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12 startups tunisiennes à l’honneur à la Foire internationale du livre de Tunis

04. April 2026 um 13:10

Pour sa 40ᵉ édition, la Foire Internationale du Livre de Tunis (FILT) met à l’honneur l’innovation numérique. Le Ministère des Technologies de la Communication a inauguré un pavillon dédié aux jeunes pousses du numérique, offrant à 12 startups tunisiennes une vitrine exceptionnelle pour présenter leurs projets.

Cette initiative traduit une volonté politique forte, celle d’intégrer la culture numérique dans le paysage culturel tunisien et démontrer que le digital peut enrichir le monde du livre plutôt que le concurrencer. Les startups sélectionnées œuvrent à l’intersection du contenu, de l’éducation et de la technologie, montrant la créativité et le dynamisme de l’écosystème tunisien.

Les 12 startups sélectionnées, un écosystème tunisien en pleine maturité

  1. Historiar (Histoire et patrimoine numérique), dont la fondatrice Houda Bakir, a été lauréate du Trophée Tech aux Femmes Entrepreneures de Tunisie (FET) 2024.

  2. Sghartoon (Contenu animé pour enfants)

  3. EdTrust (Plateforme éducative)

  4. DCX (Expérience culturelle digitale)

  5. TunBra (Services numériques)

  6. LinkBook (Contenu éducatif connecté)

  7. Epic Valor X (Jeux vidéo)

  8. DecliTech (tech et divertissement)

  9. Digihunt (Recrutement digital)

  10. Edulysa (Apprentissage numérique)

  11. YZYO School (École en ligne)

  12. RBK Talentwide (Plateforme de talents)

 

 

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En plus de la BTS, la BFPME se mobilise pour le financement des projets de plusieurs entreprises

31. März 2026 um 11:35

 

Trois conventions de partenariat ont été paraphées avec la Banque de financement des PME (BFPME), sous les signatures conjointes du ministre de l’Emploi, Riadh Chaoued, et de la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi.

Les trois accords conclus ce jour ne sont pas de simples lignes de trésorerie. Ils dessinent une architecture de financement pensée pour accompagner les entreprises dans la durée. Premier pilier: des crédits à moyen et long terme destinés aux PME, aux jeunes pousses (“startups”), mais aussi aux entreprises opérant dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Deuxième pilier: une ligne de financement sans intérêts pour jeunes pousses. Troisième pilier, et non des moindres: une ligne de financement au profit des PME, startups et entreprises spécialisées dans l’agri et la pêche pour des besoins d’exploitation et de gestion. 

L’ensemble de ces dispositifs est adossé aux ressources du Fonds national de l’emploi, dans le cadre des dispositions de l’article 85 de la loi de finances.

 

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La startup de ce jeune couple tunisien séduit Y Combinator. Voici pourquoi

30. März 2026 um 08:45

Leur startup Asendia AI vient d’être admise dans la promotion Summer 2026 de Y Combinator. Rihab Lajmi devient ainsi la première fondatrice tunisienne à rejoindre l’accélérateur mythique de la Silicon Valley.

La startup de ce jeune couple tunisien séduit Y Combinator. Voici pourquoi

Ils ont grandi en Tunisie, étudié et travaillé en Allemagne, avant de s’installer à San Francisco pour bâtir leur entreprise. Aujourd’hui, Rihab Lajmi et Badis Zormati franchissent une étape décisive: leur startup, Asendia AI, a été sélectionnée pour intégrer la promotion Summer 2026 de Y Combinator, l’un des accélérateurs les plus influents au monde, à l’origine de géants comme Airbnb, Stripe ou Dropbox. Une reconnaissance qui s’accompagne d’un record historique: Rihab Lajmi est la première femme fondatrice tunisienne à avoir jamais décroché une place dans ce programme d’élite.

Une ingénieure aguerrie par Microsoft et Google

Avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, Lajmi a forgé son expertise au sein de deux géants de la technologie mondiale. Après plusieurs années chez Microsoft, elle rejoint Google, où elle se spécialise dans le cloud computing et les infrastructures à grande échelle. C’est là, au cœur de l’innovation technologique, qu’elle prend conscience d’un paradoxe frappant.

«J’ai vu la technologie transformer des industries entières à une vitesse vertigineuse», confie-t-elle, et d’ajouter: «Mais le recrutement, lui, n’avait quasiment pas bougé. Les recruteurs passaient encore des heures à trier des CV à la main, à enchaîner les entretiens répétitifs, à jongler entre des outils fragmentés qui ne se parlaient pas. Ce décalage m’a frappée».

Son associé et époux, Badis Zormati, apporte une complémentarité précieuse à ce constat: spécialisé en systèmes d’intelligence artificielle, il partage cette conviction que la technologie peut et doit transformer radicalement la façon dont les organisations trouvent leurs talents.

Asendia IA 

Fondée officiellement fin 2024, Asendia AI développe des agents d’intelligence artificielle sur mesure capables d’automatiser les étapes les plus chronophages du processus de recrutement: sourcing de candidats, analyse des profils, présélection intelligente. Le résultat affiché est ambitieux et vérifiable: les entreprises clientes recrutent jusqu’à dix fois plus vite, tout en accédant à des profils qu’elles n’auraient pas nécessairement détectés via les méthodes traditionnelles.

La startup ne part pas de zéro. Elle est déjà financée et compte une dizaine de clients significatifs, principalement sur le marché américain et en Amérique latine, une traction que le passage par Y Combinator devrait considérablement amplifier. «Y Combinator, c’est avant tout un réseau», explique Rihab Lajmi . «L’accès aux fondateurs et aux investisseurs les plus influents de la Silicon Valley, c’est ce qui va nous permettre d’accélérer vraiment notre développement et de préparer notre prochain tour de financement dans les meilleures conditions».

Un parcours de Tunis à San Francisco, via Berlin

Leur trajectoire est celle de deux ingénieurs qui n’ont jamais cessé de se remettre en question. Partis de Tunisie pour poursuivre leurs études et leur carrière en Allemagne, ils travaillent plusieurs années dans des entreprises technologiques germaniques avant de prendre une décision radicale: tout quitter pour créer leur propre startup. Ils s’installent à San Francisco, lèvent un premier tour de financement auprès d’investisseurs européens, puis plongent dans le vif du sujet.

C’est précisément leur expérience antérieure dans le domaine des ressources humaines, tous deux avaient déjà été impliqués dans des processus de recrutement, qui les a convaincus de cibler ce secteur. «On savait exactement ce qui ne fonctionnait pas», résume Lajmi. «On n’avait pas besoin de valider le problème. On l’avait vécu de l’intérieur».

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Forum | «Vivre mieux : La science au cœur de notre quotidien»

Von: Yusra NY
27. März 2026 um 22:38

À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, la Cité des sciences à Tunis (CST) transforme son Auditorium Al Khawarizmi en un carrefour d’échanges majeurs.

Le forum scientifique «Vivre mieux: La science au cœur de notre quotidien » réunit experts médicaux, chercheurs en Intelligence Artificielle et startups de la Health-Tech pour une journée dédiée à la prévention et au futur de la santé en Tunisie.

L’objectif de cet évènement est de sensibiliser et informer sur la réversibilité de certains risques de santé (cœur, diabète) via l’hygiène de vie, promouvoir l’innovation locale, éduquer à un usage responsable et fiable de l’information santé sur les réseaux sociaux.

Ce forum s’inscrit dans la mission de la CST de diffuser la culture scientifique en rendant les innovations (IA, e-Santé) accessibles à tous. Il réaffirme son rôle de relai entre la recherche et le citoyen pour promouvoir des solutions concrètes aux défis de santé nationale.

En soutenant les startups locales, la CST confirme son engagement envers l’innovation et le progrès social.

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Asteroidea: la startup tunisienne qui réconcilie recharge électrique et stationnement

27. März 2026 um 17:06

Fondée par des ingénieurs tunisiens, Asteroidea s’est imposée dans plus de 15 pays avec ses solutions digitales pour parkings. Son spin-off Park & Charge entend résoudre la fragmentation de l’expérience de charge pour les conducteurs de véhicules électriques.

Quand on arrive dans un parking équipé de bornes de recharge, l’aventure commence rarement bien. Il faut d’abord télécharger l’application de l’opérateur de charge, régler la session de recharge, puis payer le stationnement séparément, souvent avec une autre app, parfois en espèces. Une expérience que Ghassen Chattouna, co-fondateur d’Asteroidea, résume en une phrase: “une expérience fragmentée”.

C’est ce problème concret, vécu par des milliers de conducteurs de voitures électriques en Europe et ailleurs, qu’Asteroidea a décidé d’attaquer. La startup tunisienne, spécialisée dans les solutions digitales pour parkings et la mobilité urbaine, a déjà livré “plus de 60 de projets en 2 ans d’existence avec 150 bornes connectés à la plateforme”, explique Ghassen Chattouna.

Plus précisément, Asteroidea se positionne comme un intégrateur de solutions de mobilité intelligente, développant des outils digitaux qui s’appuient sur les infrastructures de parking existantes. Parmi ses produits, on peut citer; DashPark, Taxi Solution, Vehicle Classification Manager, c’est Park & Charge qui a retenu l’attention du marché au point d’être transformé en société à part entière. Park & Charge est aujourd’hui une startup labelisée en Tunisie.

Le problème en 3 actes

La problématique que Park & Charge cherche à résoudre se décompose en trois niveaux:

  1. Pour le conducteur: une expérience morcelée entre l’application du fournisseur de charge, le paiement du parking, et parfois l’obligation d’avoir des espèces ou une troisième application. Résultat? De nombreux conducteurs évitent tout simplement les bornes en parking.

  2. Pour le parking: des véhicules thermiques qui occupent les places réservées aux bornes, bloquant les clients électriques et réduisant le taux d’utilisation des infrastructures.

  3. Pour l’opérateur de charge (CPO): un taux d’usage anormalement bas. Chattouna cite une statistique marquante: “lors d’un test mené par un grand opérateur européen, l’offre d’un stationnement gratuit pendant la charge a entraîné une hausse de 50% de l’utilisation des bornes”.

Comment ça marche?

La solution Park & Charge repose sur une plateforme cloud qui fait le lien entre le système de gestion du parking et celui de l’opérateur de recharge. Le parcours utilisateur est conçu pour être invisible.

À l’entrée du parking, une caméra installée en hauteur capte automatiquement le numéro de plaque du véhicule. Ce numéro est transmis à la plateforme, qui peut alors, selon la politique configurée par l’opérateur de charge, offrir 30, 45 ou 60 minutes de stationnement gratuit au conducteur qui effectue une session de recharge. À la sortie, les frais sont calculés et réglés en une seule transaction. Le conducteur ne “sent” pas le parking.

À l’inverse, si une voiture se gare devant une borne sans démarrer de session de recharge, la plateforme le détecte et peut appliquer une pénalité. “On peut pénaliser l’utilisateur qui bloque une borne sans charger”, confirme Chattouna.

Rome, le Koweït, Asie…

Le client phare d’Asteroidea est l’aéroport de Rome, où 150 bornes sont déjà connectées à la plateforme, avec plus de 20 000 sessions de recharge enregistrées depuis l’installation. La startup est également en discussions avancées avec deux grands CPO (Charge Point Operators) européens pour étendre l’intégration à des parkings déjà existants sur le continent, mais aussi en Amérique latine et en Asie.

Au Koweït, Asteroidea a digitalisé le stationnement dans 48 parkings avec plus de 350 caméras de reconnaissance de plaques.   

Quid de la Tunisie?

En Tunisie, l’équipe a développé ParkingTN, une application mobile déployée à La Marsa et Sidi Bou Saïd, en partenariat avec une entreprise reconnu et les opérateurs de parking locaux. Le service couvre 4 zones: les zones bleues des deux communes et deux parkings à barrière (Parking Al Ahmadi et celui adjacent à la fourrière à Sidi Bou).

L’application digitalise l’ensemble de l’expérience : les conducteurs peuvent enregistrer leur plaque, recharger un portefeuille électronique et voir leur barrière s’ouvrir automatiquement à l’entrée et à la sortie. Les contrôleurs disposent quant à eux d’une application dédiée pour vérifier en temps réel si un véhicule a réglé son stationnement, “une première en Tunisie”, selon Chattouna.

Park & Charge prévoit également de lancer dans les prochaines semaines une application permettant aux conducteurs de véhicules électriques tunisiens de localiser les bornes disponibles et, à terme, de les connecter à la plateforme pour un suivi en temps réel.

Une équipe 100% tunisienne

Derrière ces déploiements internationaux, une équipe d’une vingtaine d’ingénieurs, hommes et femmes, diplômés d’institutions publiques et privées tunisiennes, qui développe l’intégralité des solutions depuis Tunis. La startup travaille avec des partenaires locaux dans chaque ville pour la partie hardware, comme l’installation et branchement des caméras.

Asteroidea a été co-fondée par Ghassen Chattouna, Rami Hedfi et Zied Bradai. La dimension environnementale n’est pas oubliée! En rendant l’expérience de recharge plus fluide, Park & Charge entend lever l’un des freins psychologiques à l’adoption du véhicule électrique, contribuant indirectement à réduire les émissions de CO₂ dans les centres urbains.

Dans un contexte où l’Europe doit multiplier ses infrastructures de charge pour tenir ses objectifs 2030–2035, et où le nombre de véhicules électriques croît bien plus vite que le réseau de bornes, Park & Charge arrive avec un positionnement clair : relier deux mondes qui se sont longtemps ignorés, le parking et la recharge, pour que l’un serve enfin l’autre.

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Protéines d’insectes : nextProtein renforce sa présence en Tunisie après une levée de fonds de 18 millions d’euros

24. Dezember 2025 um 16:56

La startup “nextProtein“, opérant dans la transformation des déchets organiques en protéines d’insectes durables, envisage de porter, au début de 2026, sa capacité de production à 12 000 tonnes par an d’ingrédients à base d’insectes et d’ouvrir le deuxième site de production  en Tunisie,  a déclaré le directeur exécutif et cofondateur de la société Mohamed Gastli.

Intervenant lors d’une rencontre tenue, mardi, avec le Directeur général de l’agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), Gastli a souligné que cette dynamique intervient suite à la finalisation d’une importante levée de fonds de l’ordre de 18 millions d’euros.

La Startup prévoit également d’accélérer sa mission qui consiste à proposer des alternatives durables, fiables et compétitives aux sources traditionnelles d’alimentation animale, indique un communiqué de la FIPA publié, mercredi.

De son côté, le directeur général de la FIPA, Jalel Tebib a réaffirmé l’engagement de l’agence à accompagner les investisseurs étrangers et ceux de la diaspora tunisienne à l’étranger dans chaque étape de leurs projets et a souligné que l’année 2026 s’annonce particulièrement attractive pour l’investissement et le développement économique.

Cette rencontre a permis d’échanger sur les opportunités d’investissement en Tunisie, l’attractivité du climat des affaires, ainsi que les incitations mises en place par l’État tunisien pour soutenir les projets innovants et à forte valeur ajoutée, en particulier dans les secteurs durables et porteurs.

Fondée en 2015, nextProtein s’est donnée pour mission de bâtir un modèle circulaire, transformant les déchets organiques en protéines d’insectes durables, a-t-on rappelé.

Elle figure parmi les principales scale-ups européennes de la protéine d’insectes, renforçant ses partenariats en aquaculture et agriculture, tout en démontrant que la protéine d’insectes peut être compétitive à l’échelle industrielle, a-t-on ajouté.

Le site tunisien compte plus de 30 ingénieurs et les perspectives de développement de ses capacités sont assurées pour les prochaines périodes à venir, d’après la même source.

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TRIBUNE : L’intelligence artificielle, l’allié stratégique de l’entrepreneur

Von: hechmi
24. Dezember 2025 um 14:09

Longtemps considérée comme une technologie totalement réservée aux grandes organisations, l’intelligence artificielle (IA) se présente aujourd’hui comme un véritable levier d’innovation pour les entrepreneurs. Cet outil, quoique soulevant de nouveaux défis à la fois éthiques et humains, semble transformer en profondeur l’aventure entrepreneuriale.

L’IA a échappé de la sphère des géants de la technologie et s’est imposée depuis quelques années comme un outil stratégique au service des entrepreneurs. En peu de temps, elle a fortement modifié la manière de concevoir, de gérer et de développer une entreprise. De la génération d’idées à la mise en marché du produit et/ou service, l’IA s’immisce dans toutes les étapes du processus entrepreneurial, permettant un gain de temps, une minimisation du risque et beaucoup plus de perspicacité.

De visu, l’impact de l’IA se situe au niveau de la phase de création. Les entrepreneurs font désormais recours à des outils tels que ChatGPT, Gemini ou encore Notion AI pour tester la viabilité de leurs idées, comprendre les aspects de leurs projets, simuler et concevoir des business plans, etc.

L’IA intervient de la génération d’idées à la mise sur le marché, modifiant les pratiques entrepreneuriales.

 

Dans sa quête d’innovation, l’entrepreneur trouve dans l’IA le véritable sparring partner intellectuel ; elle aide à structurer une réflexion, à explorer des scénarios de marché ou à repérer les besoins non ou mal satisfaits.

Au-delà de la créativité, l’IA constitue un puissant accélérateur de prise de décisions. Elle permet d’assurer l’efficacité des analyses stratégiques en offrant une lecture instantanée des tendances et des comportements à la fois des consommateurs et des concurrents. Ce que le flair des entrepreneurs devinait autrefois, les algorithmes le détectent et le traitent en quelques secondes.

Les outils d’IA permettent d’analyser des idées, de simuler des scénarios et d’évaluer la viabilité des projets.

 

En Tunisie, l’intelligence artificielle commence à prendre de la place dans les pratiques entrepreneuriales. Elle est devenue pour bon nombres de startups locales, œuvrant dans les domaines de la santé, de la fintech ou de l’éducation, le meilleur outil de différenciation sur un marché palpablement compétitif.

Les incubateurs et espaces d’innovation invitent les entrepreneurs à intégrer des solutions d’automatisation et de data intelligence dès la conception de leur entreprise. Toutefois, le niveau d’adoption de l’IA dans les activités entrepreneuriales reste relativement faible, et ce, à cause des coûts parfois élevés des outils, du manque de formation technique et, surtout, des réticences culturelles face à la technologie.

Grâce à l’analyse rapide des données, l’IA améliore l’efficacité des décisions entrepreneuriales.

 

Les apports considérables de l’IA ne doivent pas occulter ses limites. L’entrepreneur, considéré comme l’acteur de changement favorable pour l’économie et la société, risque de se trouver dans l’obligation de déléguer à la machine des décisions qui relèvent de la vision et de l’intuition.

En effet, l’ère de l’entrepreneur augmenté renvoie à un repositionnement de l’humain dans l’entreprise. L’IA offre à l’entrepreneur les moyens et les outils nécessaires afin de mieux comprendre son environnement pour pouvoir innover plus intelligemment, agir plus vite, et, dans une autre approche, devenir proactif.

Un nouvel équilibre doit s’installer ; une alliance subtile homme/machine mérite d’être stratégiquement annoncée. L’avenir de l’entrepreneuriat sera aussi bien humain qu’artificiel.

Sarhan ABDENNADHER
Maître-assistant HDR en Sciences de Gestion,
FDS, Université de Sfax, Tunisie.

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LA TUNISIE QUI GAGNE | Amine Hafsi Jeddi : Leadership et changement organisationnel, retours d’expérience

20. Dezember 2025 um 09:20

Formé entre Carthage, Montréal et Harvard, Amine Hafsi Jeddi a construit un parcours académique riche et international. Son orientation professionnelle s’est progressivement affirmée autour des enjeux de transformation organisationnelle et technologique. Pour lui, la dimension humaine dans la conduite du changement est plus qu’importante.

Entretien avec une jeune compétence pleine de promesses :

Comment sécuriser le processus des formalités administratives par le digital ? Est-ce suffisant ?

Le problème n’est pas uniquement technique. Un simple citoyen ne peut pas investir dans des antivirus sophistiqués. Ce qui compte, c’est le comportement. Si on sensibilise les citoyens, il y a un minimum à faire. Par exemple, la double authentification : pour une transaction, il faut un code reçu sur le téléphone et un autre par e-mail. Si ce n’est pas toi qui fais l’opération, tu reçois une alerte. Cela réduit les attaques. Mais ce n’est pas au citoyen de s’auto-sensibiliser. C’est à nous de transmettre cet apprentissage, à travers des canaux de communication efficaces et une stratégie claire.

Vous avez structuré la pratique de gestion du changement chez Idexia. Quelle leçon majeure retenez-vous de cette expérience ?

Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de pratiques de gestion du changement. Idexia vendait des produits Microsoft, mais sans accompagnement. J’ai identifié un besoin clair : il ne suffit pas d’installer la technologie, il faut accompagner les utilisateurs, transformer leurs comportements et leurs façons de travailler.

« La technologie seule ne suffit pas. Sans adoption et sans comportement adapté, le changement reste incomplet. »

Quel projet illustre le mieux la complexité d’un changement réussi ?

Je citerai un projet mené avec une municipalité canadienne. Il s’agissait de moderniser une plateforme gouvernementale pour les citoyens, mais elle concernait aussi plusieurs niveaux d’administration. La complexité venait de la multiplicité des parties prenantes. Nous avons travaillé en mode agile, expérimenté des solutions sur mesure, corrigé nos erreurs.

Résultat : une plateforme sécurisée où les citoyens obtiennent des documents en quelques secondes. La confiance et la transparence sont essentielles : les citoyens veulent des retombées positives, pas des complications.

Quelles différences majeures observez vous entre le Canada, la Tunisie et le Moyen-Orient dans leur approche de la transformation digitale ?

Dans les pays développés, les projets s’inscrivent dans des visions stratégiques claires, comme “Vision 2025” ou “Plan 2030”. En Tunisie, je constate un manque de stratégie globale, même si des initiatives existent. J’ai été impressionné récemment par la prise de rendez-vous en ligne pour la visite technique des véhicules : un projet simple, mais efficace.

Ce type de “quick wins” est essentiel. Ils instaurent la confiance et préparent les citoyens à des changements plus ambitieux. Mais il faut une vision stratégique, un plan d’action et une orientation claire pour les dix prochaines années.

« Installer un outil sans accompagner les utilisateurs réduit fortement les bénéfices attendus. »

Est-ce que la difficulté, dans l’industrie, vient de la pression que les employés croient subir ? Est-ce lié à la dimension comportementale que vous mettez en avant ?

Oui, la difficulté est de faire en sorte que les employés adhèrent à l’idée, s’intègrent dans une dynamique de croissance et comprennent que cela peut être bénéfique pour eux.

Il existe un paradoxe : des organisations très modernes mais un niveau social décalé, et c’est là que naît le chaos. Beaucoup de personnes ne sont pas habituées à certaines valeurs de travail.

Avec Silver Polymer, nous avons instauré une nouvelle culture organisationnelle, et cela a eu un impact positif. Les gens adhèrent lorsqu’on les accompagne, qu’on communique et qu’on leur montre le sens de ce qu’ils font.

Silver Polymer est une entreprise tunisienne. En quoi cette expérience est-elle particulière pour vous ?

C’est une fierté tunisienne pour moi et ma famille. Cela n’a rien à voir avec mon domaine d’expertise initial, mais c’est un atout : cela m’a permis de voir comment la théorie et les idées s’appliquent dans une réalité industrielle tunisienne.

Chaque organisation et chaque pays ont leurs croyances et leurs valeurs. Ici, il s’agit de changer le paradigme, et la transformation numérique est justement un changement de paradigme.

Sur le plan pratique, comment conduisez vous le changement ?

La conduite du changement ne se limite pas à la digitalisation. Elle existe dans plusieurs secteurs et industries. Je suis outillé avec mes Framework et mes certifications, notamment Harvard.

J’applique la méthodologie ADKAR : sensibilisation, désir, connaissances, aptitude et renforcement. On ne termine pas un projet en livrant simplement une technologie : on construit une maturité organisationnelle et on laisse les employés autonomes et confiants.

« Les projets simples et efficaces instaurent la confiance et préparent des réformes plus ambitieuses. »

Vous insistez sur la psychologie positive s’agissant des audits et de l’évaluation de la qualité et de la justesse du management dans une entreprise. Pourquoi ?

Je n’aime pas le mot “audit”, trop négatif. Je préfère parler de diagnostic organisationnel avec une approche positive. L’être humain vit avec l’espoir.

En Tunisie, nous avons des compétences et des jeunes, mais il leur manque parfois cet espoir. Ce sont eux qui seront les ambassadeurs et les leaders du changement demain.

Quels avantages la transformation numérique peut-elle apporter à l’économie tunisienne ?

Elle peut séduire les investisseurs et faciliter la vie des employés comme des citoyens. Il ne s’agit pas de devenir un pays “digital 3.0” du jour au lendemain, mais de commencer par des initiatives prioritaires et des projets simples. Ces quick wins donnent confiance et préparent le terrain pour des changements plus ambitieux.

Est-ce que la numérisation en Tunisie repose sur une conviction profonde de changement, ou plutôt sur un argument de compétitivité internationale ?

Honnêtement, je pense que nous sommes encore très loin au niveau technologique. J’aime le mot “conviction” que vous avez utilisée : le changement doit être porté par des convictions. Sans elles, les politiques numériques risquent de rester des outils pour attirer des investisseurs, sans réelle transformation des pratiques et des habitudes.

« La résistance au changement provient davantage des structures que des employés eux-mêmes. »

Faut-il s’inspirer des autres pays pour avancer dans la transformation numérique ?

Non. Il ne faut pas simplement essayer de faire comme un autre pays. Il faut commencer par identifier nos besoins et comprendre pourquoi nous avons besoin de la technologie.

La conviction, c’est aller chercher la raison d’être. En Tunisie, il faut donner du sens et de la cohérence à la technologie.

Vous avez pris la parole à Las Vegas, Montréal, New York et Tunis. Quelles différences avez-vous observées dans les perceptions du leadership dans un contexte d’incertitudes à l’international ?

À Las Vegas, j’ai parlé de la posture du leader dans le changement. On ne peut pas mener un mouvement sans leadership positif. Les leaders donnent l’influence, l’image et l’exemple.

J’ai été impressionné par le niveau de leadership des étudiants en Tunisie : curieux, attentifs, capables de poser des questions pertinentes. Ils sont les ambassadeurs naturels du changement.

Vous avez reçu un Leadership Award à Las Vegas. Que représente cette reconnaissance pour vous ?

C’était une très belle reconnaissance de Marketing 2.0, un organisme mondial. J’avais mené de nombreux projets de changement, souvent confrontés à la résistance humaine.

Ce prix était ma première reconnaissance professionnelle, et un honneur car je représentais la Tunisie. Cela montre que les jeunes tunisiens peuvent réussir et être reconnus à l’international.

« En période d’incertitude, le leadership positif donne le cap et l’exemple. »

Comment adaptez vous les modèles internationaux de gestion du changement, comme ADKAR ou Prosci, aux réalités locales ?

Chaque organisation a sa propre culture et ses besoins. La gestion du changement consiste à réduire le décalage entre l’état actuel et l’état souhaité. J’identifie le problème, je fais un diagnostic organisationnel et j’évalue la capacité d’absorption du changement.

En Tunisie, il y a beaucoup de résistance, mais ce n’est pas la faute des employés : c’est un problème organisationnel.

Comment surmonter cette résistance au changement ?

Le changement fait peur car il implique de quitter une situation contrôlée pour une autre incertaine. L’approche doit être sécurisante, pas menaçante. Il faut montrer aux employés qu’ils garderont le contrôle et qu’ils gagneront en performance.

Le changement organisationnel est collectif, mais il ne peut réussir sans changement individuel. C’est l’art de transformer l’être humain le poussant à aller de sa zone de confort à sa zone de performance. Les résultats sont tangibles et intangibles : comportements, attitudes et ouverture au changement.

Entretien conduit par Amel Belhadj Ali

EN BREF

  • Parcours académique international centré sur la transformation organisationnelle
  • Sécurisation numérique axée sur les comportements et la sensibilisation
  • Importance de l’accompagnement dans les projets digitaux
  • Rôle clé des « quick wins » pour instaurer la confiance
  • Leadership positif et reconnaissance internationale.

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