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Comment lutter contre la tuberculose de l’olivier signalée à Mahdia et Sfax  

11. Oktober 2026 um 12:48

Le Dr Noureddine Nasr, consultant international en développement agricole, a affirmé que la tuberculose de l’olivier, qui a fait l’objet récemment d’alertes phytosanitaires importantes dans les gouvernorats de Mahdia et de Sfax, n’est pas une maladie nouvelle, contrairement à ce qui est affirmé par certains sur les réseaux sociaux, précisant qu’il s’agit d’une maladie bactérienne connue de longue date dans le bassin méditerranéen.

Cette maladie causée par la bactérie Pseudomonas savastanoi n’a aucun lien, non plus, avec la cochenille du cactus, qui a ravagé des milliers d’hectares de figues de Barbarie ces dernières années en Tunisie, a-t-il ajouté, lors de son intervention sur la radio Diwan FM, ce dimanche 11 octobre 2026. La bactérie responsable de la maladie est associée aux oliviers et est présente dans plusieurs pays méditerranéens, notamment la Tunisie, la Grèce, l’Italie et la France, a-t-il encore précisé, soulignant que l’infection peut affecter la productivité des arbres.

L’expert international a appelé les agriculteurs à respecter un ensemble de mesures préventives pour protéger les oliveraies et limiter la propagation de l’infection entre les arbres, soulignant l’importance d’une intervention précoce et de l’adoption de pratiques agricoles saines.

Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité d’éviter l’achat et la plantation de vieux oliviers déracinés — connus localement sous le nom de «Zitoun El Koub» — signalant que le transfert d’arbres infectés peut contribuer à la propagation de la bactérie vers d’autres arbres dans d’autres.

Dr Nasr a également recommandé de s’approvisionner en plants exclusivement auprès de pépinières agréées et contrôlées par le ministère de l’Agriculture, tout en vérifiant les documents officiels et en évitant de traiter avec des pépinières informelles ou non autorisées.

Il a, ensuite, mis en garde contre les risques de transmission de la bactérie par le biais des outils de taille, préconisant d’attribuer des outils spécifiques à chaque ouvrier et de les désinfecter conformément aux recommandations techniques en vigueur.

Il a également conseillé de commencer par tailler les arbres sains avant de passer à ceux suspectés d’être infectés ou déjà atteints, tout en recommandant de retirer les branches et les chancres infectés et de les traiter selon les directives phytosanitaires officielles, en les brûlant immédiatement sur place, au pied de l’arbre, tout en évitant de les transporter sans précaution d’un champ à l’autre, afin de limiter les risques de propagation de l’infection.

Il convient, par ailleurs, de prêter attention au rôle de certains insectes dans la transmission de la bactérie, sachant que la rapidité de propagation de la maladie exige vigilance, suivi périodique de l’état des arbres et intervention dès l’apparition des symptômes.

Ces recommandations s’inscrivent dans le cadre d’un appel à renforcer la prévention et à protéger la récolte d’olives en Tunisie, en sensibilisant les agriculteurs aux modes de transmission de la maladie et en adoptant des méthodes de lutte fondées sur des directives techniques spécialisées.

I. B.

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7e Congrès du SNJT | La presse tunisienne à la croisée des chemins

11. Oktober 2026 um 07:56

Ouvert samedi 10 octobre 2026 à Tunis, le 7e congrès électif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) se poursuit ce dimanche à un moment charnière où la profession fait face à d’importants défis liés à la liberté de la presse, à l’indépendance des médias et aux conditions difficiles d’exercice dans un contexte économique marqué par la récession.

Latif Belhedi

Ce 29e congrès de la profession doit aboutir au renouvellement du bureau exécutif pour le mandat 2026-2029, mais après avoir abordé les questions relatives à l’avenir du syndicat des journalistes et à sa capacité à accompagner les mutations du secteur, dans un contexte marqué par une accumulation de défis juridiques, professionnels, économiques et sociaux.

Le congrès se tient en présence de journalistes et de représentants de diverses organisations nationales.

Les 14 candidats en lice pour le nouveau bureau exécutif sont censés élaborer des propositions concrètes pour défendre les droits des journalistes, améliorer leurs conditions de travail et préserver l’indépendance de l’organisation ainsi que sa capacité à dialoguer et à négocier avec les autorités.

Les atteintes à la liberté de la presse au cœur des débats

La question des libertés et des garanties juridiques encadrant l’exercice du journalisme a dominé une partie des discours d’ouverture du congrès, dans un contexte marqué par l’incarcération de plusieurs professionnels du secteur, notamment quatre de ses figures les plus en vue : Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani et Mohamed Yousfi.

Le président sortant du SNJT, Zied Dabbar, a, dans ce contexte, réclamé la libération immédiate des journalistes incarcérés ainsi que l’arrêt des poursuites et des procès visant des dizaines de professionnels du secteur. Selon lui, le paysage médiatique traverse une phase critique, marquée par l’emprisonnement de certains journalistes, les poursuites judiciaires visant d’autres, et l’exil forcé de certains de leurs confrères.

La liberté de la presse ne constitue pas un privilège professionnel réservé à une catégorie spécifique, mais un droit de la société à l’information, a souligné Dabbar, ajoutant que l’indépendance des médias demeure indissociable de celle du journaliste lui-même et de la garantie de ses droits professionnels et sociaux au sein d’entreprises viables et pérennes.

L’indépendance du syndicat ne signifie pas son isolement de son environnement civil et social ; elle exige au contraire l’élargissement des partenariats avec les organisations nationales et les instances de défense des droits, afin de préserver son rôle professionnel et de renforcer sa capacité à défendre ses adhérents, a encore précisé Dabbar.

Tout en appelant à la libération de toutes les personnes détenues pour des affaires d’opinion et à l’arrêt des poursuites liées à la liberté d’expression, à la divergence d’opinions, ainsi qu’à la liberté d’association et d’action syndicale, le Bâtonnier des avocats, Boubaker Bethabet, a estimé, pour sa part, que l’espace dévolu à la presse indépendante connaît un recul qui affecte la vie démocratique dans le pays.

Loin de toute logique de rupture ou d’escalade

Une presse libre et indépendante constitue l’un des piliers de la République fondée sur le respect de la Constitution et des lois, a souligné Bethabet, en réaffirmant la solidarité du barreau tunisien avec les journalistes dans la défense de leurs droits et des garanties nécessaires à l’exercice de leur métier.

C’est dans le contexte de cette solidarité agissante que s’inscrit, selon lui, la marche nationale pour la défense des droits et des libertés, qui sera organisée par une coordination d’organisations nationales, le 17 octobre courant.

Cette action soulève à nouveau la question des relations entre les institutions officielles et les structures professionnelles ; une relation qui, par nature, n’est pas exempte de divergences d’appréciation ou de points de vue, mais qui nécessite des canaux de dialogue réguliers permettant de traiter les problématiques juridiques et professionnelles, loin de toute logique de rupture ou d’escalade.

En effet, la défense de la liberté de la presse ne s’oppose pas, par essence, au respect des institutions de l’État et de l’État de droit ; elle implique plutôt la nécessité d’offrir des garanties claires pour l’exercice du journalisme, tout en respectant la responsabilité professionnelle et la déontologie du métier.

Ce 7e congrès des journalistes se tient dans un contexte où les revendications traditionnelles des journalistes — portant sur les salaires, la stabilité de l’emploi et la couverture sociale — se conjuguent à des problématiques plus vastes liées aux mutations numériques, à l’évolution des modes de consommation de l’information et aux difficultés économiques auxquelles sont confrontées plusieurs entreprises médiatiques.

Si certains au sein de la profession soulignent la nécessité d’une direction syndicale plus présente et plus influente, réduire les défis actuels aux seules personnalités des candidats ou à leur charisme individuel ou encore à leur positionnement politique risque de masquer une problématique plus profonde : celle de la capacité de l’organisation syndicale elle-même à moderniser ses méthodes de travail et à renouveler ses mécanismes de négociation et de communication avec sa base.

En tant qu’institution élue, le syndicat ne saurait voir sa présence dépendre d’une personnalité spécifique, quels que soient le parcours syndical ou l’expérience professionnelle de celle-ci. L’un des enjeux majeurs de ce congrès réside sans doute dans la consolidation d’un syndicat qui tire sa force de ses membres, de ses structures et de ses programmes, plutôt que de la quête permanente d’une figure de référence chargée, à elle seule, de porter le poids de la défense du secteur.

Les enjeux pour le nouveau bureau exécutif

Les discours d’ouverture du congrès ne se sont pas limités aux revendications spécifiques des journalistes ; ils ont également abordé des questions sociales et civiles plus larges, témoignant ainsi de l’ancrage du syndicat au sein d’un réseau de relations unissant diverses organisations professionnelles et nationales.

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi, a évoqué, lors de son intervention, la marche nationale sociale et pacifique prévue pour le 17 octobre, en soulignant que cette initiative intervient dans un contexte marqué, selon lui, par le refus du pouvoir exécutif d’ouvrir la voie à la négociation, tout en insistant sur l’importance d’unir les efforts des organisations ainsi que des structures civiles et sociales pour défendre les droits, les libertés et les revendications communes.

Selmi a précisé que cette marche se tiendra dans le cadre d’un front civil et social regroupant diverses organisations, instances et associations, en précisant qu’il ne s’agit pas d’un front politique, bien que cela n’exclue pas, selon ses dires, la participation de partis politiques aux actions programmées.

Les revendications syndicales ne se limitent plus aux seuls aspects professionnels et sectoriels, mais englobent désormais des questions d’intérêt général telles que les libertés individuelles et publiques, la liberté d’expression, de presse, d’organisation et de manifestation pacifique, ainsi que le droit à l’emploi et à une vie décente.

Ces déclarations remettent au premier plan une question qui a accompagné le syndicat à diverses étapes de son histoire : comment préserver l’indépendance de ses décisions professionnelles tout en s’inscrivant dans des alliances civiles et sociales partageant certaines de ses revendications ?

Il ne s’agit pas nécessairement de choisir entre ouverture et isolement, mais plutôt d’évaluer la capacité de la future direction à définir ses priorités et à préserver la spécificité de l’action syndicale dans le secteur de la presse, sans pour autant se couper des enjeux d’intérêt général qui affectent, directement ou indirectement, l’exercice de la profession.

Par ailleurs, le volet social demeure l’un des principaux défis qui attendent le nouveau bureau exécutif, notamment en ce qui concerne les conditions de travail au sein des établissements médiatiques publics et privés, la régularité du versement des salaires, l’amélioration de la couverture sociale et la résolution des situations de précarité de l’emploi, sans oublier l’adaptation aux mutations imposées par les médias numériques.

Le futur bureau sera également appelé à développer ses relations avec les différentes institutions et structures officielles du secteur des médias, en privilégiant le dialogue et la clarté des revendications, afin de défendre les intérêts des journalistes tout en tenant compte des difficultés économiques et organisationnelles auxquelles sont confrontées les entreprises employeuses.

Ces responsabilités ne semblent pas liées à un candidat en particulier ; elles exigent plutôt un travail collectif et un programme réalisable, capable de définir les priorités et de distinguer les revendications urgentes des réformes nécessitant un processus de négociation plus long.

En attendant le verdict des urnes ce dimanche, l’enjeu majeur de ce septième congrès réside dans la capacité du syndicat à sortir de cet événement plus soudé et mieux organisé, et à transformer les revendications en acquis concrets et durables pour les journalistes.

 (Avec Diwan).

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Tunisie | Zied El Heni entame une grève de la faim

10. Oktober 2026 um 21:57

Le journaliste Zied El Heni a annoncé dans la soirée de ce samedi 10 octobre 2026, sa participation symbolique à la grève de la faim menée par Ahmed Néjib Chebbi et Abdelhamid Jelassi

Dans une lettre diffusé par sa famille via sa page Facebook, Zied El Heni affirme que cette action vise à protester contre la coupure de la diffusion de la chaîne d’information TV5 Monde en prison et à défendre ainsi le droit d’accès à l’information.

Il a par ailleur rappelé qu’il doit comparaître le 16 octobre devant la Chambre correctionnelle spécialisée dans les affaires de terrorisme au Tribunal de première instance de Tunis et qu’il fera face à une autre convocation devant le tribunal le 6 novembre prochain.

Zied El Heni a par ailleurs déploré les poursuites le visant et fermement rejeté toutes les accusations.

Y. N.

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Tunisie | Le SNJT tient son congrès alors que quatre journalistes sont en prison

10. Oktober 2026 um 13:03

Les travaux du congrès du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) débutent ce samedi 10 octobre 2026 dans un contexte politique et médiatique d’une extrême sensibilité, marqué au premier chef par l’incarcération de quatre journalistes — Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani et Mohamed Yousfi. Cette situation remet au premier plan la question de la liberté de la presse et des limites de l’ouverture en Tunisie, conférant au débat sur la situation de la profession des dimensions qui dépassent le cadre strictement syndical.

Fahem Boukaddous *

L’un des indicateurs permettant d’appréhender la nature des relations entre le pouvoir et la presse en Tunisie est sans doute le nombre de journalistes incarcérés simultanément. Quelles que soient les formes de restriction — des procès et poursuites judiciaires à l’interdiction d’exercer, en passant par les pressions sur les médias et les entraves à l’accès aux sources d’information — l’emprisonnement de journalistes demeure l’un des indicateurs les plus révélateurs de l’état des libertés publiques et de la nature des limites imposées à la liberté d’expression et à la critique.

Durant les années du régime de Ben Ali, la presse tunisienne a subi le poids de la censure ainsi que des pressions politiques et sécuritaires ; des journalistes ont fait l’objet de poursuites et de procès, et se sont vu interdire d’écrire ou de voyager. Malgré le caractère global de ce climat répressif, il était rare que plus de deux journalistes soient emprisonnés simultanément. Cette période a notamment été marquée par l’incarcération de Taoufik Ben Brik, Slim Boukhdir et Zouhair Makhlouf, outre d’autres formes de poursuites et de restrictions ; cela ne signifiait pas pour autant que les autres journalistes jouissaient d’une liberté réelle ou que le paysage médiatique était épargné par la répression.

La capacité du pouvoir à imposer l’autocensure et la peur

Le nombre limité de journalistes emprisonnés à l’époque ne témoignait pas d’une tolérance du pouvoir envers la liberté de la presse ; il s’inscrivait plutôt dans les méthodes de gestion et de contrôle de l’espace médiatique, permettant de maintenir une pression constante sans que chaque mesure restrictive ne débouche nécessairement sur une peine de prison.

En effet, la répression ne se mesure pas uniquement au nombre de personnes jetées derrière les barreaux, mais aussi à la capacité du pouvoir à imposer l’autocensure et la peur, ainsi qu’à dicter ce qui peut être publié et ce qui doit être passé sous silence.

La détention simultanée de quatre journalistes soulève aujourd’hui des questions qui ne sauraient être réduites aux seuls dossiers judiciaires individuels, ni dont on peut ignorer la portée politique et professionnelle. Au-delà des spécificités juridiques propres à chaque affaire, la concomitance de ces cas — qui coïncide avec la tenue du congrès du Syndicat des journalistes — fait de la question de la liberté de la presse un test majeur pour le climat général du pays.

La particularité de l’emprisonnement d’un journaliste réside dans le fait que ses conséquences ne se limitent pas à la privation de sa liberté individuelle, mais affectent également le droit de la société à l’information. En effet, le journaliste n’exerce pas seulement un droit individuel à l’expression ; il remplit une mission d’intérêt public consistant à recueillir, vérifier et diffuser des informations, à demander des comptes aux décideurs et à mettre les faits et les opinions à la disposition des citoyens. Ainsi, lorsqu’un journaliste est emprisonné pour ses écrits ou ses propos, ou qu’il se retrouve sous la menace de poursuites dans l’exercice de ses fonctions, l’impact dépasse sa personne pour affaiblir la capacité de la société à s’informer, à débattre et à exercer un contrôle démocratique.

Sous cet angle, la défense des journalistes emprisonnés ne consiste ni à défendre des individus en particulier, ni à épouser l’ensemble de leurs positions ou opinions ; il s’agit plutôt de défendre un principe fondamental : la liberté d’expression n’est garantie que lorsqu’elle englobe également les opinions critiques et dérangeantes, et le traitement des dérives présumées ne doit pas se transformer en un moyen de réduire au silence certaines voix ou d’intimider les autres professionnels des médias.

La tenue du congrès du syndicat revêt, dans ce contexte, une importance accrue. Ce congrès ne constitue pas seulement une étape organisationnelle destinée à évaluer le bilan du bureau exécutif, à élire une nouvelle direction et à définir les priorités de l’action syndicale ; c’est aussi l’occasion de faire le point sur la réalité de la profession, sur la place des journalistes dans le paysage général et sur leur capacité à exercer leur rôle en toute indépendance, alors que s’intensifient les craintes de poursuites judiciaires et que s’amenuisent les garanties protégeant la liberté d’exercice du journalisme.

Permettre à la presse d’exercer son rôle de contrôle

Par ailleurs, l’emprisonnement de quatre journalistes place le congrès face à une responsabilité qui dépasse les revendications professionnelles et sociales — aussi importantes soient-elles — pour englober la défense du droit à la liberté et des conditions permettant à la presse d’exercer son rôle de contrôle.

En effet, la défense des salaires, des conditions de travail et de la stabilité professionnelle est indissociable de la défense de la liberté du journaliste d’écrire, de critiquer et d’enquêter ; car une profession dont les membres sont en proie à la peur et aux poursuites ne saurait remplir sa fonction sociale comme il se doit.

Dans ce contexte, l’appel à la libération de Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani et Mohamed Yousfi va bien au-delà d’une simple revendication syndicale ou d’un geste de solidarité. Il s’agit d’un appel à apaiser les tensions et à ouvrir de plus larges perspectives pour les libertés ; c’est aussi le signe que la résolution de la tension actuelle ne saurait passer par un durcissement des restrictions, mais plutôt par le respect des droits et libertés, la garantie de l’indépendance de la justice et l’instauration d’un environnement propice à la critique et à la diversité des opinions.

L’expérience tunisienne a démontré qu’en période de tension politique, la libération de journalistes peut être perçue comme un indicateur positif d’une possible détente. Tout comme l’arrestation de journalistes a, par le passé, témoigné de l’intransigeance du pouvoir et du rétrécissement de l’espace public, leur libération aujourd’hui pourrait constituer un message d’apaisement s’adressant non seulement au milieu médiatique, mais aussi à l’ensemble des acteurs politiques, civils et sociaux.

Toutefois, il ne faut pas confondre la libération de journalistes avec une véritable amélioration de la situation des libertés. Cette libération, bien qu’importante, ne constitue qu’une première étape ; elle doit s’accompagner de garanties empêchant de nouvelles poursuites liées à l’expression d’opinions, d’une révision des textes juridiques criminalisant le travail journalistique, et de la fin du climat d’intimidation poussant les journalistes à l’autocensure, sans oublier la mise en place de conditions assurant l’indépendance économique et professionnelle des médias.

Le véritable test ne réside pas uniquement dans le nombre de journalistes en liberté, mais dans leur capacité à travailler sans crainte, dans la disposition du pouvoir à accepter la critique et dans la capacité de la société à défendre son droit à une information indépendante et pluraliste. La liberté de la presse n’est pas un privilège que le pouvoir octroie ou retire à sa guise, mais un droit fondamental indispensable au bon fonctionnement de la vie publique.

C’est dans ce contexte que se tient le congrès du Syndicat des journalistes, avec une question qui préoccupe vivement la profession : quel avenir pour la presse tunisienne alors que quatre de ses membres sont derrière les barreaux ?

La libération de ces quatre journalistes ne suffirait peut-être pas, à elle seule, à transformer la situation ; elle constituerait toutefois un geste d’une portée politique et symbolique majeure, susceptible d’amorcer une détente et de rétablir la confiance. À l’inverse, leur maintien en détention — alors même que se tient un congrès censé réaffirmer l’engagement envers la liberté et l’indépendance de la presse — laisserait planer le doute sur la trajectoire du pays en matière de libertés.

Les journalistes d’abord : non pas qu’ils soient au-dessus des lois, mais parce que la liberté de la presse est une condition du droit de la société à l’information, et parce que leur libération pourrait ouvrir la voie à une détente plus large, touchant non seulement les médias, mais l’ensemble de la vie publique.

Traduit de l’arabe.

* Journaliste.

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Solaire à Gabès : La BERD ajoute 3 millions d’euros au financement de Voltalia

10. Oktober 2026 um 09:03

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a approuvé, le 2 octobre 2026, un financement supplémentaire de 3,03 millions d’euros pour le projet de centrale solaire de Menzel Habib, dans le gouvernorat de Gabès. Cette rallonge porte son engagement total à 37,74 millions d’euros, contre 34,71 millions auparavant, sur un projet désormais évalué à 107,2 millions d’euros.

Des coûts de construction en hausse

Dans sa fiche actualisée le 9 octobre 2026, la BERD explique cette augmentation par la hausse des coûts d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction, ainsi que par celle des équipements. La banque prévoit également une enveloppe supplémentaire pour couvrir d’éventuels imprévus.

Le financement supplémentaire représente une progression d’environ 8,7% de l’engagement initial de la BERD. Il ne correspond toutefois pas, à lui seul, à une augmentation équivalente du coût total du projet : les deux montants désignent des éléments distincts du plan de financement.

Le coût global de l’investissement atteint désormais 107,2 millions d’euros. La BERD avait initialement approuvé un prêt de 34,71 millions d’euros le 17 décembre 2025. Le projet est porté par Menzel Parc Solaire, une société de projet détenue à 100% par Voltalia, groupe français spécialisé dans les énergies renouvelables.

Le raccordement au réseau, un autre enjeu financier

Au-delà de la production d’électricité, l’investissement comprend les infrastructures nécessaires au raccordement de la centrale au réseau national. Une subvention de 3 millions d’euros de la plateforme d’investissement de voisinage de l’Union européenne doit contribuer au financement de ces équipements, notamment un poste électrique et des lignes de transport à haute tension.

Ces infrastructures doivent ensuite être transférées à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), conformément au régime de concession. L’électricité produite sera vendue à l’entreprise publique dans le cadre d’un contrat d’achat d’une durée de 25 ans.

La BERD présente le projet comme une contribution aux objectifs tunisiens de développement des énergies renouvelables. La centrale doit apporter une capacité de production solaire supplémentaire au réseau électrique et contribuer à réduire les émissions de dioxyde de carbone.

Dans son communiqué du 30 décembre 2024, Voltalia avait annoncé avoir remporté un projet solaire de 139 mégawatts à Menzel Habib. La fiche de financement de la BERD décrit, pour sa part, une centrale photovoltaïque pouvant atteindre 100 mégawatts.

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Démarrage du 3e concours de scénarios «Ecrire pour l’écran»

10. Oktober 2026 um 08:18

Diletta D’Ascia et Nidhal Chatta annoncent le démarrage, le 15 octobre 2026, de la troisième édition du concours international de scénarios de courts métrages «Écrire pour l’écran», qu’ils organisent en collaboration avec Cinémasters – Académie de l’acteur et du cinéma. Les auteurs de toutes nationalités sont invités à explorer le thème de «L’héritage — patrimoine et mémoire en Méditerranée». Et la date limite de dépôt des candidatures est fixé au 10 avril 2027 à minuit.

Gratuit et ouvert à toutes et à tous, sans limite d’âge, le concours s’adresse aussi bien aux auteurs émergents qu’aux scénaristes plus expérimentés. Il entend promouvoir l’écriture cinématographique, encourager de nouvelles voix et favoriser le dialogue entre les cultures à travers des récits destinés au grand écran.

L’héritage ne se limite pas aux monuments et aux traces visibles du passé. Il comprend également les traditions, les langues, les savoir-faire, les récits familiaux, les souvenirs et les identités qui se transmettent d’une génération à l’autre. Il interroge ce que nous recevons, ce que nous choisissons de préserver et ce que nous transmettons à notre tour.

Au cœur de cette réflexion, la Méditerranée apparaît comme un espace de rencontres, d’échanges, de migrations et de métissages, où les histoires individuelles et collectives se croisent depuis des siècles.

Fiction ou documentaire, approche intime, historique, sociale ou contemporaine : les auteurs sont libres d’aborder le thème selon leur propre sensibilité et leur regard sur le monde.

Les candidats peuvent soumettre un scénario original et inédit de court métrage, de fiction ou documentaire, rédigé dans la langue de leur choix.

Les projets doivent compter entre 3 et 20 pages, hors page de titre, et être envoyés au format PDF.

Le dossier comprend le scénario, une note d’intention d’une page maximum et une fiche auteur.

Chaque participant peut présenter un seul projet et la participation est gratuite.

Les œuvres doivent être écrites par les participants eux-mêmes. L’utilisation d’outils d’intelligence artificielle pour générer tout ou partie du texte est interdite

La précédente édition, consacrée au thème «L’Océan dans tous ses états», a réuni des auteurs de Tunisie, d’Europe, de Madagascar, du Bénin, de Côte d’Ivoire et d’Haïti, confirmant la vocation internationale du concours.

Cette expérience a permis de développer des collaborations avec différents acteurs institutionnels et culturels, en Tunisie et en Italie.

Pour cette troisième édition, les organisateurs souhaitent poursuivre cette dynamique d’échanges et de transmission, en faisant du scénario un espace de rencontre entre les générations, les cultures et les imaginaires. Informations pratiques

L’annonce des résultats et la remise des prix sont fixées au début mai 2027.

Le règlement complet peut être demandé à l’adresse suivante : concoursecrirepourlecran@gmail.com

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Alkimia : les pertes bondissent de 23 %, les passifs dépassent 420 MDT

09. Oktober 2026 um 11:55

Le groupe Alkimia a enregistré une perte nette de 54,6 millions de dinars en 2025, malgré une progression de ses revenus de 2,1 %. Ses capitaux propres consolidés affichent un solde négatif de 244,7 MDT.

Le groupe Alkimia a clôturé l’exercice 2025 sur une perte nette part du groupe de 54,6 millions de dinars tunisiens (MDT), contre 44,4 MDT en 2024, soit une aggravation de 23 %. Ses revenus consolidés ont atteint 172 MDT, contre 168,5 MDT un an auparavant. Dans le même temps, le total des passifs a grimpé à 420,2 MDT, contre 384,4 MDT à fin 2024, tandis que les actifs ont reculé à 175,5 MDT, contre 194,4 MDT.

Ces chiffres figurent dans les états financiers consolidés arrêtés au 31 décembre 2025, qui seront soumis à l’approbation de l’assemblée générale ordinaire convoquée le 8 octobre 2026. La situation des fonds propres s’est également détériorée. Les capitaux propres consolidés sont passés d’un déficit de 190,1 MDT en 2024 à un solde négatif de 244,7 MDT en 2025. Les dettes fournisseurs ont atteint 209,5 MDT, contre 199,6 MDT un an plus tôt. Les concours bancaires et autres passifs financiers ont augmenté à 44,4 MDT, contre 40,3 MDT. À l’inverse, les emprunts non courants ont diminué à 26,9 MDT, contre 30,5 MDT en 2024.

Des charges financières en hausse

Les charges financières nettes se sont établies à 28,7 MDT, contre 25,8 MDT en 2024. Les charges d’intérêts ont progressé à 27,8 MDT, contre 25,6 MDT. Tandis que les pertes de change ont atteint 0,93 MDT, contre 0,14 MDT. Les produits des placements ont augmenté à environ 647 000 dinars, contre 218 000 dinars lors de l’exercice précédent. La perte par action s’est élevée à 13,836 dinars, contre 11,248 dinars en 2024. Le capital social du groupe s’élève à 39,47 MDT, réparti en 3 947 253 actions d’une valeur nominale de 10 dinars chacune.

Des évolutions contrastées selon les produits

Les ventes de STPP ont reculé de 10,4 %, passant de 74,2 MDT en 2024 à 66,5 MDT en 2025. À l’inverse, le carbonate de sodium (Na2CO3) a enregistré une progression de 40,5 %, avec des revenus de 33,9 MDT, contre 24,1 MDT un an auparavant. Le sulfate de sodium a généré 32 MDT, contre 33,4 MDT en 2024. Les revenus du MAP se sont établis à 32,1 MDT, contre 32,7 MDT lors de l’exercice précédent. Enfin, Alkimia Commerciale, filiale intégrée au périmètre de consolidation, a réalisé 4,37 MDT de revenus, contre 2,28 MDT en 2024. Les données de l’exercice précédent ont été retraitées en conséquence.

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Tunisie | Inkyfada rétabli dans ses droits par la justice

09. Oktober 2026 um 09:08

La justice a rejeté la demande de dissolution visant l’association Al Khatt, organisation qui édite depuis 2014 le média d’investigation Inkyfada. «Le tribunal a décidé de rejeter l’affaire. La partie qui demandait la dissolution a retiré sa demande », a précisé à l’AFP l’avocat du média, Ayoub Ghalloussi, jeudi 8 octobre 2026.

Cette décision représente «un soulagement, mais pas la fin» du combat pour la liberté de la presse, d’autant qu’une partie des fonds de l’association demeure gelée, sans explication, a expliqué Malek El Khadraoui, cofondateur et membre du conseil d’administration d’Al Khatt et également rédacteur en chef d’Inkyfada. Le média fait face à des difficultés depuis que les autorités ont engagé contre lui des poursuites pour «non-respect de certaines règles financières», l’équipe ayant dû consacrer ces derniers mois une énergie considérable à défendre son droit même à exister, plutôt qu’à exercer son métier de journaliste.

Al Khatt va donc poursuivre son combat par les voies légales afin de récupérer les ressources nécessaires à la poursuite de ses activités.

I. B.  

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Béja | Découvertes archéologiques sur le site de Henchir Matria à Teboursouk

08. Oktober 2026 um 22:03

Dans le cadre d’une convention de coopération internationale avec l’Université de Sassari (Italie), l’Institut national du patrimoine a mené une campagne de fouilles archéologiques sur le site de Henchir Matria, situé au nord de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, du 6 septembre 2026 au 4 octobre 2026.

Des chercheurs et des étudiants de différents niveaux ont pris part aux travaux et ont tous œuvré dans une parfaite harmonie à l’étude et à la mise en valeur de deux secteurs principaux de la ville antique connue sous le nom de Numluli.

Le premier secteur comprend le Capitole, construit en 170 apr. J.-C. L’équipe y a mis au jour le dallage de la place publique, une fontaine ainsi que de nombreux éléments architecturaux et décoratifs du temple (chapiteaux, colonnes, décors géométriques variés et fragments de statues, etc.), qui remontent tous à la période romaine.

Le second secteur comprend une basilique vandale construite au milieu du Ve siècle apr. J.-C. Elle abrite des sépultures de notables chrétiens, différentes salles, des murs, ainsi que des jarres funéraires et des jarres implantées verticalement destinées au stockage des provisions. Le secteur a également livré des panneaux de mosaïque.

INP

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Tunisie-Banque mondiale : de nouvelles perspectives pour accélérer les projets

Von: tmps
08. Oktober 2026 um 13:05

Le renforcement de la coopération entre la Tunisie et le Groupe de la Banque mondiale (BM), ainsi que les programmes de travail pour la prochaine période, ont été au centre d’une rencontre tenue mercredi entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le nouveau directeur du bureau du Groupe de la BM en Tunisie, Alex Kremer.

Selon un communiqué du ministère de l’Économie et de la Planification, Kremer a exprimé, à cette occasion, sa volonté d’intensifier la coordination entre la Tunisie et la BM afin de renforcer leur partenariat, dans le cadre du futur « Cadre de partenariat pays » (CPP), actuellement en cours d’élaboration.

Le responsable a également réaffirmé la volonté de la BM de soutenir la Tunisie dans la mise en œuvre de ses réformes et la réalisation de ses objectifs de développement économique et social.

De son côté, Abdelhafidh a souligné la nécessité de renforcer et de diversifier davantage les domaines de coopération, tout en améliorant la coordination entre les deux parties afin d’accélérer la mise en œuvre des projets financés par la Banque.

Alex Kremer supervisera les activités des institutions du Groupe de la BM en Tunisie, à savoir la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), la Société financière internationale (SFI) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).

À noter que l’actuel CPP du Groupe de la BM pour la Tunisie couvre la période 2023-2027. Il fixe notamment comme priorités la création d’emplois de qualité, le renforcement du capital humain, la résilience climatique et la transition écologique.

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Tunisie-Škoda Slavia : prix, finitions, motorisation, équipements… tout savoir sur la nouvelle berline

07. Oktober 2026 um 15:55

Škoda enrichit son offre en Tunisie avec l’arrivée de la Slavia. Ennakl Automobiles, représentant officiel de la marque, a lancé, mercredi 7 octobre 2026 dans son showroom de La Goulette, cette berline familiale qui entend miser sur l’espace, la polyvalence et l’équipement pour se faire une place sur le marché tunisien. Animée par un moteur...

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Pétrole : la BM alerte sur les marges de manœuvre limitées de l’Asie

07. Oktober 2026 um 12:11

Les économies d’Asie de l’Est et du Pacifique disposent de marges de manœuvre de plus en plus limitées pour absorber le choc pétrolier provoqué par le conflit au Moyen-Orient, avertit la Banque mondiale. Malgré une croissance qui reste résiliente, la prolongation de prix élevés de l’énergie pourrait rapidement accentuer les pressions budgétaires, inflationnistes et financières.

Dans sa nouvelle mise à jour économique régionale rendue publique le 6 octobre, la Banque mondiale estime que la croissance de l’Asie de l’Est et du Pacifique devrait atteindre 4,5 % en 2026, soit une révision à la hausse de 0,3 point par rapport à sa précédente prévision. Elle prévoit ensuite une croissance de 4,4 % en 2027.

Cette résistance s’explique notamment par le dynamisme des investissements et des exportations liés à l’essor mondial de l’intelligence artificielle. Mais cette performance masque des vulnérabilités croissantes face au renchérissement de l’énergie.

Plusieurs gouvernements asiatiques ont choisi de limiter la répercussion de la hausse du pétrole sur les consommateurs en renforçant les subventions aux carburants. Cette stratégie a permis d’atténuer, dans l’immédiat, l’impact du choc énergétique sur les ménages et les entreprises. Mais son coût devient de plus en plus lourd.

La Banque mondiale cite notamment l’Indonésie, la Thaïlande et le Vietnam, qui ont pris différentes mesures pour contenir les prix de l’essence. Ces interventions ont contribué à réduire leurs réserves de change en dollars de 15 % à 40 % depuis le début de l’année, selon l’institution.

Pour la Banque mondiale, prolonger ces dispositifs pourrait retarder les ajustements nécessaires à une hausse durable des prix de l’énergie, tout en aggravant les déficits publics et en réduisant les réserves disponibles pour faire face à de nouveaux chocs.

Un choc qui pourrait durer jusqu’en 2027

L’institution internationale estime que les exportations pétrolières du Moyen-Orient pourraient ne pas retrouver leurs niveaux d’avant le conflit avant la mi-2027. Cette perspective complique la stratégie des pays importateurs d’énergie, qui ne peuvent plus considérer la flambée actuelle comme un phénomène temporaire.

La hausse des coûts énergétiques commence déjà à affecter l’industrie manufacturière et le transport. Tandis que l’augmentation des prix du carburant pèse sur la consommation des ménages. La Banque mondiale avertit ainsi qu’une nouvelle accélération des prix de l’énergie pourrait avoir un impact économique plus important que prévu initialement, notamment si elle s’accompagne d’une inflation persistante et de conditions financières plus restrictives.

L’IA amortit pour l’instant le choc

L’un des éléments qui permettent à la région de conserver une croissance relativement élevée est le boom mondial de l’intelligence artificielle. Plusieurs économies asiatiques bénéficient directement de leurs chaînes de production et d’exportation de composants et de produits liés à l’IA. Le Vietnam, la Malaisie et la Thaïlande figurent parmi les économies dont les perspectives ont été sensiblement relevées par la Banque mondiale. Mais l’institution souligne que cette dynamique ne constitue pas une protection permanente contre un choc énergétique prolongé.

Un ralentissement du cycle d’investissement dans l’IA, combiné à une nouvelle flambée du pétrole ou à un épisode climatique sévère lié à El Niño, pourrait accroître fortement les risques pour la croissance régionale. L’Asie se retrouve ainsi face à une équation délicate : protéger les consommateurs contre la hausse des carburants sans épuiser les finances publiques ni les réserves de change.

Le Fonds monétaire international avait déjà souligné que la hausse des prix du pétrole et du gaz mettait sous pression les balances commerciales, l’inflation et la capacité d’intervention des gouvernements asiatiques, particulièrement dans les économies fortement dépendantes des importations énergétiques.

La situation actuelle marque donc un changement de nature du choc pétrolier. Tant que les perturbations de l’offre au Moyen-Orient persistent, les économies asiatiques devront progressivement passer d’une logique d’amortissement des prix à une adaptation structurelle de leur consommation énergétique.

Pour la Banque mondiale, la résilience actuelle de l’Asie est réelle, mais elle ne pourra pas être indéfiniment financée par les subventions et les réserves publiques.

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La Tunisie présente ses produits de la mer au Salon international en Espagne

Von: tmps
07. Oktober 2026 um 10:08

Les travaux du Salon international des produits de la pêche « CONXEMAR 2026 » ont démarré mardi à Vigo, en Espagne, avec la participation de la Tunisie, qui entend renforcer la présence de ses produits de la pêche et de l’aquaculture sur les marchés internationaux, notamment en Espagne, deuxième destination des exportations tunisiennes dans ce secteur.

Le Groupement interprofessionnel des produits de la pêche participe à cette manifestation, qui se poursuit jusqu’au 8 octobre, avec un pavillon tunisien d’environ 50 m² réunissant quatre entreprises nationales spécialisées dans l’exportation des produits de la pêche et de l’aquaculture, selon un communiqué publié mardi soir.

La participation tunisienne permet de présenter une gamme de produits de la mer, notamment les crevettes, le poulpe, le calamar et les poissons congelés, ainsi que des produits à forte valeur ajoutée, à l’instar du crabe bleu et de ses dérivés transformés, outre les produits issus de l’aquaculture marine.

Le pavillon tunisien a été visité, lors de la journée inaugurale, par une délégation officielle comprenant notamment le président de la région de Galice, le maire de Vigo, le président du Salon « CONXEMAR », ainsi que le ministre régional espagnol chargé des Affaires maritimes et le secrétaire général chargé de la pêche maritime.

Cette participation constitue une occasion pour les entreprises tunisiennes d’explorer de nouvelles opportunités d’exportation, de partenariat et d’investissement, tout en promouvant les produits transformés et à forte valeur ajoutée et en faisant connaître l’offre tunisienne issue de l’aquaculture.

Figurant parmi les principales manifestations internationales spécialisées dans les produits de la pêche, le Salon « CONXEMAR » constitue un espace de rencontres professionnelles et commerciales entre entreprises, importateurs, acheteurs et opérateurs internationaux, offrant aux entreprises tunisiennes l’opportunité de développer de nouveaux partenariats et de consolider leurs exportations.

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62ᵉ anniversaire du programme ITEC : Tunisie-Inde, le pari du savoir et des compétences

Von: farhat
07. Oktober 2026 um 09:20

De la formation aux technologies émergentes, le programme indien de coopération technique et économique ouvre un nouveau chapitre de la coopération entre Tunis et New Delhi. Plus de 1.000 Tunisiens ont déjà bénéficié de ce dispositif lancé en 1964.

Soixante-deux ans après sa création, le programme indien de coopération technique et économique (ITEC) continue de miser sur ce qui ne s’exporte pas dans des containers : le savoir, les compétences et les réseaux humains. L’ambassade de l’Inde en Tunisie a célébré, dimanche 4 octobre à Gammarth, le 62e anniversaire de ce programme qui constitue aujourd’hui l’un des principaux instruments de coopération de New Delhi avec les pays partenaires.

La cérémonie, organisée dans un hôtel de la place, a réuni des représentants du gouvernement tunisien, des responsables du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que plusieurs anciens bénéficiaires tunisiens de l’ITEC.

Créé le 15 septembre 1964, l’ITEC a considérablement élargi son champ d’action au fil des décennies. Plus de 225.000 responsables et professionnels issus de plus de 160 pays ont bénéficié de formations dans des secteurs civils et militaires.

Mais le programme a changé de dimension. Aux formations classiques se sont ajoutés des programmes consacrés à l’intelligence artificielle appliquée à la gouvernance, à la cybersécurité, à l’informatique quantique, à la transformation numérique, au changement climatique, à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

 

Une coopération appelée à changer d’échelle

Dans son allocution, l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Dr Devyani Uttam Khobragade, a insisté sur une conception de la coopération fondée sur le partenariat et la réciprocité. L’ITEC ne se limite plus à des formations dispensées en Inde. Le dispositif comprend également des programmes adaptés aux besoins spécifiques des pays partenaires, des formations à distance, des sessions organisées directement dans les pays concernés, des programmes destinés aux hauts responsables ainsi que des visites d’étude et l’intervention d’experts indiens.

La Tunisie occupe une place particulière dans cette histoire. Plus de 1.000 Tunisiens ont déjà suivi des formations dans le cadre de l’ITEC. Le dispositif offre actuellement 100 places annuelles à la Tunisie, un quota que l’ambassadrice souhaite voir pleinement utilisé.

L’enjeu est désormais de mieux faire connaître ces possibilités auprès des administrations, des institutions publiques mais également du secteur privé. Près de 40% des bénéficiaires du programme pour la session 2025-2026 provenaient du secteur privé, signe d’une ouverture croissante de l’ITEC au-delà de la fonction publique.

Cette évolution correspond aussi aux nouveaux axes de la relation tuniso-indienne. Lors des sixièmes consultations entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, tenues à Tunis en mars 2026, plusieurs domaines ont été identifiés comme prioritaires : agriculture, gestion de l’eau, énergies renouvelables et infrastructures numériques publiques.

Ces secteurs s’inscrivent dans une approche plus large de la coopération bilatérale articulée autour des «3T» : Trade, Technology and Training, autrement dit commerce, technologie et formation.

 

Les anciens bénéficiaires, mémoire vivante de l’ITEC

La cérémonie a également donné la parole à ceux qui incarnent le mieux la portée concrète du programme : ses anciens bénéficiaires.

Karim Karmi, professeur à l’Université de la Manouba relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Omar Ben Amor, producteur de films et acteur des médias alternatifs, également directeur artistique et entrepreneur dans le design et le textile, ainsi que Yosr Bellourou, spécialiste des opérations au sein de l’Organisation mondiale de la santé, ont partagé leurs expériences de formation en Inde.

Trois parcours, trois secteurs, mais une même idée : une formation ne prend véritablement son sens qu’une fois revenue sur le terrain.

C’est précisément cette dimension que l’ambassadrice souhaite renforcer. Pour elle, le succès de l’ITEC ne se mesure pas au certificat remis au terme d’une formation, mais à ce que le bénéficiaire en fait ensuite : nouvelles méthodes de travail, amélioration des systèmes, renforcement des institutions, transmission des connaissances et création de nouveaux réseaux professionnels.

Les anciens participants sont ainsi appelés à devenir à leur tour des relais du programme, en encourageant leurs collègues à candidater et en permettant à l’ambassade d’identifier les domaines dans lesquels les besoins tunisiens évoluent.

Au-delà des salles de formation et des certificats, l’ITEC entend donc construire une coopération durable entre les deux pays. Une coopération où la technologie ouvre des portes, mais où ce sont les femmes et les hommes formés, leurs expériences et les liens noués en chemin qui donnent au partenariat sa véritable profondeur.

Mona BEN GAMRA

 

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L’IA booste la croissance de l’Asie, mais augmente ses vulnérabilités

07. Oktober 2026 um 06:00

La Banque mondiale a relevé ses prévisions de croissance pour la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique grâce aux exportations liées à l’intelligence artificielle (IA). Toutefois, elle a averti que cette dépendance rend la région vulnérable à un éventuel retournement mondial des dépenses technologiques.

 

La région concernée comprend 23 économies, dont la Chine, le Viêtnam, l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande.

 

Moteur d’exportation

L’économie de l’Asie de l’Est et du Pacifique devrait progresser de 4,5 % en 2026, soit 30 points de base de plus que ce que l’institution de Bretton Woods avait prévu en avril. La croissance devrait ralentir à 4,4 % en 2027 puis à 4,3 % en 2028. Le Viêtnam a bénéficié de la plus forte révision à la hausse de ses prévisions parmi les principales économies de la région, de 110 points de base pour atteindre 7,4 %.

Cependant, la force de la région dépend fortement de la fabrication et des exportations liées à l’IA. La croissance du commerce, à l’exclusion des produits liés à l’IA, est faible ou négative. Ces produits ont représenté plus de la moitié de la croissance des exportations dans la plupart de ces pays, en particulier la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande et le Viêtnam avec une proportion de plus de 70 %.

Le risque lié à l’IA se situe du côté des dépenses des principaux payés, essentiellement les Etats-Unis. Les investissements liés à l’IA ont totalisé 6 % du PIB des États-Unis, ce qui est comparable au pic d’investissement dans les technologies de l’information de l’an 2000, et le cycle actuel a progressé plus rapidement que les deux cycles précédents et continue de gagner en vitesse.

 

Les banques doivent faire attention

Le financement qui alimente est estimé à 2 900 milliards de dollars pour la période 2025-2028. Les crédits privés devraient fournir 800 milliards de dollars. L’exposition des banques, en cas de renversement de situation, est une source d’inquiétante.

L’IA est soutenue par une abondante liquidité et pourrait ralentir en raison du récent resserrement des conditions financières. A préciser qu’une correction ne signifie pas nécessairement un effondrement pour le supercycle de l’IA, mais que l’investissement avait devancé la demande réelle selon la Banque mondiale. Un ralentissement de 1 % de la croissance américaine réduit la croissance des autres marchés émergents d’environ 0,6 %, l’impact sur l’investissement étant environ deux fois plus important. Cela a donc des répercussions de taille sur les pays de l’Asie de l’Est en raison de la place prépondérante de la région dans la chaîne d’approvisionnement de l’IA.

Cela nous mène à une principale conclusion : la domination écrasante des États-Unis dans le secteur technologique fait de la croissance de ces pays asiatiques une extension directe de la chaîne de valeur américaine. C’est une illustration de l’asymétrie de puissance économique et stratégique.

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MENAAP : le conflit pèse sur la croissance, mais l’IA ouvre une fenêtre d’opportunité à long terme

06. Oktober 2026 um 14:50

Le conflit déclenché en février 2026 et la fermeture du détroit d’Ormuz freinent la croissance de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAAP), qui devrait se contracter de 2,1 % en 2026, avec un recul marqué dans les pays exportateurs de pétrole du Golfe (-4,3 %).

Un communiqué de la Banque mondiale relève que les pays importateurs de pétrole résistent mieux (+4,3 %). Mais l’inflation, les perturbations logistiques et la détérioration des infrastructures pèsent sur les perspectives dans la région MENAAP. Si le conflit s’atténue, un rebond à 7,8 % est possible en 2027. Et ce, à condition de protéger les ménages vulnérables et de restaurer les capacités productives.

Parallèlement, le rapport de la Banque mondiale souligne que l’intelligence artificielle pourrait augmenter la productivité dans 13 à 20% des emplois de la région. Pour cela des lacunes structurelles sont à combler, comme : les données et langues locales sous-représentées; la faible adoption des outils d’IA; le déficit en capital humain et en infrastructures; et un secteur privé peu dynamique.

Au final, une collaboration régionale, associant les pays leaders en IA, les économies à revenu intermédiaire et les États plus vulnérables, représente une piste clé à même de bâtir un écosystème régional d’IA et de transformer ce potentiel en gains concrets de productivité et de croissance, conclut la BM.

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Agriculture et pêche : 17 MDT d’investissements sur les rails dans trois gouvernorats

06. Oktober 2026 um 14:25

17 millions de dinars (MDT) : tel est le volume des projets agricoles et de pêche qui viendront prendre forme à Béja, Bizerte et Médenine. Et ce, après le feu vert donné lundi par le Comité national d’octroi des avantages de l’APIA.

C’est lundi 5 octobre que le Comité national d’octroi des avantages, rattaché à l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), a donné son aval à un ensemble de projets d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Leur coût global atteint 17 MDT.

L’APIA précise, dans un communiqué, que ces approbations sont intervenues au terme de la sixième réunion tenue par l’instance en 2026. Les projets concernés seront menés dans les gouvernorats de Béja, de Bizerte et de Médenine.

Dans le même temps, le comité s’est penché sur les prêts fonciers. Des crédits ont été accordés à de jeunes agriculteurs de Kasserine pour leur permettre d’acheter des terres agricoles s’étendant sur 49,9 hectares. Le financement prévu pour cette acquisition représente 715,9 mille dinars.

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IA, robotique: le Mali veut prendre place dans la course africaine

06. Oktober 2026 um 12:02

Le Mali se dote d’un nouvel outil pour développer ses capacités en intelligence artificielle. Le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali) a été inauguré le 21 septembre à Sirakoro Niaré, dans la commune de Kati, près de Bamako. Le site, qui s’étend sur 150 hectares selon l’Agence malienne de presse et de publicité, doit accueillir des activités de formation et de recherche dans les mathématiques, les sciences de l’ingénieur, l’IA et la robotique.

L’infrastructure ne part pas de zéro. La première pierre avait été posée en 2023 et les activités de formation avaient commencé avant l’inauguration officielle. Le centre dispose notamment de salles techniques et d’un espace dédié aux drones. Les autorités maliennes veulent également y développer des applications dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture, la santé et les mines.

Le choix du Mali intervient alors que l’IA gagne du terrain dans les politiques technologiques africaines. En 2024, l’Union africaine a adopté une stratégie continentale consacrée à l’intelligence artificielle. Le document insiste notamment sur les compétences, les infrastructures, la recherche et la nécessité pour les pays africains de développer leurs propres capacités dans ce domaine.

Sur le plan pratique, les initiatives commencent à se multiplier. L’OCDE recense plusieurs pays africains ayant adopté ou engagé des stratégies nationales en matière d’IA, avec des priorités qui vont de la formation aux infrastructures numériques, en passant par la recherche et l’intégration de l’IA dans les secteurs productifs.

La robotique prend elle aussi une place croissante. En Égypte, une compétition consacrée à l’IA et à la robotique a réuni en 2026 des jeunes venus travailler sur des solutions technologiques répondant à des problématiques africaines. L’initiative est soutenue notamment par l’AUDA-NEPAD. 

À l’échelle mondiale, le rythme est autrement plus soutenu. Les robots humanoïdes quittent progressivement le terrain des démonstrations pour être testés dans des environnements industriels. En septembre, le robot chinois TianGong Ultra a parcouru 100 mètres en 8,64 secondes lors des World Humanoid Robot Games à Pékin, rapporte Reuters. La performance est spectaculaire, mais l’enjeu industriel se situe ailleurs: rendre ces machines suffisamment autonomes et fiables pour accomplir des tâches dans le monde réel.

Pour les économies africaines, la marche à franchir reste importante. Selon le FMI, l’IA pourrait accroître de 0,2 % à 2,1 % la productivité en Afrique subsaharienne au cours de la prochaine décennie, à mesure que progresseront l’accès à l’électricité, à Internet et aux compétences numériques. À son plein potentiel, cette évolution ajouterait près de 0,5 point à la croissance annuelle du PIB, soit environ 4 % cumulés sur dix ans.

C’est précisément sur ce terrain que se joue le pari malien. Avant de parler de robots humanoïdes capables de travailler dans les usines, il faut disposer d’ingénieurs, de chercheurs et de techniciens capables de concevoir, tester et adapter ces technologies. Le CIAR-Mali entend justement constituer ce socle, avec des applications envisagées dans des secteurs aussi différents que l’agriculture, la santé, les mines et la sécurité.

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Agriculture : 650 candidatures en une semaine, l’APIA relance le financement dans trois gouvernorats

06. Oktober 2026 um 12:27

Le financement des projets agricoles suscite un afflux de demandes dans le Centre-Ouest. Après avoir enregistré 650 nouvelles candidatures en seulement une semaine, le projet de valorisation des périmètres irrigués et de développement des chaînes de valeur du Centre-Ouest (PVPI-DCV) relance son appel dans les gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan. L’APIA annonce une nouvelle période de dépôt du 6 au 11 octobre, avec 90 candidats qui seront retenus à l’issue d’une première sélection.

Les dossiers du 21 septembre doivent être redéposés

Dans un communiqué publié le 5 octobre, l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) précise que l’appel est rouvert afin de faciliter le traitement et le classement des dossiers, mais aussi de clarifier les pièces demandées.

Une précision importante accompagne cette nouvelle ouverture : les candidats ayant déjà déposé leur dossier lors de l’appel lancé le 21 septembre doivent le soumettre de nouveau. Ceux qui ne l’avaient pas encore fait peuvent également déposer leur candidature durant cette nouvelle période.

Le dispositif concerne les trois gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan. Trente candidats seront sélectionnés dans chaque gouvernorat, soit 90 bénéficiaires dans cette première phase. La sélection reposera notamment sur l’âge, l’existence d’un crédit foncier, une déclaration d’investissement, une décision d’octroi d’avantages ou encore l’adhésion à un réseau d’incubateurs agricoles.

650 demandes en une semaine

C’est précisément cette forte demande qui donne une autre dimension à la réouverture.

Dans un bilan publié sur LinkedIn, Samia Aloui, responsable de la composante consacrée à la facilitation du financement des investissements agricoles au sein du PVPI-DCV, indique que 650 nouvelles candidatures ont été enregistrées en une semaine après le lancement de la nouvelle vague.

2,35 millions de dinars encore disponibles

Le même bilan apporte un éclairage sur les moyens financiers restant à mobiliser.

Selon Samia Aloui, 1,623 million de dinars ont déjà été engagés au titre de la dotation remboursable financée par la Banque africaine de développement, sur une enveloppe globale de 4 millions de dinars. Il resterait ainsi 2,35 millions de dinars à déployer d’ici la fin de 2026, selon les chiffres communiqués par la responsable.

Elle fait également état de 39 dossiers déjà financés par la BTS, pour 1,512 million de dinars de crédits accordés et 1,072 million de dinars de primes, ainsi que de 89 emplois créés directement dans les régions d’intervention.

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