Le Syndicat national des journalistes tunisiens a fermement dénoncé, ce vendredi 24 avril 2026, la décision de mise en garde à vue du journaliste Zied El Heni.
Exprimant sa vive indignation, le SNJT a également appelé, dans un communiqué à la libération du journaliste qui a été entendu, ce jour, par la brigade de lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication de Laouina, et ce, pour une publication sur Facebook.
Le Syndicat a par ailleurs dénoncé les poursuites menées sur la base du décret 54, et a appelé les autorités à appliquer le décret-loi 115, régissant le secteur de la presse.
La même source a par ailleurs appelé à s’unir pour protéger la liberté de la presse et d’opinion.
Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé avec douleur et tristesse le décès du journaliste Mounir Mestiri, survenu ce mardi soir, 21 avril 2026.
Figure respectée du paysage médiatique et culturel tunisien, Mounir Mestiri a eu un parcours riche et a travaillé avec de nombreux établissements médiatiques, couvrant divers domaines allant de la culture au sport, en passant par les affaires sociales et économiques.
Le Syndicat a souligné que Mounir Mestiri est reconnu pour son sérieux, son professionnalisme et son engagement indéfectible à transmettre l’information avec la plus grande responsabilité.
« Il était également apprécié pour ses hautes qualités morales et l’excellence de ses rapports avec ses confrères, ce qui lui valait le respect et l’estime de tous ceux qui l’ont côtoyé», ajoute encore le SNJT.
En cette douloureuse circonstance, l’équipe de Kapitalis présente ses plus sincères condoléances à la famille de Mounir Mestiri, ses proches et à l’ensemble de la famille médiatique.
La Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire visant l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani et l’a condamnée à une peine de 18 mois de prison ferme. Verdict fermement dénoncé par le Syndicat national des journalistes.
Dans un communiqué publié ce lundi 13 avril 2026, le SNJT a rappelé que cette condamnation a été prononcée suite à des commentaires médiatiques portant sur la question de la discrimination et du racisme en Tunisie, tenus sur la chaîne Carthage+ et intervient après une série de poursuites visant la chroniqueuse pour des motifs similaires.
Comme pour les dossiers précédents, la justice s’est appuyée sur l’article 24 du décret-loi n°54 de l’année 2022, relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information et de communication et pour le SNJT, ce texte est devenu, depuis sa promulgation, un outil récurrent pour poursuivre les opinions divergentes.
Le syndicat réitère d’ailleurs son appel au gel de ce décret, alors qu’un projet de révision est actuellement à l’étude au sein de la Commission de législation générale de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Dans son communiqué, le Syndicat exprime sa solidarité totale avec Sonia Dahmani et dénonce fermement ce verdict, tout en exprimant son inquiétude du retour en détention de l’avocate, dont l’état de santé physique et psychologique est jugé fragile depuis sa sortie de prison il y a seulement quelques mois.
La même source estime pat ailleurs que multiplier les procès pour des déclarations de même nature (critique de la gestion migratoire et des discours discriminatoires) constitue une violation flagrante de la liberté d’expression et appelle officiellement à l’arrêt de l’exécution de cette peine, qualifiant la situation de « harcèlement judiciaire visant à intimider le secteur médiatique» .
La Fédération générale de l’enseignement secondaire a appelé l’ensemble des enseignantes et enseignants à refuser la demande du ministère de l’Éducation visant à organiser des cours de rattrapage durant les vacances d’hiver. Selon la Fédération, cette mesure est justifiée par le ministère au nom du principe d’égalité des chances entre les élèves, dans un contexte marqué par des manques ponctuels ou structurels dans certaines matières, afin de permettre l’organisation des devoirs et le calcul des moyennes.
La Fédération estime toutefois que cette approche ne respecte pas les normes pédagogiques en matière d’évaluation et conduit à des résultats qui ne reflètent pas objectivement le niveau réel des élèves. Elle dénonce un procédé qu’elle qualifie de non responsable, portant atteinte au principe d’égalité des chances et dévalorisant à la fois les élèves et les enseignants.
Dysfonctionnements constatés
Dans son communiqué, l’organisation syndicale considère que les enseignants sont ainsi sollicités pour assumer des missions dont ils ne sont pas à l’origine, et ce, sans traitement des causes profondes des dysfonctionnements constatés. Elle met en garde contre les répercussions de ce choix sur la qualité de l’enseignement et sur l’avenir de l’école publique.
La Fédération a, en conséquence, renouvelé son appel à l’ensemble des éducateurs à ne pas s’engager dans cette démarche, estimant qu’elle menace en profondeur le processus éducatif et fragilise davantage le système scolaire public.