Maroc: Vers une interdiction des motos à moteur modifiable ?
Réunie pendant deux jours, du 24 au 26 février 2026, à Ouagadougou, au Burkina Faso, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), avec l’appui de l’Union européenne (UE), a lancé un séminaire régional consacré au droit et à la politique de la concurrence. L’objectif est clair : renforcer la culture concurrentielle afin de promouvoir un marché plus transparent, équitable et favorable aux consommateurs dans l’espace communautaire, comme le rapporte Lefaso.net.
Organisée dans le cadre du Programme d’appui à la concurrence et à la sécurité des produits de consommation (PACoSPro), la rencontre vise à consolider les capacités des acteurs publics, privés et de la société civile burkinabè sur les enjeux de régulation du marché régional. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, et en présence entre autres de représentants de l’UE et de la Commission de l’UEMOA.
La promotion d’une concurrence saine constitue un levier stratégique pour améliorer la compétitivité, stimuler la croissance économique et garantir la sécurité des produits de consommation. Une concurrence effective favorise l’innovation, l’investissement, la création d’emplois et la réduction de la pauvreté, tout en assurant aux consommateurs un accès à des produits variés et de qualité à des prix compétitifs, assurent les organisateurs.
Il est à rappeler qu’au niveau international, la politique de la concurrence s’est imposée comme un outil de développement, notamment sous l’impulsion de la CNUCED (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement), dans un contexte de mondialisation marqué par la nécessité de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles telles que les ententes illicites ou les abus de position dominante.
Dans l’espace UEMOA, la concurrence est un pilier de l’intégration régionale depuis 1994. « Inscrites dans le Traité de l’Union et ses textes dérivés, les règles communautaires visent à prévenir les distorsions susceptibles de fragiliser le marché régional. La Commission de l’UEMOA est chargée d’en assurer l’application », écrit le site burkinabè.
À travers ce séminaire, l’UEMOA entend donc renforcer et améliorer durablement la culture de la concurrence et faire de celle-ci un véritable instrument de développement, de bonne gouvernance et de résilience économique dans la région.
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L’Afrique est en voie de tripler sa capacité de data centers d’ici la fin de la décennie, mais le continent ne représentera toujours que 0,6 % de l’infrastructure informatique mondiale, selon le rapport publié ce mardi 24 février 2026 par l’Africa Data Centres Association (Adca) et Rising Advisory.
La charge informatique active en Afrique s’élève à 360 mégawatts (MW), avec 238 MW en cours de construction et 656 MW supplémentaires prévus. Si tous les projets aboutissent, la capacité totale atteindrait environ 1,2 gigawatt. Malgré cette expansion, la part de l’Afrique dans la capacité mondiale devrait rester globalement inchangée alors que l’investissement s’accélère aux États-Unis, en Europe et en Asie.
En dehors de l’Afrique du Sud, les niveaux d’occupation moyens restent proches d’un tiers de la capacité disponible, reflétant des infrastructures construites en anticipation de la demande future des fournisseurs de cloud hyperscale et de l’intelligence artificielle.
Le rapport souligne que l’approvisionnement en énergie, plutôt que la connectivité par fibre optique, est devenu la principale contrainte au développement de nouveaux sites. Les déficits énergétiques et les pertes de transmission atteignant jusqu’à 25 % dans certains centres urbains poussent les opérateurs vers des accords d’achat d’énergie à long terme, des micro-réseaux et la colocalisation avec des infrastructures d’énergie renouvelable.
Plus de 40 pays africains ont désormais adopté des lois sur la protection des données, et 15 ont formalisé des stratégies nationales en matière d’IA, reflétant un virage vers la souveraineté numérique et l’hébergement local des données.
L’Afrique représente environ 20 % de la population mondiale, mais héberge moins de 1 % de la capacité mondiale des centres de données.
«Il ne s’agit pas d’un simple rattrapage technologique, c’est une course contre la montre pour éviter que l’Afrique ne soit durablement exclue de la nouvelle économie mondiale de l’intelligence artificielle», a déclaré Faith Waithaka, présidente de l’Adca.
Le rapport complet, Data Centres in Africa 2026, est disponible publiquement.
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Imaginez dès 2065 que le continent de l’Afrique pourrait bouillir sous des vagues de chaleur pendant 300 jours par an, se transformant en fournaise géante. Derrière cette apocalypse annoncée, un rapport choc révèle le rôle fatal de la déforestation et deux solutions salvatrices. »
Le rapport publié du mois de janvier 2026 dans Communications Earth & Environment, intitulé « Coupled climate–land-use interactions modulate projected heatwave intensification across Africa », alerte sur l’explosion des vagues de chaleur en Afrique. Élaboré par des chercheurs africains et occidentaux, il s’appuie sur dix modèles climatiques ajustés aux observations historiques (1979-2014) et aux neuf régions climatiques du continent (Méditerranée, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Sahara, etc.).
Les prévisions, couvrant 2025-2060 et 2065-2100, révèlent que les vagues de chaleur deviendront la norme : à partir de 2065, la plupart des régions pourraient en subir 250 à 300 jours par an (jusqu’à 12 fois plus qu’historiquement dans l’Ouest de l’Afrique australe).
Cette intensification résulte non seulement des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais aussi de facteurs locaux comme le rayonnement, l’humidité, le vent et surtout les changements d’occupation des sols.
Grâce à l’intelligence artificielle, l’étude quantifie ces interactions : la déforestation assèche les sols, piège la chaleur et transforme des épisodes tolérables en menaces mortelles.
Les forêts, véritables « climatiseurs naturels », atténuent la chaleur en maintenant humidité et fraîcheur. Leur destruction aggrave le phénomène, rendant les nuits étouffantes et les jours infernaux.
Pour limiter ces impacts socio-économiques, le rapport insiste sur deux priorités : réduire drastiquement les émissions mondiales et protéger/restaurer forêts et végétation naturelle.
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Dans un continent où les routes maritimes du Maroc et du Golfe captent les flux atlantiques et est-africains, l’Égypte opte pour une stratégie terrestre offensive : corridors Le Caire-Cap et Le Caire-Tchad via la Libye, via le réseau transafricain (TAH), finançant ses tronçons nationaux tout en orchestrant une coordination régionale. Selon la revue African Business, ces initiatives visent à ériger l’Égypte en hub nord-sud incontournable, contournant les fragilités maritimes de la mer Rouge et les ambitions concurrentes du Maroc ou des États du Golfe.
Toujours selon African Business, la question essentielle est de savoir comment ces axes incarnent une quête de leadership continental. Entre l’Égypte qui riposte aux avancées maritimes marocaines atlantiques via des routes terrestres intérieures et le Soudan en guerre ainsi que la Libye et Tchad qui demeurent instables. Plus encore l’Éthiopie conflictuelle, Houthis amputant de 60% les recettes du canal de Suez en 2024. Ce qui diversifie les options face aux crises régionales.
Malgré 80% d’avancement proclamé en novembre 2025 pour Le Caire-Cap, conflits soudanais et corne de l’Afrique bloquent l’opérationnalité totale. Le tronçon tchadien (1 720 km, 510 millions USD) complète l’approche sahelienne avec financements locaux hors Égypte. Alignés sur l’Agenda 2063 et la ZLECAf, ils requièrent douanes fluides et logistique intégrée, à l’image du corridor Dakar-Lagos boosté par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO.
Écosystème et valeur ajoutée
Les corridors génèrent des gains progressifs, connectant ruralité aux villes et dynamisant chaînes locales dès les premières phases. Ils favorisent pôles agro-industriels et emplois via l’Initiative pour les corridors socio-économiques de l’UA.
Une chose est certaine: le succès se juge à la valeur ajoutée locale, la production, la transformation, l’entrepreneuriat et bien au-delà des kilomètres pavés.
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Le FMI joue un rôle clé en Afrique. Ses prêts aident les gouvernements à équilibrer leurs budgets. Ils financent aussi des infrastructures et des aides sociales. Mais ça montre une forte dépendance aux fonds étrangers.
Au 20 février 2026, l’Égypte domine. Elle a 5,89 milliards de dollars en cours. La Côte d’Ivoire suit avec 3,63 milliards. Puis le Kenya (2,94 milliards) et le Ghana (2,84 milliards).
L’Angola (2,50 milliards), la RDC (2,22 milliards), l’Éthiopie (1,76 milliard), la Tanzanie (1,34 milliard), la Zambie (1,27 milliard) et le Cameroun (1,18 milliard) ferment le top 10.
La position de la Tunisie
La Tunisie est loin de ce classement. Ses crédits sont modestes: environ 414 596 875 $. Ça traduit une prudence face aux prêts extérieurs. Contrairement aux leaders, très dépendants de l’aide internationale.
Le FMI n’est pas qu’un prêteur. Pour beaucoup de pays africains, il gère les finances publiques. Il influence les politiques et les projets de développement.
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Les monnaies stables sont l’un des moyens les plus rapides et les moins coûteux de transférer de l’argent dans les pays pauvres. Mais comme 99 % d’entre elles, telles que les monnaies dominantes Tether et USDC, sont indexées sur le dollar, elles soulèvent également des inquiétudes quant à la dollarisation de l’économie et à la fuite des capitaux.
Publié mercredi 18 février, intitulé « Rapport sur l’utilité des stablecoins » et mené par YouGov en collaboration avec les sociétés de cryptomonnaies PVNK, Coinbase et Artemis, ce rapport a recueilli les avis de plus de 4 650 personnes originaires de 15 pays qui possèdent ou envisagent de posséder des stablecoins ou des cryptomonnaies, précise Reuters.
Ce type de monnaie est aujourd’hui principalement utilisé pour les transferts de fonds entre les marchés de cryptomonnaies. Le Boston Consulting Group estimait dans un rapport publié l’année dernière que près de neuf dixièmes des transactions en stablecoins étaient liées au trading de cryptomonnaies. Tandis que les transactions servant à payer des biens ou des services représentaient environ 6 %.
En outre, le rapport affirme que la demande de stablecoins augmente sur d’autres marchés émergents comme l’Inde. De même qu’il montre que plus de la moitié des personnes interrogées ont augmenté leurs avoirs en stablecoins au cours de l’année écoulée. Les économies en développement enregistrant les tendances les plus marquées.
Ainsi, les statistiques indiquent qu’environ 80 % des participants à l’enquête au Nigéria et en Afrique du Sud possèdent déjà des stablecoins. Tandis que plus de 75 % d’entre eux ont l’intention d’accroître encore leurs avoirs au cours de l’année à venir.
Le marché mondial des stablecoins représente plus de 310 milliards de dollars. Il est dominé par des devises liées au dollar telles que Tether (185 milliards de dollars) et USDC (75 milliards de dollars). Et il devrait encore se développer suite à des mesures réglementaires américaines telles que le Genius Act.
Néanmoins, les banquiers centraux des économies émergentes restent prudents, craignant que des monnaies stables n’épuisent les dépôts bancaires nationaux, compromettant ainsi la politique monétaire et facilitant simultanément la fuite des capitaux.
L’enquête a également mis en évidence que la popularité décroissante des stablecoins dans les magasins et en ligne constitue un obstacle à leur adoption plus large dans les achats et abonnements quotidiens.
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À tout juste une vingtaine d’années, Joëlla Buhendwa trace déjà sa voie comme une véritable pionnière de l’agro-innovation durable en RDC. Elle est la première jeune entrepreneure à se lancer dans l’élevage de mouches soldats noires, une astuce écologique maline qui recycle les déchets organiques des ménages en trésors à haute valeur ajoutée.
Avec son entreprise AstiFerme, elle transforme ces déchets biodégradables en larves gorgées de protéines pour l’alimentation animale, et en engrais organique naturel. Son approche attaque d’un coup trois problèmes brûlants : la montagne de déchets, le prix exorbitant des aliments pour bétail, et la pauvreté des sols.
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Son projet s’inscrit parfaitement dans l’essor timide de l’économie circulaire en Afrique centrale. En pariant sur une technologie simple, locale et écolo, Joëlla prouve que l’innovation, c’est avant tout un impact réel, pas forcément du high-tech clinquant.
Bien plus qu’un business, son engagement social et environnemental en fait un vrai moteur pour l’autonomisation des jeunes et le renouveau des communautés. C’est la preuve que la nouvelle génération africaine ne se contente pas d’attendre les opportunités: elle les fabrique de ses propres mains.
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Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, annonce que le projet du gazoduc transsaharien entrera en phase opérationnelle immédiatement après le mois de Ramadan. Il a qualifié cette étape de « décision cruciale » dans le cadre du partenariat énergétique entre l’Algérie et le Niger.
La compagnie nationale Sonatrach entreprendra les premiers travaux de pose du gazoduc sur le territoire nigérien, a souligné le président algérien qui recevait son homologue nigérien, Abdourahmane Tiani, en visite de deux jours à Alger.
A noter que ce projet stratégique vise à acheminer le gaz naturel du Nigeria vers l’Europe via le Niger et l’Algérie.
Considéré comme l’un des plus vastes projets énergétiques d’Afrique, le gazoduc transsaharien s’étendra sur 4 128 kilomètres , dont 1 037 km au Nigeria, 841 km au Niger et 2 310 km en Algérie… D’importants tronçons sont déjà réalisés, avec environ 1 800 kilomètres restant à achever pour relier pleinement les trois pays.
Normalisation politique et dynamique économique
Cette avancée intervient dans un contexte de réchauffement des relations entre Alger et Niamey, après près d’un an de tensions diplomatiques liées à la situation au Sahel. C’est dans ce cadre qu’Alger a rétabli son ambassadeur à Niamey, et vice versa.
À l’issue de sa rencontre avec le président Tiani, Tebboune a également confirmé l’existence d’un accord global visant à renforcer la coopération bilatérale dans les domaines de la sécurité, de la formation et des infrastructures.
De son côté, le président nigérien a souligné que sa visite « traduit une volonté commune » d’instaurer un partenariat stratégique multidimensionnel couvrant l’économie, l’énergie, le commerce et la santé, avec une priorité accordée au gazoduc transsaharien.
S’il aboutit, ce projet devrait accroître les recettes publiques des pays concernés, soutenir la sécurité énergétique régionale et consolider la position de l’Algérie comme trait d’union entre entre réserves gazières africaines et les marchés européens, dans un contexte de profondes mutations énergétiques mondiales.
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Cette effervescence de l’internet africain s’est accéléré ces dernières années, avec les réseaux mobiles, la fibre optique et les pôles technologiques qui ont transformé la façon dont les gens communiquent, travaillent et se divertissent sur tout le continent.
Voici le classement des cinq plus rapides connexions mobiles africaines.
1- Maroc – 123,87 Mbps
Le Maroc occupe la première place africaine grâce à d’importants investissements dans les infrastructures télécoms et au déploiement massif de la 4G.
Son réseau fixe affiche également de solides performances :
Le pays se classe 105e mondial en haut débit fixe et s’impose comme un hub numérique régional, porté par l’essor des startups et des services en ligne.
2- Afrique du Sud – 65,70 Mbps
Classée 64e mondiale pour l’internet mobile, l’Afrique du Sud confirme sa place parmi les leaders technologiques du continent.
Une connectivité particulièrement adaptée au télétravail et aux entreprises.
3- Tunisie – 57,30 Mbps
La Tunisie figure parmi les meilleures vitesses mobiles africaines. En revanche, son haut débit fixe reste en retrait :
Notre pays arrive au 145e rang mondial pour le fixe.
4- Algérie – 50,65 Mbps
L’Algérie affiche des performances solides aussi bien en mobile qu’en fixe :
Le pays occupe la 109e place mondiale en haut débit fixe.
5- Kenya – 45,37 Mbps
Le Kenya complète le top 5 avec :
149e mondial pour le fixe, le pays reste néanmoins un acteur majeur du numérique africain, porté par un écosystème mobile dynamique et l’essor du paiement mobile.
Porté par la fibre optique, l’expansion des réseaux mobiles et la multiplication des pôles technologiques, l’internet africain connaît une forte progression. De plus en plus indispensable pour le divertissement, l’éducation et les affaires, l’accès à une connexion fiable devient une nécessité quotidienne.
Toutefois, le développement reste inégal. Si certains pays accélèrent et rivalisent désormais avec les standards internationaux, d’autres continuent de faire face à des défis d’infrastructures et d’investissements.
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