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Les trois raisons de la baisse des ressources halieutiques tunisiennes

26. September 2026 um 11:35

Les ressources halieutiques de la Tunisie sont en baisse constante, et ce pour trois raisons principales, résumée par Salah Charfeddine, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche à Mahdia, lors de son intervention ce samedi 26 septembre 2026, sur Diwan FM.

La première raison réside dans la prolifération de la pêche au chalut (technique de pêche qui consiste à tracter un grand filet en forme de cône à l’aide d’un ou plusieurs navires  ), une pratique qui, selon lui, n’a pas été combattue par les autorités compétentes, a expliqué Charfeddine.

La deuxième raison tient aux mauvaises conditions météorologiques et aux coupures d’électricité, facteurs ayant entraîné une réduction du nombre de jours de travail, sachant qu’auparavant, la durée d’activité atteignait 180 jours, alors qu’elle ne dépasse pas actuellement les 100 jours.

La troisième raison est la hausse des prix du carburant ainsi que l’augmentation de 100 % du coût du matériel de pêche.

Ces facteurs, conjugués à l’absence de soutien, ont pesé sur l’activité des marins-pêcheurs.

Rappelons que la production du secteur de la pêche en Tunisie tourne autour de 150 000 tonnes par an, pour une valeur globale dépassant les 1,5 milliard de dinars.

Cependant, la production de la pêche et de l’aquaculture a connu une évolution contrastée entre 2010 et 2026, marquée par la stagnation de la pêche traditionnelle en mer et la forte progression de l’aquaculture.

Pour compenser la baisse potentielle des ressources sauvages, l’aquaculture s’impose comme le nouveau moteur du secteur. La production aquacole est passée d’environ 11 700 tonnes au milieu des années 2010 à plus de 23 000 tonnes en 2024, avec un objectif étatique fixé à 35 000 tonnes d’ici 2030.

Elle représente aujourd’hui 17% de la production totale.  

I. B.

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Les produits de la pêche enregistrent un excédent commercial de 92,6 MDT

24. September 2026 um 22:18

La balance commerciale des produits de la pêche a enregistré un excédent de l’ordre de 92,6 millions de dinars (MDT) à fin juillet 2026, ce qui assure un taux de couverture à hauteur de 125%, selon les données, publiées, jeudi, par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

Les exportations de produits de la pêche ont atteint, durant les sept premiers mois de l’année 2026, 18,4 mille tonnes, drainant des recettes estimées à 422,3 MDT (en légère baisse de 4,8% par rapport à la même période de 2025).

Les poissons constituent la principale catégorie exportée, avec 9,9 mille tonnes (53,9% des volumes), suivis par les conserves et semi-conserves (22,4%) et les crustacés (19,9%), alors que les mollusques représentent, pour leur part, 3,6% des quantités exportées.

Le prix moyen à l’exportation a régressé de 4,6%, passant de 24,1 dinas/kg, à fin juillet 2025, à 23 dinars/kg, en juillet 2026.

Les produits de la pêche tunisiens sont exportés vers 38 destinations. L’Italie arrive en tête puisqu’elle accapare 34% de nos exportations, suivie par l’Espagne (12%), la Libye (11%), et l’Algérie et Malte (9%).

S’agissant des importations, elles ont progressé aussi bien en quantités (+2,8% à 47,2 mille tonnes), qu’en valeur (+4,4% à 329,7 MDT), à fin juillet 2026, en comparaison avec la même période de 2025.

Le prix moyen à l’importation a augmenté de 1,4%, pour atteindre 6,97 dinars/kg, contre 6,88 dinars/kg, une année auparavant.

Les produits importés sont principalement destinés à l’industrie (80%), tandis que 16% servent à l’approvisionnement du marché et 4% à l’engraissement.

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Investissement agricole : une valeur ajoutée de près de 4,8 milliards de dinars 

21. September 2026 um 11:23

L’investissement agricole a confirmé sa vitalité sur les huit premiers mois de l’année 2026. Le secteur a généré une valeur ajoutée de 4 783 MDT au premier semestre 2026. Et il reste l’un des moteurs de croissance qui affichent une bonne santé ces dernières années.

 

Les intentions d’investissement des huit premiers mois de l’année sont bonnes et montrent que le contexte macroéconomique compliqué n’a pas altéré le potentiel du secteur agricole.

 

Chiffres clés

Sur la période allant de janvier à août 2026, 4 120 opérations d’investissement ont été déclarées, totalisant une enveloppe de 807,5 MDT. 82 % de des opérations, représentant 88 % des investissements, ont été réalisées à distance. Par activité, celles agricoles ont largement dominé avec 520,5 MDT, soit 64 % des intentions d’investissement. Elles ont devancé les services liés à l’agriculture (144,2 MDT, soit 18 % du total), la pêche (80,9 MDT, soit 10 %), l’aquaculture (45,3 MDT, soit 6 %) et la première transformation (16,7 MDT, soit 2 %).

Géographiquement, la répartition des flux met en avant le District 3 en tête avec 215,5 MDT (27 % du volume), talonné de très près par le District 1 (213,3 MDT, soit 26 %) et le District 4 (149,6 MDT, soit 19 %).

 

1 569 emplois potentiels

Du côté des comités d’octroi des avantages, 1 643 opérations d’investissement ont reçu un avis favorable pour une valeur de 267,9 MDT assortie de 69,9 MDT de subventions.

En y intégrant les structures d’investissement des Commissariats Régionaux au Développement agricole (CRDA), qui ont validé 2 453 opérations pour 23,9 MDT, le volume global des investissements approuvés atteint 291,8 MDT répartis sur 4 096 projets. Ces initiatives permettront de générer 1 569 emplois permanents.

L’analyse par branches révèle des dynamiques très variées par rapport à l’exercice précédent. Le secteur de la pêche s’envole avec un bond de 120 % à 28,6 MDT, suivi par le secteur agricole qui a progressé de 29 % à 159,6 MDT et la première transformation qui a affiché une hausse de +21 % à 2,3 MDT. En revanche, les services liés à l’agriculture et à la pêche maritime ont reculé de 19 % à 53,8 MDT, tout comme l’aquaculture qui a enregistré un repli de 60 % à 23,5 MDT.

 

Diversification des promoteurs

L’inclusion de nouveaux profils d’investisseurs continue de structurer le paysage. Les jeunes promoteurs s’imposent comme un pôle dynamique avec 228 projets pour une enveloppe de 25,5 MDT. Les femmes promotrices ont lancé, quant à elles, 120 projets pour un total de 12,3 MDT. Tandis que les Tunisiens résidant à l’étranger ont investi 1,9 MDT à travers 17 opérations.

En matière de dépenses, la priorité est clairement accordée au renforcement de l’outil de production. Les équipements se sont appropriés la première place avec 175,5 MDT, suivis des bâtiments (22,8 MDT) et du matériel roulant (20 MDT).

Les subventions publiques accordées ont totalisé 69,6 MDT, affichant une progression de 9 % en rythme annuel. Les investisseurs ont apporté 110,3 MDT, encouragés par les avantages fiscaux. Le recours au crédit bancaire a permis de mobiliser 87,9 MDT.

Reste enfin à préciser que ce sont des intentions d’investissements, pas des réalisations. Heureusement, la concrétisation de ces projets est largement plus simplement que ceux du secteur industriel.

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