A l’occasion de son quarantième anniversaire, le Festival International du Film Francophone (FIFF) de Namur (Belgique) célèbre huit figures majeures du cinéma francophone qui ont marqué son histoire, parmi lesquelles la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, “une cinéaste à la frontière du réel et de la fiction”, écrit le FIFF qui se tiendra dans sa 40ème édition du 3 au 10 octobre 2025.
Faisant un retour sur quatre décennies de cinéma et de talents francophones, le FIFF invite les cinéphiles et le grand public à revivre les moments forts du festival à travers une rétrospective dédiée aux films et aux artistes qui ont façonné son histoire. Kaouther Ben Hania, figure incontournable du cinéma francophone, sera mise à l’honneur sur Sooner, la plateforme belge dédiée aux amoureux du cinéma qui donnera à re/découvrir à travers une rétrospective d’un large éventail d’œuvres, -des grands classiques aux films plus confidentiels, des productions belges et européennes aux œuvres primées à l’international- une filmographie qui émeut, choque et fait réfléchir, signée par Kaouther Ben Hania qui “bouscule les codes avec des films puissants, oscillant entre fiction et documentaire”.
Qu’il s’agisse de satire, de drame ou de témoignage poignant, son cinéma hybride frappe par son audace et sa profondeur : de “Le Challat de Tunis” (Bayard d’Or de la Meilleure Première Œuvre au FIFF 2014) à “Les Filles d’Olfa”, en passant par “La Belle et la Meute” (présenté en compétition officielle au FIFF 2017) ou encore “L’Homme qui a vendu sa peau”, sa filmographie explore les tabous, éclaire les réalités sociales et donne la parole à des figures féminines fortes.
Récompensée à Cannes et doublement nommée aux Oscars -une première pour une réalisatrice arabe- Kaouther Ben Hania s’impose comme une voix unique du cinéma contemporain, lit-on encore sur le site officiel du festival.
Le Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) est un événement cinématographique qui met en avant la diversité et la richesse du cinéma francophone.
Depuis sa création en 1986, il met en lumière des œuvres engagées, audacieuses et innovantes, révélant de nouveaux talents tout en célébrant les figures majeures du septième art. Chaque année, le FIFF propose une programmation variée de courts et longs métrages, fictions, documentaires et animations. Ouvert aux vibrations du monde de la francophonie et de l’interculturalité, le festival constitue un espace d’expression et de rencontres et un tremplin pour les talents émergents.
L’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) et la Fondation Agir Contre l’Exclusion (Face Tunisie) ont scellé un partenariat visant à soutenir les projets agricoles innovants, encourager l’investissement et renforcer l’autonomie économique des jeunes entrepreneurs ruraux.
L’APIA et FACE Tunisie œuvreront dans ce cadre à surmonter les difficultés auxquelles font face les projets, tels que les procédures administratives ou l’obtention des certificats de qualité, et ce, pour leur fournir plus de perspectives de commercialisation tant au niveau local qu’international, a indiqué l’APIA dans un communiqué publié, jeudi.
L’objectif de cette initiative est d’autonomiser les jeunes entrepreneurs du secteur agricole et de contribuer au développement agricole durable et global.
L’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) et la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE Tunisie) ont signé un partenariat en faveur des jeunes entrepreneurs ruraux. Cette collaboration vise à encourager l’investissement dans des projets agricoles innovants tout en renforçant l’autonomie économique des bénéficiaires.
L’initiative s’articule autour de plusieurs objectifs, notamment la simplification des procédures administratives et l’obtention des certificats de qualité, l’amélioration des débouchés commerciaux à l’échelle locale et internationale, ainsi que la promotion d’un développement agricole durable et inclusif.
Selon un communiqué de l’APIA , les deux structures uniront leurs efforts pour lever les obstacles freinant la croissance des projets agricoles. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation du potentiel des jeunes dans le secteur agricole.
La Maison-Blanche a confirmé en début de semaine qu’un journaliste américain avait été inclus par erreur dans un groupe de discussion ultraconfidentiel sur l’application Signal avec accès à des plans militaires top secrets. Cette faille de sécurité a été considérée comme l’une des plus retentissantes de l’histoire militaire américaine récente mais au-delà de cette erreur, c’est l’utilisation même de Signal qui a nourri la polémique étant donné que cette application était critiquée pour son utilisation par les réseaux de terrorisme et de crime organisé. Sauf que le directeur de la CIA a révélé dans une audition devant le Congrès qu’elle est utilisée par les responsables américains, par la CIA et par lui-même.
Imed Bahri
Les responsables américains ont longtemps diabolisé les applications en ligne cryptées comme Signal, les considérant comme un refuge pour les criminels et les terroristes et une menace pour la sécurité nationale mais désormais ils les utilisent, a indiqué Matt Sledge dans une enquête publiée par le magazine d’investigation The Intercept.
En pleine polémique concernant la fuite des plans de guerre au Yémen via l’application Signal, le directeur de la CIA John Ratcliffe a, en effet, révélé lors d’une audition devant la commission du renseignement du Sénat mardi 25 mars 2025 que l’application est approuvée pour les communications officielles et est même installée sur les ordinateurs de l’agence.
«Pour les Américains ordinaires, cela peut sembler une erreur involontaire mais c’est une puissante approbation de la valeur de cybersécurité et de confidentialité que représente Signal», a déclaré Shawn Vitka, directeur exécutif du groupe progressiste Demand Progress.
Deux membres du groupe sur Signal ont confirmé avoir discuté de la frappe au Yémen et du moment exact de l’attaque lors de l’audience de ladite commission.
Matt Sledge remarque qu’il y a une certaine ironie dans la présence du directeur du FBI Kash Patel à l’audience du Congrès à laquelle ont assisté la directrice du renseignement national Tulsi Gabbard et le directeur de la CIA Ratcliffe.
L’espionnage cybernétique
Pendant des années, les directeurs du FBI, de Christopher Wray à James Comey, ont attaqué les applications cryptées. C’est le FBI qui a répandu l’idée que les terroristes et les cartels de la drogue opèrent dans l’ombre et que les forces de l’ordre devaient intervenir et faire quelque chose. L’idée du FBI était de créer une porte dérobée sur les applications permettant au gouvernement d’écouter les conversations.
La porte dérobée (backdoor) est une expression utilisée pour qualifier toute fonctionnalité inconnue de l’utilisateur qui donne un accès secret à l’application et permettant ainsi l’espionnage cybernétique.
Dans un discours prononcé en 2014, James Comey a déclaré que «le pendule post-Snowden s’est inversé en faveur de la vie privée». Et d’ajouter que «sans prétexte, les affaires de meurtre peuvent être entravées, les suspects peuvent échapper à la sanction et les victimes d’exploitation d’enfants peuvent ne jamais être identifiées ou retrouvées».
Cependant, le FBI n’a fait aucune démarche au Congrès pour obtenir une porte dérobée. De l’autre côté de l’Atlantique, les attaques contre le chiffrement de bout en bout se poursuivent avec des informations selon lesquelles la Grande-Bretagne aurait secrètement ordonné à Apple de créer une porte dérobée. La semaine dernière, l’Assemblée nationale française a voté contre le mandat secret demandé par le ministère français de l’Intérieur. Des pirates informatiques prétendument liés à la Chine auraient ciblé les téléphones de Donald Trump, J.D. Vance et Kamala Harris lors de la campagne présidentielle de l’année dernière. Dans certains cas, ils ont pu obtenir le contenu de conversations textuelles.
En décembre, le FBI continuait de promouvoir ces vulnérabilités sous la bannière de ce qu’il appelle un «chiffrement géré de manière responsable». En même temps, l’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures recommande des applications de messagerie cryptées de bout en bout telles que Signal, comme moyen de défense contre les pirates informatiques chinois.
Signal est construit sur un protocole open source géré par une organisation à but non lucratif pour minimiser la quantité d’informations auxquelles l’application peut accéder. Seuls les utilisateurs participant à la conversation disposent de clés de déchiffrement ce qui rend impossible pour Signal de visualiser les conversations non chiffrées. L’organisation ne peut pas non plus afficher les métadonnées telles que les contacts des utilisateurs.
Un niveau élevé de protection
Mardi, Ratcliffe a révélé que le gouvernement avait adopté Signal aux plus hauts niveaux, déclarant: «L’une des premières choses qui se sont produites lorsque j’ai été confirmé comme directeur de la CIA a été que Signal a été installé sur mon ordinateur à l’agence comme c’est le cas pour la plupart des officiers». Ratcliffe a révélé que cette tradition avait commencé sous l’administration de Joe Biden qui avait obtenu l’approbation officielle de la Direction des archives de la CIA à condition que toutes les décisions prises soient enregistrées par les canaux officiels. Les critiques ont été immédiatement alarmés par la possibilité que des fonctionnaires du gouvernement tentent d’éviter de laisser des documents soumis à la loi sur la liberté d’information ou à la loi sur les archives présidentielles en utilisant des dispositifs spéciaux contenant des messages éphémères.
Cependant, les discussions de groupe soulèvent des problèmes de sécurité car elles ne sont pas à l’abri du piratage malgré le niveau élevé de protection offert par le cryptage de bout en bout. Même les applications de messagerie sécurisées ne peuvent pas résoudre le problème des pirates informatiques qui s’introduisent dans l’appareil en les utilisant. Il ne peut pas non plus préserver la confidentialité des informations en cas d’erreur humaine, par exemple lorsqu’un journaliste est ajoutée accidentellement à une discussion sensible sur des frappes militaires.
La directrice du renseignement national Gabbard a refusé de répondre à une question du sénateur démocrate de Rhode Island, Jack Reed, lui demandant si elle avait utilisé son téléphone personnel ou un téléphone fourni par le gouvernement pour la discussion de groupe. Le sénateur républicain du Colorado Michael Bennet a demandé au directeur de la CIA Michael Bennet s’il était au courant que Steve Witkoff, l’envoyé de Trump au Moyen-Orient, était en voyage à Moscou pendant les pourparlers, ce qui a accru les inquiétudes.
L’un des avantages de l’application Signal est qu’elle permet à ses utilisateurs de synchroniser les messages sur plusieurs appareils. Si les fonctionnaires du gouvernement synchronisent des messages avec des appareils privés et vulnérables, cela soulève de nombreuses questions, explique Shawn Vitka. «Cet appareil personnel pourrait être responsable. Si l’un de ces appareils est compromis, la conversation entière est compromise, tout le fil de discussion est compromis et toutes les informations qu’il contient sont alors compromises», a-t-il déclaré.
Les républicains du Sénat ont largement tenté d’éviter les questions sur le groupe de discussion sur le Yémen lors de l’audition du comité mais les démocrates étaient unis dans leurs critiques. «C’est embarrassant et totalement non professionnel et il n’y a eu aucune excuse ni reconnaissance de la gravité de l’affaire», a commenté le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossoff.
Sous l’égide du Ministère de la Santé, la Société Tunisienne de Cardiologie et de Chirurgie Cardio-Vasculaire (STCCCV) a annoncé le lancement de ses caravanes sanitaires pour l’année 2025.
Cette initiative citoyenne vise à apporter des soins spécialisés et à promouvoir la prévention des maladies cardiovasculaires dans plusieurs régions de la Tunisie.
Fidèle à son engagement envers la santé des Tunisiens, la STCCCV organisera trois caravanes sanitaires dans des régions d’El Hamma (26 avril), El Haouaria (24 mai) et au Kef (27 septembre)
L’objectif principal de ces caravanes est d’assurer des consultations spécialisées en cardiologie et de mettre l’accent sur la sensibilisation et la prévention des maladies cardiovasculaires.
Des staffs cliniques, avec les médecins de la région, sont prévus à l’issue des consultations, indique encore la STCCCV
L’Instance Tunisienne de l’Investissement (TIA) et la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Suisse ont signé, mercredi, une convention de partenariat visant à renforcer les liens de collaboration entre elles, indique un communiqué publié, jeudi, par l’Instance.
La cérémonie de signature qui s’est déroulée au siège de la TIA à Tunis, a été l’occasion de mettre en lumière les différentes pistes de collaboration entre les deux institutions, notamment dans le domaine de l’investissement et la facilitation du parcours de l’investisseur.
D’autre part, la TIA a mis en avant son rôle clé dans l’accompagnement des investisseurs et la facilitation de leurs démarches et procédures ainsi son rôle stratégique d’amélioration de l’environnement de l’investissement en collaboration avec le secteur privé.
Dans le cadre du développement de la coopération et de l’activation des relations entre les institutions financières et techniques pour encourager la création de projets et d’entreprises, ainsi que l’investissement dans le secteur agricole, Ezzeddine Ben Cheikh, ministre de l’Agriculture, des Ressources en eau et de la Pêche, en présence de Hamadi Habib, secrétaire d’État chargé des Ressources en eau, a présidé, le mercredi 26 mars 2025, la cérémonie de signature d’une convention de coopération entre l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), la Direction générale de l’ingénierie rurale et de l’exploitation des eaux, la Banque tunisienne de solidarité (BTS) et l’Agence allemande de coopération technique (GIZ).
L’objectif de cette convention est de soutenir et d’accompagner les jeunes intéressés par la création de projets agricoles en leur offrant des mécanismes de financement, issus du projet de valorisation des zones irriguées. Ce projet, qui se concentre sur le développement des chaînes de valeur dans les gouvernorats de Kairouan, Kasserine et Sidi Bouzid, est financé par la Banque africaine de développement et mis en œuvre par l’action conjointe de plusieurs parties prenantes.
L’historien américano-palestinien Rashid Khalidi, titulaire de la chaire Edward Saïd d’études arabes modernes à l’Université de Columbia et longtemps chef de son département Moyen-Orient, s’est demandé si le terme université sied encore à Columbia et a dénoncé une dérive vichyste.
Imed Bahri
Ces critiques sont intervenues après que la célèbre université de l’Ivy League ait accepté la mise sous la tutelle fédérale de son département Moyen-Orient ce qui fait qu’elle a perdu de facto son indépendance et que le lobby sioniste a fini par mettre sa main dessus.
L’administration Trump avait menacé Columbia de lui retirer les 400 millions de dollars que lui alloue chaque année l’État fédéral si elle refusait la tutelle sur le département Moyen-Orient.
Dans une tribune publiée dans les colonnes du quotidien britannique The Guardian, Khalidi a souligné que la célèbre université new-yorkaise a toujours été gérée comme un empire financier et non comme une institution éducative et qu’aujourd’hui elle agit comme «Vichy sur l’Hudson» en référence au gouvernement pronazi de Vichy en France pendant la Seconde Guerre mondiale.
Khalidi a écrit au début de son article: «Il n’a jamais été question d’éradiquer l’antisémitisme. Il a toujours été question de réduire la Palestine au silence. C’est ce à quoi aboutirait la réduction au silence des manifestants étudiants et maintenant celle des professeurs.» Il a ajouté que de beaucoup des étudiants lourdement sanctionnés pour avoir soutenu Gaza et que nombreux membres du corps enseignant qui perdront leur liberté académique et leur droit de diriger l’université et qui risquent d’être expulsés sont eux-mêmes juifs et même pour certains d’entre eux étant Israéliens. Il a également pointé du doigt la partialité des dirigeants de l’université: «S’il s’agissait réellement de discrimination, l’université aurait pris des mesures contre le harcèlement continu des étudiants et des professeurs palestiniens, arabes et musulmans ainsi que de leurs alliés et sympathisants plutôt que de soutenir leur harcèlement et de le permettre».
Justifier les massacres des Palestiniens
Le cœur du problème n’est pas la discrimination mais plutôt la protection des mensonges évidents selon lesquels la guerre israélo-américaine en cours depuis 17 mois et le génocide contre l’ensemble du peuple palestinien n’étaient rien de plus qu’une guerre contre le Hamas ou que tout ce qui s’est passé le 7 octobre 2023 peut justifier les massacres en cours d’au moins 50 000 personnes à Gaza principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées ainsi que le nettoyage ethnique dont sont victimes les Palestiniens dans leur patrie.
Ces mensonges, fabriqués par Israël et imprégnés par le système politique et les élites riches ont été répétés sans relâche sous les administrations Biden et Trump et dans des médias comme le New York Times et Fox News et bénéficient désormais de l’approbation officielle d’une université autrefois grande.
Khalidi ajoute que ces mensonges sont enracinés dans un racisme flagrant. Frantz Fanon écrivait que le dualisme du colonisateur atteint parfois «sa conclusion logique, dépouillant l’indigène de son humanité ou le transformant simplement en animal».
En effet, l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Galant a déclaré en octobre 2023 que les Palestiniens étaient des «animaux humains». Benjamin Netanyahu a déclaré à leur sujet: «Je ne les décrirais pas comme des animaux humains car ce serait une insulte aux animaux».
Khalidi soutient que dans le cadre de cette guerre coloniale et à travers ces prismes, la vie des Palestiniens –ainsi que celle des personnes de couleur et des Noirs– devient une masse sans valeur, sans identité, dépouillée d’humanité tandis que la vie des autres se voit conférer sainteté et pathétique.
Un monde cauchemardesque
L’historien souligne la nécessité de s’accrocher à ces faits le plus longtemps possible car dans ce monde cauchemardesque dans lequel nous sommes entrés même faire référence à la race et au racisme est, ou deviendra bientôt, une violation de la lecture déformée actuelle de la loi fédérale américaine.
Une fois que les traîtres qui dirigent l’Université Columbia auront exécuté les ordres de leurs maîtres à Washington et de «son Conseil des régents» et que ces actions se seront propagées à d’autres universités menacées, enseigner ou même simplement citer un texte juridique deviendra risqué tout comme mentionner la race et le racisme sans parler d’autres questions comme le genre et le handicap.
Khalidi estime que les universités américaines se rapprochent d’une situation similaire à celle des universités chiliennes à l’époque de Pinochet où les idées et les livres étaient interdits, les étudiants expulsés et arrêtés, les départements universitaires saisis par les autorités et les professeurs et le personnel licenciés tout cela à la demande d’un gouvernement autoritaire.
Khalidi commente: «Nous ne devrions pas être tristes de ce qu’est devenue l’Université Columbia. Aussi formidable qu’elle ait été, ce qui se passe aujourd’hui n’est pas nouveau».
Avant la vague actuelle d’expulsions et de suspensions, Columbia n’avait expulsé qu’une seule fois un étudiant pour avoir manifesté pacifiquement dans son histoire. C’était en 1936, lorsqu’un étudiant avait été expulsé pour avoir protesté contre le fait de donner une tribune aux Nazis. En 1953, le président de l’université a signé une lettre déclarant que les communistes n’étaient pas qualifiés pour enseigner. Les administrateurs de l’Université de Columbia ont également renvoyé deux membres du corps enseignant pour s’être opposés à la Première Guerre mondiale pour des raisons pacifistes tandis que les étudiants qui refusaient de participer à la guerre pour des raisons de conscience ont été arrêtés et même emprisonnés.
Une longue tradition de répression
L’Université Columbia a longtemps été gérée davantage comme un vaste et riche empire commercial et immobilier que comme un établissement d’enseignement. C’est un endroit où les politiques sont imposées par les administrateurs, les donateurs et les instituts professionnels influents et non par le corps universitaire.
Au printemps 2024, les deux tiers des professeurs du Collège des arts et des sciences ont voté pour destituer la présidente de l’université qui avait cédé à la pression extérieure, abdiqué ses responsabilités et même appelé le département de police de New York sur le campus pour la première fois depuis 1968. Cependant, celle qui lui a succédée l’a dépassée, renforçant la longue tradition de répression de l’université et sa soumission humiliante aux diktats du gouvernement, promue et soutenue avec enthousiasme par des collaborateurs au comportement honteux au sein de l’institution.
Pour Rashid Khalidi, après sa reddition vendredi dernier, Columbia ne mérite guère d’être appelée une université. Son enseignement et ses recherches sur le Moyen-Orient –et bientôt sur d’autres domaines– seront étroitement surveillés par un «vice-président principal pour l’éducation inclusive», qui est en fait un vice-président principal pour la propagande israélienne.
Les partisans d’Israël, irrités par la présence de recherches sur la Palestine à l’Université de Columbia, ont surnommé cette initiative «Birzeit sur l’Hudson» par référence à l’université palestinienne de Birzeit en Cisjordanie. Mais si elle mérite encore d’être appelée une université, elle devrait plutôt s’appeler «Vichy sur l’Hudson» et non «Birzeit sur l’Hudson».
Les réservations hôtelières en provenance des marchés traditionnels (Royaume-Uni, Allemagne, France, pays d’Europe de l’Est et Algérie) ont enregistré une hausse significative par rapport à 2024, a affirmé le commissaire régional du tourisme par intérim à Sousse, Mohamed Boujdaria.
Lors d’un exposé présenté, mercredi 26 mars, à l’occasion de la première session du Conseil régional du tourisme de l’année 2025, Boujdaria a mis en lumière une demande croissante pour la destination Sousse en provenance du marché scandinave, particulièrement pour les mois d’avril et mai prochains.
Il a également évoqué des signes encourageants pour le retour du marché russe, avec des négociations en cours afin de mettre en place des vols réguliers à raison de six vols par semaine, dans l’optique de renouer avec les afflux de touristes russes d’avant la crise ukrainienne.
Le commissaire a précisé que la zone touristique Sousse-Port El Kantaoui a accueilli en 2024 plus de 1,169 million de touristes, soit une progression de 5,1% par rapport à 2023. En termes de nuitées, la région a enregistré un total de 5,752 millions de nuitées, traduisant une augmentation de 10,5% par rapport à l’année précédente.
Il a aussi souligné l’augmentation des arrivées pendant les mois de janvier et février 2025, avec 109 mille 419 visiteurs dans la région, soit une hausse de 16% par rapport à la même période en 2024.
Les visiteurs tunisiens ont dominé les classements des vacanciers affluant à Sousse pendant la période hivernale de 2025, avec un bond de 20% du nombre de visiteurs de nationalité tunisienne, qui ont atteint 65.142 visiteurs. Les touristes algériens se classent en deuxième position avec 14.276 touristes, suivis des britanniques (16.149), des français (6178) et des allemands (3475).
L’AI Investment Potential Index (AIIPI) 2025 évalue l’attractivité de 194 pays pour les investissements en IA à travers six catégories d’indicateurs : économie, gouvernance, infrastructures numériques, capital humain, gouvernance des données et capacités statistiques.
Malgré un score global inférieur à la moyenne mondiale selon le rapport de l’AFD (Agence française de développement), dix pays africains présentent un potentiel élevé d’investissement dans l’IA. Cela est dû à des infrastructures numériques bien développées, à une main-d’œuvre qualifiée et à un environnement réglementaire à même de favoriser la croissance de l’IA sur le continent.
Les pays sont classés en quatre stades selon leur score (0-100) :
stade 1 (<26, faible potentiel)
stade 2 (26-50, potentiel moyen)
stade 3 (51-75, potentiel élevé) :
stade 4 (>76, potentiel très élevé).
Les pays du stade 4 offrent un cadre propice aux investissements grâce à des infrastructures avancées et une gouvernance solide. Ceux du stade 3 doivent renforcer l’innovation et la réglementation, tandis que ceux des stades 1 et 2 nécessitent des réformes structurelles pour améliorer leur attractivité.
L’Afrique a obtenu un score moyen de 38,70 points, bien en deçà de la moyenne mondiale. La plupart des pays du continent sont classés au niveau 2, tandis que huit d’entre eux se trouvent au niveau 1, à savoir la Guinée équatoriale, Djibouti, l’Érythrée, la Somalie, le Tchad, le Soudan du Sud, la Guinée-Bissau et la Centrafrique.
Dix pays africains figurent au stade 3, avec des scores notables : l’Afrique du Sud (65,15 points), le Maroc (63,34 points), la Tunisie (63,20 points), l’Égypte (62,31 points), Maurice (60,93 points), le Ghana (57,14 points), l’Algérie (55,37 points), le Kenya (54,34 points), le Sénégal (52,05 points) et le Nigeria (51,81 points).
Autrement dit, huit de ces pays ont obtenu des scores supérieurs à la moyenne mondiale de 52,32 points, grâce au développement avancé de leurs infrastructures numériques, à la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et à un environnement réglementaire favorable.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme tiendra, le 7 avril, une audience consacrée aux plaidoiries dans le cadre du dossier de l’assassinat du martyr Chokri Belaïd.
Le 27 mars 2024, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire Chokri Belaïd. Voici les différentes peines encourues par les accusés :
Peine capitale pour :
Mohamed Amine Guesmi, conducteur du scooter Vespa utilisé lors de l’attentat commandité par Abou Iyadh.
Azedine Abdellaoui, ancien agent de sécurité radié, et Mohamed Laouadi, pour avoir assisté à une réunion au domicile d’Abou Iyadh, chef du groupe terroriste interdit Ansar Al-Charia, à Hammam Lif, où ils avaient donné leur aval à l’assassinat du secrétaire général et porte-parole du parti el Watad.
Mohamed Akkari, responsable du service de sécurité d’Ansar Al-Charia.
Réclusion à perpétuité pour :
Mohamed Ali Dammak, pour avoir loué le véhicule utilisé dans l’attaque.
Le médecin Abderraouf Talbi.
Les autres verdicts varient entre des peines d’emprisonnement allant jusqu’à un total de 120 ans, des condamnations exécutoires immédiates et, pour certains accusés, des acquittements. Par ailleurs, cinq accusés ont bénéficié d’un non-lieu. En effet, le tribunal a estimé qu’ils avaient déjà été jugés pour des faits similaires dans d’autres affaires.
Il convient de rappeler que la chambre a déjà achevé l’interrogatoire de tous les détenus impliqués dans l’assistanat de Chokri Belaïd à distance. Le verdict devrait être prononcé après la clôture des plaidoiries.
Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé son indignation face aux menaces et aux campagnes de haine dirigées contre les journalistes sportifs, notamment Moez Ben Gharbia, qui a été intimidé sur son lieu de travail par un groupe de supporters. Dans un communiqué, le SNJT a déploré la montée de la violence et […]
« La prospection des opportunités d’investissement dans les grands projets structurants en Tunisie et l’exploration des opportunités de coopération dans ces domaines » a été au centre d’une rencontre entre le Directeur Général de la FIPA, Jalel Tebib et une délégation chinoise de la société « Norinco », présidée par son Directeur Général Adjoint, Jia Yongzhi a fait savoir, mardi, l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur.
Les responsables chinois ont exprimé à l’occasion de cette visite effectuée le 19 mars courant au siège de FIPA-Tunisia, « la volonté de leur pays de soutenir un partenariat durable et de travailler avec la Tunisie dans les grands projets ».
Norinco est une société d’État sous contrôle direct du gouvernement de la République Populaire de Chine. Elle participe à la construction de divers projets d’envergure tels que les chemins de fer, les centrales thermiques et hydroélectriques, les projets de transmission et de transformation de l’énergie, les installations pétrolières et minérales.
Tebib a, de son côté, donné un aperçu sur le climat des affaires en Tunisie, le cadre législatif mis en place pour en encourager l’investissement et les opportunités offertes dans les secteurs prioritaires à forte valeur ajoutée. Il a, également, présenté des grands projets à réaliser en Tunisie dans le cadre du Partenariat Public-Privé.
La délégation a, également, eu des entretiens avec les hauts responsables de l’Instance Générale de Partenariat Public Privé.
Des accords visant la réalisation de 4 projets pour la production de l’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque, d’une capacité globale de 500 mégawatts, ont été signés lundi, à Tunis.
Il s’agit de projets qui seront réalisés dans les gouvernorats de Sidi Bouzid ( 300 mégawatts), Gafsa ( 100 mégawatts) et Gabès ( 100 mégawatts).
La signature de ces accords s’inscrit dans le cadre de la première étape de l’appel d’offres pour la réalisation des projets d’une capacité de 1700 mégawatts, à partir des énergies renouvelables dans le cadre des concessions.
S’agissant des projets ayant une capacité de 100 mégawatts, ils seront réalisés par les sociétés «Qair» dans la région d’El Ksar, au gouvernorat de Gafsa et la société “Scatec» , en partenariat avec les sociétés «Aeolus» à Mezzouna, au gouvernorat de Sidi Bouzid et celle “Voltalia», à Menzel Habib au gouvernorat de Gabès.
Un projet d’une capacité de 200 mégawatts sera réalisé par la société «Qair», dans la région de la région d’El Khobna, relevant de la délégation de Mezzouna dans le gouvernorat de Sidi Bouzid
Ces projets qui entreront en exploitation à partir de 2027, permettront de produire 1100 Gigawatt-heure (GWh), par an, soit l’équivalent de 5% de la production nationale d’électricité et d’économiser près de 250 mille tonnes en gaz naturel, d’une valeur de près de 125 millions de dollars annuellement.
Ils permettront également de réduire de 200 millions de dinars/an les coûts de production d’électricité.
Le ministère de l’Industrie, des mines et de l’énergie recevra demain, mardi 25 mars, des offres dans le cadre du premier tour du deuxième appel d’offres pour des projets éoliens d’une capacité d’environ 75 mégawatts chacun.
A rappeler, le ministère de l’Industrie a publié trois appels d’offres internationaux pour l’installation, sur la période 2024-2026, de 1700 mégawatts dont 800 mégawatts d’énergie solaire et 600 mégawatts d’énergie éolienne sur des sites proposés par des investisseurs et 300 mégawatts d’énergie solaire sur deux sites proposés par l’Etat, à Sidi Bouzid et Gabès.
La ministre de l’industrie, des mines et de l’énergie Fatma Thabet Chiboub a souligné dans son discours l’importance de ces projets qui contribueront à promouvoir l’investissement dans les énergies renouvelables dans différentes régions du pays, en plus d’améliorer l’infrastructure énergétique.
Une telle démarche renforcerait la stabilité sociale et économique et réaliserait une intégration effective de ces régions dans le processus de développement durable, a-t-elle noté. Elle a considéré que la réalisation de ces projets en partenariat actif entre toutes les parties intervenantes constitue un exemple réussi pour garantir la concrétisation des objectifs énergétiques nationaux, afin d’améliorer l’efficacité, de maîtriser la demande et de développer l’utilisation des énergies renouvelables, le raccordement électrique avec les pays voisins et le continent européen, ainsi que l’intégration des technologies modernes telles que le développement des réseaux intelligents, la mobilité électrique et le stockage d’énergie.
L’évènement s’est déroulé sous la supervision de Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, de Fatma Thabet Chiboub, ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de Walid Hadhili, ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières, et de Wael Chouchane, secrétaire d’État chargé de la transition énergétique
Deux adolescents, âgés de 16 et 17 ans, ont tragiquement perdu la vie ce matin, peu avant l’iftar, en se noyant dans un bassin de rétention d’eau destiné à l’irrigation agricole, situé dans la région de Bni Ayyach à Grombalia. Selon une source locale, une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de […]
Le gouvernorat de Gabès connait la réalisation d’une série de nouveaux projets majeurs, dont la construction d’un l’hôpital local, du siège de la brigade des frontières terrestres à la Nouvelle-Matmata, et la création d’un espace familial de divertissement à Métouia.
Le projet de construction de l’hôpital local à la Nouvelle Matmata, dont le coût avoisine les 17 millions de dinars, revêt une grande importance car il contribuera au développement des services de santé à la ville, et aura un impact positif sur les régions voisines, dont Matmata (l’ancienne), qui fait partie des zones touristiques importantes du sud.
De plus, au début de cette année, ont démarré les travaux de construction du siège de la brigade des frontières terrestres à Nouvelle Matmata pour un coût de 1,6 MD.
À Métouia, la construction d’un espace familial de divertissement est en cours, moyennant une enveloppe de près de 2,7 MD. L’avancement des travaux a atteint 85%, pour un projet qui sera opérationnel dans trois mois.
Les travaux de ces trois projets ont fait l’objet d’un suivi dans le cadre d’une visite de terrain effectuée, lundi 24 mars , par le gouverneur de Gabès, Radhouane Nsibi. Il avait insisté sur l’impératif d’accélérer le rythme des travaux et de respecter les délais contractuels pour la réalisation de ces projets.
Air Arabia Maroc erweitert nationales Streckennetz. Neu Verbindung zwischen Rabat und Essaouira ab April. Rabat – Die Fluggesellschaft Air Arabia Maroc hat angekündigt, ab dem 14. April 2025 eine neue direkte Flugverbindung zwischen Rabat und Essaouira einzurichten. Die Strecke wird zweimal wöchentlich bedient, jeweils montags und freitags. Die Flüge starten montags um 13:30 Uhr vom […]
L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) vient de lancer un appel à candidatures pour recruter une Start-up africaine chargée de développer un Chatbot innovant dédié à la détection et la prédiction des maladies des cultures en Afrique du Nord.
Les start-up spécialisées en IA et en solutions numériques pour l’agriculture doivent déposer leurs candidatures, auprès de l’OSS, au plus tard le 30 mars 2025.
D’après un communiqué, publié par l’Observatoire National de l’Agriculture (Onagri), ce projet vise à renforcer la résilience du secteur agricole grâce aux technologies intelligentes et aux solutions basées sur l’intelligence artificielle.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du GMES Afrique du Nord, qui se veut un consortium mis en place par l’OSS avec le soutien des principales institutions et partenaires nationaux et régionaux en charge du développement et de la valorisation des produits, dans le cadre du projet «Observation de la Terre en appui à la gestion durable des ressources en terre et en eau dans la région d’Afrique du Nord ».
Ce dernier a pour objectif d’appuyer la prise de décision dans le domaine de la gestion durable de l’eau et des ressources naturelles par la mise à disposition de produits et services élaborés à partir des données et des techniques d’Observation de la Terre.
A noter qu’un chatbot, aussi nommé dialogueur, ou agent conversationnel, est un agent logiciel conçu pour interagir avec des utilisateurs par des échanges textuels ou vocaux.
L’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) organise la participation tunisienne au Salon International des Fruits et Légumes « Macfrut2025», qui aura lieu du 6 au 8 mai 2025, à Rimini, en Italie
Il s’agit d’un rendez-vous pour les professionnels du secteur agricole et agroalimentaire, notamment parmi ceux exerçant dans les filières de la production, la logistique, l’emballage, les technologies agricoles et l’exportation.
Les professionnels intéressés par l’exposition au pavillon tunisien, dans le cadre dudit salon, peuvent confirmer leur participation, au plus tard le 28 mars 2025.