Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 16. Januar 2026Haupt-Feeds

Fitch : le risque groenlandais plane sur l’Europe de l’Est

16. Januar 2026 um 09:48

Une escalade des tensions entre les États-Unis et leurs alliés au sujet du Groenland pourrait entraîner une vague de dégradations de la note souveraine de certains pays européens, en particulier ceux de l’Europe de l’Est, avertit Fitch Ratings.

Selon James Longsdon, principal analyste de crédit souverain de l’agence, Fitch applique déjà une décote d’un cran à des États géopolitiquement sensibles comme Israël, Taïwan ou la Corée du Sud. Une approche similaire pourrait être envisagée en Europe si une fracture au sein de l’OTAN venait à se confirmer.

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a récemment évoqué un « désaccord fondamental » avec Washington, après les déclarations de Donald Trump affirmant que les États-Unis « ont besoin » du Groenland.

Fitch insiste toutefois sur la prudence : toute décision dépendra de l’évolution concrète de la situation, la proximité avec la Russie demeurant un facteur déterminant dans l’évaluation du risque régional.

L’agence estime par ailleurs que la notation « AAA » du Danemark ne devrait pas être affectée. Le Groenland, malgré son importance stratégique, représente un poids économique et budgétaire très limité pour le royaume danois, dont la solidité financière reste parmi les plus élevées d’Europe.

L’article Fitch : le risque groenlandais plane sur l’Europe de l’Est est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gestern — 15. Januar 2026Haupt-Feeds

La Tunisie reçoit un nouveau C-130H Hercules des États-Unis

15. Januar 2026 um 13:13

Les États-Unis ont livré, le 13 janvier 2026, un C-130H Hercules à l’armée de l’air tunisienne sur la base aérienne Sidi Ahmed de Bizerte, en présence de hauts responsables militaires, dont le ministre de la Défense, Khaled Sehili, et l’ambassadeur Bill Bazzi.

L’ambassade des États-Unis en Tunisie a annoncé cette livraison, précisant qu’il s’agit du quatrième C-130 livré à la Tunisie par le gouvernement américain depuis 2021.

«La livraison de cet appareil réaffirme l’engagement du gouvernement des États-Unis à renforcer les capacités de transport aérien de l’armée de l’air tunisienne et à promouvoir la prospérité du secteur économique de la défense américain», a déclaré l’ambassade des États-Unis dans un communiqué.

«Cette capacité de transport aérien supplémentaire renforcera la capacité de la Tunisie à mener des exercices conjoints et multinationaux, des missions de transport aérien, des opérations de sécurité et des missions d’intervention rapide dans toute la région. Les États-Unis collaborent avec la Tunisie, partenaire stratégique et allié clé non membre de l’Otan, depuis plus de quarante ans sur les opérations, la formation et le soutien liés aux C-130. Cette livraison marque une nouvelle étape importante dans le développement de la coopération entre les forces armées américaines et tunisiennes», poursuit le communiqué.

«Cet appareil représente un nouveau pas en avant dans le partenariat de longue date et de confiance qui unit les États-Unis et la Tunisie», a déclaré l’ambassadeur Bazzi. Et d’ajouter : «Le renforcement des capacités de transport aérien de la Tunisie consolide notre capacité commune à soutenir la stabilité régionale, les efforts de sécurité conjoints et l’aide humanitaire.»

Lors de la cérémonie de remise, le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a souligné la solidité de l’amitié et le haut niveau de coopération bilatérale entre les deux pays, qualifiant cette coopération de partenariat stratégique fondé sur des intérêts communs et le respect mutuel.

Selon un communiqué du ministère de la défense, M. Sehili a salué l’engagement de l’administration américaine à mettre en œuvre les conclusions de la Commission militaire conjointe tuniso-américaine et la feuille de route pour la coopération militaire bilatérale. Il a ensuite mis en avant les principaux axes de collaboration, notamment le renforcement des capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes, la fourniture d’équipements spécialisés, l’intensification des programmes d’entraînement conjoints, le partage d’expertise et le soutien technique. M. Sehili a réaffirmé la volonté de la Tunisie d’approfondir davantage ce partenariat, rappelant son rôle de garant de la sécurité régionale et de pilier de stabilité.

L’article La Tunisie reçoit un nouveau C-130H Hercules des États-Unis est apparu en premier sur Kapitalis.

USA – Iran : bruits de bottes au Proche-Orient

15. Januar 2026 um 12:02

Des frappes ciblées à une offensive d’envergure en Iran, en passant par l’assassinat du Guide suprême iranien, plusieurs scénarios sont examinés à Washington. Mais la voie diplomatique n’est pas non plus écartée.

La question n’est plus de savoir si Donald Trump va donner le feu vert pour frapper l’Iran, mais quand. Le président américain a affirmé, dans la nuit du mercredi 14 janvier lors d’un événement ouvert à la presse à la Maison Blanche, que « les tueries en Iran ont pris fin » après la répression de manifestations par les autorités. Tout en entretenant le flou sur la perspective d’une intervention militaire américaine, affirmant que Washington suivrait de près la situation.

Pause en trompe-l’œil ?

S’agit-il pour Washington d’un faux-semblant de « pause » savamment calculé pour mieux se préparer à une éventuelle attaque contre l’Iran? Aucun porte-avion américain ne se trouvant actuellement dans la région. Alors que Trump a assuré auparavant, le mardi 3 janvier, que les Etats-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis fin décembre et que le soutien aux manifestants était « en route ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ayant pour sa part affirmé qu’il n’y aurait « pas de pendaison aujourd’hui (mercredi) ou demain (jeudi) », dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News.

Mais, un signe ne trompe pas sur les intentions cachées des Américains. En effet, Washington vient de procéder au retrait d’une partie de son personnel de certaines bases stratégiques dans la région, notamment à Bahreïn, au Qatar, en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis. Et ce, par mesure de précaution, après que Téhéran a menacé hier mercredi de prendre pour cible les bases militaires américaines dans la région, face à la possibilité d’une intervention des Etats-Unis brandie par Donald Trump. Sachant qu’en juin dernier, la base américaine d’al Oudeïd au Qatar a été prise pour cible par Téhéran après les frappes américaines contre ses installations nucléaires, intervenues dans le cadre du conflit de 12 jours entre Israël et l’Iran.

L’évacuation d’une partie du personnel des bases américaines au Moyen-Orient fait suite à la promesse de Donald Trump de venir en aide aux manifestants. « Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS !!! […] J’ai annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas. L’AIDE EST EN ROUTE. MIGA [Make Iran Great Again]!!! Ainsi a-t-il écrit mardi 13 janvier dans un post sur son réseau Truth Social.

Options

Mais quelle est la nature de cette aide et quelles sont les options envisagées par l’administration américaine ?

Des frappes ciblées à une offensive d’envergure, cyberattaques massives- Donald Trump s’est d’ailleurs vanté d’avoir éteint toutes les lumières de Caracas, le 3 janvier dernier ou s’inspirer des bipeurs et des talkies-walkies que le Mossad avait activés en 2024- en passant par l’assassinat ou le kidnapping du guide suprême Ali Khamenei… Plusieurs scénarios sont sur la table du président américain. Mais son choix devrait surtout dépendre de l’objectif qu’il cherche à atteindre. Toutefois, la voie diplomatique n’est pas non plus totalement écartée.

Cependant, est écartée toute intervention militaire terrestre contre l’Iran, l’ennemi juré des États-Unis depuis la révolution islamique de 1979. Washington ayant retenu notamment les leçons tirées de l’invasion américaine désastreuse de l’Irak en 2003. D’autant plus que cela pourrait paradoxalement faire le jeu du régime des mollahs et renforcer l’unité autour de lui.

Par contre, une frappe symbolique contre des sites nucléaires iraniens, à l’instar des opérations militaires ponctuelles au Venezuela, que Trump peut ensuite revendiquer comme des succès, est envisageable. A moins de cibler les casernes et les  centres de commandements des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique coupable de la répression des manifestations.

Reste l’arme la plus redoutable : frapper le régime des mollahs au portefeuille. En effet, Donald Trump a prévenu le 12 janvier que les partenaires commerciaux de l’Iran s’exposeront à une hausse de 25 % des droits de douane déjà appliqués par les États-Unis. Via son réseau Truth social, le locataire de la Maison-Blanche a déclaré que la mesure prenait effet  immédiatement. Par conséquent, ces surtaxes douanières s’appliqueront sur tous les échanges commerciaux effectués par les pays visés par les États-Unis.

A cet égard, notons que l’Iran, membre du groupe des producteurs de pétrole de l’OPEP, a exporté des produits vers 147 partenaires commerciaux en 2022, indiquent les données les plus récentes de la Banque mondiale. Ses principaux partenaires commerciaux sont la Chine, l’Irak, les Émirats arabes unis, la Turquie, la Russie, l’Irak et l’Allemagne. Selon les données de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est la Chine qui est la plus visée :  plus d’un quart des échanges commerciaux de l’Iran ont été réalisés en 2024 avec Pékin. Et ce, pour 18 milliards de dollars d’importations et 14,5 milliards de dollars d’exportation

Bref, taper sur l’ennemi, là où cela fait mal sans se salir les mains, tel semble être  la tactique de l’actuel locataire de la Maison Blanche et c’est plus conforme à son tempérament de promoteur immobilier.

L’article USA – Iran : bruits de bottes au Proche-Orient est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’or noir décroche après la détente autour de l’Iran

15. Januar 2026 um 10:10

Les prix du pétrole ont chuté d’environ 3 % ce jeudi 15 janvier, mettant fin à une série de quatre séances de hausse. Le repli intervient alors que les craintes d’une escalade géopolitique au Moyen-Orient se sont atténuées, notamment après des déclarations de Donald Trump indiquant un ralentissement de la répression en Iran. Ces propos ont réduit les anticipations d’une action militaire américaine et, par conséquent, le risque de perturbations majeures de l’approvisionnement mondial en pétrole.

Le Brent pour livraison en mars 2026 reculait de 2,84 % à 64,63 dollars le baril ce matin, repassant sous le seuil de 65 dollars. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en février, perdait 2,87 % à 60,23 dollars le baril.

Mercredi, les deux références avaient pourtant progressé de plus de 1,5 %, atteignant leurs plus hauts niveaux depuis plus de deux mois, portées par la crainte d’une confrontation directe entre Washington et Téhéran. Mais la détente diplomatique a effacé l’essentiel de ces gains.

Selon Hiroyuki Kikukawa, stratège en chef chez Nissan Securities Investment, la pression vendeuse s’explique par l’idée que les États-Unis n’opteront pas pour une intervention militaire contre l’Iran, combinée à des stocks américains plus élevés que prévu. Il estime que le WTI devrait évoluer à court terme dans une fourchette comprise entre 55 et 65 dollars le baril.

De son côté, l’expert énergétique Anas Al-Hajji souligne que les tensions avec l’Iran ont déjà ajouté une « prime de risque » d’environ 7 dollars par baril aux prix. Il rappelle toutefois que Donald Trump privilégie traditionnellement des prix du pétrole bas et cherchera à éviter toute escalade majeure susceptible de provoquer une flambée durable des cours.

Les pressions baissières sont également renforcées par la hausse inattendue des stocks américains. L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a annoncé une augmentation de 3,4 millions de barils des stocks de brut, à 422,4 millions de barils, alors que les analystes anticipaient une baisse.

Par ailleurs, la reprise progressive de la production et des exportations pétrolières du Venezuela, après l’assouplissement des sanctions américaines, ajoute une source potentielle d’offre supplémentaire sur le marché mondial.

L’article L’or noir décroche après la détente autour de l’Iran est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La République islamique d’Iran et ses ennemis

15. Januar 2026 um 10:04

Les séquences se suivent et se ressemblent. L’Iran fait face à un nouveau soulèvement populaire réprimé dans le sang par le régime des Mollahs. Celui-ci se trouve plus affaibli que jamais, au terme d’années d’embargo et d’une pression sécuritaire persistante (de la part d’Israël et des Etats-Unis. Trump laisse planer la menace d’une intervention militaire. Si le régime iranien devait chuter, 2026 symboliserait ce nouvel ordre régional et international, de la même manière que la Révolution islamique survenue en 1979 avait marqué une rupture historique et géopolitique.

 

Une République islamique : l’identification d’une menace

Avec la révolution islamique et la fin du régime du Shah d’Iran, les Etats-Unis avaient perdu un allié stratégique dans la région du Golfe, gardien de l’exploitation des gisements pétrolifères du Golfe. Autoproclamée « défenseur de tous les musulmans » (article 152 de la Constitution nationale). Rapidement, la République islamique d’Iran a été perçue comme une menace stratégique par les monarchies sunnites du Golfe (fragilisées par la présence de fortes minorités chiites en leur sein) et par les Occidentaux.

Alliés à l’époque du Shah, lorsque l’Iran était promu par les États-Unis « gendarme du Moyen-Orient » en vue de préserver l’exploitation des gisements pétrolifères de la région, la Révolution islamique et l’instauration d’une République théocratique chiite théorisée et incarnée par la figure de l’ayatollah Khomeiny sont rapidement érigées en ennemis stratégiques et idéologiques.

Un événement historique qui a provoqué une remarquable onde de choc, la nouvelle théocratie islamique étant perçue comme une menace par l’Occident comme par la plupart des régimes arabes « laïcs » ou fondamentalistes sunnites.

Du reste, c’est l’Irak – et le régime baasiste – de Saddam Hussein qui a attaqué l’Iran (1980-1988), avec le soutien des Occidentaux, lors de la première guerre du Golfe. Les pays arabes voisins sont accusés par l’Ayatollah Khomeiny d’être dirigés par des « pouvoirs impies soumis aux puissances impérialistes ».

Autoproclamé « défenseur de tous les musulmans » (article 152 de la constitution), le régime des mollahs a opté pour une politique d’influence ou d’hégémonie politique, plutôt que l’invasion des territoires (terrestres et maritimes) convoités. Une alliance stratégique a ainsi été scellée en 1982 avec le régime syrien tenu par les chiites alaouites et les chiites libanais du Hezbollah. En réaction, les États-Unis, soutenus par les monarchies sunnites du Golfe et par l’Arabie saoudite en particulier, fragilisés par la présence de fortes minorités chiites en leur sein (communauté majoritaire à Bahreïn), ont déployé une stratégie d’encerclement et d’isolement de l’Iran. Outre l’installation et le renforcement progressif de bases militaires de l’Arabie saoudite à l’Afghanistan en passant par le Qatar et les Emirats arabes unis, ces pays arabes se sont regroupés au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Afin de briser le « bloc sunnite », l’Iran a tenté de se faire le nouveau porte-drapeau de la « cause palestinienne », en l’« islamisant » et en la « désarabisant », tentative qui a causé des tensions diplomatiques avec Israël et s’est traduite par un soutien matériel et financier aux islamistes sunnites du Hamas (au pouvoir à Gaza). Surtout, la chute du régime de Saddam Hussein a permis à la majorité chiite de s’imposer au sein du nouvel appareil d’État irakien.

Par une ruse de l’histoire, l’intervention américaine en 2003 a renforcé l’avènement d’un « arc chiite » (allant des Hazaras d’Afghanistan à la minorité chiite présente en Arabie saoudite), si redouté par les régimes sunnites de la région. L’enjeu est à la fois stratégique et symbolique : entre chiites et sunnites, Arabes et Perses, c’est le « leadership islamique » qui est en jeu.

 

Une menace nucléaire ?

Cette compétition explique l’opposition radicale des pays du Golfe au « programme nucléaire iranien »… à l’instar d’Israël et des Occidentaux. Tous soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire sous couvert d’un programme d’énergie civile, ce que Téhéran dément. Il n’empêche, la perception de l’Iran comme menace stratégique régionale et internationale est liée à son « programme nucléaire » qui a justifié des frappes américaines et une « guerre sourde » menée par les Israéliens (assassinats de scientifiques, attaques informatiques, etc.).

Quelle que soit l’évolution du « dossier nucléaire iranien », celui-ci est un excellent révélateur du traitement différencié dont font l’objet les acteurs de la région : Israël bénéficie en effet ici (comme ailleurs) d’un soutien ferme de l’Occident, alors que ce pays est l’un des rares à refuser de ratifier le traité de non-prolifération des armes nucléaires. Et pour cause : Israël est l’unique puissance nucléaire de la région.

Plus largement, le Moyen-Orient reflète de manière significative la reconfiguration de l’ordre international marqué à la fois par le primat de la force et la volonté hégémonique israélo-américaine.

L’article La République islamique d’Iran et ses ennemis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les événements d’Iran dans les médias français

15. Januar 2026 um 09:23

Les pleurnicheries des chaînes françaises sur les événements en cours en Iran ont quelque chose de pathétique et de risible, car ces mêmes chaînes n’ont pas versé une seule larme, même de crocodile, sur les dizaines de milliers de victimes palestiniennes de Gaza. On est vraiment à saturation face à la duplicité des médias français et lassé par son hypocrisie.

Mohamed Sadok Lejri

On peut dire tout ce que l’on veut sur le soutien que les Etats-Unis et Israël apportent aux centaines de milliers d’Iraniens qui sont dans les rues, car il va sans dire qu’il s’agit d’un soutien fort intéressé, mais un régime politique qui coupe internet sur tout le territoire et qui invoque la souveraineté pour réprimer son peuple dans le sang et tuer des centaines de jeunes et moins jeunes tranquillement ne mérite pas de tenir un jour de plus, même si le Grand Satan et son appendice cancéreux du Proche-Orient suivent ce soulèvement de très près et mettent tout en œuvre pour faire chuter les enturbannés chiites.

Perfidie et servilité

En même temps, les chaînes d’info françaises devraient arrêter d’inviter le journaliste Emmanuel Razavi, le boxeur Mahyar Monshipour et le fils du Chah d’Iran parce que leur discours sied parfaitement au projet conçu par l’axe américano-israélien pour l’Iran post-République islamique; c’est le meilleur moyen de jeter le discrédit sur les revendications légitimes du peuple iranien. Ce dernier n’a pas viré le Chah pour accueillir, quarante-sept ans plus tard, son chaton en fanfare.

Les Iraniens qui apparaissent depuis quelques jours à la télé nourrissent une vieille rancune envers le régime des Mollahs. Cette haine de longue date qu’ils vouent à l’égard de la République islamique est tout à fait compréhensible. Le problème, c’est qu’ils respirent la perfidie et la servilité. Il ne faut pas être une foudre de guerre pour comprendre que ces exilés iraniens, devenus très médiatisés depuis quelques jours, sont tout bonnement des pions d’Israël et des Etats-Unis.

Ces mêmes chaînes d’info, pleurnichardes sélectives, n’ont pas versé une seule larme, même de crocodile, sur les dizaines de milliers de victimes palestiniennes de Gaza. On est vraiment à saturation face à la duplicité de la presse française et lassé par son hypocrisie.

Manipulation et mensonge

Au cours de ces deux dernières années, il y a eu de la part de ces médias une invisibilisation délibérée et une légitimation des massacres des civils palestiniens, lesquels civils se faisaient écrabouillés chez eux, dans les hôpitaux, les écoles, etc., par les bombes américano-israéliennes de tout calibre. Bien pis ! En plein massacres à Gaza, la propagande en faveur d’Israël battait son plein : «Est-ce que vous condamnez le pogrom du 7 octobre ? Le ‘‘Khamas’’ est-elle une organisation terroriste ?» sommaient-ils de répondre à ceux qui refusaient de se soumettre complètement à leur manipulation et à leur version mensongère.

Aujourd’hui, les chaînes traditionnelles françaises, qui par ailleurs sont devenues un repaire de nervis et qui ne sont plus à une crapulerie près, essayent de nous faire croire qu’elles se font du mauvais sang pour l’avenir du peuple iranien et des filles qui défilent dans les rues de Téhéran les cheveux au vent.

L’article Les événements d’Iran dans les médias français est apparu en premier sur Kapitalis.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Visas-USA : Washington suspend les procédures pour 75 pays dont la Tunisie

14. Januar 2026 um 20:35

La Maison-Blanche vient d’annoncer un gel des visas d’immigration pour de nombreux pays, dont la Tunisie, la Russie et le Brésil. 

« Les États-Unis gèlent toutes les procédures de visas pour 75 pays », a écrit la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt sur X, en renvoyant vers un article publié sur le site internet de la chaîne Fox News.

Cette mesure s’applique aux visas d’immigration et concerne entre autres les demandes de ressortissants de Somalie, de Russie, d’Afghanistan, du Brésil, d’Iran, d’Irak, d’Égypte, du Nigeria, de Thaïlande, du Yémen, mais aussi de la Tunisie.

A noter que le Département d’État a déclaré lundi 12 janvier avoir révoqué plus de 100 000 visas depuis le retour de Trump, un record en un an. En décembre, le ministère de la Sécurité intérieure avait état de l’expulsion par l’administration Trump de plus de 605 000 personnes, et que 2,5 millions d’autres étaient parties de leur propre chef. Cette dernière mesure n’affecte pas les visas de tourisme ou d’affaires, bien que l’administration Trump se soit engagée à vérifier l’historique des réseaux sociaux de tous les demandeurs.

On n’y reviendra.

L’article Visas-USA : Washington suspend les procédures pour 75 pays dont la Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

États-unis | Gel des procédures de visas : La Tunisie concernée

Von: Yusra NY
14. Januar 2026 um 21:15

Les États-unis ont annoncé, ce mercredi 14 janvier 2026, le gel pour 75 pays de toutes les procédures de visas d’immigrants. La Tunisie est concernée par cette décision.

Ce gel des procédures de visas a été décidé dans le cadre de la lutte contre l’immigration lancée par Donald Trump, sachant que cette mesure ne concerne pas les visas de tourisme ou d’affaires mais elle est destinée aux personnes qui envisagent de résider de manière permanente aux Etats Unis.

« L’administration Trump met fin aux abus du système d’immigration américain par ceux qui cherchent à s’enrichir aux dépens du peuple américain », a déclaré Tommy Pigott, porte-parole du département d’État cité par les médias locaux.

Voir la liste

L’article États-unis | Gel des procédures de visas : La Tunisie concernée est apparu en premier sur Kapitalis.

Cybersécurité mauritanienne « made in USA »…

14. Januar 2026 um 17:44

Une délégation américaine avait déjà été reçue en novembre dernier par les autorités pour discuter de coopération dans le numérique. Les axes comprenaient l’infrastructure numérique, le commerce électronique, les capacités nationales et la cybersécurité.

La Mauritanie ambitionne d’intégrer davantage les outils numériques dans sa gestion publique pour moderniser les services, renforcer la transparence administrative et stimuler le développement économique et social.

Pour ce faire, le gouvernement de Moctar Ould Diay explore des perspectives de partenariats avec les Etats‑Unis d’Amérique en matière de renforcement de la cybersécurité et de protection des infrastructures numériques sensibles, rapporte Agence Ecofin. Le site assure que ces perspectives ont été discutées, lundi 12 janvier, lors d’une rencontre entre le ministre de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, Ahmed Salem Ould Bedde, et la chargée d’affaires de l’ambassade des États‑Unis à Nouakchott, Corina R. Sanders (qui était accompagnée à cette occasion d’une délégation de l’entreprise américaine Cybastion, spécialisée dans les solutions de cybersécurité et les services numériques).

Il faut rappeler que la Mauritanie recherche l’expertise américaine dans l’objectif de mettre en place une équipe nationale de réponse aux incidents de sécurité informatique (CSIRT) mais aussi un centre des opérations de sécurité (SOC), ajoute le média.

Et c’est dans cette perspective Nouakchott a déjà créé par décret, en avril 2024, l’Agence nationale de cybersécurité et de certification électronique (ANCCE). Mission : protéger le cyberespace national et améliorer la gouvernance de la cybersécurité, entre autres. « Cette création s’inscrit dans la continuité des avancées réalisées, notamment la ratification en 2023 de la Convention de Malabo de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles ».

Agence Ecofin rappelle que la Mauritanie dispose également d’une “Stratégie nationale de sécurité numérique 2022‑2026“, axée sur six objectifs stratégiques, en l’occurrence la gouvernance, la protection des infrastructures critiques, la lutte contre la cybercriminalité, la sensibilisation et le développement des compétences, ainsi que la coopération nationale et internationale.

Le gouvernement mauritanien considère la cybersécurité comme une condition sine qua non à la réussite de la transformation numérique, celle-ci faisant partie des leviers de développement socio‑économique de nombreux pays africains.

Il ne pourrait en être autrement, car on assiste à une recrudescence des menaces cybernétiques ciblant des systèmes publics, privés et financiers. D’ailleurs, Interpol chiffre à plus de 3 milliards de dollars entre 2019 et 2025 les pertes financières en Afrique.

L’article Cybersécurité mauritanienne « made in USA »… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Menaces contre l’Iran : Moscou met en garde Washington

14. Januar 2026 um 10:45

La Russie a dénoncé, mardi 13 janvier, les menaces américaines visant l’Iran, les qualifiant « d’ingérence étrangère subversive » dans les affaires intérieures iraniennes. Le ministère russe des Affaires étrangères juge « inacceptable » toute perspective d’attaques militaires contre Téhéran.

Dans un communiqué, Moscou a averti que l’utilisation de troubles internes, qu’elle estime attisés de l’extérieur, comme prétexte à une nouvelle agression contre l’Iran, aurait des conséquences « désastreuses » pour la stabilité du Moyen-Orient et la sécurité internationale.

Cette réaction intervient après les déclarations de Donald Trump, qui a affirmé que les États-Unis prendraient des « mesures très fermes » si le gouvernement iranien procédait à des exécutions de manifestants. Le président américain a également annoncé que tout pays commerçant avec l’Iran serait désormais soumis à des droits de douane supplémentaires de 25 %, une décision entrée en vigueur immédiatement.

Lire aussi: Pétrole & géopolitique : Trump menace les pays commerçant avec l’Iran

Selon plusieurs sources, l’administration Trump envisagerait un large éventail de mesures, y compris des options militaires, afin d’intensifier la pression sur Téhéran, dans un contexte d’échanges de menaces entre l’Iran, les États-Unis et Israël.

L’article Menaces contre l’Iran : Moscou met en garde Washington est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Iran, l’insurrection et la donne chiite

13. Januar 2026 um 10:58

Une formidable insurrection secoue le régime des Mollahs d’Iran. Elle risque de s’étendre et met en question l’existence du régime politique, théocratique, issue de la révolution iranienne de 1979, dirigée par l’Imam Khomeiny. De part la position stratégique de l’Iran, dans un Moyen-Orient, secoué par les guerres, les révoltes et les chutes de régimes politiques, depuis le renversement de Saddam Hussein, la chute probable de la théocratie qui y règne, et en raison des rapports économiques et politiques qui la lient à la Chine et à la Russie, va bouleverser de fond en comble, les rapports de force dans la région entre grande puissances. Mais l’Iran n’est ni l’Irak, ni la Syrie et encore moins le Liban, car il est dirigé par un ayatollah, guide suprême des chiites duodécimains, dits imamites, une fraction historique de l’Islam. Imam, dont le statut est presque divin, car représentant d’un autre Imam qui vit dans la grande occultation, (el ghayba el koubra), dans un plénum (barzkh), qui regroupe 12 imams, toujours vivants selon la tradition chiite, mais qui vivent dans les cieux, et dont le dernier, le douzième (duodécimain) va revenir sur terre pour faire régner la justice et la paix (c.a.d l’application stricte de la charia chiite).

Renverser ce régime n’est donc pas aussi simple, même si l’insurrection actuelle en cours, est la première depuis la révolution iranienne en 1979, quant à son ampleur et la nature des catégories sociales qui y ont participé. Et notamment le bazar, qui a joué un rôle déterminant dans la révolution islamique lorsqu’il a basculé en faveur du clergé religieux dirigé par le guide suprême l’Ayatollah Khomeini. La République islamique d’Iran a intégré clairement dans sa constitution que le pays doit être gouverné par les lois du chiisme imamite ». Ce qui signifie que les ayatollah Khomeiny et Khamini, ne sont que les représentants sur terre du douzième Imamet qu’ils sont de ce fait, parfaits, ma3soumoun, et ne peuvent jamais se tromper. Contrairement à l’Islam sunnite qui ne considère aucune perfection possible, même pour le prophète Mohammed. C’est une divergence théologique fondamentale entre les deux grandes fractions de l’Islam.

Le statut sacré de l’Imam Khamenei

Si on aborde cette question, c’est parce que nous avons remarqué que les médias notamment occidentaux, et même chez nous, font preuve d’une méconnaissance totale de l’importance de la question religieuse chiite, et notamment du chiisme imamite et n’abordent la question que sous l’angle des droits de l’homme, de la démocratie et surtout de la tentative de l’Iran de fabriquer l’arme nucléaire.

Non pas que ces questions ne soient pas importantes, mais ils oublient ou ils occultent un fait, qui va être déterminant dans l’évolution future et de l’insurrection populaire et du régime iranien lui-même.

En effet, les centaines de milliers de manifestants sont eux même chiites duodécimains et partagent la même croyance en l’existence d’un Imam occulté qui vit dans les cieux et qui régente totalement leur vie. La grande faute du Shah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi en 1979, c’était essentiellement d’avoir offensé cette croyance, en faisant l’apologie de l’Empire Perse datant de 5000 ans et d’avoir organisé une manifestation grandiose en son honneur. Ce qui était une provocation directe de la foi chiite imamite, en plus du fait qu’il a été porté sur le trône de Perse, par un coup d’Etat organisé par la C.I.A, qui avait renversé le premier ministre légitime Mohammed Mossadegh en 1953, qui avait nationalisé les compagnies pétrolières.

En fait il y a plus de 55 millions d’iraniens qui portent cette foi, plus de 70 % des habitants du Bahreïn, la majorité de la population irakienne, 32 % de la population libanaise, 10 % en Syrie, 5 % au Yémen (les houthis), plus de 70 % de la population en Azerbaïdjan, puis des fortes minorités en Inde, au Pakistan, et en Afghanistan. En tout plus de 130 millions de chiites qui croient que Khameini est un Ayatollah, donc forcément parfait, ma3soum et comme son titre l’indique, une sorte de représentant de Dieu sur terre. D’où il est clair que la question iranienne, ne ressemble aucunement à la question syrienne ou vénézuélienne, où il aurait suffi d’écarter « le dictateur » pour que le régime tombe.

C’est depuis l’an 874 apr.J.-C., que date l’occultation du 12ème imam duodécimain, mais c’est uniquement au XVI ème siècle que le premier Etat perse régi par la religion chiite prit naissance an Iran sous les Safavides, soit presque 10 siècles après le premier Etat Umayyade strictement sunnite. Pendant tout ce temps et après, les chiites vivaient en minorité religieuse opprimée, et ont pu résister à toutes les tentatives de les supprimer. C’est aussi l’occasion de rappeler, que le premier Etat chiite dans l’histoire a pris naissance chez nous, qui est l’Etat fatimide qui n’est resté que 60 ans et ayant pour capitale (el mehdiya, du nom d’elmehdi el montadher, l’imam occulté) de 909 à 969 apr.J.-C. Avant de se transporter au Caire. C’était encore le chiisme ismaélien qui donna naissance après, à toutes les sectes chiites, dont aussi les duodécimains.

Nous sommes donc en face d’une religion profondément ancrée dans l’inconscient collectif de plusieurs populations et particulièrement celle d’origine perse.

Comme le montre l’étude très approfondie du philosophe et historien Henri Corbin dans ses trois volumes sur « L’Islam iranien, aspects spirituels et philosophiques », les adeptes de cette doctrine, ne se voient gouvernés sur terre, que par un représentant de l’Imam en « occultation majeure ». Cette croyance est celle aussi des manifestants dans les grandes villes et villages de l’Iran et s’ils sont sortis pour protester, ce n’est que pour dénoncer les conditions de vie dégradantes dans lesquelles ils vivent, à cause de la mauvaise gouvernance de leurs dirigeants.

Malgré les efforts incroyables des médias occidentaux de faire croire que la révolte des Iraniens est pour la démocratie et les droits de l’Homme, que certaines élites iraniennes en exil épousent, l’insurrection iranienne n’a pas d’objectifs démocratiques, mais vise à améliorer les conditions de vie des citoyens iraniens. Les Occidentaux dénaturent, via leurs médias naturellement, la nature même de ce formidable soulèvement, dans l’objectif d’imposer leur vision de ce que doit être le futur gouvernement iranien. Pour cela, on a mis en avant le fils du Shah qui revendique tout simplement le retour à la monarchie, mais une monarchie remise sur le trône par l’armée américaine et l’armée sioniste, par les bombardements intensifs et la destruction de toute l’infrastructure militaire et civile de la nation iranienne comme cela s’est produit exactement il y a un an en Syrie.

L’objectif n’est ni d’instituer un Etat démocratique, mais essentiellement de détruire le complexe nucléaire iranien et de mettre la main sur le pétrole iranien afin d’étouffer progressivement la Chine comme c’est le cas pour le Venezuela.

En dépit des menaces d’intervention militaire, proférée par Donald Trump, les Américains n’ont ni les moyens militaires ou financiers d’imposer un changement de régime, car ils ont déjà échoué en Irak, en Afghanistan, sans parler du Vietnam, du Cambodge et du Laos.

L’Iran, rappelons-le, est un des rares pays au monde qui n’ont jamais été colonisés, même à la grande époque du colonialisme triomphant. Les USA peuvent faire très mal à l’Iran mais ne pourront pas changer le régime par la force.

D’ailleurs une intervention militaire renforcerait encore l’emprise du régime qui va appeler à la guerre sainte. Le régime iranien, n’est ni le Hezbollah ni le régime baathiste de la Syrie ou de l’Irak. L’idéologie imamite est le ciment du nationalisme iranien et seule une évolution interne peut faire évoluer le système vers un modèle plus libéral et plus ouvert. Seules les élites iraniennes sont capables de la faire de l’intérieur, élites elles-mêmes, empreintes de religiosité et de patriotisme extrêmes. Or, ces élites savent que ce que visent les Occidentaux, c’est uniquement leur pétrole et l’affaiblissement de leur défense de telle sorte qu’elle ne menace pas Israel. C’est pour cela qu’ils vont négocier avec les Américains un modus vivendi.

L’article Iran, l’insurrection et la donne chiite est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Iran à la croisée des chemins  

13. Januar 2026 um 09:30

Les protestations, qui ont éclaté le 28 décembre 2025, s’intensifient à travers l’Iran. Le régime des mollahs réprime les manifestants dans le sang, procède à des arrestations massives et coupe l’accès à Internet. La pression internationale sur Téhéran s’accroît également. La république islamique tiendra-t-elle encore longtemps ou réussira-t-elle à «enterrer», au propre et au figuré, cet énième mouvement de protestation ? (Ph. Les Pasdarans ou Gardiens de la révolution, bouclier du régime, viendront-ils à bout des manifestations qui prennent de l’ampleur dans tout l’Iran ?)

Nouredine Ben Mansour *

Ce qui a commencé comme une protestation économique du bazar, habituellement conservateur et favorable au régime, s’est transformé en mouvement de protestation politique générale. Initialement limitées à des commerçants mécontents de Téhéran, les manifestations ont gagné l’ensemble du pays et continué à prendre de l’ampleur, malgré la répression violente et le black-out imposé par les autorités.

L’État iranien réagit avec une grande violence : les organisations de défense des droits humains font état de centaines de morts, dont les corps jonchent les rues des grandes villes et remplissent les morgues des centres médico-légaux. L’expert iranien Ali Fathollah-Nejad craint que le bilan ne se chiffre en milliers.

Un black-out total

Selon Iran Human Rights, basée en Norvège, au moins neuf mineurs figurent parmi les personnes tuées. L’organisation fait également état de milliers de blessés. D’autres estimations, que l’ONG n’a pas pu vérifier auprès des hôpitaux locaux, évoquent un bilan nettement plus élevé, allant jusqu’à plus de 6 000 blessés. Idem pour le chiffre des personnes arrêtées, qui dépasserait 2 000 personnes. Certains d’entre eux ont même déjà été jugés de manière expéditive et condamnés à mort. La coupure d’Internet ne permet plus la communication intérieure et avec l’étranger, ce qui rend difficile la vérification des faits rapportés.

Là où en sont aujourd’hui les choses, bien malin celui qui se risquerait à faire des prévisions. Et rien ne permet d’affirmer que les jours de la République islamique d’Iran sont comptés, comme le font un peu hâtivement certains analystes occidentaux.

A l’extérieur, l’opposition s’agite, mais ne pèse pas encore sur la décision et ne semble pas disposer de véritables relais dans le pays. Même le prince Reza Pahlavi, le fils aîné de Mohammad Reza Pahlavi, dernier chah d’Iran, a du mal à apparaître comme une alternative crédible, y compris aux yeux de ses protecteurs américains.  

Un régime aux aguets

Les Etats-Unis et Israël discutent encore de possibles frappes militaires contre des cibles du régime des mollahs à l’intérieur de l’Iran. Les gouvernements allemand, français et britannique se sont contentés d’appeler les dirigeants iraniens à renoncer à la violence. Ils attendent sans doute d’y voir plus clair dans les capacités du régime à venir à bout de la grogne populaire.

Certes, il s’agit des plus importantes manifestations qu’ait connues l’Iran depuis le mouvement ‘Femmes, Vie, Liberté’ de 2022-2023. Mais même si le régime est économiquement à genou et que le gouvernement semble impuissant face aux difficultés grandissantes de la population, rien ne permet encore d’affirmer que l’actuelle vague de protestation pourrait sonner le glas d’un régime très décrié à l’intérieur et à l’extérieur, mais qui ne recule devant rien pour survivre. Des jours sombres, très sombres, attendent les Iraniens…

* Conseiller en logistique et commerce international.

L’article L’Iran à la croisée des chemins   est apparu en premier sur Kapitalis.

Un missile russe «menace la quasi-totalité de l’Europe»

13. Januar 2026 um 08:28

Le 9 janvier 2026, des médias ont rapporté que la Russie avait lancé un missile balistique supersonique de type Orechnik lors d’une frappe massive menée pendant la nuit contre l’Ukraine. La Russie a confirmé avoir frappé pour la deuxième fois l’Ukraine avec Orechnik qui est tombé sur Lviv à 60 km de la frontière polonaise.

Habib Glenza

Ce missile balistique hypersonique peut atteindre une vitesse allant de 13 à 15 000 km/h et est capable d’atteindre des cibles comprises entre 3000 et 5500 kilomètres. S’il était tiré, par exemple, depuis l’Extrême-Orient russe, il pourrait théoriquement toucher des cibles sur la côte ouest des Etats-Unis.

L’utilisation de ce missile a été condamnée par la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, voyant dans ce tir le signe «clair» d’une «escalade» de la part de Moscou et «un avertissement» lancé à l’Europe et aux États-Unis, oubliant de mentionner que l’attaque de l’Ukraine contre la résidence du président russe qui l’avait précédé de peu, est un acte tout aussi gravissime, dans la mesure où cette résidence abritait, également, le Centre de commandement des opérations nucléaires, ce qui aurait pu déclencher une troisième guerre nucléaire ! C’est en riposte à cet acte délibéré et insensé que la Russie a annoncé vendredi avoir riposté en frappant pour la deuxième fois l’Ukraine avec l’Oreshnik. 

La Russie non liée par des auto-restrictions

Il faut, également, rappeler que ce sont les Etats-Unis qui se sont retirés du traité sur les armes à moyenne portée intermédiaire (FNI). Ce retrait a été annoncé par Mike Pompeo, l’ancien secrétaire d’État, à la suite de l’échec des négociations de dernière minute avec la Russie en raison des lourdes sanctions imposées à ce pays. Par conséquent, Moscou la Russie était en droit de se considérer «non liée» par des «auto-restrictions».

Le corps de l’Orechnik, le nouveau missile balistique hypersonique russe, est constitué de deux étages propulsifs à charge utile avec ogive conventionnelle (900 kg de TNT) ou nucléaire. Il est équipé d’un moteur à propergol solide, situé au premier étage. 

Lancé sur sa trajectoire parabolique, l’Orechnik monte vers l’atmosphère (100 km), puis descend pour atteindre sa cible, tel un aigle sur sa proie. Avant d’atteindre la couche atmosphérique, le missile se désagrège en plusieurs morceaux, tandis que sa tête continue sa trajectoire. Chaque ogive (conventionnelle ou nucléaire) porte 6 sous-munitions, ce qui rend peu probable, voire impossible, son interception par les moyens de défense actuellement utilisés.

L’existence d’Orechnik, qui signifie «noisetier» en russe, a été rendue publique par la Russie à la fin de l’année 2024. Dès sa présentation, le missile balistique «à portée intermédiaire» a été décrit par les autorités russes comme une arme capable de modifier l’équilibre stratégique régional, voire continental. Et pour cause : il peut atteindre des cibles entre 3 000 et 5 500 km.

Une vitesse supérieure à 13 000 km/h

Orechnik n’entre pas dans la catégorie des missiles intercontinentaux qui ont une portée de plus de 5 500 km. Mais s’il est tiré depuis l’Extrême-Orient russe, il pourrait théoriquement toucher des cibles sur la côte ouest des États-Unis. «L’Orechnik peut menacer la quasi-totalité de l’Europe», avait relevé en 2024 Pavel Podvig, chercheur à l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement à Genève, dans un entretien au média Ostorozhno Novosti.

Selon Vladimir Poutine, ce missile hypersonique peut atteindre la vitesse de Mach 10, «soit 2,5 à 3 kilomètres par seconde» (environ 12 350 km/h) et «la température des éléments percutants atteint 4.000°C», soit «presque autant», selon lui, qu’à «la surface du soleil».

D’après le renseignement militaire ukrainien (GUR), la vitesse atteinte par le missile fin novembre 2024 «sur la partie finale de la trajectoire» était «supérieure à Mach 11» (environ 13 600 km/h).

L’Orechnik serait aussi muni de têtes multiples qui suivent chacune une trajectoire indépendante lors de leur entrée dans l’atmosphère, ce qui augmenterait encore la difficulté d’interception, a affirmé le président russe. Ce missile hypersonique est donc «inarrêtable» par les moyens de défense actuellement utilisés….  

Les craintes d’une nouvelle escalade

L’existence de cet engin balistique avait été révélée le 21 novembre 2024, lorsqu’il avait frappé une grande usine militaire dans la ville de Dnipro, dans le centre de l’Ukraine. Cette frappe avait alors été présentée par Moscou comme une réponse aux attaques ukrainiennes menées à l’époque contre la Russie avec des missiles américains et britanniques ATACMS et Storm Shadow. Moscou a depuis annoncé le début de sa production en série et la Biélorussie, pays allié de la Russie situé aux portes de l’UE, a indiqué qu’il a été déployé sur son territoire mi-décembre 2025.

Alors que la Russie signale désormais sa volonté de pointer ses armes les plus sophistiquées vers l’Europe, les perspectives d’une paix négociée avec l’Ukraine semblent de plus en plus lointaines, renforçant les craintes d’une nouvelle escalade et d’une instabilité prolongée dans toute la région. Les Européens pousseront Zelensky à combattre jusqu’à la capitulation ? Mais d’ici là, que resterait-il de l’Ukraine ? 

L’article Un missile russe «menace la quasi-totalité de l’Europe» est apparu en premier sur Kapitalis.

Les États-Unis veulent-ils mettre un prix sur le Groenland ?

10. Januar 2026 um 11:48

Malgré l’insistance du Danemark sur le fait que le Groenland n’est pas à vendre, le président américain Donald Trump et son équipe « discutent de ce à quoi pourrait ressembler un éventuel achat », a déclaré vendredi 9 janvier la Maison Blanche.

Mais même dans un scénario qui suppose la présence d’un vendeur consentant, la discussion sur la vente hypothétique d’une région autonome, comme le Groenland, se heurte à des paramètres incertains, notamment la manière dont un prix pourrait être déterminé, comme le souligne Reuters, qui s’interroge sur la possibilité même de déterminer un prix de vente pour l’île.

« Il n’existe pas de marché pour l’achat et la vente de pays, ni aucun cadre accepté pour l’évaluation d’un pays », a déclaré Nick Kounis, économiste en chef de la banque néerlandaise ABN AMRO.

Un peu d’histoire. En 1946, les États-Unis proposèrent d’acheter cette vaste île arctique riche en minéraux au Danemark pour 100 millions de dollars – une offre qui fut rejetée à l’époque. En valeur actuelle, cela correspond à environ 1,6 milliard de dollars. Mais ce montant, déjà modeste, ne peut constituer un élément utile compte tenu de la forte croissance des économies américaine et danoise au cours des huit décennies qui ont suivi : il ne reflète aucune « valeur » relative du Groenland et de ses ressources dans l’économie mondiale actuelle.

L’acquisition de la Louisiane par les États-Unis pour 15 millions de dollars en 1803 et l’achat de l’Alaska à la Russie pour 7,2 millions de dollars en 1867 ne constituent pas non plus des exemples historiques pertinents. En effet, la France et la Russie ont toutes deux choisi de vendre ces territoires, et il est évident que leur prix aurait été bien plus élevé en valeur actuelle.

La Banque centrale danoise estimait le PIB du Groenland, basé sur la pêche, à seulement 3,6 milliards de dollars en 2023. Même en prenant ce chiffre comme point de départ pour une éventuelle évaluation, comment déterminer le prix ? De plus, comment tenir compte du fait que les subventions danoises couvrent environ la moitié du budget public groenlandais, finançant les hôpitaux, les écoles et les infrastructures ?

Bien que Trump ait nié que les États-Unis aient jeté leur dévolu sur les ressources minières et énergétiques du Groenland, selon Reuters, son administration a mené des discussions en vue d’acquérir une participation dans Critical Metals, une société qui ambitionne de construire le plus grand projet d’exploitation de terres rares de la région.

Les réserves minérales et énergétiques du Groenland sont estimées à plusieurs centaines de milliards de dollars. Une étude de 2023 a révélé que 25 des 34 minéraux considérés comme « matières premières critiques » par la Commission européenne s’y trouvaient.

Pour l’instant, l’administration Trump affirme que toutes les options sont sur la table – y compris une action militaire – pour prendre le contrôle d’une région qu’elle considère vitale pour la sécurité nationale des États-Unis et où elle maintient déjà une petite présence militaire.

La rencontre prévue durant la semaine du 12 janvier 2026 entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et les dirigeants danois pourrait apporter de nouvelles informations sur les projets américains concernant le Groenland.

Kounis d’ABN AMRO a fait remarquer que Trump pourrait utiliser une stratégie similaire à celle qu’il a employée dans d’autres situations, comme les négociations commerciales sur les droits de douane, où un scénario extrême est mis sur la table, juste pour « passer à l’étape suivante ».

L’article Les États-Unis veulent-ils mettre un prix sur le Groenland ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?

10. Januar 2026 um 11:39

Le vaste territoire du Grand Nord avec ses énormes réserves de terres rares riches en uranium, fer, or, nickel, pétrole et gaz fait saliver le très gourmand président américain Donald Trump dont la boulimie semble ne connaître aucune limite ces derniers temps. Ses visées sur le Groenland ne datent pas d’hier mais cette fois-ci, il est déterminé à ne pas lâcher le morceau surtout que le Danemark, propriétaire du territoire, est faible face à l’appétit d’ogre de l’Oncle Sam. Quant à la population autochtone qui ne veut ni des Danois ni des Américains mais souhaite une indépendance totale, elle n’a pas droit au chapitre. La prédation trumpienne a donc toutes ces chances d’aboutir. 

Imed Bahri

Suite à la récente intervention militaire de l’administration du président américain Donald Trump au Venezuela, les ambitions de Washington d’annexer le Groenland ne relèvent plus de la simple «fantaisie politique», comme l’ont qualifiées il n’y a pas si longtemps les autorités danoises mais sont devenues une réalité débattue dans les capitales européennes.

Dans une analyse publiée par The Times, Oliver Moody a présenté quatre options possibles pour que Washington étende son contrôle sur cette île bénéficiant d’un statut d’autonomie mais faisant partie du Royaume du Danemark. 

Selon le journal britannique, les récentes déclarations de Trump concernant la nécessité absolue de mettre la main sur le Groenland pour des raisons de sécurité nationale ne sont plus considérées comme de simples chimères politiques.

Le président américain, qui évoque la possibilité d’annexer l’île depuis 2019, a réaffirmé, après les récents événements, que les États-Unis «l’obtiendront d’une manière ou d’une autre», compte tenu de ce qu’il décrit comme la présence croissante de la Russie et de la Chine dans l’Arctique.

Ce changement de ton s’accompagne d’une position plus intransigeante au sein de l’administration américaine. Stephen Miller, conseiller à la sécurité intérieure et chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche chargé des politiques, a remis en question la souveraineté du Danemark sur le territoire, affirmant que personne n’entrera en guerre contre les États-Unis pour l’avenir du Groenland. 

Dans ce contexte, le Times a présenté quatre scénarios principaux d’évolution de la crise…

Premier scénario : invasion militaire

Bien que les États-Unis soient militairement capables d’occuper cette île peu peuplée avec une résistance minimale, cette option comporte des risques importants.

Selon les analystes, l’occupation du territoire d’un État membre de l’Otan pourrait sonner le glas de l’alliance et inciter la Russie et la Chine à prendre des mesures d’escalade dans l’Arctique, compromettant ainsi la sécurité des États-Unis.

Second scénario : coercition et pressions économiques

Ce scénario est jugé le plus probable par le journal car Trump dispose d’un important levier d’influence, principalement financier. Bien que le Danemark rejette l’idée de «vendre» le Groenland, les habitants de l’île pourraient être tentés par les promesses américaines d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans leur économie dépendante jusque-là de la pêche et de l’aide danoise.

Washington a déjà lancé une campagne pour gagner les faveurs de la population en ouvrant un consulat dans la capitale Nuuk et en fournissant une aide à l’éducation et au développement, ce qui converge avec les accusations selon lesquelles la Maison-Blanche tenterait d’attiser des sentiments séparatistes au sein de la société insulaire.

Troisième scénario : libre association

Des informations indiquent que l’option de signer un «accord de libre association» avec le Groenland est à l’étude à Washington, similaire aux accords conclus avec les Palaos, la Micronésie et les Îles Marshall dans le Pacifique occidental.

Aux termes d’un tel accord, le Groenland obtiendrait une indépendance nominale vis-à-vis du Danemark en échange du contrôle total de son territoire par l’armée américaine et d’importants privilèges commerciaux.

Le Times cite Elizabeth Buchanan, experte en géopolitique polaire, dans son livre intitulé ‘‘Voudriez-vous posséder le Groenland ?’’, qui affirme que cette option pourrait séduire les dirigeants locaux en quête d’indépendance mais qu’à son avis, elle nécessite l’approbation du parlement danois, ce que Copenhague tente d’éviter à tout prix.

Quatrième scénario : jouer sur les deux tableaux

Dans ce jeu complexe, le Danemark pourrait parvenir à conserver une souveraineté nominale en échange d’un renforcement de la présence militaire américaine et de la conclusion d’accords commerciaux pour l’exploitation des abondantes ressources minérales rares et stratégiques de l’île.

Selon Buchanan, la mentalité pragmatique de Trump le pousse à exiger une «acquisition totale» comme point de départ des négociations, obtenant ainsi ce qu’il souhaite, même si cela ne correspond pas à ses ambitions initiales.

La réalité sur le terrain

Selon Buchanan, le premier élément à prendre en compte pour comprendre la situation est que la logique américaine repose sur des facteurs géographiques et sécuritaires.

La capitale, Nuuk, est plus proche de la côte est des États-Unis que du Danemark et l’île constitue un emplacement idéal pour le déploiement de systèmes d’alerte avancée antimissile et une plateforme potentielle pour des installations nucléaires de «seconde frappe» en cas de futur conflit nucléaire avec la Russie.

Le second élément est la faiblesse du Danemark : ni l’Otan ni l’Union européenne ne devraient mobiliser un soutien militaire concret pour Copenhague si Washington décide d’imposer un fait accompli par la force, compte tenu des répercussions qui pourraient pratiquement signifier la fin de l’Otan sous sa forme actuelle.

Le troisième élément essentiel pour comprendre la situation sur le terrain est que, selon Buchanan, l’objectif principal du peuple groenlandais est l’indépendance totale.

D’après des sondages cités par le Times, 85% des Groenlandais s’opposent à une adhésion directe aux États-Unis. Cependant, leurs opinions sur les ambitions de Trump sont partagées : 43% y voient une opportunité économique, tandis que 45% les perçoivent comme une menace. 

Buchanan estime, comme le rapporte le Times, que l’issue des négociations dépendra de la capacité des dirigeants groenlandais à tirer profit de la situation, en exploitant l’intérêt de Trump pour l’île afin de faire pression sur Copenhague et de la retourner contre Washington, dans le but d’obtenir des concessions plus importantes qui ouvriraient la voie à l’indépendance.

L’article Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ? est apparu en premier sur Kapitalis.

Après la capture humiliante de Maduro, Pyongyang montre les crocs

10. Januar 2026 um 11:00

Pour se prémunir du scénario d’un enlèvement à la Maduro, Kim Jong-un vient d’envoyer un message clair aux États-Unis en lançant des missiles balistiques ayant « touché les cibles à 1 000 kilomètres » dans la mer du Japon. Une indication corroborée par Tokyo.

 

A qui le tour ? Après l’enlèvement de Nicolás Maduro, un vent de panique souffle sur Téhéran, La Havane, Mexico ou encore Pyongyang – dont  Donald Trump caresse, semble-t-il, le rêve d’épingler le Lider Maximo à son tableau de chasse.

L’attaque comme meilleure défense

Or, si certaines capitales ont choisi de faire profil bas en attendant le passage de l’ouragan, le président nord-coréen, Kim Jong-un, quant à lui, est passé à l’offensive, étant convaincu que la meilleure défense est l’attaque : ainsi, il est même allé jusqu’à narguer la brutalité américaine en menant des nouveaux tirs de missiles. Officiellement pour mettre progressivement en place « une force de dissuasion nucléaire hautement développée ». Intimement, étant persuadé, à juste titre, que la survie de son régime ne tient qu’à son arsenal nucléaire.

« Même si la Corée du Nord est une cible plus difficile, son gouvernement pourrait subir le même sort. Les États-Unis ont déjà envisagé des frappes contre la Corée du Nord, et Kim le sait », a affirmé Ramón Pacheco Pardo, professeur de relations internationales au King’s College à Londres.

Et c’est dans cet état d’esprit que le dirigeant nord-coréen vient de superviser en personne un nouveau système d’armement « de pointe » utilisant des missiles hypersoniques testés pour la première fois en octobre. L’agence centrale de presse du pays, connue à l’étranger sous son sigle anglophone KCNA, n’a pas précisé combien de missiles avaient été tirés, indiquant néanmoins qu’ils avaient « touché les cibles à 1 000 kilomètres de là » dans la mer du Japon. Une indication corroborée par le Japon, qui a déclaré qu’au moins deux missiles avaient volé sur des distances d’environ 900 et 950 kilomètres.

« Le développement nucléaire et balistique de la Corée du Nord menace la paix et la stabilité de notre pays et de la communauté internationale, et est absolument intolérable », a réagi devant des journalistes le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi.

Pour leur part, les forces américaines pour l’Indo-Pacifique ont affirmé dans un communiqué que les tirs nord-coréens ne constituaient pas « une menace immédiate pour le personnel ou le territoire américain, ni pour (leurs) alliés ».

Cette manœuvre est justifiée par « la récente crise géopolitique et les événements internationaux complexes illustrent la raison pour laquelle c’est nécessaire », a déclaré Kim Jong-un en allusion claire à la capture, il y a une semaine, de Nicolás Maduro par les forces Delta lors d’une opération américaine. Ajoutant que des « avancées importantes avaient été réalisées récemment » pour préparer les forces nucléaires nord-coréennes « à une guerre réelle ».

Pyongyang montre ses muscles

Pyongyang cherche-t-il à dissuader les Etats-Unis de tout interventionnisme ? Toujours est-il que Kim Jong-un se montre très présent ces derniers jours sur le plan militaire. Il a notamment visité un chantier de sous-marins à propulsion nucléaire, ordonné d’augmenter la production de missiles et la construction d’usines, supervisé le test de deux missiles de croisière longue portée capables de voyager à plus de cinq fois la vitesse du son et pouvant manœuvrer en vol, ce qui les rend plus difficiles à suivre et à intercepter.

De même, le président nord-coréen s’était à nouveau rendu samedi 3 janvier dans une usine de matériel militaire, impliquée dans la fabrication d’armes tactiques guidées, a rapporté l’agence officielle KCNA. Le dirigeant a ordonné au site d’augmenter sa capacité de production actuelle de 250%, selon la même source.

Dissuasion autant politique que militaire

Rappelons à ce propos que depuis l’arrivée au pouvoir de Kim-Jong-un en 2011, la Corée du Nord affirme avoir développé plusieurs nouveaux modèles de missiles hypersoniques principalement des missiles balistiques équipés de planeurs capables de manœuvrer à très grande vitesse dont le Hwasong-15 qui serait capable d’atteindre tout le territoire américain.

Toutefois, assurent les experts militaires occidentaux, ces missiles affichent des portées limitées, insuffisantes pour atteindre l’Amérique du Nord, mais susceptibles de viser des bases américaines et alliées en Asie-Pacifique, notamment au Japon, en Corée du Sud ou sur l’île de Guam – un territoire américain stratégique dans le Pacifique.

En revanche, franchir la distance qui sépare la péninsule coréenne du continent américain supposerait la maîtrise complète d’un missile balistique intercontinental doté d’un véhicule hypersonique fiable ; une capacité que la Corée du Nord ne semble pas, pour le moment, posséder de manière opérationnelle.

Bref, pour ces mêmes experts, la menace est donc moins immédiate que progressive. Les programmes nord-coréens avancent par essais successifs, servant autant des objectifs militaires que politiques. S’ils ne permettent pas aujourd’hui de frapper directement les États-Unis, ils renforcent la capacité de dissuasion des Nord-coréens qui envoient ainsi un signal de plus aux Américains que, sur le terrain stratégique, il faut les prendre au sérieux.

L’article Après la capture humiliante de Maduro, Pyongyang montre les crocs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information

10. Januar 2026 um 09:38

La tribune publiée par Kapitalis sous la signature de Mohamed Sadok Lejri, intitulé «Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse», ne relève pas du journalisme d’analyse mais d’une construction idéologique reposant sur une déformation manifeste des faits.

Djamal Guettala 

Donald Trump a évoqué Imane Khelif dans un contexte précis : celui de la polémique américaine sur les athlètes transgenres dans le sport, déclaration reprise notamment par L’Équipe au moment de sa diffusion. Cette sortie, aussi contestable soit-elle, ne visait ni l’Algérie comme État ni son président Abdelmadjid Tebboune. Trump n’a cité ni Alger ni Tebboune. Il n’a pas davantage établi le moindre lien avec la politique algérienne. Le reste n’existe que dans l’imagination de ceux qui l’écrivent.

À partir de cette donnée simple, la tribune publiée par Kapitalis opère pourtant un glissement grave : une phrase sur une sportive devient une attaque géopolitique contre l’Algérie, et une polémique américaine est transformée en humiliation infligée à Tebboune et à Macron.

Ce procédé n’est pas de l’interprétation, c’est de la projection. Les mots employés — «vassalité», «servilité», «nif au vestiaire», «infériorité» — relèvent du registre du ressentiment, pas de l’information.

Le cœur du problème est là : Trump n’est pas décrit tel qu’il parle ou agit, mais tel que l’auteur a besoin qu’il soit pour alimenter un discours de dénigrement politique. On fait dire à Trump ce qu’il n’a pas dit, on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulées, puis on bâtit sur cette base fictive une charge contre l’Algérie et la France. C’est une falsification narrative.

Il ne s’agit pas ici de défendre Tebboune ni Macron. Ils sont critiquables sur bien des terrains. Mais les critiquer sur la base de propos que Trump n’a jamais tenus revient à fabriquer un procès à partir d’un dossier vide. Cela affaiblit la critique elle-même et décrédibilise celui qui la formule.

En définitive, la tribune publiée par Kapitalis parle moins de Trump que de la vision obsessionnelle de son auteur : une lecture des rapports de force internationaux réduite à une dramaturgie de la soumission et de l’humiliation. Trump devient un personnage de fiction utilisé pour régler des comptes idéologiques. Ce n’est plus de la géopolitique, c’est du théâtre politique.

Or le lecteur n’attend pas d’un média qu’il mette en scène des fantasmes, mais qu’il distingue clairement ce qui relève du fait, de l’analyse et de l’opinion. En brouillant ces trois registres, l’article ne produit pas de l’information : il produit de la confusion.

L’article Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information est apparu en premier sur Kapitalis.

Le déficit commercial américain au plus bas depuis 2009 

09. Januar 2026 um 11:09

Le déficit commercial américain a chuté à son plus bas niveau depuis 2009, dû à une baisse des importations. Et si cette tendance se poursuit, elle pourrait permettre au commerce de contribuer à nouveau à la croissance économique au quatrième trimestre.

Le déficit commercial s’est réduit de 39,0 % pour atteindre 29,4 milliards de dollars, son niveau le plus bas depuis juin 2009. C’est ce que relève le Bureau d’analyse économique et le Bureau du recensement du département du Commerce.

Les importations ont reculé de 3,2 % pour s’établir à 331,4 milliards de dollars. Les importations de biens ont chuté de 4,5 % à 255 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis juin 2023. Ce recul pourrait être imputable à la politique tarifaire radicale du président Donald Trump. Il témoigne également d’un affaiblissement de la demande intérieure.

Les importations de biens manufacturés ont chuté de 2,7 milliards de dollars, atteignant leur niveau le plus bas depuis février 2021, principalement en raison d’une baisse de 1,4 milliard de dollars des importations d’or non monétaire, qui est exclu du calcul du produit intérieur brut (PIB).

Les importations de biens de consommation ont chuté de 14 milliards de dollars, atteignant leur niveau le plus bas depuis juin 2020, principalement en raison d’une baisse de 14,3 milliards de dollars des importations de préparations pharmaceutiques. À l’inverse, les importations de biens d’équipement ont progressé de 6,8 milliards de dollars, stimulées par les accessoires informatiques, les équipements de télécommunications et les ordinateurs. Une hausse probablement liée aux investissements dans l’intelligence artificielle.

En revanche, les exportations ont progressé de 2,6 % en octobre pour atteindre un niveau record de 302 milliards de dollars. Les exportations de biens ont augmenté de 3,8 % pour s’établir à 195,9 milliards de dollars, un autre record, grâce notamment aux exportations d’or non monétaire et d’autres métaux précieux. En revanche, les exportations de biens de consommation, principalement pharmaceutiques, ont reculé, de même que les exportations d’autres biens.

Par ailleurs, le déficit commercial des biens a diminué de 24,5 %, pour atteindre 59,1 milliards de dollars, son niveau le plus bas depuis mars 2016. Les exportations et les importations de services ont toutes deux atteint des niveaux records.

Les politiques commerciales protectionnistes de Trump ont entraîné d’importantes fluctuations du déficit commercial. Le commerce a contribué à la croissance du PIB au deuxième et au troisième trimestre 2025.

Enfin, la Réserve fédérale d’Atlanta prévoit actuellement une croissance du PIB de 2,7 % en rythme annuel au quatrième trimestre. L’économie a progressé de 4,3 % au cours du trimestre de juillet à septembre.

L’article Le déficit commercial américain au plus bas depuis 2009  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

États-Unis : coup de froid sur l’emploi privé

08. Januar 2026 um 17:17

L’emploi dans le secteur privé américain a progressé en décembre, mais à un rythme inférieur aux prévisions, selon les données publiées mercredi 7 janvier par ADP.

Plus précisément, les entreprises américaines ont créé 41 000 emplois le mois en décembre 2025, après une baisse de 29 000 en novembre. Selon les estimations médianes des analystes interrogés par Reuters, la création d’emplois devrait atteindre 47 000, après une baisse de 32 000 en novembre.

Ces données interviennent avant la publication, vendredi 9 janvier, d’un rapport gouvernemental sur l’évolution de l’emploi dans les secteurs privé et public, qui devrait indiquer que l’économie américaine a créé 60 000 emplois le mois dernier.

L’attention devrait toutefois se porter sur le taux de chômage, qui a atteint son plus haut niveau en quatre ans en novembre. Les analystes prévoient toutefois un ralentissement de sa progression à 4,5 %, contre 4,6 % en novembre.

L’article États-Unis : coup de froid sur l’emploi privé est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌