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L’Institut de Traduction de Tunis célèbre ses 20 ans

03. September 2026 um 11:34

À l’occasion du 20e anniversaire de sa création et de la Journée mondiale de la traduction, célébrée chaque année le 30 septembre, l’Institut de Traduction de Tunis organise une conférence internationale intitulée « Esthétique et éthique de la traduction dans le contexte du dialogue interculturel ». La rencontre se tiendra les 30 septembre et 1er […]

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Food Temple célèbre la cuisine marocaine à Paris

03. September 2026 um 10:59
Du 18 au 20 septembre, le Carreau du Temple, dans le 3ᵉ arrondissement de Paris, célèbre les 10 ans de Food Temple avec trois jours aux couleurs du Maroc. Au programme : saveurs, musique et rencontres pour explorer un Royaume…

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Le festival de l’audio-visuel arabe entre Tunis et Hammamet

03. September 2026 um 10:39

La 26e édition du Festival arabe de la radio et de la télévision, organisé par l’Arab States Broadcasting Union (Asbu) en collaboration avec le ministère des Affaires culturelles, se tiendra du 21 au 24 septembre 2026 entre Carthage, Hammamet et Tunis, sous le thème «Rythme de l’image et écho de l’avenir».

La cérémonie d’ouverture est prévue à l’amphithéâtre de Carthage, avec la participation du chanteur syrien Nassif Zeytoun et de l’artiste irakienne Rahma Riad, ainsi que des hommages rendus à des personnalités du monde de la télévision, de la radio, du cinéma et des médias arabes. Les activités se poursuivront à Yasmine Hammamet, où seront installés le salon des technologies et des équipements audiovisuels ainsi que le marché des programmes, destiné à favoriser les rencontres entre producteurs et professionnels du secteur.

Parmi les thèmes au cœur des débats figurent le développement des podcasts et leur capacité d’influence, la transformation du public — passant de simple destinataire à acteur de la production de contenus — et le «tourisme médiatique», abordant le rôle des médias dans la promotion des destinations.

Selon les organisateurs, la convention professionnelle associée au festival réunit plus de 80 exposants et attire environ un millier de visiteurs et de professionnels internationaux.

La manifestation s’achèvera au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture de Tunis, avec la remise des prix aux productions lauréates des concours radio, télévision et nouveaux médias, ainsi que la présentation en avant-première de l’œuvre musicale ‘‘Safir Ilayka wa ghanni’’ du compositeur tunisien Karim Thlibi.

L’édition 2026 avait été initialement programmée pour le mois de juin, avant d’être reportée à septembre par l’Asbu en raison de la situation dans le monde arabe, notamment au Moyen-Orient et dans le Golfe, suite au déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

I. B.

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« Le 13e Round » de Mohamed Ali Nahdi décroche deux prix au Maroc

03. September 2026 um 09:48

Le cinéma tunisien s’est une nouvelle fois distingué au Maroc. Le film « Le 13e Round », réalisé par Mohamed Ali Nahdi, a remporté deux récompenses lors de la 11e édition du Festival du cinéma de Saïdia, organisée du 26 au 30 août 2026. Le long métrage a obtenu le Prix spécial du jury, tandis qu’Afef Ben Mahmoud a reçu le Prix de la meilleure interprétation féminine, ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi.

Deux nouvelles récompenses pour le cinéma tunisien

« Le 13e Round » poursuit son parcours dans les festivals internationaux avec une double distinction obtenue au Festival du cinéma de Saïdia, au Maroc.

Le film de Mohamed Ali Nahdi a décroché le Prix spécial du jury. De son côté, l’actrice tunisienne Afef Ben Mahmoud a été récompensée pour sa prestation en remportant le Prix de la meilleure interprétation féminine.

Cette distinction a été attribuée ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi, récompensée pour son rôle dans le film « Amour à Dakhla » de Khaled Ibrahimi.

L’histoire d’un ancien champion de boxe

« Le 13e Round » raconte l’histoire de Kamel, un ancien champion de boxe qui a choisi de s’éloigner du monde de la célébrité pour mener une vie paisible avec son épouse Soumaya et leur fils Sabri.

Mais l’équilibre de la famille est bouleversé lorsque leur enfant tombe gravement malade.

Le film met ainsi en scène le combat intime d’un homme confronté à la peur, à la douleur et à l’épreuve de la maladie, bien loin des combats qu’il menait autrefois sur un ring.

Un parcours international déjà récompensé

Ces deux nouveaux prix viennent enrichir le parcours international du long métrage, déjà distingué dans plusieurs rendez-vous cinématographiques.

L’acteur Helmi Dridi avait notamment reçu des prix de la meilleure interprétation masculine dans des festivals à Annaba et à Dakhla.

Afef Ben Mahmoud avait également été distinguée au Festival international du film du Caire, tandis que le jeune acteur Hedi Ben Jebouria avait remporté une récompense au Festival du film arabe de Rotterdam.

Pour « Le 13e Round », cette double consécration à Saïdia confirme ainsi un parcours international qui se poursuit pour le film tunisien.

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Mostra de Venise : le cinéma tunisien présent avec « The H@llow Man » de Kamel Laaridhi

03. September 2026 um 09:37

Le cinéma tunisien sera présent à la 83e Mostra de Venise avec « The H@llow Man », premier long métrage du réalisateur Kamel Laaridhi, sélectionné en compétition à la Semaine internationale de la critique. Le film propose une plongée dans une Tunisie dystopique de 2059, où une technologie contrôle la mémoire et supprime les émotions. Cette présence intervient alors que la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania siège parallèlement au sein du jury de la compétition officielle du prestigieux festival.

Une Tunisie dystopique en 2059

Réalisé par Kamel Laaridhi, « The H@llow Man » se déroule dans une Tunisie futuriste, en 2059.

Dans cet univers, un biochip régule la mémoire et supprime les émotions. Taha, le personnage principal, vit dans cette société où l’hypnothérapie est interdite, mais consulte secrètement un hypnothérapeute.

Le protagoniste est présenté comme un « forgeron des émotions », utilisant la poésie pour créer chez les autres des sentiments qu’ils ne sont plus capables de ressentir.

Un premier long métrage en compétition

D’une durée de 79 minutes, le film figure parmi les œuvres sélectionnées en compétition à la 41e Semaine internationale de la critique de Venise.

Kamel Laaridhi signe ainsi son premier long métrage dans cette section indépendante et parallèle de la Mostra, consacrée notamment à la découverte de nouvelles voix du cinéma international.

Le casting réunit notamment Mohammed Hassine Grayaa, Nesrine Bani, Riadh Hamdi, Kamel Dridi et Sadok Aidani.

Plusieurs projections prévues à Venise

La première projection du film est programmée le 8 septembre, à destination de la presse et des professionnels.

Deux autres séances sont prévues pour le public et les accrédités : le 9 septembre à 14 heures à la Sala Perla et le 10 septembre à 19h30 à la Sala Corinto.

Kaouther Ben Hania également présente à la Mostra

La Tunisie sera également représentée à un autre niveau du festival.

La réalisatrice et scénariste tunisienne Kaouther Ben Hania fait partie du jury international de la compétition officielle de la 83e Mostra de Venise, présidé par l’Américaine Maggie Gyllenhaal.

La présence simultanée d’un film tunisien dans la compétition de la Semaine de la critique et d’une réalisatrice tunisienne au sein du jury de la compétition officielle donne ainsi une visibilité particulière au cinéma tunisien lors de cette édition 2026.

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Tribune | Youssef Chahine, cent ans après : et si la liberté se chantait encore ?

03. September 2026 um 09:11
Cent ans après sa naissance, que reste-t-il du souffle révolutionnaire de Youssef Chahine ? Beaucoup plus qu’un héritage cinématographique. À l’heure où l’on célèbre le centenaire de ce géant du cinéma mondial, son œuvre continue de résonner avec une actualité…

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« 13e round » au Festival de Saïdia : Un beau parcours se poursuit

02. September 2026 um 19:30

Deux nouvelles récompenses qui viennent enrichir le parcours d’un film déjà remarqué dans plusieurs rendez-vous cinématographiques internationaux. La Presse — Le cinéma tunisien continue de s’illustrer dans les festivals internationaux. « 13e Round », le film de Mohamed Ali Nahdi, vient de décrocher deux nouvelles distinctions au Festival de Saïdia, au Maroc : le Prix […]

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Maison de la Culture Taïeb M’hiri : La critique à l’épreuve de la critique

02. September 2026 um 18:00

Loin de la réduire à un commentaire de texte, la critique est un genre littéraire à part entière, capable de ciseler le sens, de déconstruire l’œuvre et d’enrichir l’arsenal créatif de l’artiste, tout en tissant un lien vivant entre le créateur et son public. La Maison de la Culture Taïeb M’hiri a accueilli samedi dernier […]

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Exposition rétrospective au Palais Kheireddine : Hommage au peintre Hédi Kahia

02. September 2026 um 15:11

Le Palais Kheireddine, niché au cœur de la Médina de Tunis, accueille du 5 au 30 septembre 2026 une exposition rétrospective majeure consacrée au peintre plasticien tunisien Hédi Kahia (1932-2013). Cet événement vise à honorer la mémoire et l’héritage de celui que l’on surnommait affectueusement « le peintre de la Médina ». Né à La […]

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Eaux usées traitées : la Tunisie peut-elle en faire une véritable ressource agricole ?

02. September 2026 um 12:02

Face à la raréfaction de l’eau, la Tunisie veut transformer ses eaux usées traitées en nouvelle ressource stratégique. À l’horizon 2050, 120 projets doivent permettre d’en valoriser jusqu’à 450 millions de m³, notamment pour irriguer quelque 56000 hectares. Cependant, alors que le pays produit déjà près de 300 millions de m³ d’eaux usées traitées chaque année, leur réutilisation agricole reste encore limitée. Qualité et niveau du traitement notamment tertiaire, réseaux de transfert, coûts, acceptabilité par les agriculteurs, renforcement des dispositifs de suivi et sécurité sanitaire : le véritable défi n’est plus seulement de traiter l’eau, mais de réussir à la valoriser à grande échelle.

 

Eaux usées : le défi de la réutilisation

Dans un pays confronté à un stress hydrique chronique, où les sécheresses exercent une pression croissante sur les barrages, les nappes phréatiques et les périmètres irrigués, une question se pose : pourquoi la Tunisie utilise-t-elle encore si peu les eaux usées qu’elle traite chaque année, alors que ses besoins en eau ne cessent d’augmenter ?

En effet, chaque année, la Tunisie produit environ 300 millions de m³ d’eaux usées traitées. Pourtant, seule une part limitée de cette ressource est effectivement réutilisée, notamment dans l’agriculture. Les estimations disponibles font état d’un taux d’utilisation encore faible, variable selon les périmètres et les méthodes de calcul retenues.

Ce décalage entre la ressource disponible et son utilisation apparaît d’autant plus important au regard des ambitions affichées à l’horizon 2050. Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche prévoit ainsi la mise en œuvre de 120 projets visant à valoriser jusqu’à 450 millions de m³ d’eaux usées traitées. L’objectif est notamment de mobiliser cette ressource pour l’irrigation de 56 000 hectares, dont 30 000 hectares de nouvelles superficies, pour un volume estimé à 230 millions de m³.

La stratégie ne se limite toutefois pas à l’agriculture. Elle prévoit également des projets de recharge des nappes, de lutte contre l’intrusion marine, d’arrosage des espaces verts et des terrains de golf, ainsi que des usages industriels et l’alimentation de certaines zones humides.

Dans ce contexte, la véritable question est désormais celle du passage à une valorisation régulière et à grande échelle de cette ressource.

A terme, le défi pour la Tunisie, sera donc de transformer les eaux usées traitées, encore largement sous-exploitées, en un véritable levier de sécurité hydrique et de résilience face au changement climatique.

 

Paradoxe des 7819 hectares

Les données disponibles en 2025-2026 montrent que la Tunisie dispose déjà d’une expérience significative dans la réutilisation des eaux usées traitées pour l’agriculture. En effet, environ 7819 hectares ont été aménagés à cet effet (terres préparées et équipées pour pouvoir être irriguées), répartis sur 36 périmètres dans 17 gouvernorats.

Toutefois, malgré ces efforts d’aménagement, les superficies réellement exploitées restent nettement inférieures. Ainsi, selon les données présentées par les autorités en juillet 2026, seuls 2778 hectares étaient effectivement irrigués par des eaux usées traitées, soit environ 36 % des superficies aménagées.

Cet écart est révélateur : le principal problème ne réside pas uniquement dans le manque d’infrastructures. En réalité, la Tunisie dispose déjà de terres aménagées, de réseaux d’irrigation et de stations produisant de l’eau traitée. Le défi consiste désormais à faire fonctionner l’ensemble de cette chaîne de manière régulière et fiable.

Par ailleurs, pour l’agriculteur, disposer d’une eau traitée ne suffit pas. Il est également nécessaire qu’il puisse compter sur une qualité constante, une disponibilité régulière et un coût maîtrisé. C’est cette fiabilité, plus que la seule production d’eau traitée, qui conditionnera le développement de sa réutilisation agricole.

 

Un défi ne se résume pas à la quantité

Les ambitions gouvernementales reposent sur la disponibilité d’une ressource importante. Toutefois, les volumes disponibles ne suffisent pas à eux seuls à garantir leur réutilisation.

En effet, une eau usée traitée peut être adaptée à certains usages et ne pas l’être à d’autres. Sa qualité dépend de plusieurs facteurs : le niveau de traitement appliqué, l’origine des effluents, les performances de la station d’épuration, la maintenance des équipements, mais aussi les conditions de transport et de stockage après la sortie de la station.

C’est précisément sur cet aspect que les données scientifiques récentes appellent à la vigilance.

Une étude publiée en 2026 sur la réutilisation agricole à Oued Souhil, dans le gouvernorat de Nabeul, a notamment mis en évidence une forte variabilité de la qualité de l’eau au cours de la chaîne de réutilisation. Les chercheurs ont relevé des dépassements de plusieurs paramètres physico-chimiques par rapport aux références retenues, ainsi que la présence d’indicateurs parasitaires.

Pour autant, ces résultats ne permettent évidemment pas de généraliser à l’ensemble des eaux usées traitées en Tunisie, ni de conclure que leur réutilisation présente systématiquement un risque. Ils soulignent en revanche un point essentiel : le traitement d’une eau usée ne constitue pas, à lui seul, une garantie permanente de sa qualité.

La sécurité de la réutilisation dépend donc d’un suivi continu, depuis le traitement jusqu’à l’usage final, avec des contrôles adaptés à l’origine de l’eau, à son niveau de traitement et à la destination prévue. Dans le cas de l’agriculture, cette exigence revêt une importance particulière, car la qualité de l’eau d’irrigation peut avoir des conséquences sur les sols, les cultures et, à terme, sur la sécurité sanitaire des produits agricoles.

 

Risques qui concernent aussi les sols

Le risque ne concerne pas uniquement le consommateur et sa sécurité sanitaire. En effet, une irrigation répétée avec une eau présentant une salinité élevée ou une composition chimique défavorable peut également affecter progressivement la qualité des sols.

Cet enjeu est particulièrement important dans les régions tunisiennes déjà soumises à une forte pression sur les ressources en eau souterraine. Ainsi, une eau réutilisée peut contribuer à réduire les prélèvements d’eau douce à court terme, mais une mauvaise gestion pourrait, à plus long terme, dégrader le capital agricole.

La réutilisation doit donc être accompagnée d’un suivi de la qualité des sols, du drainage et des eaux souterraines. En ce sens, économiser l’eau aujourd’hui ne doit pas conduire à compromettre la fertilité des terres demain.

 

Recharge des nappes : la prudence s’impose

Le programme gouvernemental prévoit également des projets de recharge des nappes phréatiques ainsi que des barrières hydrauliques destinées à limiter l’intrusion marine.

Dans ce contexte, la recharge artificielle peut contribuer à restaurer certaines ressources souterraines et à limiter leur dégradation. Cependant, elle exige un niveau de précaution particulièrement élevé.

En effet, une nappe n’est pas un réservoir dans lequel on peut introduire n’importe quelle eau. La recharge avec des eaux traitées nécessite ainsi un contrôle rigoureux de la qualité de l’eau, des volumes injectés ou infiltrés, des conditions hydrogéologiques du site et de l’évolution de la nappe.

La logique doit donc être claire : nous ne rechargeons pas une nappe parce qu’il faut trouver un débouché à l’eau traitée, nous la rechargeons lorsque la qualité de l’eau, les caractéristiques du site et le bénéfice attendu le permettent.

 

Agriculteurs : le problème est-il vraiment le refus ?

L’un des clichés les plus persistants consiste à expliquer la faible utilisation des eaux usées traitées par le seul refus des agriculteurs des eaux usées traitées parce qu’elles proviennent des réseaux d’assainissement. Toutefois, la réalité est plus nuancée.

En effet, des études menées en Tunisie montrent une acceptabilité relativement élevée de la réutilisation, notamment lorsque les agriculteurs la considèrent comme un moyen de faire face à la rareté de l’eau. A titre d’exemple, dans le périmètre de Cebala, une étude a notamment montré que 80 % des agriculteurs interrogés se déclaraient disposés à payer davantage pour une eau traitée de meilleure qualité.

Ce résultat est particulièrement révélateur : le problème ne tient pas nécessairement à l’origine de l’eau, mais à la confiance dans sa qualité, sa régularité et ses effets sur l’exploitation.

Ainsi, un agriculteur peut accepter l’utilisation d’une eau usée traitée quand il connaît sa composition, quand il peut compter sur une disponibilité régulière, quand elle ne présente pas de risque de dégradation pour son sol et qu’elle lui permet de maintenir une production dans des conditions économiquement acceptables. À l’inverse, une eau dont la qualité est variable ou imprévisible peut être rejetée, même lorsqu’elle est théoriquement disponible.

Les 2778 hectares effectivement exploités constituent un indicateur particulièrement révélateur. Dans cette perspective, ce chiffre montre que la réticence des agriculteurs ne saurait être attribuée uniquement à des facteurs culturels, mais qu’elle doit également être mise en relation avec des considérations techniques, économiques et environnementales.

Si des milliers d’hectares aménagés ne sont pas exploités, il faut examiner l’ensemble du système : qualité de l’eau, régularité de l’approvisionnement, état des réseaux, coûts, accompagnement technique, cultures autorisées, risques perçus, débouchés commerciaux  et confiance envers les institutions.

Le problème est donc moins celui d’un refus de principe que celui d’un équilibre entre coût, risque, fiabilité et bénéfice économique.

 

Du traitement à l’irrigation : sécuriser toute la chaîne

La réutilisation des eaux usées traitées dépend directement de la performance des stations d’épuration. Dans cette perspective, un programme soutenu par la Banque africaine de développement (BAD) prévoit notamment la réhabilitation de 19 stations d’épuration dans 11 gouvernorats en Tunisie, avec l’amélioration des procédés de traitement et l’installation de traitements tertiaires dans plusieurs stations.

L’objectif est ainsi d’améliorer la qualité des eaux traitées et leur aptitude à certains usages. A cet égard, cette évolution montre que la politique de réutilisation ne peut pas être dissociée de la politique d’assainissement.

En effet, si les stations produisent une eau de qualité instable, il sera impossible de demander aux agriculteurs d’en faire une ressource fiable. Le contrôle ne doit pas donc s’arrêter à la sortie de la station. Au contraire, la sécurité doit être suivie tout au long de la chaîne : traitement, stockage, transport, distribution, irrigation et production agricole.

Cette approche se retrouve également dans le travail engagé avec la FAO. En 2025, l’organisation et les autorités tunisiennes ont travaillé sur des plans de sécurité sanitaire destinés à encadrer la réutilisation agricole des eaux traitées, notamment à travers un site pilote à Zaouiet Sousse.

Cette démarche traduit ainsi une évolution importante : la sécurité sanitaire est désormais envisagée comme une responsabilité couvrant l’ensemble du parcours de l’eau, et non comme une simple vérification à la sortie de la station. La logique est simple : une eau conforme à la sortie de la station doit le rester, autant que possible, jusqu’à son utilisation finale.

La sécurité sanitaire doit donc être pensée comme un système.

 

Vers une classification des eaux selon les usages ?

Le ministère prépare un nouveau projet de décret visant à faire évoluer le cadre de la réutilisation des eaux usées traitées. Présenté en juillet 2026, ce projet prévoit notamment de classer la qualité de l’eau en fonction des usages auxquels elle est destinée et de définir les mesures de sécurité nécessaires. Cette évolution répond à la nécessité de mieux tenir compte de l’usage prévu et de la sensibilité du milieu récepteur, en adaptant le niveau de traitement et les dispositifs de contrôle aux caractéristiques de chaque situation.

Dans cette perspective, cette logique est importante : toutes les eaux traitées ne doivent pas nécessairement répondre aux mêmes exigences. En effet, une eau destinée à certains usages agricoles ne présente pas les mêmes contraintes qu’une eau destinée à la recharge d’une nappe ou à certains usages industriels.

L’enjeu est donc de construire une chaîne cohérente et de faire correspondre la qualité de l’eau au niveau de traitement requis, à l’usage auquel elle est destinée et au contrôle nécessaire permettant d’en garantir la sécurité.

Cette approche pourrait contribuer à passer d’une réutilisation ponctuelle à une véritable politique nationale de réutilisation.

 

 

Coût de l’eau, un enjeu central

Derrière les volumes annoncés se pose une question essentielle : combien coûtera réellement le mètre cube réutilisé ?

En effet, l’eau traitée n’est pas une ressource gratuite. Il faut la collecter, l’épurer, contrôler sa qualité, éventuellement renforcer le traitement, puis la stocker, la transporter et la pomper jusqu’aux zones agricoles.

Le ministère envisage notamment des projets de transfert depuis les principaux pôles de production du Grand Tunis, de Sousse, de Monastir et de Sfax vers les zones de demande. Ces infrastructures pourraient permettre de valoriser environ 150 millions de m³. Cependant, plus les distances augmentent, plus les coûts d’investissement, d’énergie, de pompage et de maintenance deviennent déterminants.

L’enjeu dépasse ainsi la seule faisabilité technique du transfert de l’eau : il concerne également le coût de sa mise à disposition pour l’agriculteur et surtout, la capacité de ce coût à rester compatible avec la rentabilité des cultures.

Autrement dit, une eau peut être techniquement disponible sans être nécessairement économiquement accessible. La réussite de la réutilisation dépend donc aussi de sa viabilité économique pour l’ensemble des acteurs concernés.

 

450 millions de m³ : quel indicateur de réussite ?

Le chiffre de 450 millions de m³ reste aujourd’hui le cœur du programme détaillé du ministère. Toutefois, les ambitions nationales semblent désormais évoluer. Des publications de juillet et août 2026 évoquent une valorisation pouvant dépasser 80 % du volume des eaux usées traitées à l’horizon 2050.

Le succès de la stratégie Eau 2050 ne devrait donc pas être mesuré uniquement au volume d’eaux usées traitées réutilisé.

Il conviendra également de suivre plusieurs indicateurs essentiels : la part réellement réutilisée, les superficies effectivement irriguées, la régularité de la qualité de l’eau, l’évolution de la salinité des sols, l’état des nappes, le coût réel du mètre cube livré, les incidents sanitaires ou environnementaux et le niveau de satisfaction des agriculteurs. Parmi ces indicateurs, l’un apparaît toutefois particulièrement déterminant : la quantité d’eau douce réellement économisée grâce à la réutilisation.

C’est elle qui permettra de déterminer si les eaux usées traitées constituent réellement une nouvelle ressource pour la Tunisie ou si elles ne font que créer un nouveau circuit hydraulique, parfois coûteux, sans réduction significative de la pression sur les ressources conventionnelles.

 

Véritable pari tunisien

La Tunisie ne manque pas seulement d’eau. Elle doit surtout réussir à transformer les ressources disponibles en ressources réellement utilisables, sûres et économiquement viables. Les eaux usées traitées en sont l’un des meilleurs exemples.

Le pays dispose déjà de stations d’épuration, de périmètres aménagés, d’une expérience ancienne en matière de réutilisation et d’un cadre réglementaire. Il bénéficie également de financements internationaux et de projets d’investissement visant à moderniser les stations d’épuration et à accroître les volumes d’eaux usées traitées et réutilisées. Pourtant, malgré ces acquis, l’écart entre les infrastructures disponibles et leur utilisation effective reste important.

Le défi des 450 millions de m³ annoncés pour 2050 ne consiste donc pas simplement à produire davantage d’eau traitée. Il s’agit avant tout d’en garantir la qualité et la continuité, de maîtriser les coûts, de protéger les sols et les nappes, mais aussi de rassurer les agriculteurs et de convaincre les consommateurs.

 

Dans cette perspective, la Tunisie devra ainsi éviter deux écueils : considérer les eaux usées traitées comme une solution miracle ou, à l’inverse, les rejeter par principe. L’enjeu n’est donc pas seulement de réutiliser davantage, mais surtout de réutiliser mieux.

Pour y parvenir, il conviendra de privilégier, dans un premier temps, les usages pour lesquels les risques sont maîtrisables, de renforcer les traitements lorsque cela est nécessaire, de surveiller les sols et les nappes, d’améliorer les réseaux de transfert et d’offrir aux agriculteurs des garanties suffisamment solides pour leur permettre de prendre des décisions économiques rationnelles.

L’objectif ne devrait donc pas être de maximiser à tout prix les volumes d’eaux usées traitées réutilisés. Il devrait plutôt consister à construire une véritable économie circulaire de l’eau, dans laquelle chaque mètre cube réutilisé génère un bénéfice mesurable, sans déplacer les risques vers les sols, les nappes ou la santé publique.

 

Malek Chouchi

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HAÏFA MELLITI : UNE IMMERSION ARTISTIQUE AU CŒUR DE DAR YA

02. September 2026 um 10:04

Du 27 mars au 3 avril 2027, l’artiste franco-tunisienne Haïfa Melliti ouvrira les portes de son univers à l’occasion d’une immersion artistique singulière organisée au cœur de la médina de Tunis, dans l’atmosphère authentique de Dar Ya, une demeure chargée d’histoire et d’âme. Durant cette parenthèse hors du temps, ses Déesses quitteront pour la première […]

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Tan-Tan, cinq jours au cœur du patrimoine saharien

02. September 2026 um 10:31
Du 3 au 7 octobre, une nouvelle édition du Moussem de Tan-Tan fera vivre les traditions saharo-hassanies à travers la musique, la Tbourida, les parades de dromadaires et les rencontres culturelles. Avec les Émirats arabes unis comme invités, le rendez-vous…

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Clôture de la 39e éditon du FIFAK : Mémoire, transmission et nouveaux défis

01. September 2026 um 21:00

Le rideau est tombé ce week-end sur la 39e édition du Festival international du film amateur de Kélibia (Fifak), rendez-vous incontournable du cinéma amateur organisé chaque année par la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (Ftca). Du 23 au 29 août, la petite ville côtière du Cap Bon a vibré au rythme des projections, des ateliers […]

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Le film « 13ème Round » rafle deux nouveaux prix au Festival de Saïdia au Maroc

01. September 2026 um 20:42

Le parcours international de « 13ème Round » se poursuit sous les meilleurs auspices, notamment au Maroc, où il vient de décrocher deux nouveaux prix au Festival de Saïdia.

C’est ce qu’a annoncé le réalisateur Mohamed Ali Nahdi, en précisant que son long-métrage vient de décrocher le Prix d’interprétation féminine, attribué à la talentueuse actrice Afef Ben Mahmoud, ainsi que le Prix spécial du festival.

En seulement deux participations au Maroc, « 13ème Round » cumule désormais trois distinctions, avec un Prix d’interprétation masculine précédemment décroché au Festival de Dakhla, sachant qu’une troisième participation à un festival au Maroc est déjà prévue au mois de novembre, précise le réalisateur.

Exprimant sa profonde gratitude, Mohamed Ali Nahdi a tenu à saluer le travail de toute l’équipe artistique et technique, avant de conclure en dédiant l’ensemble de ces distinctions à « tous les anges partis beaucoup trop tôt ».

Y. N.

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Les Rencontres du Film Documentaire de Redeyef — Après neuf ans d’absence : On rallume les projecteurs

01. September 2026 um 20:15

Après neuf ans d’absence, les Rencontres du film documentaire de Redeyef (Rfdr) reviennent, du 7 au 11 septembre 2026, pour une 5e édition organisée par l’association Nomad08, avec le soutien d’Amavi, Tacir et Afac. La Presse — Comme le précisent les organisateurs, les Rfdr entendent faire du cinéma documentaire un espace de découverte, de réflexion […]

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Un excédent commercial de 66,7 MD pour les produits de la pêche

Von: farhat
01. September 2026 um 19:22

La balance commerciale des produits de la pêche a réalisé un excédent de 66,7 millions de dinars (MD) à fin juin 2026, selon des données de l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), publiées mardi.
D’après la même source, le taux de couverture des importations par les exportations s’élève ainsi à 125%.
Les exportations des produits de la pêche se sont établies à 14 mille tonnes d’une valeur de 329 MD au cours du premier semestre de 2026, soit une hausse de 2,9% en quantité et de 1,9% en valeur par rapport à la même période de 2025.
L’ONAGRI a aussi fait état d’une baisse de 1,3% des prix à l’exportation à 23,5 D/Kg en moyenne au cours du premier semestre de 2026 contre 23,8 D/Kg au cours de la même période de 2025.
Les espèces les plus exportées sont les poissons (7,3 mille tonnes soit 50,3% des quantités exportées), les conserves et les semi-conserves (3,3 mille tonnes soit 22,7% des quantités exportées) et les crustacés (2,9 mille tonnes soit 20% des quantités exportées). Les mollusques représentent 6,9% des quantités exportées.
Les exportations tunisiennes des produits de la pêche se répartissent sur plus de 37 destinations. L’Italie en est le premier importateur (37%), suivie par l’Espagne (12%), la Libye (11%) et l’Algérie (10%).
La valeur des importations des produits de la pêche a connu une hausse de 4,6% à 262,3 MD à fin juin 2026. Les quantités importées ont également évolué de 7,3% à 39,6 mille tonnes. Les prix à l’importation ont baissé de 2,6% en moyenne par rapport à la même période de 2025, s’établissant à 6,6 D/Kg.
Les quantités importées sont destinées à l’industrialisation à raison de 82%, à l’approvisionnement du marché (15%) et à l’engraissement (3%).

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Vient de paraître – « Instincts et Destins » de Houssine Marouani : Des fractures de l’être et du monde

01. September 2026 um 18:45

Écrivain et professeur émérite de l’enseignement secondaire, Houssine Marouani  vient de publier « Instincts et destins », un nouveau recueil de nouvelles paru aux éditions Dar Ethakafia. L’auteur compte déjà à son actif de nombreux autres ouvrages de genres différents, dont « Dictionnaire des citations » sorti en 2007 et une pièce de théâtre, « L’Automne », parue en 2026. La […]

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Un livre ravive la mémoire des Italiens de Tunisie

01. September 2026 um 13:48

‘‘Les otages de Mussolini. Une histoire vraie des Italiens de Tunis’’, le premier livre de Marie-Ange La Rosa, disponible en français sur Amazon, aux formats papier et numérique, raconte l’histoire d’enfants italiens de Tunisie envoyés dans des colonies de vacances fascistes en Italie et séparés de leurs familles. Un voyage vers le pays d’origine qui aurait dû durer cinq semaines mais qui, bouleversé par l’entrée du pays dans la Seconde Guerre mondiale, s’est transformé pour certains enfants en une séparation d’avec leurs familles ayant duré des années.

L’ouvrage met en lumière un épisode méconnu de l’histoire de l’importante communauté italienne vivant dans la Tunisie du protectorat français, en le reconstituant à partir de documents, d’archives diplomatiques et de souvenirs familiaux.

Selon le récit de La Rosa, le 8 juin 1940, des dizaines de familles accompagnèrent au port de Tunis leurs enfants, qui devaient passer quelques semaines en Italie. Parmi eux se trouvait Joseph, âgé de huit ans, l’oncle de l’auteure.

Une colonie de vacances ordinaire les attendait, dans le cadre des initiatives alors organisées pour les enfants d’Italiens résidant à l’étranger ; mais deux jours plus tard, le 10 juin, Benito Mussolini annonça l’entrée en guerre de l’Italie contre la France et la Grande-Bretagne. Les liaisons avec Tunis furent interrompues et ce qui devait être des vacances changea de nature.

La déclaration de guerre de l’Italie à la France est attestée par les sources historiques comme le moment de rupture qui bouleversa également les équilibres de la communauté italienne de Tunisie.

Les communautés émigrées et l’Italie fasciste

Dans son livre, La Rosa retrace le parcours de ces enfants à travers différentes localités italiennes jusqu’à Menton, évoquant la discipline en vigueur dans les structures de jeunesse fascistes puis l’irruption de la guerre dans leur vie, avec les bombardements, la faim et les déplacements incessants.

Le terme «otages», choisi pour le titre, renvoie donc avant tout à des enfants prisonniers des conséquences de décisions politiques et militaires prises par les adultes.

Par ailleurs, le phénomène des colonies de vacances pour les Italiens de l’étranger était déjà d’une ampleur considérable avant la guerre ; il constituait l’un des outils utilisés par le régime pour renforcer les liens entre les jeunes issus des communautés émigrées et l’Italie fasciste.

Des études sur la présence italienne en Tunisie indiquent qu’environ 23 000 jeunes italo-tunisiens ont participé à ces colonies de vacances en Italie durant le Ventennio. Une source française de l’époque évaluait à environ 2 000 par an le nombre d’enfants envoyés depuis la Tunisie.

Toutefois, l’histoire relatée dans le livre s’inscrit dans un contexte plus complexe que celui d’une communauté faisant bloc derrière Mussolini. Parmi les Italiens de Tunisie, on comptait certes des partisans du régime, mais aussi des antifascistes, des communistes et une importante communauté juive italienne. Tunis était également un centre majeur de l’antifascisme italien à l’étranger.

L’entrée en guerre de l’Italie a également suscité une réaction sévère de la part des autorités françaises du protectorat. Les recherches historiques attestent l’existence d’un plan d’internement visant initialement plus de 16 000 citoyens italiens âgés de 18 à 50 ans.

Ces mesures ont fini par toucher, selon une étude publiée par les Presses universitaires de Rennes, près de 30 000 Italiens, sans distinction nette entre fascistes, antifascistes et autres composantes de la communauté. Nombre d’entre eux furent transférés dans les camps de Sbeitla, Kasserine, Aïn Sefra et Kreider.

C’est dans ce contexte qu’à Tunis, les familles des enfants partis pour l’Italie perdirent peu à peu la possibilité de suivre leur trace. Le livre relate notamment les démarches entreprises par Balthazar Rallo, tailleur italien établi à Tunis et grand-père de l’auteure, pour retrouver son fils Joseph.

La Rosa explique avoir reconstitué cette histoire en visitant les localités italiennes traversées par le groupe, en consultant des sources historiques ainsi que les archives diplomatiques françaises de Nantes et de La Courneuve, et en recueillant les témoignages de son oncle, de membres de sa famille et d’autres acteurs de cette expérience.

Une page sensible de la mémoire des Italiens de Tunisie

Depuis la publication de l’ouvrage, confie l’auteure à l’agence Ansa, de nouveaux souvenirs sont parvenus de France, d’Italie et de Tunisie, émanant de descendants d’internés, d’enfants ayant vécu sous les bombardements et de familles ayant compté des proches dans ces colonies.

‘‘Les otages de Mussolini’’ aborde ainsi une page particulièrement sensible de la mémoire italienne en Méditerranée : celle d’une communauté enracinée en Tunisie depuis des générations, traversée par les divisions politiques de l’époque et finalement broyée entre les ambitions du fascisme, l’entrée en guerre de l’Italie, la réaction des autorités coloniales françaises et le conflit qui, à partir de 1942, allait frapper directement la Tunisie. Une histoire où les responsabilités du régime fasciste et de sa politique de mobilisation des Italiens à l’étranger constituent un élément incontournable, mais où émergent également les destins individuels de familles et d’enfants ayant subi des décisions sur lesquelles ils n’avaient aucune prise. Une mémoire restée durant des décennies essentiellement privée et familiale, que le livre de Marie-Ange La Rosa tente désormais d’inscrire dans l’histoire collective des Italiens de Tunisie.

Selon l’auteure, l’ouvrage «remet en lumière un souvenir familial longtemps resté dans l’ombre : celui des Italiens de Tunis, pris au piège d’une guerre qui n’était pas la leur.»

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Festival arabe de la radio et de la télévision : la 26ème édition sous le slogan « Le rythme de l’image et l’écho de l’avenir »

01. September 2026 um 13:46

L’Union de Radiodiffusion des États Arabes (ASBU) organise la 26e édition du Festival arabe de la radio et de la télévision, du 21 au 24 septembre 2026, sous le slogan « Le rythme de l’image et l’écho de l’avenir » en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles. Les activités de cette édition se répartissent […]

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