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Industrie africaine : le Maroc détrône l’Afrique du Sud ; la Tunisie à la 4e place

30. Mai 2026 um 09:54

Selon le dernier rapport de la BAD, le Maroc devient la première puissance industrielle d’Afrique, suivi de l’Afrique du Sud et de l’Égypte. La Tunisie confirme sa 4e place.

 

Le Maroc sur le toit de l’Afrique ? La performance mérite d’être soulignée. Selon l’Indice d’industrialisation en Afrique 2025 publié par la Banque africaine de développement (BAD) et présenté le 25 mai en marge des Assemblées annuelles de l’institution à Brazzaville, le royaume chérifien confirme sa montée en puissance économique au point de supplanter progressivement l’Afrique du Sud en tant que principale puissance  industrielle du continent.

Pendant plus d’une décennie, l’Afrique du Sud a trôné sur le classement l’industrie africaine, suivie à quelques longueurs du Maroc, de l’Égypte et de la Tunisie. Pretoria, précise le document, demeure une « puissance industrielle majeure », mais sa compétitivité recule depuis plusieurs années, plombée par une crise énergétique chronique, une désindustrialisation rampante de sa base manufacturière et une perte d’attractivité pour les investisseurs étrangers ».

Lire aussi: BAD : les gouverneurs appellent à la réforme financière africaine

Trio gagnant

Quel est le secret de cette montée en puissance patiemment élaborée ? D’abord, le royaume chérifien doit son ascension à quinze ans de politique industrielle continue et fondée sur les investissements publics massifs et également soutenue par une diplomatie économique offensive en Afrique, qui a permis au Maroc de diversifier progressivement son appareil productif.

En effet, longtemps associé aux phosphates et, plus récemment, à l’automobile, le royaume s’impose désormais dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’aéronautique.

L’industrie automobile, longtemps marginale, est devenue le premier secteur exportateur du pays. Près d’un million de véhicules ont été produits en 2025, contre 535 000 en 2023 et 465 000 en 2022, selon les données sectorielles agrégées par les analystes. Les exportations automobiles vers l’Union européenne ont atteint 15,1 milliards d’euros dès 2023, plaçant le pays devant la Chine et le Japon en termes de valeur expédiée vers le marché unique.

L’aéronautique, deuxième pilier de la stratégie, a généré 2,54 milliards de dollars de recettes à l’export en 2024. Plus de 150 entreprises opèrent dans les écosystèmes de Casablanca, Tanger et Nouaceur, dont Boeing, Safran et Airbus.

Ensuite, le Maroc possède un réseau d’infrastructures que peu de pays africains peuvent égaler : ligne à grande vitesse Al Boraq entre Tanger et Casablanca, expansion en cours du port de Tanger Med et du futur Nador West Med, projets de port atlantique de Dakhla, agrandissement de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, etc.

« Lorsqu’un pays investit massivement dans les ports, les réseaux de transport, les télécommunications ou la connectivité, il attire mécaniquement des investisseurs internationaux mais aussi des opérateurs nationaux capables de changer la structure de l’économie », analyse Abdelmalek Alaoui, président de l’Institut marocain d’intelligence stratégique.

Enfin, la capacité croissante à attirer les investissements étrangers grâce à un cadre d’investissement plus attractif : la nouvelle Charte de l’investissement, entrée en vigueur en 2023, a renforcé les incitations fiscales et financières, simplifié certaines procédures administratives et amélioré l’accompagnement des investisseurs.

Inégalités

Cela étant, cette réussite industrielle incontestable ne masque pas certaines fragilités. Ainsi, souligne la BAD,  les retombées de cette croissance restent inégalement réparties entre les territoires et les catégories sociales. Les régions proches des grands pôles industriels et portuaires bénéficient davantage de la mondialisation que les zones plus éloignées.

« Il y a un Maroc qui gagne, un Maroc proche des ports et des grands circuits mondiaux, mais il y a aussi un Maroc des marges », souligne Abdelmalek Alaoui. Selon lui, l’industrialisation rapide a contribué à accentuer les écarts sociaux entre les catégories les plus favorisées et les populations les plus vulnérables.

Autre fragilité mise en lumière par la BAD : l’insuffisante création d’emplois au regard des besoins d’une population active en forte croissance. Malgré un tissu entrepreneurial dynamique et une industrialisation soutenue, l’économie marocaine peine encore à offrir des débouchés à la hauteur des attentes, en particulier pour les jeunes diplômés, dont le chômage demeure élevé.

Finalement, le défi posé au Maroc apparaît donc double : poursuivre sa montée en gamme industrielle tout en veillant à une meilleure redistribution des bénéfices de la croissance. Car si le royaume s’est imposé comme l’une des locomotives économiques du continent africain, la question sociale reste, elle, plus que jamais au cœur de l’équation.

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BAD : les gouverneurs appellent à la réforme financière africaine

Les gouverneurs des pays membres du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont appelé à accélérer la mise en œuvre de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), lors des Assemblées annuelles tenues du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville, en République du Congo.

Réunis dans le cadre de la 61e Assemblée du Conseil des gouverneurs de la BAD et de la 52e du Fonds africain de développement, ils ont plaidé pour un renforcement de la coopération avec les banques multilatérales, les partenaires au développement et le secteur privé afin de mobiliser davantage de ressources pour soutenir la transformation structurelle du continent.

Les gouverneurs ont demandé à la Banque d’apporter un soutien rapide et adapté aux pays membres régionaux afin de préserver leur stabilité macroéconomique, protéger les populations vulnérables, renforcer la sécurité alimentaire et améliorer l’accès durable à l’énergie.

Lire aussi : Sidi Ould Tah : « La BAD sera la banque de solutions de l’Afrique » 

Ils ont également exhorté la BAD à poursuivre ses efforts dans les domaines de la soutenabilité de la dette, de l’intégration régionale, des infrastructures, de l’industrialisation, de la gouvernance et de la mobilisation des ressources internes. Les questions liées à l’emploi des jeunes, à l’égalité des sexes, à l’action climatique et à la lutte contre la corruption ont aussi été mises en avant.

Les gouverneurs ont salué les performances financières et opérationnelles de la Banque en 2025, marquées par environ 8 milliards d’unités de compte d’approbations et 5,2 milliards de décaissements au profit de 50 pays africains à travers 200 projets.

Placées sous le thème du financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté, les Assemblées ont réuni plus de 3 000 participants.

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Sidi Ould Tah : « La BAD sera la banque de solutions de l’Afrique » 

« La Banque africaine de développement (BAD) restera le partenaire de premier plan de ses pays membres et sera la banque de solutions de l’Afrique ». C’e sont là les propos du président du Groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, prononcés lors de la cérémonie de clôture des Assemblées annuelles de la Banque, organisées du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville (République du Congo).

« Notre ambition à la BAD est de devenir une banque très audacieuse, plus innovante, plus agile et plus proche des populations, une banque qui place l’emploi des jeunes et l’autonomisation de la femme au centre de son action et de devenir de véritable levier de transformation structurelle de l’Afrique et l’outil le plus privilégié de son intégration économique », a-t-il appuyé. « Nous allons intensifier notre coopération pour cibler des priorités absolues telles que l’autonomisation de la femme, l’emploi des jeunes, le soutien des Petites et moyennes entreprises (PME) et l’accès universel aux services essentiels ».

D’après le président de l’institution financière panafricaine, le développement ne se conçoit pas dans les bureaux et dans les salles de réunions mais au cœur des communités avec celle et ceux qui agissent tous les jours sur le terrain avec l’accompagnement de la société civile et la Diaspora.

L’Angola décaisse 6,5 millions d’euros en faveur du FAD

Il a annoncé par ailleurs la décision de la République de l’Angola relative à la contribution à hauteur de 6,5 millions d’euros à la dix-septième reconstitution du Fonds africain de développement (FAD-17). Cette contribution a-t-il dit porte désormais à 25 le nombre des Etats africains engagés dans le financement du FAD-17 pour un montant global dépassant 190 millions de dollars.

De son côté, le président du Conseil des gouverneurs représentant les pays membres du Groupe de la BAD, Ludovic Ngatse, a mis l’accent sur la nécessité du changement de la trajectoire de développement, faisant savoir que le conseil a approuvé et encouragé la mise en place des quatre points cardinaux pour renforcer la capacité de l’influence et d’impact de l’Afrique.

Il a souligné que les assemblées ne doivent pas être considérées comme un simple rendez-vous institutionnel de plus gravé dans le calendrier mais plutôt comme un moment de vérité et de responsabilité face aux urgences qu’ils s’agissent de déficit de financement, de défis climatiques, de la transformation structurelle de l’économie ou de l’urgence de la création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes.

« L’Afrique prouve chaque jour qu’elle ne manque ni de potentiel ni d’ambitions mais plutôt la culture de l’exécution et de l’impact », a-t-il avancé. Les orientations de Brazzaville devraient être immédiatement traduites en capital accessible, en infrastructures transformatrices et en progrès tangibles pour les populations africaines, a-t-il appuyé.

3 000 personnes et 81 pays…

A rappeler que les Assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de la BAD. Cette année, plus de 3 000 personnes prennent part à cet événement à Brazzaville, à savoir les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion.

Placée sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », les assemblées annuelles 2026 sont les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025.

La vision stratégique d’Ould Tah porte sur quatre points cardinaux. Il s’agit de l’amélioration de l’accès au capital (mobiliser les ressources financières de l’Afrique) et la réforme et la consolidation des systèmes financiers, des institutions et des talents du continent pour affirmer l’action mondiale de l’Afrique.

Les troisième et quatrième points portent sur l’exploitation de la transformation démographique pour le développement économique et la construction des infrastructures résilientes au climat et une forte valeur ajoutée aux ressources naturelles.

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Décédé depuis 2021, Yuan Longping continue de nourrir des millions d’Africains 

29. Mai 2026 um 16:40

À la veille du cinquième anniversaire, fin mai, de la disparition de Yuan Longping (1930-2021), célèbre agronome chinois surnommé le « père du riz hybride », son épouse Deng Ze a reçu un cadeau particulier : un sac de riz hybride cultivé en Guinée. 

Fin avril, le Premier ministre guinéen a rencontré une équipe agricole de l’Académie des sciences agricoles du Hunan dans son bureau à Conakry, capitale guinéenne, rapporte l’agence chinoise Xinhua. À cette occasion, on remarquait des imprimés sur le devant d’un sac où figuraient les drapeaux de la Chine et de la Guinée. Au dos, un message manuscrit du Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah : « Ce riz est le symbole parfait de la coopération entre la Chine et la Guinée. Vaincre la faim ! ».

« Saluant les réalisations accomplies dans la promotion de la culture du riz hybride dans ce pays d’Afrique, il a soigneusement écrit un message sur le sac de riz avant de demander à l’équipe de le remettre à Mme Deng après son retour en Chine », écrit l’agence chinoise. Ce sac de grains de riz incarne les résultats tangibles de la technologie chinoise du riz hybride et des programmes d’assistance agricole de la Chine en Afrique.

De son côté, Fang Zhihui, membre de cette équipe, dira : « Grâce à notre assistance technique, la Guinée a établi le plus grand parc de démonstration de riz hybride d’Afrique à ce jour. Les rendements rizicoles dans le parc atteignent six tonnes par hectare par saison, soit trois fois plus que les variétés locales traditionnelles », selon Xinhua.

 

« Grâce à notre assistance technique, la Guinée a établi le plus grand parc de démonstration de riz hybride d’Afrique à ce jour. Les rendements rizicoles dans le parc atteignent six tonnes par hectare par saison, soit trois fois plus que les variétés locales traditionnelles ». (Fang Zhihui)

 

Idem au Tchad…

La Guinée est loin d’être le seul pays africain à bénéficier de l’expertise chinoise en matière de riz hybride. He Qiaosheng, responsable de la huitième équipe d’experts agricoles chinois au Tchad, a indiqué de son côté que l’équipe avait sélectionné plus de dix variétés de riz adaptées aux conditions locales. « Les variétés de riz chinoises ont augmenté les rendements de plus de 35% en moyenne par rapport aux souches locales », a affirmé M. He. « Au cours des deux dernières décennies, elles ont contribué à produire 1,2 million de tonnes supplémentaires de céréales. Nous avons également formé près de 3 000 responsables agricoles, techniciens et agriculteurs locaux ».

Ainsi, dans le village d’Ambela, dans le district de Douguia, région du Hadjer-Lamis au Tchad, l’agriculteur Uthman a adopté des méthodes de riziculture standardisées à haut rendement après avoir reçu une formation de la part d’experts chinois. Malgré de graves inondations en 2024, il a récolté 7,84 tonnes de riz sur un hectare de terres agricoles, contre seulement sept tonnes auparavant sur deux hectares. L’augmentation de la production lui a rapporté un revenu supplémentaire de 720 000 francs CFA (1 278 dollars)…

… en Gambie

Avec le soutien d’une équipe d’assistance agricole chinoise de Yuan Longping High-tech Agriculture Co., Ltd., le jeune agriculteur gambien Musa Darboe a appris systématiquement les techniques de culture du riz hybride. En seulement sept ans, les rendements rizicoles de la ferme qu’il a héritée de son père sont passés à sept tonnes par hectare, soit deux à trois fois la moyenne locale. La superficie de plantation principale de la ferme s’est désormais étendue à 100 hectares, tandis que Musa fournit également un soutien technique et des services de mécanisation agricole aux agriculteurs voisins.

« Ce sont les réalisations de recherche de Yuan Longping qui nous ont donné l’espoir d’échapper à la faim et d’atteindre l’autosuffisance alimentaire », a-t-il affirmé.

… et à Madagascar

En juillet 2025, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a inspecté le laboratoire conjoint Chine-Madagascar de riz hybride dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route, créée conjointement par le Centre de recherche sur le riz hybride du Hunan et l’Université d’Antananarivo. « La FAO accorde une grande importance au soutien de la Chine au développement du riz hybride dans les pays africains », a signalé Xiao Gui, chercheur au Centre de recherche sur le riz hybride du Hunan, notant que la coopération évolue désormais vers des partenariats plus approfondis.

 

« La FAO accorde une grande importance au soutien de la Chine au développement du riz hybride dans les pays africains ».

 

Le laboratoire conjoint a été inauguré en décembre 2024 au centre de démonstration du riz hybride de Mahitsy, à Madagascar. Selon Tiana Randriamihanta, responsable malgache du projet pour le laboratoire conjoint, l’installation compte actuellement sept chercheurs et se concentre sur la promotion de la recherche et de l’éducation sur le riz hybride, l’augmentation des rendements et la formation d’un plus grand nombre de professionnels techniques pour soutenir l’industrie du riz hybride à Madagascar.

Xiao a ajouté que le laboratoire conjoint servirait de plateforme pour au moins trois grands domaines de coopération entre la Chine et Madagascar, notamment en invitant des techniciens malgaches à suivre une formation théorique et pratique systématique en Chine. « Actuellement, les semences de riz hybride en Afrique coûtent environ 5,5 dollars le kilo. Grâce à la production localisée de semences, nous espérons réduire le prix à quatre dollars, voire moins. À l’avenir, nous appliquerons l’expérience réussie accumulée à Madagascar à des projets de coopération avec d’autres pays africains comme le Ghana et le Mozambique ».

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La Banque africaine de l’énergie sera lancée fin juillet 2026

29. Mai 2026 um 10:13

Le continent africain aura prochainement une banque dédiée à l’énergie. Et si l’on en croit l’APPO (African Petroleum Producers’ Organization ou Organisation des producteurs de pétrole africains en français) qui pilote ce projet stratégique en partenariat avec Afreximbank, la Banque africaine de l’énergie (AEB) sera lancée fin juillet 2026. Et sera basée à Abuja au Nigeria.

L’état d’avancement de cette future institution financière panafricaine a été examiné lundi 25 mai au Caire lors d’une réunion entre le secrétaire général de l’APPO, l’Algérien Farid Ghezali, et le président d’Afreximbank, George Elombi. En effet, dans un communiqué, l’APPO assure que les travaux préparatoires « vont bon train », confirmant la volonté des deux partenaires d’accélérer le déploiement opérationnel de la banque.

Basée à Abuja, au Nigeria, la Banque africaine de l’énergie ambitionne de devenir un levier majeur de financement des projets pétroliers et gaziers africains. Dotée d’une capitalisation initiale de 5 milliards de dollars, elle vise à mobiliser jusqu’à 10 milliards de dollars lors de sa première phase de déploiement.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par le retrait progressif des institutions financières occidentales du financement des hydrocarbures, sous l’effet des politiques de transition énergétique et des pressions climatiques. Face à ce désengagement, plusieurs pays africains cherchent à sécuriser leurs investissements énergétiques à travers des mécanismes de financement continentaux.

A l’horizon 2030, l’AEB prévoit de lever jusqu’à 15 milliards de dollars pour soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique africaine : exploration, production, infrastructures de transport et distribution.

A rappeler que le Nigeria avait officiellement remis, en février dernier, le siège de la banque à Abuja à l’APPO et à Afreximbank, marquant une étape clé vers le lancement effectif de cette institution appelée à renforcer l’autonomie financière énergétique du continent.

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Croissance, IDE, transferts : l’espoir d’une Afrique résiliente

12 des 20 économies les plus dynamiques au monde se situent désormais en Afrique, un signal fort du repositionnement économique du continent dans un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques, le ralentissement des échanges et la contraction de l’aide internationale.

C’est le constat que vient de dresser à Brazzaville par le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, à l’occasion de la présentation des Perspectives économiques africaines 2026 dans le cadre de la tenue des Assemblées annuelles de l’institution financière panafricaine.

Selon la BAD, la croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) africain devrait s’établie à 4,3 % en 2026 et pourrait atteindre 4,5 % en 2027. Une performance qui confirme la capacité de résilience des économies africaines malgré un contexte international instable et une pression persistante sur les finances publiques.

L’amélioration des indicateurs macroéconomiques se reflète également dans la progression du PIB par habitant, passé de 0,9 % en 2023 à 1,9 % en 2025, traduisant une reprise graduelle de la création de richesse individuelle sur le continent.

Les flux financiers ne sont pas en reste

La dynamique est également soutenue par une forte progression des flux financiers extérieurs. Les investissements directs étrangers (IDE) ont bondi de 75 % en 2024 pour atteindre 97 milliards de dollars. Tandis que les transferts de fonds de la diaspora ont augmenté de 14 %, à 186 milliards de dollars. Ces transferts deviennent désormais la première source de financement externe de l’Afrique, devant plusieurs mécanismes traditionnels d’aide au développement. Cependant, compte tenu des différents conflits dans le monde, notamment russo-ukrainien et américano-iranien, il y a fort à parier que les transferts de la diaspora vont nettement diminué en 2026 par rapport à leur niveau de 2025.

Autre indicateur encourageant : le recul de l’inflation. Celle-ci est passée de 21,8 % en 2024 à 13,6 % en 2025, sous l’effet du resserrement des politiques monétaires et d’une relative stabilisation des marchés. Toutefois, la BAD avertit que les risques inflationnistes demeurent élevés, notamment en raison de la hausse des coûts de l’énergie et des importations.

Malgré cette trajectoire positive, le continent reste confronté à des fragilités structurelles majeures, notamment un déficit chronique de financement des infrastructures, une faible industrialisation et des besoins croissants en capital humain. Et pour consolider la croissance, Sidi Ould Tah a appelé les États africains à intensifier les investissements productifs et à renforcer leurs capacités de financement interne.

Le président de la BAD a également plaidé pour une réforme plus ambitieuse de l’architecture financière africaine afin de réduire la dépendance à l’aide extérieure et de renforcer la souveraineté économique du continent. Selon lui, les perspectives démographiques, combinées à l’afflux de nouveaux investissements, constituent un levier stratégique pour inscrire l’Afrique dans une trajectoire de croissance durable et inclusive.

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Aux Assemblées de la BAD 2026, la Tunisie vend son concept « compter sur soi » aux Africains

La Tunisie a plaidé, mercredi à Brazzaville, pour une action africaine coordonnée et ambitieuse afin de financer le développement du continent, à l’occasion des assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), organisées du 25 au 29 mai 2026.

Intervenant lors du dialogue du Conseil des gouverneurs, Tarek Bouhlel, directeur général de la coopération africaine au ministère de l’Économie et de la Planification et gouverneur temporaire de la Tunisie auprès de la BAD, a appelé à « un changement de paradigme », basé sur le passage d’interventions fragmentées à une alliance africaine structurée et à grande échelle.

Selon lui, cette transformation nécessite un engagement politique clair des gouverneurs de la Banque ainsi qu’une réforme profonde de l’institution, notamment à travers une décentralisation accrue et un renforcement des effectifs opérationnels afin d’accélérer la préparation et l’exécution des projets.

La Tunisie a également insisté sur la nécessité de placer la jeunesse et la transformation démographique au cœur des priorités de la BAD. Selon Bouhlel, l’investissement dans la formation, l’entrepreneuriat, la digitalisation et le financement des micro, petites et moyennes entreprises permettrait de transformer le potentiel démographique africain en moteur de croissance.

Tunis considère par ailleurs que la souveraineté financière de l’Afrique constitue « un choix inéluctable ». Pour y parvenir, trois leviers sont jugés essentiels : le recours accru aux mécanismes de partage des risques, la création de plateformes d’investissement de grande envergure et une meilleure mobilisation des capitaux domestiques, régionaux et des transferts de la diaspora africaine.

La Tunisie estime enfin que la BAD dispose des moyens nécessaires pour piloter une nouvelle architecture africaine du développement, alignée sur les priorités nationales et régionales du continent.

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L’OTIC lance la Déclaration de Tunis pour dénoncer les abus dans les services de visas

L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) annonce le lancement de la « Déclaration de Tunis sur les droits du consommateur dans les services de visas et de mobilité internationale », une initiative portée par une coalition d’associations arabes et africaines visant à réformer un système jugé opaque, complexe et coûteux pour les citoyens.

Selon le président de l’OTIC, Lotfi Riahi, cette déclaration constitue la première référence civile commune destinée à transformer les plaintes individuelles des demandeurs de visas en un mouvement organisé de revendication. L’objectif affiché est d’imposer davantage de transparence et d’équité dans les prestations liées aux visas et à la mobilité internationale.

Lotfi Riahi a dénoncé les conséquences de l’externalisation d’une partie des services consulaires à des sociétés intermédiaires privées. Il estime que cette pratique a multiplié les frais imposés aux usagers, allongé les délais d’attente et compliqué les démarches administratives à travers plusieurs plateformes numériques.

Le responsable a particulièrement critiqué le fait que les demandeurs perdent l’intégralité des frais engagés en cas de refus de visa, malgré l’absence de prestation effective. Face à cette situation, la coalition associative réclame une révision profonde du système actuel.

Parmi les principales revendications figurent le remboursement total ou partiel des frais en cas de refus, la séparation claire entre les frais administratifs obligatoires et les services optionnels, ainsi qu’une meilleure transparence concernant les motifs de rejet des demandes.

Les organisations signataires demandent également un encadrement plus strict des sociétés intermédiaires privées, avec des critères renforcés de contrôle et de responsabilité. Elles plaident aussi pour une meilleure protection des données personnelles et numériques des demandeurs.

Tout en rappelant le droit souverain des États à contrôler l’entrée des étrangers sur leur territoire, Lotfi Riahi a affirmé que cette mobilisation transfrontalière vise avant tout à construire un système « plus juste et plus humain ».

Dans ce cadre, des démarches sont déjà engagées pour créer un Observatoire africain des services de visas et de la mobilité. Cette structure indépendante aura pour mission de documenter les conditions réelles d’accès à ces services et de produire des indicateurs comparables entre les différents pays.

Cette initiative intervient après un communiqué publié par l’OTIC le 12 mai 2026, dans lequel l’organisation dénonçait déjà les abus des sociétés intermédiaires privées chargées du traitement des demandes de visa. L’OTIC y évoquait notamment des frais excessifs, une faible qualité de service et l’absence de concurrence effective, qualifiant la situation de « monopole déguisé » aux tarifs déraisonnables.

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En Afrique du Nord, la croissance ralentira à 4% en 2026 (Rapport)

La croissance en Afrique du Nord, estimée à 4,4 % en 2025, devrait ralentir à 4 % en 2026, selon le rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA 2026), présenté mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (du 25 au 29 mai 2026).

Le PEA, rapport annuel phare du Groupe de la BAD, souligne que la croissance devrait s’établir à 4,2 % en 2027, sous réserve d’un apaisement des perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz devraient affecter les exportations de la région vers le Moyen-Orient, augmenter le coût des intrants pour les engrais et faire grimper les coûts de l’énergie pour les importateurs nets de produits pétroliers tels que l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, selon les explications du PEA.

Et d’ajouter que le secteur touristique de la sous-région pourrait également subir l’impact négatif de la guerre au Moyen-Orient en raison de la baisse des arrivées de touristes en provenance des pays du Golfe.

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Industrie en Afrique : la Tunisie dans le top 5 manufacturier

La Tunisie a figuré dans le top cinq des principaux pays africains manufacturiers en occupant le quatrième rang de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IAA), dans sa deuxième édition publiée, lundi, par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à l’occasion de ses Assemblées annuelles qui se tiennent du 25 au 29 mai 2026, à Brazzaville, en République du Congo.

Selon ce rapport, le Maroc occupe le premier rang, tandis que l’Egypte occupe la troisième place, suivi de la Tunisie et de l’île de Maurice successivement aux quatrième et cinquième places.

L’Afrique du Sud est le seul pays subsaharien à rivaliser avec les pays d’Afrique du Nord, en occupant la deuxième place, a fait ressortir le même rapport.

L’IIA 2025 a fait ressortir que quelque 41 des 54 pays africains ont amélioré leurs scores en matière d’industrialisation et que 26 des 54 pays se situent au-dessus de la moyenne calculée pour l’ensemble du continent. La plupart des pays de la région du Nord de l’Afrique figurent parmi les pays les mieux classés (avec un score supérieur à la moyenne africaine), à l’exception de la Libye et de la Mauritanie.

En effet, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est accusent encore un retard par rapport à l’Afrique du Nord et à l’Afrique australe, où se trouvent les principaux pôles industriels du continent, à savoir l’Afrique du Sud, l’Égypte et les pays du Maghreb.

D’après le rapport, l’industrialisation reste la voie la plus prometteuse pour permettre à l’Afrique de mener à bien sa transformation structurelle, de créer des emplois productifs à grande échelle, de diversifier ses exportations, de renforcer sa résilience économique et d’assurer sa prospérité à long terme.

Et d’ajouter que dans un environnement économique mondial en rapide évolution, marqué par un réalignement géopolitique, des bouleversements technologiques, une transition climatique ainsi qu’une restructuration des chaînes d’approvisionnement, l’urgence pour l’Afrique de s’industrialiser n’a jamais été aussi grande.

Malgré l’intérêt croissant des décideurs politiques et le regain d’intérêt pour la politique industrielle à l’échelle du continent, la transformation industrielle de l’Afrique reste incomplète, a fait remarquer la même source.

Bien que la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière ait augmenté régulièrement en termes absolus, passant de 285 milliards de dollars en 2020 à 351 milliards de dollars en 2025, le continent continue de représenter moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4 % des exportations mondiales de produits manufacturés.

La valeur ajoutée de l’industrie manufacturière par habitant de l’Afrique reste inférieure aux niveaux d’avant 2014, ce qui montre que la croissance industrielle ne s’est pas encore traduite par une transformation structurelle généralisé, selon le rapport.

Le défi de l’industrialisation de l’Afrique ne réside plus dans la conception de stratégies, mais dans leur mise en œuvre efficace à plus grande échelle. Le continent recèle des fondements démographiques, géographiques et institutionnels ainsi que des ressources nécessaires à l’industrialisation.

Toutefois, la réalisation de son potentiel dépendra d’une meilleure coordination des politiques, des institutions plus efficaces, d’une coopération régionale plus étroite et des investissements soutenus à long terme.

Le rapport a recommandé de favoriser la transition d’initiatives de production isolées à des écosystèmes industriels intégrés, ancrés dans des chaînes de valeur régionales, des plateformes industrielles stratégiques, des infrastructures de production et une compétitivité fondée sur l’innovation afin de parvenir à l’industrialisation en Afrique.

Cette transition exige une coordination plus forte des politiques, une intégration régionale plus poussée, une participation accrue du secteur privé et des investissements nettement plus importants dans les secteurs productifs, selon la même source.

Publié pour la première fois en novembre 2022, l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) vise à suivre les tendances de l’industrialisation à travers l’Afrique.

Cette deuxième édition de l’Indice 2025 de l’IIA fournit une évaluation exhaustive du développement industriel dans les 54 pays africains sur la période 2010-2024.

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Recul de l’aide au développement en Afrique (Rapport)

27. Mai 2026 um 09:39

Au début du conflit au Moyen-Orient, fin février 2026, la plupart des pays africains menaient déjà une politique monétaire relativement restrictive, ce qui pourrait leur offrir une marge de manœuvre supplémentaire pour l’assouplir lorsque les pressions inflationnistes actuelles s’atténueront.

Toutefois, les pays importateurs nets de pétrole pourraient être confrontés à une forte hausse de leur facture d’importation en raison des prix élevés du pétrole, lit-on dans le rapport les « Perspectives économiques en Afrique 2026″ (PEA 2026) présenté mardi 26 mai à Brazzaville au Congo lors des  Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement..

La montée des tensions géopolitiques devrait entraîner une baisse des flux d’aide publique au développement vers l’Afrique, ce qui accroît les risques à court terme pesant sur le financement extérieur mondial.

Le choc actuel sur les chaînes d’approvisionnement mondiales pourrait affaiblir les conditions du marché du travail dans le Moyen-Orient, région qui accueille 14 % des migrants africains, représentant ainsi un risque pour les transferts de fonds vers l’Afrique.

Ces tendances renforcent la nécessité pour les pays africains de réduire leur dépendance à l’égard des sources externes et d’explorer les opportunités nationales de mobilisation de ressources pour financer leur développement.

Mobiliser des capitaux à grande échelle pour favoriser le développement

Le document souligne que la mobilisation de financements du développement à grande échelle est impérative pour que l’Afrique puisse mener son propre programme de développement.

Le rapport a, dans ce sens, identifié des options politiques concrètes susceptibles de mobiliser des capitaux à grande échelle en vue d’une croissance accélérée et résiliente. Il a recommandé également des réformes visant à renforcer et à consolider l’architecture financière de l’Afrique afin que le continent puisse affirmer son autonomie dans un monde de plus en plus fragmenté.

Dans ce cadre la BAD a appelé dans son rapport à renforcer la gestion stratégique de la politique monétaire et de la politique de change afin d’atténuer l’impact de chocs multiples, dans le cadre de ses recommandations politiques à court terme.

Les banques centrales africaines doivent mettre en œuvre des politiques monétaires et de change prudentes, adaptées pour ancrer les anticipations d’inflation à long terme, a ajouté la même source.

Le rapport a préconisé de mettre en œuvre des politiques budgétaires prudentes pour atténuer les effets de la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, afin de réduire les coûts des entreprises et d’alléger les pressions sur les ménages pauvres et les autres ménages vulnérables.

Il a recommandé également de renforcer la capacité à attirer et à retenir les flux financiers extérieurs. Il a cité dans ce cadre la nécessité d’accroître la capacité d’absorption, en particulier dans les secteurs émergents, tels que les centres de données et les énergies renouvelables afin d’assurer une part plus importante du financement mondial des investissements.

A moyen et à long termes, le PEA a mis l’accent sur la nécessité de diversifier le mix énergétique et les marchés de l’énergie en Afrique, en accélérant les investissements dans les énergies renouvelables et le gaz, afin de renforcer la sécurité nationale.

Il s’agit également de renforcer l’intégration régionale et les échanges commerciaux afin de se prémunir contre les chocs mondiaux récurrents et de réduire la dépendance aux importations en plus de renforcer la compétitivité commerciale.

Perspectives économiques en Afrique (PEA) est le rapport annuel phare du Groupe de la Banque. Il offre une plateforme pour présenter ces conclusions et recommandations à un large public international et façonner le débat politique sur la mobilisation efficace et le déploiement efficient des capitaux, selon la BAD.

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L’inflation restera inférieure à 5% dans vingt-six pays africains en 2026

Les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA), qui examinent les performances économiques récentes du continent et ses perspectives à moyen terme a souligné que la flambée des prix mondiaux du pétrole et du gaz attise les pressions inflationnistes à travers l’Afrique. En fait, l’inflation devrait s’établir en moyenne à 10,4 % en 2026, avant de reculer à 8,9 % en 2027.

Ces chiffres ont été dévoilés mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement.

Bien que l’inflation moyenne en 2026 reste élevée, le taux prévu représente une baisse substantielle par rapport aux 13,7 % enregistrés en 2025 et s’explique par l’augmentation de la production agricole et les effets bénéfiques de la politique monétaire restrictive menée au cours des mois précédents.

Malgré cela, l’inflation en 2026 devrait rester inférieure à 5 % dans 26 pays, d’après la même source. Au 28 avril 2026, les monnaies de 27 pays s’étaient dépréciées face au dollar américain par rapport au niveau de référence du 27 février dernier.

Les banques centrales africaines ont abaissé leurs taux d’intérêt en 2025, ce qui signale une amélioration générale des perspectives d’inflation à moyen terme. Entre janvier 2025 et mars 2026, les taux directeurs ont été réduits en moyenne de 1,33 point de pourcentage.

Cela a donné lieu à des taux directeurs corrigés de l’inflation, s’établissant en moyenne à 2,8 % en termes réels, a fait ressortir le PEA 2026.

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De l’importation à l’exportation : le pari réussi de l’Éthiopie sur le blé

26. Mai 2026 um 16:23

L’Éthiopie s’impose désormais comme l’un des géants mondiaux dans la culture du blé. Avec une récolte record de 33,1 millions de tonnes en 2025-2026, le pays intègre le Top 10 mondial et devient un symbole africain de souveraineté alimentaire, comme le rapporte site Afrique.le360.ma.

En effet, longtemps dépendante des importations, l’Éthiopie a accéléré sa transformation après les chocs du Covid-19 et de la guerre Russie-Ukraine (depuis 2022), qui avaient provoqué une flambée historique des prix du blé sur le marché mondial.

Avant 2021, et selon les chiffres disponibles, Addis-Abeba dépensait près de 1 milliard de dollars par an pour importer cette céréale essentielle. Mais en quelques années, le pays a inversé la tendance grâce à une stratégie agricole ambitieuse inscrite dans son « Plan de développement 2021-2030 ».

Résultat des courses : la production nationale est passée de 5,4 millions de tonnes en 2020 à 33,1 millions de tonnes aujourd’hui, soit une multiplication par six en cinq ans, ajoute la même source.

Plus de 8 millions d’hectares consacrés au blé

Cette progression spectaculaire a permis à l’Éthiopie non seulement d’atteindre l’autosuffisance dès 2021-2022, mais aussi d’exporter ses surplus vers des pays voisins comme le Soudan ou le Kenya. La consommation locale est estimée à environ 8 millions de tonnes, bien en dessous de la production actuelle.

Le principal moteur de cette réussite réside dans l’expansion des surfaces irriguées. Les cultures de blé irrigué sont passées de 5 000 hectares en 2018 à 3,8 millions d’hectares en 2025-2026. Au total, le pays consacre désormais plus de 8,2 millions d’hectares à cette céréale stratégique.

Mécanisation, semences à haut rendement, irrigation intensive et culture jusqu’à trois fois par an ont également permis de doubler les rendements moyens, passés de 2 à 4 tonnes par hectare.

Dans un continent qui importe encore plus de 65 % de ses besoins en blé, l’expérience éthiopienne démontre qu’une politique agricole cohérente peut réduire durablement la dépendance alimentaire africaine.

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Sidi Ould Tah : « L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité »

26. Mai 2026 um 16:23

« L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité et seul un projet sur dix atteint le bouclage financier ». Ce sont là les propos du président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, qui s’exprimai lors des Assemblées annuelles de l’institution financière africaine à Brazzaville au Congo (du 25 au 29 mai 2026).

Ould Tah a souligné, à ce propos, qu’il est primordial de transformer ces portefeuilles projets en actifs investissables. Beaucoup de PME africaines restent enfermées dans ce que certains appellent le « missing middle » : trop grandes pour la microfinance, mais trop petites ou trop risquées pour les systèmes bancaires commerciaux, a-t-il expliqué.

C’est pour cette raison qu’est intervenue la récente décision de la Banque d’augmenter sa participation dans l’Agence africaine d’assurance, du commerce et de l’investissement (ATIDI) à 14 %, faisant d’elle son principal actionnaire. Ceci a-t-il avancé reflète le type d’architecture africaine de partage du risque qui doit être renforcé.

Transition démographique

Sur un autre plan, le président de la BAD a souligné que la transition démographique de l’Afrique doit également être abordée avec davantage de réalisme économique et d’ambition. Pendant longtemps, les discussions sur l’emploi des jeunes ont principalement été traitées comme des questions sociales, bien qu’il s’agit fondamentalement d’un défi structurel et économique, a-t-il encore dit.

Le défi n’est donc pas simplement de créer davantage d’emplois, il s’agit plutôt  de construire des économies plus productives, a-t-il appuyé. Il a mis l’accent, à cette occasion, sur la nécessité de dépasser les interventions fragmentées pour construire de véritables écosystèmes de production, de financement et d’innovation.

La Banque doit de plus en plus se positionner non seulement comme une institution de financement, mais comme une institution catalytique, une plateforme capable de réduire les risques, de mobiliser davantage de capitaux, de connecter investisseurs africains et internationaux, et de transformer des opportunités dispersées en investissements bancables.

La Banque a été créée dans une autre époque, où le financement du développement reposait principalement sur les prêts souverains, les infrastructures publiques et les relations traditionnelles d’aide, a rappelé le président de l’institution panafricaine. « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, le développement est de plus en plus façonné par les capitaux privés, la technologie, l’intégration régionale, les dynamiques démographiques et la compétition géopolitique ».

Il a fait savoir que « l’approche de la banque reposera de plus en plus sur le partenariat entre capitaux publics et privés, entre institutions africaines elles-mêmes, entre investisseurs domestiques et internationaux et entre l’Afrique et ses partenaires mondiaux »

Et Sidi Ould Tah d’ajouter: « La BAD doit désormais porter sur l’ensemble de l’écosystème de croissance: infrastructures, intégration régionale, connectivité numérique, compétences, financements à long terme, clusters industriels et chaînes de valeur liées à la transformation africaine… Toutefois, la BAD ne peut pas et ne doit pas agir seule. Cet effort devra être porté par l’ensemble des institutions financières africaines à savoir banques de développement, banques commerciales, fonds de pension, caisses de dépôts, fonds souverains, banques centrales, compagnies d’assurance, fonds de private equity et institutions des marchés de capitaux ».

« Des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente »

Pour le président de la République du Congo, Denis-Sassou Nguesso, « le financement du développement de l’Afrique requiert désormais des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente. Les besoins sont immenses et concernent les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le numérique, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, la protection de l’environnement, et la création d’emplois ».

Toujours selon le chef de l’Etat congolais, ces exigences du développement nécessitent des réponses nouvelles, audacieuses et adaptées. Il a mis l’accent sur la nécessité d’approfondir les marchés financiers, renforcer les institutions régionales, développer les instruments de garantie, de partage des risques et de financement mixte afin de mobiliser davantage l’épargne africaine et les capitaux internationaux au service de projets structurants.

« L’enjeu n’est donc pas seulement de trouver plus de ressources, il s’agit aussi de mieux les orienter, de mieux les gérer et de les consacrer à des investissements capables de transformer durablement les conditions de vie de nos populations », affirme Nguesso.

Tirer profit du capital humain et des ressources naturelles

De son côté, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Selma Malika Haddadi, a souligné l’impératif de mobiliser les ressources financières internes de l’Afrique, procéder à la refonte de l’architecture financière et tirer profit du capital humain et des ressources naturelles. Elle a souligné la nécessité d’axer les efforts au-delà des mécanismes de financements traditionnels pour saisir de nouveaux outils et des nouvelles sources de financements au sein des pays africains.

Haddadi a fait savoir qu’un éventail de sources financières est disponible, citant à titre d’exemple les envois de fonds de la Diaspora, les obligations vertes, ainsi que les actifs financiers numériques qui restent sous exploités.

Placée sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », les Assemblées annuelles 2026 sont les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025.

Les Assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de la BAD. Cette année, plus de 3 000 personnes prennent part à cet événement à Brazzaville, à savoir les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion.

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Ebola : déjà 900 cas suspects

26. Mai 2026 um 14:55

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo aurait touché plus de 900 cas, dont 101 infections confirmées à ce jour, a déclaré l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Kinshasa a déclaré l’épidémie le 15 mai, marquant ainsi la 17e crise d’Ebola enregistrée dans le pays depuis l’identification du virus en 1976…

Dans un message publié dimanche 24 mai sur X, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que les violences et les déplacements massifs de population dans la province d’Ituri (épicentre de l’épidémie) compliquent gravement les efforts déployés pour contenir le virus. « Près de 5 millions de personnes vivent en zone de conflit. Aujourd’hui, une personne sur quatre a besoin d’aide humanitaire et une personne sur cinq est déplacée à l’intérieur de son propre pays », a écrit Tedros, avertissant que la situation a « gravement » entravé les efforts visant à étendre le traçage des contacts et à détecter les infections suffisamment tôt pour fournir des soins de soutien.

L’OMS et ses partenaires continuent d’opérer dans certaines des zones les plus instables et difficiles d’accès de l’Ituri, où les communautés sont confrontées non seulement à Ebola, mais aussi à une crise sanitaire plus large impliquant de multiples maladies, a-t-il ajouté.

A noter que des scientifiques britanniques accélèrent actuellement le développement d’un vaccin expérimental basé sur une technologie mise au point pendant la pandémie de Covid-19. Selon les chercheurs, ce vaccin pourrait être prêt pour des essais cliniques d’ici quelques mois, même si son efficacité reste encore inconnue.

Alors que l’OMS a relevé le risque lié à l’épidémie actuelle d’Ebola de « élevé » à « très élevé » en République démocratique du Congo, il reste faible au niveau international.

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Sénégal : un économiste à la Primature

26. Mai 2026 um 11:07

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a nommé, lundi 25 mai 2026, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo au poste de Premier ministre, trois jours après le limogeage de Ousmane Sonko et la dissolution du gouvernement.

L’annonce a été faite à la télévision nationale sénégalaise RTS. Âgé de 60 ans, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo est un économiste reconnu, ancien responsable de la branche sénégalaise de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il va désormais former une nouvelle équipe gouvernementale dans un contexte marqué par une crise politique et de fortes tensions économiques.

Le départ d’Ousmane Sonko, annoncé le 22 mai 2026, intervient après plusieurs mois de désaccords avec le président Bassirou Diomaye Faye. Les deux hommes, longtemps alliés au sein du parti PASTEF, divergeaient notamment sur la gestion de la dette publique, les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) et l’orientation économique du pays.

Lire aussi — Sénégal : le “couple“ Diomaye Faye-Ousmane Sonko vole en éclats

Figure centrale de la vie politique sénégalaise, Ousmane Sonko avait joué un rôle déterminant dans l’élection de Bassirou Diomaye Faye en mars 2024. Et ce, après avoir lui-même été empêché de se présenter à la présidentielle à la suite d’une condamnation judiciaire. Nommé Premier ministre le 2 avril 2024, il incarnait alors la ligne dite de « rupture » portée par le PASTEF.

Au fil des mois, les relations entre les deux dirigeants se sont cependant détériorées. En mars 2026, Sonko avait publiquement averti qu’il pourrait faire basculer le PASTEF dans l’opposition si le président s’éloignait du programme politique du parti.

L’arrivée d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo à la tête du gouvernement est perçue par plusieurs observateurs comme une volonté du président Faye de rassurer les partenaires financiers et de restaurer une forme de stabilité institutionnelle. Alors que les équilibres politiques internes demeurent fragiles. A noter également qu’il est perçu proche à la fois d’Ousmane Sonko et de Diomane Faye. Ce qui pourrait être important pour l’avenir du pays, étant donné que le désormais ancien PM devrait être élu, mardi 26 mai, comme nouveau président du Parlement sénégalais.

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Commerce intra-africain : l’Afrique face à l’urgence de l’intégration économique

26. Mai 2026 um 08:01

La crise au Moyen-Orient, qui secoue l’économie mondiale depuis mars 2026, rappelle avec force la vulnérabilité des économies africaines aux chocs extérieurs. Hausse des prix du pétrole, renchérissement des matières premières et augmentation des coûts du transport : autant de perturbations qui ravivent le débat sur la nécessité d’accélérer le commerce intra-africain. Cette question a largement dominé les discussions de l’Africa CEO Forum organisé à Kigali, au Rwanda, les 14 et 15 mai 2026.

Afreximbank estime que les échanges commerciaux entre pays africains devraient atteindre 230 milliards de dollars en 2026. Malgré cette progression, ils représentent encore moins de 20 % du commerce total du continent. Pour Ndiamé Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique orientale et australe, une meilleure intégration régionale permettrait de renforcer la résilience économique du continent, en favorisant les investissements, la production locale et la création d’emplois.

Cependant, la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) reste freinée par plusieurs obstacles : insuffisance des infrastructures, coûts logistiques élevés et disparités réglementaires entre États. Face à ces contraintes, plusieurs pays misent sur des partenariats régionaux et des mécanismes de co-investissement. Éric Akoute, directeur de l’APIex au Bénin, souligne l’importance du partage d’expertise et de la mutualisation des compétences entre agences africaines de promotion des investissements.

Par ailleurs, l’un des enjeux majeurs demeure la transformation locale des matières premières. C’est ce que souligne Bakary Séga Bathily, directeur de l’Agence sénégalaise de promotion des investissements, pour qui « l’Afrique doit désormais privilégier la valorisation industrielle de ses ressources au lieu de continuer à les exporter à l’état brut ». Il cite notamment les projets de coopération entre le Sénégal et la Sierra Leone autour du gaz et du minerai de fer.

Enfin, le financement constitue un défi central. Thierry Hebraud, PDG de la Banque commerciale de l’Ile Maurice, appelle les investisseurs internationaux à ne plus considérer l’Afrique comme un marché à haut risque et plaide pour un meilleur accès à des financements de long terme. Il insiste également sur la nécessité de développer des mécanismes de paiement africains afin de réduire la dépendance au dollar dans les échanges intra-africains. Les Américains ne vont sans doute pas apprécier.

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Assemblées annuelles de la BAD : à Brazzaville, l’Afrique en quête de financements massifs

24. Mai 2026 um 15:03

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) s’ouvrent lundi 25 mai à Brazzaville, en République du Congo, avec, au centre des discussions, la mobilisation de ressources financières à grande échelle pour soutenir le développement économique du continent africain.

Prévue du 25 au 29 mai, cette 61e édition des Assemblées de la BAD et la 52e du Fonds africain de développement réuniront plus de 3 000 délégués, dont des chefs d’État, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, responsables d’institutions financières internationales et représentants du secteur privé.

Dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations géopolitiques et économiques, la BAD évalue les besoins de l’Afrique à plus de 400 milliards de dollars par an pour accélérer sa transformation structurelle et renforcer sa résilience face à la fragmentation croissante des flux financiers internationaux.

Les travaux porteront notamment sur la consolidation de la souveraineté financière du continent, le développement de systèmes bancaires plus autonomes, ainsi que l’attraction de capitaux nationaux et étrangers pour soutenir une croissance durable.

Les participants examineront également les moyens de valoriser le potentiel démographique africain comme moteur d’innovation économique, tout en intégrant la biodiversité et les crédits carbone dans les stratégies de développement durable.

Ces Assemblées seront marquées par la première présentation officielle du rapport financier et des résultats de développement par Sidi Ould Tah, élu, rappelons-le, en mai 2025 pour succéder à Akinwumi Adesina après deux mandats à la tête de l’institution.

Lire aussi: Présidence de la BAD : le Mauritanien Sidi Ould Tah succède à Adesina avec 76,18 % des voix

Selon les dernières projections de la BAD, la croissance moyenne du PIB réel africain devrait atteindre 4,2 % en 2025, contre 3,5 % l’année précédente, avant de progresser à 4,3 % en 2026 puis à 4,5 % en 2027.

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 Aziz Mebarek | «Le private equity en Afrique est loin de la maturité »  

24. Mai 2026 um 12:29

AfricInvest, fondé en 1994 par les Tunisiens Aziz Mebarek et Ziad Oueslati, pionniers du private equity africain, gère aujourd’hui 22 fonds, compte 170 investissements dans 25 pays africains et pèse plus de 2 milliards de dollars d’actifs.

Dans un entretien avec l’Agence Ecofin, réalisé en marge de la conférence annuelle de l’African Private Equity and Venture Capital Association (Avca), dont il est cofondateur, Aziz Mebarek, ingénieur des ponts et chaussées qui a contribué à structurer toute une classe d’actifs sur le continent, pose un diagnostic sans complaisance : 30 ans après la création de l’industrie, les capitaux privés déployés en Afrique restent à 5 milliards de dollars, contre 125 milliards en Europe et au Royaume-Uni pour une population plus de deux fois supérieure. «Cela part de zéro. Ce n’est pas mal, mais cela reste très insuffisant au regard du potentiel du continent et de ce qui se fait ailleurs», explique-t-il, ajoutant que l’écart est l’ordre de grandeur de l’effort à accomplir.

«Nous sommes loin de la maturité, et loin d’avoir réduit la dépendance vis-à-vis des investisseurs historiques. Pour moi, l’élan sera pris quand plus de 50 % des capitaux levés viendront de l’épargne africaine. Il faudra plusieurs années, plusieurs décennies pour y arriver. Mais une prise de conscience s’installe sur la nécessité de regarder cette classe d’actifs depuis le continent», explique encore Aziz Mebarek.

I. B.

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