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Algérie | Le journaliste Mustapha Benfodil interdit de sortie de territoire

19. Juli 2026 um 11:12

L’interdiction de sortie du territoire national (ISTN) imposée au journaliste et écrivain algérien Mustapha Benfodil dépasse désormais le cadre d’une affaire individuelle. Elle pose une nouvelle fois la question de l’état des libertés publiques en Algérie et, plus largement, dans un Maghreb où les espaces d’expression et de circulation des voix critiques connaissent des restrictions croissantes.

Djamal Guettala 

Journaliste au quotidien El Watan, écrivain et dramaturge reconnu, Mustapha Benfodil a annoncé avoir été empêché de quitter le territoire alors qu’il devait se rendre en France, notamment à Marseille, dans le cadre d’engagements professionnels et culturels.

Cette interdiction intervient alors que son parcours est étroitement lié aux échanges culturels entre les deux rives de la Méditerranée.

Auteur de romans, de pièces de théâtre et de textes engagés, il a vu ses œuvres circuler dans plusieurs espaces culturels internationaux, notamment sur les scènes théâtrales françaises. Son travail de dramaturge l’a conduit jusqu’au Festival Off d’Avignon, où sa pièce ‘‘End/Igné’’, mise en scène par Kheireddine Lardjam, avait été présentée, confirmant la place de son écriture dans le paysage théâtral contemporain.

Voyage professionnel transformé en obstacle administratif

L’affaire prend une dimension particulière puisque l’ISTN intervient dans le cadre d’un déplacement lié à une activité culturelle et professionnelle, et non d’un simple voyage personnel.

Empêcher un journaliste et un écrivain de circuler librement soulève des interrogations fondamentales : comment un professionnel de l’information et de la création peut-il exercer pleinement son rôle lorsque sa mobilité est entravée ?

La liberté de circulation est un droit essentiel. Lorsqu’elle concerne des figures engagées dans le débat public, les restrictions administratives deviennent nécessairement une question de libertés fondamentales et de transparence institutionnelle.

Les réactions de l’écrivain et journaliste Hmida Ayachi ainsi que d’Arezki Metref témoignent d’une inquiétude largement partagée dans les milieux culturels algériens.

Au-delà du cas personnel de Mustapha Benfodil, c’est la place du journaliste, de l’écrivain et de l’intellectuel critique qui est interrogée. La littérature et le journalisme ont toujours constitué des espaces où les sociétés questionnent leurs propres contradictions. Les limiter revient à fragiliser un débat public déjà sous tension.

Pour ses soutiens, l’affaire rappelle que la liberté d’expression ne peut être dissociée de la liberté de mouvement. Un journaliste empêché de voyager est aussi un journaliste dont les possibilités de rencontres, d’échanges et de couverture internationale sont réduites.

Un signal inquiétant dans le paysage politique maghrébin

Cette affaire intervient dans un contexte régional marqué par des tensions autour des libertés publiques. En Algérie comme dans d’autres pays du Maghreb, des journalistes, écrivains et militants de la société civile ont régulièrement alerté sur les pressions exercées sur les voix indépendantes.

Les situations nationales sont différentes, mais une même interrogation traverse la région : quelle place reste-t-il pour la critique, la création et le pluralisme lorsque les mécanismes administratifs deviennent des instruments de restriction ?

La liberté de la presse ne se limite pas à l’existence de médias. Elle suppose aussi que les journalistes puissent enquêter, voyager, participer à des rencontres professionnelles et dialoguer avec leurs confrères à l’étranger.

Avec cette ISTN, Mustapha Benfodil devient malgré lui le symbole d’une inquiétude plus large. Celle d’une génération de journalistes et d’écrivains attachés à défendre un espace public ouvert, où la création et la pensée critique peuvent circuler librement.

Son cas rappelle une évidence : la culture ne connaît pas de frontières. Mais lorsque les frontières deviennent des barrières pour les créateurs et les journalistes, c’est toute une société qui voit son horizon se rétrécir.

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Kaïs Saïed: « Les coupures d’électricité fréquentes dans de nombreuses régions sont anormales »

19. Juli 2026 um 11:12

Le président de la République Kaïs Saïed a visité le complexe hydraulique de Ghadeer El Goulla, constatant de nombreuses insuffisances et demandant leur correction rapide, notamment pour améliorer les liens entre la station et les régions.

Il a dénoncé les coupures électriques récurrentes et appelé les responsables à assumer leurs responsabilités. « Les coupures de courant fréquentes et simultanées dans de nombreuses régions sont anormales, et chaque responsable doit assumer sa responsabilité pour trouver des solutions. Quiconque a manqué à son devoir devra en subir les conséquences », a-t-il déclaré.

Il s’est ensuite rendu au pont de Bizerte pour suivre les travaux de protection contre les inondations et la restauration d’un pont historique (1608), insistant sur une politique hydraulique globale et l’écoute des citoyens.

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Tunisie – Ça y est, le Plan de développement 2026-2030 définitivement adopté

19. Juli 2026 um 08:35

Le Conseil national des régions et des districts (CNRD) a adopté, vendredi 17 juillet, le Plan de développement 2026-2030, validant ainsi définitivement la feuille de route économique et sociale du pays pour les cinq prochaines années.

Le plan fixe les principales orientations de l’action publique à l’horizon 2030, avec pour objectif de soutenir la croissance, de réduire les disparités régionales et de renforcer le développement économique et social.

Les autorités tablent sur un taux de croissance économique d’environ 4,2 % à l’horizon 2030, une réduction progressive du déficit budgétaire à près de 3 % et une maîtrise de la dette publique dans la limite de 80 % du produit intérieur brut (PIB).

 

Lire aussi : Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

 

Le document prévoit également de faire reculer le taux de pauvreté à moins de 15 % et d’améliorer l’indice de développement humain (IDH) afin de hisser la Tunisie parmi les pays à développement humain très élevé.

Sur le plan énergétique, le programme vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici 2030, tout en réduisant de 30 % la consommation nationale d’énergie primaire grâce à une meilleure efficacité énergétique. Il prévoit aussi la modernisation des réseaux et une augmentation du taux de valorisation des eaux usées.

 

Lire également: L’édito de Hédi Mechri – Plan 2026-2030 : l’anti-hasard à l’épreuve du réel

 

Le Plan de développement 2026-2030 repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment la modernisation du tissu économique, le renforcement des infrastructures, la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la protection de l’environnement ainsi qu’un développement territorial plus équilibré.

Le texte met également l’accent sur la réforme du cadre institutionnel, l’amélioration de l’efficacité des services publics, la promotion d’un développement social inclusif et la mise en place d’une gouvernance publique plus efficace .

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Kaïs Saïed à Ghdir El-Golla | La fin des supputations ?

19. Juli 2026 um 08:27

Kaïs Saïed est finalement réapparu hier soir après une absence des radars de l’actualité qui a duré plus d’une semaine, déclenchant une vague de rumeurs sur son état de santé et de supputations sur l’avenir du pays. La bonne nouvelle est qu’il y a un pilote dans l’avion. Ceux qui se sont sincèrement inquiétés de l’absence du chef de l’Etat sont donc rassurés. Quant à ceux qui y ont trouvé une occasion pour annoncer un crash imminent, ils en ont eu pour leur frais. Vidéo.

Latif Belhedi

Le président de la république a effectué dans la soirée du samedi 18 juillet 2026 une visite au complexe hydraulique de Ghdir El-Golla relevant de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), où il s’est enquis de l’état des équipements et discuté avec les agents des causes des fréquentes coupures d’eau potable enregistrées depuis le début de l’été dans plusieurs régions du pays. Il a aussi visité la délégation de Kalaat El-Andalous où il a discuté avec les citoyens rencontrés sur place. On a eu droit aux mêmes doléances, et aux même assurances et promesses.

Dysfonctionnements de la communication officielle

Cette sortie nocturne de Kaïs Saïed ressemble à toutes celles qu’il avait pris l’habitude de faire. Elle n’y a rien de particulier, sauf que celle-ci est censée démentir les rumeurs sur la santé du président de la république qui ont enflé ces derniers jours sur un fond de malaise général.

«C’est de la routine», semblent vouloir dire les services du Palais de Carthage, qui n’ont pas cru devoir démentir directement et clairement, dans un communiqué en bonne et due forme, ces rumeurs. D’ailleurs, beaucoup de Tunisiens ont démenti, sur les réseaux sociaux, les premières images de cette visite diffusées par certains médias officiels et officieux, affirmant qu’il s’agissait de vieilles images recyclées pour la circonstance. Et il fallu que la présidence de la république diffuse la vidéo de ladite visite sur sa page Facebook, peu après 2 heures du matin, pour que les doutes exprimés entretemps soient dissipés. C’est ce qui montre s’il en est encore besoin les limites actuelles voire les dysfonctionnements de la communication officielle.

Avec des médias nationaux qui ont perdu toute crédibilité aux yeux des citoyens – lesquels ont de plus en plus tendance à aller chercher l’information sur leur pays dans les médias étrangers –, l’information officielle a de plus en plus mal à être admise pour argent comptant et il y a toujours des malins à qui on le joue pas pour la mettre en doute ou la tourner en dérision.

Ces folles rumeurs dont on se passerait volontiers

Dans ce contexte, les paroles comme les silences donnent lieu aux plus folles supputations. Il en va de même des retards souvent enregistrés dans la diffusion des informations, retards qui libèrent les imaginaires les plus sordides ou malveillants.

«Kaïs Saïed se porte bien et vaque à ses occupations habituelles», semble vouloir dire le Palais de Carthage. Le chef de l’Etat utilise d’ailleurs les mêmes mots pour évoquer les mêmes crises (coupures d’eau potable et pannes d’électricité). Il profère, également, les mêmes menaces contre les responsables qui ne sont pas à la hauteur des responsabilités qui leur sont confiées. Là aussi, il n’y a rien de nouveau : le même discours rodé et redondant.

On doit donc s’en contenter voire s’en féliciter, tout en formant l’espoir que la communication officielle, notamment celle de la présidence de la république, soit plus rigoureuse, plus rapide et plus efficace, et ne provoque, par ses silences et ses omissions, les plus folles rumeurs dont on se passerait volontiers dans le contexte de crise que traverse le pays.

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​Le SNJT solidaire avec Insaf Boughdiri et Hamza Belloumi

18. Juli 2026 um 22:57

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé sa totale solidarité avec les journalistes Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri, suite à leur condamnation par contumace à un an de prison ferme.

Dans son communiqué, le syndicat a fermement contesté ce verdict prononcé par la Cour d’appel de Tunis, assorti d’une amende financière, suite à une plainte déposée en 2015 par l’ancien président de la République, Moncef Marzouki. L’affaire concerne la diffusion, dans le cadre de l’émission « El Yaoum El Thamen » (Le Huitième Jour) sur la chaîne El Hiwar El Tounesi, d’un extrait vidéo attribué par erreur à ce dernier.

​Le SNJT a tenu à rappeler que le journaliste Hamza Belloumi avait immédiatement pris les mesures correctives requises sur le plan déontologique, en présentant des excuses et en rectifiant le tir. Une démarche qui s’inscrit, selon le syndicat, dans le cadre des mécanismes d’autorégulation et de responsabilité professionnelle, témoignant du respect du droit du public à une information exacte.

​Parallèlement Moncef Marzouki avait intenté une action en justice en 2015 auprès du Tribunal de première instance de Manouba. Après des années de procédures, ce tribunal avait d’abord rendu un jugement par contumace condamnant cinq journalistes, dont Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri, à des amendes financières.

​« Cependant, la surprise a été totale cette semaine pour les deux journalistes, qui ont découvert l’existence d’un arrêt d’appel, rendu lui aussi par contumace, alourdissant la peine à un an de prison ferme avec amende, assorti d’un mandat de recherche à leur encontre », déplore le SNJT en rappelant que Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri ont entamé les démarches légales pour suspendre l’exécution de cette peine et faire opposition à ce jugement

​Face à cette situation, le SNJT exige de la Cour d’appel de Tunis une révision de ce verdict et demande à ce que le droit à la défense des deux journalistes soit pleinement garanti dans le cadre d’un procès équitable sachant que l’audience a été fixée pour le 21 juillet.

Y. N.

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La Tunisie réceptionne trois navires de surveillance maritime fabriqués en Italie

18. Juli 2026 um 12:32

Officiellement, la Tunisie est un pays souverain et ne garde les frontières maritimes d’aucun autre pays. Cela ne l’empêche pas d’accepter une aide européenne en équipements de recherche, de sauvetage et de surveillance maritime destinés essentiellement à lutter contre la migration illégale à partir de ses côtes vers les rivages italiens de la citadelle Europe.

L’information a été communiquée par Shipping Italy : trois patrouilleurs de sauvetage (SAR) construits à Trieste, en Italie, ont été livrés à la Tunisie. Les trois navires en aluminium — mesurant chacun 20 mètres de long — sont dotés d’une technologie d’auto-redressement et conçus pour opérer même dans des conditions météorologiques et maritimes difficiles.

La commande remonte à 2024, mais Cartubi, le chantier naval de Trieste, n’a pas divulgué l’identité du client, affirmant ne pas être autorisé à le faire. Des sources du secteur évoquent généralement une autorité maritime locale, sans préciser si les navires sont destinés à la marine ou à la garde nationale tunisiennes. Toutefois, cette livraison confirme le rôle croissant de l’industrie navale italienne dans le renforcement des capacités de recherche et de sauvetage ainsi que de surveillance maritime de la Tunisie.

Ces trois navires récemment arrivés ne doivent pas être confondus avec une autre commande attribuée à Cartubi par l’agence française Civipol : le chantier naval de Trieste construit actuellement deux patrouilleurs SAR (recherche et sauvetage) supplémentaires de 20 mètres, spécifiquement pour la Garde nationale tunisienne, dans le cadre d’un programme financé par l’Union européenne.

En septembre 2025, la marine tunisienne avait déjà réceptionné deux navires de recherche et de sauvetage via le projet européen «Soutien aux opérations de recherche et de sauvetage en mer en Tunisie», financé par Bruxelles et mis en œuvre par Civipol avec le soutien de l’agence de coopération technique allemande GIZ.

Selon la délégation de l’UE, ces navires visent à protéger des vies en mer, à améliorer la gestion des frontières maritimes et à lutter contre les réseaux de trafic d’êtres humains.

Le renforcement de la flotte tunisienne s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique plus large conclu entre l’UE et la Tunisie en juillet 2023. Le volet migratoire européen comprenait — entre autres mesures — la maintenance et la fourniture de navires, de véhicules, de caméras thermiques, d’équipements opérationnels et d’activités de formation pour la Garde nationale et la marine tunisiennes, parallèlement à des programmes de rapatriement volontaire de migrants.

Traduit de l’italien.

D’après Ansamed.

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Tunisie | Va-t-on enfin nous informer sur la santé de Kaïs Saïed ?

18. Juli 2026 um 10:20

Des médias étrangers ont relayé ces deux derniers jours des informations (ou des rumeurs) sur un malaise cardiaque du président de la république Kaïs Saïed qui aurait nécessité son hospitalisation d’urgence à l’hôpital militaire de Tunis. L’absence du chef de l’Etat des titres de l’actualité – sa dernière activité officielle remontant au 8 juillet 2026 – n’a guère arrangé les choses, suscitant diverses réactions sur les réseaux sociaux. Plus grave encore, l’absence de communication officielle sur le sujet suscite interrogations, inquiétudes et surenchères politiques.

Ridha Kefi

Nous n’allons pas disserter sur l’état de santé du président de la république, au moment où l’épée de Damoclès du décret-loi n°54 de 2022 est suspendu sur nos têtes.

Nous n’allons pas non plus cogiter, comme le font certains sur les réseaux sociaux, sur le thème d’une éventuelle vacance du pouvoir et de la succession du locataire du palais de Carthage. Un tel débat n’est pas seulement prématuré, mais déplacé et de mauvais goût, tant qu’aucun élément objectif n’est venu confirmer les rumeurs dont nous sommes souvent gavés en Tunisie, en l’absence d’une information sérieuse et responsable.

Mais nous ne pouvons pas garder un silence total sur un tel sujet dont le sort de douze millions de Tunisiens dépend. Aussi notre devoir, à notre niveau, est-il – et c’est la moindre des choses pour ne pas nous couvrir de ridicule en tant que journalistes – d’appeler les autorités à réagir de manière à informer le public sur l’état de santé du président de manière claire. En espérant calmer les esprits chauffés et les âmes tourmentées, qui plus est dans un contexte socio-économique marqué par des tensions en raison des coupures d’électricité et d’eau potable en pleine canicule estivale, dont souffrent aussi bien les opérateurs économiques que les simples citoyens dans pratiquement toutes les régions du pays.

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Tunisie | Ennahdha condamne les appels à la violence

18. Juli 2026 um 09:33

Le mouvement Ennahdha a fermement condamné toute forme d’appel ou d’incitation à la violence, ainsi que toute menace visant l’intégrité physique des personnes, tenant pour pleinement responsables, tant sur le plan juridique que moral, ceux qui les profèrent et les diffusent.

Dans un communiqué publié le vendredi 17 juillet 2026, le mouvement a appelé les différentes forces politiques et de la société civile à adopter une position claire et unifiée condamnant ce type de discours et à œuvrer pour y faire face par tous les moyens pacifiques et légaux.

Il a exprimé sa totale solidarité avec les personnalités politiques visées par ces menaces — telles que Rached Ghannouchi, Samir Dilou, Hamma Hammami, Ezzedine Hazgui et Mohamed Abbou — ainsi qu’avec toutes les «victimes de la violence et des discours de haine».

Par ailleurs, le mouvement islamiste a exhorté les autorités judiciaires et les instances compétentes à diligenter des enquêtes sérieuses, à poursuivre toute personne dont l’implication dans l’incitation à la violence ou à la haine serait avérée, et à faire appliquer la loi de manière à garantir la protection de la société ainsi que le respect des droits et des libertés.

Le mouvement Ennahdha, qui a été associé au pouvoir entre 2011 et 2021 au sein de coalition, a vu la plupart de ses dirigeants poursuivis en justice dans diverses affaires et condamnés à de lourdes peines de prison, notamment son président-fondateur et ancien président de l’Assemblée Rached Ghannouchi, l’ancien chef de gouvernement Ali Larayedh, l’ancien ministre de la Justice Noureddine Bhiri ou l’ancien président de son Conseil de la Choura Abdelkerim Harouni, pour ne citer que ceux-là.

Par ailleurs, le siège du mouvement à Tunis a été fermé, ainsi que la plupart de ses bureaux à travers la république. Il continue d’exister à travers de communiqués de presse publiés de temps en temps. Et les déclarations de certains de ses dirigeants résidant à l’étranger.

I. B.  

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Mohamed Ali Nafti reçoit l’ambassadeur de Finlande à l’occasion de la fin de sa mission en Tunisie

17. Juli 2026 um 20:37

Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, a reçu vendredi 17 juillet 2026, Teemu Sepponen, ambassadeur de la République de Finlande en Tunisie, venu lui rendre une visite d’adieu à l’occasion de la fin de sa mission dans notre pays.

Le ministre a salué, à cette occasion, la solidité des relations d’amitié et de coopération unissant la Tunisie et la Finlande depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1959. Il s’est félicité de la dynamique positive qu’ont connue les relations bilatérales au cours de la récente période, notamment à la suite de la visite qu’il a effectuée à Helsinki le 3 juin 2025 et de ses importants entretiens avec M. Alexander Stubb, Président de la République de Finlande, ainsi qu’avec Mme Elina Valtonen, Ministre des Affaires Etrangères.

Il a également mis en avant les résultats prometteurs issus de la cinquième session des Consultations Politiques tuniso-finlandaises, tenue le 19 mai 2026 à Helsinki.

Le Ministre a réaffirmé la volonté de la Tunisie de poursuivre cette dynamique positive à travers la concrétisation des projets de visites de haut niveau et le renforcement de la coopération dans les domaines d’intérêt commun, notamment les énergies alternatives et renouvelables, les technologies de l’information et de la communication, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la formation professionnelle, l’investissement et le tourisme.

Il a souligné l’importance de réaliser davantage d’avancées tant sur le plan bilatéral que dans le cadre du renforcement du partenariat avec les pays nordiques scandinaves en tant que groupe homogène, ainsi qu’entre la Tunisie et l’Union Européenne, outre la coopération multilatérale au sein de l’Organisation des Nations Unies.

Pour sa part, l’Ambassadeur de Finlande a exprimé sa profonde gratitude et sa haute appréciation aux autorités tunisiennes pour le soutien et la coopération dont il a bénéficié tout au long de sa mission. Il s’est déclaré fier des progrès significatifs accomplis dans les relations bilatérales et a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre le renforcement du partenariat avec la Tunisie et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération bilatérale au service des intérêts communs des deux pays amis dans les nombreux domaines porteurs.

Communiqué

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Hamza Belloumi et Insaf Boughdiri condamnés à un an de prison

17. Juli 2026 um 19:32

Le journaliste Hamza Belloumi et la rédactrice en chef Insaf Boughdiri de l’émission « Le Huitième Jour » (« Al Yawm Athamen ») font face à une condamnation par contumace à un an de prison et à une amende.

C’est ce qu’a annoncé Hamza Belloumi via un post publié ce vendredi 17 juillet 2026, en précisant que cette condamnation est liée à une affaire datant d’il y a 12 ans, suite à une plainte déposée à l’époque par l’ancien président de la République, Moncef Marzouki, concernant la dite émission.

Alors que les journalistes pensaient l’affaire classée, la justice a rendu ses verdicts sans qu’ils aient pu exercer leur droit de défense, ni en première instance ni en appel, indique encore Hamza Belloumi qui a annoncé avoir officiellement fait opposition à ces jugements.

« L’affaire ne dépasse pas le cadre d’une erreur professionnelle pour laquelle nous avons présenté des excuses publiques et immédiates à l’époque. Il s’agissait de la diffusion d’une vidéo de Moncef Marzouki qui circulait massivement sur les réseaux sociaux et plusieurs sites d’information, avant qu’il ne s’avère, par la suite, qu’elle était truquée. », ajoute encore le journaliste.

Y. N.

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La Tunisie reléguée par les aberrations islamistes et les utopies gauchistes

17. Juli 2026 um 11:55

L’image de la Tunisie, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger, s’est tellement détériorée depuis 2011 que notre pays a beaucoup perdu de son attractivité de l’investissement extérieur. Ce dont témoignent les récentes enquêtes et classements internationaux en la matière. A qui le faute ?

Elyes Kasri *

Les reproches faits à l’islam politique pour son bilan considéré désastreux au cours de la décennie noire (2011-2021) semblent faire l’objet d’un consensus croissant en Tunisie et pour certains l’allure d’un discours légitimateur virant au fonds de commerce politique.

Toutefois, pour être rigoureux et équitable, il faudrait également faire assumer à la gauche tunisienne son lot de dégâts et de méfaits contre non seulement l’économie nationale mais surtout la culture du travail et de la juste récompense de l’effort et du risque.

Si le règne de Ben Ali était loin d’être idyllique, la mentalité tribale et préindustrielle d’Ennahdha et de ses satellites et le rôle corrosif et surenchériste des partis et organisations gauchistes y compris l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de même que la mixture insipide de ce qui est qualifié d’Islam de gauche, méritent amplement leur part de responsabilités dans l’énorme gâchis qu’est perçue la Tunisie aujourd’hui par de nombreux Tunisiens et étrangers notamment les institutions qui la classent en bas du tableau dans divers secteurs y compris en matière d’attractivité des investissements. Jugeons-en :

– Global Investment Risk and Resilience Index (Girri 2026) classe la Tunisie 118e sur 150 pays, soit une perte de 7 places par rapport à l’édition précédente. À l’échelle de l’Afrique, elle occuperait la 14e position, sachant qu’avant 2011, elle disputait la première place africaine, tour à tour, à l’Afrique du Sud et à Maurice.

– Global Opportunity Index classe la Tunisie au 88e rang mondial sur 130 pays (selon la dernière édition de l’indice du Milken Institute).

– L’Indice d’Attractivité Mondiale relègue la Tunisie à la 101e place sur 146 pays, la classant dans la catégorie des pays dits «peu attractifs» avec un score global faible.

– Le FMI classe la Tunisie 160e sur 164 pays au monde pour le ratio Investissement/PIB, derrière le Mozambique, le Tchad et le Bénin. Son ratio est de 10,4%, contre une moyenne africaine de 23,3 et une moyenne marocaine de 26,1%.

Après une cascade de régimes et de responsables depuis 2011, le plus dramatique, c’est que l’enjeu en Tunisie semble moins de changer de régime ou de responsables, que de rectifier le logiciel d’un peuple abreuvé jusqu’à la lie d’aberrations et d’utopies gauchistes et anarchistes qui tendent à la rapprocher dangereusement du statut de pays ingouvernable dans un monde en pleine volatilité et en mode de survie prenant des fois une allure interventionniste et agressive.

* Ancien ambassadeur.

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Irak | Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi

17. Juli 2026 um 10:10

Le nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaidi est dans une situation où il doit résoudre une équation quasi insoluble. D’un côté, l’Iran qui garde sa tutelle sur le Cadre de coordination (coalition des partis chiites) ne souhaite pas que les milices -qui lui sont inféodées et qui font partie de son Axe de la résistance jouant sa survie- rendent les armes et d’un autre côté, les États-Unis souhaitent leur démantèlement. De plus, Washington souhaite renforcer ses investissements surtout dans le secteur des énergies ce que les factions porches de Téhéran rejettent préférant les investissements chinois.

Imed Bahri

Selon le journal londonien arabophone Al-Sharq al-Awsat, les États-Unis ont intensifié leurs pressions sur le gouvernement irakien afin qu’il procède au désarmement des milices chiites alors que l’échéance de la mission de la coalition internationale en Irak fixée fin septembre approche.

En même temps, la polémique enfle en Irak concernant les investissements étrangers. Cette polémique oppose les partisans d’un renforcement de la présence des entreprises américaines à ceux qui préconisent leur remplacement par des entreprises chinoises. 

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré mercredi que le gouvernement irakien avait l’obligation d’affirmer sa souveraineté en désarmant les factions armées soutenues par l’Iran qu’il tient pour responsables de plus de 600 attaques visant des Américains ces dernières années.

Ces propos de M. Hegseth faisaient suite à des discussions au Pentagone avec le Premier ministre irakien Ali Faleh al-Zaidi qui a effectué cette semaine sa première visite officielle à Washington depuis son entrée en fonction.

Le secrétaire américain à la Défense a affirmé que les forces irakiennes et les Peshmergas (forces armées de la région autonome du Kurdistan irakien) seraient chargés de mener les opérations contre Daech après le retrait des forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis prévu pour le 30 septembre.

De son côté, le porte-parole du commandant en chef des forces armées irakiennes, Sabah al-Nu’man, a déclaré que les discussions avaient porté sur l’avenir de la coopération en matière de sécurité après la fin de la mission de la coalition. Elles ont abouti à un accord visant à poursuivre les échanges de renseignements, à renforcer la coordination dans la lutte contre le terrorisme et à étendre la coopération en matière de formation, de soutien technique, technologique et numérique ainsi qu’au développement des capacités des forces irakiennes.

Il a ajouté qu’à la suite de la réunion, al-Zaidi avait ordonné la création d’un comité gouvernemental chargé de définir le cadre de la future relation de sécurité et militaire avec les États-Unis qui doit respecter la souveraineté irakienne après le retrait des forces de la coalition.

Mardi, al-Zaidi a rencontré le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche. Les deux parties ont discuté de l’avenir du partenariat sécuritaire et économique. Trump a annoncé son soutien au plan du gouvernement irakien visant à désarmer les milices soulignant que Washington ne voit aucune nécessité de maintenir sa présence militaire en Irak une fois le retrait de la coalition achevée.

Trump a également annoncé que les États-Unis entendent conclure d’importants accords économiques et pétroliers avec l’Irak et a indiqué qu’un nouveau partenariat pétrolier entre les deux pays sera annoncé la semaine prochaine.

L’énergie au cœur du partenariat irako-américain 

Cette activité politique coïncide avec les efforts américains pour renforcer la présence de leurs entreprises dans le secteur énergétique irakien et ce, dans un contexte de réorientation des routes d’exportation du pétrole hors du Golfe.

Un responsable américain a annoncé le soutien de Washington aux efforts irakiens et syriens pour relancer l’oléoduc Kirkouk-Banias, un projet historique destiné à transporter le pétrole irakien vers la mer Méditerranée via La Syrie. Les États-Unis affirment que cette initiative offre une alternative au détroit d’Ormuz où les risques sécuritaires se sont accrus depuis le début du conflit régional en début d’année.

Selon certaines informations, de grandes entreprises américaines pourraient jouer un rôle clé dans la remise en état de l’oléoduc, s’inscrivant dans une tendance plus large visant à dynamiser les investissements américains dans le secteur énergétique irakien.

Dans ce contexte, l’envoyé spécial américain pour la Syrie et l’Irak Tom Barrack a qualifié la rencontre entre Trump et al-Zaidi de «tournant» dans les relations bilatérales, soulignant que le partenariat entre les deux pays se concentre désormais davantage sur l’investissement, le commerce et l’énergie que sur les questions de sécurité. Il estime que l’Irak bénéficie d’une position stratégique lui permettant de devenir une plaque tournante de la connectivité économique entre le Golfe, la Turquie, la Syrie, la Jordanie et l’Asie centrale.

Les factions pro-iraniennes ne veulent pas des Américains 

Les signes d’une expansion des investissements américains ont suscité des réactions mitigées en Irak, à un moment où la question des entreprises étrangères reflète des divisions politiques qui dépassent le simple cadre économique pour toucher aux alliances géopolitiques.

Hussein Mardan, membre de la Coalition pour l’État de droit, a déclaré que les compagnies pétrolières russes opérant en Irak seraient remplacées par des entreprises américaines. Il a soutenu que cela ne signifiait pas nécessairement placer l’économie irakienne sous hégémonie américaine et a souligné que le Premier ministre entretenait des liens étroits avec les forces politiques du Cadre de coordination (coalition des partis politiques chiites).

Il a ajouté que les États-Unis s’efforçaient d’accroître la présence de leurs sociétés d’investissement mais a exclu la possibilité que cela aboutisse à un monopole américain sur le secteur énergétique irakien.

Parallèlement, des factions armées proches de l’Iran ont intensifié leurs attaques contre la nouvelle politique du gouvernement.

Akram al-Kaabi, secrétaire général du mouvement al-Nujaba, une des factions pro-iraniennes, a déclaré que les entreprises américaines étaient responsables des défaillances chroniques du secteur électrique irakien depuis 2003. Il a exhorté le gouvernement à les expulser et à les remplacer par des entreprises «réputées et dignes de confiance».

Al-Kaabi n’a pas nommé de pays en particulier mais les factions armées et le Cadre de coordination ont régulièrement réclamé, ces dernières années, que les projets d’infrastructures et d’énergie soient attribués à des entreprises chinoises en lieu et place des firmes américaines et occidentales dans le cadre d’une coopération économique de plus en plus étroite avec Pékin.

Les observateurs estiment que le différend concernant l’identité des entreprises opérant en Irak ne se limite plus à des considérations économiques ou techniques mais s’inscrit désormais dans la compétition géopolitique entre deux axes régionaux et internationaux.

Cette divergence reflète la lutte permanente pour façonner les politiques étrangères et économiques de l’Irak qui coïncide avec une phase de transition marquée par la fin de la présence militaire de la coalition internationale et une redéfinition des relations entre Bagdad et Washington dans un contexte de concurrence accrue pour l’influence et les investissements dans l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde.

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Sahara : Lecornu confirme le soutien de la France au Maroc

17. Juli 2026 um 09:57
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a réaffirmé, jeudi 16 juillet à Rabat, la position « intangible » de la France en faveur de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. En bref Sébastien Lecornu a réaffirmé le soutien «…

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Tunisie | Les malheurs de Mehdi Ben Gharbia

17. Juli 2026 um 09:29

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a ordonné la libération d’office de Mehdi Ben Gharbia dans le cadre de l’affaire liée au meurtre de Rahma Lahmar, une jeune femme qui travaillait dans l’une des sociétés dont il était actionnaire, a rapporté Mosaïque. Mais ses malheurs sont loin d’être finis.

Cette décision intervient après que la chambre a constaté que l’intéressé avait atteint la durée maximale légale de la détention provisoire. Et, sans doute aussi, parce qu’il n’y a pas d’éléments solides et concluants pouvant justifier son maintien en détention et la poursuite de sn jugement.  

Pour rappel, le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis avait émis un mandat de dépôt contre Mehdi Ben Gharbia, en exécution d’une décision de la chambre d’accusation ordonnant l’ouverture de poursuites judiciaires et l’émission de mandats à l’encontre de plus de trente personnes dans cette affaire, remontant à 2020.

Le juge d’instruction avait ensuite prolongé une première fois sa détention provisoire de quatre mois dans le cadre de ce dossier.

Quant on pense à l’acharnement dont Mehdi Ben Gharbia a fait l’objet suite au meurtre de Rahma Lahmar suite à une rumeur insistante relayée sur les réseaux sociaux l’en accusant sans autre preuve que le fait qu’elle travaillait dans une société dont il est actionnaire et à la gestion de la laquelle il n’était pas directement impliqué, on ne peut que déplorer que l’honneur des gens soit ainsi bafoué et leur réputation traîné dans la boue pour de simples rumeurs infondées, sans attendre que l’accusation dont ils font l’objet soit étayée par une enquête judicaire sérieuse.  

Mehdi Ben Gharbia, comme beaucoup d’autres, ne tiendront pas la justice tunisienne en haute estime pour avoir fait la douloureuse expérience de poursuites fondées sur de simples rumeurs colportées sur les réseaux sociaux par de mystérieux ennemis politiques.

En attendant, l’ancien ministre et homme d’affaires restera incarcéré dans le cadre d’autres affaires. Pour combien de temps encore, sachant que sa sœur a récemment parlé sur les réseaux sociaux de la détérioration de son état de santé en raison de ses difficiles conditions d’incarcération ?

Triste destin que celui de cet homme qui avait fait plusieurs années de prison sous le règne de Ben Ali l’ayant empêché de terminer ses études universitaires et qui, peu de temps avant d’être incarcéré de nouveau, en 2023, a été endeuillé par le suicide de sa jeune épouse, mère de son unique enfant, en bas âge !   

I. B.   

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UE-Israël : l’accord d’association reste en vigueur

17. Juli 2026 um 09:01
L’accord d’association entre l’Union européenne et Israël reste en vigueur. Amnesty International dénonce une nouvelle fois la frilosité des États membres à faire respecter le droit international.   En bref L’UE maintient son accord d’association avec Israël. Amnesty International dénonce…

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Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d’insécurité

16. Juli 2026 um 10:26

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent et en ont fait le principal pilier de leur stratégie de défense.

Habib Glenza, à Lodz, Pologne.

Après la Seconde Guerre mondiale, le système de Bretton Woods faisait du dollar la monnaie centrale du monde. Il était convertible en or à un taux fixe.

Dans les années 1960 et 1970, les États-Unis accumulent des déficits importants, notamment à cause de la guerre du Vietnam et des dépenses sociales. Les pays étrangers possèdent de plus en plus de dollars et veulent les échanger contre de l’or.

Le 15 août 1971, le président Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. C’est ce qu’on appelle le «choc Nixon». Le dollar devient une monnaie sans soutien physique. Sa valeur risque de s’affaiblir et la confiance internationale diminue. Les États-Unis doivent trouver une nouvelle base pour soutenir leur monnaie. La solution viendra du pétrole.

Choc pétrolier et accord avec l’Arabie saoudite

En octobre 1973, la guerre du Kippour éclate. Les pays arabes producteurs de pétrole imposent un embargo sur les exportations vers les États-Unis et certains de leurs alliés. Le prix du baril quadruple en quelques mois. C’est le premier choc pétrolier, qui provoque inflation et récession dans le monde occidental. 

C’est dans ce contexte que le secrétaire d’État américain Henry Kissinger propose à l’Arabie saoudite la négociation d’un «accord pétro-dollar».

Le 8 juin 1974, un accord-cadre est signé à Washington entre le secrétaire d’Etat américain et le prince Fahd ben Abdulaziz — futur roi. Officiellement.

Dans les faits, cet accord stipule que l’Arabie saoudite accepte de vendre son pétrole principalement en dollars américains, tandis qu’une grande partie des revenus est réinvestie dans les bons du Trésor américains. En échange, les États-Unis offrent une protection militaire et vendent des armes modernes au royaume.   

Grâce à cet accord, le dollar américain reprend des couleurs et les États-Unis bénéficient de ce que Valéry Giscard d’Estaing appelait un «privilège exorbitant». Ils peuvent financer leurs déficits budgétaires et commerciaux à faible coût. Ils peuvent émettre plus de dollars sans que l’inflation ne s’envole immédiatement, car une partie de ces dollars est absorbée par le reste du monde. Le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, ce qui renforce leur influence, y compris à travers les sanctions financières. En contrepartie les Américains ont-ils accordé aux Saoudiens la protection promise ? 

Les bases américaines ne servent que les Etats-Unis et Israël 

Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 et de la guerre d’Irak en 2003 qui s’ensuit, les pays du golfe ont commencé à financer l’installation de bases américaines sur leurs sols, croyant que ces bases, indispensables à leurs avis, seront un facteur de sécurité dans la région. Mais au fil des années, notamment après l’attaqued’Abqaïq et de Khurais, en Arabie Saoudite, le 14 septembre 2019, vraisemblablement commise par des drones houthis, il a été démontré clairement que les Américains se désintéressent complètement de la sécurité de la monarchie saoudienne.

Les frappes israéliennes à Doha, le 9 septembre 2025, ont ébranlé le concept de «garanties sécuritaires» dont pensaient bénéficier les pays du Golfe de la part de l’allié américain. 

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent. En effet, c’est de ces bases que partent les machines de guerre américaines qui ont détruit l’Irak, l’Afghanistan, la Libye… 

Israël est le déstabilisateur majeur de la région

Israël ne peut exister sans guerres et quand celles-ci viennent à manquer, l’Etat hébreu les invente. Aujourd’hui, son ennemi juré est l’Iran, demain ce seront la Turquie, le Pakistan, l’Egypte qui subiront le même sort. Cet État hors la loi fera tout pour déstabiliser toute la région. Le plus grave c’est que les Américains soutiendront Israël sous le diktat du lobby sioniste international. Par conséquent, les bases américaines au Moyen-Orient seront utilisées pour assurer la protection d’Israël si les aventures militaires de l’Etat sioniste viendraient à se retourner contre lui.

Aussi la question qui se pose aujourd’hui est-elle la suivante : pourquoi maintenir ces bases et pourquoi financer la présence de soldats américains qui, au final, ne protègent qu’Israël ?   

Le président philippin Duarte a ordonné la fermeture des bases militaires américaines et Ibrahim Traoré a chassé les militaires français du Burkina Faso. De petits pays, à l’instar des Philippines et du Burkina Faso, sont parvenus à se débarrasser des bases militaires américaines et françaises.

Le président Duarte estime que la présence des bases américaines conduit à l’instabilité dans le sud du pays, où sévissent plusieurs rébellions. Et annonce qu’il va acheter des armes à la Russie et à la Chine. Il a affirmé avoir ordonné aux conseillers militaires des Etats-Unis de quitter le sud des Philippines Et cette déclaration risque de mettre à mal une relation bilatérale qui ne cesse de se dégrader sérieusement depuis l’arrivée de Duterte à la présidence en juin. 

De son côté Traoré est allé jusqu’à rompre les relations diplomatiques de son pays avec la France.

Il est grand temps pour les pays du Moyen-Orient de réviser leurs stratégies de défense marquées par une soumission totale aux diktats des Etats-Unis et de sa base avancée au Moyen-Orient : Israël. Ils seraient bien inspirés de revoir, par la même occasion, leurs liens avec l’Iran en vue d’asseoir les bases d’un accord de bon voisinage fondé sur la confiance mutuelle. Et pour rétablir cette confiance, ils devraient commencer par fermer les bases militaires américaines sur leurs territoires qui sont principalement dirigées contre l’Iran et ne servent finalement pas leurs intérêts, mais ceux d’Israël.

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Colloque sur la Palestine annulé : le Collège de France condamné

16. Juli 2026 um 09:14
Hier (15 juillet), le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision concernant l’initiative du Collège de France d’annuler un colloque sur la Palestine. L’établissement a été désavoué. En bref Le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision le…

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Rachida Brakni refuse la Légion d’honneur : « L’honneur est un devoir moral »

15. Juli 2026 um 11:05
L’actrice fait partie des 619 personnalités distinguées dans la promotion du 14 juillet. Mais contrairement aux autres récipiendaires, elle a choisi de décliner cette distinction, dénonçant une décoration « attribuée à tour de bras pour le meilleur et souvent pour…

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Migrations et sécurité juridique : les garde-fous du développement selon Anne Guéguen

15. Juli 2026 um 09:35

À l’occasion des célébrations du 14 Juillet à La Marsa, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a présenté un état des lieux détaillé des relations bilatérales, alors que les deux nations commémorent cette année le soixante-dixième anniversaire de l’établissement de leurs liens diplomatiques.

Les données économiques révèlent une dynamique soutenue : l’excédent commercial tunisien envers la France a atteint 3 milliards d’euros pour l’année 2025, marquant une hausse de 600 millions par rapport aux 2,4 milliards enregistrés en 2024, soit une progression de 25 %. La France confirme ainsi son statut de premier partenaire économique du pays. Sur le terrain, les entreprises françaises ou à capitaux français implantées en Tunisie génèrent 170 000 postes de travail, consolidant leur contribution à l’emploi local.

Les échanges dans les domaines éducatif et universitaire affichent également des indicateurs robustes. Le réseau d’enseignement français accueille actuellement près de 20 000 élèves en Tunisie; tandis que 16 000 étudiants tunisiens poursuivent leurs études supérieures en France. La circulation des personnes s’intensifie avec la délivrance de plus de 116 000 visas à destination des Tunisiens au cours des douze derniers mois, témoignant de la densité des relations humaines entre les deux rives de la Méditerranée.

La diplomate a salué la « remarquable stabilité » d’une relation qui, selon elle, s’est construite sur la volonté commune de surmonter les séquelles de l’histoire coloniale. La France et l’Union européenne, a-t-elle rappelé, s’engagent à respecter pleinement la souveraineté tunisienne dans une approche de partenariat équilibré, reposant sur le dialogue et la considération réciproque.

Parmi les réalisations concrètes évoquées figurent l’implication de l’Agence française de développement dans la construction de deux établissements hospitaliers à Jendouba, le soutien à la rénovation des instituts supérieurs des études technologiques, ainsi que des programmes conjoints dédiés à la préservation des ressources hydriques et au développement des énergies solaire et éolienne. Le Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle, organisé en novembre dernier, a été cité comme une initiative réussie dans le domaine de l’innovation technologique.

Anne Guéguen a par ailleurs réaffirmé les positions françaises sur les dossiers régionaux et internationaux, avec une reconnaissance explicite de l’État palestinien, un appui au Liban et un soutien à l’Ukraine. Elle a estimé que la Tunisie, attachée aux principes de justice internationale, porte des « attentes légitimes » concernant le respect des droits du peuple palestinien. La représentante française a plaidé pour une application rigoureuse du droit international et des droits humains, tout en mettant en garde contre les dérives nationalistes, racistes et protectionnistes.

L’ambassadrice a souligné que la préservation de l’État de droit et la sécurité juridique constituent des prérequis indispensables à toute prospérité durable. S’opposant aux logiques de repli, elle a considéré que celles-ci sont contraires au développement et à la sécurité des nations. Abordant la question migratoire, elle a estimé que ces flux interrogent les sociétés du Nord tout en pouvant être régulés, encadrés et accompagnés pour répondre aux évolutions contemporaines.

 

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