher, des militants ont documenté des arrestations massives de civils en fuite. Les hommes étaient séparés des femmes et emmenés dans des zones reculées où commençaient des négociations de rançon. On estime à 255 le nombre de personnes détenues au nord-est d’El Fasher durant ces opérations. Parmi elles, au moins 33 civils ont été tués, tandis que d’autres ont subi des extorsions ou ont été exécutés, même après avoir versé des rançons.

Des témoignages indiquent que certaines de ces opérations étaient fondées sur des critères ethniques ou sur des accusations de soutien à l’armée ou à des groupes armés. Certains groupes ont été parmi les plus ciblés, faisant face à des accusations vagues et à une absence totale de procédure régulière.

Dans ce sombre tableau, une tragédie particulière se déroule pour les femmes détenues dans la prison de Korea à Nyala. Des témoignages corroborent de récents rapports sur les droits humains indiquant qu’au moins 643 femmes y sont détenues dans des conditions qualifiées d’inhumaines.

Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a exprimé sa vive inquiétude face à cette situation, soulignant que les femmes détenues subissent des conditions de vie déplorables et font l’objet d’accusations généralisées de collaboration avec des groupes d’opposition ou d’avoir commis de crimes, sans preuves suffisantes. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large où les femmes au Soudan sont touchées de manière disproportionnée par le conflit armé et subissent de multiples violences notamment des violences sexuelles, des enlèvements, des mariages forcés, des arrestations arbitraires, des procès inéquitables et des conditions de détention inhumaines.

Selon des informations documentées, la prison de Korea a rouvert ses portes en tant que centre de détention en avril 2024 après avoir été évacuée suite à l’escalade du conflit. La prison détient actuellement au moins 643 femmes, dont 200 arrêtées à Nyala, Zalingei et El Geneina, 247 transférées d’El Fasher et 196 poursuivies pour des infractions pénales, parmi lesquelles neuf femmes enceintes.

Des témoignages décrivent des conditions de vie extrêmement difficiles à l’intérieur de la prison où les repas sont limités à un par jour. L’eau est acheminée de l’extérieur dans des conditions loin de respecter les normes sanitaires minimales.

Selon certains rapports, des détenus ont été contraints de travailler au domicile de membres des Forces de soutien rapide (FSR), effectuant des tâches ménagères et de blanchisserie non rémunérés, et ne recevant parfois de la nourriture que pendant ces heures. Ce phénomène illustre un recours au travail forcé lié à la détention.

Violences sexuelles dans certains centres de détention

Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a cité des cas individuels illustrant la nature de ces violations, notamment l’arrestation de deux femmes travaillant dans une pharmacie à Nyala en février 2026. Le propriétaire de la pharmacie a refusé de vendre des médicaments aux membres des FSR, un acte considéré comme une «collaboration avec des groupes d’opposition». Dans un autre cas, une femme a été détenue pour faire pression sur son mari, soldat des Forces armées soudanaises, et on lui a demandé de payer une rançon pour sa libération.

Malgré les graves allégations de violences sexuelles dans certains centres de détention, la documentation de ces violations reste limitée en raison de la crainte des victimes d’être stigmatisées ou de leur présence continue dans des zones dangereuses. Les groupes les plus vulnérables ne sont pas épargnés. 21 enfants, âgés de 14 à 17 ans, ont été arrêtés à El Fasher. Détenus avec des adultes, ils ont subi les mêmes formes de torture. Des militants et des bénévoles humanitaires ont également été arrêtés, notamment des personnes travaillant dans les cuisines collectives pendant le siège d’El Fasher, qui a duré près de 18 mois.

Certaines de ces personnes ont été libérées par la suite mais seulement après le versement d’importantes rançons, tandis que le sort des autres demeure inconnu et l’on craint que certaines aient été tuées. Aux abords de certains centres de détention, en particulier près de l’hôpital d’El Fasher, des charniers ont été signalés, témoignant de l’ampleur des pertes humaines. Le conflit se poursuivant et le manque de transparence persistant, ces chiffres restent sujets à des hypothèses encore plus tragiques. Malgré les appels des défenseurs des droits de l’homme et les supplications des familles, des témoignages continuent d’émerger de ces «conteneurs de la mort» où les espoirs de survie s’amenuisent et où l’odeur de mort imprègne l’air.

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Ce qui change pour les voyageurs tunisiens vers l’espace Schengen à partir le 10 avril 2026

13. April 2026 um 10:08

Les pays de l’espace Schengen appliquent désormais le système d’entrée/sortie (EES) ou Entry/Exit System. Ce système devient obligatoire à tous les postes frontaliers extérieurs. Il remplace les tampons manuels sur les passeports. Il introduit un contrôle numérique et biométrique.

Depuis le 10 avril 2026, la France et les autres pays européens utilisent ce nouveau système. Celui-ci concerne les ressortissants de pays tiers. La Tunisie en fait partie. Il concerne les voyageurs avec un visa court séjour (visa C), un visa long séjour (visa D) et un titre de séjour européen. Le système EES enregistre automatiquement les entrées et les sorties. Le passage à la frontière devient plus rapide. L’enregistrement d’un voyageur prend en moyenne 70 secondes. Le système utilise des données biométriques, d’abord les informations présentes sur le document de voyage. Il enregistre le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance, ainsi que le genre et la nationalité du voyageur. Le système stocke aussi le numéro du passeport ou du document de voyage, le code à trois lettres du pays de délivrance et la date d’expiration du document. Puis, il enregistre aussi les détails du passage à la frontière: lieu, date, heure et motif d’entrée ou de sortie. Le système ajoute enfin des données biométriques, notamment la photo du visage et les empreintes digitales (sauf pour les enfants de moins de 12 ans).

Pour conclure, le système EES couvre les 29 pays de l’espace Schengen. Il couvre les pays de l’Union européenne, sauf Chypre et l’Irlande. Il couvre aussi quatre pays associés. Il s’agit de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège et de la Suisse.

 

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La facture énergétique pénalisera l’économie

13. April 2026 um 08:48

Donald Trump a ordonné un blocus naval du détroit d’Ormuz, dimanche 12 avril. Ce qui réduira les espoirs d’une fin rapide du conflit au Moyen-Orient et intensifiera l’affrontement avec l’Iran qui a déjà déclenché l’un des pires chocs énergétiques de l’histoire. Le blocus entrera en vigueur, ce lundi 13 avril, ciblant les navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et des zones côtières iraniens, y compris ceux du golfe Arabique et du golfe d’Oman.

 

Le prix du pétrole brut a bondi dès la reprise des échanges ce lundi. Alors que les investisseurs s’efforçaient d’intégrer une nouvelle compression de l’offre du golfe Persique. A la rédaction de ces lignes, le Brent dépasse les 100 dollars.

 

Approfondissement du choc pétrolier

Avant les frappes initiales des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février 2026, 20 % du pétrole mondial transitait par le détroit d’Ormuz. Ce flux s’est depuis réduit à un filet, bouleversant les chaînes d’approvisionnement en pétrole, engrais et biens industriels. Un blocus total resserrerait davantage l’étau.

Les prix des matières premières comme ceux fes engrais et de l’hélium devraient continuer de grimper, attisant une inflation déjà en accélération.

Par ailleurs, la semaine dernière, les responsables du FMI et de la Banque mondiale ont indiqué qu’ils réviseraient à la baisse leurs prévisions de croissance mondiale et à la hausse leurs projections d’inflation. Tout en avertissant que les marchés émergents seraient les plus durement touchés.

Pourtant, la réaction des prix a, jusqu’à présent, été modérée, et la croissance économique pourrait s’avérer plus résiliente que redouté. En effet, l’économie mondiale est moins dépendante du pétrole qu’autrefois. La consommation de pétrole par unité de PIB nécessitant désormais environ 40 % d’un baril; contre un baril complet au début des années 1970. L’éolien, le solaire et le nucléaire ont également diversifié le mix énergétique d’une manière qui n’existait pas il y a cinq décennies. Mais si le conflit s’intensifie encore, il est tout à fait possible que l’impact énergétique de cette crise commence à produire un choc négatif aussi important que celui de la crise des années 1970.

 

La Chine dans le viseur

Le blocus risque également d’entraîner la deuxième économie mondiale dans la confrontation. La Chine reste le plus grand acheteur de pétrole iranien et a continué à recevoir des cargaisons via le détroit depuis le début de la guerre. Une interdiction générale des pétroliers transportant du brut iranien menace de couper cet approvisionnement, ravivant potentiellement les tensions sino-américano, avant le voyage prévu de Trump en Chine en mai prochain.

En outre, l’administration américaine a également menacé d’imposer un tarif supplémentaire de 50 % sur la Chine si Pékin fournissait des équipements de défense avancés à Téhéran. Des pays comme l’Inde et le Pakistan, qui ont négocié des arrangements de passage sûr avec l’Iran, pourraient également se retrouver pris dans le conflit.

 

Et la Tunisie dans tout cela ?

Pour nous, le canal de transmission le plus immédiat est celui des subventions énergétiques. Comme chaque dollar d’augmentation du prix moyen annuel du baril coûte 164 millions de dinars (MDT) supplémentaires, les niveaux de cours actuels posent un défi majeur aux finances publiques. La facture des subventions risque de s’envoler de centaines de millions de dinars, pouvant se rapprocher des 10 milliards de dinars en cas d’escalade prolongée.

Par ailleurs, l’inflation pourrait grimper sous l’effet de la hausse des prix du transport et des matières premières importées, rognant d’autant le pouvoir d’achat des ménages tunisiens.

Au-delà de l’énergie, c’est l’ensemble de l’économie tunisienne qui se trouve fragilisée. Les prévisions de croissance pour 2026 sont mécaniquement revues à la baisse. Les chaînes d’approvisionnement sont également affectées. Les coûts de fret explosent et les primes d’assurance maritime ont fortement augmenté, pénalisant particulièrement les PME dépendantes des échanges internationaux.

Enfin, le secteur touristique, vital pour le pays, redoute un reflux des visiteurs européens qui s’inquiètent de toute la région. Tandis que les transferts des Tunisiens résidant dans les pays du Golfe pourraient diminuer, privant la Tunisie d’une précieuse source de devises.

A suivre de près.

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Inflation, risque souverain et système bancaire en Tunisie

13. April 2026 um 08:20

Une économie sous tension… mais pas sans ressorts : analyse de l’inflation en Tunisie, du risque souverain et du rôle des banques dans la stabilité économique et le financement de l’État.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Ces derniers mois, plusieurs signaux ont mis l’économie tunisienne sous les projecteurs : inflation persistante, contraintes budgétaires de l’État et notations prudentes attribuées à certaines banques tunisiennes.

Pris isolément, chacun de ces éléments peut sembler inquiétant. Pourtant, ils ne sont pas indépendants : ils s’inscrivent dans un même système macro-financier où la politique monétaire, la situation budgétaire et la solidité du secteur bancaire évoluent en interdépendance.

Comprendre ces interactions est essentiel pour interpréter correctement les tensions économiques actuelles et éviter les conclusions simplistes.

L’inflation persiste

Contrairement à certaines prévisions d’un ralentissement rapide, l’inflation en Tunisie ne baisse pas et tend même à s’accentuer récemment. Selon l’Indice des prix à la consommation publié par l’INS, le taux d’inflation annuel a augmenté à 5 % en février 2026, contre 4,8 % en janvier. Cette progression est principalement due à l’accélération des prix des produits alimentaires.

La Banque centrale de Tunisie (BCT) continue d’agir pour contenir les pressions sur les prix, mais ses efforts se heurtent à des facteurs externes et structurels. La hausse des prix de l’énergie et des importations, notamment alimentaires, alimente encore le ressenti inflationniste des ménages.

Autrement dit, la désinflation n’est pas encore observable, et le système économique doit composer avec une inflation persistante dans certains secteurs.

Entre risque et stabilisation

Le risque souverain joue un rôle central dans l’évaluation des banques tunisiennes. Les notations internationales tiennent compte de l’environnement macroéconomique autant que de la gestion interne des institutions financières. Une banque bien gérée peut apparaître prudente dans ces évaluations simplement parce qu’elle opère dans un contexte économique marqué par des contraintes budgétaires.

Distinguer risque souverain et fragilité opérationnelle permet d’interpréter correctement les notations et de ne pas confondre perception macroéconomique et performance institutionnelle.

La forte exposition des banques à la dette publique est souvent considérée comme un facteur de vulnérabilité. En réalité, cette relation remplit également une fonction stabilisatrice. Les obligations d’État constituent des actifs sûrs et liquides, et les banques financent l’État lorsque l’accès aux marchés internationaux est limité.

Une diversification progressive des portefeuilles bancaires reste toutefois souhaitable pour réduire la concentration sur la dette publique et stimuler le financement de l’économie productive.

Inflation, banques et dette

L’économie tunisienne fonctionne selon un équilibre où plusieurs dimensions financières interagissent. L’inflation persistante pèse sur les finances publiques et sur le pouvoir d’achat, influençant la perception du risque souverain et les conditions de financement de l’État et du système bancaire. Les banques deviennent alors un canal de transmission de ces tensions vers le financement de l’économie.

Ces interactions montrent que les défis actuels ne sont pas isolés mais font partie d’un équilibre macrofinancier global.

Renforcer la résilience du système économique

Plusieurs leviers peuvent renforcer la stabilité économique à long terme. La diversification des actifs bancaires et le financement accru du secteur privé, notamment des PME, permettraient de réduire la dépendance à la dette publique. Le développement des marchés financiers domestiques offrirait de nouveaux instruments pour partager les risques.

La transparence des politiques économiques et le renforcement des cadres de gouvernance peuvent également améliorer la confiance des investisseurs et atténuer la perception du risque souverain.

Lecture de l’infographie :

  • Inflation : prix, énergie, importations – influence la politique monétaire et les finances publiques ;
  • Risque souverain : dette publique, finances publiques – conditionne la perception des marchés et notations ;
  • Système bancaire : crédit, liquidité, financement de l’État – transmet les tensions vers l’économie ;
  • Centre : Financement de l’économie – investissements, PME, croissance.

Comprendre les équilibres

Les débats sur l’inflation persistante, le risque souverain et la solidité des banques traduisent des préoccupations légitimes. Mais leur interprétation nécessite une vision globale des interactions économiques. La BCT, les banques et les finances publiques ne fonctionnent pas isolément : elles forment un système interdépendant où chaque élément influence la stabilité globale.

L’enjeu pour la Tunisie n’est pas seulement de gérer les tensions à court terme, mais de consolider les fondations macro-financières pour soutenir une croissance durable et renforcer la crédibilité du pays sur les marchés internationaux. **

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.

** Mention: un outil d’intelligence artificielle est utilisé pour affiner le style, la fluidité et la structure.

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Gestern — 12. April 2026Haupt-Feeds

Relance de la CEN-SAD : la Tunisie appelle à une action collective renforcée

12. April 2026 um 18:12

En marge de la réouverture du siège du Secrétariat exécutif de la CEN-SAD à Tripoli, samedi 11 avril 2026, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a insisté sur l’urgence de redynamiser l’organisation face aux défis sécuritaires, économiques et politiques qui secouent la région sahélo-saharienne.

Il a appelé les États membres à intensifier leur coopération à travers une action collective renforcée, articulée autour de quatre priorités : soutenir les processus de paix dans les pays en crise, consolider la coordination sécuritaire contre les menaces transnationales, accélérer les programmes de développement durable et promouvoir une intégration régionale plus dynamique, selon le département des Affaires étrangères.

Dans un contexte de fragilisation du multilatéralisme et de recul de l’aide internationale, le ministre a plaidé pour davantage de solidarité et d’engagement commun, tout en réaffirmant le soutien constant de la Tunisie à la CEN-SAD.

En parallèle, plusieurs rencontres bilatérales ont permis de discuter des voies concrètes de mise en œuvre de ces orientations et de renforcer la coopération avec les partenaires africains.

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La Tunisie face au stress hydrique, un besoin urgent de financement et des alternatives à accélérer

12. April 2026 um 07:00

La Tunisie affronte, depuis un certain nombre d’années, un défi hydrique majeur, qualifié par des experts de « stress hydrique ». La question essentielle est de savoir comment financer, moderniser et sécuriser tout un système de production, de distribution et de préservation de l’eau afin de faire face à une raréfaction devenue structurelle.

Dans ce contexte, décideurs publics, bailleurs internationaux et autres experts convergent sur une idée centrale : il faut investir vite, mais aussi mieux, pour éviter que ce stress hydrique ne se transforme en crise durable.

La Banque mondiale a approuvé, le 31 mars 2026, un financement de 332,5 millions de dollars pour lancer une première phase du Programme tunisien de sécurité hydrique et de résilience. Ce programme vise à améliorer les services d’eau potable, moderniser l’agriculture irriguée et soutenir l’emploi dans les zones rurales, avec un impact attendu sur des millions de Tunisiens.

Dans cette perspective, le rapport du ministère de l’Agriculture de janvier 2026 met en évidence l’alignement du projet avec les priorités de la Banque mondiale en matière de résilience climatique, de développement durable, de gestion efficiente de l’eau et de prospérité partagée.

Le projet vise à renforcer la stabilité de l’irrigation dans un contexte de variabilité pluviométrique et de stress hydrique, tout en soutenant le développement socio-économique local et régional. Il entend améliorer la production agricole, diversifier les revenus à travers les produits du terroir et l’agrotourisme, structurer les filières agroalimentaires et renforcer les circuits de distribution et de contractualisation. Il devrait aussi accroître la productivité, la valeur ajoutée et la compétitivité des cultures irriguées, consolider la sécurité alimentaire nationale, améliorer et stabiliser le revenu des agriculteurs face aux aléas climatiques, et favoriser leur accès aux marchés, au financement et à l’innovation.

A titre d’exemple,le rapport mentionne que les gouvernorats de Bizerte, Béja et Siliana partagent une forte vocation agricole, chacun avec des atouts spécifiques : Bizerte se distingue par ses ressources hydrauliques et sa diversité agricole, Béja occupe une place centrale dans les cultures céréalières, tandis que Siliana joue un rôle de zone de transition où l’irrigation favorise la diversification et la modernisation des exploitations. Dans cet ensemble, l’irrigation constitue un levier essentiel pour sécuriser les rendements, accroître la production et renforcer la valeur ajoutée agricole.

Elle soutient aussi l’organisation des filières agroalimentaires, la contractualisation entre producteurs et transformateurs, ainsi que le développement des circuits de commercialisation. Au-delà de l’agriculture, elle contribue à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois locaux et à la stabilisation des populations rurales, faisant de ces trois gouvernorats un espace stratégique de développement agricole intégré et résilient.

Une cartographie générée avec l’IA

En parallèle, il contribuera à la création d’emplois locaux et ruraux, notamment pour les jeunes, les femmes et les PME régionales, tout en améliorant la commercialisation, en réduisant les pertes post-récolte, en facilitant la mobilité des populations rurales et en renforçant la sécurité routière.

Lire aussi: Tunisie : la Banque mondiale mobilise 332,5 millions de dollars pour l’eau et l’emploi

Quelles sont les priorités ?

Le rapport de l’Onagri converge sur quelques priorités immédiates : améliorer l’eau potable, moderniser l’irrigation et réduire les pertes dans les réseaux.

De son côté, la Banque mondiale prévoit notamment la réhabilitation d’infrastructures d’irrigation dans plusieurs gouvernorats, ainsi que l’appui aux agriculteurs pour adopter des technologies plus sobres en eau. Pour l’eau potable, le programme inclut l’extension de l’usine de dessalement de Zarat, l’installation de compteurs intelligents et la remise à niveau des réseaux de distribution.

La logique est simple : produire davantage ne suffit pas si l’eau est perdue avant d’arriver aux ménages ou aux exploitations agricoles. La question du financement doit donc couvrir à la fois les ouvrages lourds, la maintenance, la gouvernance des opérateurs publics et la gestion de la demande. C’est cette combinaison qui permet de transformer un investissement ponctuel en véritable politique de sécurité hydrique.

Les solutions alternatives

Les spécialistes ne défendent pas une seule solution miracle, mais une stratégie mixte. Le dessalement est considéré comme une réponse utile, surtout pour les régions du sud et du littoral, mais il reste coûteux et énergivore, ce qui impose de le réserver aux usages les plus stratégiques. La réutilisation des eaux usées traitées est aussi présentée comme une piste importante, notamment pour l’agriculture et certains usages industriels.

Raoudha Gafrej  docteur en science de la terre, experte en environnement, eau et changement climatique souligne, dans une précédente déclaration à leconomistemaghrebin.com   que la question de l’eau de surface est centrale dans l’agriculture tunisienne, car le paysage agricole repose sur deux réalités distinctes : l’agriculture irriguée, qui couvre environ 8% des terres agricoles utiles, et l’agriculture pluviale, qui représente les 92% restants et dépend normalement des précipitations. Or, selon elle, ce modèle pluvial ne fonctionne plus réellement depuis plusieurs années en raison de l’aggravation des sécheresses. De nombreux agriculteurs sont désormais contraints de trouver eux-mêmes des solutions pour approvisionner leurs cultures en eau.

À côté de cela, plusieurs alternatives reviennent dans les débats : modernisation de l’irrigation goutte-à-goutte, réduction des fuites, récupération des eaux pluviales, recharge artificielle des nappes et meilleure tarification pour limiter le gaspillage.

Rappelons les multiples coupures d’eau dans l’ensemble du pays, notamment en été. Il est donc impératif de mettre en place une solution de fond qui s’accompagne d’une gestion intelligente du réseau et de la consommation. Autrement dit, la Tunisie doit passer d’une logique de pénurie subie à une logique de gestion anticipée.

Mohamed Ben Sakka, expert en ressources en eau, estime dans une ancienne déclaration à leconomistemaghrebin.com que la sensibilisation doit venir d’abord des usagers eux-mêmes, et non uniquement de l’État. Désormais, la priorité est de passer aux solutions pour améliorer la gestion de cette ressource. Cela suppose de recourir à des technologies de pointe et d’adopter une stratégie commune au service de l’intérêt général. Car l’eau n’est pas seulement un enjeu vital : elle constitue aussi un levier de puissance et de développement économique.

Le cadre national

La stratégie « Eau 2050 » revient comme le cadre de référence le plus structurant. En effet, le document « Eau 2050 » de l’Ites rappelle que le pays doit diversifier ses ressources et renforcer les capacités de stockage, de dessalement et de traitement. Cette approche montre que la sécurité hydrique n’est plus seulement un enjeu environnemental, mais aussi un enjeu économique, social et territorial.

En somme, la Tunisie n’est pas seulement confrontée à une crise de l’eau, elle est engagée dans une bataille de financement pour reconstruire sa sécurité hydrique. Les solutions existent, mais elles demandent des investissements continus, une gouvernance plus efficace et une hiérarchisation claire des priorités. Le message des experts est net : sans réforme structurelle, les réponses d’urgence resteront insuffisantes.

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Rayhane, la tortue de Monastir sauvée par des pêcheurs

Von: Yusra NY
11. April 2026 um 23:34

​Au large de Monastir, un bel élan de solidarité environnementale a été enregistré ce samedi 11 avril 2026, annonce l’association Notre Grand Bleu : Grâce à la réactivité de deux pêcheurs, une tortue marine en détresse a pu être prise en charge par les spécialistes.

Les marins-pêcheurs Mongi Romdhane et Ahmed Romdhane ont secouru aujourd’hui une tortue Caouanne (Caretta caretta) en difficulté dans le golfe de Monastir. Baptisée affectueusement « Rayhane » par ses sauveteurs, la tortue avait accidentellement avalé un hameçon de pêche, une menace souvent mortelle pour cette espèce protégée.

Conscients de l’urgence, les deux pêcheurs ont immédiatement contacté l’association Notre Grand Ble avant de ramener l’animal jusqu’au siège de l’organisation.

​L’équipe de l’association a rapidement pris le relais pour assurer le transfert de « Rayhane » vers le centre de soins des tortues marines de l’Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM), pour y recevoir les soins nécessaires, extraire l’hameçon et permettre sa convalescence avant un retour à la Méditerranée.

​L’association Notre Grand Bleu a profité de cet événement pour saluer l’engagement constant des pêcheurs tunisiens, piliers de la conservation marine, tout en lançant un appel aux citoyens et aux professionnels de la mer sur la conduite à tenir : ​« Si vous trouvez une tortue marine, qu’elle soit vivante ou morte, contactez-nous immédiatement. Nous nous chargerons de sa prise en charge dans les meilleures conditions»

Y. N.

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Climat des affaires : appel à un consensus pour accélérer les réformes en Tunisie

11. April 2026 um 18:56

Les acteurs économiques appellent à la mise en œuvre rapide de réformes pour améliorer le climat de l’investissement en Tunisie, notamment à travers la révision du cadre législatif, la simplification des procédures et une meilleure refonte des structures publiques, afin de renforcer la confiance et relancer la création de projets.

Ces recommandations ont été formulées lors de rencontres tenues les 8 et 10 avril 2026 avec le ministre de l’Économie et de la Planification, réunissant notamment l’UTICA, la CONECT, le Conseil des chambres mixtes et des cadres ministériels.

Les participants ont insisté sur plusieurs priorités : accélérer la numérisation, faciliter l’accès au financement, alléger la fiscalité, améliorer les services logistiques, résoudre les contraintes foncières et moderniser les infrastructures et les systèmes de production, en vue de renforcer la compétitivité et soutenir le développement régional.

Le ministre a souligné l’importance de ce dialogue public-privé, rappelant le rôle central de l’investissement privé dans la croissance, l’emploi et le développement. Il a assuré que ces échanges s’inscrivent dans une démarche d’écoute visant à traduire les propositions en réformes concrètes pour renforcer l’attractivité du pays.

Les participants ont salué cette approche participative et exprimé leur volonté de poursuivre les efforts pour relancer l’investissement dans un climat de confiance.

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Tunisie | Un gisement solaire exploitable de 3000 heures par an

11. April 2026 um 10:45

L’impératif de transition énergétique en Tunisie s’impose comme une priorité nationale. Face à un déficit énergétique de l’ordre de 65 % des besoins nationaux en 2025, la Tunisie doit réduire cette dépendance en exploitant la «mine d’or» inépuisable des énergies renouvelables, avec un gisement solaire de plus de 3 000 heures par an.

C’est ce qu’a indiqué Imed Landolsi, le directeur de l’énergie éolienne et de la biomasse à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), dans un entretien à l’agence Tap, ajoutant que, pour transformer ce potentiel en levier de croissance, la Tunisie a adopté une stratégie audacieuse à l’horizon 2030, qui repose sur trois objectifs portant sur une réduction de 30 % de l’intensité énergétique, l’intégration de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique et un engagement climatique fort visant à réduire l’intensité carbone de 45 %.

«L’objectif de porter la part de la Tunisie des énergies renouvelables à 35 % de son mix énergétique, d’ici 2030 [alors qu’il n’est qu’à 4% aujourd’hui, Ndlr], est réalisable, à condition que les efforts de toutes les parties prenantes se conjuguent dans une action collective», a-t-il prévenu.

Tout en admettant, que des défis d’ordres juridique, institutionnel et tarifaire freinent encore le développement des investissements dans les énergies renouvelables, M. Landolsi a estimé que des avancées concrètes ont été engagées pour lever ces obstacles.

Et de se montrer optimiste, d’autant plus que, a-t-il précisé, «l’année 2025 a été marquée par un saut qualitatif dans la production d’électricité issue des énergies renouvelables», ajoutant que «cette tendance haussière s’accentuera dans les années à venir, portée par la mise en service de projets réalisés sous les régimes de concessions, d’autorisations et d’autoproduction».

I. B.

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L’extrême droite européenne face à la guerre toxique de Trump

11. April 2026 um 09:17

Le président américain Donald Trump pensait pouvoir compter sur le soutien des dirigeants populistes de la droite radicale en Europe dans sa guerre contre l’Iran mais ceux-ci se sont rapidement retournés contre lui étant donné que cette guerre tourne au fiasco et, surtout, elle est très peu soutenue par l’opinion publique européenne. 

Imed Bahri

De larges pans de l’extrême droite européenne ont perdu leur enthousiasme pour le président américain qu’ils vénéraient autrefois, estime The Telegraph dans une enquête sur les conséquences de la guerre d’Iran sur le positionnement des partis d’extrême droite en Europe vis-à-vis de Donald Trump. Le journal britannique précise que et que les dirigeants de ces partis ont abandonné leur fascination pour le président américain qu’ils couvraient jadis d’éloges excessifs. Ils n’éprouvent certes aucune sympathie pour la République islamique d’Iran mais que le rejet massif de la guerre par l’opinion publique en Europe les place dans une situation délicate.

Impopularité de la guerre contre l’Iran

Ces partis expriment leur colère face à l’engagement de Trump dans des guerres étrangères perpétuelles car sa politique étrangère toxique pourrait les entraîner dans sa chute, compte tenu de sa popularité déclinante et de l’effritement de ses alliances.

En Grande-Bretagne, des personnalités de droite, dont Nigel Farage, chef du Parti de la réforme (Reform UK), ont pris leurs distances avec la guerre menée par Trump, laissant entendre que soutenir le président dans ce conflit pourrait s’avérer politiquement suicidaire.

Farage s’était pourtant vanté par le passé de sa proximité avec Trump.

La présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a surpris nombre d’observateurs lorsque son gouvernement a refusé cette semaine d’autoriser les bombardiers américains à utiliser une base aérienne en Sicile en route vers le Moyen-Orient, illustrant ainsi l’impopularité d’une guerre américano-israélienne contre l’Iran en Italie.

Meloni fut jadis l’une des plus ferventes supportrices de Trump en Europe. Aujourd’hui, elle est affaiblie politiquement après son échec lors d’un référendum sur la réforme judiciaire, un an avant les élections législatives. Elle tente désormais de prendre ses distances avec Trump qui l’avait pourtant qualifiée de «grande dirigeante»

«Ce gouvernement a été accusé à tort d’être soumis à Trump», a déclaré Deborah Bergamini, députée de Forza Italia, parti de la coalition au pouvoir, avant d’ajouter : «L’Italie n’est pas en guerre et n’a aucune intention d’entrer en guerre».

En France, malgré des relations plus tendues avec Trump, la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen n’a pas hésité à critiquer les objectifs changeants de la guerre, arguant que les frappes contre l’Iran avaient été menées «à l’aveuglette» et sans tenir compte de leur impact sur les prix du carburant.

Des sources au sein du Rassemblement national indiquent que les États-Unis semblent enlisés dans le conflit et que les interventions étrangères sont non seulement inefficaces mais risquent même de renforcer le régime iranien au lieu de l’affaiblir.

La politique extérieure de Trump inquiète

En Allemagne, les relations entre le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) et l’administration Trump se sont détériorées après une période de coopération étroite. Tino Chrupalla, figure de proue du parti, a exprimé sa «profonde déception envers le président de la guerre Trump» et a, carrément, appelé au retrait des troupes américaines d’Allemagne.

En Pologne, malgré des relations de longue date avec Trump, des signes de discorde sont apparus après que le conseiller pour la politique étrangère du président Karol Nawrocki a reproché aux États-Unis de ne pas avoir consulté leurs alliés avant de frapper l’Iran.

En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orbán demeure l’un des plus proches alliés de Trump mais il a adopté une position plus prudente, mettant en garde contre l’envoi de troupes terrestres américaines en Iran, notamment en raison de la sensibilité des prix de l’énergie sur le marché intérieur.

Orbán dirige Patriotes pour l’Europe au Parlement européen, une coalition qui comprend des partis tels que l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le Rassemblement national (RN) et le Parti populaire danois (DFP), ce dernier ayant été indigné par la tentative de Trump d’annexer le Groenland.

«Trump avait promis de retirer les troupes américaines des zones de conflit et s’était vanté de ses efforts pour instaurer la paix mais cette rhétorique s’est complètement effondrée après ses menaces concernant le Groenland et ses attaques contre le Venezuela et l’Iran», a déclaré Anders Vistisen, eurodéputé danois.

En Espagne, le parti Vox et son chef Santiago Abascal avaient initialement soutenu une attaque contre l’Iran avant de se taire, signe d’un déclin de l’enthousiasme.

Cependant, tous ne se sont pas désolidarisés de Trump. Le politicien néerlandais Geert Wilders a continué de le soutenir, saluant les attaques contre l’Iran, une position qui le distingue au sein de la droite radicale européenne.

Selon le Telegraph, les analystes estiment qu’il ne s’agit pas d’une rupture définitive entre l’extrême droite européenne et Trump mais plutôt d’un test de la solidité des relations. La plupart des membres de ce courant politique se montrent réticents à l’égard de la guerre, tout en admirant la politique intérieure de Trump sans pour autant approuver ses interventions à l’étranger.

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Nouvelle convocation pour Chawki Tabib | Un 5e dossier d’instruction ouvert

Von: Yusra NY
11. April 2026 um 00:48

L’ancien président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) Chawki Tabib vient de recevoir une convocation pour comparaître devant un juge d’instruction le mardi 14 avril 2026.

Cette nouvelle affaire s’ajoute à une liste , déplore Chawki Tabib, qui depuis son limogeage en août 2020, fait face à cinq dossiers d’instruction et des dizaines de plaintes.

Il estime par ailleurs que cette succession n’est pas fortuite mais qu’elle s’inscrit dans un contexte global qu’il dénonce fermement : « Le harcèlement judiciaire ne se limite pas aux conséquences juridiques, il vise avant tout la sphère symbolique et médiatique », affirme-t-il via un message posté dans la soirée de ce vendredi 10 avril 2026.

Malgré ce qu’il qualifie de pressions, l’ancien président de l’Inlucc réaffirme sa détermination, tout en confirmant son engagement à se présenter devant la justice mardi prochain.

« L’histoire nous a appris que la multiplication des dossiers ne signifie pas la multiplicité des crimes, mais reflète parfois une volonté acharnée de faire taire une voix », a-t-il encore ajouté.

Y. N.

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Une start-up française compte implanter une unité de recyclage chimique des plastiques à Bizerte

10. April 2026 um 21:31

La start-up française Monomeris envisage d’implanter une unité de recyclage chimique avancé des plastiques dans le gouvernorat de Bizerte. C’est ce qu’annonce l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), ajourant que ce projet vise à faire de la Tunisie une plateforme industrielle régionale connectée aux marchés africains et européens.

Fondée en 2019, Monomeris explore actuellement les opportunités de déploiement de ses technologies innovantes dans le pays. L’annonce fait suite à une réunion entre le directeur général de l’APII, Omar Bouzouada, et une délégation de l’entreprise conduite par son représentant, Olivier Camp.

La technologie développée par la start-up permet de traiter des plastiques difficilement recyclables par des méthodes conventionnelles, grâce à des unités compactes intégrables dans les chaînes de l’économie circulaire. Le projet s’inscrit dans les priorités nationales de valorisation des déchets, de réduction de l’empreinte environnementale et de création d’emplois qualifiés en régions.

Lors des échanges, Olivier Camp a mis en avant l’attractivité de la Tunisie, soulignant la qualité des compétences locales, un environnement favorable à l’innovation et une position stratégique entre l’Afrique et l’Europe. Il a également insisté sur l’importance du soutien institutionnel pour concrétiser l’initiative.

De son côté, Omar Bouzouada a présenté les dispositifs d’accompagnement proposés par l’APII, notamment les outils numériques, ainsi que les incitations fiscales et financières destinées aux investisseurs industriels.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie industrielle nationale à l’horizon 2035, qui privilégie la transition numérique et écologique des entreprises et vise à attirer des investissements à forte valeur ajoutée, en particulier dans les secteurs du recyclage et de la valorisation des déchets.

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Tunis | Lotfi Mraihi à nouveau condamné à la prison ferme

Von: Yusra NY
10. April 2026 um 22:20

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce vendredi 10 avril 2026, le secrétaire général de l’Union populaire républicaine (UPR) Lotfi Mraihi, à la prison ferme.

Lotfi Mraihi a été condamné à une peine de six ans de prison pour des accusations de transactions frauduleuses, de blanchiment d’argent et de transferts de fonds à l’étranger qui auraient été effectués en dehors des circuits officiels.

Pour rappel, Lotfi Mraihi, ancien candidat à la présidentielle, a déjà écopé d’une peine de six mois de prison pour diffusion de fausses informations.

Y. N.

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BCT: un nouveau billet de banque de cinq dinars en circulation

10. April 2026 um 21:09

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a mis en circulation, le 10 avril 2026, un nouveau billet de banque de cinq dinars (type 2022). Dans une note adressée aux banques et à l’Office national des postes, publiée vendredi 10 avril, l’institut d’émission, précise que ce billet, a cours légal et pouvoir libératoire, portant les mêmes motifs, caractéristiques et éléments de sécurité que ceux du billet de cinq dinars de même type actuellement en circulation, à l’exception :

– de la date d’émission : remplacée par « 25-07-2025 » au lieu de « 20-3-2022 », et imprimée en caractères de taille supérieure;

– des signatures : à savoir celle du gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri, et celle du vice-gouverneur, Mourad Abdessalem.

 Selon ladite note aux banques, le billet de banque de cinq dinars (type 2022) circulera concurremment avec les autres billets de même dénomination et de même type actuellement en circulation.

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