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Davantage de gaz algérien pour l’Espagne, mais à un prix plus élevé

21. Juli 2026 um 12:19

L’Algérie a donné son accord de principe pour augmenter ses exportations de gaz vers l’Espagne à partir de 2027, tout en appliquant une hausse des prix pouvant atteindre 10 %.

L’accord, actuellement en discussion à l’occasion de la visite du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à Alger, prévoit également une augmentation des livraisons via le gazoduc Medgaz et des cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL).

L’Algérie s’apprête à renforcer son rôle de principal fournisseur de gaz de l’Espagne. Des sources proches des négociations indiquent qu’Alger a accepté, lundi 20 juillet, sur le principe, d’augmenter ses exportations de gaz vers la péninsule Ibérique de 10 à 15 % à compter du début de l’année 2027. En contrepartie, les prix du gaz seraient relevés dans une proportion ne dépassant pas 10 %.

L’énergie constitue le principal dossier des entretiens entre Pedro Sánchez et le président algérien Abdelmadjid Tebboune, avec pour objectif de normaliser les relations bilatérales et de consolider la coopération énergétique.

Priorité au gazoduc Medgaz

L’accord envisagé prévoit de privilégier l’augmentation des volumes acheminés par le gazoduc Medgaz, qui relie directement l’Algérie à l’Espagne sous la Méditerranée.

Les discussions portent sur un relèvement des flux quotidiens d’environ 28 millions à 32 millions de mètres cubes par jour. Soit une hausse proche de 12,5 %. Cette solution est privilégiée en raison de coûts de transport inférieurs à ceux du gaz naturel liquéfié et d’infrastructures déjà opérationnelles.

Madrid souhaitait initialement obtenir une augmentation comprise entre 20 et 25 % de ses importations de gaz algérien. Des sources citées soulignent qu’Alger n’a toutefois pas été en mesure d’accéder à cette demande en raison de capacités de production excédentaires limitées. Les deux parties se sont donc orientées vers une augmentation plus modérée des livraisons.

L’Algérie demeure le premier fournisseur de gaz de l’Espagne

Au premier semestre 2026, l’Algérie a représenté 33,9 % des importations gazières espagnoles, conservant sa place de premier fournisseur devant les États-Unis. Les exportations algériennes vers l’Espagne ont atteint 64,23 térawattheures (TWh), dont 59,63 TWh acheminés par gazoduc et 4,59 TWh sous forme de GNL. Au seul mois de juin, la part de marché de l’Algérie a atteint 40,3 % des importations espagnoles de gaz.

Les discussions portent aussi sur une augmentation des cargaisons de gaz naturel liquéfié. Les exportations algériennes de GNL ont reculé au premier semestre 2026. Tandis que les importations espagnoles de GNL algérien ont chuté de plus de 50 % sur un an. Les deux pays souhaitent inverser cette tendance afin de diversifier les modes d’approvisionnement de l’Espagne.

Ce rapprochement intervient dans un contexte où les tensions géopolitiques au Moyen-Orient poussent les pays européens à sécuriser leurs approvisionnements énergétiques.

Pour l’Algérie, cet accord renforcerait sa position de fournisseur stratégique du marché européen. Pour l’Espagne, il offrirait une plus grande sécurité d’approvisionnement grâce à des contrats de long terme et à un renforcement des flux via Medgaz, malgré une hausse des prix négociée entre les deux partenaires.

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États-Unis : l’essence dépasse les 4 dollars le gallon

21. Juli 2026 um 10:46

Stimulé par la résurgence des hostilités entre Washington et Téhéran, le prix moyen de l’essence dans les stations-service américaines a dépassé, lundi 20 juillet, le seuil symbolique de 4 dollars le gallon.

L’essence ordinaire sans plomb coûte désormais en moyenne 4,003 $ le gallon (soit 3,78 litres, l’unité de référence aux États-Unis), selon les données de l’American Automobile Association (AAA).

A rappeler au passage que les prix ont explosé après le début de la guerre contre l’Iran déclenchée par les États-Unis et Israël… Ils se sont ensuite rétractés à la suite des négociations entre Américains et Iraniens, qui ont abouti à un protocole d’accord à la mi-juin et à une reprise partielle de la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Cependant, les violentes frappes américaines et la réponse iranienne de ces derniers jours ont entraîné de nouveau une hausse des prix du pétrole brut, d’environ 16 % la semaine dernière, et par conséquent des prix à la pompe.

Quant au gazole, utilisé dans les camions et les tracteurs, il se vend désormais en moyenne à 5,11 dollars le gallon, contre 4,76 dollars au début du mois.

Notons enfin que la hausse des prix du carburant suscite un vif mécontentement aux États-Unis, pèse sur les budgets des ménages et place l’équipe présidentielle dans une position délicate à quelques mois des élections de mi-mandat.

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Accord UE-Tunisie : bilan plus que mitigé après trois ans de mise en place

21. Juli 2026 um 10:26
Le partenariat entre l’Union européenne et la Tunisie vient de fêter ses trois ans. Près d’une cinquantaine d’organisations dénoncent des violations des droits des migrants et des réfugiés. En bref Le partenariat stratégique UE-Tunisie fête ses trois ans dans un…

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Andy Burnham s’engage à protéger l’économie britannique de tout risque

21. Juli 2026 um 10:19

Le vice-Premier ministre britannique, David Lammy, a démissionné lundi 20 juillet, après la nomination d’Andy Burnham au poste de Premier ministre.

Andy Burnham, septième Premier ministre britannique en dix ans, s’est engagé à « ne prendre aucun risque » avec l’économie, réaffirmant sa promesse de faire respecter les règles budgétaires de son prédécesseur. Il a notamment promis de prendre des mesures pour aider les Britanniques à faire face au coût élevé de la vie.

Interrogé par des journalistes sur la manière dont il pourrait faire davantage tout en respectant ces règles et si cela impliquait d’emprunter davantage pour investir, il a répondu : « Je pense que vous allez un peu vite en besogne, car j’ai dit que nous respecterons (…) les règles fiscales existantes et, évidemment, toute la flexibilité qu’elles incluent ». Et d’ajouter : « Rien de tout cela ne signifie prendre des risques avec l’économie. Je ne l’ai jamais fait, quel que soit le poste que j’ai occupé. J’ai toujours adopté une approche très prudente », a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, lors de son premier discours devant le 10 Downing Street, M. Burnham a laissé entendre qu’il chercherait à réduire les dépenses sociales afin de respecter les règles budgétaires et les engagements du budget de la défense britannique. Il n’a pas donné beaucoup de détails sur son programme, mais a déclaré vouloir offrir aux Britanniques un répit face à la crise du coût de la vie, avec des mesures immédiates qui seraient annoncées dès mardi 21 juillet. « Mais nous voulons simplement faire des choses que les gens ressentiront et les faire assez rapidement », a-t-il déclaré. « Cela ne résoudra pas tout, ne fera pas disparaître toute la pression, mais cela montre simplement la direction que nous prenons et (…) que nous voulons les aider ».

M. Burnham examinait le seuil d’imposition personnel à partir duquel les contribuables sont imposés. Ce seuil est gelé depuis cinq ans. Ce qui a entraîné une augmentation du nombre de contribuables, leurs salaires et revenus ayant progressé durant cette période. « C’est difficile, car modifier les limites ne sera pas sans conséquences importantes », a-t-il déclaré. « Mais j’y réfléchis ».

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D’Ulysse à Gladiator, l’incroyable destin d’Aït Ben Haddou

21. Juli 2026 um 08:54
La sortie mondiale de L’Odyssée, le nouveau film de Christopher Nolan, remet sous les projecteurs le célèbre ksar marocain. Depuis plus de soixante ans, Aït Ben Haddou accueille les plus grandes productions internationales et s’est imposé comme l’un des décors…

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Le Maroc et le Portugal sollicitent l’UE pour financer leur interconnexion électrique

21. Juli 2026 um 08:45

Le Maroc et le Portugal vont demander à la Commission européenne d’envisager de proposer un projet d’interconnexion électrique entre les deux pays pour un financement de l’UE.

Une panne de courant généralisée qui a paralysé l’Espagne et le Portugal en avril 2025 avait révélé les limites des lignes d’interconnexion électrique de la péninsule ibérique avec le reste de l’Europe. C’est ce qui a contribué à relancer les projets de construction d’une ligne d’interconnexion électrique entre le Portugal et le Maroc, proposés pour la première fois en 2018.

La péninsule Ibérique n’est connectée aux pays européens voisins que pour 3 % de sa capacité électrique, un chiffre bien inférieur à l’objectif d’interconnexion de 15 % fixé par l’Union européenne d’ici 2030, selon Reuters. Cette interconnexion avec le Maroc renforcerait la sécurité énergétique du Portugal, actuellement connecté uniquement à l’Espagne, en fournissant une source d’électricité supplémentaire en cas de coupures.

La ministre portugaise de l’Énergie, Maria da Graça Carvalho, a déclaré que Lisbonne et Rabat s’étaient entendus avec la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Teresa Ribeira, pour évoquer la possibilité de considérer la ligne d’interconnexion électrique comme « un projet important d’intérêt européen commun ».

Mme Carvalho a expliqué que la création d’une nouvelle ligne d’interconnexion électrique entre l’Europe et l’Afrique renforcera la sécurité énergétique et la coopération entre les deux continents. « Nous avons décidé de nous adresser d’abord à la Commission européenne pour voir dans quelle mesure elle est intéressée à considérer ce projet comme un projet européen important », a-t-elle déclaré aux journalistes après sa rencontre avec la ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Entreprises du secteur privé

Le Maroc et le Portugal suivront deux voies parallèles : solliciter un financement auprès du programme Connect Europe de l’Union européenne et sonder l’intérêt des investisseurs par le biais d’un appel à manifestation d’intérêt lancé par le secteur privé, notamment les gestionnaires de réseaux et les entreprises de services publics. Mme Carvalho a déclaré : « Nous ne voulons pas surfacturer les actionnaires ni les consommateurs ».

De son côté, Leila Benali a déclaré que les deux pays souhaitent garantir des réductions de coûts, notamment en rendant l’accès à l’énergie abordable pour tous les résidents et pour un certain nombre de secteurs.

En outre, elle a estimé qu’il était encore trop tôt pour déterminer si le projet impliquerait un câble sous-marin direct entre le Portugal et le Maroc ou s’il utiliserait une infrastructure via l’Espagne, qui dispose déjà d’une liaison électrique avec le Maroc.

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L’Espagne et l’Algérie se réconcilient : Un sommet bilatéral annoncé en octobre

20. Juli 2026 um 20:24

Madrid et Alger ont officiellement tourné la page de la crise diplomatique ouverte en 2022. Reçu lundi par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez a annoncé la tenue d’un sommet bilatéral en octobre, première réunion intergouvernementale entre les deux pays depuis 2018.

Une réconciliation désormais assumée

La visite de Pedro Sánchez à Alger marque un tournant dans les relations entre l’Espagne et l’Algérie, quatre ans après la grave crise diplomatique provoquée par le soutien de Madrid au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental.

À l’issue de leur entretien au palais d’El Mouradia, Abdelmadjid Tebboune et Pedro Sánchez ont affiché leur volonté d’ouvrir une « nouvelle étape » dans les relations bilatérales. Les deux dirigeants ont convenu d’organiser, en octobre prochain, une réunion intergouvernementale de haut niveau, la première entre les deux pays depuis 2018.

Le président algérien a qualifié cette visite d’« étape cruciale et majeure », tandis que le chef du gouvernement espagnol a réaffirmé que l’Algérie demeurait « un pays ami » et un « partenaire stratégique » pour l’Espagne.

Coopération économique, énergie et sécurité au programme

Les deux gouvernements souhaitent relancer leur coopération dans plusieurs domaines, notamment l’énergie, les infrastructures, l’industrie, l’agriculture, le numérique et l’innovation.

Les discussions ont également porté sur les questions de sécurité régionale, de lutte contre le terrorisme, de migration et de stabilité en Méditerranée.

Sur le plan énergétique, l’Algérie reste aujourd’hui le premier fournisseur de gaz naturel de l’Espagne. Les deux parties ont exprimé leur volonté de renforcer ce partenariat, sans annoncer toutefois de nouveaux volumes de livraison ni de nouveaux accords commerciaux.

Le Sahara reste un sujet de désaccord

Cette normalisation intervient alors que Madrid n’a pas modifié sa position sur le Sahara occidental. En 2022, Pedro Sánchez avait soutenu le plan d’autonomie proposé par le Maroc, provoquant la rupture des relations politiques avec Alger, qui soutient le Front Polisario.

Depuis, les contacts diplomatiques ont progressivement repris. Après le retour de l’ambassadeur algérien à Madrid, la levée progressive des restrictions commerciales et la visite du ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares à Alger début juillet, la rencontre entre Tebboune et Sánchez marque l’aboutissement de ce rapprochement.

Un nouvel équilibre diplomatique au Maghreb

La visite illustre la volonté de Madrid de rétablir des relations de confiance avec Alger tout en maintenant son rapprochement avec Rabat.

Pour plusieurs observateurs espagnols, cette évolution montre que les deux pays ont choisi de privilégier leurs intérêts économiques, énergétiques et stratégiques malgré leurs divergences persistantes sur le Sahara occidental.

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Canicules à répétition : La chaleur extrême est-elle en train de devenir la nouvelle norme ?

20. Juli 2026 um 19:50

Après un record historique de 49,7 °C enregistré le 18 juillet à Kairouan et Medjez El Bab, la Tunisie illustre une question que se posent également la France, l’Espagne ou l’Italie : la chaleur extrême est-elle en train de devenir la nouvelle norme ? Plusieurs climatologues estiment que ces épisodes correspondent globalement aux évolutions anticipées depuis plusieurs décennies, même si leur enchaînement continue de susciter des recherches.

Pourquoi les climatologues ne sont-ils pas surpris ?

Dans un article publié le 20 juillet, le quotidien français Le Monde a interrogé plusieurs spécialistes sur la succession des canicules, des sécheresses et des incendies observée pendant l’été 2026. Leur principal constat est que l’intensification des chaleurs extrêmes n’est pas une surprise scientifique.

Valérie Masson-Delmotte, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) et ancienne coprésidente du groupe de travail I du GIEC, explique qu’aucun climatologue n’est réellement surpris par les événements observés. Elle coordonnait alors une analyse de l’Institut Pierre-Simon-Laplace consacrée à la canicule française de juin, annoncée pour le 21 juillet.

Cette étude devait déterminer si l’épisode avait dépassé ce que prévoyaient les modèles. Selon les premiers éléments rapportés par Le Monde, il restait dans la gamme des événements attendus dans le climat actuel, même s’il demeurait rare.

Julien Cattiaux, chercheur au CNRS, estimait ainsi que cette canicule pouvait survenir environ une fois tous les cinquante ans dans le climat français actuel. Elle était donc exceptionnelle, mais pas incompatible avec les simulations climatiques.

Ce qui interroge davantage les scientifiques est la succession rapide de trois vagues de chaleur en France, en mai, juin et juillet. Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS et climatologue à l’École normale supérieure, considère que cet enchaînement devra faire l’objet de nombreux travaux. Il pourrait relever de la variabilité naturelle ou de configurations atmosphériques persistantes favorisant la chaleur.

Les chercheurs examinent notamment le rôle possible d’une zone d’eaux froides dans l’Atlantique Nord, d’un épisode El Niño intense et de sols de plus en plus secs, qui amplifient à leur tour les températures.

Le phénomène ne se limite pas à l’Europe. Début juillet, une équipe de World Weather Attribution s’est également penchée sur la chaleur extrême observée en Amérique du Nord. Ses chercheurs ont conclu que des niveaux de stress thermique comparables auraient été pratiquement impossibles dans un climat plus froid de 1,4 °C. Cette étude montre que la question dépasse désormais le seul bassin méditerranéen et concerne plusieurs continents, même si les mécanismes climatiques diffèrent selon les régions.

La Méditerranée en première ligne

Ces observations rejoignent les conclusions du GIEC, selon lesquelles les vagues de chaleur sont devenues plus fréquentes et plus intenses dans la plupart des régions terrestres sous l’effet du réchauffement d’origine humaine.

Le bassin méditerranéen est particulièrement exposé. Le réseau scientifique MedECC le considère comme l’un des principaux foyers du changement climatique, avec une hausse des températures supérieure à la moyenne mondiale et des risques accrus de canicule, de sécheresse et d’incendie.

Davide Faranda, directeur de recherche au CNRS au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, souligne toutefois que certains records européens semblent survenir plus souvent que ne le reproduisent les modèles. Cette observation alimente les recherches sur une éventuelle sous-estimation de certains extrêmes, sans permettre de conclure à partir d’un seul été que le réchauffement mondial accélère soudainement.

Lire aussi: Tunisie : « El Niño » annonce un été plus long et plus chaud (mai 2026)

La Tunisie face à un stress test grandeur nature

Dès le mois de mai, plusieurs climatologues et organismes de prévision annonçaient un été 2026 particulièrement chaud. Les prévisions de l’INM, de l’ECMWF et de Copernicus, ainsi que les analyses de spécialistes tunisiens, évoquaient déjà un risque élevé de vagues de chaleur. Les événements observés entre le 12 et le 19 juillet donnent aujourd’hui une résonance particulière à ces avertissements.

En Tunisie, la séquence du 12 au 19 juillet a donné une dimension concrète à ces alertes. Après 48,2 °C relevés à Nasrallah le 15 juillet, la température a atteint 49 °C à Jemmal le 17 juillet, puis 49,7 °C à Kairouan et Medjez El Bab le lendemain. Vingt et un gouvernorats sur vingt-quatre étaient alors placés au niveau maximal de vigilance.

La consommation électrique a approché 5 000 mégawatts, dépassant la capacité de production annoncée de la STEG, estimée à environ 5 000 MW. L’entreprise a recouru à des délestages tournants pour préserver l’équilibre du réseau.

Les coupures ont également affecté l’approvisionnement en eau. Le PDG de la SONEDE, Abdelhamid Mnaja, a indiqué que près de 1 500 stations de pompage dépendaient de l’électricité. Une interruption du courant peut donc se répercuter directement sur le pompage et la distribution.

Cette semaine de chaleur ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une accélération du changement climatique en Tunisie. Elle montre néanmoins comment un épisode extrême peut mettre simultanément sous tension l’électricité, l’eau et les infrastructures publiques.

Les projections climatiques retenues par la Tunisie dans sa communication nationale à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques prévoient une hausse des températures et une baisse des précipitations au cours des prochaines décennies.

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France : la municipalité de Paris double la taxe sur les logements vacants

20. Juli 2026 um 17:04

Le conseil municipal de Paris vient de voter le doublement de la taxe sur les logements vacants pour 2027, comme le permet la loi. Et ce, dans le but de « décongestionner le marché du logement » dans la capitale française.

La capitale française compterait 150 000 logements vacants, soit 9 % de son parc immobilier total. C’est ce que révèle la municipalité, soulignant le « déséquilibre persistant entre l’offre et la demande ».

A noter que le budget 2026 autorise les municipalités à augmenter, à compter du 1er janvier 2027, les taux d’imposition sur les logements vacants, passant de 17 % du loyer annuel estimé que le logement pourrait générer la première année où il reste vacant, et de 34 % la deuxième année, à 30 % et 60 % respectivement. « Une victoire historique après 10 ans de lutte », a déclaré satisfait un Jacques Baudrier, adjoint au maire chargé du logement auprès du maire de gauche Emmanuel Grégoire, après le dépouillement.

Sur les 150 000 logements vacants, environ 80 000 sont inoccupés depuis longtemps et sont donc soumis à la taxe, estime M. Baudrier. D’ailleurs, il espère que grâce à cette mesure, environ 20 000 de ces logements seront mis sur le marché, à la location ou à la vente.

Cette hausse d’impôt devrait également dissuader certains propriétaires qui, jusqu’à présent, payaient moins d’impôts, de déclarer leur résidence secondaire comme vacante, a-t-il expliqué à l’AFP. Pour l’opposition de droite, qui conteste les chiffres de la municipalité sur les logements vacants, doubler la taxe « ne servirait à rien », affirme Grégory Canal, coprésident du parti « Paris Liberté » avec Rachida Dati.

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