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La BMICE vise une hausse de 50 % de son portefeuille de financements d’ici 2030

24. September 2026 um 18:14

La Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur (BMICE) prévoit d’augmenter de 50 % son portefeuille de prêts et de financements d’ici 2030, dans le cadre de son plan stratégique 2027-2030. C’est ce qu’a annoncé son directeur général adjoint, Kamel Habachi, jeudi 24 septembre, cité par la TAP, en marge de la cérémonie organisée pour les 10 ans de la banque.

A noter au passage que le portefeuille de la BMICE atteint actuellement 100 millions de dollars (environ 295 millions de dinars tunisiens) de prêts approuvés, dont une partie a déjà été décaissée et le reste est en cours de décaissement.

La banque entend poursuivre ses financements dans les cinq pays du Maghreb, en les orientant vers des secteurs porteurs comme les infrastructures, la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire. Elle compte aussi développer ses mécanismes d’accompagnement et de financement des grandes entreprises et des institutions publiques et privées dont les projets s’inscrivent dans une logique d’intégration maghrébine.

Kamel Habachi a par ailleurs insisté sur la nécessité de moderniser les systèmes d’information et de tirer parti de l’intelligence artificielle, afin de faciliter l’accès de la banque à des marchés et des secteurs plus diversifiés.

Créée en 2015, la BMICE a pour mission de renforcer l’intégration des pays du Maghreb et de contribuer à bâtir une économie maghrébine compétitive et intégrée. Elle y travaille en développant l’investissement et le commerce intra-maghrébins, et en proposant des mesures pour lever les obstacles réglementaires et institutionnels.

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Grand Tunis : 120.000 compteurs intelligents et 17 MW de solaire dans le programme SONEDE

24. September 2026 um 14:19

Le programme de modernisation du réseau de la SONEDE financé par la Banque africaine de développement (BAD) se précise. Après l’annonce des financements de près de 698 millions de dinars, la BAD a détaillé jeudi 24 septembre les principales composantes du projet, qui prévoit notamment l’installation de 120.000 compteurs intelligents dans le Grand Tunis, au bénéfice d’environ 500.000 personnes.

120.000 compteurs intelligents

Le volet consacré à la SONEDE prévoit le déploiement de 120.000 compteurs intelligents dans le Grand Tunis. Selon la BAD, ces équipements doivent permettre d’améliorer la gestion du réseau et le suivi de la consommation d’eau, tout en contribuant à une meilleure maîtrise des pertes.

Le projet comprend également l’installation de 17 MW de capacités solaires, ainsi que la modernisation de trois installations de la SONEDE.

Sur le réseau, le programme prévoit par ailleurs la réhabilitation de 25 kilomètres de conduites de transfert et de 113 kilomètres de réseau de distribution.

L’ensemble de ces opérations doit bénéficier à environ 500.000 personnes, dans une région où la pression sur les ressources hydriques et les infrastructures constitue un enjeu majeur.

23 MW d’autoproduction à Gabès

Le financement annoncé par la BAD concerne également le Groupe chimique tunisien (GCT). À Gabès, le projet prévoit notamment de récupérer de la vapeur actuellement perdue afin de produire de l’électricité.

Cette opération doit permettre au groupe de disposer d’une capacité de 23 MW d’autoproduction électrique. L’objectif est à la fois de valoriser une ressource énergétique disponible et de réduire la consommation d’électricité achetée auprès du réseau.

Des infrastructures à moderniser

Les nouveaux détails publiés par la BAD donnent ainsi une dimension beaucoup plus concrète aux financements annoncés le 22 septembre.

Pour la SONEDE, le programme combine renouvellement des équipements, réhabilitation des réseaux, production solaire et déploiement de compteurs intelligents. Pour le GCT, il vise notamment à améliorer l’efficacité énergétique des installations industrielles de Gabès.

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Économie tunisienne : Mohamed Salah Souilem appelle à sortir de la gestion de crise et à rouvrir le dossier du FMI

24. September 2026 um 12:06

Croissance insuffisante, investissement public en berne, marges budgétaires réduites et chômage toujours élevé : pour Mohamed Salah Souilem, la Tunisie ne peut plus se contenter de gérer les déséquilibres au fil de l’eau. Quinze ans après la révolution, l’ancien directeur général des politiques monétaires à la Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle à dresser un...

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Sonede, GCT : près de 700 millions de dinars de financements de la BAD pour remettre les entreprises publiques à niveau

22. September 2026 um 16:18

Près de 700 millions de dinars de financements de la Banque africaine de développement (BAD) sont destinés à la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) et au Groupe chimique tunisien (GCT). Deux opérations portant, d’un côté, sur l’amélioration du rendement du réseau d’eau potable du Grand Tunis et, de l’autre, sur la...

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Un opérateur panafricain attire jusqu’à 155 millions de dollars pour accélérer son expansion

22. September 2026 um 14:11

La U.S. International Development Finance Corporation (DFC) prévoit d’investir jusqu’à 155 millions de dollars dans WIOCC Group, opérateur panafricain d’infrastructures numériques. L’investissement, annoncé le 16 septembre, doit accompagner l’expansion des réseaux de fibre, des câbles sous-marins et des data centers de WIOCC sur le continent. 

Présent dans 30 pays africains, WIOCC dispose notamment de plus de 40 data centers centraux et edge et d’un réseau de fibre terrestre et sous-marin. 

L’investissement doit renforcer les infrastructures numériques de WIOCC sur le continent, notamment ses capacités de connectivité et de data centers.

Pour les entreprises qui développent des activités numériques, l’enjeu se situe notamment au niveau de l’accès aux capacités de stockage et de traitement des données. Le développement des data centers peut accompagner les besoins des fintechs, des opérateurs télécoms, des plateformes de commerce en ligne et, plus largement, des entreprises qui déplacent leurs activités vers le cloud ou développent des applications reposant sur l’intelligence artificielle.

L’investissement américain intervient alors que WIOCC vient déjà de sécuriser 300 millions de dollars auprès de l’Africa Finance Corporation et de Vision Invest. Cette enveloppe doit financer l’expansion de ses infrastructures de fibre et de data centers ainsi que le renforcement de ses capacités sous-marines. 

La DFC cible également le financement du commerce. Elle a approuvé une contre-garantie de 500 millions de dollars au profit du Global Trade Finance Program de l’IFC. Le mécanisme doit permettre aux banques des marchés émergents de financer davantage d’opérations commerciales impliquant des produits américains. L’Afrique figure parmi les marchés visés.

Pour une entreprise africaine, le dispositif concerne donc principalement les opérations d’importation auprès de fournisseurs américains. Les secteurs cités par la DFC couvrent notamment les équipements électriques, les machines industrielles, les ordinateurs, les véhicules et les produits agricoles. Selon la DFC, cette garantie pourrait contribuer à soutenir jusqu’à 20 milliards de dollars d’exportations américaines vers de nouveaux marchés.

Washington s’intéresse également aux ressources stratégiques du continent. La DFC indique soutenir un projet de minerais critiques en Afrique de l’Ouest, sans préciser à ce stade le pays concerné ni le montant de son engagement. Certaines autres transactions annoncées dans le même programme restent également confidentielles. Ces opérations figurent parmi les nouveaux engagements annoncés par la DFC, qui prévoit plus de 8 milliards de dollars d’investissements à l’échelle mondiale. Pour l’Afrique, les projets rendus publics portent ainsi à la fois sur les infrastructures numériques, le financement du commerce et les minerais critiques.

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Afreximbank mobilise 500 millions de dollars pour booster le commerce africain

22. September 2026 um 11:37

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et African Trade & Distribution Company ont conclu une facilité de crédit globale de 500 millions de dollars. Elle se destine à soutenir les activités commerciales, logistiques et de distribution et à accélérer la circulation des biens sur les marchés africains et internationaux.

Le financement doit permettre à African Trade & Distribution Company de développer des opérations éligibles dans le commerce et la distribution. Avec, notamment, l’achat et l’agrégation de produits africains, ainsi que la prise en charge des coûts liés au transport, au stockage, à la logistique et à la distribution.

La facilité vise également à accompagner le développement de corridors commerciaux et de réseaux d’approvisionnement et de distribution à travers les différents marchés africains.

Soutenir les chaînes de valeur africaines

Lancée initialement en Égypte, African Trade & Distribution Company a depuis étendu ses activités au Nigeria, au Malawi et au Zimbabwe. L’entreprise entend contribuer au développement du commerce intra-africain, au renforcement des chaînes de valeur et à l’accroissement de la valeur ajoutée locale, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Pour Afreximbank, le financement doit ainsi contribuer à renforcer les infrastructures commerciales nécessaires à une meilleure intégration des marchés africains.

« Cette facilité de crédit globale de 500 millions de dollars soutiendra l’engagement d’Afreximbank à renforcer l’écosystème commercial et les services logistiques nécessaires pour libérer pleinement le potentiel de la Zone de libre-échange continentale africaine », a déclaré Kanayo Awani, vice-présidente exécutive chargée du commerce intra-africain et du développement des exportations à Afreximbank.

Elle affirme également que le financement doit faciliter la distribution des produits manufacturés africains à travers le continent, approfondir les chaînes de valeur régionales et élargir l’accès des producteurs africains aux différents marchés. Il devrait également favoriser le développement des exportations manufacturières et contribuer à une économie africaine davantage intégrée.

De son côté, Stewart Makura, directeur général d’African Trade & Distribution Company, souligne que la pleine réalisation du potentiel commercial du continent nécessite des systèmes fiables capables de relier les producteurs, les transformateurs, les industriels et les marchés.

La Tunisie renforce ses liens avec Afreximbank

Cette opération intervient alors que la Tunisie intensifie sa coopération avec Afreximbank. En juin 2026, l’État tunisien avait conclu avec la banque africaine un accord de prêt de 500 millions de dollars, destiné à soutenir la mobilisation des ressources extérieures et à financer l’importation de produits stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie et des produits alimentaires.

Au cours du même mois, la Tunisie avait également examiné avec une délégation d’Afreximbank la possibilité de lancer à Tunis un centre commercial africain multisectoriel. Le projet s’inscrit dans les efforts visant à renforcer la position de la Tunisie dans le commerce continental et à développer ses échanges avec les marchés africains.

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Kairouan, Sidi Bouzid, Kasserine : un guichet de financement dédié aux jeunes agriculteurs

22. September 2026 um 08:55

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) annonce la mise en place d’un guichet de financement dédié aux jeunes porteurs de projets actifs dans les gouvernorats de Kairouan, Sidi Bouzid et Kasserine.

Cette initiative vise à soutenir les projets agricoles, les services liés à l’agriculture ainsi que les activités de transformation primaire intégrée. Les jeunes porteurs d’idées de projets sont ainsi invités à déposer leur candidature au plus tard le 30 septembre 2026, afin de bénéficier de ce dispositif.

Le guichet s’inscrit dans le cadre du Projet de valorisation des périmètres irrigués et de développement des chaînes de valeur (PVPI-DCV), financé par la Banque africaine de développement (BAD).

À travers ce projet, l’objectif final est d’améliorer les conditions de vie des populations des régions concernées, en s’appuyant sur une approche intégrée couvrant plusieurs secteurs agricoles, précise l’APIA.

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Investissement agricole: 291,8 MD approuvés, où va l’argent?

17. September 2026 um 09:18

L’investissement agricole approuvé en Tunisie a atteint 291,8 millions de dinars (MD) au cours des huit premiers mois de 2026, à travers 4 096 opérations, selon le Bulletin statistique de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), publié mercredi. Ces projets devraient générer 1 569 emplois permanents.

Le volume approuvé résulte de deux circuits. Les comités d’octroi des avantages ont validé 1 643 opérations pour 267,9 MD, tandis que les structures d’investissement des Commissariats régionaux au développement agricole (CRDA) ont approuvé 2 453 opérations pour 23,9 MD.

La répartition des montants montre surtout le poids des investissements directement consacrés à l’activité agricole. Avec 159,6 MD, l’agriculture représente à elle seule près de 55% du montant global approuvé. Les services liés à l’agriculture et à la pêche maritime arrivent ensuite avec 53,8 MD, devant la pêche avec 28,6 MD et l’aquaculture avec 23,5 MD.

Cette structure donne aussi une indication sur la nature des projets engagés. Au-delà de la production agricole elle-même, une part importante des capitaux se dirige vers les activités de services qui gravitent autour du secteur, ainsi que vers la pêche et l’aquaculture. L’investissement approuvé ne se limite donc pas aux exploitations agricoles au sens strict, mais couvre plusieurs maillons de l’activité agricole et halieutique.

Le financement repose par ailleurs sur une combinaison de ressources propres, de crédits et de subventions. L’autofinancement atteint 110,3 MD, soit la première source de financement des projets approuvés. Les crédits représentent 87,9 MD, tandis que les subventions s’élèvent à 69,6 MD. Ces dernières progressent de 9% par rapport à la même période de 2025. Un autre élément ressort des données de l’APIA. Les montants effectivement approuvés restent nettement inférieurs aux investissements déclarés depuis le début de l’année. À fin août, 4 120 opérations ont été déclarées pour 807,5 MD. Le rapprochement entre les deux chiffres doit cependant être fait avec prudence, puisqu’une déclaration ne signifie pas encore que le projet a obtenu l’approbation des avantages. L’écart donne néanmoins une idée du volume de projets encore en cours dans le circuit d’investissement.

Les sociétés communautaires apparaissent également dans les statistiques, mais sur des montants encore modestes. Les comités d’octroi des avantages ont approuvé 17 opérations pour 4,5 MD, réparties entre Nabeul, Béja, Tataouine, Médenine, Monastir, Le Kef et Sidi Bouzid.

 

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