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ZLECAf : la Tunisie face à l’équation africaine, paiement, logistique et transition verte

09. Oktober 2026 um 17:12

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) promet un marché unique de plus d’un milliard de consommateurs. Pour la Tunisie, l’enjeu n’est plus de démontrer l’intérêt du continent, mais de lever les obstacles concrets qui empêchent encore les entreprises d’en saisir les opportunités. Paiements, coût logistique, financement et organisation de l’appui à l’export constituent aujourd’hui les principaux chantiers. À cela s’ajoute une dimension émergente : la transition énergétique et l’industrialisation verte, désormais au cœur de l’agenda continental.

La conjoncture internationale fragilisée par les tensions géopolitiques et le durcissement des règles d’accès aux marchés traditionnels pousse la Tunisie à diversifier ses débouchés. L’Afrique apparaît alors comme une évidence géographique et économique. Mais cette évidence se heurte encore à des réalités opérationnelles.

Foued Guedich, président de Taste Tunisia (Agrigold International), membre du bureau exécutif de la CONECT et ancien président de la CONECT International, identifie deux freins majeurs : la logistique et le paiement.  « Ce sont les deux leviers essentiels pour améliorer nos performances à l’export vers les marchés africains », estime-t-il.

Le problème du paiement est particulièrement parlant. Dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, notamment en Côte d’Ivoire et au Sénégal, la Tunisie ne reconnaît pas le franc CFA dans ses transactions. L’exportateur tunisien doit donc être réglé en euros ou en dollars. Le client d’Abidjan ou de Dakar est contraint d’acheter des devises fortes pour payer une facture, alors même que l’entreprise tunisienne a besoin de francs CFA pour se déplacer, prospecter, importer ou financer ses activités sur place.

Le PAPSS, une avancée encore inachevée

Le mécanisme PAPSS, mis en place sous l’égide de la ZLECAf, vise précisément à faciliter les virements entre monnaies africaines. La Banque centrale de Tunisie l’a adopté, ce qui constitue une avancée institutionnelle importante. Mais, souligne Foued Guedich, l’adoption ne suffit pas : les banques, en tant qu’intermédiaires agréés, doivent réellement le mettre en œuvre.

Or, à ce jour, les transactions restent limitées. Les établissements bancaires peuvent y voir une réduction de certaines commissions, alors que les opérateurs économiques y voient un outil indispensable pour fluidifier leurs échanges. Le défi est donc autant réglementaire que pratique : transformer une décision de la Banque centrale en service bancaire accessible, simple et compétitif pour les PME exportatrices.

Logistique et barrières invisibles

La question logistique constitue le second verrou. Zied Jaouadi, vice-président de la Chambre des sociétés de commerce international de l’UTICA et de la Chambre panafricaine de commerce et d’industrie, relève que la Tunisie affiche l’un des coûts logistiques les plus élevés de la Méditerranée. Le problème ne se limite pas aux ports tunisiens : de nombreuses liaisons vers l’Afrique nécessitent deux ou trois transbordements, ce qui alourdit les délais, les coûts et les risques.

À cela s’ajoutent les barrières non tarifaires. Foued Guedich rappelle que l’accès à l’Union européenne ne se résume plus aux droits de douane : les exigences liées à l’empreinte carbone et aux normes environnementales s’appliquent dès l’entrée des conteneurs. Cette tendance protectionniste renforce l’intérêt d’une stratégie africaine, mais exige aussi des entreprises tunisiennes qu’elles montent en gamme et anticipent les nouvelles règles du commerce international.

Financement et accompagnement : le maillon manquant

Pour Zied Jaouadi, le premier défi du secteur privé reste l’accès au financement. Avec des taux d’intérêt élevés, le coût du crédit pèse particulièrement sur les PME exportatrices, souvent fragiles et peu capitalisées. Le deuxième défi est logistique. Le troisième, plus structurel, concerne la réforme des organismes d’appui à l’exportation, notamment les chambres de commerce et les centres de promotion des exportations.
Son constat est net : il faut passer d’une logique de promotion à un accompagnement de long terme du développement exportateur. Cela suppose des services plus proches des entreprises, une meilleure connaissance des marchés africains, un appui juridique et commercial, ainsi qu’un suivi après l’implantation.

La solution proposée est l’implantation directe sur place, à travers des filiales ou des comptoirs commerciaux. Ce modèle permettrait de disposer de stocks sur les marchés africains, de réduire la dépendance aux transbordements et de mieux répondre à la demande locale. Encore faut-il que le financement suive et que les entreprises pensent les flux dans les deux sens : vendre, mais aussi acheter. Cette approche permettrait d’optimiser les flux financiers et de consolider la présence tunisienne en Afrique.

La transition verte, nouveau champ de la ZLECAf

La ZLECAf ne se limite toutefois pas au commerce des marchandises. La transition énergétique occupe une place croissante dans son agenda. Cynthia Gnassingbé-Essonam, conseillère principale pour l’engagement du secteur privé auprès du secrétaire général de la ZLECAf, souligne le lancement de l’Africa Green Industrialization Initiative (AGII).

L’objectif est de fédérer banques multilatérales, banques commerciales et investisseurs afin de financer des projets verts réellement bancables. La question dépasse la seule production d’énergies renouvelables : elle touche aux minéraux critiques, à la transformation locale et aux chaînes de valeur industrielles. L’exemple des véhicules électriques est révélateur : des pays comme la Zambie et la République démocratique du Congo, riches en cobalt, doivent pouvoir transformer leurs ressources au lieu de les exporter brutes.

Un protocole continental sur l’industrialisation et la politique commerciale est en préparation. Il devra intégrer la transition énergétique, les minéraux critiques et, à terme, un cadre harmonisé pour les énergies renouvelables.

Une opportunité à condition d’agir

La Tunisie dispose d’atouts pour devenir un acteur crédible dans cette dynamique : position géographique, savoir-faire industriel, expérience à l’export et intérêt croissant pour les marchés africains. Mais les promesses de la ZLECAf ne se concrétiseront pas par les seuls accords commerciaux.

Il faut activer le PAPSS, réduire les coûts logistiques, faciliter le financement des PME, réformer l’accompagnement à l’export et encourager les implantations directes. Il faut également préparer les entreprises aux exigences de la transition verte, via la mise en place des outils pratiques du commerce:  payer, transporter, financer et s’implanter  ne seront pas réellement opérationnels.

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Rising Star Award : Sebio récompensée pour son innovation au service de la santé des femmes

09. Oktober 2026 um 13:56

Au-delà de la reconnaissance, cette cérémonie a mis en avant le potentiel des jeunes entreprises africaines à développer des solutions innovantes, durables et exportables. Sebio a notamment illustré la capacité des startups à transformer les défis environnementaux et sociaux en opportunités économiques.

Fondée par Tianasoa Avotriniaina Liane Andriambelozaka, Sebio est une startup malgache engagée dans l’économie circulaire. Elle conçoit et commercialise des protections hygiéniques féminines à base de fibres naturelles, offrant une alternative plus saine et plus durable aux produits traditionnels. Son modèle associe ainsi santé des femmes, réduction des déchets et valorisation de matériaux naturels.

Le jury, composé de Ghazi Saddem, Startup Advisor, Innovation Consultant et Ecosystem Builder ; de Nour Boumaiza, Program Manager au sein de la Fondation Friedrich Naumann ; de Maya Jerbi, Présidente de la Fondation Orange Tunisie et Manager RSE ; ainsi que de Faten Aissi, Director of Global Partnerships, a salué la qualité des pitches présentés, la clarté des propositions de valeur et la cohérence des modèles économiques des entreprises candidates.

Pour Tianasoa Avotriniaina Liane Andriambelozaka, fondatrice de Sebio, cette distinction revêt une importance particulière. Reconnue pour son engagement citoyen, la lauréate a  salué les organisateurs pour la récompense, l’accompagnement, la bienveillance et la qualité des échanges tout au long de cette quatrième édition de l’African ESG Summit.

Elle a également souligné l’apport des rendez-vous B2B, qu’elle considère comme particulièrement précieux pour les startups à la recherche de partenaires, de clients et de nouvelles opportunités de développement.

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African ESG Summit : Arij Mejdi, de Kumulus Water, lauréate des Momentum Startups Awards

09. Oktober 2026 um 10:40

La remise des Momentum Startups Awards a constitué l’un des temps forts de cette quatrième édition de l’African ESG Summit, organisée par le magazine Managers dans la journée du jeudi 8 octobre 2026 à l’hôtel Sheraton. 

Au-delà de la reconnaissance, cette cérémonie a mis en lumière le potentiel des jeunes entreprises africaines à proposer des solutions innovantes, durables et exportables. Kumulus a notamment illustré la capacité des startups à transformer des défis environnementaux et sociaux en opportunités économiques.

Le jury, composé de Ghazi Saddem, Startup Advisor, Innovation Consultant et Ecosystem Builder ; Nour Boumaiza, Program Manager au sein de la Fondation Friedrich Naumann ; Maya Jerbi, Présidente de la Fondation Orange Tunisie et Manager RSE ; et Faten Aissi, Director of Global Partnerships, a salué la qualité des pitches présentés, la capacité des jeunes entreprises à synthétiser leur proposition de valeur ainsi que la cohérence de leurs modèles économiques.

Pour Arij Mejdi, Head of Sales MENA Region de Kumulus Water, ce moment a été particulièrement marquant. La lauréate est montée sur scène au son de We Are the Champions, avant de remercier les organisateurs pour l’invitation, l’accompagnement, la bienveillance et la qualité des échanges.

Elle a également souligné l’importance des rendez-vous B2B, qu’elle considère comme particulièrement précieux pour les startups en quête de partenaires, de clients et d’opportunités de développement.

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ESG et finance climatique : Coris Holding vise l’accréditation du Fonds vert

08. Oktober 2026 um 14:33

D’abord imposée par un partenaire financier, la durabilité est désormais au cœur de la transformation de Coris Holding. C’est ce qu’a exposé son responsable durabilité, Isham Boris Sonny, lors de la 4e édition de l’African ESG Summit, le 8 octobre 2026 à Tunis.

 Le groupe bancaire transforme son modèle d’affaires pour y intégrer pleinement la finance verte et la finance climatique. Cette évolution s’accompagne d’une stratégie climat, d’une candidature à l’accréditation du Fonds vert pour le climat et de projets de produits financiers encore à l’étude. Deux obstacles freinent toutefois la démarche : l’absence de cadre réglementaire bancaire et les difficultés liées aux données.

Tout est parti de la filiale du Burkina Faso. Un financement obtenu auprès d’un partenaire international s’est accompagné d’une question inattendue : l’établissement disposait-il d’une politique environnementale et sociale ? Le sujet a surpris, une banque n’étant pas habituée à parler d’environnement. Le partenaire a expliqué qu’un établissement financier doit suivre et gérer les risques environnementaux et sociaux de ses clients, qui peuvent l’affecter directement. Il a accompagné la filiale dans la rédaction de cette politique.

Le financement obtenu, le document a été rangé dans un tiroir, son intérêt n’apparaissant pas fondamentalement. À la clôture du financement, l’évaluation a révélé que la politique n’avait pas été appliquée. Seule la liste d’exclusion, qui recense les activités à ne pas financer en raison de leurs impacts négatifs importants sur l’environnement et la société, était respectée. Pour Isham Boris Sonny, ce constat a marqué une première prise de conscience : l’établissement ne tenait pas un engagement qu’il avait pris.

Lire aussi — ESG et logistique : anticiper ou payer le prix de la conformité

La politique a été ressortie, analysée, puis adaptée au contexte local afin d’être réellement applicable. Chaque demande de financement est désormais confrontée à la liste d’exclusion, puis soumise à une catégorisation environnementale et sociale en trois niveaux : « A » pour un risque élevé, « B » pour un risque moyen et « C » pour un risque faible. Les dossiers classés A ou B donnent lieu à une diligence environnementale. Son résultat détermine l’accompagnement proposé au client pour atténuer ses risques.

Une veille menée sur d’autres marchés a montré que la durabilité allait au-delà de la gestion des risques liés aux financements et engageait aussi des questions de responsabilité. La filiale a alors élaboré une politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) autour de cinq axes : l’éthique, les clients, l’environnement et le climat, les collaborateurs, ainsi que les communautés au sein desquelles elle évolue.

Les autres filiales étant confrontées aux mêmes enjeux, ces sujets ont été portés au niveau de la holding par souci de cohérence. Une fonction durabilité y a été créée et positionnée de manière stratégique. Elle s’inscrit dans le plan stratégique 2025-2027, dont la durabilité constitue un axe fort. Isham Boris Sonny situe à ce stade le début de la transformation réelle du groupe. Le changement climatique, sujet nouveau et technique pour les équipes, a conduit le groupe à se faire accompagner, convaincu qu’il ne pourrait réussir seul. L’enjeu est de le traiter sous l’angle des risques comme des opportunités. Sur le premier volet, l’évaluation de l’exposition du portefeuille aux risques climatiques est en cours. Sur le second, une stratégie climat a été développée et se concentre désormais sur trois domaines : la transition énergétique, l’agriculture durable, ainsi que les villes, la mobilité et les infrastructures durables.

Le Fonds vert de l’ONU en point de mire

Coris Holding a également engagé un processus d’accréditation auprès du Fonds vert pour le climat, que son responsable présente comme le plus gros fonds climatique international. La candidature a été soumise le mois dernier. Le groupe espère obtenir l’accréditation en 2027, afin d’accompagner les économies des pays où il est présent. Le groupe affiche l’ambition de lancer, vraisemblablement en 2027, un produit de finance verte. Une réflexion est par ailleurs en cours sur les green bonds. Convaincu qu’il devait lui-même se montrer exemplaire avant de formuler des attentes envers ses clients, Coris Holding a commencé à travailler sur la quantification de ses émissions de gaz à effet de serre. L’exercice, reconnaît l’intervenant, n’est pas simple, et le groupe entend se conformer aux standards internationaux.

Au final, Isham Boris Sonny identifie deux défis. Le premier est l’absence, à ce stade, de réglementation bancaire encadrant ces sujets sur son marché, contrairement à d’autres. Il sait qu’elle viendra, mais aucun texte n’existe pour l’instant. Le second concerne les données, dont la disponibilité et la qualité posent de réelles difficultés, aussi bien en interne qu’en externe.

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Sahar Mechri à l’African ESG Summit : « La durabilité est devenue un argument de compétitivité »

08. Oktober 2026 um 13:49

À Tunis, le 8 octobre 2026, Sahar Mechri, directrice exécutive de Managers, a ouvert la quatrième édition de l’African ESG Summit. Son constat est direct : le risque climatique « s’est conjugué au présent » cet été. Et la preuve environnementale devient désormais un enjeu majeur de compétitivité pour les entreprises.

Après trois éditions consacrées à une menace abordée « au futur », la responsable a affirmé que les acteurs économiques n’ont plus à entendre le risque en conférence : ils l’ont vécu sur le terrain. Rappelant que le sommet vise à outiller les entreprises plutôt qu’à répéter l’existence des périls, elle a souligné que le prix, la qualité et le délai ne suffisent plus. « Il y en a désormais un quatrième, la preuve en est », a-t-elle insisté, en articulant son propos autour de trois axes : la valeur, la donnée et la traçabilité.

Sahar Mechri estime en effet que la durabilité n’est pas « un geste pour la planète que l’on ferait à perte », mais un argument de compétitivité. Elle précise qu’une entreprise capable de prouver son empreinte carbone protège ses parts de marché, accède plus facilement aux financements verts et conserve sa place dans des chaînes de valeur en pleine recomposition. Elle souligne aussi qu’il ne s’agit plus d’une simple exigence européenne, citant la Chine, le Brésil et le Nigeria, qui adoptent à leur tour des normes de reporting de durabilité.

La donnée, « monnaie d’échange »

Pour la responsable, la donnée est devenue une monnaie d’échange dans les chaînes de valeur. Les grands donneurs d’ordre, engagés sur des objectifs climatiques, dépendent directement des chiffres de leurs fournisseurs et de la traçabilité de leurs produits. En Europe, huit entreprises sur dix intègrent déjà des critères ESG dans la sélection de leurs partenaires, faisant de leurs achats le premier levier de réduction des émissions indirectes. Sahar Mechri y voit non une contrainte subie, mais un pouvoir de négociation : le fournisseur qui maîtrise ses données « ne subit plus le cahier des charges », il le discute.

La troisième conviction, qu’elle juge la plus décisive, tient en une formule : « Demain, on ne vous questionnera plus. On vous classera. » S’appuyant sur la directive européenne sur le devoir de vigilance révisée cette année, elle rappelle que les donneurs d’ordre concentreront leurs contrôles là où le risque est le plus probable. Faute de données publiées, « ce sont des moyennes qui parleront à votre place », au détriment des champions sectoriels du textile, du cuir ou de l’agroalimentaire. Si le risque n’est pas maîtrisé, les sanctions sont claires : l’absence de contrats ou la suspension des relations d’affaires. La traçabilité devient ainsi la véritable carte de visite des exportateurs.

Face à ces défis, les travaux de la journée, axés sur la décarbonation, la traçabilité et le financement, entendent apporter des réponses opérationnelles. Loin d’un simple lieu de constat, l’événement vise à faire émerger des solutions concrètes portées par les PME et startups locales, notamment à travers les rencontres B2B et la remise des Sustain’Awards. Revendiquant l’absence de chiffres d’affichage, Sahar Mechri a rappelé que l’édition précédente avait généré 60 transactions issues de 149 rendez-vous qualifiés. Elle a enfin mis en avant la dimension sociale de la valeur, illustrée par le hackathon mené avec STAR Assurances autour du sport comme levier d’inclusion.

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ESG et logistique : anticiper ou payer le prix de la conformité

08. Oktober 2026 um 13:09

Au panel « Chaîne de valeur, traçabilité, logistique : les nouvelles règles d’accès aux marchés »  dans le cadre de la quatrième édition de African ESG Summit, qui se tenait ce 8 octobre 2026, les intervenants plaident pour l’anticipation, la fin des kilomètres à vide, un tissu économique structuré et un cahier des charges sur l’énergie et les bornes de recharge. L’électrification des flottes est rentable, si le mix énergétique est en partie renouvelable et l’infrastructure au rendez-vous.

Les intervenants ont décrit des donneurs d’ordre européens en quête de données et d’attestations. De même, ils ont souligné le coût de cette conformité, l’absence de stratégie claire en Tunisie et le rôle de l’électrification des flottes. La modératrice Douja Gharbi, CEO de RedStart Tunisie, a ouvert les échanges en rappelant la nouvelle édition d’un indice de capacité productive couvrant 195 économies, où la Tunisie occupe le 99e rang mondial, le 5e africain et le 1er nord-africain, avec des points forts dans les TIC, le changement structurel, l’énergie et le capital humain, et un point faible dans le transport.

Pour Famke Schaap, consultante Sustainability & Supply chains chez Hyacint Consult, basée à Bruxelles, la pression sur les données est devenue, même en Europe, une charge administrative. Les entreprises européennes demandent à leurs partenaires des informations issues du reporting de durabilité, comme le nombre d’employés, ainsi que des preuves d’actions. Dans la logistique, la demande porte à la fois sur les émissions et sur les efforts pour les réduire.

Elle l’a illustré par un cas suivi lors d’une longue collaboration avec Samsung Electronics : en 2023 et 2024, Carrefour a poussé le groupe à rendre compte non seulement de son impact, mais aussi de ses réductions d’émissions, auprès de l’initiative Science Based Targets. La mise en place du management et des processus a pris environ deux ans, sous une pression devenue commerciale, l’absence de reporting faisant courir au groupe le risque de perdre sa place sur le marché. Samsung Electronics effectue désormais ce reporting.

Travaillant surtout avec des entreprises de la tech et des minerais comme le cobalt, Famke Schaap observe que les exigences climatiques, environnementales et sociales sont reportées vers l’amont de la chaîne. Les mines utilisent beaucoup de transport routier au pétrole, si bien que les émissions du scope 3 sont les plus lourdes dans les pays d’où l’Europe s’approvisionne. Constatant un intérêt croissant pour un travail commun en faveur des énergies renouvelables, elle a demandé s’il existait en Tunisie des partenariats où des entreprises européennes financent de telles améliorations. Tout en rappelant que, selon la législation européenne, les PME ne doivent pas être affectées de manière disproportionnée.

Une chaîne logistique émettrice, des coûts à la charge des entreprises

Nabgha Salem, PDG de Vectorys, a détaillé la chaîne entre la Tunisie et l’Europe : enlèvement chez le client, traversée vers Marseille ou Gênes, passage par un entrepôt de cross-docking, puis livraison, chaque maillon contribuant aux émissions. Vectorys investit depuis une quinzaine d’années dans des caisses mobiles pouvant voyager sur navire puis sur train, pour éviter de longs trajets de tracteurs. Depuis 2024, les navires ont mis en place un système de réduction de leur soufre. Ce qui passe par des taxes et impose de choisir les armateurs au meilleur taux. Les clients européens de Vectorys réclament des attestations annuelles de réduction du taux de carbone liées à ses flux.

Elle estime que la Tunisie est « très loin », faute de stratégie claire, ce qui touche les moyens, l’infrastructure et toute la chaîne de valeur, avec des coûts pour l’entreprise. Elle voit un contraste entre le business et l’exigence environnementale : les navires mettent 24 à 36 heures pour rejoindre l’Europe, mais il est demandé de faire de l’express et des livraisons en 48 heures. Elle a rapporté le cas d’un tracteur resté allumé une journée dans un port pour embarquer.

Transporteur, elle aide les exportateurs par le conseil : plus l’opération est planifiée et anticipée, plus le taux de carbone baisse, notamment en évitant les kilomètres à vide, qui sont une perte pour le client comme pour le transporteur. D’après la PDG, la sensibilité des clients dépend de la taille de l’entreprise et de la présence de partenaires étrangers exigeant la conformité ESG, une démarche « pas encore très répandue ». Les entreprises qui exportent régulièrement sont concernées, l’exigence étant entrée dans leur quotidien. Pour les autres, sans politique ni stratégie d’État, l’avancée sera difficile, les entreprises pensant d’abord à leur survie.

Traçabilité des fournisseurs et conformité

Interrogé sur les exigences imposées aux fournisseurs et transporteurs, l’intervenant a indiqué que l’objectif n’était pas encore atteint, mais que son entreprise demandait la traçabilité des fournisseurs, surtout sur l’authenticité de la matière, et cherchait des fournisseurs plus proches, sans se limiter au prix. À ses yeux, l’empreinte n’est pas que carbone, mais environnementale. Et le tissu économique tunisien doit encore être structuré. La traçabilité classique est renforcée par les exigences du CMF, la société étant cotée en Bourse et tenue de matérialiser sa matérialité ESG. Les fournisseurs étant dictés par le groupe, aucun problème culturel ne se pose face aux nouveaux critères, l’image de la franchise de marques premium devant être respectée.

Les actions de la SFBT

Oussama Ghariani, Directeur Supply Chain du Groupe SFBT, a mis en avant la lutte contre les kilomètres à vide, avec des camions et des circuits optimisés. Le groupe privilégie la durabilité à long terme, même quand les camions coûtent plus cher, et dispose de sociétés de transport internes. Les efforts sur la consommation d’énergie et d’eau passent par la maintenance, les processus et la technologie du matériel, et sont menés avec la direction technique du groupe et d’autres cabinets d’études. Un objectif exigeant est fixé à trois ans. Sans communiquer d’indicateur exact, le directeur a évoqué des baisses d’au moins 15 à 18 % par rapport à la consommation passée.

Il affirme que les entreprises tunisiennes en sont à la conformité minimale; alors que l’Europe encourage ses entreprises et que la Chine le fait davantage encore. Il a cité Porsche, qui aurait quitté le pôle ESG de Volkswagen pour s’allier à un partenaire chinois, faute de moyens de relever le défi des émissions de CO2 au sein du groupe allemand.

L’électrification : rentabilité, frein d’infrastructure, mesures publiques

Interrogé sur la rentabilité de l’électrification des véhicules utilitaires, Mohamed Chedli El Fahem, Deputy CEO de BYD Tunisie, l’a jugée très rentable pour les livraisons et les flottes B2B; et ce, à condition que le mix énergétique comporte du renouvelable. La Chine repose désormais à 80 % sur le renouvelable. Tandis que l’Europe exige des produits importés une empreinte carbone maîtrisée. Ce qui pousse les écosystèmes des pays exportateurs, a-t-il précisé.

Sur l’autonomie vers le sud, il a expliqué que les bornes s’installent avec des moyens propres et que l’écosystème n’est pas au top. Selon lui, il manque un cahier des charges incitant à investir dans la production d’énergie et les bornes. Cela constitue donc un frein. Des partenaires pétroliers fournissent l’électricité gratuitement aux clients. Côté public, il a cité des droits de douane ramenés à zéro, une taxe baissée de 19 % à 7 % et une subvention du véhicule électrique de l’ordre de 40 %. Il reste du chemin, notamment pour investir dans l’énergie et la stocker, maillon présenté comme le plus important pour une logistique compétitive et pour faire de la Tunisie une plateforme d’export.

Avant toute vente, BYD propose aux clients B2B un audit du parc, un calcul du coût total de possession (carburant, entretien, taux d’exploitation) et une mesure des émissions de CO2, indicateur suivi par l’entreprise, a-t-il décrit. Le groupe annonce chaque mois, à l’échelle mondiale, les millions de tonnes de CO2 évitées, avec pour vision de faire baisser la température du monde d’un degré. La transition peut être graduelle : pour un périmètre de 200 kilomètres, le Deputy CEO estime que 80 % des flux peuvent être couverts avec des bornes installées sur les lieux de travail et au domicile. Au-delà de 300 kilomètres par jour, BYD conseille pour l’instant l’hybride rechargeable, en attendant que l’infrastructure soit au point. L’électrique fait gagner 80 % du budget énergétique, contre 50 % pour l’hybride rechargeable conclut-il.

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Prix Michael Philip Cracknell : Qui seront les trois lauréats ?

08. Oktober 2026 um 09:10

C’est au musée national du Bardo que sera présenté le palmarès de la première édition du prix Michael Philip Cracknell. La cérémonie de remise du Prix Michael Philip Cracknell pour l’Environnement se tiendra jeudi 8 octobre à 18h.

Créé en hommage à Michael Philip Cracknell, cofondateur d’Enda et profondément engagé en faveur de l’environnement et du développement, le prix consacre un héritage fait d’engagement, de responsabilité et d’action concrète.

Doté d’un montant global de 100.000 dinars, le Prix Michael Philip Cracknell pour l’Environnement distingue des initiatives tunisiennes déjà à l’œuvre, capables d’apporter des réponses concrètes aux défis environnementaux, de démontrer leur impact et de franchir une nouvelle étape dans leur développement.

La soirée mettra à l’honneur les dix finalistes de cette première édition et sera marquée par l’annonce des trois lauréats. Elle sera également l’occasion de présenter : Le Manuel du Citoyen du Monde.

Œuvre de Roberto Savio, économiste et journaliste italo-argentin, fondateur de l’agence de presse Inter Press Service (IPS) et activiste international engagé en faveur de la citoyenneté mondiale et de la justice sociale. La présence de l’auteur sera une occasion de mettre en relief son parcours et sa vision de la citoyenneté et de la paix dans le monde.

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Un million d’arbres : la CONECT s’engage pour le climat

07. Oktober 2026 um 18:11

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) franchit une étape majeure dans sa démarche de responsabilité sociétale et environnementale. L’organisation a officialisé une convention avec la startup Soul & Planet, partenaire engagé dans la reforestation, pour le reboisement du territoire national.

Ce programme ambitieux, qui vise à planter un million d’arbres à travers la Tunisie, prend une dimension particulière cette année. Il répond à l’urgence environnementale de restaurer l’équilibre forestier suite aux feux de forêt dévastateurs qui ont ravagé environ 15 000 hectares sur le territoire.

Au-delà de cette action ponctuelle, la CONECT réaffirme son engagement indéfectible en faveur du développement durable, de la responsabilité sociétale des entreprises et de la protection de l’environnement. Pour la confédération, chaque initiative verte constitue une pierre angulaire dans la construction d’un avenir économique plus résilient et respectueux de la nature.

Ismail Ben Salha, président du COPIL RSE de la CONECT, a saisi l’occasion de la signature de la convention pour représenter l’organisation patronale.

En intégrant pleinement le nombre d’arbres plantés dans les crédits de bilan carbone, la CONECT offre un levier d’impact concret aux entreprises, leur permettant de valoriser directement leur engagement écologique au service de la planète.

D’après communiqué

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El Niño et les risques climatiques : la Tunisie appelée à renforcer la prévention

07. Oktober 2026 um 17:30

Les études et les observations actuelles montrent que l’océan Indien pourrait être fortement exposé aux effets d’El Niño, un phénomène climatique caractérisé par un réchauffement inhabituel des eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique. Ce phénomène peut perturber les régimes de vents, de précipitations et de températures dans plusieurs régions du monde, notamment autour de l’océan Indien.

Dans ce contexte, les pays riverains des océans Pacifique et Indien sont appelés à renforcer leur préparation face aux risques liés aux fortes vagues, à la houle et, dans certaines zones, à la submersion marine.

Quelle pourrait être l’incidence d’El Niño sur la Tunisie ? Située en Méditerranée, la Tunisie n’est pas directement exposée au phénomène, et ses effets sur le pays ne peuvent pas être déterminés avec certitude. Ils dépendent notamment de la saison et de l’interaction d’El Niño avec d’autres phénomènes atmosphériques et océaniques. El Niño ne permet donc pas, à lui seul, de prévoir une saison sèche ou particulièrement pluvieuse en Tunisie. Toutefois, ses effets indirects pourraient contribuer à accentuer certaines situations extrêmes, telles que les vagues de chaleur, les précipitations intenses ou les crues soudaines. Le réchauffement des eaux méditerranéennes pourrait également aggraver les épisodes de fortes pluies et de houle lorsqu’ils se produisent

Des stations et des organismes scientifiques installés en Méditerranée suivent déjà l’évolution des vagues, de la houle, de la température de l’eau et du niveau de la mer. Le renforcement de la surveillance et de la prévision marine constitue ainsi une priorité pour mieux anticiper les risques liés au changement climatique.

À l’issue du lancement de l’atelier national consacré à l’accès de la Tunisie aux financements climatiques, organisé à l’Académie diplomatique, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a déclaré aux médias : “Pour le moment, aucun phénomène immédiat ne menace la Tunisie. Mais la prudence demeure nécessaire. Il faut améliorer les systèmes d’alerte, renforcer le suivi scientifique et privilégier la prévention afin de mieux se préparer aux effets possibles d’El Niño et du changement climatique”.

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Verdissement massif : la CCITF et « Soul & Planet » s’unissent pour planter 5 000 arbres

07. Oktober 2026 um 14:58

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) s’est engagée à contribuer à la plantation de 5 000 arbres, en signant mardi un accord de partenariat avec l’entreprise « Soul & Planet » dans le cadre du projet « Un million d’arbres ».

Cet accord vise à soutenir la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et à promouvoir les initiatives environnementales. Il renforce les efforts du projet, dont l’objectif est de planter un million d’arbres. La Chambre garantira par ailleurs le suivi des opérations de reboisement et la documentation de leur impact environnemental.

Pour encourager la participation du tissu économique, la CCITF a invité ses entreprises adhérentes à rejoindre l’initiative, en leur accordant une réduction exceptionnelle de 10 %. Ce partenariat s’inscrit dans la démarche de la Chambre visant à mobiliser son réseau d’entreprises autour d’initiatives à impact environnemental positif.

« Soul & Planet » fournit des solutions et des produits écoresponsables destinés à améliorer l’impact environnemental des entreprises et des particuliers. Sa mission est d’accélérer la transition écologique des entreprises, tout en veillant à leur conformité avec les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.

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BH Bank : Un 2ᵉ rapport de durabilité marqué par un premier bilan carbone historique

05. Oktober 2026 um 16:43

La BH Bank consolide sa démarche ESG en publiant son deuxième Rapport de Durabilité relatif à l’exercice 2025.

La BH Bank annonce la publication de son deuxième Rapport de Durabilité, relatif à l’exercice 2025. Cette nouvelle édition marque une étape importante dans la structuration progressive de sa démarche de responsabilité sociétale et dans le renforcement de la transparence de ses performances environnementales, sociales et de gouvernance.

Après la publication de son premier rapport, la Banque poursuit l’amélioration de son dispositif de reporting ESG en capitalisant sur l’expérience acquise et en tenant compte des attentes de ses parties prenantes.

Élaboré conformément aux recommandations du Guide de reporting ESG de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, le rapport s’appuie également sur les lignes directrices de la norme ISO 26000 et sur les référentiels de la Global Reporting Initiative.

Le Rapport de Durabilité 2025 présente les engagements, les actions et les principaux résultats de la BH Bank autour de quatre axes : une gouvernance éthique et transparente, l’engagement social en faveur des collaborateurs, la finance responsable et la réduction de l’empreinte carbone, ainsi que l’innovation et l’inclusion financière.

Une gouvernance RSE progressivement renforcée

La gouvernance de la démarche ESG repose sur l’engagement et l’implication du Conseil d’administration et de la Direction Générale. Un Comité RSE ESG présidé par le Directeur Général a été mis en place afin d’assurer la définition des orientations, le suivi du plan d’action et la coordination des initiatives ESG de la Banque.

En 2025, la BH Bank a tenu à renforcer l’encadrement de ses engagements à travers l’élaboration de trois chartes consacrées à la RSE/ESG et aux parties prenantes, à la diversité et à la non-discrimination, ainsi qu’aux fournisseurs responsables. Ces dispositifs visent à promouvoir les principes d’éthique, de transparence, d’inclusion et de respect de l’environnement dans les activités de la Banque et au sein de sa chaîne de valeur.

Le capital humain au cœur de la performance durable

Avec un effectif de 1 853 collaborateurs, reparti entre 53 % de femmes et de 47 % d’hommes, la BH Bank place le développement du capital humain parmi les priorités de sa démarche de durabilité.

Au cours de l’exercice 2025, la Banque a assuré 17658 heures de formation, soit une moyenne de 7,6 heures par collaborateur. Les actions réalisées ont notamment porté sur la conformité, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, la finance durable et l’intégration des critères ESG dans les activités bancaires.

Une formation spécifique aux fondamentaux du développement durable a également été organisée au profit du staff managérial afin de renforcer ses capacités à intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions et les opérations de la Banque.

Un premier bilan carbone pour mieux piloter l’empreinte environnementale

L’un des principaux faits marquants présentés dans cette deuxième édition est la réalisation du premier bilan carbone de la BH Bank, couvrant les émissions des scopes 1 et 2.

Les émissions totales évaluées pour l’année 2025 s’élèvent à environ 3056 tonnes de CO₂e. Le scope 1 représente près de 490 tonnes de CO₂e, provenant principalement des émissions fugitives, de la flotte de véhicules, des groupes électrogènes et des chaudières. Le scope 2, lié à l’électricité achetée, représente environ 2566 tonnes de CO₂e, soit 84 % des émissions mesurées.

Cette première évaluation a permis à la BH Bank de disposer d’une situation de référence, d’identifier ses principaux postes d’émissions et de préparer la définition d’objectifs et d’actions de réduction. La Banque prévoit également d’étendre progressivement son périmètre d’évaluation au scope 3, qui couvre les autres émissions indirectes liées à sa chaîne de valeur.

Une finance responsable au service des besoins économiques et sociaux

La BH Bank poursuit parallèlement ses actions en faveur d’une finance plus inclusive et responsable. En 2025, elle a continué à soutenir l’accès au logement, la résilience hydrique, l’éducation financière, l’employabilité des jeunes et le développement des territoires.

Dans le cadre du programme FOPROLOS, la Banque a financé 528 dossiers, pour un montant décaissé de 60,25 millions de dinars. Elle a également accordé 76 crédits destinés à la construction de « Majels », pour un montant total de 1,322 million de dinars, contribuant ainsi à la collecte des eaux pluviales et à la résilience face au stress hydrique.

L’engagement sociétal de la Banque s’est également traduit par des actions en faveur de l’éducation, de l’enfance, des populations vulnérables et de l’inclusion financière. Des initiatives de sensibilisation ont notamment été organisées au profit des étudiants afin de faciliter la compréhension des notions bancaires et de promouvoir des comportements financiers responsables.

Une démarche tournée vers l’amélioration continue

À travers la publication de ce deuxième Rapport de Durabilité, la BH Bank confirme sa volonté de renforcer progressivement l’intégration des enjeux ESG dans sa gouvernance, ses métiers et son dispositif de gestion des risques.

Les prochaines étapes porteront notamment sur l’amélioration de la qualité du reporting, l’approfondissement de l’analyse des risques ESG et climatiques, l’élargissement du bilan carbone et la poursuite de l’intégration des considérations environnementales et sociales dans les activités de financement et d’investissement.

Cette publication traduit ainsi l’ambition de la BH Bank de contribuer à une finance plus responsable, résiliente et créatrice de valeur durable pour l’ensemble de ses parties prenantes et pour l’économie tunisienne.

Lien rapport de durabilité : Le_Rapport_de_durablite_2025.pdf

 

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Usine de mouches, protéines et agrumes : les habitants de Menzel Bouzelfa réclament des garanties

05. Oktober 2026 um 10:06

Une manifestation pacifique s’est tenue la semaine dernière à Menzel Bouzelfa pour exprimer les préoccupations d’une partie des habitants face à l’installation d’une usine de production de protéines à base de mouches soldat noires. Intervenant sur Jawhara FM lundi 5 octobre 2026, Bayrem Hamada, membre du conseil local de Menzel Bouzelfa, a assuré que la...

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Voitures électriques : jusqu’à 5 millions de barils de pétrole évités par jour en 2030

05. Oktober 2026 um 09:09

La progression des véhicules électriques commence à modifier les équilibres du marché pétrolier mondial. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), leur essor pourrait éviter jusqu’à 5 millions de barils de pétrole par jour à l’horizon 2030.

Le véhicule électrique n’est plus seulement une question de mobilité ou de transition énergétique. Il devient progressivement un facteur qui pèse sur la demande mondiale de pétrole. C’est l’un des enseignements du Global EV Outlook 2026 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Le rapport indique que les véhicules électriques ont déjà permis d’éviter environ 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025. Avec la poursuite des politiques actuelles, ce volume pourrait atteindre près de 5 millions de barils par jour en 2030.

Plus de 20 millions de voitures électriques vendues

Cette évolution repose sur une progression rapide des ventes. En 2025, plus de 20 millions de voitures électriques ont été vendues dans le monde, représentant environ un quart des ventes de voitures neuves.

La Chine reste le principal moteur de cette transformation. Les véhicules électriques y ont représenté près de 55 % des ventes de voitures en 2025. En Europe, leur part a atteint 28 %, contre un peu moins de 10 % aux États-Unis, relève l’AIE.

Pour 2026, la dynamique devrait se poursuivre. La hausse des prix des carburants renforce par ailleurs l’intérêt économique des véhicules électriques, dont les coûts d’utilisation sont généralement inférieurs à ceux des véhicules thermiques.

Un impact direct sur la demande de pétrole

L’enjeu est majeur pour le marché pétrolier. Le transport routier représente une part importante de la consommation mondiale de pétrole. Chaque véhicule thermique remplacé par un modèle électrique réduit donc la consommation de carburants pétroliers.

Cette évolution intervient dans un marché déjà soumis à de fortes tensions. Dans son Oil Market Report – September 2026, l’AIE prévoit une baisse de 2,5 millions de barils par jour de la demande mondiale de pétrole en 2026. L’offre mondiale devrait, pour sa part, reculer de 5,7 millions de barils par jour.

La montée en puissance des véhicules électriques ajoute ainsi un facteur structurel à un marché déjà bouleversé par les tensions géopolitiques et les perturbations de l’approvisionnement.

La Chine en première ligne

La Chine joue un rôle central dans cette transformation. D’après l’AIE, les véhicules électriques y ont déjà permis d’éviter environ 1 million de barils de pétrole par jour en 2025. Ce chiffre pourrait atteindre 2,7 millions de barils par jour en 2030.

L’impact ne se limite donc plus aux émissions de carbone. L’électrification du parc automobile réduit également la dépendance aux importations de pétrole et peut renforcer la sécurité énergétique des économies fortement dépendantes des hydrocarbures.

Le passage de 1,7 million à près de 5 millions de barils de pétrole évités quotidiennement en quelques années marque un changement d’échelle.

Cela ne signifie pas la disparition du pétrole dans les transports. Mais l’électrification devient désormais suffisamment importante pour peser sur les équilibres du marché mondial.

Pour les pays importateurs d’énergie, l’enjeu est double : réduire leur facture pétrolière et limiter leur exposition aux fluctuations des cours et aux crises géopolitiques. Le développement de la voiture électrique s’impose ainsi progressivement comme un enjeu industriel, énergétique et géopolitique.

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Des habitants de Menzel Bouzelfa protestent contre les rejets d’une usine de biotechnologie

04. Oktober 2026 um 12:26

Ines Labiadh, coordinatrice du département de justice environnementale et sociale au Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), a affirmé — lors d’un rassemblement de protestation organisé hier, samedi 3 octobre 2026, par les habitants de Menzel Bouzelfa — que l’usine de biotechnologie nextProtein installée pour la production de protéines à partir d’insectes représente désormais une menace majeure pour l’environnement et la santé publique dans cette ville agricole du gouvernorat de Nabeul.

Selon elle, l’usine est à l’origine d’émissions d’odeurs nauséabondes affectant directement la qualité de vie quotidienne des résidents, outre le rejet de polluants et l’infiltration de substances contaminantes dans la nappe phréatique.

Les circonstances et les procédures d’obtention des autorisations pour l’installation de cette usine soulèvent plusieurs interrogations, nécessitant une vérification de sa conformité aux normes sanitaires, environnementales et juridiques, a-t-elle insisté.

I. B.

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Slah Zouari : « La Tunisie, partenaire stratégique des énergies propres entre l’Afrique du Nord et l’Europe »

03. Oktober 2026 um 09:44

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, a participé jeudi 1er octobre 2026 à Alger au deuxième sommet ministériel du projet de corridor sud de l’hydrogène « SouthH2 », réunissant la Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne.

À cette occasion, Slah Zouari a souligné que la transition énergétique constitue une opportunité stratégique pour renforcer le partenariat entre l’Afrique du Nord et l’Europe, notamment à travers l’investissement conjoint et le développement de nouvelles chaînes de valeur.

La Tunisie mise notamment sur les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et ses dérivés. Selon le ministre, sa position géographique et ses infrastructures énergétiques en font un partenaire stratégique pour le développement d’un réseau régional de transport des énergies propres entre les deux rives de la Méditerranée.

Tunis souhaite désormais passer du dialogue à des projets concrets, en privilégiant les initiatives économiquement viables et finançables, tout en tenant compte de leur impact environnemental. La coopération dans la recherche, l’innovation et le transfert de technologies figure également parmi les priorités.

À l’issue de la réunion, la Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont signé la Déclaration ministérielle d’Alger relative au corridor SouthH2. Celle-ci prévoit notamment la création d’un secrétariat dédié au projet, avec l’accompagnement de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Cette nouvelle étape vise à renforcer la coopération énergétique euro-méditerranéenne et à poser les bases de futurs échanges d’énergies propres entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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Tunisie, Italie, Allemagne, Autriche : Tebboune réunit 4 pays autour du corridor hydrogène vers l’Europe

02. Oktober 2026 um 08:48

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu les ministres de l’Énergie d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie et de Tunisie, cette dernière étant représentée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. Cette rencontre était consacrée au projet de corridor SudH2, destiné à relier l’Afrique du Nord à l’Europe pour le transport d’hydrogène renouvelable.

Selon un communiqué de la présidence algérienne, la réunion s’inscrit dans le cadre des efforts visant à accélérer la concrétisation de ce projet énergétique stratégique, qui associe l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche.

À l’issue de l’entretien, Salah Zouari a souligné que le corridor SudH2 constitue une infrastructure stratégique pour les énergies propres. Il doit permettre de relier les capacités de production d’hydrogène en Afrique du Nord aux marchés européens, en renforçant les interconnexions énergétiques entre les deux rives de la Méditerranée.

Le ministre tunisien a également indiqué que les études complémentaires relatives au projet devraient être achevées dans les prochaines semaines. Cette étape doit ouvrir la voie à l’annonce de la configuration définitive du corridor ainsi que des modalités de sa réalisation.

Un corridor énergétique entre l’Afrique du Nord et l’Europe

Le projet SudH2 Corridor figure parmi les initiatives européennes visant à développer une chaîne de valeur de l’hydrogène renouvelable reliant l’Afrique du Nord à plusieurs marchés européens. Son tracé doit notamment passer par la Tunisie et l’Italie avant de se prolonger vers l’Allemagne et l’Autriche.

Au-delà du transport de l’hydrogène, le projet entend renforcer la coopération énergétique entre les pays participants et accompagner la transition vers des sources d’énergie moins carbonées.

Pour la Tunisie, son intégration à ce corridor représente également un enjeu en matière d’interconnexion énergétique et de positionnement dans les nouvelles chaînes de valeur liées à l’hydrogène renouvelable. Le pays se trouve ainsi au cœur d’un axe énergétique appelé à relier les capacités de production nord-africaines aux besoins croissants du marché européen.

La rencontre de haut niveau à Alger intervient donc à une étape importante du projet, alors que les pays partenaires travaillent à finaliser les études techniques et à préciser les conditions de sa mise en œuvre.

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Grand Tunis sous les eaux : quand l’alerte arrive après la paralysie

18. September 2026 um 10:46
Les pluies orageuses qui se sont abattues jeudi 17 septembre sur le Grand Tunis ont transformé en quelques minutes plusieurs axes de la capitale et de sa périphérie en zones difficilement praticables, voire paralysées. La capitale est passée des méandres…

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Tunesien: Innenministerium kündigt Auflösung der Umweltpolizei an

22. April 2025 um 17:44

In seiner Rede in der Plenarsitzung vor den Abgeordneten des Parlaments hat der Innenminister Khaled Nouri die Auflösung des Korps der Umweltpolizei bestätigt und dies Mehr

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