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L’Europe redoute une flambée durable des prix de l’énergie

10. Juli 2026 um 14:43

La reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran fait resurgir les inquiétudes des Européens. Après plusieurs années d’efforts pour réduire leur dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, les pays de l’Union européenne doivent désormais composer avec une nouvelle source d’incertitude : la sécurité des approvisionnements transitant par le détroit d’Ormuz…

À peine engagée dans une phase de stabilisation de son économie, l’Europe se retrouve confrontée à une nouvelle onde de choc géopolitique. L’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran, marquée par des frappes croisées et un regain de tensions dans le Golfe, intervient à un moment où les économies européennes restent vulnérables aux fluctuations des marchés de l’énergie et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.

Les investisseurs redoutent qu’une aggravation des hostilités ne compromette la circulation des hydrocarbures dans le détroit d’Ormuz, passage par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial et une part importante du commerce international de gaz naturel liquéfié (GNL).

Le gaz naturel de nouveau sous pression

Les marchés européens du gaz réagissent déjà avec prudence. Les contrats à terme sur le hub néerlandais TTF, référence du marché européen, ont enregistré jeudi 9 juillet une remontée de leur volatilité, les opérateurs intégrant un risque géopolitique plus élevé.

Cette évolution intervient alors que les États membres poursuivent leurs efforts de reconstitution des stocks avant l’hiver 2026-2027. Bien que les réserves progressent, plusieurs pays restent en dessous des niveaux observés à la même période ces dernières années, rendant les marchés particulièrement sensibles à tout choc sur l’offre mondiale.

Inflation et politique monétaire de nouveau au centre des préoccupations

Au-delà de l’énergie, une hausse prolongée des cours du pétrole pourrait remettre en cause les progrès réalisés dans la lutte contre l’inflation. Après plusieurs années de resserrement monétaire, la Banque centrale européenne (BCE) s’oriente progressivement vers un assouplissement de sa politique. Une flambée durable des prix de l’énergie pourrait cependant ralentir ce processus en alimentant une nouvelle poussée inflationniste, compliquant les décisions des banques centrales européennes.

Les secteurs les plus exposés seraient le transport, la chimie, la sidérurgie, les engrais, ainsi que les industries à forte consommation énergétique, dont la compétitivité reste fragile.

La sécurité des routes commerciales constitue une autre source d’inquiétude. Plusieurs compagnies maritimes ont renforcé leurs protocoles de sécurité dans le Golfe. Tandis que certains assureurs spécialisés recommandent désormais d’éviter temporairement certaines zones considérées comme à haut risque.

Cette évolution pourrait entraîner une augmentation des coûts du fret maritime, affectant non seulement les hydrocarbures mais également les flux de marchandises entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe.

Une épreuve pour l’autonomie stratégique européenne

Au-delà des conséquences économiques immédiates, cette nouvelle crise rappelle la difficulté pour l’Union européenne de réduire son exposition aux chocs géopolitiques extérieurs. Les investissements engagés dans les énergies renouvelables, les interconnexions électriques, l’hydrogène et le nucléaire visent précisément à limiter cette vulnérabilité. Toutefois, la transition énergétique reste inachevée et les économies européennes demeurent fortement dépendantes des importations d’hydrocarbures.

Pour Bruxelles, la crise actuelle renforce également les arguments en faveur d’une politique énergétique plus intégrée et d’une accélération des investissements dans les infrastructures stratégiques.

Des répercussions potentielles pour le Maghreb

Les pays du Maghreb suivent également l’évolution de la situation avec attention. Une hausse durable des prix du pétrole pourrait accroître les recettes des exportateurs d’hydrocarbures, notamment l’Algérie et, dans une moindre mesure, la Libye. À l’inverse, les économies importatrices d’énergie, comme la Tunisie et le Maroc, seraient confrontées à un renchérissement de leur facture énergétique et à de nouvelles pressions sur leurs finances publiques.

Dans ce contexte, la stabilité du Moyen-Orient demeure un facteur déterminant non seulement pour les marchés internationaux, mais aussi pour l’ensemble de l’espace euro-méditerranéen, dont les économies restent étroitement liées aux évolutions des flux énergétiques mondiaux.

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Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics

10. Juli 2026 um 10:45

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en développement et en ressources hydriques, dresse un constat critique de la situation énergétique tunisienne. Il souligne que la crise ne se limite pas au déficit de production ou à la dépendance aux importations : elle est aussi liée à des choix de gouvernance, à des blocages administratifs et à une fragilité financière des entreprises publiques, notamment la STEG, dont la trésorerie est lourdement affectée par les impayés de l’État et de plusieurs établissements publics.

Pour Houcine Rhili, la crise énergétique tunisienne est avant tout structurelle. Elle résulte, précise-t-il, de plusieurs années de retard dans les réformes, d’une gouvernance insuffisamment efficace et d’une absence de vision stratégique capable d’accompagner les transformations profondes du secteur.

L’expert pointe d’abord les contraintes administratives et réglementaires qui continuent de peser sur l’investissement. Il dénonce une lenteur administrative chronique, une réglementation dépassée ainsi qu’un code des hydrocarbures complexe, qui limiteraient l’attractivité du secteur et ralentiraient la mise en œuvre des projets énergétiques.

À cela s’ajoute, estime-t-il, une faiblesse persistante de l’investissement national face aux grands groupes étrangers. Houcine Rhili cite notamment l’exemple de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), qui a développé une capacité solaire de 10 mégawatts à Tozeur, sans parvenir ensuite à obtenir de nouveaux contrats d’envergure dans ce domaine. Dans le même temps, plusieurs opérateurs étrangers ont bénéficié de concessions pour développer des projets solaires de grande taille.

La STEG fragilisée par les impayés publics

L’expert insiste également sur la situation financière difficile des entreprises publiques du secteur. Il évoque un endettement qui se chiffre à plusieurs milliards de dinars, aggravé par les impayés accumulés par l’État, les administrations et certains établissements publics au titre de leurs consommations énergétiques.

Et de poursuivre que cette accumulation d’arriérés pèse directement sur la trésorerie de la STEG, limite ses capacités d’investissement et complique ses efforts de modernisation. La fragilité financière de l’entreprise ne serait donc pas uniquement liée à ses charges ou à ses contraintes opérationnelles, mais aussi à un système où une partie importante des clients publics ne règle pas régulièrement ses factures.

Houcine Rhili critique par ailleurs une gouvernance qu’il juge trop centralisée, avec une concentration excessive des décisions au niveau ministériel, au détriment du rôle stratégique des conseils d’administration et des mécanismes de pilotage.

Face à ces difficultés, l’expert appelle à l’ouverture d’un véritable débat national sur l’énergie, estimant que seule une réflexion collective permettra de sortir d’une gestion basée sur l’urgence. Il note que la Tunisie doit adopter une stratégie de long terme, avec des investissements planifiés sur quinze à trente ans, l’horizon nécessaire pour les grands projets énergétiques à travers le monde.

« Il faut passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation », plaide Houcine Rhili.Au final, il considère que l’avenir énergétique du pays dépendra de sa capacité à réformer sa gouvernance, restaurer la confiance des investisseurs et donner une vision claire aux acteurs du secteur.

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Algerien – Präsident Tebboune in Berlin erwartet – Wirtschaftliche Verhandlungen vor komplexer Kulisse

Von: maghreb
07. Juli 2026 um 18:41

PräsidentAm 16. Juli 2026 empfängt Bundespräsident Frank-Walter Steinmeier den algerischen Präsidenten Abdelmadjid Tebboune im Schloss Bellevue. Im Mittelpunkt der Gespräche dürften die Energiepartnerschaft, der Ausbau der Wasserstoffkooperation sowie die Rahmenbedingungen des bilateralen Handels stehen. Algier / Berlin – Der diplomatische Fahrplan für den offiziellen Arbeitsbesuch. Auf den offiziellen Empfang mit militärischen Ehren im Schloss Bellevue […]

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La BCT confirme le rebond de l’économie, mais l’énergie freine la dynamique

07. Juli 2026 um 16:11

L’économie tunisienne a confirmé son redressement en 2025, avec une croissance de 2,5 %, contre 1,6 % en 2024, tandis que l’inflation a poursuivi son recul pour s’établir à 5,3 % en moyenne annuelle (4,9 % en glissement annuel). Dans son rapport annuel, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, estime que cette amélioration a permis à l’institut d’émission d’amorcer un assouplissement de sa politique monétaire en abaissant son taux directeur à 7 %, après deux réductions de 50 points de base en mars et en décembre.

Cette amélioration s’est accompagnée d’une baisse du taux de chômage à 15,2 %, soutenue par les bonnes performances de l’agriculture, du tourisme et des services marchands. Les équilibres macroéconomiques se sont également consolidés. Le déficit budgétaire a été ramené à 5,2 % du PIB, contre 6,3 % un an auparavant, tandis que la dette publique a reculé à 82,1 % du PIB. La dette extérieure est tombée à 39,5 % du PIB et les réserves en devises ont atteint 25,1 milliards de dinars, représentant 106 jours d’importation. Les investissements directs étrangers ont, de leur côté, progressé de près de 30 %, dépassant 3,5 milliards de dinars.

Le gouverneur relève toutefois que le déficit courant s’est creusé à 2,3 % du PIB sous l’effet de l’aggravation du déficit commercial, principalement liée à la facture énergétique, qui représente plus de la moitié du déficit des échanges. Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont néanmoins permis d’en limiter l’impact.

Selon la BCT, la dépendance énergétique demeure la principale vulnérabilité de l’économie tunisienne. Le recul de la production nationale d’hydrocarbures renforce les importations et souligne l’urgence d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables.

Sur le plan institutionnel, la Banque centrale a poursuivi la modernisation de ses infrastructures à travers la digitalisation de ses processus, le renforcement des systèmes de paiement et le recours à l’intelligence artificielle pour améliorer l’analyse des risques.

Pour 2026, Fethi Zouhaier Nouri estime que la Tunisie devra consolider les acquis de 2025 malgré un environnement international toujours marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes sur les prix de l’énergie, afin de transformer cette reprise en une croissance durable, créatrice d’investissement et d’emplois.

D’après le mot d’introduction du gouverneur de la BCT.

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Nafâa Baccari : la Tunisie vise 80 % d’électricité verte d’ici 2050

07. Juli 2026 um 14:26

La Tunisie accélère sa transition énergétique avec des objectifs ambitieux à l’horizon 2050. Selon le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafâa Baccari, le pays ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 80 % de la production d’électricité d’ici 2050, après avoir atteint 35 % en 2030 puis 50 % en 2035. Cette trajectoire s’inscrit dans une stratégie visant également à réduire les émissions de carbone de 62 % à l’horizon 2035.

Le responsable de l’ANME a indiqué, que les actions menées par l’agence depuis sa création en 1985 ont permis d’économiser l’équivalent de 14 millions de tonnes de pétrole, générant un gain économique cumulé estimé à 14 milliards de dinars.

Une part des renouvelables encore limitée à 9 %

Actuellement, les énergies renouvelables représentent environ 9 % de la production nationale d’électricité. Pour accélérer leur développement, plusieurs projets sont en cours de réalisation dans les gouvernorats de Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès.

Parallèlement, de nouveaux appels d’offres sont prévus pour des centrales solaires d’une capacité totale de 600 mégawatts, ainsi que pour des projets éoliens de 900 mégawatts. Ces investissements devraient permettre à la Tunisie d’atteindre une capacité installée de 4.800 mégawatts d’ici 2035.

Le bâtiment et le transport concentrent l’essentiel de la consommation énergétique

Selon Nafâa Baccari, le secteur du bâtiment demeure le premier consommateur d’énergie en Tunisie, avec 36 % de la consommation nationale, devant le transport, qui en représente 34 %.

Le transport constitue également la principale source d’émissions de gaz à effet de serre. C’est pourquoi la stratégie nationale accorde une place centrale à l’électrification des moyens de transport et à l’encouragement de l’usage des véhicules électriques.

Une production électrique toujours largement dépendante du gaz naturel

Le directeur général de l’ANME a rappelé que la production d’électricité repose encore à 97 à 98 % sur le gaz naturel. Ce qui rend indispensable la diversification du mix énergétique.

La stratégie nationale prévoit ainsi un recours accru à l’énergie solaire, à l’énergie éolienne, au biogaz ainsi qu’à l’énergie issue de la valorisation des déchets, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles et d’améliorer la sécurité énergétique du pays.

Des aides financières pour accélérer la transition

Sur le volet du financement, Nafâa Baccari a souligné que le Fonds de transition énergétique, ainsi renommé depuis 2017, accorde des subventions couvrant 20 à 50 % des investissements réalisés par les particuliers et les entreprises dans les projets d’efficacité énergétique et de production d’énergies renouvelables.

Le fonds prend également en charge jusqu’à 70 % du coût des études et des programmes de formation, tout en facilitant l’accès à des mécanismes de financement adaptés aux projets.

Une transition soutenue par les financements internationaux

La Tunisie bénéficie également de financements internationaux, notamment du Fonds vert pour le climat, afin d’accompagner les projets de décarbonation.

Selon le responsable de l’ANME, ce soutien revêt une importance stratégique dans un contexte où les exigences environnementales se renforcent sur les marchés internationaux. La réduction de l’empreinte carbone des produits tunisiens est ainsi devenue un enjeu majeur pour préserver la compétitivité des exportations.

La Tunisie parmi les pays les plus performants en efficacité énergétique

Nafâa Baccari a enfin indiqué que la Tunisie figure parmi les 20 premiers pays au monde sur 120 en matière d’efficacité énergétique.

Le pays s’est également classé 62e au niveau mondial dans l’Indice de transition énergétique en 2025 (sur 118 pays) puis en 2026 (sur 130 pays), tout en occupant la deuxième place en Afrique, confirmant les progrès réalisés dans la conduite de sa transition énergétique.

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Gaz naturel : l’Europe sous pression avant l’hiver

07. Juli 2026 um 14:03

Les marchés européens du gaz naturel restent sous pression à quelques mois de la prochaine saison hivernale. Malgré une normalisation progressive des flux internationaux, les niveaux de stockage demeurent inférieurs aux moyennes observées ces dernières années, entretenant les inquiétudes des opérateurs.

Les analystes estiment que les réserves européennes pourraient entrer dans l’hiver à leur niveau le plus faible depuis plus d’une décennie si le rythme actuel des injections ne s’accélère pas.

Cette situation résulte d’une combinaison de facteurs : une forte consommation durant le dernier hiver, les perturbations des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) au Moyen-Orient, la réduction durable des importations russes et une compétition plus intense avec les acheteurs asiatiques pour les cargaisons disponibles.

Une volatilité appelée à durer

Les contrats à terme sur le hub néerlandais TTF demeurent sensibles au moindre risque géopolitique. Les marchés surveillent notamment l’évolution de la production qatarie, les exportations américaines de GNL ainsi que les capacités de stockage européennes.

Selon plusieurs institutions spécialisées, atteindre les objectifs européens de remplissage des stocks reste envisageable mais nécessitera des importations soutenues tout au long de l’été, avec un coût sensiblement supérieur à celui observé les années précédentes.

Pour les industriels européens, cette volatilité représente un facteur supplémentaire d’incertitude, susceptible de peser sur les coûts de production, la compétitivité des entreprises et l’évolution de l’inflation énergétique durant les prochains mois.

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Énergie solaire : la MIGA soutient un investissement stratégique de 100 MW à Mezzouna

02. Juli 2026 um 19:10

Garantie de 13,05 millions d’euros pour une centrale solaire à Sidi Bouzid

L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), rattachée à la Plateforme de garanties du Groupe de la Banque mondiale, octroie une garantie de 13,05 millions d’euros à AEOLUS SAS (France). La couverture s’étend sur 20 ans. Cette garantie finance une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW. Le projet se situe à Mezzouna, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. L’installation sera raccordée au réseau électrique.

Le Groupe de la Banque mondiale précise que la garantie soutient l’investissement d’AEOLUS. Cette société est une filiale de Toyota Tsusho Corporation (Japon). AEOLUS participe au développement de Scatec Khobna PV Power SARL. Cette entité construit, détient et exploite la centrale. Le projet inclut également des infrastructures électriques. Il prévoit notamment 12 kilomètres de lignes aériennes à haute tension. La production de la centrale sera vendue à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Un contrat d’achat d’électricité encadre cette vente. Sa durée atteint 25 ans.

Un projet financé par plusieurs partenaires internationaux

Le projet réunit plusieurs acteurs internationaux. SCATEC (Norvège) participe à son développement. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) contribuent à son financement. L’Union européenne apporte aussi un soutien. Elle intervient via un mécanisme de garantie et une subvention du Fonds européen pour le développement durable Plus (FEDD+). NEXI (Japon) fournit une couverture de réassurance. Il s’agit de l’agence japonaise de crédit à l’exportation. La Tunisie cherche à renforcer sa sécurité énergétique. Elle vise aussi une meilleure efficacité énergétique. Le pays veut réduire sa dépendance aux importations d’énergie. Il mise pour cela sur les énergies renouvelables. La MIGA avait déjà soutenu AEOLUS en 2024. Elle avait accordé une garantie de 18,45 millions d’euros. Ce financement concernait des centrales solaires à Sidi Bouzid et Tozeur. Il s’agit du quatrième projet solaire indépendant garanti par la MIGA en Tunisie.

Un mix énergétique encore dominé par les fossiles

La production électrique tunisienne repose encore largement sur les combustibles fossiles. Ceux-ci représentent environ 94 % de la production nationale. La Tunisie vise une transformation progressive de son mix énergétique. Elle prévoit d’atteindre 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Le Groupe de la Banque mondiale lance une plateforme en 2024. Cette plateforme regroupe les outils de garanties sous la MIGA. Elle propose un guichet unique. Les clients choisissent plus facilement l’instrument adapté à leurs besoins.

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Vers une Tunisie 100% énergie renouvelable : réalité ou utopie ?

Von: tmps
02. Juli 2026 um 10:15

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

La question de la transition énergétique en Tunisie dépasse aujourd’hui le cadre d’un simple débat technique. Elle touche directement à la souveraineté du pays, à sa stabilité économique et à sa capacité à s’adapter aux bouleversements climatiques mondiaux. Dans un contexte où la planète entière accélère sa mutation vers des systèmes énergétiques décarbonés, la Tunisie se trouve face à une équation complexe : comment réduire une dépendance encore forte aux énergies fossiles tout en exploitant un potentiel naturel exceptionnel en solaire et en éolien?

L’idée d’une Tunisie alimentée à 100% par des énergies renouvelables suscite autant d’enthousiasme que de scepticisme. Enthousiasme, car le pays bénéficie d’un ensoleillement parmi les plus élevés du bassin méditerranéen, estimé entre 2.800 et 3.200 heures par an selon les régions. Scepticisme, car la réalité énergétique actuelle reste dominée par le gaz naturel, qui représente plus de 90% de la production électrique nationale, dont une part importante est importée. Entre ces deux extrêmes, la transition s’impose comme un chemin long, exigeant et progressif.

Une dépendance énergétique structurelle lourde à transformer

La Tunisie consomme chaque année environ 8 à 10 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP), dont une part importante est couverte par des importations énergétiques. Cette dépendance dépasse parfois 50% de la consommation nationale, selon les années et la production locale de gaz. Cette situation fragilise directement l’économie nationale, notamment à travers la pression sur les réserves en devises.

La production d’électricité repose majoritairement sur le gaz naturel, avec une contribution marginale des énergies renouvelables qui reste encore inférieure à 10-12% du mix électrique, malgré les objectifs officiels plus ambitieux fixés pour la prochaine décennie. Cette lente progression montre l’écart entre les stratégies annoncées et leur mise en œuvre réelle.

Le coût énergétique constitue également un fardeau important. Les subventions publiques à l’énergie représentent plusieurs centaines de millions de dinars par an, ce qui limite la capacité de l’État à investir massivement dans les infrastructures vertes. Ainsi, la transition énergétique ne peut être dissociée de la question plus large de la réforme économique.

Un potentiel solaire et éolien parmi les plus élevés de la région

La Tunisie possède pourtant un avantage naturel indéniable. Le potentiel solaire exploitable est estimé à plus de 60.000 MW, alors que la capacité installée actuelle reste largement inférieure, autour de quelques centaines de mégawatts seulement. Cela signifie que moins de 5% du potentiel solaire est aujourd’hui exploité, ce qui révèle un écart considérable entre ressources disponibles et valorisation réelle.

Dans certaines régions du Sud tunisien, l’irradiation solaire dépasse les 2.200 kWh/m²/an, un niveau comparable à certaines zones du désert du Sahara considérées comme idéales pour les mégaprojets solaires. Par ailleurs, le potentiel éolien est également significatif, notamment dans le Nord-Ouest et le Sud du pays, avec des vitesses moyennes de vent dépassant 7 m/s dans certaines zones favorables.

Des projets comme les centrales solaires de Tozeur ou les parcs éoliens de Bizerte et de Sidi Daoud montrent que la transition est techniquement possible. Cependant, leur capacité cumulée reste encore insuffisante pour transformer profondément le mix énergétique national.

Les freins économiques, techniques et institutionnels

Malgré ce potentiel, plusieurs obstacles ralentissent fortement la transition. Le premier est économique. Les investissements nécessaires pour atteindre une transition énergétique significative sont estimés à plusieurs milliards de dollars sur les prochaines décennies. À titre d’exemple, le développement d’un parc solaire de 1 GW peut nécessiter entre 800 millions et 1,2 milliard de dollars, selon la technologie utilisée.

Le deuxième frein est technique. L’intermittence des énergies renouvelables impose la mise en place de systèmes de stockage avancés. Or, les capacités de stockage en Tunisie restent encore limitées, ce qui oblige à maintenir une forte dépendance aux centrales thermiques pour stabiliser le réseau électrique.

Le troisième frein est institutionnel. Les procédures administratives, la complexité des autorisations et le manque de coordination entre les acteurs publics et privés ralentissent l’exécution des projets. Même si des réformes ont été engagées, le rythme de mise en œuvre reste inférieur aux besoins réels de la transition.

Enfin, le réseau électrique national nécessite une modernisation importante. Les pertes techniques et non techniques peuvent atteindre jusqu’à 15% de l’électricité produite, ce qui représente un gaspillage significatif et réduit l’efficacité globale du système énergétique.

Vers une transition progressive plutôt qu’une rupture totale

Face à ces contraintes, l’idée d’une Tunisie 100% énergie renouvelable à court terme apparaît difficilement réalisable. Aucun pays au monde n’a encore atteint une indépendance totale en énergies fossiles à grande échelle, même parmi les nations les plus avancées dans ce domaine.

Cependant, la Tunisie peut viser un objectif plus réaliste et stratégique : atteindre une part de 35 à 40% d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici à 2035, comme le suggèrent certaines stratégies nationales. Une telle évolution permettrait déjà une réduction significative des émissions de CO₂ et de la dépendance énergétique extérieure.

La transition doit également s’accompagner d’une transformation des usages. Le secteur du transport, par exemple, représente près de 30% de la consommation énergétique finale, et constitue donc un levier majeur de décarbonation. Le développement des véhicules électriques, encore marginal aujourd’hui, pourrait jouer un rôle clé dans cette évolution.

Sur le plan économique, la transition énergétique représente aussi une opportunité de création d’emplois. Selon certaines estimations internationales, chaque mégawatt installé dans les énergies renouvelables génère entre 5 et 10 emplois directs et indirects, ce qui pourrait dynamiser le marché du travail tunisien.

Ainsi, la question initiale -réalité ou utopie- trouve une réponse nuancée. Une Tunisie 100% renouvelable dans un avenir proche reste un objectif extrêmement ambitieux. Mais une Tunisie en transition rapide, exploitant progressivement son potentiel solaire et éolien, est non seulement possible, mais nécessaire.

La véritable question n’est donc peut-être pas de savoir si cet objectif est atteignable immédiatement, mais plutôt de déterminer à quelle vitesse la Tunisie est prête à transformer son modèle énergétique. Car dans ce domaine, le retard n’est pas seulement technique, il est aussi stratégique, économique et environnemental.

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La Tunisie lance son premier classement des entreprises les plus performantes sur le plan énergétique

01. Juli 2026 um 11:26

Comment distinguer une entreprise réellement performante sur le plan énergétique d’une autre qui se contente d’afficher de bonnes intentions ? C’est à cette question que veut répondre le Grand Prix de la Performance Énergétique (GPPE), officiellement lancé lundi 29 juin 2026. Présenté comme une première en Tunisie, ce nouveau dispositif entend mesurer, comparer et récompenser...

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Diesel moins cher : la Tunisie parmi les moins chers d’Afrique

29. Juni 2026 um 12:32

La baisse du prix du diesel, même modeste, peut avoir des effets économiques immédiats et significatifs dans de nombreux pays africains où ce carburant reste central pour la logistique, la production d’électricité et l’agriculture. C’est ce qu’il ressort du dernier rapport du Global Petrol Prices (juin 2026). 

 

La Tunisie parmi les cinq pays d’Afrique où le diesel coûte le moins cher

Selon GlobalPetrolPrices (données de juin 2026), la Tunisie figure parmi les cinq pays africains où le diesel est le moins cher. Cette position présente plusieurs avantages nationaux. A savoir, selon l’analyse du rapport, qu’elle devrait réduire directement les coûts de transport et d’acheminement des denrées. Tout en aidant à stabiliser les prix alimentaires, alléger les charges des petites entreprises et exploitations agricoles dépendantes du diesel, et diminuer la pression inflationniste qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages, notamment en milieu rural. Le coût moindre du carburant réduit aussi la facture de l’autoproduction d’électricité via les groupes électrogènes lors des coupures et peut améliorer la compétitivité des industries tunisiennes sur le marché régional et à l’export.

Le diesel est intimement lié aux chaînes d’approvisionnement : des équipements agricoles aux sites de production manufacturière, une baisse de son prix réduit les dépenses énergétiques et de transport des producteurs. Cela limite la nécessité de répercuter des hausses sur les consommateurs, atténuant ainsi les pressions inflationnistes et préservant le pouvoir d’achat, notamment dans les zones à faibles revenus où les dépenses alimentaires et de transport occupent une part importante du budget.

Sur le plan industriel, des coûts de carburant plus faibles renforcent la compétitivité locale. Les machines et engins fonctionnant au diesel, répandus dans l’agriculture, la construction et la fabrication, voient leurs coûts d’exploitation diminuer. De même qu’on note une amélioration des marges et la capacité des entreprises à rivaliser sur les marchés nationaux et à l’export.

L’accès à l’énergie constitue un autre volet : dans les régions où l’alimentation électrique publique est intermittente, les groupes électrogènes diesel restent une solution de secours. Un carburant moins cher réduit le coût de l’autoproduction d’électricité pour les ménages et les entreprises, leur permettant de maintenir l’activité lors de coupures de réseau.

Enfin, la stabilité ou la baisse des prix du diesel allège la pression sociale liée à l’inflation, offrant aux autorités un espace pour se concentrer sur des réformes économiques de long terme.

Top 10 pays africains aux prix bas du diesel

Graphique amélioré avec IA
Source : https://www.globalpetrolprices.com

 

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Prêts conditionnels de la BM pour sauver la STEG

27. Juni 2026 um 21:06

Les dettes de la STEG ont atteint 7,356 milliards de dinars au 23 juin 2026, tandis que ses créances impayées s’élèvent à 6,061 milliards. Pour enrayer cette spirale, l’entreprise sollicite deux prêts de la Banque mondiale, conditionnés à des réformes.

Auditionnés le 24 juin par l’ARP, des responsables de la STEG ont présenté deux accords de garantie : 384,8 millions d’euros (1,27 milliard de dinars) avec la BIRD, et 30 millions de dollars (87 millions de dinars) via le Fonds pour les technologies propres. Ces financements s’inscrivent dans un contrat-programme État-STEG (2024-2028) liant les décaissements à des résultats précis.

La situation financière de la STEG est critique : les tarifs appliqués ne couvrent pas les coûts de production. En 2025, l’électricité était vendue à 290,7 millimes/kWh contre un coût de 456,3 millimes. Le gaz, lui, était cédé à 647,4 dinars/tep pour un coût de 1 497,7 dinars. Plus de 95 % de l’électricité tunisienne dépend du gaz naturel, dont le coût représente 72 % de la production électrique.

Le contrat-programme fixe des objectifs ambitieux : 27 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2028 (35 % en 2030), une réduction de 23 % du coût d’approvisionnement, et 2,8 milliards de dollars d’investissements privés. Déjà, 500 MW de contrats renouvelables ont été signés et 262 MW mis en service en 2025-2026.

Les députés ont interrogé le gouvernement sur l’impact de ces emprunts sur la dette publique et la lutte contre les pertes énergétiques (19,7 %, dont une part due aux branchements illégaux). La commission des finances a décidé de poursuivre l’examen des textes en attendant le contrat-programme complet.

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La Chine mise sur le vert sans lâcher le charbon

27. Juni 2026 um 16:37

La Chine entend accorder davantage de place au charbon dans son prochain plan énergétique quinquennal (2026-2030), tout en maintenant ses ambitions de transition vers les énergies renouvelables. 

Ce nouvel arbitrage place clairement la sécurité énergétique au cœur de la stratégie nationale, dans un contexte marqué par des tensions sur les marchés mondiaux, des fluctuations de la demande et la nécessité de garantir l’approvisionnement industriel du pays.

Le plan quinquennal 2026-2030 réaffirme les objectifs climatiques de long terme de la Chine, notamment le pic des émissions de CO₂ avant 2030 et la neutralité carbone à l’horizon 2060. Il prévoit également la mise en place d’un système énergétique « propre, bas carbone, sûr et efficace » d’ici 2030, avec une montée en puissance continue des énergies non fossiles.

Le charbon reste un pilier de stabilité

Malgré cette trajectoire, le charbon conserve un rôle central dans la stratégie énergétique chinoise. Pékin insiste sur son importance pour la stabilité du réseau électrique et la sécurité d’approvisionnement. Les autorités mettent en avant une approche dite de « transformation optimisée » du charbon, plutôt qu’un retrait rapide, afin d’éviter des risques de pénurie ou de déséquilibre du système électrique.

Cette orientation s’inscrit dans une tendance déjà observée ces dernières années : la Chine continue de développer simultanément ses capacités renouvelables et ses infrastructures charbonnières, dans une logique de double sécurité. Le plan quinquennal insiste sur la nécessité de renforcer la résilience du système électrique, notamment par l’amélioration des capacités de stockage, des réseaux de transport et de la gestion de la demande… Cette architecture vise à réduire la dépendance aux importations d’hydrocarbures et à limiter les vulnérabilités liées aux chocs extérieurs.

Une tension persistante entre climat et sécurité

Ce nouveau cadrage illustre l’équilibre délicat auquel fait face Pékin : accélérer la transition énergétique tout en garantissant la stabilité économique et industrielle d’un pays encore fortement dépendant des combustibles fossiles. Si la Chine demeure le premier investisseur mondial dans les énergies renouvelables, elle continue parallèlement à autoriser de nouvelles capacités de production à base de charbon, dans une logique de flexibilité du système.

Le plan 2026-2030 confirme ainsi une approche pragmatique : la décarbonation progresse, mais elle reste subordonnée à l’impératif de sécurité énergétique et de stabilité du développement économique.

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Une première en Méditerranée : la Tunisie lance à Djerba un bateau 100 % solaire

27. Juni 2026 um 13:10

La Tunisie franchit un cap majeur dans la transition énergétique et la protection des écosystèmes marins. Le 29 juin 2026, à Ajim sur l’île de Djerba, le WWF Afrique du Nord organisera une démonstration inédite : la première sortie en mer d’un petit bateau de pêche entièrement propulsé par un système électrique alimenté par énergie solaire.

Cette initiative s’inscrit dans un projet plus large intitulé « Décarboner la petite pêche en Tunisie : promouvoir les énergies propres pour des communautés côtières durables », financé par le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni. Elle vise à accélérer l’adoption de solutions énergétiques propres dans le secteur de la pêche artisanale, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en améliorant les conditions de vie des pêcheurs.

La démonstration mettra en œuvre un dispositif intégré combinant trois éléments clés : un moteur de propulsion électrique adapté à la pêche côtière artisanale, une batterie rechargeable assurant l’autonomie des sorties en mer, et une station de recharge photovoltaïque alimentée par énergie solaire. Cette dernière sera mise à disposition des Groupements de Développement de la Pêche de Ghannouch (gouvernorat de Gabès) et d’Ajim (gouvernorat de Médenine).

Ajim a été choisie pour accueillir cette première expérimentation en raison de la vitalité de sa communauté de pêcheurs, de l’engagement des acteurs locaux dans la transition énergétique et d’un potentiel solaire particulièrement élevé.

Une avancée inédite pour la pêche artisanale tunisienne

Il s’agit de la première démonstration opérationnelle en Tunisie d’un système de propulsion électrique solaire appliqué à un bateau de pêche artisanale. Une innovation qui apporte la preuve concrète qu’une alternative fiable, durable et économiquement viable aux moteurs thermiques traditionnels est désormais possible.

Au-delà de la dimension nationale, ce projet place la Tunisie parmi les pays pionniers en Méditerranée dans la décarbonation de la petite pêche. Il ouvre la voie à de nouvelles approches conciliant protection des milieux marins, lutte contre le changement climatique et développement d’une économie bleue durable.

Les retombées attendues sont importantes. Sur le plan économique, la réduction des dépenses liées au carburant constitue un levier direct d’amélioration des revenus des pêcheurs. Sur le plan environnemental, le projet contribuera à la diminution des émissions de CO₂, à l’amélioration de la qualité de l’air dans les zones côtières et à la réduction de la pollution marine liée aux hydrocarbures.

Il permettra également de limiter les nuisances sonores sous-marines générées par les moteurs thermiques, un facteur souvent négligé mais crucial pour les écosystèmes marins. Enfin, l’initiative devrait renforcer la résilience économique des communautés côtières et offrir un modèle reproductible à l’échelle nationale et méditerranéenne.

Une étape structurante pour la transition énergétique du secteur

Déployé sur douze mois dans le golfe de Gabès, le projet vise à démontrer la viabilité technique et économique des technologies propres dans la pêche artisanale. Il ambitionne également de développer des mécanismes de financement innovants pour faciliter leur diffusion à plus grande échelle.

Parmi les principaux résultats attendus figurent l’équipement de huit embarcations de pêche avec des systèmes de propulsion électrique solaire, le renforcement des capacités de plus d’une centaine de pêcheurs et d’acteurs institutionnels, ainsi que la production d’études techniques et économiques accompagnées de recommandations politiques pour soutenir la stratégie nationale de transition énergétique du secteur.

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Canicule : le réseau électrique européen sous pression

24. Juni 2026 um 14:27

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe actuellement l’Europe occidentale provoque une flambée spectaculaire des prix de l’électricité, atteignant des niveaux inédits depuis la crise énergétique de 2022.

En France, les tarifs de l’électricité sur les marchés de gros ont atteint des sommets durant les heures de forte consommation de l’après-midi et de la soirée, sous l’effet conjugué d’une demande accrue de climatisation et d’une offre énergétique sous tension.

Une chaleur extrême qui bat les records

Lundi 22 juin, la température a atteint 43,3 °C à Châteaumeillant, selon Météo-France. Les prévisions annoncent jusqu’à 42 °C dans l’ouest de la France pour la journée du jeudi 25 juin, tandis que certaines régions d’Espagne devraient enregistrer jusqu’à 44 °C ce mercredi… Les conséquences sanitaires sont déjà lourdes. Plus de quarante décès ont été associés à cet épisode caniculaire en France. Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a indiqué que les établissements de santé faisaient face à une augmentation significative des hospitalisations liées aux fortes chaleurs.

Sur le marché européen EPEX Spot, les prix de l’électricité ont atteint mardi des niveaux particulièrement élevés. En Belgique, ils ont culminé à 933,28 euros par mégawattheure entre 21 heures et 22 heures…

L’Europe du Nord à son tour frappée

Les alertes canicule s’étendent désormais à d’autres pays européens. L’Allemagne, le Luxembourg, la Suisse et le Royaume-Uni ont émis des avertissements sanitaires en prévision de températures exceptionnellement élevées.

Selon le Met Office britannique, le thermomètre pourrait atteindre 39 °C dans le sud de l’Angleterre ce mercredi et jeudi, dépassant largement le précédent record de juin établi à 35,6 °C.

La situation énergétique est aggravée par une faible production éolienne dans plusieurs régions européennes. Par ailleurs, certaines centrales nucléaires françaises voient leur capacité réduite en raison du réchauffement des cours d’eau utilisés pour leur refroidissement.

Les premières limitations ont été mises en œuvre lundi soir sur un réacteur de la centrale nucléaire de Golfech, dans le sud-ouest de la France. Mardi après-midi, une unité de la centrale de Nogent-sur-Seine a également réduit sa production.

EDF a averti que des baisses de puissance pourraient être décidées mercredi dans trois autres centrales nucléaires si les conditions météorologiques se maintiennent.

Risques accrus pour le réseau électrique

Dans ce contexte, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité français, RTE, a activé ses dispositifs de surveillance renforcée et se prépare à faire face à d’éventuelles perturbations ou défaillances du réseau.

Alors que la chaleur continue de gagner du terrain sur le continent, l’Europe se trouve confrontée à un défi inédit : maintenir la sécurité de son approvisionnement électrique tout en faisant face à des conditions climatiques extrêmes qui mettent à l’épreuve l’ensemble de ses infrastructures énergétiques.

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Transition énergétique : la Tunisie, 2e pays africain le plus performant en 2026

24. Juni 2026 um 14:11
La Tunisie se hisse à la deuxième place du classement africain de la transition énergétique en 2026, selon l’édition la plus récente de l’Energy Transition Index (ETI) publiée par le Forum économique mondial. Le pays occupe également le 62e rang mondial parmi les 118 économies évaluées, confirmant ainsi sa position parmi les leaders africains de la transformation énergétique.

Ce classement mesure la capacité des pays à construire des systèmes énergétiques à la fois sûrs, durables, abordables et capables d’accompagner la décarbonation de l’économie. Il prend en compte aussi bien la performance actuelle des systèmes énergétiques que la préparation des États à accélérer leur transition vers des sources d’énergie plus propres.

Avec un score global de 56 points, la Tunisie se place juste derrière le Nigeria, qui conserve la première position africaine. Elle devance notamment la Namibie, Maurice, le Maroc, l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Algérie et la Côte d’Ivoire, qui complètent le Top 10 continental.

Une performance portée par les fondamentaux du système énergétique

Le rapport met en avant les progrès réalisés par la Tunisie dans plusieurs domaines liés à la gestion de l’énergie, à l’efficacité énergétique et à l’intégration progressive des énergies renouvelables dans le mix électrique national.

La Tunisie affiche notamment un score de 62,4 points pour la performance de son système énergétique actuel, reflétant une relative stabilité de l’approvisionnement énergétique et des avancées dans les politiques de maîtrise de l’énergie.

Cette performance intervient dans un contexte où le pays cherche à réduire sa dépendance aux importations d’hydrocarbures, qui pèsent lourdement sur la balance énergétique nationale. Les autorités ont ainsi multiplié les initiatives destinées à encourager les investissements dans le solaire et l’éolien, deux ressources dont le potentiel demeure largement sous-exploité.

Des défis à relever pour accélérer la transition

Malgré ce classement favorable, le rapport souligne que la Tunisie dispose encore d’importantes marges de progression. Son score relatif à la préparation à la transition énergétique demeure inférieur à celui enregistré pour la performance du système actuel.

Parmi les principaux défis identifiés figurent la mobilisation des financements nécessaires aux grands projets énergétiques, l’amélioration du cadre réglementaire, le renforcement des infrastructures électriques ainsi que l’accélération du déploiement des énergies renouvelables.

Ces enjeux sont d’autant plus importants que la Tunisie s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de transition énergétique, notamment porter la part des énergies renouvelables à 35 % de la production d’électricité à l’horizon 2030.

Le Nigeria en tête, une Afrique engagée dans la transformation énergétique

À l’échelle du continent, le Nigeria occupe la première place du classement africain. Selon le Forum économique mondial, cette performance s’explique par la mise en œuvre de réformes structurelles, l’amélioration du cadre d’investissement et le développement progressif des infrastructures énergétiques.

La Namibie complète le podium africain, suivie de Maurice et du Maroc. Plusieurs pays africains enregistrent des progrès notables grâce à l’essor des investissements dans les énergies renouvelables et à une prise de conscience croissante des enjeux liés à la sécurité énergétique et au changement climatique.

Le rapport relève toutefois que l’Afrique continue de faire face à des défis majeurs, notamment le déficit de financement, les insuffisances des réseaux électriques et les difficultés d’accès à l’énergie dans plusieurs régions.

Un signal encourageant pour la Tunisie

La deuxième place africaine obtenue par la Tunisie constitue un signal positif quant à la trajectoire empruntée par le pays dans le domaine énergétique. Elle témoigne des avancées réalisées au cours des dernières années, tout en rappelant l’ampleur des efforts encore nécessaires pour transformer le potentiel énergétique national en projets concrets et en investissements durables.

Top 10 africain de la transition énergétique en 2026 :

  1. Nigeria
  2. Tunisie
  3. Namibie
  4. Maurice
  5. Maroc
  6. Égypte
  7. Afrique du Sud
  8. Kenya
  9. Algérie
  10. Côte d’Ivoire.

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Énergie : l’ANME ouvre la voie vers un plan sobriété 2040

23. Juni 2026 um 17:21

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) a lancé un appel d’offres national en vue d’élaborer un plan d’action stratégique pour l’utilisation rationnelle de l’énergie en Tunisie à l’horizon 2040. Cette initiative vise à consolider la transition énergétique du pays et à garantir sa sécurité énergétique sur le long terme.

Selon l’avis d’appel d’offres n°9 de l’année 2026, les bureaux d’études et experts éligibles ont jusqu’au 21 juillet 2026 à 10h00 pour soumettre leurs offres techniques et financières. Les soumissions doivent s’effectuer exclusivement via le système d’achat public en ligne « TUNEPS« , l’ouverture des plis étant prévue le jour même à 11h00.

Le cahier des charges est disponible en téléchargement gratuit sur la plateforme électronique. L’ANME a tenu à rappeler que le strict respect des procédures et des exigences administratives et techniques est impératif, tout manquement entraînant l’exclusion immédiate du dossier.

À terme, ce plan d’action devra définir les priorités et les mesures concrètes pour optimiser la consommation et réduire la dépendance aux ressources énergétiques traditionnelles dans l’ensemble des secteurs économiques. Il s’inscrit en droite ligne avec les orientations nationales de développement durable et les objectifs de transition vers un système énergétique pérenne pour les deux prochaines décennies.

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États-Unis : 60 jours de répit pour le pétrole iranien

23. Juni 2026 um 13:24

Les États-Unis ont approuvé les ventes de pétrole iranien pour une période de 60 jours. Et ce, à la suite de « discussions productives » entre Téhéran et Washington en Suisse. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent.

« Le département du Trésor a délivré une licence générale temporaire de 60 jours autorisant la production, la livraison et la vente de pétrole iranien », indique encore Bessent dans une publication sur les réseaux sociaux.

Sur un autre volet, le secrétaire au Trésor a affirmé que Téhéran était attaché à la liberté et à l’ouverture du passage à travers le détroit d’Ormuz.

De son côté, le vice-président J. D. Vance, affirme que des « progrès importants » ont été réalisés lors des pourparlers en Suisse. Et que Téhéran a accepté d’autoriser le retour en République islamique des inspecteurs en désarmement de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIE).

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Commerce extérieur : ce que nos déficits et nos excédents disent de l’économie tunisienne

23. Juni 2026 um 09:15

À fin mai 2026, le déficit commercial tunisien a atteint 10,42 milliards de dinars, un record pour les cinq premiers mois de l’année. Derrière ce chiffre se dessine pourtant une réalité plus nuancée. Les statistiques du commerce extérieur montrent une économie capable de dégager des excédents industriels et agricoles sur plusieurs marchés, mais toujours dépendante...

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L’aéroport de Tozeur-Nefta aura sa centrale solaire

20. Juni 2026 um 08:16

Un contrat pour la réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 4 MW à l’aéroport international de Tozeur-Nefta a été signé le 19 juin 2026 au profit de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA).

Porté dans le cadre du programme national de transition énergétique des établissements publics piloté par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), ce projet vise à réduire la consommation énergétique des infrastructures publiques et à renforcer le recours aux énergies renouvelables.

Selon l’ANME, cette centrale contribuera à renforcer la souveraineté énergétique du pays et à promouvoir un transport aérien plus durable. Elle permettra également de couvrir une part importante des besoins en électricité des aéroports internationaux de Tozeur-Nefta et de Djerba-Zarzis.

Lors de la cérémonie de signature, le directeur général de l’ANME, Nafaâ Baccari, a qualifié le projet de « saut qualitatif » dans le domaine de l’autoproduction électrique au sein des entreprises publiques. Il a précisé qu’il s’agit de la plus grande centrale réalisée dans le cadre de ce programme national.

Au-delà de ses retombées économiques et opérationnelles, le projet devrait contribuer à la réduction des émissions de carbone et soutenir les objectifs de développement durable de la Tunisie.

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