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Les «Marabouts» de Dali Belkadhi, en face de la mer

19. Oktober 2026 um 08:22

Après treize années de retrait et de silence créatif, Mohamed Ali Belkadhi a signé ce samedi 17 octobre 2026 son grand retour avec le vernissage de son exposition «Marabouts : Balade entre identité et modernité» à l’atelier-galerie En face c’est la mer (Espace Verand’Art, 9 rue Sotusas à Salammbô). Une méditation plastique d’une grande finesse où le sacré traditionnel devient l’écrin de nos modernités profanes. Dans le Silence du Dôme en face de la mer…

Manel Albouchi

Il faut d’abord franchir le seuil et laisser le regard s’acclimater au blanc. Dans l’espace dépouillé de Verand’Art, règne une immobilité presque sacrée. Au fond, c’est l’inauguration d’une niche : l’atelier-galerie En face c’est la mer, un autel dénué de tout dogme. C’est dans cet écrin de chaux pure que se sont alignés les cadres de Mohamed Ali Belkadhi, dit Dali.

Après treize ans d’absence – ce long intervalle où mûrissent les visions profondes -, cet «artiste plasticien de l’imaginaire», Prix National de Photographie, ne revient pas pour imposer une doctrine, mais pour ouvrir des passages. Sa série «Marabouts» déploie une frise de fenêtres découpées avec une extrême délicatesse.

La coupole et le croissant

Chaque passe-partout est percé d’une arche à dôme, surmontée d’un croissant de lune. La silhouette évoque immédiatement la Koubba, ce sanctuaire maghrébin de plan carré surmonté d’une coupole. Mais, vue de près, la ligne refuse tout figement : d’un cadre à l’autre, l’arche s’adoucit, le dôme s’arrondit imperceptiblement, traduisant le geste vivant de la main qui taille le vide. Au-dessus, la lune revient, fidèle, comme pour nous rappeler la grande loi des métamorphoses : toute rencontre naît d’une éclipse, et la présence a besoin de l’absence pour advenir.

Sous ces dômes protecteurs, le beau, le bizarre et le profane célèbrent de sombres noces. Directement sur le mur blanc, les mots tracés à l’encre accompagnent chaque œuvre et en déclarent la technique : sérigraphie, photo, acrylique ou collage. L’œil voyage ainsi de la précision glacée d’un code à barres noir et blanc aux lambeaux déchirés d’une affiche, de la douceur charnelle d’Isabelle La Belle nue sous des zébrures graphiques à la convulsion d’une géométrie noire sous un rouge sang névrotique. Et tout au bout, l’urgence éthique s’impose comme un cri vif jeté face à la mer : Free Palestine.

Au-dessus du bruit

La force singulière de cette exposition réside dans sa capacité de juxtaposition : l’architecture sacrée du marabout devient la demeure du profane. Quel art subtil que celui qui sait enfermer la modernité la plus brutale (la consommation, la rue, le désir, le bruit social et les luttes politiques) dans le contenant rassurant de la tradition !

À première vue, l’exposition ausculte le monde contemporain et ses frictions. Mais à mesurer l’apaisement qui se dégage du lieu, on comprend que l’arche agit aussi comme une enveloppe psychique, un cadre contenant capable d’accueillir le chaos sans jamais rompre.

Dali Belkadhi nous montre avec ces Marabouts que si l’architecture extérieure de l’être est une façade presque fixe, son sanctuaire intime demeure un univers infini où le profane et le sacré ne s’opposent plus, mais contemplent ensemble le même horizon. L’artiste ne cherche pas à fuir la laideur ou le bruit du siècle ; il les transfigure.

Ce long silence prend alors tout son sens : il fallait ce temps de retrait pour transformer le flux impétueux de la vie en une forme sereine.

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« Belles de nuit » de Khadija Lemkecher reçoit le Grand Prix du festival CINALMA

18. Oktober 2026 um 21:24

C’est une victoire qui nous vient de France : Belles de nuit (Nawar Achiaa), le premier long-métrage de Khadija Lemkecher, vient de remporter le prestigieux Grand Prix du festival CINALMA, s’imposant avec éclat au milieu d’une sélection exigeante de dix-sept films venus des quatre coins du bassin méditerranéen. Mais au-delà de la récompense, Belles de […]

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Théâtre – « Sabatt » de Mounir Argui : Un huis clos intense et émouvant

18. Oktober 2026 um 19:15

Le metteur en scène a réussi à intégrer cette dimension politique avec subtilité dans une mise en scène qui s’appuie surtout sur le jeu des deux comédiennes qui ont réalisé une performance saisissante.    La Presse — « Sabatt », pièce dramatique mise en scène par Mounir Argui d’après le texte «Night Mother» de la […]

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« Le Tango de la déesse des dunes » de Wafa Ghorbel : Ecrire l’intime en musiques

18. Oktober 2026 um 18:00

Écrivaine, musicienne et universitaire, Wafa Ghorbel vient de rééditer son deuxième roman « Le Tango de la déesse des dunes » chez Hkeyet Editions. Le texte suit l’émergence puis la dégradation progressive d’une intimité partagée, entre confrontations culturelles, complicité amoureuse et éclatement. La Presse —Paru initialement en 2017, ce roman a déjà obtenu le Prix […]

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Bizerte célèbre le malouf : un octobre musical au cœur du patrimoine tunisien

Von: M. B
18. Oktober 2026 um 17:43

Le Complexe culturel Cheikh Driss de Bizerte accueille depuis ce samedi 17 octobre 2026 la manifestation « Octobre musical… octobre du malouf », un rendezvous dédié à la musique araboandalouse tunisienne. Organisé en collaboration avec la délégation régionale de la culture, l’événement rend hommage à la mémoire du Cheikh Chouyoukh El Malouf Dinouri Gafsi et à l’œuvre […]

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Si Hamadi Kedidi, gardien du feu culturel

18. Oktober 2026 um 08:15

Aujourd’hui, j’ai envie de rendre hommage à un homme. Un homme comme on en rencontre de moins en moins. Un homme qui, à lui seul, semble porter l’énergie, la passion, l’enthousiasme et l’obstination de toute une génération. Si Hamadi Kedidi. Et, à travers lui, un hommage est rendu à ceux qui refusent de laisser mourir la culture….

Hichem Ben Azzouz *

Je ne l’ai connu personnellement que très récemment. Pourtant, son nom, son aura, sa réputation m’étaient parvenus bien des années auparavant, à travers les conversations de quelques intellectuels, artistes et amis de Sousse. On me parlait de cet homme infatigable, toujours présent, toujours à l’initiative de quelque chose, toujours occupé à réunir des gens, à organiser une rencontre, une conférence, une projection, un débat, une manifestation culturelle. Un homme qui ne s’arrête jamais. Et lorsque j’ai enfin fait sa connaissance, j’ai compris que sa réputation était encore en deçà de la réalité.

Car Si Hamadi est de cette espèce humaine devenue presque introuvable ; les agitateurs culturels, les éveilleurs de consciences, les passeurs de savoir, les semeurs d’idées, les rassembleurs de bonnes volontés, les militants de l’intelligence et de la beauté. Il est tout cela à la fois. Animateur, organisateur, provocateur d’idées, agitateur de consciences, militant passionné, homme de dialogue, de rencontres, de transmission, de mémoire et d’avenir.

Homme de dialogue, de rencontres et de transmission

Il est partout. À Sousse, bien sûr, mais son engagement déborde largement les frontières de sa ville. Car la culture, pour lui, n’a jamais été une affaire de territoire, de prestige ou de mondanités. Elle est une manière d’habiter le monde. Une manière de résister. Une manière de rester vivant. Et surtout, une manière de ne pas laisser les autres s’endormir.

Si Hamadi me rappelle ma jeunesse. Cette époque lointaine où, jeune étudiant, je croyais profondément que l’engagement culturel pouvait transformer la société, peut-être davantage encore que l’engagement politique. Nous pensions alors qu’un livre pouvait ouvrir une brèche dans un mur. Qu’un film pouvait bouleverser une conscience. Qu’une pièce de théâtre pouvait déranger un pouvoir. Qu’un débat pouvait faire vaciller les certitudes les mieux installées. Nous croyions que la culture n’était pas un luxe réservé à quelques privilégiés, mais une nécessité vitale, aussi essentielle que le pain, la liberté ou la dignité. Nous avions cette naïveté magnifique de croire que les idées pouvaient changer le monde.

Puis les années ont passé. Les enthousiasmes se sont émoussés. Les idéaux ont rencontré les désillusions. Les engagements se sont heurtés aux indifférences, aux calculs, aux renoncements, aux petites lâchetés quotidiennes. Nous avons vu tant de militants se fatiguer, tant d’intellectuels se retirer, tant de voix se taire. Nous avons vu la culture devenir parfois un simple décor, une activité de circonstance, une affaire de cérémonies, de discours officiels et de photographies. Nous avons vu les institutions s’essouffler, les responsables se dérober, les bonnes volontés se décourager. Et nous avons fini, pour beaucoup d’entre nous, par nous résigner un peu.

Il continue alors que tant d’autres ont baissé les bras

Pas lui. Si Hamadi, lui, continue. Il continue malgré les années, malgré les difficultés, malgré les déceptions, malgré les portes fermées, malgré les promesses non tenues, malgré l’indifférence de ceux qui devraient être les premiers à soutenir ses initiatives. Il continue malgré les absences, les pertes, les départs, les démissions. Il continue malgré cette froideur terrible qui gagne parfois nos sociétés, lorsque chacun se replie sur ses préoccupations, ses intérêts, son petit confort personnel. Il continue alors que tant d’autres ont baissé les bras. Il continue avec une énergie qui semble défier le temps, avec l’enthousiasme d’un étudiant de vingt ans, avec la ferveur d’un jeune militant qui viendrait de découvrir que le monde peut encore être changé.

Et c’est peut-être cela qui me touche le plus chez cet homme. Il n’a pas laissé les années vieillir ses convictions. Il n’a pas laissé les désillusions tuer son enthousiasme. Il n’a pas laissé la médiocrité ambiante lui dicter sa conduite. Il n’a pas laissé le cynisme devenir une forme de sagesse. Car il existe une fatigue plus grave que celle du corps ; c’est celle de l’âme. Cette fatigue qui nous fait dire, un jour, que cela ne sert plus à rien, que les gens ne changent pas, que personne ne s’intéresse plus à rien, qu’il vaut mieux s’occuper de soi et laisser le monde suivre son cours. Si Hamadi semble avoir décidé de ne jamais céder à cette fatigue-là. Et quelle leçon !

Dans une époque où l’on confond si souvent visibilité et engagement, notoriété et mérite, agitation médiatique et véritable action culturelle, cet homme nous rappelle une vérité simple ; que la culture ne vit pas seulement grâce aux artistes, aux écrivains ou aux intellectuels. Elle vit aussi grâce à ceux qui leur ouvrent des portes, leur tendent une chaise, leur offrent un public, organisent une rencontre, allument une lumière dans une salle et invitent les autres à venir écouter. Ces hommes-là sont indispensables. Et pourtant, on parle si peu d’eux. Ils ne sont pas toujours sur les affiches. Ils ne reçoivent pas nécessairement les distinctions. Ils ne cherchent pas forcément à occuper le devant de la scène. Mais sans eux, combien de livres resteraient fermés ? Combien de films ne seraient jamais projetés ? Combien d’idées ne rencontreraient jamais leur public ? Combien de jeunes talents demeureraient invisibles ?

Un bâtisseur de l’ombre qui rend la lumière possible

Si Hamadi appartient à cette famille des bâtisseurs de l’ombre qui rendent la lumière possible. Et je voudrais aujourd’hui lui dire combien son engagement me touche personnellement. Non seulement parce que je suis écrivain et cinéaste, et que je mesure ce que nous devons à ces passeurs passionnés. Mais aussi parce qu’il me réconcilie avec quelque chose que je croyais avoir perdu en chemin. Une certaine idée de la culture. Une certaine idée du militantisme. Une certaine idée de la générosité humaine. Cette conviction ancienne que l’on peut encore agir sans attendre de récompense, donner sans calculer, rassembler sans exclure, transmettre sans posséder. Que l’on peut consacrer une grande partie de son existence à faire vivre les idées des autres, simplement parce qu’on croit à leur nécessité. Et qu’il existe une forme de bonheur, peut-être la plus noble, à voir les autres penser, créer, découvrir, s’émouvoir.

Cher Si Hamadi, je ne connais pas encore toute votre histoire. Je ne connais pas toutes les batailles que vous avez menées, toutes les déceptions que vous avez traversées, toutes les nuits passées à préparer des manifestations auxquelles certains ne prendront même pas la peine d’assister. Je ne connais pas le nombre de portes auxquelles vous avez frappé, de coups de téléphone passés, de rendez-vous sollicités, de refus essuyés. Mais j’en devine quelque chose. Parce que je sais ce qu’il faut de patience, d’obstination, de courage et, surtout, d’amour pour continuer à croire en la culture lorsque tant de choses autour de nous semblent conspirer contre elle.

Et je voudrais vous dire ceci : vous faites partie de ces hommes qui empêchent une société de mourir intérieurement. On mesure souvent la vitalité d’un pays à ses routes, à ses bâtiments, à ses investissements, à ses performances économiques. On oublie qu’un pays peut posséder tout cela et être profondément pauvre. Pauvre de pensée. Pauvre d’imagination. Pauvre de curiosité. Pauvre de débats. Pauvre de cette capacité à s’émerveiller, à se remettre en question, à rencontrer l’autre. Et inversement, une société peut traverser les pires difficultés et conserver une extraordinaire vitalité grâce à quelques hommes et femmes qui refusent de laisser s’éteindre ses foyers de culture.

Gardiens d’u feu d’un fragile menacé par les vents contraires

Vous êtes, cher Si Hamadi, l’un de ces gardiens du feu. Un feu modeste parfois, fragile souvent, menacé par les vents contraires, mais que vous continuez d’alimenter avec une fidélité admirable. Je me demande même si le véritable militantisme n’est pas finalement celui-là ; non pas celui qui prétend changer le monde en un jour, mais celui qui, jour après jour, pendant des décennies, refuse simplement de l’abandonner.

Vous me rappelez qu’il n’est jamais trop tard pour croire encore. Qu’on peut vieillir sans devenir vieux. Qu’on peut avoir traversé tant d’épreuves sans perdre le goût des autres. Qu’on peut continuer à s’indigner, à s’enthousiasmer, à proposer, à inventer, à réunir, à rêver. Et surtout, qu’on peut rester jeune non pas malgré les années, mais grâce à ce que l’on a su préserver en soi.

Alors aujourd’hui, je voulais simplement vous dire merci. Merci pour Sousse. Merci pour la Tunisie. Merci pour les artistes, les écrivains, les cinéastes, les intellectuels, les jeunes et les moins jeunes que vous continuez de réunir autour de cette chose si fragile et si précieuse qu’on appelle la culture. Merci de nous rappeler, par votre exemple, que l’engagement n’est pas une posture, encore moins une profession de foi, mais une fidélité quotidienne à ce que l’on croit juste et nécessaire. Merci de ne pas avoir démissionné. Merci de ne pas avoir cédé. Merci de continuer à croire, même lorsque tant d’autres ne croient plus.

Chapeau bas, Si Hamadi. Très bas. Et permettez-moi de terminer par un vœu. Que la vie vous soit douce. Qu’elle vous rende un peu de tout ce que vous avez donné aux autres. Qu’elle vous épargne autant que possible les peines, les désillusions et les ingratitudes. Qu’elle vous offre encore de longues années de santé, de rencontres, de découvertes, de livres, de films, de débats passionnés et de salles pleines. Et surtout, qu’elle vous conserve cette jeunesse intérieure que tant d’hommes perdent bien avant d’avoir vieilli.

Car notre pays a besoin de gens comme vous. Pas seulement pour organiser des événements culturels. Mais pour nous rappeler que la résignation n’est pas une fatalité, que l’indifférence n’est pas une sagesse et que l’espérance demeure, elle aussi, une forme d’engagement.

Je ne vous connais que depuis peu, cher Si Hamadi, mais j’ai l’étrange sentiment de retrouver en vous un vieux compagnon de cette jeunesse où nous pensions encore que la culture pouvait sauver quelque chose du monde. Peut-être avions-nous tort de croire qu’elle pouvait le changer. Mais vous me rappelez aujourd’hui que nous aurions encore davantage tort de cesser d’y croire.

Avec toute mon admiration, mon affection et ma profonde reconnaissance.

* Romancier. Prix Comar d’or du roman tunisien 2026.

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Le poème du dimanche | ‘‘Sonnet’’ de Alfred de Musset

18. Oktober 2026 um 07:32

Alfred de Musset peut être considéré comme une figure majeure du romantisme français, en vogue au cours de la première moitié du 19e siècle.

Né en 1810 à Paris, poète et dramaturge. Il publie à 19 ans son premier recueil, ‘‘Contes d’Espagne et d’Italie’’.

Connu pour sa liaison avec George Sand, sa vie de dandy, légère et quasi-débauchée, le mène à écrire des poèmes lyriques tourmentés et tristes.

Sa poésie est un chant d’amour et de douleur. Sa métrique, reste classique, apporte avec de nouveaux thèmes dont la théâtralité est manifeste. Il décède jeune, en 1857,à Paris.

Tahar Bekri

Que j’aime le premier frisson d’hiver! le chaume

Sous le pied du chasseur, refusant de ployer!

Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume

Au fond du vieux château s’éveille le foyer ;

C’est le temps de la ville…Oh! lorsque, l’an dernier,

J’y revins, que je vis ce bon Louvre et son dôme,

Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume

(J’entends encore au vent les postillons crier),

Que j’aimais ce temps gris, ces passants, et la Seine

Sous ses mille falots assise en souveraine !

J’allais revoir l’hiver. – Et toi, ma vie, et toi!

Oh ! dans tes longs regards j(allais tremper mon âme ;,

Je saluai tes murs – Car, qui m’eût dit, madame,

Que votre cœur si tôt avait changé pour moi ?

Contes d’Espagne et d’Italie,1829.

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3e édition du Salon national des arts plastiques : Désormais un rendez-vous annuel fixe

17. Oktober 2026 um 19:15

Dévoilant les nouveautés, Mme Ahlam Bou Sandel a mis l’accent sur une scénographie inédite, conçue pour être particulièrement vivante et interactive. La mise en espace qui sera révélée lors du vernissage promet, selon elle, d’offrir une expérience d’immersion renouvelée aux visiteurs et de sublimer les œuvres exposées. La Presse — Placée sous le patronage du […]

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Mes Humeurs – Une lettre disparaît, une autre déraille

17. Oktober 2026 um 19:00

La Presse — Il suffit parfois d’une lettre pour que l’imagination prenne la tangente, mercredi dernier, devant l’émission La Grande Librairie, mon regard s’est arrêté sur une plaque de rue apparue à l’écran. On y lisait le nom de Georges Perec, mais amputé d’un «e». Un nom écorché, une voyelle envolée, une anomalie qui avait […]

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La XXVIe Semaine de la langue italienne dans le monde se déploie dans huit villes tunisiennes

17. Oktober 2026 um 18:42

La XXVIe Semaine de la langue italienne dans le monde se déroule du 9 au 29 octobre 2026 dans huit villes tunisiennes, autour du thème « Langue géniale : imaginer, concevoir, créer avec l’italien », selon les organisateurs. Alors que la semaine officielle se tient du 19 au 25 octobre, la programmation tunisienne s’étend sur […]

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Le Rio Cinéma – Rencontre Ibn Khaldoun : Hommage à Mahmoud Messaâdi

17. Oktober 2026 um 17:30

Le Rio Cinéma de Tunis abrite, le 22 octobre 2026, de 17h00 à 19h00, à l’occasion de sa  « Rencontre Ibn Khaldoun », un événement consacré à la vie et à l’œuvre de Mahmoud Messaâdi, figure majeure de la pensée et de la littérature tunisiennes. Une soirée pluridisciplinaire, entre présentations, lectures, images, réflexions collectives et […]

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Le ténor tunisien Hassen Doss distingué à Rome

17. Oktober 2026 um 12:46

Le ténor tunisien Hassen Doss a reçu, à Rome, le Prix international d’Excellence Euro-Méditerranéen 2026 — également connu sous le nom d’«Oscar de la Méditerranée» — pour son parcours artistique et sa contribution à la promotion de la culture, de la coopération et du dialogue entre les peuples des deux rives de la Méditerranée.

La distinction a été remise le 14 octobre, lors de la quatrième édition de cet événement, qui s’est tenu dans la salle Giovanni Spadolini du ministère italien de la Culture. La cérémonie a réuni des représentants de l’ambassade de Tunisie en Italie, des diplomates, des responsables institutionnels ainsi que des personnalités issues des milieux universitaires, culturels et médiatiques.

Le prix a été remis au chanteur lyrique tunisien par Dündar Kesapli, président de l’Association des journalistes de la Méditerranée, à l’origine de cette initiative visant à mettre à l’honneur des personnalités s’étant distinguées dans les domaines de la culture, de l’art, de la diplomatie, des médias, du sport ou de l’engagement social.

« Je suis profondément ému», a déclaré Hassen Doss à l’agence Tap, soulignant la portée symbolique de recevoir une telle distinction en Italie — pays doté d’une immense tradition lyrique — aux côtés de personnalités internationales, telles que l’ancien capitaine de l’AS Rome, Francesco Totti.

Le ténor a qualifié ce prix d’aboutissement d’un long cheminement marqué par l’engagement, la persévérance et le travail.

Formé à l’Institut de musique de Sousse et à l’Institut supérieur de musique de Tunis, Hassen Doss est considéré comme l’un des pionniers de la diffusion du chant lyrique en Tunisie. Au cours de sa carrière, il a contribué à rapprocher le public tunisien de l’opéra, en proposant une fusion originale entre technique vocale lyrique, tradition musicale arabe et sonorités contemporaines. Parmi ses expériences les plus marquantes, on peut citer ses participations au Festival international de Carthage, en 2018 et 2022, ainsi que sa contribution aux versions tunisiennes de ‘‘Carmen’’ de Georges Bizet et de ‘‘La Traviata’’ de Giuseppe Verdi. Son répertoire comprend par ailleurs des airs d’opéra, des chansons italiennes et napolitaines, ainsi que des compositions originales en dialecte tunisien.

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Tunisie | Mesures pour impulser les exportations d’huile d’olive et de dattes

17. Oktober 2026 um 10:37

Dorra Borji, directrice générale du commerce extérieur au ministère du Commerce et du Développement des exportations, a affirmé que son département travaille sur une stratégie intégrée visant à soutenir et à développer les exportations d’huile d’olive et de dattes. Cette démarche s’accompagne d’un renforcement des mécanismes de financement et des facilités bancaires destinés aux professionnels actifs dans ces deux secteurs.

Mme Borji, citée par Diwan FM, intervenait lors d’une journée d’information, organisée en collaboration avec le Conseil bancaire et financier (CBF), le vendredi 16 octobre 2026, et qui avait pour objectif de faire connaître les mécanismes et les facilités financières et bancaires disponibles pour financer les activités de transformation, de promotion et d’exportation de ces deux produits phares de l’agriculture tunisienne.

Cette rencontre s’inscrivant dans le cadre de l’évaluation des résultats de la saison écoulée et de la préparation de la nouvelle saison, fait suite à une série de réunions entre les établissements bancaires et les professionnels, au cours desquelles le secteur bancaire a été encouragé à renforcer le financement des filières de l’huile d’olive et des dattes.

Les échanges ont également permis de mettre en lumière l’existence de mécanismes et de facilités financières dont certaines entreprises — notamment les PME — n’avaient pas une connaissance suffisante.

La directrice générale du Commerce extérieur a passé en revue les principaux indicateurs enregistrés durant la saison 2025-2026, indiquant que la valeur des exportations d’huile d’olive a atteint environ 5 milliards de dinars. Et celles de dattes ont franchi, pour la première fois de leur histoire, le seuil du milliard de dinars, pour s’établir à 1,011 milliard de dinars.

Mme Borji a souligné l’importance stratégique de ces deux produits pour le soutien des exportations nationales, précisant que le secteur agroalimentaire constitue le deuxième contributeur aux exportations tunisiennes : l’huile d’olive représente environ 61 % du total des exportations alimentaires, tandis que les dattes en représentent près de 10 %.

Stockage, financement et promotion pour soutenir les exportations

Concernant la stratégie adoptée pour les prochaines campagnes, Mme Borji a indiqué que le plan d’action pour le secteur de l’huile d’olive repose sur trois axes principaux — le stockage, le financement et la promotion — mis en œuvre en coordination avec les différents ministères concernés.

Les établissements bancaires ont, pour leur part, intégré les produits saisonniers parmi leurs priorités en matière de financement, a-t-elle aussi indiqué, en insistant, également, sur la nécessité de poursuivre les efforts visant à diversifier les marchés extérieurs, au-delà des destinations traditionnelles (Europe et Etats-Unis), soulignant que les dattes tunisiennes sont actuellement exportées vers 86 pays à travers différents continents.

Dans ce contexte, Mme Borgi a révélé que le ministère de l’Agriculture a récemment organisé une mission de prospection au Sénégal, dans le but d’explorer de nouvelles opportunités pour les produits tunisiens et de renforcer leur présence sur les marchés africains.

I. B.

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Tunisie | Bardo Collections fait rimer design contemporain et transformation de déchets

17. Oktober 2026 um 09:49

Bardo Collections, une galerie de design contemporain située à Tunis, accueille depuis le 18 septembre 2026 et jusqu’au 2 janvier 2027 l’exposition intitulée «Les Restes Anthropiques» de l’architecte et designer franco-grec Thomas Egoumenides, résident en Tunisie depuis onze ans.

Fondée en 2024 par Khansa Garbi, Selma Feriani et Chacha Atallah, qui en assure la direction artistique, cette galerie basée à La Goulette, cité balnéaire et portuaire située au nord de Tunis, se propose de transformer des déchets industriels en objets de design, en alliant créativité, durabilité environnementale et artisanat local. Elle se consacre à la production, à l’exposition et à la promotion du design de collection issu du «Sud global», avec une attention particulière portée à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Selon son site officiel, Bardo Collections collabore avec des artistes et des designers, qu’ils soient émergents ou confirmés, en privilégiant l’expérimentation des matériaux, la fabrication locale et la valorisation du patrimoine artisanal.

Parmi les créateurs représentés figurent Aymen Mbarki, Myriame Dachraoui, Fares Thabet et Skander Khlif.

À travers «Bardo Collections Studio», la galerie propose également des services de conception sur mesure destinés aux collectionneurs, aux architectes et aux aménagements d’intérieurs.

Thomas Egoumenides et ses Tables-Anthropes.

Figure centrale de l’exposition actuelle, Thomas Egoumenides récupère des résidus issus de la transformation industrielle du plastique pour les métamorphoser en tables basses, étagères sculpturales, lampes et candélabres. Inspirée par la «Théogonie» d’Hésiode, l’exposition interroge le consumérisme et la possibilité de redonner de la valeur et une fonction à des matériaux délaissés. Cette initiative confirme l’ambition de la galerie : promouvoir un design contemporain ancré dans les cultures méditerranéennes et africaines, capable de conjuguer innovation, mémoire et durabilité.

I. B. (avec Ansa).  

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Nabeul célèbrera le mariage de l’harissa et de la pizza

17. Oktober 2026 um 09:11

Ce sera l’un des rendez-vous les plus originaux de la douzième édition du Festival de l’harissa de Nabeul, qui se tiendra du 30 octobre au 1er novembre 2026 dans cette ville côtière tunisienne, considérée comme l’une des capitales de la production de la célèbre sauce à base de piments rouges.

L’événement, organisé par l’Association pour la sauvegarde de la ville de Nabeul (ASVN), accueillera des pizzaiolos italiens experts, invités à proposer une réinterprétation de la pizza napolitaine agrémentée d’une sauce à base d’harissa.

Selon le quotidien La Presse, deux pizzaiolos napolitains sont attendus ; ils animeront des démonstrations gastronomiques visant à mettre en valeur la rencontre entre les traditions culinaires des deux rives de la Méditerranée.

Parmi les nouveautés de cette année, le festival s’étendra au-delà de ses espaces habituels à Dar Nabeul — siège de l’association organisatrice — pour investir l’avenue Habib Bourguiba, en plein centre-ville. Une structure d’exposition y sera installée pour accueillir une trentaine de producteurs et artisans, proposant des dégustations ainsi que la vente d’harissa traditionnelle et de ses diverses variantes.

Le programme culturel et scientifique restera, quant à lui, concentré à Dar Nabeul, avec trois conférences consacrées au patrimoine gastronomique local, des ateliers de préparation artisanale de l’harissa, des démonstrations culinaires, ainsi que des activités autour de la mosaïque, de la calligraphie et de la céramique — un autre fleuron de l’artisanat régional. Des spectacles folkloriques et diverses animations sont également au programme. L’objectif, a expliqué le directeur du festival, Samir Kerkeni, à la radio Diwan FM, est de valoriser l’harissa de Nabeul, de préserver le patrimoine alimentaire régional et de promouvoir de nouveaux usages du produit dans la gastronomie internationale.

Traditionnellement préparée à partir de piments rouges séchés au soleil, d’ail, de sel et de coriandre, l’harissa est l’un des ingrédients les plus emblématiques de la cuisine tunisienne ; elle est utilisée au quotidien comme condiment et entre dans la composition de nombreux plats.

En décembre 2022, l’Unesco a inscrit les savoir-faire, connaissances et pratiques culinaires et sociales liés à l’harissa tunisienne sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, reconnaissant ainsi sa valeur culturelle et son rôle dans la transmission des traditions familiales et communautaires.

Le festival de Nabeul, créé en 2015, vise donc à conjuguer la préservation d’un patrimoine gastronomique profondément ancré dans l’identité tunisienne avec la promotion de l’artisanat, du tourisme et de nouvelles opportunités économiques. Dans ce contexte, la pizza à l’harissa devient un symbole du dialogue gastronomique entre la Tunisie et l’Italie.

I. B.

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Perle de la Méditerranée | Une revue consacrée aux îles de la Galite

17. Oktober 2026 um 08:13

Raconter et protéger l’un des écosystèmes insulaires les plus précieux et les moins connus de la Méditerranée. Tel est l’objectif de «Perle de la Méditerranée», une nouvelle revue consacrée à l’archipel tunisien de La Galite, situé au large des côtes septentrionales du pays. Le premier numéro, couvrant la période de janvier à juillet 2026, vient de paraître.

Cette initiative, annoncée par l’association environnementale tunisienne Méditerranée Action Nature (MAN) et relayée par l’agence de presse TAP, s’inscrit dans le projet «Consolidation d’une gestion efficace et durable de l’archipel de La Galite», financé par le Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF), un fonds international dédié à la conservation de la biodiversité.

La publication vise à sensibiliser le public à l’importance de la protection des écosystèmes marins et terrestres de l’archipel, à valoriser son patrimoine historique et culturel, et à documenter les actions de conservation menées sur place, tout en favorisant le partage des connaissances entre chercheurs, associations environnementales et institutions.

Le premier numéro propose plusieurs rubriques thématiques, notamment «Activités environnementales» — consacrée aux programmes et initiatives de protection — et «Sous la loupe», qui examine en détail les caractéristiques des espèces animales et végétales ainsi que des habitats naturels. Un espace est spécifiquement dédié à l’histoire de l’archipel, tandis que la rubrique photographique «Images de La Galite» invite les lecteurs à découvrir les paysages insulaires, la faune marine et la richesse biologique de la zone.

Situé à environ 46 kilomètres au nord du Cap Negro, l’archipel comprend l’île principale de La Galite et plusieurs îlots environnants. Cette zone, qui se distingue par une grande biodiversité marine et terrestre, constitue un patrimoine naturel tunisien majeur, faisant l’objet de programmes de conservation et de suivi environnemental.

Le projet soutenu par le CEPF, confié à l’association MAN, bénéficie d’un financement d’environ 170 000 dollars pour la période allant de décembre 2025 à décembre 2028.

Parmi les interventions prévues figurent le renforcement de la participation des acteurs locaux à la gestion de la zone, l’implication des pêcheurs dans le suivi des écosystèmes coralligènes, la promotion de pratiques touristiques durables ainsi que la définition d’actions en faveur de la restauration écologique des milieux terrestres.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un engagement plus large de la Tunisie visant à renforcer la protection de son patrimoine marin.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les aires protégées couvrent actuellement moins de 3 % des eaux marines tunisiennes, alors que le pays a lancé un programme visant à contribuer à l’objectif international de protéger au moins 30 % des écosystèmes terrestres et marins d’ici 2030.

I. B. (avec Ansa).

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Rencontre à l’IRMC à Tunis sur le sionisme, une idéologie coloniale

17. Oktober 2026 um 07:34

L’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) organise une rencontre-débat autour de l’ouvrage ‘‘Le sionisme, une invention européenne. Genèse d’une idéologie’’ de Sonia Dayan-Herzbrun, professeure émérite de sociologie politique à l’Université Paris-Cité (Lux Editeur, Québec, Canada, 17 octobre 2025, 128 pages), le mardi 20 octobre 2026 à partir de 17h30, en présence de l’auteure de l’ouvrage.

Le sionisme, dans ses différentes déclinaisons, est et a toujours été une idéologie coloniale dont on constate aujourd’hui les conséquences effroyables. Ce n’est pas dans la tradition rabbinique mais bien au cœur de la modernité européenne que le sionisme plonge ses racines. Dans l’Occident chrétien, on considérait les diverses communautés de religion juive comme un peuple en exil, originaire d’une terre mythique à la géographie indéterminée. Jusqu’à l’ère moderne, la relation à ce lieu est restée pour les Juifs essentiellement symbolique, voire mystique. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle qu’elle cherchera à s’ancrer dans une réalité géographique et politique, sous l’impulsion de ce qu’on appelle le «sionisme chrétien». Une forme de messianisme se combine alors au projet de colonisation de la Palestine et d’expansion de l’Empire britannique.

Répondant aux attentes du sionisme chrétien, le sionisme politique de Theodor Herzl et de ses successeurs s’inscrit au confluent de plusieurs courants d’idées très présents en Europe entre le XIXe et le XXe siècle : les nationalismes, les utopies coloniales et l’orientalisme. L’unité de la nation se fait autour d’un récit qui transforme la Bible en livre historique fiable et nie le passé de la terre sur lequel il est censé se dérouler. Toutes les manipulations politiques deviennent alors possibles jusqu’à l’instauration de l’Etat d’Israël, son expansion par l’expropriation violente des terres des Palestiniens et les interminables guerres contre ses voisins au Proche-Orient : Egypte, Liban, Syrie et jusqu’en Iran.

Cet expansionnisme est illustré par concept géopolitique et religieux du Grand Israël (Eretz Yisrael HaShlema, en hébreu) qui désigne l’extension de l’État d’Israël sur l’ensemble de ses supposées frontières bibliques, la fameuse «Terre promise» décrite dans la Bible et qui s’étendrait du Nil à l’Euphrate, c’est-à-dire de l’Egypte à l’Irak. Ce concept colonialiste, illustré par le drapeau même d’Israël (où les deux traits bleus symbolisent les deux fleuves), fonde la politique belliqueuse et expansionniste du gouvernement d’extrême-droite actuel en Israël, conduit par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Prennent part à la discussion de l’ouvrage : Amin Allal, chercheur en science politique (IRMC), et Adrien Thibault, chercheur en sociologie et science politique (IRMC).

I. B.

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Bettina Heinen-Ayech, une œuvre marquée par la lumière et les paysages de la Tunisie

17. Oktober 2026 um 07:30

Du 23 au 25 octobre 2026, à l’occasion de son 30e anniversaire, la foire internationale d’art ARTfair Innsbruck, en Autriche, rendra hommage à la peintre Bettina Heinen-Ayech (1937–2020), artiste germano-algérienne dont l’œuvre fut profondément marquée par la lumière et les paysages de la Tunisie.

Installée dès 1963 à Guelma, dans l’est de l’Algérie, à proximité de la frontière tunisienne, Bettina Heinen-Ayech entretint pendant près de six décennies une relation particulièrement étroite avec la Tunisie.

Elle parcourut régulièrement le pays, peignant ses paysages, ses villes historiques, ses villages et ses habitants. De Tabarka à Tunis et Carthage, de Nabeul à Kairouan, d’El-Djem à Gafsa, elle trouva dans la diversité des paysages tunisiens une source d’inspiration constante.

L’exposition internationale d’Innsbruck constitue aujourd’hui une nouvelle reconnaissance majeure pour cette artiste qui consacra l’essentiel de sa vie à la peinture et dont la Tunisie occupa une place importante dans l’univers artistique et personnel.

Une relation privilégiée avec la Tunisie depuis 1963

En février 1963, quelques mois après l’indépendance de l’Algérie, Bettina Heinen-Ayech s’installe à Guelma auprès de son époux, Abdelhamid Ayech (1926–2010).

La proximité géographique de Guelma avec la Tunisie favorise très rapidement ses voyages dans le pays voisin, qu’elle découvre et apprend à aimer dès cette époque.

À partir de 1963, la peintre effectue régulièrement des séjours en Tunisie, parcourant différentes régions avec ses couleurs, ses pinceaux et son matériel de peinture.

Ces voyages deviennent une composante durable de son existence et de sa création artistique.

La Tunisie lui offre une remarquable diversité de paysages, de lumières et d’atmosphères : le littoral méditerranéen, les montagnes boisées du Nord-Ouest, les anciennes cités, les plaines agricoles, les villages de l’intérieur et les paysages arides du Sud.

Elle ne se contente pas de visiter ces lieux. Fidèle à sa pratique de la peinture sur le motif, elle s’y installe pour travailler directement devant la nature, cherchant à saisir les variations de lumière, les couleurs et le caractère particulier de chaque région.

Au fil des décennies, cette proximité donne naissance à une œuvre tunisienne importante, témoignage pictural d’un attachement profond au pays.

Tabarka : une source d’inspiration particulièrement intense

Parmi toutes les régions tunisiennes qu’elle découvre, Tabarka et ses environs occupent une place privilégiée dans son œuvre.

Située non loin de Guelma, sur la côte méditerranéenne, cette région devient l’une de ses destinations de prédilection.

Bettina Heinen-Ayech y revient régulièrement pour peindre les montagnes verdoyantes, les forêts, les reliefs descendant vers la mer, les villages et les paysages côtiers.

Elle est particulièrement sensible à la rencontre entre la végétation luxuriante du Nord-Ouest tunisien et les couleurs changeantes de la Méditerranée.

Les contrastes entre les montagnes, les forêts, la mer et la lumière méditerranéenne lui offrent des possibilités picturales qu’elle explore inlassablement.

Son travail dans la région de Tabarka s’inscrit ainsi parmi les expressions les plus personnelles de sa relation artistique avec la Tunisie.

De Tunis à Carthage, de Kairouan à Gafsa : une peintre à la découverte du pays

L’intérêt de Bettina Heinen-Ayech pour la Tunisie ne se limite toutefois pas à la région de Tabarka.

Au cours de ses nombreux séjours, elle découvre et peint également Tunis et Carthage, où l’histoire, l’architecture et la lumière méditerranéenne constituent autant de sujets d’inspiration.

Elle travaille aussi à Nabeul, sur la péninsule du Cap Bon, région dont les paysages et la vie quotidienne nourrissent son regard de peintre.

Dans l’intérieur du pays, elle se rend notamment à Kairouan, ville chargée d’histoire, ainsi qu’à El-Djem, célèbre pour son patrimoine architectural antique.

Plus au sud, ses voyages la conduisent jusqu’à Gafsa, où elle découvre d’autres couleurs, d’autres reliefs et des paysages annonçant les régions présahariennes.

Ces déplacements témoignent de sa volonté de connaître la Tunisie dans toute sa diversité, bien au-delà des grands centres urbains et des destinations touristiques.

Pour elle, chaque région possède une identité propre, une lumière particulière et une atmosphère que la peinture peut exprimer.

Ses œuvres tunisiennes constituent ainsi un témoignage artistique de plusieurs décennies de rencontres avec les paysages et la culture du pays.

Une artiste également présente dans la vie culturelle tunisienne

La relation de Bettina Heinen-Ayech avec la Tunisie ne fut pas uniquement celle d’une peintre voyageuse. Elle exposa à plusieurs reprises ses œuvres à Tunis, participant ainsi à la vie artistique et culturelle de la capitale. Ces expositions lui permirent de présenter sa peinture au public tunisien et de faire connaître son regard personnel sur les paysages de l’Afrique du Nord.

Son attachement à la Tunisie s’exprimait également à travers les relations humaines nouées au fil de ses séjours et son intérêt constant pour la culture et les habitants du pays.

Pour cette artiste profondément européenne par sa formation, mais dont l’existence fut intimement liée au Maghreb, les frontières nationales ne constituaient pas des frontières artistiques.

L’Algérie et la Tunisie formaient deux espaces voisins, différents et complémentaires, qui nourrissaient sa sensibilité et sa création.

Sa peinture témoigne ainsi d’une rencontre durable entre les traditions picturales européennes et les paysages de l’Afrique du Nord.

Une carrière artistique reconnue sur les deux rives de la Méditerranée

Née en Allemagne en 1937, Bettina Heinen-Ayech manifeste très tôt un talent exceptionnel pour la peinture.

Formée dans l’environnement artistique de la colonie de peintres de Solingen, elle bénéficie notamment de l’enseignement du peintre Erwin Bowien (1899–1972).

Dès sa jeunesse, elle participe à d’importantes expositions en Europe et développe progressivement un langage pictural personnel, caractérisé par une grande liberté de couleur, une sensibilité particulière à la lumière et une approche expressive du paysage.

Son installation en Algérie en 1963 marque une étape déterminante de son parcours.

Durant près de six décennies, elle peint aussi bien en Afrique du Nord que dans différents pays européens, maintenant un dialogue artistique permanent entre les deux rives de la Méditerranée.

En Algérie, son œuvre bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle importante.

Le Musée national des beaux-arts d’Alger lui consacre notamment deux grandes rétrospectives, en 1993 et 2004, et conserve des œuvres de l’artiste dans ses collections.

En 2014, le Musée national public Cirta de Constantine organise une nouvelle grande rétrospective consacrée à son parcours artistique.

Elle reçoit également plusieurs distinctions officielles, parmi lesquelles le Grand Prix de la ville d’Alger en 1976, ainsi que des hommages des institutions culturelles algériennes.

Mais sa carrière dépasse largement le cadre d’un seul pays.

Ses voyages et ses expositions témoignent de l’itinéraire d’une artiste qui a construit une œuvre originale au croisement de plusieurs cultures.

La Tunisie, une patrie artistique de cœur

Pour Bettina Heinen-Ayech, la Tunisie ne fut jamais une simple destination de voyage.

La proximité avec son lieu de résidence à Guelma, la fréquence de ses séjours et les liens humains qu’elle y développa firent de ce pays une partie familière et précieuse de son existence.

Elle y revint pendant des décennies, découvrant sans cesse de nouveaux sujets et retrouvant des paysages auxquels elle était profondément attachée.

Tabarka, Tunis, Carthage, Nabeul, El-Djem, Kairouan et Gafsa comptent ainsi parmi les lieux qui ont nourri son inspiration.

Son œuvre constitue aujourd’hui un témoignage artistique de cette relation particulière avec la Tunisie.

Lorsqu’elle s’éteint en 2020, Bettina Heinen-Ayech laisse derrière elle un ensemble pictural considérable qui reflète près de soixante-dix années de création artistique, dont une partie importante est consacrée aux paysages et aux habitants du Maghreb.

Reconnaissance internationale pour une artiste géniale

Du 23 au 25 octobre 2026, à l’occasion de son trentième anniversaire, la foire internationale ARTfair Innsbruck rendra un hommage exceptionnel à Bettina Heinen-Ayech.

Une importante présentation muséale permettra au public international de découvrir un ensemble représentatif de son œuvre, illustrant les différentes étapes de sa carrière.

Une attention particulière sera portée à sa peinture inspirée par l’Afrique du Nord, où elle développa un langage pictural personnel, marqué par l’intensité de la lumière méditerranéenne et la diversité des paysages.

Cet hommage constitue une nouvelle étape dans la reconnaissance internationale d’une artiste dont l’existence et la création furent profondément marquées par les échanges entre l’Europe et le Maghreb.

Pour son fils, Dr Haroun Ayech, qui se consacre aujourd’hui à la sauvegarde et à la transmission de l’héritage artistique de sa mère, cette manifestation possède une signification particulière : «Ma mère entretenait avec la Tunisie une relation très profonde. Dès son installation à Guelma en 1963, elle s’est rendue régulièrement dans ce pays voisin qu’elle aimait beaucoup. Elle y a parcouru et peint de nombreuses régions, avec une prédilection particulière pour Tabarka, mais aussi Tunis, Carthage, Nabeul, Kairouan, El-Djem et Gafsa.

La Tunisie faisait véritablement partie de son univers artistique et affectif. Elle y avait ses habitudes, ses souvenirs et de nombreux sujets d’inspiration. Elle était également heureuse d’avoir pu présenter ses œuvres à plusieurs reprises au public tunisien. Voir aujourd’hui sa peinture honorée à l’échelle internationale est pour moi une grande joie. J’y vois également un hommage aux paysages, à la lumière et à la culture de la Tunisie, ce pays auquel ma mère était si profondément attachée.»

Une nouvelle grande exposition en Allemagne en 2027

Cette reconnaissance internationale se poursuivra dès le début de l’année prochaine.

Du 16 janvier au 4 avril 2027, le Kunstmuseum Schwaan, en Allemagne, consacrera une nouvelle grande exposition à Bettina Heinen-Ayech.

Cette manifestation présentera un vaste panorama de sa création, depuis les premières années de sa carrière jusqu’aux œuvres de sa maturité inspirées par les paysages européens et nord-africains.

Des œuvres des peintres Erwin Bowien et Amud Uwe Millies, deux autres représentants importants de la colonie artistique de Solingen, compléteront cette présentation.

Cette exposition offrira une nouvelle occasion de faire découvrir au public européen le parcours exceptionnel d’une artiste qui fit de la peinture un dialogue permanent entre les cultures, les paysages et les peuples.

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Bakma d’Abdelhamid Bouchnak : La nécessaire saignée pour le cinéma tunisien

16. Oktober 2026 um 22:08

Avouons que c’est une claque esthétique et narrative ! Mais au-delà, Bakma pose une question fondamentale pour l’avenir du 7e art tunisien. Bakma agit comme un coup de défibrillateur sur un corps léthargique. En empoignant le cinéma de genre par le collet, Abdelhamid Bouchnak démontre que l’exigence artistique n’est pas l’ennemi du spectacle populaire. Le […]

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Jaou Tunis 2026 : Un archipel artistique pour penser le monde autrement

16. Oktober 2026 um 19:30

Du 23 octobre au 22 novembre, la huitième édition de Jaou Tunis déploie une programmation internationale à travers la capitale. Entre création contemporaine, dialogue des cultures et réhabilitation du patrimoine, la manifestation franchit une nouvelle étape avec l’accueil, pour la première fois hors de Suisse, de la Biennale de l’image en mouvement de Genève. La […]

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