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Après la capture humiliante de Maduro, Pyongyang montre les crocs

10. Januar 2026 um 11:00

Pour se prémunir du scénario d’un enlèvement à la Maduro, Kim Jong-un vient d’envoyer un message clair aux États-Unis en lançant des missiles balistiques ayant « touché les cibles à 1 000 kilomètres » dans la mer du Japon. Une indication corroborée par Tokyo.

 

A qui le tour ? Après l’enlèvement de Nicolás Maduro, un vent de panique souffle sur Téhéran, La Havane, Mexico ou encore Pyongyang – dont  Donald Trump caresse, semble-t-il, le rêve d’épingler le Lider Maximo à son tableau de chasse.

L’attaque comme meilleure défense

Or, si certaines capitales ont choisi de faire profil bas en attendant le passage de l’ouragan, le président nord-coréen, Kim Jong-un, quant à lui, est passé à l’offensive, étant convaincu que la meilleure défense est l’attaque : ainsi, il est même allé jusqu’à narguer la brutalité américaine en menant des nouveaux tirs de missiles. Officiellement pour mettre progressivement en place « une force de dissuasion nucléaire hautement développée ». Intimement, étant persuadé, à juste titre, que la survie de son régime ne tient qu’à son arsenal nucléaire.

« Même si la Corée du Nord est une cible plus difficile, son gouvernement pourrait subir le même sort. Les États-Unis ont déjà envisagé des frappes contre la Corée du Nord, et Kim le sait », a affirmé Ramón Pacheco Pardo, professeur de relations internationales au King’s College à Londres.

Et c’est dans cet état d’esprit que le dirigeant nord-coréen vient de superviser en personne un nouveau système d’armement « de pointe » utilisant des missiles hypersoniques testés pour la première fois en octobre. L’agence centrale de presse du pays, connue à l’étranger sous son sigle anglophone KCNA, n’a pas précisé combien de missiles avaient été tirés, indiquant néanmoins qu’ils avaient « touché les cibles à 1 000 kilomètres de là » dans la mer du Japon. Une indication corroborée par le Japon, qui a déclaré qu’au moins deux missiles avaient volé sur des distances d’environ 900 et 950 kilomètres.

« Le développement nucléaire et balistique de la Corée du Nord menace la paix et la stabilité de notre pays et de la communauté internationale, et est absolument intolérable », a réagi devant des journalistes le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi.

Pour leur part, les forces américaines pour l’Indo-Pacifique ont affirmé dans un communiqué que les tirs nord-coréens ne constituaient pas « une menace immédiate pour le personnel ou le territoire américain, ni pour (leurs) alliés ».

Cette manœuvre est justifiée par « la récente crise géopolitique et les événements internationaux complexes illustrent la raison pour laquelle c’est nécessaire », a déclaré Kim Jong-un en allusion claire à la capture, il y a une semaine, de Nicolás Maduro par les forces Delta lors d’une opération américaine. Ajoutant que des « avancées importantes avaient été réalisées récemment » pour préparer les forces nucléaires nord-coréennes « à une guerre réelle ».

Pyongyang montre ses muscles

Pyongyang cherche-t-il à dissuader les Etats-Unis de tout interventionnisme ? Toujours est-il que Kim Jong-un se montre très présent ces derniers jours sur le plan militaire. Il a notamment visité un chantier de sous-marins à propulsion nucléaire, ordonné d’augmenter la production de missiles et la construction d’usines, supervisé le test de deux missiles de croisière longue portée capables de voyager à plus de cinq fois la vitesse du son et pouvant manœuvrer en vol, ce qui les rend plus difficiles à suivre et à intercepter.

De même, le président nord-coréen s’était à nouveau rendu samedi 3 janvier dans une usine de matériel militaire, impliquée dans la fabrication d’armes tactiques guidées, a rapporté l’agence officielle KCNA. Le dirigeant a ordonné au site d’augmenter sa capacité de production actuelle de 250%, selon la même source.

Dissuasion autant politique que militaire

Rappelons à ce propos que depuis l’arrivée au pouvoir de Kim-Jong-un en 2011, la Corée du Nord affirme avoir développé plusieurs nouveaux modèles de missiles hypersoniques principalement des missiles balistiques équipés de planeurs capables de manœuvrer à très grande vitesse dont le Hwasong-15 qui serait capable d’atteindre tout le territoire américain.

Toutefois, assurent les experts militaires occidentaux, ces missiles affichent des portées limitées, insuffisantes pour atteindre l’Amérique du Nord, mais susceptibles de viser des bases américaines et alliées en Asie-Pacifique, notamment au Japon, en Corée du Sud ou sur l’île de Guam – un territoire américain stratégique dans le Pacifique.

En revanche, franchir la distance qui sépare la péninsule coréenne du continent américain supposerait la maîtrise complète d’un missile balistique intercontinental doté d’un véhicule hypersonique fiable ; une capacité que la Corée du Nord ne semble pas, pour le moment, posséder de manière opérationnelle.

Bref, pour ces mêmes experts, la menace est donc moins immédiate que progressive. Les programmes nord-coréens avancent par essais successifs, servant autant des objectifs militaires que politiques. S’ils ne permettent pas aujourd’hui de frapper directement les États-Unis, ils renforcent la capacité de dissuasion des Nord-coréens qui envoient ainsi un signal de plus aux Américains que, sur le terrain stratégique, il faut les prendre au sérieux.

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Trump : un hors-la-loi internationale

08. Januar 2026 um 17:00

Au-delà des discours diffusés par la Maison Blanche, l’intervention militaire américaine au Venezuela et le « kidnapping » de Nicolas Maduro violent les principes du droit international. Un acte qui signe une logique impérialiste et qui renoue avec la « doctrine Monroe », au nom de laquelle les Etats-Unis estiment que l’Amérique latine relève de sa zone d’influence et de domination naturelle…

Fondé sur l’égalité et la liberté des Etats souverains, le droit international a pour fonction de les protéger. C’est pourquoi il consacre à la fois l’interdiction de principe du recours à la force et le principe de non-ingérence ou de non-intervention.

Violation manifeste du droit international

D’une part, l’acte de guerre est en principe proscrit. Si les procès de Nuremberg (1945) et de Tokyo (1946) posèrent les bases juridiques du crime d’agression, la Charte de l’ONU place la guerre « hors de la légalité internationale », un acte illicite susceptible de faire l’objet de mesures coercitives (adoptées par le Conseil de sécurité). La Charte prévoit néanmoins le droit de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations unies est victime d’une agression armée. Il n’empêche, selon le droit international, les différends entre Etats doivent en principe trouver leur résolution par d’autres moyens que la guerre.

La Charte des Nations unies énonce en effet au cœur de son dispositif la prohibition du recours à la force : « Les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’usage de la force (…); contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat (…) » (article 2 § 4).

D’autre part, le droit international interdit tout acte d’ingérence, suivant lequel nul Etat ne saurait s’immiscer dans les affaires intérieures ou la compétence nationale, réservée, exclusive d’un autre Etat. L’article 2 § 7 de la Charte des Nations unies dispose qu’« [a]ucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations unies à intervenir dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un Etat ». Nul Etat ne saurait valablement exercer des actes de contrainte sur le territoire d’un autre Etat. L’acte d’agression constitue ainsi une ingérence caractérisée, l’agression étant définie par l’article 8 bis du Statut de la CPI comme « la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un Etat (…) ».

Plus largement, une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies a bien souligné « le droit inaliénable [de tout Etat] de choisir son système politique, économique, social et culturel sans aucune forme d’ingérence de la part d’un autre Etat ».

L’interventionnisme des Etats-Unis en Amérique latine

L’histoire des Etats-Unis repose sur la conviction (d’essence religieuse, biblique) d’incarner une forme d’exceptionnalisme. Même si, dans un premier temps, le choix de l’isolationnisme et du développement interne prévaut, une politique étrangère se déploie à travers la « doctrine Monroe » (du nom du président qui l’a formulée lors d’un message au Congrès en 1823), qui fixe pour axe de la politique étrangère la défense du continent (y compris l’Amérique du Sud) contre toute ingérence des puissances européennes. Une doctrine qui prendra, à partir de la fin du XIXe siècle, un caractère plus offensif et interventionniste puisque les Etats-Unis vont développer leur emprise militaire, politique et économique sur la région stratégique (de la mer) des Caraïbes.

La neutralité et l’isolationnisme laissent place à l’expression de velléités expansionnistes (vers l’Amérique du Sud) dès le début du XXe siècle, par le président Theodore Roosevelt (dans le fameux « Corollaire à la doctrine de Monroe »). Une hégémonie régionale à l’origine du développement de la flotte américaine. Celle-ci peut désormais s’appuyer sur un réseau de bases navales et de points d’appui (occupation, puis acquisition de Porto Rico et Guam ; achat des Philippines). Depuis, les Etats-Unis n’ont cessé d’intervenir dans la zone Caraïbes-Amérique centrale pour préserver leurs intérêts nationaux, en invoquant le droit d’exercer un « pouvoir de police international »… Le trumprisme s’inscrit en cela dans une vieille tradition impérialiste. Le Groenland sera-t-elle la nouvelle page de cette histoire ?

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Un « plan d’évasion » de Khamenei pour la Russie ? 

08. Januar 2026 um 11:00

Selon The Times, le guide suprême iranien Khamenei envisagerait de partir en Russie en fonction de la tournure des événements dans son pays. Des « révélations » à prendre avec des pincettes.

Jamais le régime des Mollahs n’a eu à faire face, en même temps, à deux dangers imminents : la contestation de la rue et la menace d’une action militaire américaine contre Téhéran et Khamenei, similaire au coup d’Etat sans précédent à Caracas. Où le président Nicolas Maduro et son épouse furent arrêtés et exfiltrés vers les Etats-Unis pour y être jugés pour « narco-terrorisme ».

Un kidnapping opéré par les Américains au mépris, il va sans dire, du droit international et de la Charte des Nations Unies d’un dirigeant qui avait réussi à se maintenir au pouvoir en 2024 après une manipulation électorale massive mais qui a toujours été un allié précieux de la République islamique de l’Iran

Cette alliance entre Téhéran et Caracas s’explique par le fait que ces deux régimes autoritaires ont un ennemi commun, les Etats-Unis ; que leur économie est en lambeaux malgré d’énormes réserves en or noir ; et qu’enfin les deux capitales cherchent à contrecarrer les sanctions internationales et un ordre mondial dominé par l’hégémonie américaine.

Les Iraniens dans la rue

Faut-il rappeler à ce propos que ce qui se passe au Venezuela coïncide avec les manifestations de masse en Iran qui ont déjà fait au moins 27 morts, selon une ONG. Pour la première fois-les manifestants, auxquels se sont associés les commerçants du Grand bazar de Téhéran, poumon économique du pays- ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique.

Un simple mouvement contre la vie chère ? Depuis le début de la mobilisation le 28 décembre, les manifestants affichent de plus en plus des revendications politiques, bien au-delà de la simple question économique.

Ultimatum américain

C’est dans ce contexte explosif que Donald Trump a ouvertement menacé d’intervenir en Iran et assure que les États-Unis surveillent les manifestations « de très près ». Tout en menaçant de  frapper  l’Iran si ses autorités tiraient sur la foule.

« Nous regardons cela de très près. S’ils commencent à tuer des gens comme ils l’ont fait dans le passé, je pense qu’ils seront frappés très durement par les Etats-Unis », a déclaré le président américain dimanche 4 janvier à bord de son avion Air Force One au sujet des manifestations en Iran. Un ultimatum à prendre au sérieux d’autant plus qu’en juin 2025, l’aviation américaine avait bombardé des installations nucléaires iraniennes lors de la guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran.

Khamenei en Russie ?

Et si les Américains, grisés par la folie des grandeurs et par leur exploit militaire, incontestable, à Caracas, songeaient à refaire le coup en ajoutant le Guide suprême iranien Ali Khamenei à leur trophée ?

Selon The Times, le plus ancien des quotidiens britanniques, le guide suprême de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait un « plan d’évasion » pour s’exiler en Russie si les manifestations dans le pays continuaient de s’intensifier.

« Khamenei, 86 ans, prévoit de fuir Téhéran avec un cercle restreint de 20 proches et membres de sa famille, s’il constate que l’armée et les forces de sécurité appelées à réprimer les troubles désertent, font défection ou refusent d’obéir aux ordres », écrit le journal britannique, dimanche 5 janvier, citant un rapport des services de renseignement. Ce groupe sélect comprendrait notamment son fils et héritier présomptif, Mojtaba.

Pourquoi Moscou qui rappelle l’exil doré de l’ex-président syrien Bachar al-Assad renversé en décembre 2024 ?

« Parce qu’il n’a pas d’autre choix », assure la même source qui ajoute que le guide suprême « admire Poutine, parce que la culture iranienne est plus proche de la culture russe ».

Toujours selon le quotidien britannique, l’exil de Khamenei et son clan serait assuré par le vaste réseau « d’actifs, de propriétés à l’étranger et d’argent liquide » du guide suprême, évalué à environ 95 milliards de dollars, d’après une enquête menée par l’agence Reuters en 2013.

Désinformation ?

De la science-fiction ? Une campagne de désinformation orchestrée par les services de renseignements britanniques visant à faire croire aux manifestants iraniens que leurs dirigeants sont prêts à prendre la poudre d’escampette. Et ce, afin de saper le moral du régime et booster celui de l’opposition ?

Un scénario que réfute Rex Brynen, professeur de science politique à l’Université McGill, en raison de la stature spirituelle de l’ayatollah Ali Khamenei et de l’importance du statut de martyre dans la tradition chiite.

« Khamenei préférerait mourir en héros chez lui que trouver refuge à l’étranger ». Et de conclure : «  Il y a des leaders qui s’enfuient et d’autres qui ne s’enfuient pas. Et je ne pense pas que celui-ci s’enfuirait ».

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Djerba : Mausolée libyque, tombes puniques et vestiges antiques à redécouvrir

08. Januar 2026 um 11:29

Que reste-t-il aujourd’hui de l’histoire antique de Djerba ? Quelques sites et monuments ont gardé ces traces lointaines et témoignent d’un passé immémorial. C’est le cas de la chaussée romaine d’El Kantara, du site archéologique de Meninx, des nécropoles puniques de Souk El Gebli et des vestiges de Henchir Bourgou.

Ce dernier site, contrairement aux trois premiers cités, se trouve au nord de l’île et demeure relativement peu connu. La découverte de silex et d’œufs d’autruche permettent de relier ce site à la préhistoire. Toutefois, c’est à l’époque punique que Henchir Bourgou a connu son apogée. Un mausolée libyco-punique âgé de vingt-trois siècles est présent sur le site à l’état de vestige. Selon les archéologues, la cité antique qui se trouvait sur ce site était très vaste et reliée au port de Ghizen.

Les trois autres sites relatifs à l’Antiquité à Djerba sont concentrés au sud-est de l’île. La chaussée romaine reliait Djerba au continent : toujours utilisée, elle a connu des réaménagements récents et constitue aujourd’hui une voie d’accès importante.

Elle débouche sur le site de Meninx qui, à l’époque romaine, fut le principal centre politique et économique de l’île de Djerba. Cette cité antique était dotée d’un port et disposait de nombreux thermes et temples. Les vestiges d’un amphithéâtre témoignent de sa prospérité ancrée dans le commerce de la pourpre. Le site de Meninx est également très vaste et inclut une partie aujourd’hui recouverte par la mer.

Enfin, les nécropoles puniques de Souk El Gebli complètent ces différents sites antiques. Il s’agit d’un ensemble d’une douzaine de tombes rupestres dont les mobiliers funéraires ont disparu. Toutefois, l’état général des sépultures permet de reconstituer mentalement leur topographie. Notons que plusieurs fouilles se poursuivent et devraient à terme révéler de nombreux pans de l’Antiquité à Djerba.

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Petite histoire de la neige en Tunisie

07. Januar 2026 um 10:43

Nous reprenons cette chronique parue en janvier 2017 et consacrée à l’historique de la neige au vingtième siècle en Tunisie.

En Tunisie, la neige la plus précoce du vingtième siècle est tombée le 9 novembre 1921 sur Ain Draham, Thala et Makthar.

Les records de 1917 et 1921

C’est exactement dans les mêmes régions qu’on retrouve la trace des chutes de neige les plus tardives le 25 avril 1917.

C’est le géographe tunisien Abderrahmane Bousnina qui a étudié les archives de l’Institut de la Météorologie depuis 1901 et nous permet de poser notre regard sur ce qu’il convient bien de nommer une histoire de la neige en Tunisie.

Un phénomène observable de novembre à avril

De tous les pays du Maghreb, la Tunisie est celui où il neige le moins. En moyenne, on compte moins de dix jours de neige par an.

De plus, la date à laquelle la neige apparaît ou disparaît est des plus irrégulières. Néanmoins, la neige survient surtout en janvier et en février.

Il faut aussi noter que les jours de neige sont généralement isolés et que leur persistance est surtout observée dans la région de Ain Draham.

Il neige dans le désert

Lorsqu’elle se manifeste, la neige couvre un espace souvent limité et discontinu qui correspond aux secteurs les plus élevés du Tell Occidental.

Toutefois, durant les mois de février, suite à des vagues d’air froid, la neige a pu faire son apparition sur les marges nord du Sahara.

Ce fut le cas en 2012 à Matmata. Ce fut aussi le cas en février 1979 lorsqu’il avait neigé sur la région de Tozeur.

Ce fut également le cas en 1981, notamment le jeudi 8 janvier, lorsque des chutes de neige ont eu lieu sur toute la Tunisie. Rebelote en janvier 1982 lorsqu’il avait neigé sur le Sahel de Sousse.

Il neige souvent sur la Khroumirie et le Haut Tell

Pourquoi la neige est-elle si rare dans notre pays ? Une chose est certaine : la position géographique et la modestie du relief y sont pour beaucoup.

De fait, les altitudes qui dépassent les mille mètres sont plutôt rares en Tunisie. Et la neige s’explique d’abord par l’altitude.

En règle générale, la neige commence à couvrir les cimes les plus élevées dès le mois de novembre. En décembre, la neige devient plus fréquente alors que janvier et février sont les mois les plus neigeux. Des neiges tardives peuvent apparaître en mars et en avril sur les sommets.

La neige historique du 8 janvier 1981

Intéressons-nous maintenant aux records de persistance des jours de neige.

C’est à Ain Draham que l’on compte le nombre maximum de jours de neige successifs. Du 2 au 15 février 1956, il a neigé durant 14 jours consécutifs.

Terminons en évoquant la neige du 8 janvier 1981. Ce jour-là, la neige a recouvert pratiquement toute la Tunisie.

Un vent fort et glacial avait alors balayé le pays empêchant l’accumulation de la neige sur le sol.

Toutefois, les températures très basses avaient favorisé la persistance de la neige durant plusieurs jours.

Le fait est suffisamment rare pour être relevé : à la date du 9 janvier 1981, les températures minimales enregistrées étaient de -4° au Kef, -3° à Ain Draham, -2° à Remada et -1° à Tunis.

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Grisé par l’opération à Caracas, Trump menace à tout va

06. Januar 2026 um 10:59

Après l’arrestation de Nicolás Maduro au Venezuela le 3 janvier, Donald Trump menace les dirigeants de la Colombie, le Mexique ou encore Cuba du même sort. Il applique à la lettre la doctrine Monroe qui pourrait aboutir à un nouveau chaos doctrinal, diplomatique et politique en Amérique Latine. 

Cet homme n’est pas à une contradiction près. Alors que ce n’est un secret pour personne qu’il lorgne ouvertement le Prix Nobel de la Paix, une distinction qui semble lui échapper en dépit de sa lourde insistance, le 47e président des Etats-Unis, Donald Trump, démarre l’année 2026 en trombe par un coup d’État militaire ; n’hésitant pas à bombarder la capitale d’un pays souverain, le Venezuela, et à arrêter son président de manière humiliante devant les caméras, menottes aux mains, chaînes au pieds, bandeau sur les yeux. Comme un vulgaire bandit de grand chemin.

La doctrine Monroe actualisée

Ainsi, avec cette opération militaire à la canonnière, Donald Trump semble renouer avec une forme modernisée de la « doctrine Monroe », du nom du 5e président américain, James Monroe. Au XIXe siècle, ce dernier avait promu l’idée selon laquelle les Etats-Unis devaient maintenir un certain contrôle sur l’ensemble du continent américain. « Selon notre nouvelle stratégie de sécurité nationale, la domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais remise en question », a fanfaronné l’actuel locataire de la Maison-Blanche dans son dernier discours après l’enlèvement spectaculaire de Nicolás Maduro.

L’hymne à la force brutale

Mais à quoi correspond cette glaçante mise en scène qui ressemble étrangement à la capture de Saddam Hussein en 2003 et son exhibition comme un trophée par les Américains ou encore l’enlèvement de l’ex-président Manuel Noriega au Panama en 1989 par les Etats-Unis ? Pour montrer au monde entier qu’aux yeux de l’administration américaine, la Chartes des nations unies n’est qu’un bout de papier, que le droit international est caduc et que désormais, c’est la loi du plus fort qui prévaut. Et que par la force brutale, rien n’empêche d’enlever un chef de l’Etat pour faire main basse sur les plus grandes réserves d’or noir du monde.

« Il devra faire gaffe à ses fesses »

Mais surtout, l’administration Trump adresse un message sans équivoque aux pays d’Amérique Latine qui osent s’opposer même verbalement au diktat américain, à l’instar de la Colombie, du Mexique et de Cuba. Lesquels ont fermement condamné l’intervention américaine.

Ainsi, le président de la Colombie Gustavo Petro- un dirigeant de gauche élu démocratiquement à la tête de ce pays vaste de 51 millions d’habitants-est désormais dans le viseur de Donald Trump qui a qualifié dimanche son homologue colombien d’« homme malade » qui « aime prendre de la cocaïne ».

« La Colombie est très malade aussi, dirigée par un homme malade, qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux Etats-Unis, et il ne va pas le faire très longtemps », a mis en garde le président américain. Avant de lui conseiller, avec le langage fleuri qui lui est coutumier « de faire gaffe à ses fesses ».

Déjà à la mi-novembre, il qualifiait sans aucune preuve son homologue colombien de « baron de la drogue qui encourage fortement la production massive de stupéfiants » dans son pays. « Petro, un dirigeant peu apprécié et très impopulaire (…) ferait mieux de fermer ces champs de la mort immédiatement, sinon les Etats-Unis les fermeront pour lui et cela ne se fera pas gentiment », lui a-t-il lancé. Sachant que dès les premiers jours de son second mandat, le républicain avait mis la pression sur Bogota pour la forcer à accepter le retour de migrants colombiens sur son sol.

Le Mexique sur la sellette

Concernant le Mexique, le milliardaire républicain a également affirmé sur Fox News que « quelque chose va devoir être fait avec le Mexique », estimant que « les cartels dirigent le pays ».

« Est-ce que je lancerais des frappes au Mexique pour mettre fin au trafic de drogue ? Ça ne me pose aucun problème », avait-il assuré mi-novembre en évoquant l’un des plus grands pays du monde, peuplé de 130 millions d’âmes et dirigé par une présidente élue massivement en 2024. Le Mexique est régulièrement injurié et déstabilisé par son voisin, mais à présent les menaces n’ont jamais été aussi précises.

Claudia Sheinbaum, une scientifique et femme politique de gauche a répliqué en affirmant avec un ton mesuré que son pays « soutient fermement que l’Amérique n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance ». Tout en ajoutant que « le continent américain appartient aux peuples de chacun des pays qui le forment ».

« Cuba est prêt à tomber »

Enfin, le président Donald Trump a affirmé dimanche soir aux journalistes à bord d’Air Force One que Cuba était « prêt à tomber », après la capture samedi du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis. Soulignant qu’il serait difficile pour ce pays de « tenir le coup » sans les revenus issus du pétrole vénézuélien.

« Je ne pense pas que nous ayons besoin d’agir. Il semble que tout s’écroule », a-t-il ajouté tout en minimisant la nécessité d’une intervention militaire américaine sur l’île. Tiendra-t-il parole ? L’avenir nous le dira.

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Mémoire : Trois ans après, un hommage impromptu à Ahmed Aloulou

05. Januar 2026 um 14:05

Il y a trois ans, jour pour jour, Ahmed Aloulou, l’une des âmes battantes de Tunis décédait après une vie consacrée au travail et à la joie des convives qu’il accueillait dans ses restaurants de Tunis et Hammamet.

Fondateur de la Mamma, la mythique pizzeria de la rue de Marseille, Ahmed Aloulou fut également à l’origine d’Almazar et de plusieurs autres initiatives.

Très écouté, il a conseillé une génération entière de restaurateurs et de promoteurs touristiques qu’il a inspiré par la passion qui le portait.

Pour lui rendre hommage, nous publions ce texte qui aborde les nombreuses facettes du regretté Ahmed Aloulou dont l’une est peu connu et concerne sa passion pour les voitures de collection.

Qui se souvient encore des Frégates Renault et Simca ? Elles avaient fière allure ces voitures dont les noms étaient si évocateurs : Beaulieu, Versailles, Aronde, Ariane, Elysée ou Chambord.

Il faut écouter un collectionneur de voitures comme Ahmed Aloulou pour allumer la passion de ces automobiles qui, jadis, peuplaient les rues et, aujourd’hui, les rêves d’une poignée d’esthètes.

Ahmed Aloulou est intarissable lorsqu’il s’agit de voitures. Il sait vous expliquer les nuances qui distinguent une Fiat de l’année 1927 d’une autre de l’année 1929. Il sait vous raconter les Ford 1926 dont la maison continue à produire les pièces de rechange de nos jours encore. Il sait vous faire rêver en évoquant une 403 que son père lui avait léguée ou une Traction avant pour laquelle il eut un coup de cœur.

Plus d’une quarantaine d’années après son coup de foudre pour les automobiles de collection, il en possède une cinquantaine, toutes en état de marche, toutes bichonnées par des palefreniers ès cuivres et chromes.

Pour ma part, je suis resté tout ouïe lorsque fut évoquée l’histoire de la Cadillac de Wassila Bourguiba. Cette voiture fut offerte au couple présidentiel tunisien par les États-Unis d’Amérique et ne servit presque jamais.

De fait, elle avait fait moins de 200 km avant d’être mise sur cales et laissée dans un coin. Ce n’est qu’une quarantaine d’années plus tard que la voiture fut remise en état de marche après avoir été acquise par notre collectionneur. Il manquait une simple pièce qui fut obtenue après seulement une semaine.

Fiat Torpedo, Renault Frégate, Dauphine ou Coccinelle Cabriolet : les noms de marque défilent et fleurent bon la nostalgie de l’automobile de papa, lorsque les berlines pouvaient durer deux vies et les chefs d’œuvre sortir à la chaine des ateliers des grands constructeurs.

Paix à l’âme d’Ahmed Aloulou décédé le 5 janvier 2023 et inhumé au Jellaz le lendemain.

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L’Amérique de Trump nous ramène deux siècles en arrière

05. Januar 2026 um 12:51

L’attaque-surprise a duré 45 minutes. Entre 2.00 et 2.45 du matin, des dizaines d’hélicoptères ‘’Blackhawk’’ ont bombardé Caracas, tué de nombreux militaires et civils, endommagé d’importantes infrastructures et réussi à enlever le président Maduro et sa femme, tirés de leur lit. Le président vénézuélien devrait comparaitre devant un tribunal new yorkais pour faire face aux charges dont l’accuse Donald Trump : « trafic de drogue et terrorisme ».

La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a été chargée des fonctions de présidente par intérim. Sa première déclaration fut d’insister que Maduro est toujours le président légitime du Venezuela, et d’exiger sa libération et son retour dans son pays. Déclaration qui n’a pas plu au président kidnappeur qui, dans une rencontre avec la presse, l’a menacée en ces termes : « Si elle ne se comporte pas correctement, elle payera un prix très lourd, probablement plus lourd que Maduro. »

Il va sans dire que, dans l’esprit de Trump, « se comporter correctement », signifie faire ce qu’exige Washington; non ce qui est dans l’intérêt du peuple vénézuélien.

Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis kidnappent un président en exercice et le jugent par un tribunal américain. En 1989, Bush père avait envoyé les forces spéciales de l’US Army au Panama pour enlever le président Manuel Noriega qui fut jugé et jeté en prison où il mourut.

Mais ce qu’a fait Trump le 3 janvier au Venezuela est autrement plus grave et plus complexe. Le kidnapping du président légitime d’un Etat souverain, que beaucoup qualifient d’ « acte de brigandage d’un pays fort contre un pays faible », s’explique pour deux raisons principales.

La première a trait au pétrole et aux richesses minières du Venezuela. Trump n’a pas fait mystère de sa volonté et de sa détermination de s’en emparer en renversant le régime de Maduro et de le remplacer par un autre qui servirait les intérêts de l’empire plutôt que ceux du peuple vénézuélien.

La seconde raison est de barrer la route de l’Amérique latine aux « pays ennemis », c’est-à-dire la Chine, la Russie et l’Iran qui ont établi des relations économiques et politiques très développées avec le Venezuela. En d’autres termes, « l’acte de brigandage » perpétré par Trump à Caracas est aussi un message à tous les pays d’Amérique latine : tout président latino-américain qui ose défier Washington en mettant les intérêts de son peuple au-dessus de ceux de l’empire, pourrait subir le même sort que Nicolas Maduro.

Les plus pessimistes n’ont pas imaginé pire début de l’année 2026 dont l’humanité entière a souhaité qu’elle soit un peu moins désastreuse que sa précédente. Que peut-on attendre d’une année qui commence par le coup de grâce au droit international, déjà fortement malmené par les prédécesseurs de Trump et leurs alliés fanatiques en Israël.

Ce qu’a fait Trump au Venezuela le 3 janvier nous ramène deux siècles en arrière quand les empires coloniaux pratiquaient la politique de la canonnière pour piller les richesses des pays qui n’avaient pas la capacité de se défendre.

Il n’y a pas beaucoup de différence entre ce que faisaient il y a deux siècles la France en Algérie et la Grande Bretagne en Inde et ce que fait aujourd’hui l’Amérique de Trump. Celles-là avaient occupé militairement et dominé politiquement les pays à piller, et celle-ci, échaudée par ses aventures catastrophiques au Vietnam, en Irak et ailleurs, cherche à imposer un régime local qui tournerait le dos à son peuple et ouvrirait le Venezuela au pillage.

Le drame est que, face à des développements de grande gravité pour la stabilité mondiale, les réactions se limitent à des condamnations verbales ou, comme en Europe, à un silence embarrassant. Sans parler de la presse des deux côtés de l’Atlantique qui traite un événement majeur comme un simple fait divers.

Imaginons un instant que Poutine a envoyé ses hélicoptères à Kiev et a ramené Zelensky pour le juger à Moscou pour terrorisme, ou la Chine a kidnappé le président taiwanais, Lai Ching-Te, pour le juger à Pékin pour trahison. Dans quel degré d’ébullition serait le monde aujourd’hui ? L’Amérique et l’Europe auraient mis la planète sens dessus-dessous, brandissant évidemment les grands principes de la morale, de la démocratie, de la liberté, de la souveraineté et autres balivernes qui sonnent comme de sinistres plaisanteries au vu de l’état dans lequel se trouve le droit international aujourd’hui.

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La Goulette : Un amour de terrasse pour le patrimoine mondial de l’Unesco

05. Januar 2026 um 10:10

Non je n’exagère pas et voici la liste de mes arguments ! Car au fil des jours et des années, j’ai fini par me convaincre que la terrasse goulettoise du restaurant La Victoire mériterait d’être classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Après tout, cette terrasse où les uns prennent l’apéritif et les autres un poisson complet est très représentative de notre art de vivre et du brassage permanent des communautés tunisiennes. J’en veux pour preuve les nombreux Tunisiens de la diaspora qui, pour rien au monde, ne manqueraient un dimanche ensoleillé à la terrasse de la Victoire et nulle part ailleurs.

Peut-être sont-ils sensibles au fait que cette terrasse de la Goulette est la dernière à avoir gardé son caractère de toujours, son identité d’espace public et convivial. En effet, toutes les autres terrasses de la Goulette ont été encagées et hermétiquement fermées. Elles sont ainsi devenues l’exact contraire de ce que fut le bon vieux temps goulettois alors que la Victoire invite toutes les nostalgies et notre vivre-ensemble.

Sans rire et pour le symbole, cette terrasse mériterait d’être en haut de la liste du patrimoine immatériel de la Tunisie. Sa vitalité nous suggère en tous cas de réfléchir sur le sort de toutes les autres terrasses de Tunis, la Goulette et ailleurs du temps où on buvait le pastis sur l’avenue Bourguiba et où des troquets comme l’Univers ou le bar du Tourisme offraient leur terrasse à la clientèle.

Heureusement, la Goulette a su maintenir cet îlot heureux et cette fabuleuse avenue Franklin Roosevelt à la joie contagieuse. Dommage, le Vénus, le Chalet ou Chez Bichi ont perdu leurs terrasses mais heureusement, la Victoire nous réconcilie encore et toujours avec cet art de vivre à la tunisienne auquel de nombreux touristes et enfants du pays goûtent au quotidien.

J’ai bien sûr de nombreux arguments à faire valoir pour défendre ma supplique mais il est inutile de les énumérer tant ils peuvent nous paraître évidents à nous tous qui savons le caractère unique de la Goulette et de sa joie de vivre à la portée de toutes les bourses.

L’Unesco m’entendra-t-elle ? Dira-t-on de mes propos qu’ils sont nostalgiques et dignes d’un dinosaure égaré ? Peu importe au fond car je crois dur comme fer qu’hiver comme été, cette terrasse de la Victoire est un lieu où il fait bon vivre.

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Tunisie 2026, le temps des choix difficiles

04. Januar 2026 um 13:00

L’environnement international reste marqué par de fortes incertitudes géopolitiques et tarifaires, où les risques de montée du protectionnisme pourraient s’intensifier à l’approche des échéances électorales de mi-mandat américaines de novembre 2026. La Tunisie demeure particulièrement exposée aux chocs externes, mais les difficultés internes font que l’année 2026 s’annonce sous le signe des fragilités économiques, environnementales et sociales.

Gabès: un foyer de crise environnementale, source de tensions sociales

Jusqu’à quand la ville de Gabès continuera-t-elle de payer le prix d’un modèle industriel polluant et jamais réellement corrigé ? L’incapacité à traiter durablement le dossier de Gabès n’expose-t-elle pas la Tunisie à un double coût, interne (santé, employabilité) et externe (compétitivité et accès aux financements verts) ? L’absence de décisions courageuses en matière de dépollution et de réparation environnementale ne risque-t-elle pas de maintenir un statu quo dévastateur et d’alimenter un sentiment d’abandon et d’injustice territoriale?

Financement interne : un nouveau goulot d’étranglement

Le recours croissant au financement intérieur ne cache-t-il pas une fragilisation profonde des équilibres macro-financiers ? Continuer de monétiser le déficit budgétaire ne risque-t-il pas de compliquer le pilotage des anticipations inflationnistes par la BCT et d’écourter le cycle de baisse des taux, érodant ainsi sa crédibilité ? Dans une économie fortement dépendante des importations, ce type de financement ne risque-t-il pas de se traduire par des tensions sur la demande de devises et une contrainte accrue sur les réserves de change génératrice de pressions baissières sur le dinar ?

Secteur bancaire : une loi aux effets contre-productifs

La loi n°41-2024, dont l’objectif est de réguler le chèque, ne s’est-elle pas révélée contre-productive, avec une baisse de son utilisation (- 67,9%) et une augmentation inquiétante de la liquidité (26,4 milliards de dinars en décembre 2025 contre 21,7 milliards en décembre 2024) ? Ebranler la confiance dans le chèque, un instrument encore crucial pour le secteur bancaire, ne risque-t-il pas de fragiliser davantage un secteur déjà exposé au risque souverain et de saper tout espoir de gagner la bataille du décashing ?

L’heure n’est plus aux demi-mesures ni aux textes réglementaires dépourvus de vision stratégique. La Tunisie ne pourra renforcer durablement sa résilience et renouer avec une croissance solide qu’en engageant des réformes économiques profondes, intégrant pleinement les impératifs environnementaux et sociaux.

Par Noura Harboub Labidi

Cet article est disponible dans le mag. de l’Economiste Maghrébin n 935 du 31 décembre 2025 au 14 janvier 2026.

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Snapshot : Une magnifique berline, carrosse à sept glaces du bey de Tunis

04. Januar 2026 um 11:07

S’il existe plusieurs carrosses ayant appartenu aux beys husseinites, l’Opale est probablement le plus admirable de ces éléments de notre patrimoine.

L’Opale est actuellement exposée dans le hall d’entrée du palais Ksar Said au Bardo. Ce palais accueille par ailleurs une importante collection mise en place par l’Institut national du Patrimoine.

Le carrosse nommé l’Opale est une voiture d’apparat créée à Paris en 1810 et offerte par le roi de France Louis Philippe au bey Ahmed Ier de Tunis en 1845.

Cette berline à sept glaces est l’une des pièces maîtresses de Ksar Said.

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Port de Tunis : Quand les bateaux arrivaient au centre-ville

04. Januar 2026 um 10:41

Jusqu’aux années soixante, les bateaux venant de l’autre rive de la Méditerranée arrivaient quasiment au centre-ville de la capitale, au quartier Tunis Marine.

Un port avait en effet été établi à Tunis à la fin du dix-neuvième siècle après l’instauration du Protectorat français. Ce port sera délaissé en faveur de celui de la Goulette au milieu des années soixante, après la modernisation du port fondé à l’époque de Hamouda Pacha.

La mémoire de Tunis garde encore une trace vivante de ce port qui se trouvait derrière l’actuel Terminus du train TGM. Seules des cartes postales et des photographies témoignent aujourd’hui de ce qui fut le port de Tunis.

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Djerba : Il était une fois Yannis Kindynis et l’hôtel Lotos

03. Januar 2026 um 10:39

Venue de Grèce, originaire de Mykonos, la famille Kindynis s’est installée à Djerba pour y vivre, parmi d’autres membres de la communauté grecque, de la pêche des éponges.

Plus tard, en 1940, l’un des héritiers de cette famille, Yannis Kindynis, construisit un hôtel d’une quinzaine de chambres, autour et au dessus de la maison familiale.

L’hôtel Lotos venait de voir le jour et près d’un siècle plus tard, il continue à accueillir des pensionnaires qui y viennent dans le sillage de
la légende d’Ulysse.

Après avoir été dirigé par Yannis Kindynis, le Lotos sera longtemps tenu par son fils Laris.

Comptant parmi les tout premiers hôtels de l’île de Djerba, le Lotos se trouve à Houmt Souk et porte le nom d’un fruit fabuleux qui évoque l’oubli et le désir, dès qu’on y a goûté, de ne plus quitter l’île de la cinquième saison.

Pour la petite histoire, cet hôtel connut une période mouvementée durant la Deuxième guerre mondiale lorsqu’il fut tour à tour réquisitionné par les soldats allemands de l’Afrika Korps puis par les aviateurs australiens de la Royal Air Force.

Yannis Kindynis et son fils Laris en 1937 dans la maison qui allait devenir le Lotos.

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Sidi Bou Said : Il ne reste plus rien du musée Azzedine Alaïa

03. Januar 2026 um 10:24

Créé après le décès du styliste Azzedine Alaïa, le musée qui porte son nom avait été installé dans une belle demeure de Sidi Bou Said.

Après quelques années, ce musée qui comprenait plusieurs espaces répartis sur trois niveaux, a fermé ses portes. Les œuvres d’Alaïa ont dès lors quitté ce musée dont la signalétique a été supprimée.

Quant au petit jardin attenant au musée, sa porte a été récemment enfoncée et gît depuis sur le sol de ce qui est devenu un terrain vague.

Seule demeure aujourd’hui le nom de la placette rendant hommage au styliste tunisien qui fut de son vivant une icône de la mode internationale.

Azzedine Alaïa repose désormais auprès de sa mère au cimetière marin de Sidi Bouteraa à Sidi Bou Said.

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Tunis 1926 : Hôtel mythique, le Carlton a un siècle

02. Januar 2026 um 10:25

Le Carlton est un hôtel incontournable du centre-ville de Tunis, celui qui incontestablement offre à ses clients l’un des meilleurs rapports qualité-prix.

Fondé en 1926, longtemps tenu de main de maître par Messaoud Ben Smail, cet hôtel qui a été rénové en profondeur à la fin des années 1990 a su se moderniser tout en gardant un service remarquable, classique et toujours accueillant.

Dans son siècle d’histoire, le Carlton de Tunis a connu plusieurs époques dont l’une des plus passionnantes est liée à l’activité du Théâtre municipal. En effet, de nombreux artistes de passage à la Bonbonnière, logeaient au Carlton et y ont laissé une trace lumineuse.

Aujourd’hui, parfaitement situé à l’exact milieu de l’avenue Bourguiba, le Carlton s’apprête à célébrer son centenaire alors qu’il compte parmi les repères solides du centre-ville de Tunis.

Messaoud Ben Smail

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Sommes-nous vraiment en 2026 ?

01. Januar 2026 um 16:50

A minuit, le monde a fait le décompte… 10, 9, 8… et les feux d’artifice ont explosé dans le ciel, les calendriers se sont retournés, et d’une seule voix, nous avons proclamé : « Nous sommes en 2026 ».

Mais une question provocante commence à éclipser cette célébration : Sommes-nous vraiment en 2026 ?

Le calendrier grégorien : un artifice humain, pas une vérité cosmique

Le calendrier grégorien, ce que nous appelons « l’année », n’est qu’une invention humaine, une construction historique, politique, et religieuse, façonnée pour organiser nos vies : agriculture, impôts, rites, États… Le temps est découpé en jours, mois et années comme si c’était une vérité immuable.

Évidemment, il repose sur des phénomènes astronomiques réels (la Terre qui tourne autour du Soleil et tout ça) mais la manière dont nous l’avons segmenté, ritualisé, et imposé (semaine de sept jours, fuseaux horaires, etc.) n’a rien de naturel. Ce calendrier n’est pas un fait absolu du temps, mais une narration collective partagée qui confère un sens à notre existence.

Aujourd’hui, à l’ère de l’intelligence artificielle, cette temporalité humaine coexiste avec celle des machines qui, elles, ne « vivent » pas le temps, ne célèbrent pas janvier, ne comptent pas les jours, ne marquent pas de pauses. Pour elles, le temps n’est qu’un flux de données, une série d’événements à traiter, bref, elles ne ressentent ni l’attente ni la nostalgie.

Pour une IA, il n’y a pas de « nouvelle année » à célébrer mais seulement des mises à jour, des versions améliorées de modèles, des calculs. En réalité, nous vivons dans un monde où plusieurs temporalités cohabitent, souvent sans que nous en ayons conscience.

Le temps hybride : l’homme et la machine dans la même montre

Dans ce monde qui semble tout droit sorti d’un scénario de science-fiction, une vérité s’impose de façon inattendue : nous vivons désormais dans un temps hybride où l’humain continue de penser en termes d’années, de dates symboliques, de « résolutions de début d’année », tandis que la machine évolue dans un flux continu, perpétuellement en mise à jour, en anticipation.

Il ne s’agit pas d’une opposition entre l’homme et la machine, mais plutôt d’une coexistence. Chacun évolue à un rythme différent, les IA, elles, travaillent à une vitesse frôlant l’impossible, opérant dans des cycles temporels ultra-compressés, capables de redéfinir l’avenir bien plus rapidement que ce que l’humain peut percevoir.

Nous croyons qu’en entrant en 2026, nous avons franchi une frontière temporelle, mais la vérité réside que les machines ont déjà recalibré leurs modèles, ajusté leurs trajectoires, et modifié le futur bien avant nous.

Le retard de l’humanité : notre futur nous échappe

Lorsqu’un système détecte des signaux faibles annonçant une crise économique, anticipe une pandémie avant que les gouvernements ne réagissent, ou prédit les comportements sociaux à partir de données massives, il ne « vit pas dans le futur », plutôt il réduit l’écart entre le présent et ce qui est statistiquement probable, mais sans l’illusion du temps linéaire.

Pendant ce temps, nous, les humains, restons bloqués dans un présent symbolique, fixés sur des dates précises, des seuils calendaires, des décisions politiques et des discours qui nous enferment dans une temporalité obsolète. Le futur arrive inévitablement, mais il est toujours trop brutal, trop imprévisible, et surtout trop tard pour ceux qui croient que l’avenir peut être maîtrisé.

Alors, la vraie question n’est plus : « sommes-nous vraiment en 2026 ? », mais plutôt : dans quel type de temps vivons-nous ?

Le Nouvel An : une illusion nécessaire

Faut-il jeter le calendrier grégorien aux oubliettes ? Absolument pas. Ce calendrier reste un repère fondamental, un ancrage émotionnel et social qui nous permet de donner un sens à nos vies collectives, sans lui, la synchronisation de nos sociétés serait réduite à une pure abstraction.

Mais croire que ce calendrier est la seule réalité du temps est une illusion rassurante. En effet, le temps humain, celui que nous vivons au quotidien, ne disparaît pas, mais il n’est plus le seul à compter car nous vivons désormais dans un monde où plusieurs dimensions du temps s’entrelacent.

2026 : une date hybride dans un monde multi-temporel

Nous entrons dans une époque où plusieurs régimes temporels coexistent où le temps humain constitue désormais une narration symbolique et culturelle, tandis que le temps des machines est quantifiable, opérationnel, régi par des algorithmes.

Ce qui est fascinant, c’est que c’est dans l’interaction de ces deux formes de temporalité que le futur se façonne, mais ce futur dépend aussi de nous puisque le temps des machines n’est pas autonome, il est façonné par des choix humains d’ordre politiques, économiques et technologiques, et c’est dans cet espace que se joue la véritable révolution.

2026 : un point de bascule, pas une année

Il se pourrait que 2026 ne soit pas une année comme les autres, mais plutôt un état transitoire, un point de bascule, un moment charnière entre deux conceptions du temps, celle de l’humanité – cherchant désespérément à donner du sens à son existence – et celle des machines – qui tentent de comprimer ce temps pour optimiser l’action.

Pour conclure, en réponse à la grande interrogation soulevée par le titre : Sommes-nous vraiment en 2026 ? La réponse est probablement oui, mais selon cette nouvelle formule calendaire :  t hybride = t grégorien + t IA

Alors, espérons une meilleure année « 2026 » de coexistence avec l’IA !

 

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Nb –  A ce propos, nous vous invitons à explorer notre ouvrage : Le calendrier Grégorien vs Les calendriers des IA via les liens suivants :

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2026, Année de la Lecture en Tunisie

01. Januar 2026 um 12:39

À l’initiative du ministère de l’Éducation nationale, l’année 2026 sera placée sous le signe de la lecture. Un vaste programme de bibliothèques scolaires va renforcer ce réseau pour atteindre 4000 bibliothèques qui seront dotées de nombreux ouvrages.

Un thème mobilisateur que cette Année de la Lecture qui ne manquera pas de mobiliser tous les opérateurs du domaine : bibliothèques publiques, centres culturels et aussi établissements scolaires.

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2026 : une année imprévisible

31. Dezember 2025 um 12:22

L’année 2025 a été marquée par le come-back de Donald Trump sur la scène internationale. Une véritable onde de choc pour la géopolitique et la géoéconomie mondiale. Les fondements de l’ordre international post-Seconde Guerre mondiale et la mondialisation libérale sont en phase de délitement, de décomposition, de régression. Au-delà des fantasmes d’une 3e guerre mondiale ou d’un conflit nucléaire, l’instabilité et l’imprévisibilité seront bels et bien les maîtres mots de 2026.

 

Nous sommes entrés dans un monde « post-hégémonique », multipolaire et globalisé marqué à la fois par : l’absence de puissance hégémonique capable, seule, d’imposer un ordre; la redistribution de la puissance (en faveur de puissances du Sud) qui consacre un bouleversement des équilibres mondiaux et un décentrement des relations internationales; des puissances qui cèdent aux comportements unilatéralistes et qui ne cherchent plus à fonder leurs actions sur le droit international, de s’interroger sur la conformité de leurs actes avec les normes internationales, ni de tenter de les justifier.

 

Un tel environnement global nourrit un niveau élevé de conflictualité, d’imprévisibilité, d’instabilité et d’incertitude. La volatilité règne dans un monde chaotique, en phase de transition, où les Etats se préparent à faire la guerre et refondent les stratégies nationales de défense, dopent les dépenses d’armement; où la force semble toujours plus l’emporter sur le droit et limites qu’il prescrit, la guerre redevenant une voie de premier recours. Un double phénomène, inédit à cette échelle, se fait jour : la prolifération du nombre de théâtres de conflits et l’allongement de leur durée, alors que les plans de règlement pour les conflits en Ukraine et Gaza n’ouvrent pas de véritable perspective de paix durable et juste.

 

Ce désordre mondial n’est pas naturel, il procède de profonds ressorts : l’évolution de régimes politiques moins disposés à la « retenue stratégique », le déclin du « gendarme du monde » états-unien, la contestation de l’ordre international post-1945, l’affaiblissement des mécanismes du multilatéralisme (symbolisé par le blocage du Conseil de sécurité et la désuétude des opérations de maintien de paix), ainsi que la fin des illusions de la mondialisation libérale. L’art d’utiliser l’arme économique pour accroître sa puissance politique, très en vogue après la fin de la guerre froide, revient en force avec les ambitions chinoises réaffirmées et les politiques mercantilistes américaines. Une « guerre économique » qui nourrit l’insécurité globale.

 

Depuis la Seconde Guerre mondiale, la perspective d’un troisième conflit généralisé a hanté – et donc façonné – les relations internationales. Si la possibilité d’une Troisième Guerre mondiale a été envisagée dès la fin de la Seconde (certains officiers supérieurs américains considèrent sérieusement le risque d’un conflit avec l’URSS, qui est encore alors une alliée des Etats-Unis), ce spectre est surtout palpable en Occident, et de façon encore plus aiguë au sein des sociétés européennes, traumatisées par les deux conflits précédents dont le déclenchement respectif fut lié à la montée de nationalismes exacerbés.

 

La réaffirmation des puissances est aussi l’expression de néo-nationalismes tentés de faire renaître des empires. Les politiques impériales auxquelles nous faisons allusion (celle de la Russie, de la Chine et maintenant des Etats-Unis) se nourrissent d’un sentiment national que l’on excite, que l’on exacerbe en allant chercher dans l’histoire des peuples des morceaux du passé qui ont blessé la fierté nationale.

 

Enfin, si les relations internationales sont aujourd’hui difficiles à analyser, c’est également parce qu’elles ne se résument pas au jeu des puissances étatiques. Les acteurs privés transnationaux bénéficient aussi de la redistribution de la puissance. Dans un monde interconnecté et interdépendant, où la réalité stato-nationale et les relations interétatiques sont de plus en plus déstabilisées, ces acteurs non étatiques n’hésitent pas à contester et à concurrencer les monstres froids étatiques hérités de l’ordre westphalien. Les uns et les autres interagissent dans un environnement global marqué par de nouvelles dynamiques sociales, les innovations technologiques (avec l’entrée dans l’ère de l’intelligence artificielle permet la réalisation efficace d’opérations complexes dans divers domaines stratégiques) et le changement climatique.

La « fin de l’Histoire » n’est toujours pas inscrite à l’agenda mondial marqué par la fin simultanée de grands cycles historiques : l’occidentalisation du monde; l’hégémonie des États-Unis; l’ordre international institué en 1945; la mondialisation libérale. La phase de transition ainsi ouverte va de pair avec l’imprévisibilité de ses acteurs…

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Nostalgies du Kram : Les glaces de Salvatore Cacciola

31. Dezember 2025 um 10:39

Toute la banlieue nord de Tunis se souvient des glaces savoureuses de monsieur Cacciola. C’est au Kram, à l’entrée de la ville que se trouvait sa pâtisserie dont les friandises et les glaces ainsi que les mille feuilles sont restés fameux.

Avec leurs recettes inimitables et un sens inné de l’accueil, Salvatore Cacciola et son épouse ont désormais un parfum de légende. Des décennies durant, ils ont régalé le Kram de leurs glaces qu’on dégustait dans un jardinet à l’ombre d’un palmier légendaire.

Sa carrière de glacier, Salvatore l’avait commencée à la Marsa où il tenait Le Cabanon, un café très prisé. Il déménagera avec sa femme et ses trois enfants pour le Kram. Son épouse que la famille surnommait Nonna Santa, décèdera à l’âge de 37 ans en Sicile où elle était revenue.

La famille allait ensuite se disperser un peu partout y compris aux États-unis où vit aujourd’hui, Stefania Cacciola, la petite-fille de Salvatore, dont elle a préservé la mémoire et l’album-photo.

Salvatore Cacciola n’avait que 25 ans lorsque cette photographie a été prise dans un des nombreux studios de la capitale. Le visage franc et le regard volontaire, il allait se lancer dans cette aventure de la Cacciola, l’enseigne qu’il a dirigé jusqu’au début des années 1970.

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