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Ligue des champions d’Afrique : les Clubistes qualifiés en phase de poules

Von: farhat
25. Oktober 2026 um 20:41

Le Club africain s’est qualifié pour la phase de poules de la Ligue des champions d’Afrique de football, à la faveur de sa victoire (1-0) dimanche au stade Hamadi Agrebi de Radès face à la formation congolaise du TP Mazembe. Après son nul concédé au Congo lors du match aller (1-1), le club de Bab Jedid avait son destin entre les mains devant son public. Les deux équipes sont rapidement entrées dans le vif du sujet, avec un jeu équilibré et une possession légèrement favorable aux Congolais, venus jouer l’attaque sans complexe.

 Les Clubistes ont peiné durant la première période à mettre en difficulté la formation congolaise, perdant peu avant la pause Mamadou Diata, touché aux ischio-jambiers et remplacé par Yassine Bouabid. C’est finalement sur une erreur défensive congolaise survenue dans le temps additionnel (45e+2) que le Club africain a ouvert le score : Hamza Khadhraoui a subtilisé le ballon avant de servir Taddeus Nkeng, qui l’a poussé au fond des filets. Au retour des vestiaires, les Clubistes se sont montrés plus entreprenants. L’entraîneur Meher Kenzari a lancé Moataz Zaddem et Mohamed Sadok Kaddida à la place de Khadhraoui et Nkeng.

Sommé de revenir au score, le TP Mazembe s’est rué vers l’attaque mais s’est heurté à une défense clubiste compacte. Aymen Harzi, entré à la place d’Alla Kanté, a été proche de doubler la mise à la 83e, mais sa frappe est passée au-dessus de la barre transversale. L’arbitre égyptien de la rencontre a ajouté cinq minutes d’arrêt de jeu avant de siffler la fin du match et d’officialiser la qualification du Club africain pour la phase de poules, la troisième de son histoire après 1997 et 2019. Le club rejoint ainsi l’Espérance ST, qualifiée la veille aux tirs au but face au Libyen d’Al Swehly.

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Marathon Nourane de la ville de Tunis : un pas pour la vie, une course contre le cancer  

Von: farhat
25. Oktober 2026 um 16:58

Dans le cadre de l’Octobre Rose, l’association NOURANE pour la prévention des maladies cancéreuses a  organisé la onzième édition de son semi-marathon «  le cancer » le dimanche 25 octobre 2026 à l’avenue Habib Bourguiba. Cette manifestation  a connu un grand succès avec la participation de plus 500 coureurs qui ont pris 

part  aux  épreuves  de  5 et 21 km .Une excellente assistance médicale, des postes de ravitaillement savamment équipés et en bonnes places, ainsi qu’une disposition des forces de l’ordre réparties sur le site et le long du parcours ont permis que cette belle journée se déroule sans incidents.A quelques minutes passées 9h, c’est le grand départ. Les coureurs, revêtus du t-shirt de la course pour la très grande majorité, se sont élancés de la route.  L’arrivée en apothéose s’est effectuée sur l’avenue Habib Bourguiba où chaque coureur s’est vu remettre une médaille. 

 On ne pouvait espérer mieux pour le déroulement de l’évènement. Tout s’est déroulé sans accroc majeur. Ce marathon a épaté les participants.   Chaque foulée a compté. Chaque inscription était  un geste pour une société plus saine et solidaire. Ce rendez-vous sportif  fut  une grande fête populaire, haute en couleurs, où hommes et communient dans l’effort, la joie et la convivialité et surtout une occasion idéale pour sensibiliser la population aux bienfaits du sport afin de préserver sa capitale sa Courir pour la santé est la base de tous les sports pour faire face au cancer. Le mammolife poursuit sa mission de dépistage du cancer du sein avec une nouvelle sortie au centre de Tunis. 120 femmes ont été  dépistées ( 57 mammographies, dont 40 associées à une échographie et 10 échographies mammaires seules). Une action citoyenne réalisée en partenariat avec le Gouvernorat de Tunis, les laboratoires Médis Néapolis, ainsi que la Direction Régionale de la Santé de Tunis, sous la coordination du Dr Kaouther Nehdi, Coordinatrice des Directions Régionales de la Santé et qui  illustre une fois encore l’importance du dépistage précoce et de l’accès aux soins de proximité.

               Kamel Bouaouina

Photos Rached Berrazagua

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Politique du logement pour l’année 2027 –  Tarek Mehdi : «L’efficacité des mesures dépend de leur mise en œuvre effective»

Von: farhat
25. Oktober 2026 um 10:15

Dans un contexte marqué par la hausse des prix du secteur de l’immobilier, tant à l’achat qu’à la location, la question de l’accès à un logement décent figure parmi les principales priorités du projet de loi de finances pour l’année 2027.

Le document présenté par le gouvernement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) relatif au projet de budget économique pour l’année 2027, présente l’accès à un logement décent comme l’une des composantes essentielles du rôle social de l’État, compte tenu de son importance dans la réalisation de la stabilité sociale.

«La politique du logement s’oriente vers l’accélération de la mise en œuvre des programmes immobiliers et sociaux lancés en 2026», précise le document.

Remplacement des habitations précaires 

Le programme spécifique aux logements sociaux, dans sa composante consacrée au remplacement des habitations précaires, qui vise à éradiquer les logements rudimentaires et à les remplacer par de nouvelles constructions, prévoit la réalisation d’environ 10.190 logements.

Selon le document, des conventions ont été conclues à cet effet pour un coût global de 218 millions de dinars, dont 7.641 logements ont déjà été réalisés.

En outre, conformément au Plan de développement 2026-2030, la réalisation de 2.916 logements supplémentaires a été programmée dans 20 gouvernorats, dans le cadre de nouvelles conventions.

Pour l’année 2026, la construction de 1.003 nouveaux logements destinés à remplacer les habitations précaires a été programmée dans neuf gouvernorats.

«À ce jour, 625 bénéficiaires ont été approuvés pour bénéficier du remplacement de leurs logements», souligne le document.

Pour 2027, le gouvernement prévoit de poursuivre ce programme à travers la réalisation de 1.875 logements.

Logements et lots sociaux : lancement de la deuxième phase en 2027

S’agissant du programme de création d’environ 13.400 logements et lots sociaux, dont le coût global est estimé à 1.093 millions de dinars, le gouvernement affirme, dans le projet de budget économique pour l’année 2027, qu’il se poursuit selon une mise en œuvre en deux phases.

Ainsi, la première phase porte sur 8.373 logements et lots sociaux, pour un coût estimé à 588 millions de dinars.

«À fin août 2026, 5.119 logements avaient été remis à leurs bénéficiaires, tandis que 1.157 autres étaient prêts à être livrés», révèle le document.

Par ailleurs, les travaux de réalisation de 1.875 logements et lots sociaux, répartis dans huit gouvernorats, se poursuivent, avec un taux d’avancement avoisinant les 90%.

La deuxième phase prévoit, quant à elle, la construction de 4.600 logements sociaux répartis dans 18 gouvernorats. Dans ce cadre, un appel d’offres portant sur une première tranche de 2.261 logements a été lancé en 2026.

Pour l’année 2027, le gouvernement prévoit d’engager effectivement cette deuxième phase, notamment à travers la réalisation de ces 2.261 logements.

Mécanisme location-accession : 680 logements programmés

L’année 2026 a été marquée par le lancement du mécanisme de location-accession, destiné aux catégories à revenus modestes et moyens.

Dans ce cadre, le document précise que la réalisation d’environ 1.213 logements répartis dans 11 gouvernorats a été programmée, sur un objectif global de 5.000 logements prévus dans le cadre de ce mécanisme.

«Sept projets répartis dans quatre gouvernorats ont été lancés, portant sur la création de 371 unités de logement dont la livraison est prévue à partir de 2027».

À ce titre, le gouvernement entend en 2027, poursuivre le développement de ce mécanisme à travers l’achèvement des projets programmés en 2026 et le lancement de nouvelles opérations.

Selon le document, ces nouveaux projets porteront sur la réalisation de 680 logements répartis dans huit gouvernorats, dont la livraison est prévue en 2028.

«L’accès au logement devient de plus en plus difficile»

Le sujet du logement qui occupe une place centrale dans les politiques publiques de l’État constitue également une préoccupation du pouvoir législatif.

Dans ce contexte, le député Tarek Mehdi, vice-président de la Commission de la planification stratégique, du développement durable, du transport, de l’infrastructure et de l’aménagement urbain de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a expliqué qu’il faut actualiser les plans d’aménagement urbain afin de les adapter aux évolutions démographiques et aux besoins croissants en matière de logement.

Dans une déclaration accordée au journal «Le Temps», il a insisté sur l’importance d’anticiper l’expansion urbaine, estimant que la révision de ces plans doit intervenir en amont de l’extension des zones urbanisées, afin de mieux encadrer le développement urbain et de prévenir les déséquilibres en matière d’aménagement du territoire.

Abordant les mesures relatives au logement inscrites dans le plan de développement 2026-2030, le député a souligné que celui-ci prévoit de nombreuses dispositions en faveur du logement social et d’autres catégories d’habitat. Toutefois, il a insisté sur l’importance de concrétiser ces dispositions sur le terrain.

«L’efficacité des mesures en matière de logement dépend avant tout de la mise en œuvre effective des textes législatifs et réglementaires», a-t-il affirmé.

Le député a également attiré l’attention sur les effets de l’inflation et de la hausse considérable des prix des matériaux de construction, qui pèsent sur le coût du logement. Dans ce contexte, il a plaidé en faveur de nouvelles méthodes de construction permettant de réduire à la fois les coûts et les délais de réalisation, afin de favoriser un accès plus abordable au logement.

Selon lui, ces méthodes permettraient de construire davantage de logements sur une même période.

«Au lieu de réaliser 40 unités en un mois, il serait possible d’en construire le double, tout en réduisant les coûts. Des propositions en ce sens ont été transmises au ministre de l’Équipement et de l’Habitat», a-t-il expliqué.

Il a ainsi estimé que face à la flambée des prix de l’immobilier, l’accès au logement devient de plus en plus difficile pour une grande partie des citoyens.

Le député Tarek Mehdi a souligné que cette problématique est régulièrement abordée au sein de l’ARP, notamment lors des séances de la Commission de la planification stratégique, du développement durable, du transport, de l’infrastructure et de l’aménagement urbain, en présence de représentants du ministère de l’Équipement et de l’Habitat ainsi que d’autres structures concernées par le secteur immobilier.

«Les discussions portent notamment sur la mise en place de nouvelles approches visant à renforcer le parc immobilier», a-t-il ajouté.

Nouha MAINSI

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Nos sorties sont gâchées : Tunis est-elle devenue invivable ?

Von: farhat
25. Oktober 2026 um 09:21

A Tunis et dans ses quartiers avoisinants, les conditions de vie sont de plus en plus compliquées, et chacun y va de son grief. A part les travaux interminables et les déchets qui jonchent les trottoirs et attirent chats et chiens errants, les citadins se plaignent du bruit de la circulation et du non-respect des signalisations routières. Le visiteur de la capitale en vue de faire des courses ou d’accomplir une quelconque formalité administrative, soit seul ou accompagné de sa famille, en voiture ou à pied, est surtout hanté par un sentiment d’insécurité. En effet, sa sortie est gâchée au moins par trois choses : les mendiants, les gardiens informels de voitures et les vendeurs à la sauvette.

Les adultes d’aujourd’hui se rappellent encore Tunis d’antan, la capitale d’il y a vingt ou trente ans. C’était une ville où il faisait bon vivre. Les gens se promenaient sur l’Avenue Habib Bourguiba en toute sécurité. Les voitures circulaient sans problème et se garaient sans souci d’être prises au guet-apens par les sabots. Les couples pouvaient déambuler tranquillement sans être toisés de haut en bas par les badauds. Des filles se promenaient toutes seules sans avoir peur d’être agressées ou volées par des bandes d’énergumènes. On pouvait prendre le bus ou le métro sans bousculades et arriver à destination sans être victime de braquage, de vol à l’arraché ou d’attaque de la part de délinquants.

La capitale, défigurée

Aujourd’hui, passez par la rue d’Espagne, la rue Al Jazira et la Place Barcelone, vous ne serez que déçu par les vendeurs à la sauvette qui étalent leurs marchandises sur et tout au long des trottoirs, empêchant ainsi les piétons de se déplacer sans gêne. Là, vous ne serez pas surpris d’entendre de gros mots proférés par ces vendeurs, même quand vous êtes accompagné de vos enfants ou de votre sœur ou femme et vous serez le témoin parfois d’une bagarre qui éclaterait entre les commerçants et les clients. «J’avoue que je n’ai jamais mis les pieds à Tunis, nous a confié Si Mahmoud, 60 ans, habitant d’Hammam-Lif. Tunis s’est tellement enlaidie et dégradée qu’elle est devenue invivable. Pourtant, je suis encore émerveillé par sa beauté d’antan !»

Les automobilistes le remarquent chaque jour et à tout moment de la journée sur la route reliant Tunis à la Marsa : des bandes de mendiants (hommes, enfants, femmes) qui se mobilisent à longueur de journée à proximité des feux de signalisation et aux croisements et qui surgissent de toutes parts pour vous demander l’aumône. D’autres vous proposent d’acheter des papiers-mouchoirs ou d’essuyer votre pare-brise. Et dire qu’ils sont très insistants et souvent agaçants, au cas où ils n’obtiendraient pas d’argent. Tout cela est sans nul doute gênant pour quelqu’un qui, pour se rendre de la Marsa à Tunis ou inversement, doit rencontrer plusieurs fois ces mendiants chaque fois qu’il s’arrête au feu rouge.

Et ces gardiens de voitures informels, souvent des ratés ou des repris de justice que vous rencontrez partout et qui s’occupent de la sécurité de votre voiture moyennant une somme d’argent qu’ils fixent eux-mêmes et que vous ne pouvez jamais leur refuser. Autrement, vous serez accablé d’injures et couvert d’insultes.

«Tunis a vraiment perdu son âme d’antan, nous a déclaré Mohamed, un retraité de la fonction publique, habitant de la banlieue-nord, et depuis que je suis parti à la retraite, il y a plus de cinq ans, je ne me suis jamais rendu à Tunis. Ni les gens ni l’atmosphère ne sont restés les mêmes. Ce n’est plus un plaisir de se promener à Tunis, c’est devenu une ville étouffante, stressante et insupportable !»

Trottoirs squattés et piétons déroutés

Quiconque peut constater que les trottoirs de nos villes sont dans un état lamentable ! Dans nos villes, grandes et petites, les trottoirs, qui sont censés garantir la sécurité et le confort des piétons, sont souvent mal aménagés, occupés illégalement par les terrasses des cafés et envahis par des commerçants informels. On remarque que plus de 50% des trottoirs ne sont pas utilisables par les piétons, ce qui pose un problème de sécurité majeur. De même, la marche sur le trottoir est devenue presque impossible dans plusieurs artères. En effet, plusieurs piétons affirment avoir été victimes d’au moins une chute à cause des trottoirs fissurés et inégaux. Au lieu de se sentir en sécurité en marchant sur le trottoir, les piétons doivent faire attention en permanence au risque de glisser dans un trou ou de se tordre la cheville et de faire une chute terrible.

Cette situation a toujours suscité des critiques assez vives de la part des usagers et même des responsables, mettant l’accent sur l’occupation illégale de ces espaces publics. Si l’État, dit-on, autorise parfois l’usage temporaire de certaines portions de trottoirs par des commerçants, cela doit être sous des conditions strictes visant à garantir la sécurité des piétons. Or même les espaces autorisés par la municipalité sont parfois étendus en s’appropriant quelques mètres carrés de plus. Les conséquences de cette pratique anarchique sont nombreuses et potentiellement dangereuses, particulièrement pour les enfants, les personnes à mobilité réduite et les non-voyants. Tout cela ne peut être que trop gênant pour le citoyen circulant seul ou accompagné de sa famille dans les artères de la capitale.

Hechmi KHALLA1DI

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Sciences humaines et culture : un enjeu de souveraineté intellectuelle

Von: farhat
25. Oktober 2026 um 08:33

Par Ahmed NEMLAGHI

La tenue à Tunis du colloque international «Maghreb global : Histoires croisées et perspectives interdisciplinaires», du 26 au 29 octobre 2026, offre l’occasion de souligner la place des sciences humaines et de la culture dans la construction de la pensée nationale. Dans un monde marqué par les mutations géopolitiques, les tensions identitaires et les recompositions sociales, la connaissance de l’histoire, la valorisation du patrimoine et la liberté de la recherche constituent des leviers essentiels pour comprendre le présent et préparer l’avenir.

Le Maghreb ne peut être appréhendé uniquement à travers ses frontières, ses échanges économiques ou ses relations diplomatiques. Il est aussi une histoire, un espace de circulation des idées, un patrimoine linguistique et culturel, ainsi qu’un ensemble de sociétés façonnées par des rencontres, des ruptures et des expériences communes. C’est cette réalité complexe que le colloque international «Maghreb global : Histoires croisées et perspectives interdisciplinaires» entend explorer, en réunissant des chercheurs autour de la sociologie, de l’histoire, de la littérature et de l’ethnomusicologie.

Organisée du 26 au 29 octobre à Tunis, dans plusieurs institutions universitaires et scientifiques, cette rencontre s’inscrit dans une démarche qui dépasse les frontières disciplinaires. Elle invite à étudier le Maghreb dans ses interactions avec le monde, sans réduire son histoire à une succession d’influences extérieures ni négliger les dynamiques propres à ses sociétés.

Cet événement permet également de rappeler l’importance stratégique des sciences humaines et de la culture dans toute politique de développement qui place l’être humain, son identité et sa capacité de réflexion au centre des préoccupations nationales.

L’histoire, la sociologie, la littérature et les autres disciplines des sciences humaines ne constituent pas un simple complément aux sciences exactes ou aux politiques économiques. Elles permettent de comprendre les mécanismes sociaux, les transformations des mentalités, les rapports de pouvoir, les mobilités humaines et les évolutions culturelles qui façonnent les sociétés.

Le programme du colloque illustre cette richesse. Les échanges consacrés aux circulations intellectuelles et migratoires entre les deux rives de la Méditerranée, aux frontières et aux espaces de transit, aux relations diplomatiques entre le Maghreb et l’Europe avant 1830, ou encore aux mémoires musicales de la région, montrent combien l’histoire du Maghreb est faite d’interactions et de trajectoires multiples.

Les réflexions sur les désenchantements postcoloniaux, la condition des femmes en Tunisie et les nouvelles formes d’engagement culturel sur les réseaux sociaux témoignent, quant à elles, de la volonté d’interroger les réalités contemporaines à partir d’outils scientifiques diversifiés.

Une telle approche permet de mieux saisir les défis actuels. Les migrations, les inégalités, les mutations du travail et les transformations des identités ne peuvent être comprises à travers les seuls indicateurs économiques. Elles nécessitent également une analyse des représentations, des mémoires collectives et des expériences vécues.

En encourageant le dialogue entre les disciplines, la recherche contribue ainsi à éclairer les choix publics et à nourrir une réflexion plus approfondie sur les transformations de la société tunisienne et de son environnement régional.

La culture, une composante de la souveraineté nationale

La politique de souveraineté défendue par le président de la République, Kaïs Saïed, s’inscrit dans une conception de l’indépendance qui ne se limite pas aux dimensions territoriale, politique ou économique. Elle renvoie également à la capacité d’un peuple à connaître son histoire, à préserver son patrimoine et à produire sa propre pensée.

La souveraineté intellectuelle suppose, en effet, que la Tunisie dispose des moyens nécessaires pour étudier ses réalités, valoriser ses ressources culturelles et participer aux débats internationaux sans renoncer à ses spécificités. Elle ne signifie ni le repli ni le refus des échanges avec les chercheurs étrangers. Elle implique plutôt de prendre part à ces échanges sur la base d’une connaissance solide de soi et d’une capacité à dialoguer avec les autres.

Dans cette perspective, les universités, les centres de recherche, les bibliothèques, les institutions culturelles et les espaces de création jouent un rôle essentiel. Ils contribuent à former des citoyens capables de réfléchir, de confronter les idées et de comprendre les enjeux de leur époque.

Il convient toutefois de distinguer les orientations politiques générales des mesures concrètes prises en faveur de la recherche et de la culture. La tenue d’un colloque international à Tunis témoigne du dynamisme de réseaux universitaires et scientifiques, mais ne suffit pas, à elle seule, à établir l’existence d’une politique publique particulière. L’intérêt accordé aux sciences humaines doit également être évalué à l’aune des moyens alloués à la recherche, des conditions de travail des universitaires, de la diffusion des connaissances et de la place effective de la culture dans les politiques publiques.

L’un des intérêts de cette rencontre réside dans la diversité des thèmes abordés. La littérature, la musique, les migrations et les mémoires historiques y sont envisagées comme des éléments vivants, qui continuent d’influencer les sociétés contemporaines.

L’étude des mémoires musicales du Maghreb, par exemple, rappelle que le patrimoine ne se réduit pas aux monuments ou aux archives. Il comprend aussi les traditions orales, les pratiques artistiques, les langues et les expressions populaires qui transmettent une mémoire collective d’une génération à l’autre.

De même, les réflexions sur la condition des femmes, les solidarités transcoloniales ou les formes contemporaines d’engagement culturel invitent à examiner les héritages du passé sans les considérer comme immuables. La connaissance historique devient alors un moyen de mieux comprendre les continuités, mais aussi les ruptures et les évolutions qui traversent les sociétés.

La rencontre culturelle prévue à la librairie Carthage Fahrenheit 451, autour du thème «Méditerranées par-delà les naufrages : la poésie comme horizon hospitalier», prolonge cette démarche. En donnant une place à la poésie et à la création, elle rappelle que la culture peut ouvrir des espaces de dialogue là où les frontières politiques, les conflits et les drames humains tendent à séparer les peuples.

L’art n’efface pas les difficultés du monde, mais il permet de les exprimer, de les questionner et de faire émerger d’autres formes de compréhension.

Faire de la recherche un investissement d’avenir

Pour que les sciences humaines jouent pleinement leur rôle, leur reconnaissance doit s’accompagner d’un soutien durable. Les colloques internationaux favorisent la circulation des idées et la constitution de réseaux scientifiques, mais leurs acquis doivent pouvoir se prolonger au-delà des quelques jours de rencontre.

Cela suppose de renforcer les liens entre universités et centres de recherche, d’encourager les jeunes chercheurs, de faciliter l’accès aux publications scientifiques et de favoriser la diffusion des travaux auprès du grand public. Les résultats de la recherche doivent pouvoir nourrir l’enseignement, éclairer les débats de société et contribuer à l’élaboration de politiques publiques mieux adaptées aux réalités du pays.

La coopération avec des institutions françaises et allemandes ainsi qu’avec des universités étrangères, peut enrichir cette dynamique. Elle offre aux chercheurs tunisiens des possibilités de dialogue, de comparaison et de partage d’expériences. Pour être pleinement bénéfique, cette coopération doit reposer sur la réciprocité, la reconnaissance des compétences locales et la capacité des institutions tunisiennes à définir leurs propres priorités scientifiques.

La culture et la recherche ne sont donc pas des dépenses accessoires, à considérer uniquement lorsque les circonstances économiques le permettent. Elles constituent un investissement dans la formation, l’esprit critique, la cohésion sociale et le rayonnement international de la Tunisie.

Pour une souveraineté qui se nourrit du savoir

Le colloque «Maghreb global» rappelle, par la diversité de ses thèmes et de ses participants, que la compréhension du monde contemporain exige de croiser les regards et de dépasser les approches cloisonnées. En étudiant les circulations humaines, les héritages coloniaux, les pratiques culturelles et les transformations sociales, les chercheurs contribuent à mieux situer le Maghreb dans son histoire et dans les évolutions mondiales.

Pour la Tunisie, l’enjeu est de consolider un environnement dans lequel la recherche, la pensée critique et la création culturelle disposent des moyens de se développer. La souveraineté nationale gagne en profondeur lorsque le pays est capable de produire des connaissances sur lui-même, de préserver la richesse de son patrimoine et de participer activement aux débats intellectuels internationaux.

L’intérêt porté par le président de la République aux questions de souveraineté et d’identité nationale peut trouver, dans la valorisation des sciences humaines et de la culture, un prolongement essentiel. Mais ce prolongement doit se traduire par des politiques concrètes, un soutien aux institutions scientifiques et culturelles ainsi que par une diffusion plus large des savoirs.

Car une nation ne se construit pas seulement par ses infrastructures, ses ressources et ses choix économiques, elle se construit aussi par sa mémoire, sa culture, ses chercheurs et sa capacité à penser librement son avenir. C’est dans cette articulation entre savoir, identité et ouverture sur le monde que la Tunisie peut renforcer durablement son rayonnement intellectuel et culturel.

 

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Ligue des champions – EST vs AL Swehly (1-0, 3-1 a.t.b) : l’Espérance passe aux tirs au but

Von: farhat
24. Oktober 2026 um 20:08

Après s’être inclinée 0-1 à l’aller en Libye, l’Espérance de Tunis a refait son retard à Radès en s’imposant 1-0 face à Al Swehly grâce à un but rapide d’Imed Farraj. Malgré plusieurs occasions franches et la sortie sur blessure d’Abderrahmane Konaté, les Tunisiens n’ont pas réussi à doubler la mise dans le temps réglementaire. C’est finalement lors de la séance des tirs au but que les Sang et Or l’ont emporté (3-1)

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Et si l’IA devenait un véritable allié de la gériatrie de demain ?

Von: tmps
24. Oktober 2026 um 10:14

Hammamet a abrité les 17 et 18 octobre le cinquième Congrès national consacré à la promotion de la gériatrie et de la gérontologie. Organisé par la Société tunisienne de gériatrie et de gérontologie, cet événement a réuni un groupe éminent de médecins et de spécialistes qui ont présenté les dernières avancées en matière de gériatrie, compte tenu de l’importance de la formation en gérontologie. Cet événement a réuni des gériatres, internistes, médecins généralistes, neurologues, cliniciens, thérapeutes, infirmiers, gérontologues, chercheurs, scientifiques, pharmaciens, nutritionnistes ainsi que tous les acteurs impliqués dans les soins aux patients âgés.

Placé sous la supervision du ministère de la Santé, le congrès aborde plusieurs sujets liés à la santé des personnes âgées, en mettant l’accent sur l’importance du mouvement et son rôle dans la préservation de l’autonomie et de la qualité de vie des seniors, offrant une plateforme permettant aux professionnels de partager leurs connaissances et expériences dans le domaine de la médecine gériatrique.

Nizar Ktari, membre du comité d’organisation, a souligné qu’avec l’allongement de l’espérance de vie et l’augmentation des maladies liées au vieillissement, comprendre le rôle de la gériatrie devient primordial, tant pour les professionnels de santé que pour les proches des seniors. Dr Fedia Hamdane a présenté une conférence intitulée : «Hospitaliser, orienter ou limiter ? Face aux urgences chez la personne âgée, chaque décision compte». Cette intervention a abordé les enjeux de la prise de décision aux urgences chez la personne âgée, entre évaluation clinique, fragilité, bénéfice attendu des soins et respect des objectifs de prise en charge. Comment éviter les hospitalisations inappropriées ? Comment identifier les patients qui nécessitent une prise en charge hospitalière ? Comment adapter nos décisions à la vulnérabilité et aux besoins de chaque personne âgée ? Autant de questions essentielles au cœur d’une médecine gériatrique pertinente, humaine et individualisée. 

 

Mieux comprendre la maladie d’Alzheimer

La gériatrie désigne la spécialité médicale dédiée à l’étude et au traitement des maladies liées au vieillissement dont la maladie d’Alzheimer. Le nombre de personnes atteintes d’Alzheimer est estimé à 100.000. Un chiffre qui devrait atteindre 200.000 cas en 2050. L’Alzheimer a toujours la vie dure en Tunisie. Et ce sont les personnes âgées qui en pâtissent grandement. D’après Dr Nesrine Bradai, les statistiques relatives au nombre de personnes atteintes d’Alzheimer au niveau mondial ne sont guère plus reluisantes. D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 55 millions de personnes souffrent de démence, et cette pathologie représente 60 à 70% de cas dans les pays en développement. Plus de 60% vivent dans des pays développés. Pis, à en croire l’institution onusienne, le nombre de patients devrait être multiplié par trois d’ici 2050, à cause de la croissance des cas dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Depuis de nombreuses années, cette maladie demeure un véritable casse-tête pour les chercheurs et scientifiques du monde. Ce que l’on sait, c’est qu’elle touche principalement les personnes âgées de plus de 75 ans qui représentent 80% des patients. Les oublis répétés, les problèmes d’orientation, les troubles des fonctions exécutives (projeter, organiser, ordonner dans le temps, avoir des pensées abstraites) ou encore les troubles du langage sont les symptômes les plus répandus. Ce qui nécessite une attention accrue envers cette catégorie de la population ainsi que le développement de politiques sanitaires et préventives visant à assurer une meilleure prise en charge des personnes âgées.

Une aide à la décision en gériatrie
L’intelligence artificielle a fait irruption dans la recherche en santé. La gériatrie n’y échappe pas. A l’occasion du 5ᵉ Congrès National de Gériatrie et de Gérontologie (STGG 2026), une conférence passionnante a été consacrée à un sujet au cœur de l’innovation médicale : «Intelligence artificielle en gériatrie : état des lieux et perspectives». Dr Aymen Chakhari nous a éclairés sur les avancées actuelles de l’intelligence artificielle, ses applications en gériatrie et les perspectives qu’elle ouvre pour améliorer la prise en charge des personnes âgées. Une occasion précieuse de découvrir comment les nouvelles technologies peuvent contribuer à une médecine plus précise, plus personnalisée et toujours centrée sur la personne âgée. L’intelligence artificielle, explique-t-il, transforme la prise en charge des personnes âgées à travers plusieurs axes majeurs. L’analyse des données de santé permet d’anticiper les risques (chutes, perte d’autonomie, déclin cognitif) et de détecter les changements comportementaux ou physiologiques avant qu’ils ne deviennent critiques. Les algorithmes assistent les gériatres dans l’analyse de données massives (dossiers médicaux électroniques, imagerie) pour affiner les diagnostics et proposer des traitements personnalisés. Les outils numériques favorisent une médecine plus précise et centrée sur les besoins spécifiques des patients âgés, tout en posant des questions éthiques essentielles sur l’usage raisonné de ces technologies.

La prescription médicamenteuse chez la personne âgée

La prescription médicamenteuse chez le sujet âgé requiert une attention particulière en raison des modifications physiologiques liées à l’âge et de la fréquence de la polypathologie. Les effets indésirables sont deux fois plus fréquents après 65 ans et représentent 10 à 20% des hospitalisations chez les personnes âgées. En raison du vieillissement de la population, de plus en plus de personnes très âgées sont exposées aux médicaments, ont souligné Dr Khouloud Ben Jeddou et Maha Ben Maâlem. L’approche thérapeutique de ces grands vieillards est difficile vu le manque de données dans la littérature. Le nombre de médicaments prescrits est généralement élevé et la prescription souvent inappropriée. Les modifications de la composition corporelle, les carences nutritionnelles et les altérations de la fonction rénale provoquent des risques d’accumulation et de toxicité. Par contre, le métabolisme hépatique via le cytochrome semble peu affecté par l’avancée en âge. Une sensibilisation particulière des équipes de soins doit être entreprise afin de limiter l’impact de ce véritable problème de santé publique.

La docteure Rim Abdelmalek, spécialiste en maladies infectieuses, est intervenue pour préciser que la grippe saisonnière connaîtra sa phase croissante au début du mois de novembre et atteindra son pic entre janvier et février. Rim Abdelmalek a également expliqué que les personnes souffrant d’asthme, de difficultés respiratoires, de maladies cardiaques, d’immunodéficience ainsi que les femmes enceintes sont particulièrement encouragées à se faire vacciner. Ce vaccin permettra, en cas de contamination, de prévenir des complications graves pouvant aller jusqu’à une hospitalisation en réanimation, voire au décès dans certains cas.

La prévention de la maladie veineuse thromboembolique (MTEV) en oncogériatrie repose sur une évaluation rigoureuse et régulière du rapport bénéfice/risque, car les patients âgés atteints de cancer présentent un risque accru lié à la fragilité, aux comorbidités, à la polymédication et au traitement anticancéreux. L’intervention du Dr Emna Allouch a abordé un enjeu majeur de la prise en charge des patients âgés atteints de cancer : la prévention de la maladie veineuse thromboembolique, dans une approche adaptée aux spécificités et aux besoins de cette population.

Mohamed Nizar Yaïch, ancien ministre des Finances et expert international, a évoqué la notion du vieillissement dans un monde qui bascule. Son expertise économique et sa connaissance des enjeux des politiques publiques ont apporté un éclairage précieux sur les profondes transformations démographiques, économiques et sociales qui redessinent notre avenir. Une perspective essentielle pour élargir notre regard sur le vieillissement et interroger collectivement les choix de société, les modèles de solidarité et les défis de demain.

Le 5ᵉ Congrès National de Gériatrie et de Gérontologie a invité Cyril Vigouroux, ergothérapeute spécialisé en gériatrie, avec plus de 25 ans de pratique. Référent scientifique chez Softages Formations, il accompagne la formation des professionnels et le développement de programmes innovants en gériatrie et en handicap. Il préside également l’Association Française des Ergothérapeutes en Gériatrie (AFEG), association membre de la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie. Il parlera de la prise en charge de la personne âgée sujette à des chutes répétées.

Kamel BOUAOUINA

 

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Biens immobiliers des étrangers : la publication de l’état des lieux arrive à propos pour tout clarifier

Von: tmps
24. Oktober 2026 um 09:20

Le sujet a souvent suscité des interrogations et des mises au point. Cette fois-ci, l’Etat, pour lequel la question des biens immobiliers appartenant à des étrangers en Tunisie fait l’objet d’un encadrement strict et d’un recensement rigoureux, vient d’éclairer la lanterne des citoyens à ce propos avec des données précises et des explications convaincantes concernant les dossiers qui traînent encore…

 

Avant de plonger dans les détails de cet épineux dossier qui fait toujours l’actualité, il y a lieu de rappeler le cadre juridique et les obligations de gestion concernant ces biens.

Pour les biens construits ou acquis avant 1956 qui appartiennent toujours à des étrangers, la législation impose des règles spécifiques. A savoir la gestion obligatoire, les propriétaires étrangers non résidents devant légalement confier la gestion de leur bien à un agent immobilier agréé conjointement par le ministère du Commerce et celui des Domaines de l’État. Mais aussi, la prise en main par l’État et si aucun gestionnaire n’est désigné, le ministère peut gérer le bien directement ou en déléguer la gestion.

Pour les biens vacants, la gestion est confiée à la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) qui les met en location par le biais d’enchères publiques.

Enfin, la sécurité du bâti selon loi n°33 de 2024 qui encadre le suivi des bâtiments menaçant ruine. Elle permet l’évacuation, la restauration ou l’expropriation de ces structures tout en définissant les droits des occupants et des propriétaires.

4.660 biens encore à gérer

C’est à l’Assemblée des représentants de l’Etat (ARP) que le sujet a été remis en discussion, et c’est grâce à cette action que les choses sont aujourd’hui mises en clair par l’Etat.

En réponse à une question écrite de la députée Basma Hammami, portant sur le recensement des biens des étrangers en Tunisie, notamment dans le gouvernorat de Siliana, le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières a indiqué que le patrimoine immobilier des étrangers en Tunisie se répartissait en deux catégories, en l’occurrence les biens agricoles et les propriétés urbaines, selon le site de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Le ministère a précisé que les biens agricoles sont régis par la loi n° 5 de 1964, qui réserve leur propriété aux ressortissants tunisiens. L’application de cette loi a permis de régulariser une grande partie des terres agricoles, précédemment détenues par des étrangers et de les intégrer au patrimoine national. Le transfert à l’État des terres restantes est toujours en cours.

S’agissant des propriétés urbaines, construites ou acquises avant 1956, leur nombre s’élève à 12.305, dont 7.645 appartenaient à des ressortissants français. 

Le ministère a indiqué que ces biens ont été transférés à l’État, en vertu des accords tuniso-français de 1984 et de 1989.

Les 4.660 biens restants demeurent la propriété de ressortissants étrangers. Leur gestion est assurée, en partie, par des agents immobiliers et par la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), tandis que certains biens restent à la disposition de leurs propriétaires résidents, conformément à la loi n° 61 de 1983.

Le ministère a, également, indiqué que toute opération portant sur ces biens est soumise à l’autorisation du gouverneur territorialement compétent et du ministre des Domaines de l’État. Toutefois, les propriétaires français et italiens sont exemptés de cette obligation, lorsqu’ils vendent leurs biens à des Tunisiens, en vertu des lois n° 104 de 1998 et n° 5 de 2000.

Les propriétaires étrangers non résidents sont tenus de confier la gestion de leurs biens à un agent immobilier agréé par les ministères du Commerce et des Domaines de l’État. À défaut, le ministre peut en assurer directement la gestion ou la confier à un organisme public ou à un agent immobilier de son choix.

Concernant les biens vacants, la SNIT en assure la gestion, sous la tutelle des ministères des Domaines de l’État et de l’Équipement. Leur location s’effectue par voie d’enchères publiques, conformément à la réglementation en vigueur.

Le ministère a, par ailleurs, souligné qu’il assure le suivi des biens vacants et des bâtiments menaçant ruine, conformément à la loi n° 33 de 2024, qui définit les modalités d’évacuation, de restauration ou d’expropriation, tout en garantissant les droits des propriétaires et des occupants.

Enfin, le ministère a affirmé poursuivre le recensement et la mise à jour des listes des biens appartenant à des étrangers, en coordination avec l’Office national de la propriété foncière et la SNIT. Cette démarche vise à déterminer le statut juridique de chaque bien et à prendre, selon les cas, les mesures appropriées.

 

L’État veut en finir le plus tôt possible

Le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières gère ce dossier à travers le suivi assuré par la Commission nationale de cession, dans le cadre de l’application de la loi n°78 de l’année 1991.

Cette loi fixe les conditions de cession des biens immobiliers acquis par l’État tunisien en vertu des accords tuniso-français. 

L’Etat fait de son mieux pour clore ce dossier et la commission continue à examiner les dossiers relatifs à des situations de régularisation concernant des occupants de biens de l’État issus de l’ancien patrimoine des étrangers. Ces biens sont situés dans plusieurs gouvernorats, notamment Tunis, La Manouba, Ben Arous, Bizerte, Gafsa, Siliana, Jendouba, Sfax et Kairouan. Il n’existe pas de répartition officielle détaillée par gouvernorat rendue publique de manière exhaustive pour l’ensemble des biens immobiliers des étrangers en Tunisie.

Il faut encore relever que des obstacles procéduraux et administratifs, en particulier les longs délais de règlement qui hypothèquent les processus de règlement, persistent encore. Dans la plupart des cas, le retard entachant le règlement de nombreux cas est dû aux manœuvres dilatoires des occupants de biens immobiliers étrangers qui paient un loyer dérisoire et qui s’emploient à ne pas achever leurs dossiers et à ne pas soumettre les documents requis.

Kamel ZAIEM

 

 

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Accidents scolaires : les cas augmentent d’une année à l’autre 

Von: tmps
24. Oktober 2026 um 08:32

Les accidents au sein de nos établissements scolaires ne cessent d’augmenter d’une année à l’autre. Les données spécifiques aux accidents scolaires en Tunisie ne sont pas directement disponibles dans les résultats immédiats, mais les accidents scolaires peuvent être inclus dans les statistiques plus larges des accidents survenus à l’école ou des accidents de la route impliquant des enfants.

Plusieurs types d’accidents scolaires peuvent avoir lieu et les causes de ces accidents sont multiples. On enregistre chaque année des cas de chute (plus de 50%). Ces chutes surviennent principalement dans la cour de récréation, lors des activités sportives (EPS) ou dans les escaliers. Il y a aussi les chocs et les blessures souvent causés par la manipulation d’objets tranchants ou des collisions involontaires entre élèves. Les actes de violence perpétrés parmi les élèves sont souvent à l’origine d’un préjudice quelconque. Que faire pour arrêter de tels accidents ?

Des accidents et des préjudices 

C’est que les accidents scolaires demeurent toujours un problème préoccupant. En effet, il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait des chutes accidentelles lors de la récréation ou pendant les séances d’éducation physique ou encore lors des bousculades à l’entrée, à la sortie ou dans les escaliers. Parfois même, des blessures, des fêlures, des fractures, des entorses, des lésions ou des traumatismes peuvent s’avérer lors d’une dispute qui éclate souvent entre les élèves, à l’intérieur ou devant l’école. D’ailleurs, les actes de violence dans nos établissements ne sont pas à démontrer.

Selon les directeurs de ces établissements scolaires, ces accidents peuvent surgir à tout moment. Outre les accidents corporels provoqués volontairement par des actes de violence, il y a ceux qui surviennent intentionnellement à cause d’un manque d’entretien de l’infrastructure de l’école : marches d’escaliers cassées et non réparées, couloirs non dallés, vitres brisées, terrain de sport caillouteux ou tortueux, manque ou insuffisance d’éclairage pendant la sortie à 18h… Parfois, les travaux et les chantiers en cours dans les passages et les couloirs destinés aux élèves peuvent provoquer des accidents chez certains élèves peu attentifs, ainsi que le manque de vigilance des surveillants supposés surveiller les élèves pendant la rentrée et la sortie et lors de la récréation… Quelle que soit l’origine de ces accidents, il y a toujours des préjudices subis par l’élève accidenté. En effet, un accident pourrait perturber la scolarité de l’élève qui se retrouve souvent obligé de rater quelques cours suite à d’éventuelles absences ou aux différentes visites qu’il devrait effectuer à l’hôpital ou à la clinique dans les jours qui suivent l’accident. 

Prise en charge

L’on sait que, lors de son inscription, tout élève ou tout étudiant doit payer une somme d’argent au début de chaque année scolaire ou universitaire, à titre d’assurance pour se prémunir contre d’éventuels accidents. En Tunisie, c’est la MASU (Mutuelle Assurance Scolaire et Universitaire) qui assume la prise en charge des personnes accidentées dans les établissements scolaires et universitaires en leur fournissant les soins et le suivi médical nécessaires. La MASU s’engage à payer tous les frais, à condition que l’accident soit déclaré immédiatement par le chef d’établissement où l’accident a eu lieu. Or, ce n’est pas toujours le cas, car la plupart des élèves accidentés sont soignés dans l’établissement par les moyens du bord si le cas est jugé sans gravité. De même, certains parents, avisés immédiatement par le chef d’établissement, préfèrent prendre leur enfant dont l’état est jugé critique pour le soigner à leurs frais chez un médecin, évitant ainsi les tracasseries des procédures administratives, car ils doivent remplir des formulaires à adresser à la MASU.

En effet, selon le règlement, il est du devoir de tout directeur d’une institution éducative de faire part des cas d’accidents survenus dans un délai de 7 jours à partir de la date d’accident, moyennant un formulaire de «prise en charge d’accident» qu’il doit remplir en trois exemplaires dont une copie est remise aux parents de l’élève accidenté. Ce formulaire comporte tous les renseignements nécessaires sur l’élève assuré et les circonstances de l’accident. Avant de remettre ce formulaire à la MASU, le directeur doit s’assurer qu’il s’agit bien d’un accident scolaire car, à défaut, la mutuelle n’est pas responsable. Le parent a le choix de soigner son enfant dans les hôpitaux publics ou les cliniques privées. Au cas où l’élève accidenté serait soigné à l’hôpital, il est totalement pris en charge, en vertu d’un accord conclu entre la MASU et le ministère de la Santé publique. S‘il est soigné dans un centre médical privé, une facture des frais doit être fournie, mais l’assuré ne prétend pas à une couverture à 100%, vu que la MASU est une mutuelle et non une société d’assurance. Le remboursement se fait donc sur la base des prix effectués dans les hôpitaux et selon un barème bien déterminé. Voilà pourquoi la plupart des parents n’attendent pas que leur enfant soit pris en charge par la MASU. A quoi servent donc les cotisations versées à cette MASU ?

Recours aux assurances privées

Depuis quelques années, certaines sociétés d’assurance proposent aux parents d’élèves des services en matière de couverture des frais de soins en cas d’accidents scolaires ou extrascolaires, moyennant une cotisation annuelle.  Ainsi, pas mal de parents souscrivent une couverture auprès de ces assurances privées pour leurs enfants encore scolarisés qui pourraient être victimes d’un accident lors des activités scolaires ou extrascolaires. Ce genre d’assurance assure une couverture totale aux enfants (au sein de l’enceinte scolaire, devant l’école, sur le chemin de l’école pendant le trajet aller-retour et même lors des excursions organisées par l’école ou l’université. Il est vrai que ces mêmes parents payent plus pour mieux se rassurer sur la prise en charge de leur progéniture en cas d’accident scolaire. Cependant, de telles assurances ne sont pas à la portée de tous, étant donné que la majorité des élèves fréquentent des écoles publiques et appartiennent à des familles modestes sinon défavorisées, si bien que leurs parents se contentent des services, quoique souvent insatisfaisants, de l’assurance étatique MASU.

Hechmi KHALLADI 



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Tuberculose de l’olivier- Dhaoui Midani : «Ne pas céder à la panique ni sous-estimer les risques»

Von: tmps
22. Oktober 2026 um 19:11

À l’approche de la campagne oléicole, le signalement de la tuberculose de l’olivier par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, suscite des interrogations quant à ses éventuelles répercussions sur la production.

Pour répondre à ces interrogations, Dhaoui Midani, président du Syndicat des agriculteurs de Tunisie, a appelé, dans une déclaration accordée au journal «Le Temps», à faire preuve de vigilance et à adopter une approche mesurée face à la tuberculose de l’olivier, soulignant la nécessité de ne ni sous-estimer les risques ni céder à la panique.

Le président du Syndicat des agriculteurs de Tunisie (Synagri) a indiqué que la maladie se développe principalement dans les zones caractérisées par une forte humidité. Sa propagation peut être favorisée par différents facteurs, notamment les blessures causées aux arbres par le gel ou les opérations de taille. «La maladie peut également se transmettre par l’intermédiaire des outils utilisés lors de la récolte», a-t-il souligné.

Selon lui, cette maladie n’est pas nouvelle et est présente dans certaines exploitations agricoles. «Il est également possible que des oliveraies soient touchées sans que les agriculteurs en aient conscience», a-t-il fait remarquer.

La présence de la maladie ne signifie pas nécessairement une baisse de la récolte

«La situation est particulièrement préoccupante dans certaines zones, notamment à Melloulech, dans le gouvernorat de Mahdia, où la maladie a atteint un stade avancé», a révélé le président du Syndicat des agriculteurs de Tunisie. 

Il a toutefois tenu à préciser que la présence de la tuberculose de l’olivier ne signifie pas nécessairement une baisse de la récolte. 

«En revanche, lorsque l’infection atteint un stade avancé, une intervention radicale devient nécessaire», a-t-il insisté. Selon lui, une taille sévère (drastique), constitue alors la seule solution pour lutter contre la maladie.

Dhaoui Midani a insisté sur la nécessité de sensibiliser les propriétaires d’exploitations oléicoles, notamment dans les régions du Centre et du Sud, en particulier à Sidi Bouzid, Sfax, Kairouan, Gafsa et Kasserine. «Ces régions, qui abritent une part importante du patrimoine oléicole tunisien, ne font pas actuellement état d’une présence signalée de la maladie», a-t-il précisé.

Il a ainsi rappelé l’importance d’une surveillance accrue des oliveraies et d’une intervention précoce, résumant cette démarche par un principe simple : «Mieux vaut prévenir que guérir».

Une baisse de la récolte estimée à 40% 

S’agissant des prévisions de production et des perspectives de la campagne oléicole en cours, Dhaoui Midani estime une baisse de 40% de la récolte, soit un recul estimé à environ 200.000 tonnes par rapport à la saison précédente.

Selon lui, cette diminution s’inscrit en partie dans le cycle naturel de l’olivier, qui alterne entre des années de forte production et d’autres où les rendements sont plus faibles, pouvant parfois être réduits de près de moitié. À ce titre, il considère qu’un recul de la production d’une saison à l’autre n’a rien d’inhabituel.

Toutefois, au-delà de cette alternance naturelle, le retard de la récolte précédente constitue, selon lui, un facteur préoccupant. 

«En laissant les olives sur les arbres jusqu’au mois d’avril, les agriculteurs ont perturbé le cycle biologique de l’olivier, compromettant ainsi sa capacité à se préparer à une nouvelle campagne de production. Un risque sur lequel le syndicat avait déjà attiré l’attention lors de la saison précédente», a-t-il expliqué.

À ce titre, il a rappelé que la campagne oléicole devrait s’achever entre le 31 décembre et le 15 janvier au plus tard. «Or, en Tunisie, les opérations de récolte se prolongent parfois jusqu’en avril, alors même que l’olivier entre dans sa phase de floraison», a-t-il indiqué. 

La Tunisie pourrait atteindre une production annuelle de 800.000 à 900.000 tonnes 

Par ailleurs, Dhaoui Midani a affirmé que la récolte précédente, estimée à environ 500.000 tonnes, reste en deçà du potentiel oléicole tunisien.   

Selon lui, la Tunisie dispose d’un potentiel de production bien supérieur. «Avec un patrimoine oléicole avoisinant les 120 millions d’oliviers, le pays pourrait atteindre une production annuelle de 800.000 à 900.000 tonnes, à condition de réunir les conditions nécessaires et de mettre en œuvre des stratégies adaptées pour mieux valoriser ce potentiel», a-t-il affirmé.

Nouha MAINSI



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Inji Doggui, DG de l’APIA : « Des solutions intelligentes pour faire face aux changements climatiques et réaliser la souveraineté alimentaire »

Von: tmps
22. Oktober 2026 um 17:35

Le Salon International de l’Investissement Agricole et de la Technologie « SIAT 2026 », ce rendez-vous biennal organisé par l’APIA se tiendra cette année du 28 au 31 octobre au Parc des expositions du Kram. Une conférence de presse a été tenue hier au siège de l’APIA par Inji Doggui, DG  pour présenter les nouveautés et les objectifs du Salon qui constitue un espace de réseautage entre les différents acteurs du secteur. Plus de 150 participants seront au rendez-vous. Dans le cadre de l’ouverture aux marchés africains, le Sénégal a été choisi cette année comme pays partenaire. Des rencontres B to B et des forums thématiques sont prévus en marge du Salon outre l’organisation du concours Green TIC.  La quatriéme édition du concours récompensera quatre candidats sur 12 shortilistés qui présenteront des solutions innovantes adaptées à une agriculture durable et intelligente.

Yosr Guerfel Akkari

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Dr Bouattour Abdennaceur (Chirurgien maxillo-facial et esthétique) : la reconstruction mammaire est un parcours chirurgical progressif qui nous permet d’obtenir un résultat stable et harmonieux

Von: tmps
22. Oktober 2026 um 10:25

Le Temps.news: La reconstruction mammaire fait partie intégrante de la prise en charge du cancer du sein. Quelles sont les motivations d’une reconstruction mammaire ?

Dr Bouattour Abdennaceur : la reconstruction mammaire n’est pas systématique dans la prise en charge du cancer du sein, elle est facultative, à la demande de la patiente. Par contre, la motivation n’est pas uniquement esthétique . C’est une restauration de l’intégrité corporelle en vue d’atténuer le rappel quotidien de la maladie et effacer la mutilation physique liée à la mastectomie.Un bénéfice psychologique et émotionnel important qui permet de : récupérer l’estime de soi, dépasser l’état de « patiente » pour redevenir une femme active, et limiter les syndromes anxio-dépressifs post-thérapeutiques tout en facilitant  la réappropriation du corps et réduire les blocages dans la vie intime ou affective.Cette reconstruction éliminer les contraintes de la prothèse externe amovible (glissements, irritation cutanée, transpiration)et rééquilibrer la statique vertébrale car la perte d’un sein (particulièrement de volume moyen à lourd) entraîne une asymétrie de charge au niveau de la colonne dorsale et des épaules.tout en facilitant l’habillage (sous-vêtements, maillots de bain, décolletés).

Quelles sont les méthodes d’interventions pour une reconstruction mammaire ? 

Il existe deux principales méthodes de reconstruction mammaire, parfois associées : la mise en place d’une prothèse interne (implant mammaire) et l’utilisation de tissus provenant d’autres parties du corps (reconstruction par lambeau ou reconstruction autologue avec ou sans microchirurgie).

Combien de temps nécessite une reconstruction mammaire ?

Le premier temps, dédié à la création du volume, peut être réalisé en immédiat lors de la mastectomie ou en différé, soit 6 à 12 mois après la fin des traitements de radiothérapie ou de chimiothérapie. Les modalités varient selon la technique choisie :Par prothèse : l’intervention dure entre 1 h et 1 h 30, nécessite 24 à 48 heures d’hospitalisation et implique 2 à 4 semaines de convalescence.Par lambeau du grand dorsal : l’opération prend 2 h 30 à 3 h 30, avec un séjour hospitalier de 3 à 5 jours et une convalescence de 4 à 8 semaines.Par lambeau DIEP : cette chirurgie plus complexe dure de 4 à 6 heures, requiert 4 à 6 jours d’hospitalisation et entraîne également 4 à 8 semaines de récupération.Le deuxième temps, est consacré à la symétrisation du sein controlatéral et aux retouches, intervient 3 à 6 mois après la première intervention, le temps que les tissus s’assouplissent et trouvent leur place définitive. Cette procédure dure de 1 h 30 à 2 h 30, s’effectue en ambulatoire ou avec 24 heures d’hospitalisation, et requiert 1 à 2 semaines de convalescence.Enfin, le troisième temps finalise la reconstruction par la recréation de l’aréole et du mamelon, programmée 2 à 3 mois après la symétrisation.. Réalisé sous anesthésie locale en ambulatoire en seulement 30 à 45 minutes, ce geste permet une reprise immédiate des activités, sous réserve de simples soins locaux pendant une dizaine de jours.La reconstruction mammaire est un parcours chirurgical progressif qui s’étale en moyenne sur 6 à 18 mois afin d’obtenir un résultat stable et harmonieux.

Après reconstruction mammaire, faut-il avoir recours à des séances de rééducation et de kinésithérapie ?

Le cancer du sein et les traitements qu’il entraîne sont une épreuve difficile dans la vie d’une femme. Pendant et après la maladie, les séances de kinésithérapie peuvent être d’un grand soutien, à la fois physique et psychologique..Le recours à la kinésithérapie est recommandé avec des  massages et assouplissement pour éviter brides et adhérences.La mobilité de l’épaule permet une récupération complète des amplitudes articulaires (essentielle après grand dorsal ou loge rétro-pectorale). Le drainage lymphatique aide à la réduction des œdèmes et à la prévention du lymphœdème du bras aux  côtés du renforcement abdominal et de la correction des déséquilibres et des positions antalgiques compensatoires.

La reconstruction mammaire demeure un choix personnel, mais elle est fortement recommandée car elle s’inscrit au cœur de la réhabilitation oncologique : bien qu’il s’agisse d’un processus qui s’étale dans le temps (nécessitant généralement entre 6 et 18 mois et plusieurs étapes chirurgicales complémentaires pour stabiliser les volumes, symétriser et recréer l’aréole), elle permet de restaurer l’intégrité corporelle, d’effacer la trace permanente de la mastectomie, de retrouver une féminité épanouie ainsi que l’estime de soi, tout en apportant un confort physique immédiat qui libère des contraintes de la prothèse externe et rétablit l’équilibre postural du rachis.

Kamel Bouaouina

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Festival maghrébin du théâtre amateur de Nabeul :  la 14e édition dédiée à Salah Jedai

Von: tmps
22. Oktober 2026 um 09:58

Le Festival maghrébin du théâtre amateur de Nabeul est un rendez-vous culturel consacré au théâtre amateur dans le monde maghrébin, organisé à Nabeul, du 24 au 27 octobre 2026 à  la maison de la culture de Nabeul. Il met en valeur les troupes de théâtre, les comédiens amateurs, les metteurs en scène et les échanges artistiques entre les pays du Maghreb. Ce Festival intitulé « Un théâtre pour chaque enfant »rendra un hommage vibrant à l’une des figures emblématiques du 4e art tunisien, Salah Jedai. La 14e édition sera placée sous le signe de ce grand artiste, dont la carrière riche et foisonnante a marqué de son empreinte le paysage théâtral national.

Cette manifestation comme l’a précisé Faouez Ben Kraiem, directeur du festival,vise à créer un espace de rencontre, de partage d’expériences et de coopération artistique entre les comédiens et metteurs en scène amateurs de la région du Maghreb, offrir une scène aux troupes théâtrales émergentes et valoriser la pratique amateur et  proposer des ateliers d’initiation et de perfectionnement

Ce rendez-vous théâtral maghrébin , a ajouté le directeur artistique, Faouzi Ben Brahim, réunira cinq groupes de la Tunisie, d’Algérie, de la Libye ,du Maroc et de la Mauritanie « Elle représente aussi un espace de dialogue artistique et intellectuel, ainsi qu’une plate-forme de valorisation des expériences théâtrales et d’échanges d’expertises entre les artistes, contribuant ainsi au développement de la pratique théâtrale. Au programme trois ateliers : le premier s’intitule « Jeu et expression dramatique par Sahar Maalmi, le second porte sur le petit clown par Nizar Kchaou et le troisième sur l’art du conte dédié à la famille par Salah Jedai

Cette dimension populaire traduit ainsi  une ambition culturelle fondamentale : faire du festival non seulement un rendez-vous pour les amateurs de théâtre, mais aussi une véritable fête collective, ouverte aux familles, aux enfants et aux habitants des quartiers.

                                                               Kamel Bouaouina

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25 Mds de dinars pour les salaires des fonctionnaires en 2027 : un mammouth difficile à dégraisser

Von: tmps
22. Oktober 2026 um 09:21

L’enveloppe consacrée aux rémunérations des fonctionnaires devrait atteindre le seuil de 25 milliards de dinars en 2027, selon le projet de budget pour le prochain exercice. Cette somme colossale illustre à quel point l’administration publique tunisienne s’apparente à un mammouth, dont la taille et le coût obèrent les équilibres macroéconomiques du pays. La Tunisie compte quelque 692.702 agents de l’État pour une population d’environ 12 millions d’habitants. À titre de comparaison, le Maroc voisin, qui abrite une population près de quatre fois plus nombreuse, ne dénombre que 576.062 fonctionnaires. Ce grand déséquilibre met en lumière une «sur-administration» chronique de l’économie tunisienne, où le secteur public a longtemps joué le rôle de principal employeur de substitution face à un secteur privé atone.

L’hypertrophie des effectifs de l’administration se traduit par une facture salariale colossale qui siphonne à elle seule 46% des recettes fiscales totales de l’État (54,280 milliards de dinars en 2027). Les répercussions sur les finances publiques sont directes et alarmantes. Le déficit budgétaire global devrait ainsi s’établir à 14,615 milliards de dinars, ce qui représente près de 7,8% du PIB. Ce ratio place la Tunisie dans une position particulièrement vulnérable comparativement à ses principaux partenaires économiques : le déficit budgétaire moyen observé chez les partenaires européens de la Tunisie tourne autour de 3,5% du PIB, tandis qu’il se limite à 3,6% au Maroc.

Les diagnostics successifs établis par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale depuis la révolution de 2011 pointent invariablement du doigt les effectifs pléthoriques de l’administration, qui absorbent une part léonine des ressources nationales, tout en offrant un rendement administratif souvent jugé insuffisant au regard des moyens colossaux déployés.

La fonction publique comme soupape de paix sociale

Comment en est-on arrivé à une telle situation ? Depuis la chute du régime de Ben Ali en 2011, les rangs de la fonction publique se sont garnis de plusieurs dizaines de milliers de nouveaux fonctionnaires. En l’absence d’un système performant d’indemnisation du chômage et de filets de sécurité sociale robustes, l’embauche massive dans le secteur public a systématiquement été utilisée par les gouvernements successifs comme une soupape de sécurité pour absorber les tensions sur le marché du travail et calmer les contestations sociales explosives. Cette gestion à court terme a cependant fini par montrer ses limites structurelles. Les recrutements massifs post-révolutionnaires, conjugués à des augmentations de salaires parfois extravagantes accordées à certains corps spécifiques, à l’instar des magistrats ou des forces de sécurité, ont propulsé la masse salariale de l’administration à des hauteurs insoutenables, oscillant entre 13% et 14% du PIB. Pour marquer le contraste, les données montrent que la masse salariale de la fonction publique ne représente que 10% du PIB au Maroc et environ 3,2% en Égypte.

L’asphyxie des investissements et des dépenses sociales

La conséquence inévitable de cette domination écrasante de la masse salariale est l’éviction progressive des ressources réservées aux autres composantes essentielles du budget de l’État. Chaque dinar injecté dans le paiement des salaires des fonctionnaires est un dinar soustrait aux investissements publics productifs. Les chantiers de construction d’infrastructures de transport, d’édification d’établissements scolaires et universitaires, de rénovation des structures sanitaires et de financement de la recherche et du développement se trouvent ainsi complètement sacrifiés ou du moins, sévèrement rationnés.

De surcroît, les dépenses sociales pâtissent directement de cette situation. Les subventions allouées aux produits de base, la prise en charge des dépenses de santé des assurés sociaux et les programmes d’accompagnement en faveur des populations vulnérables et des enfants handicapés subissent des arbitrages budgétaires de plus en plus drastiques. L’État tunisien se retrouve ainsi pris en étau entre des dépenses salariales incompressibles et des besoins sociaux croissants.

 Alléger sans sabrer brutalement les effectifs

Conscient de cette impasse, le gouvernement tunisien a engagé une stratégie minutieuse pour reprendre le contrôle de la masse salariale dans le secteur public, sans recourir à des coupes massives et brutales dans les effectifs ni décréter un gel total et aveugle des salaires qui risquerait de paralyser l’administration.

Dans cette optique, le programme général de majorations salariales a été maintenu, mais aucune hausse sectorielle spécifique ne sera accordée durant la période triennale. Cette discipline tarifaire permettra de limiter la progression des dépenses salariales à environ 4,6% par an, soit un net recul par rapport au rythme effréné de plus de 7% par an enregistré durant la décennie 2012-2021.

La stratégie élaborée par l’Exécutif repose également sur un triptyque : la suspension des recrutements non essentiels, l’encouragement au départ volontaire et le redéploiement interne des surplus d’effectifs. Désormais, seuls les secteurs d’utilité vitale et à forte valeur ajoutée bénéficieront d’autorisations d’embauche au compte-gouttes, tandis que les contrats de prestation de service et de sous-traitance à long terme sont suspendus.

Le programme spécifique de mise à la retraite anticipée avant l’âge légal, qui avait été lancé en 2022, a également été reconduit jusqu’au 31 décembre 2027.

Par ailleurs, l’application de l’arrêté n° 387 qui encadre le redéploiement des fonctionnaires entre les différents départements ministériels et établissements publics administratifs se poursuit activement, tout comme l’octroi de congé spécifique pour la création d’entreprise.

Le pari des autorités est de réussir à transformer la fonction publique tunisienne en une machine plus agile, efficiente et soutenable financièrement, sans compromettre la paix sociale. 

Walid KHEFIFI

 

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Financement durable : face au défi de la transformation du système financier 

Von: tmps
22. Oktober 2026 um 08:33

 Par Ahmed NEMLAGHI

La diversification des sources de financement, le développement du marché financier, la couverture des risques naturels et la promotion de l’investissement durable figurent parmi les orientations retenues pour 2027. À travers ces chantiers, l’enjeu est de mieux mobiliser l’épargne nationale, de faciliter l’accès des PME et des nouveaux entrepreneurs aux financements et d’orienter les ressources vers une économie plus résiliente. 

Une démarche qui rejoint les priorités affichées par le président Kaïs Saïed en matière de justice sociale, de développement équilibré et de valorisation des capacités nationales.

Le document du projet de budget économique pour 2027 accorde une place importante à la modernisation du système financier tunisien. Le renforcement du secteur des assurances, la consolidation du système bancaire et la dynamisation du marché financier y apparaissent comme des leviers complémentaires pour répondre aux besoins de financement de l’économie et soutenir l’investissement productif.

Au-delà des mesures techniques envisagées, cette orientation soulève une question fondamentale : comment faire du système financier un instrument au service du développement national, plutôt qu’un mécanisme dont les ressources profiteraient principalement aux acteurs déjà établis ? La réponse passe notamment par une meilleure répartition des possibilités de financement, une gestion plus rigoureuse des risques et une mobilisation de l’épargne au bénéfice des entreprises, des projets productifs et des initiatives porteuses de valeur ajoutée.

Cette ambition rejoint les orientations économiques défendues par Kaïs Saïed, qui insiste sur la nécessité de concilier création de richesses, justice sociale et réduction des disparités régionales. Encore faut-il que les réformes annoncées se traduisent par des mécanismes accessibles, des investissements effectifs et des résultats mesurables.

Un système financier au service de l’économie réelle

L’un des principaux enjeux du programme envisagé pour 2027 réside dans la complémentarité entre les banques, le marché financier et le secteur des assurances. Ces trois composantes ne répondent pas aux mêmes besoins, mais leur coordination peut contribuer à élargir les possibilités de financement offertes aux entreprises et aux porteurs de projets.

Le crédit bancaire demeure une source essentielle de financement en Tunisie. Toutefois, une dépendance excessive à l’égard du secteur bancaire peut limiter les possibilités des entreprises qui ne disposent pas de garanties suffisantes ou dont les projets présentent des risques élevés. Les jeunes entrepreneurs et les petites et moyennes entreprises sont particulièrement concernés.

Le développement du marché financier pourrait leur offrir des possibilités supplémentaires, tandis que les mécanismes de garantie et les instruments d’assurance contribueraient à mieux répartir les risques liés à l’investissement.

Cette diversification ne consiste donc pas simplement à multiplier les instruments financiers. Elle doit permettre de rapprocher les ressources disponibles des besoins réels de l’économie, en favorisant les activités productives, l’innovation, l’emploi et la création de valeur.

Dans cette perspective, la politique économique défendue par Kaïs Saïed accorde une importance particulière à la nécessité de mettre les ressources nationales au service du développement. L’objectif est de renforcer les capacités du pays à financer ses propres priorités, tout en élargissant les possibilités offertes aux acteurs économiques.

L’assurance, un rempart contre les risques naturels

La préparation d’un projet de loi instituant un système de couverture des catastrophes naturelles constitue l’un des chantiers importants annoncés pour 2027. Elle répond à un besoin économique et social : mieux protéger les ménages, les entreprises et les exploitations agricoles contre les conséquences financières des événements naturels.

Les catastrophes peuvent détruire des infrastructures, compromettre des récoltes, interrompre des activités et fragiliser durablement les revenus. Lorsque les mécanismes de couverture sont insuffisants, les pertes pèsent directement sur les victimes et peuvent nécessiter des interventions publiques coûteuses.

La mise en place d’un dispositif adapté permettrait de mieux répartir ces risques et d’améliorer les capacités de reconstruction. Sa réussite dépendra néanmoins de plusieurs conditions : des règles de fonctionnement claires, une répartition équilibrée des responsabilités, des garanties accessibles et une articulation efficace entre les assureurs et les pouvoirs publics.

La poursuite des travaux techniques relatifs à l’assurance agricole revêt, à cet égard, une importance particulière. L’agriculture reste exposée aux aléas climatiques, dont les effets peuvent compromettre les revenus des exploitants et fragiliser l’approvisionnement du marché intérieur.

Une assurance agricole adaptée pourrait contribuer à sécuriser les investissements, à faciliter l’accès au crédit et à renforcer la résilience des exploitations. Elle devrait toutefois tenir compte de la diversité des structures agricoles et des capacités financières des petits exploitants, afin que le coût des garanties ne devienne pas un obstacle supplémentaire.

Ces mesures rejoignent l’enjeu de souveraineté alimentaire régulièrement mis en avant dans les orientations économiques nationales : protéger la production suppose aussi de protéger ceux qui la rendent possible.

Le financement durable, une nouvelle étape à concrétiser

Le financement durable constitue l’un des volets les plus structurants des orientations annoncées. Il ne s’agit plus seulement de financer des entreprises ou des infrastructures, mais de mieux intégrer les conséquences environnementales et sociales des investissements dans les décisions économiques.

Le document prévoit notamment la mise en place d’un système national d’attribution du label «Entreprise verte ou durable» et la création d’un indice de durabilité au sein de la Bourse de Tunis. Ces deux instruments pourraient contribuer à identifier les entreprises engagées dans des démarches responsables et à rendre leurs efforts plus visibles auprès des investisseurs.

Un label crédible permettrait de mieux distinguer les engagements réels des simples déclarations de communication. Pour remplir cette fonction, il devra reposer sur des critères précis, vérifiables et transparents ainsi que sur des procédures de contrôle adaptées. Sans ces garanties, le risque serait de voir la notion de durabilité perdre sa portée et sa crédibilité.

L’indice de durabilité envisagé à la Bourse de Tunis pourrait, de son côté, améliorer l’information disponible sur les entreprises cotées et favoriser la prise en compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions d’investissement.

L’enjeu est de faire de ces instruments des leviers concrets d’orientation de l’épargne vers des activités plus résilientes, moins exposées aux risques environnementaux et davantage attentives aux conséquences sociales de leur développement.

Cette démarche peut s’inscrire dans une conception du développement qui ne réduit pas la performance économique aux seuls résultats financiers à court terme. La création de richesses doit également être appréciée au regard de sa contribution à l’emploi, à l’équilibre territorial, à la protection des ressources naturelles et à l’amélioration des conditions de vie.

Pour autant, le financement durable ne pourra se développer par la seule création d’un label ou d’un indice boursier. Il nécessitera une mobilisation coordonnée des banques, des assureurs, des investisseurs, des entreprises et des pouvoirs publics ainsi qu’une information fiable sur les risques et les effets des projets financés.

Le marché financier, un levier encore sous-exploité

Le document consacré au projet de budget économique pour 2027 souligne plusieurs limites du marché financier tunisien, notamment le nombre restreint de sociétés cotées et la prédominance du secteur bancaire dans le financement de l’économie.

Le développement de la Bourse de Tunis apparaît dès lors comme un enjeu stratégique. Un marché plus dynamique pourrait permettre aux entreprises de diversifier leurs ressources, de financer leur croissance et de réduire leur dépendance exclusive au crédit bancaire.

Cela suppose d’améliorer le cadre législatif et réglementaire, d’encourager les entreprises à accéder au marché des capitaux et d’élargir la base des investisseurs. La création d’une plateforme numérique dédiée à l’éducation financière répond également à un besoin important : permettre aux épargnants de mieux comprendre les produits disponibles, leurs avantages, leurs risques et les mécanismes de protection existants.

La confiance constitue ici une condition essentielle. Elle dépend de la transparence des opérations, de la qualité de l’information communiquée aux investisseurs et de l’efficacité du contrôle exercé sur les acteurs du marché.

Le renforcement du marché obligataire, le développement des organismes de placement collectif et la diversification des instruments de financement de l’État et des collectivités locales figurent également parmi les pistes envisagées. Ces mécanismes pourraient élargir les possibilités de mobilisation de l’épargne, à condition de préserver une gestion prudente des ressources et de garantir la soutenabilité des engagements financiers.

Le financement des grands projets et des partenariats public-privé pourrait aussi bénéficier d’un marché financier plus développé. Mais cette évolution exige une évaluation rigoureuse des risques, une répartition transparente des responsabilités et une appréciation précise des retombées économiques et sociales attendues.

La modernisation du système financier passe également par la consolidation du secteur bancaire. Le renforcement du contrôle des établissements, le traitement des créances classées et la restructuration des banques à capitaux mixtes et de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises figurent parmi les priorités annoncées.

La gestion des créances classées constitue un enjeu majeur, car l’accumulation de crédits difficiles à recouvrer peut réduire la capacité des banques à accorder de nouveaux financements. Une amélioration de leur situation financière pourrait donc contribuer à réorienter davantage de ressources vers les entreprises viables et les projets productifs.

Le développement des services de la Société tunisienne de garantie (SOTUGAR) est également présenté comme un moyen de soutenir l’investissement. Les garanties peuvent faciliter l’accès au crédit des entreprises qui ne disposent pas de sûretés suffisantes, sans pour autant supprimer la nécessité d’évaluer sérieusement la viabilité des projets.

La réussite de ces réformes dépendra ainsi de l’équilibre entre prudence financière et soutien à l’initiative économique. Il s’agit de préserver la stabilité des établissements tout en évitant que les exigences de financement ne deviennent un obstacle systématique pour les PME et les nouveaux entrepreneurs.

De l’annonce des réformes à leur mise en œuvre

Les orientations retenues pour 2027 dessinent les contours d’un système financier appelé à jouer un rôle plus diversifié dans le développement national. La couverture des catastrophes naturelles, l’assurance agricole, la mobilisation de l’épargne, le renforcement du marché des capitaux et la promotion du financement durable répondent à des besoins complémentaires.

Elles rejoignent plusieurs priorités affichées par Kaïs Saïed : renforcer l’autonomie économique, soutenir les activités productives, mieux prendre en compte les besoins sociaux et favoriser un développement plus équilibré. Toutefois, il convient de distinguer les objectifs annoncés des résultats qui restent à obtenir. La portée de ces orientations dépendra de la concrétisation des projets législatifs, de la qualité de leur mise en œuvre et de l’accessibilité réelle des mécanismes créés.

Le défi sera notamment de veiller à ce que le financement durable ne bénéficie pas uniquement aux grandes entreprises capables de supporter les coûts de mise en conformité, mais qu’il puisse également accompagner les PME, les exploitations agricoles et les initiatives implantées dans les régions moins favorisées.

En définitive, la transformation du système financier ne se mesurera pas seulement à la diversité des instruments disponibles ou au volume de l’épargne mobilisée. Elle devra être appréciée à l’aune de sa capacité à financer une économie productive, à protéger les acteurs contre les risques, à soutenir la transition environnementale et à créer des opportunités durables. C’est à cette condition que la finance pourra devenir un véritable instrument de développement au service de la souveraineté économique et du progrès social.

 

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À Nabeul, au cœur du dépistage du cancer du sein

Von: tmps
21. Oktober 2026 um 10:14

En ce mois d’octobre, l’ensemble des établissements hospitaliers se mobilise autour d’un même message : ensemble, plus forts contre le cancer du sein. Détecté à un stade précoce, il offre de très bonnes chances de guérison et permet souvent des traitements moins lourds.

Autopalpation, examen clinique, mammographie selon l’âge et l’avis du médecin : des gestes simples pour agir à temps. Dans la salle d’attente du service d’imagerie médicale, le silence n’est rompu que par le chuchotement des patientes. À l’occasion d’Octobre Rose, la campagne annuelle de sensibilisation au cancer du sein, elles sont des centaines à attendre leur tour pour une mammographie. Ce lieu transitoire concentre à lui seul l’espoir, l’anxiété et la solidarité féminine. A 13h 00, elles étaient 600 patientes au centre cardiologique de Nabeul.

L’atmosphère : une attente partagée

Les chaises en skaï bleu affichent complet. Sur les visages des femmes de tous âges, le programme de dépistage ciblant principalement les 25 à 70 ans, se lit une palette d’émotions. Certaines regardent fixement le sol, les mains croisées, tandis que d’autres échangent des sourires complices pour désamorcer l’angoisse. L’attente est souvent le moment où la vulnérabilité refait surface : les motifs de leur présence diffèrent, mais l’objectif reste le même, celui de prendre soin de sa santé. Ce lieu transitoire concentre à lui seul l’espoir, l’anxiété et la solidarité féminine.

À tout juste 50 ans, une jeune femme participe à son premier dépistage organisé. «J’ai repoussé l’échéance plusieurs fois par peur d’avoir mal, mais avec toutes les affiches ce mois-ci, je me suis dit que je n’avais plus d’excuses». L’attente est stressante, mais je sais que c’est nécessaire. Plus loin, Fatma affiche un calme olympien. «C’est ma septième mammographie. Je viens tous les deux ans. Pour moi, c’est comme une révision obligatoire. On attend un peu, c’est vrai, car le service est surchargé en octobre, mais la tranquillité d’esprit n’a pas de prix». Dans un coin, deux femmes qui ne se connaissaient pas dix minutes plus tôt partagent leurs expériences et leurs astuces pour ne pas stresser pendant l’examen, illustrant la force des liens éphémères qui se créent dans cette antichambre de la médecine

 Pour Nawel Khadhar, «cette initiative vise à encourager les femmes à recourir régulièrement aux examens médicaux, en vue de favoriser la détection des lésions à un stade précoce et d’améliorer les chances de traitement dans le cadre de la célébration du mois international de sensibilisation au cancer du sein, Octobre rose. Plus la maladie est détectée tôt, plus les possibilités de traitement sont importantes». Tout en mettant l’accent sur le rôle de la sensibilisation pour encourager les femmes à se rendre dans les centres de dépistage, pour effectuer régulièrement des frottis cervico-vaginaux et des mammographies. Un cancer du sein détecté tôt, c’est 90% de chances de guérison. L’examen simple sauve des milliers de vies chaque année, mais encore trop de femmes craignent d’aller se faire dépister. Il y a déjà dans un premier temps certaines patientes qui sont stressées par rapport à l’examen, qui ont peur des éventuels résultats qui peuvent être pathologiques. En Tunisie, 4.500 nouveaux cas de cancer du sein sont enregistrés chaque année. Ce chiffre devrait atteindre environ 6.000 en 2030.

Derrière les portes closes

Derrière les portes closes du cabinet de radiologie, le personnel médical s’active au rythme des technologies modernes pour scruter les tissus mammaires. Actuellement, le taux de participation au dépistage organisé oscille autour de 45% à 48%, un chiffre que nous espérons voir grimper grâce à cette journée de forte affluence. A 13h 00, elles étaient 600 patientes. Alors que la porte s’ouvre et qu’un nom est appelé, une nouvelle patiente se lève. L’attente prend fin, laissant place à un examen rapide qui, dans la grande majorité des cas, apporte le soulagement d’un résultat rassurant. «Je redoutais beaucoup ma première mammographie. En réalité, la compression ne dure que quelques secondes. L’examen complet a duré moins de dix minutes, a indiqué une jeune institutrice. J’avais senti une petite boule dans mon sein. La mammographie a permis de vérifier que ce n’était pas un cancer. Cet examen m’a rassurée et m’a rappelé l’importance du dépistage», a souligné une dame âgée de 55 ans.

«Un cancer du sein détecté tôt, c’est 90% de chances de guérison», affirme Nawel Khadhar. «L’examen simple sauve des milliers de vies chaque année, mais encore trop de femmes craignent d’aller se faire dépister. Il y a déjà dans un premier temps certaines patientes qui sont stressées par rapport à l’examen, qui ont peur des éventuels résultats qui peuvent être pathologiques. Chaque année, le cancer du sein, le cancer le plus fréquent chez la femme en Tunisie, représente environ 30% de l’ensemble des cancers féminins, avec plus de 4.000 nouveaux cas recensés chaque année», dit-elle. Pour sa part, Dr Yosra Bouachir a mis en avant l’importance de la mammographie, qui permet de détecter le cancer du sein à un stade précoce, parfois jusqu’à trois ans avant l’apparition des symptômes. «Cet examen, d’une durée d’environ 20 minutes, contribue à améliorer les chances de guérison, qui dépassent 95% lorsque la maladie est diagnostiquée précocement», a-t-elle expliqué. Elle a également souligné l’importance de réaliser une mammographie chaque année, même pour les jeunes en dehors des périodes de grossesse et d’allaitement, tout en rappelant le rôle de l’auto-examen des seins, qu’il est recommandé d’effectuer une fois par mois, notamment chez les femmes de plus de 40 ans. Le dépistage contribue ainsi à prévenir l’évolution de ces lésions vers un cancer, à diagnostiquer certaines formes de la maladie à un stade précoce, à limiter le recours à des traitements lourds et à réduire l’incidence et la mortalité liées à cette pathologie.

Témoignages

Les témoignages de certaines patientes sont des récits puissants, remplis d’émotion, de courage et d’espoir. Chaque découverte de la maladie, souvent à la suite de la détection d’une grosseur ou d’un symptôme anormal ou encore d’une mammographie, marque un tournant dans la vie de ces femmes. Leurs histoires reflètent la réalité vécue par des milliers de patientes chaque année.  Le nombre de cancers augmente chaque année. «Derrière chaque opération, chaque traitement, il y a une épreuve physique et psychologique intense, mais aussi une réhabilitation progressive, un retour à soi et à la vie. Leur expérience, souvent bouleversante, met en lumière une formidable capacité de résilience. Le partage de leur histoire est un acte profondément émouvant, mais aussi un geste solidaire, qui devient une source d’information, de réconfort et de force pour d’autres femmes en cours de traitement», nous explique Dr Bouachir. Plusieurs femmes ont voulu témoigner au cours de cette journée. Pour moi, disait la première dame, «on a traversé, on a vaincu le cancer. On a passé une colline, maintenant on a le monde à conquérir, un nouveau monde. Je le trouve tellement courageux d’avoir accepté d’être là, juste là aujourd’hui, parler de ça».  Une mammographie de dépistage a changé le cours de sa vie. Aujourd’hui et en pleine forme, une jeune dame raconte son histoire dans l’espoir d’encourager les autres à prioriser le dépistage, à se renseigner sur leurs antécédents familiaux et à prendre leur santé en main. «Aujourd’hui, je suis guérie. Mon parcours m’a rendue plus forte. Je témoigne pour dire que oui, on peut traverser ce combat et s’en sortir», dit-elle

Kamel BOUAOUINA

                                                       

 

 

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L’automne installe ses «pathologies de saison»

Von: tmps
21. Oktober 2026 um 09:21

L’automne est une saison de transition caractérisée par des changements climatiques importants : baisse des températures, augmentation de l’humidité et diminution de la luminosité. Ces changements peuvent favoriser l’apparition ou l’aggravation de certaines pathologies. Avec l’arrivée de l’automne, les premières fraîcheurs arrivent et les premiers maux physiques commencent à apparaître : fatigue, gorge irritée, tête lourde, nez qui coule… Les virus de l’automne sont bel et bien arrivés. Avec leurs effets visibles : yeux rougis, mouchoirs en papier dans les mains et salves d’éternuements et de toux, à la maison, à l’école, dans les transports en commun et dans les lieux publics. Certes, ce rhume qui attaque grands et petits en ces premiers jours d’automne n’a rien de dramatique, mais il peut être très pénible, surtout lorsqu’il a tendance à s’éterniser, notamment pour les enfants qui ne savent pas souvent prendre les précautions nécessaires. 

En effet, en cette période de changements alternatifs de temps, qui devient tantôt froid, tantôt chaud, les enfants changent souvent de vêtements selon la variation des températures tout au long de la journée, provoquant ainsi la propagation du rhume parmi eux. Cette période de l’année qui coïncide avec les premières semaines de la rentrée scolaire peut se révéler parfois particulièrement éprouvante pour les élèves. De même, les premiers cas de la grippe saisonnière apparaissent, ce qui nécessite une vaccination pour se prémunir contre ce virus et son pouvoir infectieux. 

Les maladies infectieuses apparaissent

En automne, les variations de température, d’humidité et de luminosité peuvent provoquer l’apparition de symptômes sur le corps humain, tels que des rhumes ou des infections saisonnières. En effet, les rhumes, causés par des rhinovirus, sont plus fréquents à cette période. C’est pourquoi chaque année, une campagne antigrippe est organisée chez nous pour exhorter les citoyens à se faire vacciner contre cette maladie saisonnière. En effet, cette transition, de l’été vers l’automne, peut entraîner des effets considérables sur nos habitudes de vie, notre santé, notre humeur et notre état psychologique.

En effet, le passage d’une saison à une autre est souvent mal supporté par les gens. Ce changement du temps n’est pas sans conséquence sur l’homme, son organisme, voire son caractère. Avec l’entrée de l’automne et les premières fraîcheurs du temps, la température baisse sensiblement de quelques degrés par rapport aux chaleurs de l’été, le temps devient plus frais et plus humide, c’est pourquoi la plupart des gens sont allergiques à ce changement climatique, d’où l’apparition de troubles sanitaires, de fatigue et de mauvaise humeur.

Fatigue et mauvaise humeur

Selon les spécialistes, avec l’automne, de nombreuses personnes ressentent de la fatigue et une mauvaise humeur. Les changements saisonniers affectent également notre corps et notre rythme biologique, ce qui peut contribuer à ces symptômes négatifs. En fait, en automne, la durée des journées commence à diminuer et certaines personnes peuvent se sentir d’humeur maussade. Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas forcément seulement d’une sensation puisque, selon les spécialistes, la lumière du soleil régule des molécules spécifiques responsables de l’équilibre de l’humeur. Scientifiquement parlant, cette sensation de baisse d’énergie qui se manifeste à l’automne est le résultat naturel des changements de température et de luminosité impactant le métabolisme. La désynchronisation entre l’horloge interne et les signaux extérieurs conduit souvent à un manque d’énergie et à une déprime automnale, une perte de motivation.

Précautions à prendre

Pour lutter contre le rhume, nous recommandent les médecins, on peut avant tout l’anticiper. Les élèves sont appelés à conserver une bonne hygiène de vie : une alimentation équilibrée, un cycle de sommeil régulier et suffisant (8 heures par nuit minimum) et une bonne gestion du stress, sans quoi, leur système immunitaire s’affaiblit systématiquement et ils risquent d’attraper un rhume. 

En Tunisie, ces maux qu’on appelle dans le milieu médical «pathologies de saison» sont fréquents, surtout en cette période de l’année, notamment parmi les plus jeunes, si bien que les cabinets des généralistes et des pédiatres sont très visités durant cette saison. Cependant, chez certaines familles, ces «maux» sont souvent soignés en recourant aux remèdes traditionnels en absorbant pendant deux ou trois jours quelques tisanes de miel et citron chaud ou en inhalant de l’eucalyptus pour mettre fin au mal. Mais si le mal persiste, il vaudrait mieux consulter un médecin pour écarter toute complication. 

De toute façon, il n’y a pas à s’inquiéter puisque ce mal d’automne n’est pas souvent très nuisible. Alors que les infections bactériennes peuvent être traitées par des antibiotiques, les rhumes sont causés par des virus et disparaissent généralement d’eux-mêmes après 7 à 10 jours. Et c’est pourquoi chez nous, certaines gens n’y prêtent souvent aucune attention. Pourtant, les infections dues au rhume sont très répandues chez nous. On estime que le rhume est l’une des causes principales des journées d’absence au travail ou à l’école et là-dessus, il n’est pas difficile de recevoir un certificat médical de quelques jours chez le médecin, quand bien même on pourrait poursuivre son travail ou ses études tout en étant enrhumé. Ainsi, un simple rhume devient un prétexte à l’absentéisme déjà bien répandu dans nos administrations et nos écoles.

Hechmi KHALLADI 



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Santé numérique : un défi à relever et un levier d’accès équitable aux soins

Von: tmps
21. Oktober 2026 um 08:35

Par Kamel ZAIEM

Lors d’une interview accordée à «HOSPITALS Magazine», le ministre de la Santé a longuement parlé du premier hôpital numérique en Tunisie et ses performances durant une année. Les données et les chiffres qu’il a révélés confirment les progrès de plus en plus évidents dans nos établissements hospitaliers et la mobilisation de l’Etat pour soutenir ce secteur et en faire un des principaux atouts pour permettre au pays d’aller de l’avant et au citoyen de bénéficier des meilleures conditions de soins partout à travers la République.

La mise en place du premier hôpital numérique en Tunisie a permis de connecter 30 établissements hospitaliers au réseau numérique et de réaliser plus de 120 mille interprétations d’examens d’imagerie médicale à distance en une année. C’est le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, qui vient de le révéler dans un entretien accordé à «HOSPITALS Magazine». 

Dans cet entretien accordé au magazine en marge du Congrès international de la santé numérique, le ministre a précisé que le système de santé numérique s’oriente progressivement vers l’élargissement de ses services pour toucher de nouvelles spécialités dont les téléconsultations médicales, la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC), la mammographie, l’anatomie pathologique et l’examen de la rétine.

Il a expliqué que l’interconnexion numérique des hôpitaux permet d’assurer une assistance médicale 24 h/24 et de rapprocher l’expertise médicale des citoyens dans les différentes régions du pays. Ce dispositif contribue ainsi à réduire les déplacements des patients et les délais d’attente, tout en accélérant leur accès au diagnostic et à une expertise médicale spécialisée, a-t-il précisé.

Ferjani a souligné que la valeur de la technologie se mesure également à sa capacité à améliorer le quotidien des citoyens, à faciliter leur accès aux soins et à garantir une prise en charge médicale plus équitable et plus efficace.

Il a ajouté que le recours aux solutions numériques vise aussi à optimiser l’utilisation des ressources humaines et des équipements médicaux disponibles, tout en réduisant les disparités régionales en matière d’accès aux services de santé, de manière à placer l’intérêt et la dignité du patient au cœur du système sanitaire.

Le fait que la publication «HOSPITALS Magazine», qui est une revue anglophone publiée au Liban, spécialisée dans le secteur de la santé au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), s’y intéresse, cela prouve que cette réalisation est importante et révolutionnaire, d’autant plus que le magazine couvre notamment les avancées médicales et technologiques, les innovations dans le domaine de la santé ainsi que l’évolution des infrastructures hospitalières et de la gestion sanitaire.

D’ailleurs, cet intérêt n’a rien de fortuit. Avec tout ce qui est en train de se réaliser dans le domaine médical, au niveau des soins et du progrès technologique, la Tunisie peut se vanter d’avoir un système honorable en matière de santé, d’autant plus que c’est le Chef de l’Etat en personne qui y veille et qui rappelle en permanence l’importance vitale de ce secteur et sa contribution pour préserver le capital humain du pays.

 

Une détermination inébranlable à remettre le secteur de la santé sur les rails

D’ailleurs, le Président de la République, Kaïs Saïed, l’a rappelé il y a à peine un mois lors d’un entretien avec le ministre de la Santé. Il a indiqué que la santé publique demeure au cœur des priorités de l’Etat, s’agissant d’un «droit naturel de l’être humain», qui doit être garanti à tous les citoyens sur un pied d’égalité.

Le président Kaïs Saïed s’est montré, à l’occasion, satisfait que plusieurs projets aient été réalisés, notamment dans le domaine de l’interprétation à distance des analyses biologiques et des examens d’imagerie médicale. Ces dispositifs permettent, selon lui, de réduire les déplacements des patients et de leurs familles ainsi que les délais d’attente.

Le chef de l’État s’est montré fier de voir de tels progrès réalisés dans un contexte qui appelle à la vigilance avec un système de santé publique qui a été ciblé et détruit par la corruption, les retards et les manigances et sciemment mis à genoux, soulignant que plusieurs projets de haute importance ont accusé des retards injustifiés malgré la disponibilité des crédits nécessaires et ont été intentionnellement bloqués, tout comme les équipements qui y sont associés.

Il a imputé ces entraves à «ceux qui sont impliqués dans la corruption ou dont les cœurs sont malades», estimant qu’ils ne peuvent être amendés que par «une reddition de comptes juste et équitable» pour leurs manœuvres et agissements  désavoués. Le chef de l’Etat s’est enfin dit convaincu que le secteur de la santé ainsi que les autres services publics, «retrouveront leur vitalité,  conformément aux aspirations du peuple tunisien».

Sur un autre plan, le chef de l’État n’a pas manqué, à cette occasion, de saluer les compétences du personnel médical tunisien, notamment les médecins, les professionnels paramédicaux et les agents de santé. Il a souligné que l’intérêt manifesté par plusieurs pays, y compris des pays à la pointe du progrès scientifique, pour recruter des compétences médicales tunisiennes «n’est pas le fruit du hasard». Il a ainsi mis en avant la qualité de la formation médicale tunisienne, qu’il a qualifiée de «niveau mondial» et considérée comme l’une des fiertés du pays. 

Sur la lancée

La santé numérique en Tunisie poursuit plusieurs objectifs concrets. Elle vise d’abord à réduire les déplacements des patients et les délais d’attente. Elle doit également accélérer l’accès à l’expertise médicale.

En parallèle, cette approche permet de mieux utiliser les ressources humaines et les équipements disponibles. Elle contribue ainsi à améliorer l’organisation des établissements de santé et la prise en charge des patients.

D’ailleurs, la transformation numérique ne se limite pas à l’introduction de nouvelles technologies. Elle doit rapprocher les soins des citoyens, réduire les disparités entre les régions et renforcer le droit à la santé pour tous.

A ce propos, il faut rappeler que la Tunisie est en train d’accélérer la transformation numérique de son système de santé public avec l’ambition de parvenir à une numérisation complète de ses hôpitaux d’ici la fin de l’année 2026. Cette stratégie s’inscrit dans une volonté globale de modernisation des services publics, en s’appuyant sur les technologies digitales pour améliorer la qualité des soins.

Le projet repose sur le déploiement progressif de solutions numériques dans les établissements de santé. Plusieurs hôpitaux régionaux sont déjà équipés de dispositifs de télémédecine et de télé-imagerie, permettant d’assurer des consultations à distance et de faciliter le diagnostic.

En parallèle, les autorités développent des plateformes numériques spécialisées, notamment dans des domaines comme l’assistance médicale et la gestion des urgences. Un système d’information unifié, baptisé «One Health», a été programmé afin d’interconnecter les données sanitaires et d’améliorer la coordination entre les acteurs du secteur.

Depuis plusieurs années, la Tunisie s’est engagée sur la voie de la numérisation de son système de santé. Dès 2020, elle reçoit un prêt de 27,3 millions d’euros (environ 31,3 millions $) pour numériser son secteur sanitaire. Depuis lors, les projets dans ce sens se sont enchaînés tels que la création de son premier hôpital numérique en 2025 et le choix de Tunisie Telecom pour mener à bien les projets de numérisation.

À travers cette transformation, le gouvernement tunisien cherche à renforcer l’efficacité du système de santé, à réduire les délais de prise en charge et à améliorer l’accès aux soins, en particulier dans les zones éloignées.

La digitalisation apparaît aussi comme un levier pour optimiser la gestion des ressources hospitalières, qu’il s’agisse du personnel ou des équipements. Elle s’inscrit enfin dans une logique de modernisation globale, où la donnée devient un outil central de pilotage des politiques publiques.

Il s’agit, certes, d’un défi à relever, mais avec l’intérêt accru de l’Etat pour «libérer» le secteur et le remettre sur les rails, nous ne pouvons qu’être optimistes avec l’espoir de voir cette orientation vers le numérique rapporter au secteur et aux citoyens de meilleurs soins et dans de bonnes conditions.

 

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Palais de justice : la procédure d’appel

Von: tmps
20. Oktober 2026 um 10:14

 En matière civile comme en matière pénale, le principe du double degré de juridiction constitue une garantie essentielle du droit à un procès équitable. Il permet à toute personne contestant une décision rendue en première instance de solliciter son réexamen par une juridiction supérieure, afin que soient vérifiées tant l’application de la loi que l’appréciation et la qualification juridique des faits. L’exercice du droit d’appel représente ainsi une garantie fondamentale pour le justiciable.

Toutefois, en matière pénale, les lenteurs dans la transmission des dossiers à la cour d’appel peuvent avoir des conséquences particulièrement lourdes lorsque le prévenu ou le condamné est détenu. Pour celui qui entend faire réexaminer sa situation par la juridiction compétente, l’attente peut se prolonger durant plusieurs mois, sans que son dossier soit transmis dans des délais raisonnables. Une telle situation soulève une question préoccupante au regard de l’effectivité du droit au recours et des exigences d’une bonne administration de la justice.

Il devient dès lors urgent de remédier à ces retards, en améliorant les procédures de transmission des dossiers entre les juridictions et en veillant à accorder une attention prioritaire aux affaires impliquant des personnes détenues. Car si le droit d’interjeter appel est reconnu par la loi, encore faut-il que son exercice puisse produire ses effets dans des délais compatibles avec les exigences de la justice. Un recours ne saurait être pleinement effectif lorsque l’attente de la transmission du dossier risque, à elle seule, de prolonger inutilement l’incertitude et la privation de liberté.

L’article 96 du Code pénal : portée et enjeux de la réforme

Dans le cadre des conférences de stage organisées par l’Ordre national des avocats de Tunisie, une rencontre consacrée à l’article 96 du Code pénal et aux modifications introduites par la loi n° 2025-14 du 28 juillet 2025 se tiendra le 20 octobre 2026. Cette conférence sera présentée par Ichraq Daraaoui, en présence de son maître de stage, Me Hichem Dhib, et de Me Saïda Akrémi, représentant l’Ordre.

Au cœur de cette rencontre : l’évolution du dispositif pénal réprimant certains abus de fonction commis par les agents publics, ainsi que les conditions d’engagement de leur responsabilité pénale.

La réforme de l’article 96 du Code pénal a modifié les éléments constitutifs de l’infraction et les peines encourues. Dans sa nouvelle version, le texte vise les fonctionnaires publics ou assimilés qui commettent intentionnellement un acte relevant de leurs fonctions dans le but de procurer un avantage indu à eux-mêmes ou à autrui, au préjudice de l’administration.

Le champ d’application de cette disposition concerne également certains employés d’établissements économiques ou sociaux auxquels l’État participe au capital, lorsqu’ils sont chargés, en raison de leurs fonctions, de la vente, de l’achat, de la fabrication, de l’administration ou de la garde de biens.

L’introduction expresse de l’élément intentionnel constitue l’un des aspects importants de la réforme. Elle souligne la nécessité de caractériser l’intention délictueuse, au-delà du seul constat d’une irrégularité ou d’une mauvaise gestion. L’application du texte suppose ainsi d’examiner les circonstances des faits, le comportement reproché et les éléments permettant d’établir les conditions prévues par la loi.

La loi du 28 juillet 2025 a également modifié le régime des sanctions. La peine d’emprisonnement prévue par le nouvel article 96 est fixée à six ans, contre dix ans dans la version antérieure. Une amende est également prévue, dont le montant est déterminé en fonction de l’avantage obtenu ou du préjudice subi par l’administration.

Lorsque le préjudice concerne un établissement dans lequel l’État détient une participation au capital, le calcul de l’amende tient compte de la proportion de cette participation, conformément aux dispositions du texte.

La réforme invite ainsi à examiner conjointement les éléments constitutifs de l’infraction, l’exigence de l’intention criminelle et les règles relatives à la détermination des sanctions.

L’étude de l’article 96 présente un intérêt particulier pour les futurs avocats, appelés à maîtriser les conditions d’application d’une disposition susceptible d’engager la responsabilité pénale d’agents publics ou de personnes assimilées. Elle soulève notamment des questions relatives à la preuve de l’intention, à la caractérisation du préjudice et à la distinction entre une faute de gestion, une irrégularité administrative et un comportement pénalement répréhensible.

Cette conférence de stage sera ainsi l’occasion d’approfondir les implications juridiques de la réforme et d’en examiner les enjeux pour la défense, l’interprétation de la loi pénale et la protection des intérêts de l’administration, dans le respect des principes de légalité et de responsabilité pénale.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Achats sur les réseaux sociaux : quand le consommateur se retrouve sans recours

Von: tmps
20. Oktober 2026 um 09:22

Les publicités défilent quotidiennement sur Facebook et Instagram, proposant une multitude de produits à des prix souvent attractifs. Articles ménagers, accessoires de cuisine, vêtements, chaussures, produits cosmétiques, gadgets électroniques ou encore objets présentés comme révolutionnaires : les offres se multiplient, accompagnées de vidéos séduisantes et de promesses commerciales parfois difficiles à vérifier. En quelques clics, le consommateur peut passer commande et se faire livrer directement à domicile. Mais derrière cette apparente simplicité se cache une réalité beaucoup moins rassurante.

En Tunisie, une partie de ce commerce réalisé à travers les réseaux sociaux semble évoluer dans une zone grise où l’identité du vendeur, l’origine des marchandises et les possibilités de réclamation demeurent souvent floues. Lorsque le produit livré ne correspond pas à celui présenté dans la publicité, le consommateur peut rapidement se retrouver face à une impasse.

Des publicités séduisantes, mais des vendeurs parfois insaisissables

Le mécanisme est désormais bien rodé. Une publicité apparaît sur le fil d’actualité d’un internaute, généralement accompagnée d’une démonstration vidéo particulièrement convaincante. Le produit semble pratique, innovant et proposé à un tarif accessible. Il suffit alors de remplir un formulaire, d’envoyer un message privé ou de communiquer son numéro de téléphone pour confirmer la commande. Quelques jours plus tard, un livreur se présente au domicile du client, qui règle généralement le montant demandé à la réception. Une partie de ces marchandises peut provenir de Chine ou d’autres marchés étrangers, sans que leur provenance exacte soit toujours clairement indiquée. Mais le problème ne réside pas nécessairement dans le pays de fabrication. Il concerne avant tout l’absence d’informations fiables sur le vendeur, les caractéristiques réelles du produit et les garanties offertes après l’achat. Les images utilisées dans les publicités peuvent être particulièrement valorisantes, tandis que l’article reçu se révèle parfois de qualité médiocre, différent du modèle présenté ou tout simplement inutilisable. Dans le commerce traditionnel, le consommateur dispose généralement d’un interlocuteur identifiable auquel il peut s’adresser en cas de problème. Dans ces transactions réalisées sur les réseaux sociaux, la situation peut être tout autre. Certaines pages commerciales ne mentionnent ni adresse physique, ni raison sociale, ni numéro d’identification de l’entreprise. Les échanges se limitent parfois à une conversation sur Messenger, WhatsApp ou à un simple appel téléphonique. Une fois la commande livrée et payée, obtenir une réponse peut devenir particulièrement compliqué.

Livraison à domicile : une chaîne de responsabilités difficile à identifier

L’intervention des sociétés de livraison ajoute une difficulté supplémentaire. Ces prestataires assurent l’acheminement des commandes et, dans certains cas, l’encaissement des paiements pour le compte des vendeurs. Pourtant, lorsqu’un client découvre que le produit ne correspond pas à ses attentes ou à la description annoncée, il peut se heurter à un véritable jeu de renvoi des responsabilités. Le livreur explique qu’il n’est chargé que du transport, tandis que le vendeur peut devenir injoignable ou refuser toute réclamation. Cette situation soulève plusieurs interrogations. Qui est réellement responsable lorsque le produit livré est défectueux ou différent de celui commandé ? Comment identifier le vendeur lorsque la transaction ne s’accompagne d’aucune facture ni d’aucun document commercial ? À qui le consommateur peut-il s’adresser lorsque la page ayant diffusé la publicité disparaît, change de nom ou cesse simplement de répondre aux messages ?

Il serait néanmoins inexact d’affirmer que ces transactions échappent à toute réglementation. La Tunisie dispose d’un cadre juridique relatif au commerce électronique et à la protection du consommateur. La loi du 9 août 2000 relative aux échanges et au commerce électroniques prévoit notamment des obligations concernant les informations communiquées au consommateur et les transactions à distance. Le véritable enjeu réside donc dans l’application effective de ces dispositions aux ventes effectuées par l’intermédiaire des réseaux sociaux, particulièrement lorsque les vendeurs opèrent de manière informelle ou demeurent difficiles à identifier. La question du contrôle se pose avec d’autant plus d’acuité que ces publicités peuvent toucher quotidiennement un nombre considérable d’utilisateurs. La facilité avec laquelle une page peut promouvoir un produit, recueillir des commandes et organiser leur livraison contraste parfois avec les difficultés auxquelles se heurte un client souhaitant simplement obtenir un remboursement ou retourner un article non conforme.

Une protection du consommateur à renforcer

La comparaison avec les pratiques européennes met en évidence l’importance d’un encadrement effectif. Au sein de l’Union européenne, les achats à distance effectués auprès de professionnels sont soumis à des obligations d’information, à des garanties légales de conformité et, sauf exceptions, à un droit de rétractation de quatorze jours. Le consommateur dispose ainsi de droits clairement définis lorsqu’il souhaite retourner un produit ou contester une livraison non conforme. Même si des difficultés peuvent également survenir dans leur application, ces mécanismes constituent une protection essentielle. En Tunisie, le développement rapide des ventes sur Facebook et Instagram impose de s’interroger sur l’efficacité des dispositifs de contrôle existants. Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause l’ensemble des commerçants qui utilisent les réseaux sociaux pour développer leurs activités. Beaucoup exercent de manière sérieuse et respectent leurs engagements. Le problème concerne surtout les pratiques opaques qui permettent à certains vendeurs de commercialiser des produits sans offrir aux clients des garanties suffisantes. Une meilleure identification des vendeurs, la délivrance systématique de justificatifs d’achat, la transparence des conditions de retour et la mise en place de procédures de réclamation accessibles apparaissent comme des exigences fondamentales. Le rôle des entreprises de livraison mérite également d’être clarifié, notamment concernant les informations permettant d’identifier leurs clients professionnels et les modalités de traitement des litiges. Sans leur attribuer automatiquement la responsabilité de la qualité des marchandises transportées, il paraît légitime de s’interroger sur leur place dans cette chaîne commerciale.

Au-delà des textes juridiques, c’est aussi la question de la surveillance des pratiques commerciales sur les plateformes numériques qui se pose. Les autorités compétentes disposent-elles de moyens suffisants pour identifier les vendeurs qui multiplient les publicités trompeuses ? Les consommateurs connaissent-ils les démarches à entreprendre pour signaler une transaction litigieuse ? Et surtout, ces démarches permettent-elles réellement d’obtenir réparation lorsque le vendeur refuse de coopérer ? A mesure que les réseaux sociaux deviennent de véritables vitrines commerciales, la protection du consommateur ne peut rester en décalage avec l’évolution des habitudes d’achat. Commander un produit en quelques secondes ne devrait pas signifier renoncer à ses droits. Car derrière chaque publicité séduisante et chaque livraison à domicile, il doit exister une responsabilité clairement identifiable. Faute de quoi le commerce numérique risque de devenir, pour certains vendeurs peu scrupuleux, un espace où il est beaucoup plus facile de vendre que de répondre de ses engagements.

Leila SELMI

 

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