À Montréal, les mille visages de la culture marocaine
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Le rapport 2026 de l’Organisation internationale du travail (OIT) confirme que l’Afrique du Nord et le monde arabe restent les régions où le chômage des jeunes est le plus élevé au monde, avec respectivement 22,6 % et 26,2 %. Ces chiffres, présentés comme le résultat de « barrières structurelles persistantes », s’inscrivent dans une tendance mondiale à la dégradation : après un plus bas historique en 2023, le taux de chômage des 15-24 ans est reparti à la hausse pour atteindre 12,4 % en 2025, touchant 67 millions de jeunes.
Le rapport documente aussi des inégalités marquées entre les sexes – les jeunes femmes représentant plus des deux tiers des NEET dans le monde – ainsi qu’un risque émergent lié à l’automatisation, susceptible de toucher jusqu’à 5,6 millions de jeunes en cas de suppression de seulement 10 % des postes exposés.
Sur le plan méthodologique toutefois, le rapport gagnerait à être lu avec prudence. D’abord, le regroupement « Afrique du Nord » agrège des réalités nationales très différentes (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Libye), sans que l’on sache si la Tunisie se situe au-dessus ou en dessous de la moyenne régionale (une limite qui empêche toute lecture fine du cas tunisien).
Ensuite, la comparaison entre régions repose sur des définitions du chômage qui varient selon la formalité des marchés du travail: le taux plus faible de l’Afrique subsaharienne (8,4 %) illustre bien ce biais, puisque l’informalité y masque une précarité réelle, comme le reconnaît d’ailleurs l’OIT elle-même. Un raisonnement similaire pourrait s’appliquer à l’Afrique du Nord, où l’économie informelle est également importante, sans que le rapport ne creuse cette piste.
Enfin, le texte reste largement descriptif : il énumère des causes (ralentissement économique, tensions géopolitiques, IA) sans hiérarchiser leur poids respectif ni interroger l’efficacité des politiques déjà mises en œuvre dans la région. Les recommandations finales de l’OIT : création d’emplois, éducation, protection sociale, demeurent générales et peu adaptées au contexte spécifique nord-africain, laissant en suspens la question de leur applicabilité concrète.
Sans vouloir nous prendre pour des experts, nous pensons cependant que le rapport de l’OIT sur le chômage des diplômés en Afrique manque de profondeur. Car, considérer que le chômage de cette catégorie de diplômés en Afrique du Nord est le plus élevé du continent, c’est vraiment manquer de discernement, sauf si pour les experts de l’organisation l fait qu’un diplômé en Afrique subsaharien qui conduit un taxi-moto, ou vend de glace sur brouette, ou effectue le gardiennage devant un magasin pour survivre, c’est du “travail“. Autrement dit, il est prudent de nuancer les conclusions de ce rapport.
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Sur 161 pays étudiés, la Tunisie se classe au 75e rang mondial dans le Legatum Prosperity Index 2026, devançant de fait tous ses voisins nord-africains : Maroc (76e), Algérie (83e), Libye (115e), Égypte (120e) et Soudan (152e). Une première place régionale qui réconforte même si elle n’enthousiasme pas.
Il n’est pas inutile de rappeler que le meilleur classement de la Tunisie dans cet index remonte à 2017, où elle occupait la 66e place mondiale. Depuis, la trajectoire est celle d’un déclin progressif. Autrement dit, huit rangs perdus en moins d’une décennie, dans ce classement publié chaque année depuis 2007.
Si la Tunisie conserve sa première place régionale, c’est en grande partie grâce aux avancées socio-économiques réalisées entre les années 1990 et 2010, période durant laquelle la croissance annuelle moyenne avoisinait voire dépassait les 5 %. Mais on l’aura compris, c’est un héritage qui s’érode, faute d’avoir été renouvelé.
En effet, sur le plan économique, la Tunisie affiche un PIB nominal dépassant les 51 milliards de dollars, avec pour principales exportations l’huile d’olive, les dattes, les machines électriques et les produits textiles, tandis que ses importations couvrent notamment le blé, les produits pétroliers raffinés, le gaz naturel et les véhicules. Une structure productive qui reflète une économie encore peu diversifiée et, par ricochet, vulnérable aux chocs externes.
Le vrai message de ce classement n’est donc pas dans le rang, il est dans la dynamique. Première en Afrique du Nord, certes. Mais dans une région qui, globalement, recule. Autrement dit, être le premier d’un peloton à la traîne n’est pas un titre de gloire, c’est un avertissement.
L’article Tunisie : première en Afrique du Nord, mais 75e mondiale… le paradoxe de la prospérité est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
La Tunisie s’est classée au 75e rang mondial sur 161 pays au Legatum Prosperity Index 2026. Malgré ses difficultés économiques actuelles, la Tunisie devance tous les autres pays d’Afrique du Nord : Maroc (76e), Algérie (83e), Libye (115e), Egypte (120e) et Soudan (152e). Il n’y a pas de quoi être fier, mais comme dit le proverbe français «Quand je me regarde, je me désole ; quand je me compare, je me console».
Dans ce rapport publié annuellement depuis 2007 et qui offre un éclairage unique sur l’évolution de la prospérité à travers le monde, le meilleur classement de la Tunisie remonte à 2017 : 66e. Depuis elle n’a cessé de péricliter, mais ses voisins africains du nord n’ont pas fait mieux. Si elle reste en tête du classement régional c’est grâce à ses avancées socio-économiques réalisées dans les années 1990-2010 avec une croissance annuelle moyenne de près de 5%. C’était le bon vieux temps de… Ben Ali, dirait l’autre.
On peut toujours dénoncer a postériori la dictature de l’ancien président, mais on ne peut pas dire qu’on a beaucoup avancé depuis qu’on l’a chassé du pays le 14 janvier 2011. Au contraire, le déclin de notre pays a commencé depuis cette date fatidique qui devait être celle d’une libération et qui s’est révélée être, au final, celle du début de la décadence.
Malgré tout, et même s’ils continuent de se plaindre de leur situation, les 12,4 millions d’habitants que compte la Tunisie s’en tirent toujours mieux que tous leurs voisins immédiats. Ils sont choyés par la géographie avec leurs 1200 km de côtes méditerranéennes, leurs plaines fertiles du nord et du Sahel et la richesse de leurs régions désertiques. Sans oublier bien sûr l’ingéniosité de ses enfants, ou de certains d’entre eux.
L’économie tunisienne est modérément industrialisée, avec un PIB nominal dépassant les 51 milliards de dollars. Parmi ses principales exportations figurent l’huile d’olive, les dattes, les machines électriques et les produits textiles, tandis que ses importations incluent le blé, les produits pétroliers raffinés, le gaz naturel et les véhicules, rappellent à juste titre les auteurs de l’Index. Ils auraient pu ajouter en observation : peut mieux faire !
I. B.
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Le classement fera sourire beaucoup de lecteurs et paraîtra même farfelu pour certains d’entre eux, mais il mérite d’être connu : la Libye figure en tête des dix pays africains où le revenu nécessaire pour atteindre le «pic de bonheur» (sic !) en 2026 est le plus élevé.
La Libye, qui est classée 81e sur le plan mondial, est suivie par l’Algérie (83e), la Tunisie (105e), le Maroc (112e), la Mauritanie (120e) et l’Égypte (139e).
Le World Happiness Report 2026 est réalisé par Remitly, fournisseur mondial de services financiers, sur la base des données de Purdue University, établies sur la base des revenus annuels requis pour satisfaire les besoins de la vie, en rapport avec le pouvoir d’achat et les conditions générales du bien-être individuel et social.
À l’échelle mondiale, l’Islande affiche le score le plus élevé à 7 764, tandis que l’Afghanistan présente le plus bas, à 1 446.
La Libye avec un score 5 731, l’Algérie (5 714) et la Tunisie (4 798) affichent les seuils du «prix du bonheur» les plus élevés en Afrique du Nord.
Le score pour le Maroc s’établit à 4 646, la Mauritanie à 4 473 et l’Égypte à 3 862.
Ce classement, fondé sur les prix locaux et le pouvoir d’achat, révèle qu’un seuil plus élevé n’est pas synonyme d’un bonheur accru et que des facteurs tels que l’éducation, la santé et la qualité de vie jouent un rôle déterminant.
I. B.
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L’Institut Pasteur de Tunis annonce avec fierté sa sélection officielle par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) en tant que Hub régional de surveillance des eaux usées et de l’Environnement (Wastewater and Environmental Surveillance – WES) pour l’Afrique du Nord.
Ce Hub régional aura pour mission de renforcer la surveillance environnementale, les systèmes d’alerte précoce et la sécurité sanitaire dans la région.
Cette reconnaissance témoigne de l’expertise de l’Institut Pasteur de Tunis dans les domaines de la surveillance environnementale, de la génomique, de la bioinformatique et de la santé publique et confirme son rôle de leader régional dans le renforcement de la sécurité sanitaire en Afrique.
À travers cette désignation, la Tunisie réaffirme son engagement en faveur de l’innovation, de la coopération scientifique et de l’approche One Health, contribuant ainsi au développement d’un réseau africain performant de surveillance environnementale au service de la prévention et de la réponse aux menaces sanitaires.
Communiqué
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Dans le cadre du programme d’Aide au retour volontaire et à la réintégration de l’OIM Tunisie, 127 migrants sont retournés en Guinée ce mardi 4 août 2027.
Le programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration est mis en œuvre en étroite coopération avec les autorités tunisiennes, les partenaires nationaux ainsi que les représentations diplomatiques et consulaires des pays d’origine.
Cette opération a été réalisée dans le cadre du projet Protection, retour et réintégration des migrants en Afrique du Nord, financé par l’Union européenne, la Suède, la Norvège et le Danemark.
« Voir nos concitoyens rentrer aujourd’hui au pays a été un moment profondément émouvant. Ce vol représente un nouveau départ et l’espoir de retrouvailles avec leurs proches. Je remercie sincèrement l’OIM pour son soutien constant, qui leur permet de rentrer dans la dignité », déclare Diakité Zénab, assistante administrative au Consulat de la République de Guinée en Tunisie, qui a accompagné le départ.
Après trois années passées en Tunisie, Mamadi était impatient de regagner son pays et envisage l’avenir avec optimisme. « Je suis très heureux de rentrer aujourd’hui. J’espère pouvoir continuer à travailler comme mécanicien, comme je le faisais auparavant », a-t-il déclaré.
Avant leur départ, les migrants ont bénéficié d’une assistance adaptée à leurs besoins individuels, comprenant des séances de conseil, l’organisation du voyage ainsi qu’un appui dans les démarches administratives et médicales. Pour beaucoup, ce soutien leur a permis de faire face à des situations de vie complexes tout en préparant leur retour dans leur pays d’origine.
« Après 10 ans, je vais enfin pouvoir retrouver ma mère. Elle me manque beaucoup », confie Aïssatou, qui vit en Tunisie depuis trois ans avec son mari et leurs trois enfants, dont la petite Kadija, âgée de quatre mois.
« L’OIM m’a beaucoup soutenue tout au long de ma grossesse ainsi qu’au moment de la naissance de ma fille. Je suis reconnaissante pour l’aide que j’ai reçue. »
Les bénéficiaires reçoivent également une assistance à la réintégration adaptée à leurs profils, à leurs besoins et à leurs aspirations. Ce soutien vise à faciliter leur retour au sein de leurs communautés d’origine et à favoriser leur réintégration socio-économique durable.
« Une fois de retour en Guinée, j’aimerais reprendre mon activité de chauffeur, puis suivre une formation pour conduire des engins miniers, un métier très recherché dans mon pays », explique Seko. Après trois années passées en Tunisie, il se réjouit de rentrer chez lui, de retrouver sa famille et d’entamer un nouveau chapitre de sa vie professionnelle.
Depuis janvier 2026, l’OIM Tunisie a soutenu plus de 4 305 migrants dans leur retour volontaire vers leurs pays d’origine, contribuant ainsi à une gouvernance plus sûre des migrations et à des parcours de réintégration durables. Les principaux pays de retour étaient la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Cameroun, reflétant la diversité des profils des migrants accompagnés dans le cadre du programme AVRR.
OIM
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