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Gestern — 06. Juni 2026Haupt-Feeds

Mourad Zeghidi en grève de la faim | Le SNJT exprime sa préoccupation

Von: Yusra NY
05. Juni 2026 um 23:35

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé sa vive inquiétude suite à l’annonce de la grève de la faim entamée par le journaliste Mourad Zeghidi.

Dans un communiqué publié ce vendredi 5 juin 2026, le SNJT a affirmé suivre avec une « grande préoccupation » la situation de Mourad Zeghidi, qui a choisi cette forme de protestation pour dénoncer la poursuite de sa détention et ce qu’il considère comme une atteinte flagrante à ses droits fondamentaux.

Tout en réaffirmant son « soutien total et indéfectible » au journaliste dans son combat pacifique, le syndicat a exprimé ses profondes craintes quant aux répercussions médicales de cette grève de la faim.

« Nous appelons notre confrère à suspendre sa grève de la faim afin de préserver son intégrité physique et psychologique, et pour permettre aux structures juridiques et de défense des droits de l’homme de poursuivre efficacement leurs efforts de soutien », lit-on encore dans le communiqué.

Le SNJT a fermement renouvelé son rejet de toute « instrumentalisation des textes juridiques » visant à restreindre la liberté d’expression ou à criminaliser les prises de position des professionnels des médias.

Y. N.

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Une première tunisienne à la Fédération internationale des journalistes

06. Mai 2026 um 17:47

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens, Zied Dabbar, a été élu vice-président de la Fédération internationale des journalistes, à l’occasion du congrès de l’organisation tenu à Paris du 4 au 7 mai 2026.

Selon le SNJT, il s’agit d’une première dans l’histoire de la Tunisie. Jamais un représentant tunisien n’avait accédé à ce niveau de responsabilité au sein de l’instance dirigeante de la Fédération internationale des journalistes.

Une reconnaissance pour la presse tunisienne

Le syndicat présente cette élection comme un « acquis national et professionnel » pour l’ensemble des journalistes tunisiens. Il estime qu’elle consacre la présence de la Tunisie dans les structures professionnelles internationales et reflète le rôle joué par les journalistes tunisiens dans la défense de la liberté de la presse, de l’indépendance et de l’éthique professionnelle.

Fondée en 1926 à Paris, la Fédération internationale des journalistes est la plus grande organisation syndicale de journalistes au monde. Elle regroupe aujourd’hui plus de 600 000 professionnels répartis entre 187 syndicats et associations nationales dans 146 pays. L’élection de Zied Dabbar est intervenue dans le cadre du 32e congrès mondial de la FIJ, organisé à Paris, alors que l’organisation célèbre son centenaire.

Une consécration professionnelle

Zied Dabbar n’est pas un inconnu des instances syndicales internationales. Membre du comité exécutif de la FIJ depuis 2017, il avait déjà présidé à deux reprises la Fédération africaine des journalistes. Son élection à la vice-présidence de la FIJ s’inscrit donc dans un parcours international déjà bien établi.

Pour le SNJT, cette élection ne constitue pas uniquement une distinction individuelle. Elle traduit également une reconnaissance du rôle de la presse tunisienne dans un contexte marqué par de nombreux défis pour le secteur des médias.

Le syndicat a adressé ses félicitations à l’ensemble des journalistes tunisiens, tout en réaffirmant son engagement à poursuivre la défense de la liberté de la presse et à renforcer la présence de la Tunisie au sein des organisations professionnelles internationales.

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Le journaliste Ghassen Ben Khelifa condamné à deux ans de prison

31. März 2026 um 18:36

Le journaliste et rédacteur en chef du site Inhiyaz, Ghassen Ben Khelifa, a annoncé avoir quitté la Tunisie après avoir été condamné à deux ans de prison par la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis.

Le verdict, rendu dans une affaire liée à la gestion d’une page Facebook, s’inscrit dans le cadre de poursuites fondées notamment sur le décret-loi 54. Le journaliste conteste fermement les accusations.

Des accusations rejetées

La justice reproche au journaliste l’« utilisation de réseaux et systèmes d’information en vue de produire et diffuser de fausses informations portant atteinte à la sécurité publique ». Le dossier inclut également des accusations graves, telles que l’appartenance présumée à une entente terroriste et l’incitation au terrorisme.

Ghassen Ben Khelifa rejette catégoriquement ces charges, affirmant n’avoir aucun lien avec la page incriminée. Il soutient que le principal accusé aurait reconnu être l’unique administrateur du compte. Dans sa déclaration, il évoque une première condamnation de six mois dans une affaire liée, portant la peine globale à deux ans et demi, et dénonce un verdict qu’il juge injuste.

Se disant contraint de quitter le pays pour des raisons personnelles et familiales, Ghassen Ben Khelifa indique ne pas envisager un retour à court terme. Il affirme néanmoins vouloir poursuivre ses activités journalistiques et militantes depuis l’étranger.

Le SNJT dénonce

De son côté, le Syndicat national des journalistes tunisiens a vivement critiqué la décision judiciaire. Dans une déclaration publiée ce mardi, le syndicat estime que les peines de prison infligées à des journalistes ces deux dernières années sont contraires à l’article 31 de la Constitution tunisienne ainsi qu’aux engagements internationaux du pays en matière de liberté de la presse et de droits humains.

Le syndicat appelle à faire du décret-loi 115 le cadre juridique exclusif pour les affaires liées à la publication, tout en rejetant l’utilisation de textes jugés répressifs à l’encontre des journalistes. Il souligne que les restrictions à la liberté d’expression constituent une menace pour la démocratie et fragilisent l’État de droit, réaffirmant son engagement à défendre la profession.

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