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Ayachi Hammami : Une affaire tunisienne qui fait réagir le New York Times

04. Dezember 2025 um 07:37

Le quotidien américain New York Times a consacré un long article au dossier d’Ayachi Hammami, figure de l’opposition et avocat spécialisé dans les droits humains, arrêté mardi à son domicile près de Tunis. Le journal inscrit cette arrestation dans ce qu’il décrit comme un durcissement politique en Tunisie, un point de vue relayé par plusieurs organisations internationales.

Selon Human Rights Watch, citée par le New York Times, Ayachi Hammami a été interpellé après la confirmation en appel, la semaine dernière, d’une peine de cinq ans de prison. Celle-ci s’inscrit dans un vaste dossier d’environ quarante prévenus poursuivis pour appartenance à une organisation terroriste et complot contre la sûreté de l’État. Les condamnations prononcées en appel atteignent, pour certains accusés, jusqu’à 45 ans d’emprisonnement.

Dans la vidéo qu’il avait préparée avant son arrestation, publiée sur sa page Facebook, Ayachi Hammami qualifie sa condamnation de décision politique et annonce entamer une grève de la faim.

Le dossier, ouvert en 2023, concerne des personnalités politiques, des avocats, des militants et des journalistes. Human Rights Watch affirme que les charges seraient dépourvues de fondement et s’inquiète d’une instrumentalisation judiciaire. Le quotidien américain cite aussi un analyste de l’International Crisis Group, selon lequel le contexte économique difficile aurait renforcé une logique de fermeté de la part des autorités.

Inquiétude croissante

Ayachi Hammami, ancien ministre chargé des droits de l’homme et opposant connu depuis les années 2000, bénéficie d’une popularité certaine au sein de plusieurs courants politiques. Selon le New York Times, plus de vingt accusés du même dossier ont quitté la Tunisie avant le verdict en appel, tandis que huit personnes avaient été placées en détention provisoire dès 2023. Deux d’entre elles seraient actuellement en grève de la faim.

Pour le média américain, cette affaire illustre une inquiétude croissante, au niveau international, quant à l’évolution politique du pays. Depuis 2021, la Tunisie est régulièrement critiquée par des organisations de défense des libertés publiques à la suite de la suspension du Parlement, de la révision de la Constitution et de poursuites visant des personnalités politiques ou médiatiques.

La diplomatie tunisienne quant à elle n’a pas cessé de rappeler son droit à défendre sa souveraineté et s’est montrée ferme, notamment par le biais des discours présidentiels, face à toute ingérence extérieure.

Un autre élément soulevé par la publication américaine est la place importante accordée au dossier Hammami dans la presse internationale, alors même que d’autres crises économiques et sociales persistent en Tunisie. Cette focalisation interroge : reflète-t-elle une inquiétude grandissante concernant l’évolution du paysage politique tunisien ou une tendance récurrente, chez certains médias étrangers, à privilégier une lecture centrée sur les aspects politiques, parfois au détriment d’analyses plus nuancées du contexte local ? Cette attention extérieure souligne en tout cas l’impact symbolique de ce procès, mais pose aussi la question de la manière dont les enjeux tunisiens sont perçus, sélectionnés et mis en récit à l’international.

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Les avocats de Tunis mettent en place une commission pour défendre Ayachi Hammami

03. Dezember 2025 um 18:56

L’Ordre régional des avocats de Tunis a décidé de créer une commission spéciale pour suivre l’affaire d’Ayachi Hammami, arrêté dans le cadre du dossier du « complot contre la sûreté de l’État ».

Une série de mesures professionnelles, dont un boycott partiel des juridictions, a été annoncée après une réunion extraordinaire.

Commission dédiée au suivi du dossier Hammami

Le conseil de l’Ordre régional des avocats de Tunis a officialisé la mise en place d’une structure ad hoc chargée de superviser tous les volets du dossier d’Ayachi Hammami : évolution procédurale, traitement judiciaire, communication publique et état de santé de l’avocat, actuellement en grève de la faim depuis son arrestation mardi.

Cette commission a pour objectif d’assurer un suivi continu et coordonné du cas, considéré par la profession comme particulièrement sensible au vu des lourdes condamnations rendues récemment dans le même dossier.

Boycott ciblé des chambres criminelles durant décembre

Lors de cette réunion exceptionnelle, les avocats ont adopté une mesure de protestation d’ampleur : le boycott, tout au long du mois de décembre, de plusieurs chambres criminelles de première instance et d’appel.

Le conseil affirme que ces juridictions ont enregistré des « violations procédurales » portant atteinte aux garanties de la défense. Le boycott démarrera lundi, avec une première phase susceptible d’être prolongée jusqu’à une suspension « définitive ».

Assemblée générale et coordination nationale

Le conseil a appelé l’ensemble des avocats de Tunis à se réunir jeudi à 11h00 à la Maison de l’avocat. L’objectif : exposer les derniers développements du dossier Hammami, débattre des enjeux professionnels et arrêter la ligne d’action des prochaines semaines.

Parallèlement, l’Ordre régional a saisi le bâtonnier de l’Ordre national des avocats pour demander l’organisation d’une conférence nationale visant à harmoniser les positions face aux évolutions judiciaires récentes.

Rappel sur l’arrestation et les condamnations

Ayachi Hammami avait été interpellé après avoir été signalé en état de recherche, en exécution d’un jugement définitif lié à l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État ».

Vendredi dernier, la Cour d’appel a prononcé des peines allant de 10 à 45 ans pour les accusés détenus et de 5 à 35 ans pour ceux laissés en liberté, dans une procédure qui implique depuis février 2023 des figures politiques, des avocats, des ex-responsables et des agents de sécurité.

Hammami écope pour sa part d’une peine de cinq ans de prison assortie de deux ans de surveillance administrative.

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