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Tunisie-Škoda Slavia : prix, finitions, motorisation, équipements… tout savoir sur la nouvelle berline

07. Oktober 2026 um 15:55

Škoda enrichit son offre en Tunisie avec l’arrivée de la Slavia. Ennakl Automobiles, représentant officiel de la marque, a lancé, mercredi 7 octobre 2026 dans son showroom de La Goulette, cette berline familiale qui entend miser sur l’espace, la polyvalence et l’équipement pour se faire une place sur le marché tunisien. Animée par un moteur...

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Pétrole : la BM alerte sur les marges de manœuvre limitées de l’Asie

07. Oktober 2026 um 12:11

Les économies d’Asie de l’Est et du Pacifique disposent de marges de manœuvre de plus en plus limitées pour absorber le choc pétrolier provoqué par le conflit au Moyen-Orient, avertit la Banque mondiale. Malgré une croissance qui reste résiliente, la prolongation de prix élevés de l’énergie pourrait rapidement accentuer les pressions budgétaires, inflationnistes et financières.

Dans sa nouvelle mise à jour économique régionale rendue publique le 6 octobre, la Banque mondiale estime que la croissance de l’Asie de l’Est et du Pacifique devrait atteindre 4,5 % en 2026, soit une révision à la hausse de 0,3 point par rapport à sa précédente prévision. Elle prévoit ensuite une croissance de 4,4 % en 2027.

Cette résistance s’explique notamment par le dynamisme des investissements et des exportations liés à l’essor mondial de l’intelligence artificielle. Mais cette performance masque des vulnérabilités croissantes face au renchérissement de l’énergie.

Plusieurs gouvernements asiatiques ont choisi de limiter la répercussion de la hausse du pétrole sur les consommateurs en renforçant les subventions aux carburants. Cette stratégie a permis d’atténuer, dans l’immédiat, l’impact du choc énergétique sur les ménages et les entreprises. Mais son coût devient de plus en plus lourd.

La Banque mondiale cite notamment l’Indonésie, la Thaïlande et le Vietnam, qui ont pris différentes mesures pour contenir les prix de l’essence. Ces interventions ont contribué à réduire leurs réserves de change en dollars de 15 % à 40 % depuis le début de l’année, selon l’institution.

Pour la Banque mondiale, prolonger ces dispositifs pourrait retarder les ajustements nécessaires à une hausse durable des prix de l’énergie, tout en aggravant les déficits publics et en réduisant les réserves disponibles pour faire face à de nouveaux chocs.

Un choc qui pourrait durer jusqu’en 2027

L’institution internationale estime que les exportations pétrolières du Moyen-Orient pourraient ne pas retrouver leurs niveaux d’avant le conflit avant la mi-2027. Cette perspective complique la stratégie des pays importateurs d’énergie, qui ne peuvent plus considérer la flambée actuelle comme un phénomène temporaire.

La hausse des coûts énergétiques commence déjà à affecter l’industrie manufacturière et le transport. Tandis que l’augmentation des prix du carburant pèse sur la consommation des ménages. La Banque mondiale avertit ainsi qu’une nouvelle accélération des prix de l’énergie pourrait avoir un impact économique plus important que prévu initialement, notamment si elle s’accompagne d’une inflation persistante et de conditions financières plus restrictives.

L’IA amortit pour l’instant le choc

L’un des éléments qui permettent à la région de conserver une croissance relativement élevée est le boom mondial de l’intelligence artificielle. Plusieurs économies asiatiques bénéficient directement de leurs chaînes de production et d’exportation de composants et de produits liés à l’IA. Le Vietnam, la Malaisie et la Thaïlande figurent parmi les économies dont les perspectives ont été sensiblement relevées par la Banque mondiale. Mais l’institution souligne que cette dynamique ne constitue pas une protection permanente contre un choc énergétique prolongé.

Un ralentissement du cycle d’investissement dans l’IA, combiné à une nouvelle flambée du pétrole ou à un épisode climatique sévère lié à El Niño, pourrait accroître fortement les risques pour la croissance régionale. L’Asie se retrouve ainsi face à une équation délicate : protéger les consommateurs contre la hausse des carburants sans épuiser les finances publiques ni les réserves de change.

Le Fonds monétaire international avait déjà souligné que la hausse des prix du pétrole et du gaz mettait sous pression les balances commerciales, l’inflation et la capacité d’intervention des gouvernements asiatiques, particulièrement dans les économies fortement dépendantes des importations énergétiques.

La situation actuelle marque donc un changement de nature du choc pétrolier. Tant que les perturbations de l’offre au Moyen-Orient persistent, les économies asiatiques devront progressivement passer d’une logique d’amortissement des prix à une adaptation structurelle de leur consommation énergétique.

Pour la Banque mondiale, la résilience actuelle de l’Asie est réelle, mais elle ne pourra pas être indéfiniment financée par les subventions et les réserves publiques.

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La Tunisie présente ses produits de la mer au Salon international en Espagne

Von: tmps
07. Oktober 2026 um 10:08

Les travaux du Salon international des produits de la pêche « CONXEMAR 2026 » ont démarré mardi à Vigo, en Espagne, avec la participation de la Tunisie, qui entend renforcer la présence de ses produits de la pêche et de l’aquaculture sur les marchés internationaux, notamment en Espagne, deuxième destination des exportations tunisiennes dans ce secteur.

Le Groupement interprofessionnel des produits de la pêche participe à cette manifestation, qui se poursuit jusqu’au 8 octobre, avec un pavillon tunisien d’environ 50 m² réunissant quatre entreprises nationales spécialisées dans l’exportation des produits de la pêche et de l’aquaculture, selon un communiqué publié mardi soir.

La participation tunisienne permet de présenter une gamme de produits de la mer, notamment les crevettes, le poulpe, le calamar et les poissons congelés, ainsi que des produits à forte valeur ajoutée, à l’instar du crabe bleu et de ses dérivés transformés, outre les produits issus de l’aquaculture marine.

Le pavillon tunisien a été visité, lors de la journée inaugurale, par une délégation officielle comprenant notamment le président de la région de Galice, le maire de Vigo, le président du Salon « CONXEMAR », ainsi que le ministre régional espagnol chargé des Affaires maritimes et le secrétaire général chargé de la pêche maritime.

Cette participation constitue une occasion pour les entreprises tunisiennes d’explorer de nouvelles opportunités d’exportation, de partenariat et d’investissement, tout en promouvant les produits transformés et à forte valeur ajoutée et en faisant connaître l’offre tunisienne issue de l’aquaculture.

Figurant parmi les principales manifestations internationales spécialisées dans les produits de la pêche, le Salon « CONXEMAR » constitue un espace de rencontres professionnelles et commerciales entre entreprises, importateurs, acheteurs et opérateurs internationaux, offrant aux entreprises tunisiennes l’opportunité de développer de nouveaux partenariats et de consolider leurs exportations.

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62ᵉ anniversaire du programme ITEC : Tunisie-Inde, le pari du savoir et des compétences

Von: farhat
07. Oktober 2026 um 09:20

De la formation aux technologies émergentes, le programme indien de coopération technique et économique ouvre un nouveau chapitre de la coopération entre Tunis et New Delhi. Plus de 1.000 Tunisiens ont déjà bénéficié de ce dispositif lancé en 1964.

Soixante-deux ans après sa création, le programme indien de coopération technique et économique (ITEC) continue de miser sur ce qui ne s’exporte pas dans des containers : le savoir, les compétences et les réseaux humains. L’ambassade de l’Inde en Tunisie a célébré, dimanche 4 octobre à Gammarth, le 62e anniversaire de ce programme qui constitue aujourd’hui l’un des principaux instruments de coopération de New Delhi avec les pays partenaires.

La cérémonie, organisée dans un hôtel de la place, a réuni des représentants du gouvernement tunisien, des responsables du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que plusieurs anciens bénéficiaires tunisiens de l’ITEC.

Créé le 15 septembre 1964, l’ITEC a considérablement élargi son champ d’action au fil des décennies. Plus de 225.000 responsables et professionnels issus de plus de 160 pays ont bénéficié de formations dans des secteurs civils et militaires.

Mais le programme a changé de dimension. Aux formations classiques se sont ajoutés des programmes consacrés à l’intelligence artificielle appliquée à la gouvernance, à la cybersécurité, à l’informatique quantique, à la transformation numérique, au changement climatique, à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

 

Une coopération appelée à changer d’échelle

Dans son allocution, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Dr Devyani Uttam Khobragade, a insisté sur une conception de la coopération fondée sur le partenariat et la réciprocité. L’ITEC ne se limite plus à des formations dispensées en Inde. Le dispositif comprend également des programmes adaptés aux besoins spécifiques des pays partenaires, des formations à distance, des sessions organisées directement dans les pays concernés, des programmes destinés aux hauts responsables ainsi que des visites d’étude et l’intervention d’experts indiens.

La Tunisie occupe une place particulière dans cette histoire. Plus de 1.000 Tunisiens ont déjà suivi des formations dans le cadre de l’ITEC. Le dispositif offre actuellement 100 places annuelles à la Tunisie, un quota que l’ambassadrice souhaite voir pleinement utilisé.

L’enjeu est désormais de mieux faire connaître ces possibilités auprès des administrations, des institutions publiques mais également du secteur privé. Près de 40% des bénéficiaires du programme pour la session 2025-2026 provenaient du secteur privé, signe d’une ouverture croissante de l’ITEC au-delà de la fonction publique.

Cette évolution correspond aussi aux nouveaux axes de la relation tuniso-indienne. Lors des sixièmes consultations entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, tenues à Tunis en mars 2026, plusieurs domaines ont été identifiés comme prioritaires : agriculture, gestion de l’eau, énergies renouvelables et infrastructures numériques publiques.

Ces secteurs s’inscrivent dans une approche plus large de la coopération bilatérale articulée autour des «3T» : Trade, Technology and Training, autrement dit commerce, technologie et formation.

 

Les anciens bénéficiaires, mémoire vivante de l’ITEC

La cérémonie a également donné la parole à ceux qui incarnent le mieux la portée concrète du programme : ses anciens bénéficiaires.

Karim Karmi, professeur à l’Université de la Manouba relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Omar Ben Amor, producteur de films et acteur des médias alternatifs, également directeur artistique et entrepreneur dans le design et le textile, ainsi que Yosr Bellourou, spécialiste des opérations au sein de l’Organisation mondiale de la santé, ont partagé leurs expériences de formation en Inde.

Trois parcours, trois secteurs, mais une même idée : une formation ne prend véritablement son sens qu’une fois revenue sur le terrain.

C’est précisément cette dimension que l’ambassadrice souhaite renforcer. Pour elle, le succès de l’ITEC ne se mesure pas au certificat remis au terme d’une formation, mais à ce que le bénéficiaire en fait ensuite : nouvelles méthodes de travail, amélioration des systèmes, renforcement des institutions, transmission des connaissances et création de nouveaux réseaux professionnels.

Les anciens participants sont ainsi appelés à devenir à leur tour des relais du programme, en encourageant leurs collègues à candidater et en permettant à l’ambassade d’identifier les domaines dans lesquels les besoins tunisiens évoluent.

Au-delà des salles de formation et des certificats, l’ITEC entend donc construire une coopération durable entre les deux pays. Une coopération où la technologie ouvre des portes, mais où ce sont les femmes et les hommes formés, leurs expériences et les liens noués en chemin qui donnent au partenariat sa véritable profondeur.

Mona BEN GAMRA

 

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L’IA booste la croissance de l’Asie, mais augmente ses vulnérabilités

07. Oktober 2026 um 06:00

La Banque mondiale a relevé ses prévisions de croissance pour la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique grâce aux exportations liées à l’intelligence artificielle (IA). Toutefois, elle a averti que cette dépendance rend la région vulnérable à un éventuel retournement mondial des dépenses technologiques.

 

La région concernée comprend 23 économies, dont la Chine, le Viêtnam, l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande.

 

Moteur d’exportation

L’économie de l’Asie de l’Est et du Pacifique devrait progresser de 4,5 % en 2026, soit 30 points de base de plus que ce que l’institution de Bretton Woods avait prévu en avril. La croissance devrait ralentir à 4,4 % en 2027 puis à 4,3 % en 2028. Le Viêtnam a bénéficié de la plus forte révision à la hausse de ses prévisions parmi les principales économies de la région, de 110 points de base pour atteindre 7,4 %.

Cependant, la force de la région dépend fortement de la fabrication et des exportations liées à l’IA. La croissance du commerce, à l’exclusion des produits liés à l’IA, est faible ou négative. Ces produits ont représenté plus de la moitié de la croissance des exportations dans la plupart de ces pays, en particulier la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande et le Viêtnam avec une proportion de plus de 70 %.

Le risque lié à l’IA se situe du côté des dépenses des principaux payés, essentiellement les Etats-Unis. Les investissements liés à l’IA ont totalisé 6 % du PIB des États-Unis, ce qui est comparable au pic d’investissement dans les technologies de l’information de l’an 2000, et le cycle actuel a progressé plus rapidement que les deux cycles précédents et continue de gagner en vitesse.

 

Les banques doivent faire attention

Le financement qui alimente est estimé à 2 900 milliards de dollars pour la période 2025-2028. Les crédits privés devraient fournir 800 milliards de dollars. L’exposition des banques, en cas de renversement de situation, est une source d’inquiétante.

L’IA est soutenue par une abondante liquidité et pourrait ralentir en raison du récent resserrement des conditions financières. A préciser qu’une correction ne signifie pas nécessairement un effondrement pour le supercycle de l’IA, mais que l’investissement avait devancé la demande réelle selon la Banque mondiale. Un ralentissement de 1 % de la croissance américaine réduit la croissance des autres marchés émergents d’environ 0,6 %, l’impact sur l’investissement étant environ deux fois plus important. Cela a donc des répercussions de taille sur les pays de l’Asie de l’Est en raison de la place prépondérante de la région dans la chaîne d’approvisionnement de l’IA.

Cela nous mène à une principale conclusion : la domination écrasante des États-Unis dans le secteur technologique fait de la croissance de ces pays asiatiques une extension directe de la chaîne de valeur américaine. C’est une illustration de l’asymétrie de puissance économique et stratégique.

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MENAAP : le conflit pèse sur la croissance, mais l’IA ouvre une fenêtre d’opportunité à long terme

06. Oktober 2026 um 14:50

Le conflit déclenché en février 2026 et la fermeture du détroit d’Ormuz freinent la croissance de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAAP), qui devrait se contracter de 2,1 % en 2026, avec un recul marqué dans les pays exportateurs de pétrole du Golfe (-4,3 %).

Un communiqué de la Banque mondiale relève que les pays importateurs de pétrole résistent mieux (+4,3 %). Mais l’inflation, les perturbations logistiques et la détérioration des infrastructures pèsent sur les perspectives dans la région MENAAP. Si le conflit s’atténue, un rebond à 7,8 % est possible en 2027. Et ce, à condition de protéger les ménages vulnérables et de restaurer les capacités productives.

Parallèlement, le rapport de la Banque mondiale souligne que l’intelligence artificielle pourrait augmenter la productivité dans 13 à 20% des emplois de la région. Pour cela des lacunes structurelles sont à combler, comme : les données et langues locales sous-représentées; la faible adoption des outils d’IA; le déficit en capital humain et en infrastructures; et un secteur privé peu dynamique.

Au final, une collaboration régionale, associant les pays leaders en IA, les économies à revenu intermédiaire et les États plus vulnérables, représente une piste clé à même de bâtir un écosystème régional d’IA et de transformer ce potentiel en gains concrets de productivité et de croissance, conclut la BM.

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Agriculture et pêche : 17 MDT d’investissements sur les rails dans trois gouvernorats

06. Oktober 2026 um 14:25

17 millions de dinars (MDT) : tel est le volume des projets agricoles et de pêche qui viendront prendre forme à Béja, Bizerte et Médenine. Et ce, après le feu vert donné lundi par le Comité national d’octroi des avantages de l’APIA.

C’est lundi 5 octobre que le Comité national d’octroi des avantages, rattaché à l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), a donné son aval à un ensemble de projets d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Leur coût global atteint 17 MDT.

L’APIA précise, dans un communiqué, que ces approbations sont intervenues au terme de la sixième réunion tenue par l’instance en 2026. Les projets concernés seront menés dans les gouvernorats de Béja, de Bizerte et de Médenine.

Dans le même temps, le comité s’est penché sur les prêts fonciers. Des crédits ont été accordés à de jeunes agriculteurs de Kasserine pour leur permettre d’acheter des terres agricoles s’étendant sur 49,9 hectares. Le financement prévu pour cette acquisition représente 715,9 mille dinars.

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IA, robotique: le Mali veut prendre place dans la course africaine

06. Oktober 2026 um 12:02

Le Mali se dote d’un nouvel outil pour développer ses capacités en intelligence artificielle. Le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali) a été inauguré le 21 septembre à Sirakoro Niaré, dans la commune de Kati, près de Bamako. Le site, qui s’étend sur 150 hectares selon l’Agence malienne de presse et de publicité, doit accueillir des activités de formation et de recherche dans les mathématiques, les sciences de l’ingénieur, l’IA et la robotique.

L’infrastructure ne part pas de zéro. La première pierre avait été posée en 2023 et les activités de formation avaient commencé avant l’inauguration officielle. Le centre dispose notamment de salles techniques et d’un espace dédié aux drones. Les autorités maliennes veulent également y développer des applications dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture, la santé et les mines.

Le choix du Mali intervient alors que l’IA gagne du terrain dans les politiques technologiques africaines. En 2024, l’Union africaine a adopté une stratégie continentale consacrée à l’intelligence artificielle. Le document insiste notamment sur les compétences, les infrastructures, la recherche et la nécessité pour les pays africains de développer leurs propres capacités dans ce domaine.

Sur le plan pratique, les initiatives commencent à se multiplier. L’OCDE recense plusieurs pays africains ayant adopté ou engagé des stratégies nationales en matière d’IA, avec des priorités qui vont de la formation aux infrastructures numériques, en passant par la recherche et l’intégration de l’IA dans les secteurs productifs.

La robotique prend elle aussi une place croissante. En Égypte, une compétition consacrée à l’IA et à la robotique a réuni en 2026 des jeunes venus travailler sur des solutions technologiques répondant à des problématiques africaines. L’initiative est soutenue notamment par l’AUDA-NEPAD. 

À l’échelle mondiale, le rythme est autrement plus soutenu. Les robots humanoïdes quittent progressivement le terrain des démonstrations pour être testés dans des environnements industriels. En septembre, le robot chinois TianGong Ultra a parcouru 100 mètres en 8,64 secondes lors des World Humanoid Robot Games à Pékin, rapporte Reuters. La performance est spectaculaire, mais l’enjeu industriel se situe ailleurs: rendre ces machines suffisamment autonomes et fiables pour accomplir des tâches dans le monde réel.

Pour les économies africaines, la marche à franchir reste importante. Selon le FMI, l’IA pourrait accroître de 0,2 % à 2,1 % la productivité en Afrique subsaharienne au cours de la prochaine décennie, à mesure que progresseront l’accès à l’électricité, à Internet et aux compétences numériques. À son plein potentiel, cette évolution ajouterait près de 0,5 point à la croissance annuelle du PIB, soit environ 4 % cumulés sur dix ans.

C’est précisément sur ce terrain que se joue le pari malien. Avant de parler de robots humanoïdes capables de travailler dans les usines, il faut disposer d’ingénieurs, de chercheurs et de techniciens capables de concevoir, tester et adapter ces technologies. Le CIAR-Mali entend justement constituer ce socle, avec des applications envisagées dans des secteurs aussi différents que l’agriculture, la santé, les mines et la sécurité.

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Agriculture : 650 candidatures en une semaine, l’APIA relance le financement dans trois gouvernorats

06. Oktober 2026 um 12:27

Le financement des projets agricoles suscite un afflux de demandes dans le Centre-Ouest. Après avoir enregistré 650 nouvelles candidatures en seulement une semaine, le projet de valorisation des périmètres irrigués et de développement des chaînes de valeur du Centre-Ouest (PVPI-DCV) relance son appel dans les gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan. L’APIA annonce une nouvelle période de dépôt du 6 au 11 octobre, avec 90 candidats qui seront retenus à l’issue d’une première sélection.

Les dossiers du 21 septembre doivent être redéposés

Dans un communiqué publié le 5 octobre, l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) précise que l’appel est rouvert afin de faciliter le traitement et le classement des dossiers, mais aussi de clarifier les pièces demandées.

Une précision importante accompagne cette nouvelle ouverture : les candidats ayant déjà déposé leur dossier lors de l’appel lancé le 21 septembre doivent le soumettre de nouveau. Ceux qui ne l’avaient pas encore fait peuvent également déposer leur candidature durant cette nouvelle période.

Le dispositif concerne les trois gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan. Trente candidats seront sélectionnés dans chaque gouvernorat, soit 90 bénéficiaires dans cette première phase. La sélection reposera notamment sur l’âge, l’existence d’un crédit foncier, une déclaration d’investissement, une décision d’octroi d’avantages ou encore l’adhésion à un réseau d’incubateurs agricoles.

650 demandes en une semaine

C’est précisément cette forte demande qui donne une autre dimension à la réouverture.

Dans un bilan publié sur LinkedIn, Samia Aloui, responsable de la composante consacrée à la facilitation du financement des investissements agricoles au sein du PVPI-DCV, indique que 650 nouvelles candidatures ont été enregistrées en une semaine après le lancement de la nouvelle vague.

2,35 millions de dinars encore disponibles

Le même bilan apporte un éclairage sur les moyens financiers restant à mobiliser.

Selon Samia Aloui, 1,623 million de dinars ont déjà été engagés au titre de la dotation remboursable financée par la Banque africaine de développement, sur une enveloppe globale de 4 millions de dinars. Il resterait ainsi 2,35 millions de dinars à déployer d’ici la fin de 2026, selon les chiffres communiqués par la responsable.

Elle fait également état de 39 dossiers déjà financés par la BTS, pour 1,512 million de dinars de crédits accordés et 1,072 million de dinars de primes, ainsi que de 89 emplois créés directement dans les régions d’intervention.

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Dialect, une appli pour apprendre la langue des ses parents

06. Oktober 2026 um 11:43

Les grandes applications enseignent l’anglais et l’espagnol. L’appli Dialect existe pour les langues qu’on hérite, celles que les grandes plateformes ignorent. Ahcène Bensalama est l’un des deux créateurs de Dialect, l’appli pour apprendre la langue de ses parents, celle qu’on parle vraiment à la maison. Le tunisien en fait partie, enregistré par une voix native.

«On l’a faite pour ceux qui ont grandi loin de la Tunisie et qui veulent parler le tunisien de leur famille. On apprend cinq minutes par jour, avec des cartes, des quiz et un parcours qui avance petit à petit», explique-t-il.

L’appli enseigne 19 langues d’origine, dont beaucoup sont absentes de Duolingo, Babbel et Rosetta Stone : les darija maghrébines, le kabyle, le wolof, le tamoul, etc.

Des voix 100 % natives sur 10 d’entre elles et une mémorisation par répétition espacée. Cinq minutes par jour suffisent pour l’apprentissage des bases, explique encore le jeune développeur.  

Le tunisien, rappelons-le, est une langue sémitique (afro-asiatique), variété d’arabe maghrébin ; vocabulaire à substrat berbère (environ 8-9 % du lexique) et emprunts au français, à l’italien, au turc et à l’espagnol. Il est parlé par 11,5 millions de locuteurs dont 10 % en dehors de la Tunisie, correspondant à la diaspora. C’est à ces derniers essentiellement que Dialect s’adresse.

I. B.

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Budget 2027 : La Tunisie mise sur l’IA pour renforcer la lutte contre la fraude fiscale

06. Oktober 2026 um 11:22

La Tunisie veut renforcer la mobilisation de ses ressources en 2027 tout en réduisant progressivement son recours à l’endettement extérieur. Parmi les orientations retenues dans le projet de budget figure une nouvelle approche de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, fondée notamment sur l’intelligence artificielle, l’analyse des données et l’interconnexion des bases des administrations concernées.

L’IA pour renforcer le contrôle fiscal

Selon le document du ministère des Finances consacré aux orientations du projet de budget 2027, le gouvernement entend améliorer le rendement du système fiscal en élargissant l’assiette et en favorisant l’intégration du secteur informel.

La lutte contre la fraude et l’évasion fiscales doit également s’appuyer davantage sur les outils numériques. Le recours à l’intelligence artificielle, à l’analyse des données et au croisement des informations disponibles auprès des différentes structures doit permettre de mieux cibler les contrôles et d’améliorer le recouvrement des recettes fiscales, rapporte l’Agence TAP.

Cette évolution s’inscrit dans un chantier plus large de modernisation des administrations fiscale et douanière. Le gouvernement prévoit parallèlement de simplifier les procédures et de développer les services numériques afin de faciliter les relations entre l’administration et les opérateurs économiques.

Moins dépendre de l’endettement extérieur

Derrière cette modernisation du contrôle fiscal, le projet de budget 2027 affiche une orientation plus large : renforcer l’autonomie financière de l’État et privilégier le principe du « compter sur soi ».

L’objectif annoncé est de permettre à l’État de respecter ses engagements et de préserver ses grands équilibres financiers, tout en réduisant progressivement le recours à l’endettement extérieur.

La fiscalité doit ainsi contribuer davantage au financement des dépenses publiques. Les avantages fiscaux seront par ailleurs accordés selon une approche plus sélective, basée sur leur utilité économique, sociale et environnementale. Le gouvernement entend notamment privilégier les activités à forte valeur ajoutée ainsi que celles liées au développement durable et à la transition écologique.

Les phosphates parmi les leviers de recettes

La stratégie ne repose toutefois pas uniquement sur les recettes fiscales. Le gouvernement prévoit également de diversifier les ressources non fiscales de l’État à travers une meilleure valorisation de son patrimoine et l’amélioration de la rentabilité des entreprises publiques.

La relance de la production et des exportations de phosphates figure également parmi les pistes retenues pour accroître les ressources disponibles et améliorer le taux d’autofinancement des dépenses publiques.

Le projet de budget prévoit en parallèle de mobiliser davantage la fiscalité pour encourager l’initiative privée et la création d’entreprises, ainsi que de renforcer le rôle des sociétés communautaires dans le développement local des régions intérieures.

La logique affichée pour 2027 est donc double : mieux collecter les ressources existantes grâce au numérique et au croisement des données, tout en cherchant de nouvelles recettes à travers le patrimoine public, les entreprises publiques et la relance des phosphates.

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17 MD pour l’agriculture : quelles régions vont profiter de ces investissements?

06. Oktober 2026 um 08:42

17 millions de dinars d’investissements viennent d’être approuvés dans l’agriculture et la pêche. Les projets seront répartis entre Béja, Bizerte et Médenine, tandis que de jeunes agriculteurs de Kasserine bénéficieront de prêts pour accéder au foncier.

Le Comité national d’octroi des avantages de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a validé plusieurs projets d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Le montant total atteint 17 millions de dinars.

Réunis lundi à l’occasion de leur sixième réunion de l’année 2026, les membres du Comité ont donné leur accord à des projets qui seront réalisés dans les gouvernorats de Béja, Bizerte et Médenine, indique l’APIA.

La décision ne porte toutefois pas uniquement sur le financement de projets. Le Comité s’est également penché sur la question du foncier agricole, avec l’approbation de prêts fonciers destinés à de jeunes agriculteurs à Kasserine.

Ces crédits représentent une enveloppe de 715,9 mille dinars et doivent permettre l’acquisition de 49,9 hectares de terres agricoles.

D’un côté, l’APIA accompagne donc des investissements dans les activités agricoles et halieutiques. De l’autre, elle intervient sur l’accès à la terre, avec un dispositif ciblé sur les jeunes agriculteurs. Deux leviers qui touchent directement aux conditions de développement et de renouvellement du secteur agricole.

Pour cette sixième réunion de 2026, le Comité a ainsi approuvé des opérations portant à la fois sur l’investissement productif et sur l’accès au foncier, avec des projets répartis entre plusieurs régions du pays.

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À propos de l’expérience carcérale d’Ahmed Néjib Chebbi

05. Oktober 2026 um 10:56

La veille de son arrestation le 4 décembre 2025, lors d’une conversation avec Meriem Zghidi — fille du militant défunt Salah Zghidi —, Ahmed Néjib Chebbi lui a dit : «J’ai commencé mon expérience carcérale avec Salah, ton père, en 1968, et je la terminerai avec Mourad, ton frère.» (D’après la page Facebook de Meriem Zghidi).

Fathi Ben Haj Yahia *

1968 – 2026 : cinquante-huit années se sont écoulées entre ces deux dates.

Le pays a traversé de longues années de crises et de bouleversements successifs, depuis la grave crise du coopérativisme qui a failli l’anéantir jusqu’à la situation actuelle — une situation telle que même le plus méchant n’oserait se réjouir de notre sort, quand bien même il s’y efforcerait.

Entre ces deux époques, au cœur de la tourmente, s’est écrite une autre histoire : celle tracée par Ahmed Néjib Chebbi, depuis sa détention à la prison de Borj Erroumi en 1968 jusqu’à son incarcération actuelle à la prison de Mornaguia, où il observe une grève de la faim. Il a peut-être même oublié le nombre de grèves de la faim qu’il a menées au cours de près de soixante années de militantisme, alors qu’il a désormais dépassé le cap des quatre-vingts ans.

Un homme qui ne s’est jamais incliné face à l’arbitraire

Il a été incarcéré en 1968, devenant ainsi témoin de la mise en place du premier tribunal de sûreté de l’État, des lieux de torture physique et morale au sein des locaux de la police politique, ainsi que d’une justice aux ordres du «Grand Combattant».

En prison, son parcours a croisé celui du groupe «Perspectives» ; il en est devenu par la suite l’une des figures de proue avant sa transformation en l’organisation clandestine «L’Ouvrier tunisien» (Al-Amil al-Tounsi), dont il fut l’un des principaux dirigeants en exil à Paris jusqu’au début des années 1980.

Il a ensuite créé le Parti démocrate progressiste (PDP) en 1983, formation qui s’est transformée en Parti républicain (Al-Joumhouri) au début de la révolution de 2011.

Au-delà de toute évaluation globale de ces expériences politiques, il faut reconnaître à cet homme qu’il n’a jamais plié l’échine face à l’autoritarisme, de l’ère Bourguiba à nos jours. Il a été de toutes les pages glorieuses de l’histoire des luttes démocratiques menées par l’opposition au cours des soixante dernières années, figurant toujours au premier rang et parmi les figures de proue de ceux qui ont brisé le mur de la peur — ce mur que les régimes successifs n’ont cessé d’ériger en entretenant une confusion délibérée entre le prestige de l’État et la crainte qu’il inspire.

Son seul tort, aujourd’hui, est d’avoir refusé de plier, en dépit de son état de santé, de la toute-puissance du pouvoir et de la dureté de la prison.

Quelque chose de Sisyphe qui force l’admiration

Son unique moyen d’action aujourd’hui est la grève de la faim, une méthode qu’il avait déjà employée lors de l’une des étapes les plus marquantes de la lutte contre Ben Ali — alors au sommet de sa puissance. C’était à l’époque où un groupe de militants de diverses obédiences politiques s’était réuni dans le cabinet de l’avocat Ayachi Hammami — lui-même emprisonné aujourd’hui — pour réclamer les libertés et la libération des prisonniers politiques. Cet événement eut lieu le 18 octobre 2005, alors que la Tunisie accueillait le Sommet mondial sur la société de l’information.

L’histoire de cet homme revêt une dimension tragique indéniable. On y décèle peut-être une part de Sisyphe qui force l’admiration et le respect, mais elle témoigne aussi, peut-être, de la métamorphose du mythe et d’une réécriture de son dénouement. N’avons-nous pas vécu la journée du 14 janvier 2011 alors que nul Tunisien ne s’attendait à une telle issue ? (À l’exception, bien entendu, des mages et des devins).

Une personne arborant un tel sourire permanent, un optimisme inébranlable et la conviction que la Tunisie mérite ce qu’il y a de plus beau, ne peut que vivre un nouveau moment marquant la fin de l’absurde !

Traduit de l’arabe.

* Militant de gauche et ancien prisonnier politique.

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Tunisie : PhosCo annonce une nouvelle découverte de phosphate dans la région de Rouhia

05. Oktober 2026 um 06:44

La société australienne PhosCo annonce une nouvelle découverte de phosphate dans la région de Rouhia, dans le gouvernorat de Siliana, après les premiers forages réalisés dans la partie nord de son permis d’exploration de Sekarna.

La présence de phosphate dans ce secteur n’est pas inconnue. Des travaux géologiques anciens avaient déjà signalé des affleurements phosphatés dans la région et un forage réalisé en 2007, initialement destiné à rechercher du plomb et du zinc, avait également recoupé une couche de phosphate.

La nouveauté annoncée ce lundi 5 octobre concerne donc une zone précise du permis de Sekarna, baptisée « Sekarna North » par PhosCo, où la société indique qu’aucun forage antérieur n’était connu.

Deux premiers forages, deux intersections phosphatées

Les deux premiers forages réalisés par PhosCo dans cette partie nord du permis ont tous deux rencontré une minéralisation phosphatée.

Le forage SKDD-2026-01 a traversé une couche de 6 mètres à partir de 46,5 mètres de profondeur. Le second, SKDD-2026-02, a rencontré 7,4 mètres de phosphate à partir de 25 mètres.

Les analyses en laboratoire permettant de déterminer les teneurs en P₂O₅ de ces deux intersections sont encore attendues.

Ces résultats doivent donc être distingués d’une estimation de ressources ou de réserves exploitables. Des forages supplémentaires seront nécessaires pour déterminer l’étendue de la zone, sa teneur moyenne et son éventuel intérêt économique.

Sekarna, un permis distinct de Gasaat

Le permis de Sekarna couvre environ 128 km² dans le secteur de Rouhia. Il est distinct du projet Gasaat, situé plus au sud-ouest et sur lequel PhosCo a multiplié les campagnes de forage depuis 2025.

C’est autour de Gasaat que la société avait successivement annoncé des résultats à KM, puis à DOH et KH. En mai 2026, l’intégration des premières estimations de ressources de KM et SAB avait porté les ressources minérales déclarées de Gasaat à 166,6 millions de tonnes, avec une teneur moyenne de 20,6 % de P₂O₅.

La découverte annoncée à Rouhia élargit donc les travaux de PhosCo à un autre permis phosphatier, plutôt qu’elle ne constitue une extension directe de Gasaat.

Lire aussi: Phosphate tunisien : De nouveaux forages renforcent le potentiel de Gasaat

De nouveaux résultats également à DOH

Dans la même annonce du 5 octobre, PhosCo fait état de nouveaux résultats de forage à DOH.

Deux forages supplémentaires y ont rencontré respectivement 8,1 mètres de minéralisation phosphatée à partir de 64,9 mètres de profondeur et 9 mètres à partir de 22 mètres. Les analyses de teneur sont également en cours.

La succession des campagnes menées à Gasaat et désormais dans la partie nord de Sekarna montre l’élargissement progressif du programme d’exploration de PhosCo dans le bassin phosphatier tunisien.

À Rouhia, le principal enjeu sera désormais de savoir si les premiers résultats obtenus à Sekarna North se confirment sur une superficie suffisamment importante pour permettre à PhosCo d’établir, à terme, une première estimation de ressources.

Lire aussi:

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Hammamet – Forum International des DSI : l’IA au cœur de la transformation des entreprises

04. Oktober 2026 um 13:24

La 12ᵉ édition du Forum International des DSI (Directeurs des Systèmes d’Information) se tiendra du 5 au 7 novembre 2026 à Hammamet, autour du thème « AI Driven: From Concept to Value ». L’événement réunira des DSI, experts, entreprises technologiques, startups ainsi que plusieurs délégations internationales.

Cette édition s’intéressera à l’un des principaux enjeux auxquels sont confrontées aujourd’hui les entreprises et les organisations, et plus globalement à toute la société : comment transformer le potentiel de l’intelligence artificielle en valeur concrète et mesurable. L’objectif est entre autres de passer des expérimentations et projets pilotes à une intégration réelle de l’IA dans les processus de décision, les opérations et le développement de nouveaux produits et services.

À travers des conférences, panels, tables rondes et workshops, les participants débattront également des profondes transformations induites par l’IA sur les métiers et les compétences, mais aussi sur les organisations, la cybersécurité et les infrastructures technologiques.

Le Forum sera par ailleurs marqué par le lancement du premier AI Hackathon, un challenge de 48 heures consacré à une problématique concrète, ainsi que par la création du « Village Startup », un espace dédié à la présentation de projets et d’initiatives entrepreneuriales innovantes.

Au-delà des débats et des démonstrations technologiques, cette rencontre constituera une plateforme privilégiée de networking, de partage d’expériences et de création de partenariats entre les différents acteurs de l’écosystème numérique.

Enfin, le Bénin sera le pays à l’honneur de cette 12ᵉ édition, qui entend ainsi renforcer les échanges et la coopération autour des enjeux liés à la transformation numérique et à l’intelligence artificielle.

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La diffusion de données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé est illicite

04. Oktober 2026 um 11:58

Le Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques a souligné que les données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé sont des données sensibles nécessitant une protection renforcée. Leur traitement n’est autorisé que dans les cas prévus par la loi, et leur diffusion sur les réseaux sociaux constitue un traitement illicite exposant leurs auteurs à des poursuites juridiques et à une responsabilité éthique.

Dans un communiqué publié samedi 3 octobre 2026, dans la foulée de la polémique suscitée par la publication sur les réseaux sociaux de données personnelles relatives à Yakine, l’adolescente victime d’un viol collectif, et à ses présumés violeurs, le Forum a exprimé sa vive inquiétude face à la fréquence de la diffusion, sur les réseaux sociaux, de données personnelles et sensibles concernant des individus. Ces pratiques incluent notamment la publication de photos d’enfants, la fuite de documents judiciaires, l’utilisation d’images et de vidéos de mineurs victimes d’agressions sexuelles, ainsi que la divulgation des noms et des photos de suspects dans diverses affaires alors même que les enquêtes sont encore en cours.

Le Forum a appelé les autorités publiques, y compris les délégués à la protection de l’enfance, à intervenir d’urgence pour faire cesser la diffusion d’images et de données concernant des mineurs, à ouvrir une enquête sérieuse sur les sources de fuite des documents judiciaires et à en sanctionner les responsables. Il a également préconisé d’assurer la protection ainsi que le soutien psychologique, social et juridique des victimes et de leurs familles, de coordonner avec les plateformes numériques le retrait rapide et transparent des contenus illicites, et de lancer des campagnes de sensibilisation sur la responsabilité juridique et éthique liée à la publication d’informations sensibles.

Les enfants, victimes ou suspects, bénéficient d’une protection particulière

Les enfants — qu’ils soient victimes ou suspects — bénéficient d’une protection particulière en vertu de la loi sur les données à caractère personnel, du Code de protection de l’enfant, du Code pénal et de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant ; cette protection repose sur le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant et sur la confidentialité des procédures le concernant, a indiqué le Forum, en soulignant que la publication de photos de victimes mineures constitue une seconde atteinte à leur égard et que leur utilisation pour les incriminer ou les blâmer reflète une culture inacceptable faisant peser la responsabilité du crime sur la victime ; il a également rappelé que l’enfant suspect continue de bénéficier des garanties de la justice des mineurs et qu’il ne saurait faire l’objet de diffamation ou voir son identité révélée, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés.

Tout en rappelant l’importance de réactiver l’Instance nationale de protection des données personnelle (INPDP) — qui était présidée par feu Chawki Gaddes et actuellement gelée bien que la loi la régissant soit toujours en vigueur — et a appelé à lui garantir l’indépendance ainsi que les ressources nécessaires à l’accomplissement de sa mission, le Forum a également exhorté les citoyens et les utilisatrices et utilisateurs des réseaux sociaux à s’abstenir de republier toute image, tout nom ou tout document concernant un mineur, une victime ou un suspect, à ne pas participer à des campagnes de stigmatisation et à signaler les contenus illicites.

Enfin, il a souligné que la protection des données personnelles constitue un droit constitutionnel, consacré par la loi organique n° 63 de 2004, dont jouit tout citoyen et toute citoyenne — qu’ils soient victimes, suspects ou visés par des enquêtes judiciaires — et que ce droit ne saurait être remis en cause par les épreuves subies par la personne ou par les faits qui lui sont imputés.

I. B.

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Lancement d’un projet national pour soutenir la transition durable des entreprises tunisiennes

Von: tmps
03. Oktober 2026 um 10:30

Un projet national intitulé « Smart Sustainable Infrastructures » (Infrastructures intelligentes et durables), a été lancé vendredi à Startup Village à Tunis avec pour objectif d’accompagner les entreprises et les acteurs économiques en Tunisie dans leur transition vers la durabilité, à travers l’instauration d’une coopération entre les entreprises, les start-ups, les chercheurs, les universités, les experts et les porteurs de projets pour développer des solutions répondant aux problématiques réelles de l’économie tunisienne.

Ce projet, qui s’étalant sur une période de sept mois jusqu’au mois d’avril 2027, s’inscrit dans le cadre du programme « CréAfrique 2.0 » et cible l’accompagnement de 500 jeunes et porteurs de projets, l’implication de 100 experts et chercheurs, la communication avec 50 entreprises, l’accompagnement de 15 projets, ainsi que l’organisation de visites dans 12 villes et la publication de 10 articles scientifiques sur les questions de durabilité.

La cheffe du projet, Fatma Attia, a fait savoir dans une déclaration à l’Agence TAP que l’initiative constitue une articulation entre les chercheurs, les porteurs de projets et les entreprises, permettant de transformer les problématiques posées sur le terrain en solutions applicables et en lien avec l’économie tunisienne.

Le projet allait au delà de l’aspect de sensibilisation pour s’approcher des différentes régions et secteurs économiques et cerner la spécificité des défis auxquels ils font face, a-t-elle précisé, soulignant que les problématiques liées au secteur du textile, par exemple, différencient de celles rencontrées par le secteur des composants automobiles ou autres secteurs.

A cet effet, une caravane de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) sillonnera12 villes, à savoir Bizerte, Tunis, Sousse, Mahdia, Sfax, Djerba, Gabès, Tozeur, Sidi Bouzid, Kairouan, Le Kef et Béja, dans le but d’être à l’écoute des acteurs locaux, de déterminer les problématiques liées à la durabilité dans chaque région et d’œuvrer à trouver des solutions adaptées à leurs spécificités économiques.

Selon la même source, le travail de terrain dans les villes susmentionnées aidera à identifier les problématiques durant toute la période du projet.

Le projet s’articule autour de quatre axes consistant à sensibiliser aux questions de durabilité, à mesurer le niveau des pratiques, des besoins et des défis auprès des entreprises, à stimuler l’innovation pour développer des solutions adaptées à la réalité tunisienne, ainsi qu’à développer les capacités et compétences nécessaires pour accompagner les mutations à venir.

Le projet repose également sur cinq domaines principaux : l’employabilité, la formation, l’innovation, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat, dans une tentative de lier les exigences de la transition vers la durabilité aux besoins de l’économie, des entreprises et des nouvelles compétences requises sur le marché du travail.

Le laboratoire de l’innovation « l’UGC Innovation Lab » est l’un des composants principaux du projet, qui va rassembler les entreprises, les start-ups, les experts, les chercheurs et les étudiants pour œuvrer ensemble à identifier les problématiques, formuler les solutions et tester les prototypes avant de procéder à leur application.

Un comité scientifique comprenant des chercheurs et des experts se chargera d’encadrer cette méthodologie et d’en suivre les phases de mise en œuvre.

Au volet de la recherche scientifique, le projet comprend l’instauration d’un espace de recherche participative en collaboration avec le Centre d’études et de recherches économiques et sociales (CERES), tout en ciblant la publication de 10 articles scientifiques, outre l’analyse des données qui seront collectées au cours des différentes phases du projet.

Le travail englobe également la réalisation d’un état des lieux sur le niveau de maturité de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) auprès de plus de 100 entreprises tunisiennes, outre l’élaboration d’un guide national des bonnes pratiques dans le domaine de la responsabilité sociétale et de la durabilité, sachant que ces résultats seront présentés lors du forum de clôture en avril 2027.

Trois principales échéances sont prévues dans ce projet, dont la première consiste en son lancement officiel le 2 octobre 2026 dans le cadre du programme « CréAfrique 2.0 », la seconde, en l’organisation du « Hackathon 2.0″ les 30 et 31 janvier 2027, tandis que le parcours s’achèvera par l’organisation du forum  de clôture intitulé  « Innovation for Smart Sustainable Infrastructures » ou l’Innovation pour infrastructures intelligentes et durables », les 20 et 21 avril 2027.

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Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu

02. Oktober 2026 um 11:13
Je n’avais pas prévu de lire C’était ça ou mourir. Pas question de contribuer à engraisser Grasset, maison d’édition bollorienne. Mais les accusations de recours à l’IA, fondées sur un outil de détection dont la fiabilité fait débat, et le…

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Justice économique : l’intelligence artificielle, un levier pour les PME, mais pas sans garanties

01. Oktober 2026 um 14:48

Accès des PME aux services juridiques et administratifs : l’IA pourrait le faciliter; mais son déploiement exige des garanties indispensables. C’est ce qu’indiquent les participants à un forum, ce 1er octobre.  

L’intégration de l’intelligence artificielle pourrait constituer un levier de justice économique, en ouvrant plus largement aux entreprises, et tout particulièrement aux PME, les services juridiques et administratifs. Tel est le constat qui ressort du forum « L’IA au service de la justice économique », se déroulant ce jeudi, à Tunis. Son déploiement ne peut toutefois s’envisager sans les garanties indispensables à un usage responsable de ces technologies.

L’événement a été organisé conjointement par l’Institut de La Haye pour l’Innovation du Droit (HiiL) et le Registre National des Entreprises (RNE). Représentants des secteurs public et privé, experts en intelligence artificielle et en transformation numérique, ainsi que représentants de startups y ont pris part.

Les débats : services aux entreprises et protection des données

Les discussions ont porté essentiellement sur le rôle de la technologie dans l’amélioration des services destinés aux entreprises. La simplification des procédures d’enregistrement et d’accompagnement a été abordée. Tout comme l’examen de l’exploitation des données et de l’IA pour accélérer les traitements et rehausser la qualité des prestations.

Les échanges ont été également vifs sur la protection des données personnelles, la cybersécurité, la transparence, l’éthique et la préservation du rôle central de la décision humaine.

Une stratégie nationale axée sur l’éthique et la souveraineté

À l’ouverture du forum, Slim Ben Jrad, directeur général de la gouvernance et anticorruption à la Présidence du gouvernement, a souligné l’importance croissante du numérique et de l’intelligence artificielle dans la transformation des structures administratives et la stimulation de la justice économique.

« La transition technologique, bien qu’essentielle pour l’avenir de l’économie, doit s’accompagner d’une stratégie nationale inclusive axée sur l’éthique et la souveraineté », estime le responsable.

Les risques potentiels liés à ces innovations, tels que les biais algorithmiques et les menaces pour la vie privée, exigent par ailleurs, précise Slim Ben Jrad, une régulation et des cadres de gouvernance adaptés. Sa conclusion : « L’intelligence artificielle demeure un outil d’assistance au service de l’humain et ne saurait en aucun cas remplacer la responsabilité décisionnelle. »

Le barreau appelle à anticiper la transition

Pour le bâtonnier de l’Ordre national des avocats, Boubaker Bethabet, l’intelligence artificielle, bientôt désignée comme l’intelligence supérieure, s’impose comme une réalité incontournable et omniprésente. Face à cette transition, le secteur de la justice et la profession d’avocat doivent impérativement se préparer afin de préserver leurs valeurs fondamentales.

Le bâtonnier a mis également l’accent sur la nécessité de financements publics adéquats et de réflexions profondes pour orienter ces transformations. Son intervention s’est achevée par un plaidoyer en faveur d’une vulgarisation des technologies; et ce, afin de garantir des prises de décision éclairées à tous les niveaux de l’État.

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Tunisie | Décret-loi n°54, de la sanction à la confiance numérique ?

01. Oktober 2026 um 09:06

La publication, le 30 septembre 2026, d’un nouveau texte modifiant l’article 24 du décret-loi n°54 du 13 septembre 2022 relatif aux infractions liées aux systèmes d’information et de communication apporte une évolution importante au dispositif applicable à certaines publications et communications numériques. Le nouveau texte remplace les dispositions précédentes de l’article 24 et en modifie notamment le régime des sanctions.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Sans entrer dans l’interprétation juridique du texte, il est possible d’en relever un élément particulièrement visible : pour les faits visés par les deux premiers paragraphes de l’article 24, la première infraction est désormais sanctionnée par une amende de 10 000 à 20 000 dinars, alors que l’ancienne rédaction prévoyait notamment une peine d’emprisonnement. En cas de récidive, le nouveau texte prévoit six mois d’emprisonnement et 50 000 dinars d’amende. Les sanctions sont également doublées lorsque la personne visée est un agent public ou une personne assimilée.

Au-delà de ces modifications, cette évolution invite à regarder une question plus large : comment construire un environnement numérique fondé à la fois sur la liberté d’usage, la responsabilité, la sécurité et la confiance ?

En quelques années, les réseaux et systèmes d’information sont devenus bien davantage que des outils de communication. Ils sont désormais au cœur des échanges économiques, des services administratifs, des relations professionnelles, de l’information, du commerce électronique et des interactions sociales.

Une information publiée en ligne peut être consultée instantanément par un nombre considérable de personnes. Une donnée personnelle peut circuler bien au-delà de son contexte initial. Une erreur peut être reproduite automatiquement. Un contenu peut être modifié, amplifié ou réutilisé sans que son auteur initial en maîtrise les conséquences.

Dans cet environnement, la confiance devient une composante essentielle de l’économie numérique. Elle concerne la fiabilité des informations, la protection des données, la sécurité des systèmes, l’identification des utilisateurs, mais aussi la capacité de chacun à apprécier la qualité d’un contenu avant de le transmettre.

De la diffusion de l’information à la responsabilité numérique

Le nouveau texte continue de viser notamment la production, la diffusion, la transmission ou la préparation intentionnelle de fausses informations, données ou rumeurs ainsi que certains documents fabriqués, falsifiés ou faussement attribués, dans les conditions définies par l’article 24. Il vise également certaines utilisations de données personnelles ou de faits inexacts lorsqu’elles poursuivent notamment des objectifs portant atteinte aux droits d’autrui ou à la réputation d’une personne.

Ces dispositions montrent une réalité qui dépasse la seule question des sanctions : la transformation numérique accroît la responsabilité liée à la production et à la circulation de l’information.

Cette responsabilité devient encore plus importante avec la généralisation des outils d’intelligence artificielle (IA).

La création d’un texte, d’une image ou d’un contenu audiovisuel peut aujourd’hui être largement automatisée. Cette évolution apporte des possibilités considérables pour l’éducation, les entreprises, l’administration et la création de contenu. Elle soulève également une question très concrète : comment vérifier une information lorsque sa production devient de plus en plus rapide et facilement reproductible ?

La réponse ne relève pas uniquement des textes. Elle passe aussi par les compétences numériques.

La culture numérique ne devrait plus être limitée à la maîtrise des outils. Savoir utiliser une plateforme, publier un contenu ou interagir avec une application constitue désormais seulement une première étape. Il devient tout aussi important de savoir identifier une source, vérifier une information, distinguer un fait d’une interprétation, reconnaître un contenu manipulé et mesurer les conséquences potentielles de sa diffusion.

Cette compétence concerne les citoyens, mais également les entreprises et les administrations. Dans une organisation, une information erronée peut affecter une décision commerciale, un processus opérationnel ou une relation avec un client. Une donnée mal interprétée peut produire une décision inadaptée. Un contenu généré automatiquement peut être repris sans vérification et entrer dans un processus professionnel.

La transformation numérique impose donc progressivement une nouvelle forme de discipline : la vérification de l’information avant son utilisation ou sa diffusion.

L’IA ajoute une nouvelle dimension

L’IA accélère encore cette transformation. Elle peut produire rapidement des contenus, résumer des documents, analyser des données ou assister un collaborateur dans son travail. Mais l’utilisation de ces outils ne supprime pas la nécessité d’une validation humaine lorsque l’information produite doit servir à une décision ou être communiquée à des tiers.

Dans les entreprises, cela implique de définir des règles simples : quelles données peuvent être utilisées avec un outil d’IA ? Qui vérifie le résultat ? Qui valide une information avant sa diffusion ? Comment conserver une trace lorsqu’une production automatisée intervient dans un processus important ?

Ces questions relèvent de la gouvernance numérique. Elles sont particulièrement importantes dans les secteurs où les données sont sensibles et où les décisions peuvent avoir des conséquences économiques significatives.

La même logique existe déjà dans la cybersécurité. La sécurité d’un système ne repose pas uniquement sur la sanction d’un incident après sa survenue. Elle repose également sur la prévention, l’authentification, la gestion des accès, la traçabilité, la surveillance, la sensibilisation des utilisateurs et la capacité à réagir rapidement.

La confiance numérique fonctionne selon une logique comparable. Elle suppose des infrastructures sécurisées, des règles compréhensibles, des pratiques responsables et des utilisateurs suffisamment formés pour identifier les risques.

La question n’est donc pas seulement de savoir comment sanctionner une utilisation problématique du numérique. Elle est aussi de savoir comment réduire les risques en amont.

Vers une culture de la responsabilité numérique

Cette évolution invite ainsi à élargir la réflexion. Le développement du numérique tunisien ne dépendra pas uniquement de la qualité des infrastructures ou de la disponibilité des technologies. Il dépendra également de la qualité des usages.

Une infrastructure numérique performante peut être sous-utilisée si les utilisateurs ne disposent pas des compétences nécessaires. Une donnée abondante peut perdre sa valeur si sa qualité n’est pas maîtrisée. Une technologie d’intelligence artificielle peut produire des gains importants si elle est correctement intégrée aux processus, mais également créer de nouveaux risques si son utilisation n’est pas encadrée.

La confiance devient alors un facteur de performance. Pour les entreprises, elle conditionne l’adoption des services numériques et le développement de nouvelles activités. Pour les administrations, elle influence l’utilisation des services en ligne. Pour les citoyens, elle participe à l’acceptation des nouveaux usages.

La confiance numérique n’est donc pas seulement une question de sécurité. Elle devient progressivement une composante de la transformation économique.

La nouvelle rédaction de l’article 24 apporte une modification précise au cadre applicable à certaines infractions commises au moyen des réseaux et systèmes d’information et de communication. Son application dans le temps et ses conséquences dans les situations concrètes relèvent, naturellement, de l’appréciation des instances compétentes. Mais au-delà de ce texte particulier, une question plus générale mérite d’être posée : quelle culture numérique voulons-nous construire ? Une culture dans laquelle chacun peut communiquer, entreprendre et innover, tout en comprenant que les outils numériques impliquent également des responsabilités. Une culture dans laquelle la donnée est considérée comme un actif qui doit être protégé et correctement utilisé. Une culture dans laquelle l’IA est intégrée comme un outil d’augmentation des capacités humaines, sans faire disparaître la nécessité de vérifier, de comprendre et de décider. Une culture enfin dans laquelle la confiance devient un objectif de gouvernance au même titre que la sécurité, la performance et l’innovation.

Le numérique tunisien entre ainsi dans une nouvelle phase. Après la question de l’accès et des infrastructures vient celle de la qualité des usages. La prochaine étape de la transformation numérique ne consistera peut-être pas seulement à connecter davantage. Elle consistera à créer les conditions permettant de faire davantage confiance aux technologies, aux données et aux usages qui en découlent.

C’est à cette condition que la transformation numérique pourra pleinement devenir un facteur de productivité, d’innovation et de développement.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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