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EuroMed Droits appelle à la libération immédiate de Mohamed Yousfi

09. September 2026 um 22:58

EuroMed Droits exprime sa profonde préoccupation à la suite de l’émission d’un mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du site d’information Al Katiba, et appelle à sa libération immédiate.

Mohamed Yousfi a été arrêté alors qu’il se rendait dans les locaux de la radio Express FM pour participer à une émission radiophonique, puis placé en garde à vue.

Le jour de son arrestation, Mohamed Yousfi avait subi une intervention chirurgicale urgente. Malgré les douleurs importantes dont il souffrait, il a été interrogé et le juge d’instruction a ensuite émis, le mercredi 8 septembre, un mandat de dépôt à son encontre.

EuroMed Droits exprime sa profonde inquiétude face à cette affaire, qui s’inscrit dans une tendance croissante de restrictions systématiques visant les voix indépendantes et critiques, notamment les journalistes, les syndicalistes, les responsables politiques, les défenseur·e·s des droits humains et les acteurs de la société civile.

Les avocats de la défense ont notamment affirmé que le dossier ne contenait aucun document, aucune preuve, ni même le moindre commencement de preuve justifiant l’émission d’un mandat de dépôt à son encontre.

L’affaire de Mohamed Yousfi s’inscrit dans un contexte plus large de ciblage des journalistes tunisiens indépendants. D’autres journalistes sont actuellement détenus ou font l’objet de poursuites judiciaires, notamment Mourad Zeghidi, Borhen Bsaïss et Zied El Héni.

EuroMed Droits condamne également le climat d’intimidation, de stigmatisation et de diffamation visant les journalistes et les voix critiques, et souligne que ces pratiques sont contraires à la liberté de la presse et au droit des citoyen·ne·s d’accéder à l’information.

EuroMed Droits appelle les autorités tunisiennes à :

  • Libérer immédiatement Mohamed Yousfi et poursuivre l’enquête à son encontre en état de liberté ;
  • Garantir le respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et du droit à un procès équitable ;
  • Mettre fin à l’utilisation abusive du droit pénal contre les journalistes en raison de l’exercice de leur profession et de leur droit à la liberté d’expression ;
  • Garantir un environnement sûr et indépendant permettant aux journalistes d’exercer leur profession sans menaces, intimidations ni poursuites arbitraires.

Communiqué

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Mohamed Yousfi : Sa défense alerte sur son état de santé avant une éventuelle détention

08. September 2026 um 16:15

L’état de santé du journaliste et rédacteur en chef du site Al-Katiba, Mohamed Yousfi, se serait fortement détérioré mardi 8 septembre alors qu’il se trouvait au pôle judiciaire économique et financier de Tunis pour être entendu par le juge d’instruction. Selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), ses douleurs sont devenues particulièrement intenses au point de nécessiter l’intervention d’un médecin de la Protection civile.

D’après le syndicat, qui cite des membres de son comité de défense, le médecin dépêché sur place a examiné le journaliste et lui a prescrit des médicaments. Plusieurs avocats de sa défense auraient alors dû quitter les lieux afin de se procurer les traitements prescrits, dans un contexte où l’état de santé de Yousfi suscitait une vive inquiétude.

Toujours selon la défense rapportée par le SNJT, l’état de Mohamed Yousfi se serait ensuite aggravé, au point qu’il aurait crié de douleur. Le syndicat décrit une situation médicale « extrêmement préoccupante » et estime que son état ne permettrait pas, selon la défense, de supporter davantage d’attente ou de report.

Une situation médicale qui intervient après une opération

Cette nouvelle alerte intervient quelques jours après une grave crise de santé ayant nécessité l’hospitalisation du journaliste et une intervention chirurgicale en urgence. Le SNJT avait déjà dénoncé, lundi 7 septembre, la prolongation de sa détention malgré cette intervention médicale et demandé sa libération immédiate.

La question de la compatibilité entre son état de santé et les mesures judiciaires envisagées se retrouve ainsi au centre des préoccupations de sa défense. Celle-ci affirme qu’un placement en détention pourrait toujours être décidé malgré la dégradation de son état, soulevant la question de l’adaptation d’une telle mesure à sa situation médicale.

Les faits reprochés à Mohamed Yousfi

Mohamed Yousfi est détenu depuis le 4 septembre 2026. Son arrestation est intervenue alors qu’il se rendait à une émission sur Express FM, selon le SNJT. Le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier a ensuite ordonné son maintien en détention dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, l’enquête concerne également des soupçons de constitution d’une entente en vue d’attenter aux personnes et aux biens, ainsi que des faits présumés liés au blanchiment d’argent et à l’enrichissement illicite. Le journaliste est entendu dans le cadre d’une enquête financière qui porte sur lui ainsi que sur toute personne susceptible d’être impliquée.

La défense conteste pour sa part les accusations et affirme notamment qu’il n’existerait pas, selon elle, de données bancaires ou d’expertises financières établissant les faits reprochés à Yousfi. Elle considère également que les poursuites seraient liées à son activité journalistique, une lecture que les autorités judiciaires ne présentent pas de la même manière.

Le SNJT hausse le ton

Face à l’évolution de la situation, le SNJT a intensifié sa mobilisation. Lors d’une conférence de presse tenue mardi, son président Zied Dabbar a demandé la libération de Mohamed Yousfi et l’arrêt des poursuites judiciaires, tout en annonçant une « urgence journalistique » pour défendre la liberté de la presse et les droits des journalistes. Une mobilisation a également été organisée devant le pôle judiciaire économique et financier.

Lire aussi : Mohamed Yousfi : Sa garde à vue prolongée de 48 heures

L’affaire intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la liberté de la presse en Tunisie. L’arrestation de Mohamed Yousfi et les poursuites engagées contre lui ont suscité des réactions de journalistes et d’organisations de défense des libertés, tandis que le SNJT réclame le respect de la présomption d’innocence et de l’ensemble des garanties d’un procès équitable.

À ce stade, aucune décision définitive concernant un éventuel placement de Mohamed Yousfi en détention n’est à présenter comme acquise. La question demeure étroitement liée aux suites de son audition par le juge d’instruction et à l’évolution de son état de santé.

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Mohamed Yousfi : Sa garde à vue prolongée de 48 heures

07. September 2026 um 12:20

La garde à vue du journaliste Mohamed Yousfi a été prolongée de 48 heures supplémentaires, lundi 7 septembre 2026, dans le cadre de l’enquête menée par le Pôle judiciaire économique et financier. Cette décision intervient après son placement initial en garde à vue dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre. Le SNJT renouvelle de son côté sa demande de libération, en mettant notamment en avant l’état de santé du journaliste après une intervention chirurgicale urgente.

Une nouvelle prolongation de 48 heures

Mohamed Yousfi reste à la disposition des enquêteurs pour une nouvelle période de 48 heures. La décision intervient alors que l’information judiciaire ouverte à son encontre se poursuit au niveau du Pôle judiciaire économique et financier.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, l’enquête porte notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent. Le dossier concerne également d’autres faits présumés, dont la constitution d’une entente visant à porter atteinte aux personnes et aux biens ainsi que l’obtention d’avantages provenant de flux financiers illicites par l’intermédiaire d’une association.

Ces éléments correspondent à des soupçons faisant l’objet de l’enquête et ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis. Mohamed Yousfi bénéficie de la présomption d’innocence.

Une enquête toujours en cours

Le placement en garde à vue intervient dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction à l’Unité nationale spécialisée dans les recherches en infractions financières complexes de la Garde nationale.

Le journaliste avait été auditionné dans le cadre de cette procédure avant que son placement en garde à vue ne soit décidé afin de poursuivre les investigations et l’exécution de la commission rogatoire.

La nouvelle période de 48 heures doit permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations. À son terme, la justice devra déterminer la suite à donner à la procédure, selon les éléments recueillis au cours de l’enquête.

Le SNJT demande sa libération

De son côté, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé sa profonde inquiétude après la prolongation de la garde à vue.

Le syndicat renouvelle sa demande de libération du journaliste et estime que son état de santé justifie qu’il puisse poursuivre ses soins et sa convalescence dans des conditions adaptées. Le SNJT rappelle que Mohamed Yousfi a été victime d’un problème de santé dans la nuit du 4 au 5 septembre et qu’il a été transféré dans un hôpital de la capitale, où il aurait subi une intervention chirurgicale en urgence.

Le syndicat considère également que les autorités doivent garantir son intégrité physique, son accès aux soins ainsi que ses droits de défense.

Le dossier oppose ainsi, à ce stade, deux lectures distinctes qu’il convient de ne pas confondre.

Sur le plan judiciaire, la procédure porte sur les infractions mentionnées par la source judiciaire et les investigations se poursuivent.

De son côté, le SNJT estime que les poursuites sont liées à l’activité journalistique de Mohamed Yousfi et à ses prises de position.

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Le journaliste Mohamed Yousfi en garde à vue : Les motifs de l’enquête précisés

05. September 2026 um 06:28

Le journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Al-Katiba, a été placé en garde à vue sur décision du juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier, quelques heures après son interpellation vendredi 4 septembre 2026. Une source judiciaire citée par la TAP a précisé les soupçons faisant l’objet de l’enquête, notamment l’enrichissement illicite et le blanchiment d’argent.

Une information judiciaire ouverte

Selon la TAP, le parquet du Pôle judiciaire économique et financier près le Tribunal de première instance de Tunis a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de Mohamed Yousfi ainsi que de toute personne que les investigations pourraient révéler.

La source judiciaire évoque notamment des soupçons de constitution d’une entente en vue de porter atteinte aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment habituel d’argent dans le cadre d’une organisation ou d’une entente.

Elle fait également état de soupçons concernant l’exploitation de facilités liées à la fonction ainsi qu’à l’activité professionnelle et sociale, et de flux financiers présumés dont Mohamed Yousfi aurait bénéficié par l’intermédiaire d’une association.

Une commission rogatoire a été confiée à l’Unité nationale de recherche sur les crimes financiers complexes de la Garde nationale. Après son audition, le juge d’instruction a ordonné son placement en garde à vue et la poursuite des investigations.

À ce stade, il s’agit de soupçons faisant l’objet d’une enquête. Mohamed Yousfi bénéficie de la présomption d’innocence.

Le SNJT évoque son activité journalistique

Selon Reuters, qui cite le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Mohamed Yousfi a également été interrogé sur son travail journalistique et sur la ligne éditoriale d’Al-Katiba.

Le syndicat établit un lien entre son interpellation et son activité professionnelle et considère que l’affaire concerne plus largement le droit des journalistes à exercer leur métier et le droit à une presse libre et indépendante.

Reuters précise que les autorités tunisiennes n’avaient pas répondu dans l’immédiat à sa demande de commentaire concernant l’interpellation.

Interpellé avant une émission sur les politiques hydrauliques

Mohamed Yousfi avait été interpellé vendredi alors qu’il s’apprêtait à entrer dans les locaux d’Express FM pour participer à l’émission « Le Mag Express », animée par Walid Ben Rhouma. L’interpellation a notamment été confirmée par le président du SNJT, Zied Dabbar.

Son intervention devait être consacrée à un ouvrage publié par Al-Katiba sur les politiques hydrauliques en Tunisie et regroupant plusieurs enquêtes d’investigation consacrées à cette question, selon les informations publiées par Express FM et d’autres médias tunisiens.

Aucun élément rendu public ne permet, à ce stade, d’établir un lien entre le thème de l’émission à laquelle Mohamed Yousfi devait participer et les faits visés par l’enquête judiciaire.

La durée exacte de la garde à vue et son fondement juridique précis n’ont pas été indiqués dans les informations rendues publiques samedi matin.

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