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Mouton de l’Aïd : Cela coûte cher au portemonnaie

27. Mai 2026 um 14:47

Le prix du mouton a tenu la vedette en cet Aïd Al Adha 2026. Choses vues et entendues à la veille du 27 mai dans deux communes de la banlieue sud de Tunis. Où le et les bêlements se font un peu rares. Comme, cela sent moins le foin et le crottin.

 

C’est, selon cet employé de la ville de Radès, dans la banlieue sud de Tunis, et qui traverse quotidiennement trois quartiers de cette ville pour se rendre à son travail, « un signe qui ne trompe pas ». En cette année 2026, les bêlements se font un peu rares. Comme, cela sent moins le foin et le crottin. « Preuve évidente que les achats de moutons ne se sont pas faits au rythme habituel ». Et notre interlocuteur d’affirmer, haut de son 1,80 mètre, que la cause principale est relative aux prix pratiqués. « Excessifs », selon lui. Et notre homme de raconter cette histoire, dénichée sur les réseaux sociaux. Celle d’un citoyen venu avec une voiture de luxe, louée à la journée, pour transporter un mouton acquis « pour 2 000 dinars ». En fait « à tout seigneur, tout honneur », lance-t-il, sans se départir d’un rire moqueur.

Dans le café où travaille Mohamed, les commentaires sur la cherté du prix du mouton sont devenus un sujet de prédilection. Et comme toujours, chacun vient avec son récit et son commentaire. Notamment au sujet de ces « gacharas », spéculateurs, qui ont été, à en croire Mounir, un habitué du café, « la vedette de cet Aïd ». Ils essaiment, selon lui, partout. Y compris dans les ventes organisées pour lutter contre la spéculation.

« Un citoyen avec une voiture de luxe, louée à la journée, pour transporter un mouton acquis « pour 2000 dinars ». En fait « à tout seigneur, tut honneur ».

 

Malgré toute la vigilance

Comme les ventes de moutons au kilogramme, qui se sont tenues le 18 mai 2026 à Radès. « Les gacharas se sont mêlés à la fête, comme on dit, pour acheter, à leur tour, des agneaux ». Et évidemment, selon la version des faits de Mounir, « ils l’ont fait, malgré toute la vigilance des uns et des autres, en dépêchant certains de leurs sbires. De peur de pouvoir être reconnus ». En fait, comme dit un proverbe tunisien bien connu : « celui qui vole prend toujours le dessus sur celui qui le dénonce ! », commente-t-il. « Ces points de vente auront, malgré tout, réussi à fournir des moutons à des prix raisonnables. Ils ont aussi réussi à montrer que les spéculateurs se sont bien rempli les poches. Des prix entre 300 et 400 dinars de moins comparés à ceux pratiqués par les spéculateurs », conclue-t-il.

Pas pressé, chemise blanche et jean, Ali, un habitant de la commune voisine d’Ezzahra, n’a pas prévu d’acheter de mouton. Il se suffit de deux kilos de viande. « Des côtelettes d’agneau et quelques merguez », précise-t-il. « Mes deux fils sont maintenant mariés et sont de ce fait assez grands pour se débrouiller tout seuls », commente-t-il. « Et puis avec mon cholestérol et mon hypertension artérielle, il faut faire attention », dit-il.

« Faire mon barbecue tranquille »

Dans la même boucherie du marché où il est venu s’approvisionner, on entend pratiquement le même son de cloche : hormis le prix, on avance moult arguments pour expliquer pourquoi il n’y a pas eu d’achat de mouton. Ezzeddine, la cinquantaine, dynamique et cheveux en broussailles sous une casquette rouge, ne fait pas le sacrifice depuis qu’il habite un appartement à Boumhail El Basatine, une commune qui jouxte Ezzahra. « Ce n’est plus possible. Il y a des désagréments : où loger le mouton, où l’égorger ou encore le suspendre et couper la viande ? Je préfère venir ici et acheter de la viande et, ensuite, faire mon barbecue tranquille », tonne-t-il.

Retour à la case départ. On a beau chasser le coût du mouton, il revient au galop. Dans une autre boucherie d’Ezzahra, Nourreddine nous explique qu’au rythme où va le prix du mouton, son achat va dans quelques années être en rapport avec un certain statut social. « Comprenez que son achat ne sera possible que pour les plus riches », sourit-il. Avant d’affirmer que cela sera vrai « à moins d’être un « frimeur » – et il y en a un « paquet » – qui achète, malgré tout, un mouton au prix fort pour l’exposer aux yeux des passants, assis devant sa villa, une chicha dans la main. Eclat de rire dans l’entourage de Nourreddine. Un moyen, peut-être, de donner raison à leur ami !

 

« A moins d’être un « frimeur » -et il y en a un « paquet »- qui achète, malgré tout, un mouton au prix fort pour l’exposer aux yeux des passants, assis devant sa villa une chicha dans la main ».

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Gestern — 26. Mai 2026Haupt-Feeds

Washington et Téhéran sont-ils sur le point de conclure un accord ?

26. Mai 2026 um 13:13

Pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre le 28 février, les Etats-Unis et l’Iran s’expriment avec optimisme sur un possible accord qui mettrait fin aux hostilités.

Bien que les négociations menées par le biais des très actifs intermédiaires pakistanais se déroulent dans la discrétion, quelques informations émergent pour corroborer l’idée que « quelque chose de sérieux » se prépare.

Tout d’abord, pour la première fois, Trump a publié le 23 mai à 21h30 du soir (heure de Washington) une déclaration inhabituelle sur son Truth Social. Inhabituelle dans le sens où elle est correcte, mesurée et dépourvue de ses fanfaronnades habituelles et ses inévitables attaques contre l’adversaire.

Après avoir cité les noms de tous les dirigeants des pays arabes du Golfe avec lesquels il a eu « une très bonne discussion », Trump a affirmé : « Un accord a été largement négocié, sous réserve de la finalisation entre les États-Unis d’Amérique, la République islamique d’Iran et les différents autres pays énumérés. Séparément, j’ai eu un appel avec le Premier ministre Bibi Netanyahu, d’Israël, qui, de même, s’est très bien passé. Les aspects finaux et les détails de l’accord sont actuellement discutés et seront annoncés sous peu. »

D’autre part, l’Américain d’origine iranienne Trita Parsi, Vice-président du « Quincy Institute for Responsible Statecraft », a affirmé : « Mes propres sources à Téhéran confirment qu’une avancée majeure a été réalisée; bien qu’elle reste soumise à une approbation finale. »

Le fait que Trump n’ait annoncé l’accord qu’après s’être entretenu avec les dirigeants régionaux, ceux d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de Turquie, d’Égypte, de Jordanie et de Bahreïn est significatif. Cela prouve que Trump est soucieux des attaques dont il est déjà la cible de la part du Lobby et des faucons à Washington qui commencent à parler de « trahison ». En d’autres termes, Trump cherche à montrer tant aux adversaires de la paix qu’à l’opinion américaine que les principaux partenaires des États-Unis au Moyen-Orient privilégient la diplomatie à l’escalade.

Selon Amwaj.media (Basé au Royaume-Uni), « l’accord prévoit un cessez-le-feu complet, y compris au Liban ; le déblocage progressif des avoirs iraniens gelés ; et la levée du blocus américain du détroit d’Ormuz ».

Toujours selon le même média, « le trafic maritime dans le détroit reprendrait sous la supervision conjointe de l’Iran et d’Oman. Une fois ces mesures entrées en vigueur, les parties disposeraient de 30 jours supplémentaires pour négocier un accord final sur la question nucléaire et le statut à long terme du détroit d’Ormuz. »

Trita Parsi pense que « le délai de 30 jours offre de nombreuses occasions aux saboteurs de tous bords de faire dérailler le processus ». Nul doute que Netanyahu et le Lobby sioniste à Washington sont furieux de la perspective d’un accord qui ferait apparaitre aux yeux du monde que l’Iran sort vainqueur contre les agresseurs qui visaient sa destruction. Par conséquent, il faut s’attendre à des tentatives de sabotage de cette première avancée sérieuse vers la paix.

Il est important de souligner ici la différence de contexte dans lequel Obama a signé en 2015 son accord avec l’Iran et Trump s’apprête à signer le sien 11 ans plus tard. Obama a réussi à valider son accord en dépit de la forte opposition d’Israël et des pays du Conseil de Coopération du Golfe, l’Arabie saoudite en tête. Aujourd’hui, pour Trump, les choses semblent plus faciles puisqu’il bénéficie du soutien de tous les pays du Golfe.

Mais Netanyahu prendra-t-il le risque d’entrer en conflit direct avec Trump dans le cas où celui-ci finira par signer un accord avec l’Iran ? On pourrait conjecturer que c’est pour dissuader le Premier ministre israélien de penser à engager un bras-de-fer avec lui que Trump a déclaré il y a quelques jours aux journalistes qu’il bénéficiait d’un « taux d’approbation de 99 % » en Israël et qu’il pourrait se présenter lui-même au poste de Premier ministre…

Le Vice-Président du ‘’Quincy Institute’’ a vu en cela « un avertissement clair adressé à Netanyahu et à l’establishment politique israélien, leur signifiant que Trump peut leur nuire bien plus qu’ils ne peuvent lui nuire ».

Si l’espoir de mettre fin au conflit exprimé à Washington et à Téhéran se réalise à travers la signature d’un accord qui sera forcément avantageux pour l’Iran; cela représentera une défaite stratégique majeure pour Israël qui verra ses rêves fous d’ « Eretz Israël » et de domination régionale enterrés à jamais.

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Trump-Netanyahu : Divergences ou rupture ?

23. Mai 2026 um 10:38

Washington et Tel-Aviv sont-ils au bord de la rupture ? Donald Trump veut garder ouverte l’option d’un accord avec Téhéran ; Benjamin Netanyahu estime pour sa part que la pression militaire doit continuer afin d’« écraser » les capacités nucléaires et balistiques de son ennemi héréditaire.

 

L’idylle entre « Bibi » et « le meilleur ami d’Israël à la Maison Blanche » semble avoir du plomb dans l’aile. Pourtant, pendant des années, Trump et Netanyahu ont affiché une proximité totale. Lors de son premier mandat, le président américain n’avait-il pas transféré l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem et reconnu les hauteurs du Golan comme territoire israélien ? Depuis son retour à la Maison Blanche en 2025, les deux dirigeants n’avaient-ils pas encore renforcé leur coopération, notamment autour de la bande de Gaza et de l’offensive lancée le 28 février contre l’Iran ?

Divergences

Cependant, il faut croire que leurs chemins se sont séparés, probablement parce qu’ils poursuivent des objectifs différents dans la guerre contre l’Iran. Israël veut renverser le régime des ayatollahs à la racine, tandis que Trump se concentre sur la réduction de ses capacités militaires et nucléaires.

En effet, révèle la presse américaine, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est sorti « hors de lui » et « fou de rage » à l’issue d’un entretien téléphonique extrêmement tendu, dans la soirée du mardi 19 mai, avec le président américain, Donald Trump : les deux alliés s’opposent désormais frontalement sur la gestion du conflit avec l’Iran. Le locataire de la Maison Blanche cherche une issue rapide à cette guerre par la voie diplomatique ; alors que le boucher de Gaza veut « finir le job » par l’intensification de frappes militaires massives contre l’Iran.

Selon The Wall Street Journal, l’échange de mardi a ainsi mis en lumière « les intérêts divergents des deux alliés quant à la fin de la guerre ». Ainsi, « Trump cherche à mettre un terme à un conflit économiquement coûteux et impopulaire aux États-Unis. Israël espère reprendre la campagne de bombardements là où elle s’était arrêtée […] et infliger des dégâts plus importants afin d’affaiblir un régime qu’il perçoit comme une menace existentielle », résume le quotidien américain.

Trump veut passer à autre chose

Selon la chaîne américaine CNN, Trump aurait indiqué à son allié israélien que « les médiateurs travaillaient sur une ‘lettre d’intention’ que les États-Unis et l’Iran signeraient afin de mettre officiellement fin à la guerre et d’entamer une période de négociations de trente jours sur des questions telles que le programme nucléaire iranien et l’ouverture du détroit d’Ormuz ».

Or, il était prévu une relance conjointe des attaques contre Téhéran dès mardi 19 mai. « Dimanche 17 mai, lors d’un entretien, Trump a indiqué qu’il envisageait de lancer de nouvelles frappes ciblées contre l’Iran en début de semaine ».  Vingt-quatre heures plus tard, il change d’avis et décide de la poursuite de la médiation « à la demande de ses alliés du Golfe, notamment le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis », affirme la même source.

Alors, pourquoi ce revirement brusque ? Il semble évident que Trump, en sa qualité d’ancien promoteur immobilier, « en a marre » du conflit du Moyen-Orient – un bourbier auquel il a été entraîné par son ami Bibi – et espère conclure un « deal » en vertu duquel Téhéran s’engagerait à suspendre son programme nucléaire et rouvrirait le détroit d’Ormuz. Pour déclarer triomphalement qu’il a gagné la guerre. Au suivant !

Obsession

Etouffant à peine sa colère à cause de cette énième volte-face du milliardaire républicain, Netanyahu lui aurait fait part de sa « déception », qualifiant d’« erreur » le report des frappes et insistant pour « une reprise de l’offensive militaire », rapporte CNN, ajoutant que le Premier ministre israélien, la queue entre les jambes, a souligné que bien que la guerre contre l’Iran ait été lancée en collaboration avec les États-Unis, « personne ne peut donner d’ordres à Donald Trump », qu’il a qualifié d’« homme le plus puissant du monde », insistant sur le fait que seul le président américain décide jusqu’où aller dans cette offensive et quand y mettre fin.

En effet, il faut reconnaître que le Premier ministre israélien ne lâche jamais le morceau et ne change jamais de ligne. Il affirme mordicus que l’Iran est « sur le point » de posséder l’arme nucléaire depuis plus de 30 ans. Il avait prononcé ses premiers avertissements sur une bombe iranienne imminente en 1992. Depuis, il a continuellement réduit le délai, déclarant à plusieurs reprises au fil des ans que l’Iran n’était plus qu’à « quelques mois » ou « quelques semaines » de l’objectif.

Rien d’étonnant à ce qu’il plaide depuis le début du conflit avec l’Iran pour une approche plus agressive face à Téhéran, sans cacher son objectif annoncé de renverser le régime islamique en place depuis 1979. Durant les quarante jours de guerre, il avait d’ailleurs appelé à plusieurs reprises la population iranienne à se soulever contre le pouvoir. En vain, puisqu’il a réussi, a contrario, la prouesse de rassembler le peuple iranien, y compris l’opposition, autour d’un régime autrefois honni.

Ironie du sort : désormais, c’est le régime des mollahs qui décidera de l’avenir de l’alliance « indéfectible » entre Washington et Tel-Aviv.

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Modi à Abou Dhabi : pétrole et équilibres géostratégiques

21. Mai 2026 um 09:17

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, est arrivé aux Emirats pour une visite stratégique axée sur la sécurité énergétique de l’Inde ainsi que le renforcement de l’axe New Delhi – Abou Dhabi en contrepoids à l’accord de défense mutuelle entre l’Arabie saoudite et le Pakistan.

 

Naissance d’un nouvel axe New Delhi – Abou Dhabi ? La sécurité énergétique de l’Inde, la montée des tensions régionales au Moyen-Orient et le renforcement du partenariat stratégique entre l’Inde et les Emirats arabes unis étaient au menu de la très brève visite, à peine trois heures, du Premier ministre indien, Narendra Modi, à la richissime monarchie pétrolière ; le seul pays du Moyen-Orient qu’il a visité depuis le début de la guerre en Iran avant d’entamer une tournée européenne qui le mènera successivement aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège puis en Italie.

« Je suis venu dans ma deuxième maison », a affirmé le responsable hindou dès son arrivée à Dubaï où il a été reçu par le président émirati, Mohamed Ben Zayed qu’il a appelé son « frère » dans un message posté sur X. Au-delà des salamalecs d’usage et de la cordialité soigneusement affichée entre les deux dirigeants, que vient chercher le responsable hindou à Abou Dhabi ?

L’économie indienne dans la tourmente

D’abord sécuriser l’approvisionnement énergétique de son pays fortement perturbé par la guerre en Iran et, surtout, la fermeture du détroit d’Ormuz, avec des répercussions néfastes sur l’industrie du pays, le quotidien des ménages indiens, mais aussi sur l’inflation et la croissance économique.

En effet, le gouvernement indien vient d’augmenter de 3 % les prix de l’essence à la pompe, une première en quatre ans. Le but est de soulager les distributeurs, qui ont absorbé depuis le début de la guerre la différence entre les prix du baril sur les marchés mondiaux et les prix à la pompe, bloqués jusqu’ici par le gouvernement fédéral qui a la main sur les tarifs. Les pertes des distributeurs se chiffrent déjà en milliards de dollars. D’autant plus que l’envolée des prix du pétrole provoque également une pression inédite sur la roupie – la monnaie indienne -, qui a atteint des niveaux historiquement bas face au dollar.

La flambée de la facture énergétique met aussi sous pression la balance des paiements de l’Inde, faisant fuir les investisseurs étrangers. Une situation prise au sérieux par le gouvernement.

Ainsi, dans un message au ton solennel adressé la semaine dernière (du 11 mai 2026) au pays, Narendra Modi a demandé aux Indiens de réduire leur consommation de carburant, de limiter leurs voyages à l’étranger et d’arrêter d’acheter de l’or afin d’éviter que la roupie ne dégringole encore davantage.

Un partenaire clé

Or le petit pays du Golfe est devenu ces dernières années un partenaire clé pour l’Inde dans la région. Le commerce bilatéral s’élève à 100 milliards de dollars et les Emirats sont le deuxième marché à l’export pour les produits indiens. Sans compter une diaspora forte de 4,5 millions de travailleurs indiens qui envoie environ 21,6 milliards de dollars par an vers son pays d’origine. Cela représente près de 20 % du total annuel des fonds que l’Inde reçoit de l’étranger, faisant des Émirats la deuxième source de transferts mondiaux pour l’Inde juste après les États-Unis.

Sur le plan énergétique, le géant asiatique est le troisième pays importateur d’hydrocarbures au niveau mondial et dépend des importations pour 85 % du pétrole qu’elle consomme et 50 % pour le gaz. D’autre part, la part des Emirats arabes unis dans les importations indiennes de brut a quant à elle doublé entre 2021 et 2025, en passant de 5 % à 10 %, faisant d’Abu Dhabi le 4e fournisseur de pétrole de l’Inde après la Russie, l’Irak et l’Arabie saoudite.

Mais ce n’est pas suffisant pour New Delhi qui voudrait aller encore plus loin et acheter davantage aux Emirats, qui viennent tout juste de claquer la porte de l’Opep. Ainsi libéré des quotas imposés par l’Opep et à sa tête l’Arabie saoudite, les Emirats pourraient librement augmenter leur production de pétrole. Pour y parvenir, ils prévoient d’ailleurs de doubler la capacité du pipeline reliant les champs pétroliers de l’ouest du pays au port de Fujaïrah, pour contourner Ormuz, qu’ils savent désormais à la merci de l’Iran.

Lire aussi : Les Émirats arabes unis quittent l’OPEP

Pour un Ormuz « libre »

Ensuite, assurer la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime vital pour l’économie indienne, puisque une grande partie du pétrole consommé en Inde y transite. Narendra Modi a appelé à un détroit d’Ormuz « ouvert et sûr » lors de sa visite éclair aux Emirats arabes unis. « Maintenir Ormuz libre, ouvert et sûr est notre plus haute priorité », a-t-il  affirmé. Tout en ajoutant que le respect du droit international était « essentiel ».

Recomposition géopolitique

Enfin, Modi cherche à renforcer l’influence de Inde dans un Golfe en pleine recomposition géopolitique, marqué à la fois par les fractures internes du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et par la confrontation ouverte entre Iran et les Émirats arabes unis.

Dans ce contexte d’insécurité régionale grandissante, New Delhi et Abou Dhabi ont scellé, lors de cette visite, les bases d’un partenariat stratégique de défense destiné à contrebalancer l’accord de défense mutuelle conclu l’an dernier entre le Pakistan, rival historique de l’Inde, et l’Arabie saoudite.

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Violences sexuelles contre les Palestiniens : le rapport qui accable Israël

19. Mai 2026 um 12:00

Le prestigieux quotidien américain, The New York Times,  donne la parole à des Palestiniens et des Palestiniennes ayant subi des actes de violences sexuelles commis par des soldats, des colons, des interrogateurs, et surtout des gardiens de prison. Interdit aux âmes sensibles.

C’est un article choc qui a provoqué cette semaine en Israël une « indignation publique et diplomatique d’une ampleur sans précédent », écrit le quotidien israélien Yediot Aharonot, un média  pourtant peu enclin à des sympathies pro-palestiniennes.

En cause, une tribune publiée le 11 mai dans The New York Times sous le titre « Le silence face au viol des Palestiniens ». Son auteur, le chroniqueur Nicholas Kristof, y décrit « un schéma généralisé de violences sexuelles commises contre des Palestiniens » par des gardiens de prison, des membres des forces de sécurité israéliennes et des colons.

Pour étayer ses accusations, le journaliste s’appuie sur 14 témoignages recueillis en Cisjordanie occupée, théâtre d’une flambée de violences depuis le 7 octobre 2023.

Hommes, femmes et même des enfants

L’enquête de Nicholas Kristof, commentateur politique américain, célèbre pour ses chroniques engagées dans le The New York Times et récompensé par deux prix Pulitzer, décrit « un schéma de violences sexuelles israéliennes généralisées contre des hommes, des femmes et même des enfants – commises par des soldats, des colons, des interrogateurs de l’agence de sécurité intérieure Shin Bet et, surtout, par des gardiens de prison ». Selon le journaliste, « rien n’indique que les dirigeants israéliens ordonnent des viols ».

Citant un rapport de mars 2025 des Nations unies – qui évoque la « torture sexualisée » comme l’un des « procédés standard » employés contre des détenus palestiniens et parle d’un usage systématique de violences sexuelles ou de menaces sexuelles lors des interrogatoires depuis l’attaque sans précédent du Hamas sur Israël, le 7 octobre 2023 -, l’auteur de l’article admet qu’il « est impossible » de déterminer l’ampleur des faits, mais affirme que 14 hommes et femmes lui ont décrit très précisément de nombreux sévices.

« Beaucoup ont déclaré qu’on tirait souvent sur leurs organes génitaux ou qu’ils étaient frappés aux testicules. Des détecteurs de métaux portatifs ont été utilisés pour sonder l’entrejambe nu des hommes, puis pour frapper leurs parties intimes », écrit-il. Selon des détenus libérés, les autorités israéliennes ordonnent aux prisonniers de garder le silence sur ces actes.

Témoignages glaçants

Le double prix Pulitzer cite à titre d’exemple de Sami al-Sai, journaliste freelance de 46 ans, qui raconte ainsi avoir été plaqué au sol par un groupe de gardes lors de son transfert vers une cellule, frappé, déshabillé de force, puis violé avec une matraque en caoutchouc, « sous les rires de ses agresseurs ». Il dit avoir entendu l’un d’eux demander des « carottes », avant d’être à nouveau pénétré avec un légume.

Son cas n’est pas isolé. D’autres prisonniers décrivent des schémas similaires : menaces de viol pour les pousser à collaborer avec les services de renseignement, torsions répétées des testicules, sondes et détecteurs utilisés comme instruments de torture sexuelle. Un agriculteur détenu sans inculpation raconte avoir été violé à trois reprises le même jour avec une matraque métallique, après avoir tenté de déposer plainte auprès de l’administration pénitentiaire; la demande de formulaire aurait déclenché de nouveaux sévices.

La honte

Pourquoi les victimes de violences sexuelles gardent-ils silence ? « La société arabe décourage les discussions sur ce sujet », explique l’auteur de l’enquête. « Des normes sociales conservatrices freinent également la discussion : deux victimes m’ont confié qu’un prisonnier qui reconnaîtrait avoir été violé compromettrait la capacité de ses sœurs et de ses filles à trouver un mari ». Double peine !

Déni effarouché

Et que répond le boucher de Gaza qui a toujours qualifié l’armée israélienne de « plus morale » ou « plus éthique » du monde de ces pratiques dignes de la Gestapo ? Et pourquoi la soi-disant « boussole morale » de l’Etat sioniste a-t-elle perdu le Nord ? En menaçant de lancer une « action en diffamation » contre le quotidien américain de référence et en brandissant comme à l’accoutumée l’arme de l’antisémitisme.

« Aujourd’hui, j’ai demandé à mes conseillers juridiques d’envisager l’action en justice la plus sévère qui soit contre le New York Times et Nicholas Kristof », a annoncé sur X jeudi 14 mai Benyamin Netanyahou, le Premier ministre d’Israël. « Ils ont diffamé les soldats israéliens et perpétué une accusation de sang par le viol, en cherchant à créer une fausse symétrie entre les terroristes génocidaires du Hamas et les valeureux soldats d’Israël. Sous mon leadership, Israël ne gardera pas le silence. Nous combattrons ces mensonges devant le tribunal de l’opinion publique et devant les tribunaux. La vérité triomphera ».

Jouant sur la corde de l’antisémitisme, le ministère israélien des Affaires étrangères a dénoncé pour sa part « une calomnie antisémite remontant au moins au Moyen Age selon laquelle les juifs assassineraient des enfants non juifs pour les besoins de leur culte ». Classique.

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Politique : mensonge généralisé ?

18. Mai 2026 um 09:00

En temps de guerre comme en temps de paix, en dictature comme en démocratie, la propagande fait partie du discours des responsables politiques. Avec des degrés différents néanmoins : le mensonge est la règle dans les régimes autoritaires et dans un pays en guerre. Ce qui ne devrait pas être le cas en démocratie. Et pourtant, en Occident et ailleurs, les démocraties sont traversées par des discours qui jouent sur la frontière entre vrai et faux, sur la situation économique, climatique, militaire, etc. Une dérive symbolisée par ceux qui sont traditionnellement présentés comme la première démocratie moderne, les Etats-Unis.

Le président Donald Trump se moque de la vérité, ment comme il respire. Au-delà du malaise qu’il suscite, c’est sa propre fiabilité qui est mise en doute; alors même qu’il est à la tête de la première puissance mondiale.

Mentir n’est pas moral, en politique ou ailleurs. La relation entre vérité et mensonge en politique est une manière de questionner la place de la morale en politique. Or la relation entre morale et politique est équivoque. La pensée politique moderne est marquée par l’œuvre de Nicolas Machiavel (Le Prince, 1532). Celui-ci assimile et réduit le politique à une question de rapport de forces, de domination. Loin de l’impératif de vérité de Kant, le penseur florentin situe le fondement du pouvoir dans la politique elle-même : la prise, l’exercice et la conservation du pouvoir ne sont pas une affaire morale. Ainsi, l’action politique ne suppose pas d’être vertueux, elle admet la nécessité du mensonge … dans l’intérêt de la cité ! Machiavel admet la pratique du mensonge dès lors qu’elle sert l’intérêt général, et non des intérêts personnels. L’homme politique doit assumer une forme de cynisme, mais il n’est pas « immoral » à proprement parler, il obéit à des impératifs « moraux » différents.

 

La pensée politique moderne est marquée par l’œuvre de Nicolas Machiavel (Le Prince, 1532). Celui-ci assimile et réduit le politique à une question de rapport de forces, de domination. Loin de l’impératif de vérité de Kant, le penseur florentin situe le fondement du pouvoir dans la politique elle-même : la prise, l’exercice et la conservation du pouvoir ne sont pas une affaire morale.

 

Si le mensonge en politique est concevable, sa systématisation et sa normalisation sapent les fondements de la vie démocratique. Or c’est bel et bien à cette dérive que l’on assiste dans trop de démocraties. La parole et autres tweets des politiques sont parsemés de « fake news », de contradictions, de remise en cause d’éléments factuels, scientifiques… Les faits ont peu d’importance, de valeur, sur fond d’effacement ou d’indifférence de la frontière entre le vrai et le faux.

Dès lors, toutes les opinions se valent, du moins elles n’ont pas besoin d’être étayées par les faits et l’état de la connaissance.

Espace du débat et de la compétition politique, les réseaux sociaux gouvernés par des algorithmes biaisés, où la “viralité“ prime sur la vérité, sont de puissants vecteurs de diffusion de la désinformation : la loi de la jungle y règne, tout y est permis, le vrai, le faux, l’insulte, la manipulation du réel par la grâce de l’IA.

Ce brouillage des frontières entre fait et rumeur, entre information et commentaire, entre science et opinion, entre enquête et délire, entre expression officielle et libre parole, apparaît susceptible de saper les bases de la confiance dans les paroles. De manière cynique, les acteurs de la post-vérité n’hésitent pas à invoquer la liberté d’expression pour diffuser leur discours sans contrôle et accuser de censure les tenants de la régulation du numérique.

Cette dérive du débat démocratique est loin d’être anecdotique : c’est un symptôme de la crise des démocraties : échanger des opinions fondées sur des faits, le savoir, c’est aussi cela la démocratie. La dénaturation ou l’ignorance des faits ne porte pas seulement atteinte aux conditions du débat démocratique, mais à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun. Car, sans savoir partagé – dont l’exercice de la rationalité scientifique, avec ses limites, est l’un des garants –, comment débattre et juger collectivement ? La post-vérité nourrit des thèses complotistes et la suspicion généralisée.

 

La dénaturation ou l’ignorance des faits ne porte pas seulement atteinte aux conditions du débat démocratique, mais à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun.

 

Au-delà de l’effritement d’un certain souci de vérité dans le débat public, un tel environnement dégradé où se développent désinformation et confusionnisme, c’est souvent celui qui parle le plus fort (à défaut d’argument) qui retient l’attention et a le dernier mot. L’hystérisation et la vacuité qui caractérisent parfois le débat public nourrissent le « malaise démocratique ».

Un débat public qui tend à se confondre avec des polémiques aussi violentes que stériles, animées par des arguments sans fondement, des stratégies de communication et autres jeux d’ego. Trop d’acteurs de la vie publique se complaisent dans les postures, le langage outrancier et les opinions caricaturales, se détournant allègrement des exigences constitutives de la vie des idées et de la pensée critique. Pour sortir de ce brouillard où le faux vaut plus ou moins le vrai, il faudrait que les uns et les autres puissent retrouver une boussole morale.

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Et si Riyad et Abou Dhabi avaient bombardé discrètement l’Iran ?

16. Mai 2026 um 10:12

Selon plusieurs médias américains, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite auraient mené, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, plusieurs frappes ciblées contre l’Iran. Des opérations conduites dans la plus grande discrétion, tant les monarchies du Golfe restent prisonnières de délicats équilibres internes et régionaux.

 

La guerre au Moyen-Orient nous apporte chaque jour son lot de surprise. Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite auraient frappé à plusieurs reprises l’Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient sans pour autant rendre ces bombardements publics, ont affirmé des médias américains. Des ripostes « secrètes » qui visent à éviter un embrasement généralisé de la région.

Selon les révélations du The Wall Street Journal, lundi 11 mai, les Émirats arabes unis auraient discrètement frappé le territoire iranien à l’aide de chasseurs Mirage et F-16, sans jamais revendiquer officiellement l’opération.

D’après le quotidien américain, des appareils émiratis auraient visé, début avril, une raffinerie stratégique située sur l’île iranienne de Lavan, la mettant hors service pour plusieurs mois. L’attaque serait intervenue au moment où le cessez-le-feu venait d’être annoncé par les Etats-Unis, après cinq semaines de campagne aérienne, mais n’était pas encore entré en vigueur. Sans désigner publiquement son adversaire, l’Iran avait alors riposté par une pluie de missiles et de drones visant le territoire émirati.

Les Emirats dans la tourmente

Rappelons à cet égard que pendant la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, les Emirats arabes unis ont été le pays le plus ciblé de la région, Israël, compris avec quelque 550 missiles balistiques et de croisière et plus de 2 800 drones iraniens tirés contre lui. Des attaques qui ont totalement désorganisé la vie du richissime Etat pétrolier et écorné sérieusement son image de havre de paix, de prospérité et de stabilité.

En signe de riposte, les Emirats ont depuis renforcé leur coopération avec les Etats-Unis, et soutenu des projets de résolution aux Nations unies autorisant le recours à la force pour briser le blocus de l’Iran sur le détroit d’Ormuz. Ils ont également pris des mesures contre les intérêts financiers de l’Iran, en fermant à Dubaï des écoles et des clubs liés à Téhéran et en refusant d’accorder des visas aux citoyens iraniens.

Virage stratégique

Mais, Abou Dhabi aura surtout négocié un virage stratégique en s’alignant davantage avec l’Etat sioniste : tout au long de la guerre, la coopération entre les deux pays a notamment porté sur le partage de renseignements, la détection et l’interception de missiles et de drones iraniens, ainsi que la sélection de cibles iraniennes, ont déclaré les sources.

Et ce n’est pas tout, puisque selon des responsables américains, Israël a envoyé une batterie du Dôme de fer et des soldats chargés de la faire fonctionner aux Émirats arabes unis pour aider Abou Dhabi à se défendre contre les bombardements iraniens. Une information confirmée d’ailleurs par l’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz.

Et, cerise sur le gâteau, le bureau du Premier ministre israélien a créé la surprise en déclarant, mercredi 13 mai dans un bref communiqué, qu’« en plein déroulement de l’opération » militaire israélo-américaine contre l’Iran, le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu s’était rendu discrètement aux Émirats pour y rencontrer le président Mohammad ben Zayed (MBZ) » sans plus de précision sur la date du voyage.

Un communiqué démenti par Abou Dhabi mais qui n’a pas manqué de faire réagir le ministre des Affaires étrangères iranien lors du sommet des BRICS à New Delhi, ce jeudi 14 mai. « Il est désormais évident qu’ils ont participé à ces attaques, peut-être même qu’ils ont agi directement contre nous », a accusé Abbas Araghtchi à propos des Emirats.

La retenue de Riyad

D’autre part, le Financial Times avait également révélé que l’Arabie saoudite aurait répondu fin mars aux attaques iraniennes contre ses infrastructures énergétiques et civiles, envoyant ainsi un message codé à Téhéran suggérant que le royaume est capable de riposter mais  n’entendait pas pour autant se joindre à la coalition israélo-américaine.

En effet, le royaume wahhabite, qui a été frappé par des attaques qui ont réduit sa capacité de production de pétrole de 600 000 barils par jour et diminué le débit de l’oléoduc Est-Ouest de 700 000 barils par jour, a opté pour une réponse plus mesurée que son voisin émirati en informant l’Iran en amont de ses frappes.

L’Arabie saoudite a, quant à elle, « fait preuve d’une démarche beaucoup plus prudente, privilégiant les canaux diplomatiques en passant par le Pakistan, Oman et le Qatar pour bien faire comprendre qu’elle ne voulait absolument pas rejoindre une guerre aux côtés d’Israël », écrit le Financial Times . Une stratégie qui a porté ses fruits puisque le nombre d’attaques par drones et missiles contre son territoire est passé de plus de 105 lors de la semaine du 25 au 31 mars à un peu plus de 25 entre le 1er et le 6 avril.

L’ancien chef des services de renseignement saoudiens, le prince Turki al-Faiçal, a résumé parfaitement la position du royaume en soulignant dans une tribune publiée le week-end dernier dans le journal saoudien Arab News : « Lorsque l’Iran et d’autres ont tenté d’entraîner le royaume dans la fournaise de la destruction, nos dirigeants ont choisi d’endurer les souffrances causées par un voisin afin de protéger la vie et les biens de nos citoyens ».

Tout a été dit.

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Djerba : Mausolée libyque, tombes puniques et vestiges antiques à redécouvrir

08. Januar 2026 um 11:29

Que reste-t-il aujourd’hui de l’histoire antique de Djerba ? Quelques sites et monuments ont gardé ces traces lointaines et témoignent d’un passé immémorial. C’est le cas de la chaussée romaine d’El Kantara, du site archéologique de Meninx, des nécropoles puniques de Souk El Gebli et des vestiges de Henchir Bourgou.

Ce dernier site, contrairement aux trois premiers cités, se trouve au nord de l’île et demeure relativement peu connu. La découverte de silex et d’œufs d’autruche permettent de relier ce site à la préhistoire. Toutefois, c’est à l’époque punique que Henchir Bourgou a connu son apogée. Un mausolée libyco-punique âgé de vingt-trois siècles est présent sur le site à l’état de vestige. Selon les archéologues, la cité antique qui se trouvait sur ce site était très vaste et reliée au port de Ghizen.

Les trois autres sites relatifs à l’Antiquité à Djerba sont concentrés au sud-est de l’île. La chaussée romaine reliait Djerba au continent : toujours utilisée, elle a connu des réaménagements récents et constitue aujourd’hui une voie d’accès importante.

Elle débouche sur le site de Meninx qui, à l’époque romaine, fut le principal centre politique et économique de l’île de Djerba. Cette cité antique était dotée d’un port et disposait de nombreux thermes et temples. Les vestiges d’un amphithéâtre témoignent de sa prospérité ancrée dans le commerce de la pourpre. Le site de Meninx est également très vaste et inclut une partie aujourd’hui recouverte par la mer.

Enfin, les nécropoles puniques de Souk El Gebli complètent ces différents sites antiques. Il s’agit d’un ensemble d’une douzaine de tombes rupestres dont les mobiliers funéraires ont disparu. Toutefois, l’état général des sépultures permet de reconstituer mentalement leur topographie. Notons que plusieurs fouilles se poursuivent et devraient à terme révéler de nombreux pans de l’Antiquité à Djerba.

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Petite histoire de la neige en Tunisie

07. Januar 2026 um 10:43

Nous reprenons cette chronique parue en janvier 2017 et consacrée à l’historique de la neige au vingtième siècle en Tunisie.

En Tunisie, la neige la plus précoce du vingtième siècle est tombée le 9 novembre 1921 sur Ain Draham, Thala et Makthar.

Les records de 1917 et 1921

C’est exactement dans les mêmes régions qu’on retrouve la trace des chutes de neige les plus tardives le 25 avril 1917.

C’est le géographe tunisien Abderrahmane Bousnina qui a étudié les archives de l’Institut de la Météorologie depuis 1901 et nous permet de poser notre regard sur ce qu’il convient bien de nommer une histoire de la neige en Tunisie.

Un phénomène observable de novembre à avril

De tous les pays du Maghreb, la Tunisie est celui où il neige le moins. En moyenne, on compte moins de dix jours de neige par an.

De plus, la date à laquelle la neige apparaît ou disparaît est des plus irrégulières. Néanmoins, la neige survient surtout en janvier et en février.

Il faut aussi noter que les jours de neige sont généralement isolés et que leur persistance est surtout observée dans la région de Ain Draham.

Il neige dans le désert

Lorsqu’elle se manifeste, la neige couvre un espace souvent limité et discontinu qui correspond aux secteurs les plus élevés du Tell Occidental.

Toutefois, durant les mois de février, suite à des vagues d’air froid, la neige a pu faire son apparition sur les marges nord du Sahara.

Ce fut le cas en 2012 à Matmata. Ce fut aussi le cas en février 1979 lorsqu’il avait neigé sur la région de Tozeur.

Ce fut également le cas en 1981, notamment le jeudi 8 janvier, lorsque des chutes de neige ont eu lieu sur toute la Tunisie. Rebelote en janvier 1982 lorsqu’il avait neigé sur le Sahel de Sousse.

Il neige souvent sur la Khroumirie et le Haut Tell

Pourquoi la neige est-elle si rare dans notre pays ? Une chose est certaine : la position géographique et la modestie du relief y sont pour beaucoup.

De fait, les altitudes qui dépassent les mille mètres sont plutôt rares en Tunisie. Et la neige s’explique d’abord par l’altitude.

En règle générale, la neige commence à couvrir les cimes les plus élevées dès le mois de novembre. En décembre, la neige devient plus fréquente alors que janvier et février sont les mois les plus neigeux. Des neiges tardives peuvent apparaître en mars et en avril sur les sommets.

La neige historique du 8 janvier 1981

Intéressons-nous maintenant aux records de persistance des jours de neige.

C’est à Ain Draham que l’on compte le nombre maximum de jours de neige successifs. Du 2 au 15 février 1956, il a neigé durant 14 jours consécutifs.

Terminons en évoquant la neige du 8 janvier 1981. Ce jour-là, la neige a recouvert pratiquement toute la Tunisie.

Un vent fort et glacial avait alors balayé le pays empêchant l’accumulation de la neige sur le sol.

Toutefois, les températures très basses avaient favorisé la persistance de la neige durant plusieurs jours.

Le fait est suffisamment rare pour être relevé : à la date du 9 janvier 1981, les températures minimales enregistrées étaient de -4° au Kef, -3° à Ain Draham, -2° à Remada et -1° à Tunis.

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Mémoire : Trois ans après, un hommage impromptu à Ahmed Aloulou

05. Januar 2026 um 14:05

Il y a trois ans, jour pour jour, Ahmed Aloulou, l’une des âmes battantes de Tunis décédait après une vie consacrée au travail et à la joie des convives qu’il accueillait dans ses restaurants de Tunis et Hammamet.

Fondateur de la Mamma, la mythique pizzeria de la rue de Marseille, Ahmed Aloulou fut également à l’origine d’Almazar et de plusieurs autres initiatives.

Très écouté, il a conseillé une génération entière de restaurateurs et de promoteurs touristiques qu’il a inspiré par la passion qui le portait.

Pour lui rendre hommage, nous publions ce texte qui aborde les nombreuses facettes du regretté Ahmed Aloulou dont l’une est peu connu et concerne sa passion pour les voitures de collection.

Qui se souvient encore des Frégates Renault et Simca ? Elles avaient fière allure ces voitures dont les noms étaient si évocateurs : Beaulieu, Versailles, Aronde, Ariane, Elysée ou Chambord.

Il faut écouter un collectionneur de voitures comme Ahmed Aloulou pour allumer la passion de ces automobiles qui, jadis, peuplaient les rues et, aujourd’hui, les rêves d’une poignée d’esthètes.

Ahmed Aloulou est intarissable lorsqu’il s’agit de voitures. Il sait vous expliquer les nuances qui distinguent une Fiat de l’année 1927 d’une autre de l’année 1929. Il sait vous raconter les Ford 1926 dont la maison continue à produire les pièces de rechange de nos jours encore. Il sait vous faire rêver en évoquant une 403 que son père lui avait léguée ou une Traction avant pour laquelle il eut un coup de cœur.

Plus d’une quarantaine d’années après son coup de foudre pour les automobiles de collection, il en possède une cinquantaine, toutes en état de marche, toutes bichonnées par des palefreniers ès cuivres et chromes.

Pour ma part, je suis resté tout ouïe lorsque fut évoquée l’histoire de la Cadillac de Wassila Bourguiba. Cette voiture fut offerte au couple présidentiel tunisien par les États-Unis d’Amérique et ne servit presque jamais.

De fait, elle avait fait moins de 200 km avant d’être mise sur cales et laissée dans un coin. Ce n’est qu’une quarantaine d’années plus tard que la voiture fut remise en état de marche après avoir été acquise par notre collectionneur. Il manquait une simple pièce qui fut obtenue après seulement une semaine.

Fiat Torpedo, Renault Frégate, Dauphine ou Coccinelle Cabriolet : les noms de marque défilent et fleurent bon la nostalgie de l’automobile de papa, lorsque les berlines pouvaient durer deux vies et les chefs d’œuvre sortir à la chaine des ateliers des grands constructeurs.

Paix à l’âme d’Ahmed Aloulou décédé le 5 janvier 2023 et inhumé au Jellaz le lendemain.

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La Goulette : Un amour de terrasse pour le patrimoine mondial de l’Unesco

05. Januar 2026 um 10:10

Non je n’exagère pas et voici la liste de mes arguments ! Car au fil des jours et des années, j’ai fini par me convaincre que la terrasse goulettoise du restaurant La Victoire mériterait d’être classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Après tout, cette terrasse où les uns prennent l’apéritif et les autres un poisson complet est très représentative de notre art de vivre et du brassage permanent des communautés tunisiennes. J’en veux pour preuve les nombreux Tunisiens de la diaspora qui, pour rien au monde, ne manqueraient un dimanche ensoleillé à la terrasse de la Victoire et nulle part ailleurs.

Peut-être sont-ils sensibles au fait que cette terrasse de la Goulette est la dernière à avoir gardé son caractère de toujours, son identité d’espace public et convivial. En effet, toutes les autres terrasses de la Goulette ont été encagées et hermétiquement fermées. Elles sont ainsi devenues l’exact contraire de ce que fut le bon vieux temps goulettois alors que la Victoire invite toutes les nostalgies et notre vivre-ensemble.

Sans rire et pour le symbole, cette terrasse mériterait d’être en haut de la liste du patrimoine immatériel de la Tunisie. Sa vitalité nous suggère en tous cas de réfléchir sur le sort de toutes les autres terrasses de Tunis, la Goulette et ailleurs du temps où on buvait le pastis sur l’avenue Bourguiba et où des troquets comme l’Univers ou le bar du Tourisme offraient leur terrasse à la clientèle.

Heureusement, la Goulette a su maintenir cet îlot heureux et cette fabuleuse avenue Franklin Roosevelt à la joie contagieuse. Dommage, le Vénus, le Chalet ou Chez Bichi ont perdu leurs terrasses mais heureusement, la Victoire nous réconcilie encore et toujours avec cet art de vivre à la tunisienne auquel de nombreux touristes et enfants du pays goûtent au quotidien.

J’ai bien sûr de nombreux arguments à faire valoir pour défendre ma supplique mais il est inutile de les énumérer tant ils peuvent nous paraître évidents à nous tous qui savons le caractère unique de la Goulette et de sa joie de vivre à la portée de toutes les bourses.

L’Unesco m’entendra-t-elle ? Dira-t-on de mes propos qu’ils sont nostalgiques et dignes d’un dinosaure égaré ? Peu importe au fond car je crois dur comme fer qu’hiver comme été, cette terrasse de la Victoire est un lieu où il fait bon vivre.

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Snapshot : Une magnifique berline, carrosse à sept glaces du bey de Tunis

04. Januar 2026 um 11:07

S’il existe plusieurs carrosses ayant appartenu aux beys husseinites, l’Opale est probablement le plus admirable de ces éléments de notre patrimoine.

L’Opale est actuellement exposée dans le hall d’entrée du palais Ksar Said au Bardo. Ce palais accueille par ailleurs une importante collection mise en place par l’Institut national du Patrimoine.

Le carrosse nommé l’Opale est une voiture d’apparat créée à Paris en 1810 et offerte par le roi de France Louis Philippe au bey Ahmed Ier de Tunis en 1845.

Cette berline à sept glaces est l’une des pièces maîtresses de Ksar Said.

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Port de Tunis : Quand les bateaux arrivaient au centre-ville

04. Januar 2026 um 10:41

Jusqu’aux années soixante, les bateaux venant de l’autre rive de la Méditerranée arrivaient quasiment au centre-ville de la capitale, au quartier Tunis Marine.

Un port avait en effet été établi à Tunis à la fin du dix-neuvième siècle après l’instauration du Protectorat français. Ce port sera délaissé en faveur de celui de la Goulette au milieu des années soixante, après la modernisation du port fondé à l’époque de Hamouda Pacha.

La mémoire de Tunis garde encore une trace vivante de ce port qui se trouvait derrière l’actuel Terminus du train TGM. Seules des cartes postales et des photographies témoignent aujourd’hui de ce qui fut le port de Tunis.

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Djerba : Il était une fois Yannis Kindynis et l’hôtel Lotos

03. Januar 2026 um 10:39

Venue de Grèce, originaire de Mykonos, la famille Kindynis s’est installée à Djerba pour y vivre, parmi d’autres membres de la communauté grecque, de la pêche des éponges.

Plus tard, en 1940, l’un des héritiers de cette famille, Yannis Kindynis, construisit un hôtel d’une quinzaine de chambres, autour et au dessus de la maison familiale.

L’hôtel Lotos venait de voir le jour et près d’un siècle plus tard, il continue à accueillir des pensionnaires qui y viennent dans le sillage de
la légende d’Ulysse.

Après avoir été dirigé par Yannis Kindynis, le Lotos sera longtemps tenu par son fils Laris.

Comptant parmi les tout premiers hôtels de l’île de Djerba, le Lotos se trouve à Houmt Souk et porte le nom d’un fruit fabuleux qui évoque l’oubli et le désir, dès qu’on y a goûté, de ne plus quitter l’île de la cinquième saison.

Pour la petite histoire, cet hôtel connut une période mouvementée durant la Deuxième guerre mondiale lorsqu’il fut tour à tour réquisitionné par les soldats allemands de l’Afrika Korps puis par les aviateurs australiens de la Royal Air Force.

Yannis Kindynis et son fils Laris en 1937 dans la maison qui allait devenir le Lotos.

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Sidi Bou Said : Il ne reste plus rien du musée Azzedine Alaïa

03. Januar 2026 um 10:24

Créé après le décès du styliste Azzedine Alaïa, le musée qui porte son nom avait été installé dans une belle demeure de Sidi Bou Said.

Après quelques années, ce musée qui comprenait plusieurs espaces répartis sur trois niveaux, a fermé ses portes. Les œuvres d’Alaïa ont dès lors quitté ce musée dont la signalétique a été supprimée.

Quant au petit jardin attenant au musée, sa porte a été récemment enfoncée et gît depuis sur le sol de ce qui est devenu un terrain vague.

Seule demeure aujourd’hui le nom de la placette rendant hommage au styliste tunisien qui fut de son vivant une icône de la mode internationale.

Azzedine Alaïa repose désormais auprès de sa mère au cimetière marin de Sidi Bouteraa à Sidi Bou Said.

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Tunis 1926 : Hôtel mythique, le Carlton a un siècle

02. Januar 2026 um 10:25

Le Carlton est un hôtel incontournable du centre-ville de Tunis, celui qui incontestablement offre à ses clients l’un des meilleurs rapports qualité-prix.

Fondé en 1926, longtemps tenu de main de maître par Messaoud Ben Smail, cet hôtel qui a été rénové en profondeur à la fin des années 1990 a su se moderniser tout en gardant un service remarquable, classique et toujours accueillant.

Dans son siècle d’histoire, le Carlton de Tunis a connu plusieurs époques dont l’une des plus passionnantes est liée à l’activité du Théâtre municipal. En effet, de nombreux artistes de passage à la Bonbonnière, logeaient au Carlton et y ont laissé une trace lumineuse.

Aujourd’hui, parfaitement situé à l’exact milieu de l’avenue Bourguiba, le Carlton s’apprête à célébrer son centenaire alors qu’il compte parmi les repères solides du centre-ville de Tunis.

Messaoud Ben Smail

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2026, Année de la Lecture en Tunisie

01. Januar 2026 um 12:39

À l’initiative du ministère de l’Éducation nationale, l’année 2026 sera placée sous le signe de la lecture. Un vaste programme de bibliothèques scolaires va renforcer ce réseau pour atteindre 4000 bibliothèques qui seront dotées de nombreux ouvrages.

Un thème mobilisateur que cette Année de la Lecture qui ne manquera pas de mobiliser tous les opérateurs du domaine : bibliothèques publiques, centres culturels et aussi établissements scolaires.

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Nostalgies du Kram : Les glaces de Salvatore Cacciola

31. Dezember 2025 um 10:39

Toute la banlieue nord de Tunis se souvient des glaces savoureuses de monsieur Cacciola. C’est au Kram, à l’entrée de la ville que se trouvait sa pâtisserie dont les friandises et les glaces ainsi que les mille feuilles sont restés fameux.

Avec leurs recettes inimitables et un sens inné de l’accueil, Salvatore Cacciola et son épouse ont désormais un parfum de légende. Des décennies durant, ils ont régalé le Kram de leurs glaces qu’on dégustait dans un jardinet à l’ombre d’un palmier légendaire.

Sa carrière de glacier, Salvatore l’avait commencée à la Marsa où il tenait Le Cabanon, un café très prisé. Il déménagera avec sa femme et ses trois enfants pour le Kram. Son épouse que la famille surnommait Nonna Santa, décèdera à l’âge de 37 ans en Sicile où elle était revenue.

La famille allait ensuite se disperser un peu partout y compris aux États-unis où vit aujourd’hui, Stefania Cacciola, la petite-fille de Salvatore, dont elle a préservé la mémoire et l’album-photo.

Salvatore Cacciola n’avait que 25 ans lorsque cette photographie a été prise dans un des nombreux studios de la capitale. Le visage franc et le regard volontaire, il allait se lancer dans cette aventure de la Cacciola, l’enseigne qu’il a dirigé jusqu’au début des années 1970.

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Snapshot : Complètement désossé, le Capitole en reconstruction

31. Dezember 2025 um 10:23

Sur l’avenue Bourguiba, le Capitole est en cours de reconstruction. Les travaux de démolition de l’ancienne structure sont très avancés et l’immeuble devrait renaître de ses cendres en 2026.

Le Capitole a longtemps accueilli un cinéma, un café et un restaurant désormais entrés dans la légende de Tunis. Aujourd’hui, c’est un magasin de prêt à porter qui les a remplacés.

Que va devenir le Capitole ? Pour les uns, ce sera un hôtel et selon d’autres un immeuble de bureaux. Aucune mention de la destination nouvelle ne figure sur les panneaux affichés devant le chantier.

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