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Lettre de Sherifa Riahi | Cri de détresse et appel à la justice et à la dignité

Von: Yusra NY
24. März 2025 um 21:20

Dans une lettre poignante adressée à sa famille, ses amis et la société civile, Sherifa Riahi, incarcérée à la prison de la Manouba, dénonce les conditions de sa détention et l’injustice de sa situation.

Tout en dénonçant une sanction infondée et considérât payer le prix de son engagement humanitaire, appel Sherifa Riahi a lancé un appel à la justice et à la dignité.

Ci-dessous la lettre de Sherifa Riahi diffusée par Le Comité pour le respect des libertés et les droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT)

Prison de la Manouba, 17 mars 2025

Je remercie sincèrement ma famille, mes amis et la société civile. Votre soutien indéfectible a été essentiel dans cette épreuve.
À mes avocats : je sollicite une diligence particulière dans la procédure de pourvoi en cassation, qu’elle soit traitée avec célérité afin qu’une audience soit fixée dans les plus brefs délais.

Je n’ai jamais regretté mon engagement humanitaire, considérant injuste de condamner des personnes en raison de leur dévouement au travail humanitaire. Mon engagement ne saurait donc constituer une infraction.

Ce qui constitue la peine la plus sévère n’est pas la détention elle-même, mais la privation de tout droit de visite avec mes enfants, âgés d’un et trois ans. Ils n’ont pas été autorisés à me rendre visite, même accompagnés d’un membre de ma famille.

J’ai également été privée de mon droit d’allaiter ma fille, qui n’avait que trois mois au moment de mon arrestation. Le maintien de mon lien avec elle et la possibilité de l’allaiter étaient conditionnés et subordonnés à sa présence avec moi en prison, alors que je demandais une solution extrêmement simple : pouvoir allaiter ma fille quotidiennement dans une salle dédiée, avant qu’elle ne soit confiée à ma mère.

Le régime des visites pénitentiaires, marqué par des restrictions abyssales et des lenteurs procédurales, s’apparente à un traitement inhumain, dégradant et humiliant, au point que l’on pourrait l’assimiler à une forme de torture pour les détenues poursuivies en vertu de la loi n° 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.

En principe, la détention provisoire doit rester une mesure d’exception. Par souci de respect du principe de séparation des pouvoirs et pour éviter toute ingérence dans le pouvoir judiciaire, j’ai choisi de ne pas médiatiser mon affaire. J’ai toujours eu confiance eu égard à mon innocence et en l’impartialité judiciaire.

Aujourd’hui, les charges de blanchiment d’argent ont été abandonnées. Pourtant, je demeure incarcérée, subissant une sanction infondée qui semble être le prix de mon engagement dans l’action humanitaire.

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Le CRLDHT commente le retrait de la Tunisie de la Cour africaine des droits de l’Homme

21. März 2025 um 07:04

Commentant le retrait de la Tunisie de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a, dans un communiqué publié jeudi 20 mars 2025, déclaré que «la Tunisie renie ses engagements et anéantit une autre garantie pour le peuple tunisien en matière de droits humains».

«Cette décision prive désormais les citoyen-ne-s tunisien-ne-s et les ONG de défense du droit de saisir directement la Cour africaine pour alléguer les violations des droits fondamentaux commises par l’État tunisien et demander les remèdes et les indemnisations auxquels ils ont droit», affirme le CRLDHT, qui y voit «un manquement grave à la Constitution de 2022, notamment tout son chapitre II», relatif aux droits et libertés.

Tout en rappelant le parcours de la Tunisie au sein de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et son engagement en faveur de la justice internationale, me CRLDHT voit dans cette décision une «marche arrière» de la part des autorités tunisiennes rejetant ainsi «une justice indépendante qui aurait pu constituer une protection subsidiaire pour les citoyens contre les abus du pouvoir».

Enfin, le CRLDHT rappelle que «ce retrait ne prendra effet qu’en mars 2026, selon la jurisprudence de la Cour africaine» et appelle «toutes les victimes de violations des droits humains à déposer des plaintes auprès de la Cour avant cette échéance».

Rappelons que la Coalition tunisienne contre la peine de mort (CTCPM) a dénoncé ce qu’elle a appelé une décision autoritaire qui isole la Tunisie de son environnement continental et qui s’inscrit dans une logique de rejet de la justice indépendante, aussi bien à l’échelle nationale que régionale. Dans un communiqué publié jeudi, l’organisation a rappelé que la Cour africaine constitue un acquis majeur de la lutte des peuples africains contre les régimes dictatoriaux et les pratiques répressives.

La CTCPM a également souligné que cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de remise en cause de l’indépendance de la justice en Tunisie, marqué notamment par le blocage de la mise en place de la Cour constitutionnelle, la remise en question de la juridiction administrative et la révocation de nombreux magistrats.

La Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), pour sa part, considère ce retrait comme un grave recul des engagements régionaux et internationaux de la Tunisie. Elle y voit une tentative de se soustraire à un mécanisme judiciaire indépendant visant à garantir des voies de recours aux victimes et à limiter l’impunité.

De son côté, le Centre des droits de l’Homme de l’Université de Pretoria a exprimé sa profonde préoccupation face à cette décision, exhortant le gouvernement tunisien à revenir sur cette mesure.

I. B.

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