Normale Ansicht

Tunisie – Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !

09. August 2026 um 09:20

À la demande pressante d’amis chers et de confrères dont le patriotisme commande le respect, il convient aujourd’hui — à contre-cœur et en me pinçant très fort le nez — de descendre dans l’arène. L’objectif est de dissiper le tissu de contes de fées et de contre-vérités crasses que le soi-disant Dr Abderrahmane Cherfouh a commis dans les colonnes de Kapitalis pour tenter de faire taire la critique et de délégitimer mes analyses sur les relations tuniso-algériennes. **

Elyes Kasri *

Ce texte de la plume indigeste du Dr Cherfouh ne relève ni de la réflexion ni du débat d’idées, mais d’une tentative de voltige informationnelle assez pathétique.

Accuser un diplomate tunisien de «diaboliser» l’Algérie parce qu’il dissèque les leviers d’influence d’un pays voisin est un procédé d’intimidation intellectuelle usé jusqu’à la corde.

Passer au scalpel les impostures de ce censeur d’opérette permet de trancher dans le vif d’une relation bilatérale que certains tentent de faire avaler sous perfusion sentimentale.

1- L’imposture morale : avant d’ausculter la souveraineté tunisienne, Dr Chelfouh, en mal de reconnaissance, devrait interroger son effroyable désertion morale.

Voilà un clinicien qui a choisi de s’installer confortablement au Canada, fuyant la misère politique et économique de son propre pays pour aller soigner les rhumes à Montréal.

En s’exilant pour son confort personnel, il a délibérément choisi de priver ses concitoyens de ses prétendus talents, foulant aux pieds le serment d’Hippocrate avec un cynisme consommé.

C’est depuis son exil doré, bien au chaud à des milliers de kilomètres, que Dr Cherfouh s’improvise général en chef du patriotisme maghrébin.

Son indignation sélective et sa sémantique, si lourdement calquée sur les communiqués de presse des officines de la Mouradia, trahissent sa véritable fonction : celle de prête-nom pour la propagande d’un régime militaire aux abois.

La plume du Dr Cherfouh n’est pas guidée par la fraternité, elle est simplement téléguidée. Le public tunisien refuse de recevoir des ordonnances géopolitiques d’un expatrié qui a troqué son stéthoscope contre les basses œuvres de la guerre psychologique régionale.

2- La nature prédatrice de la junte d’Alger :  Dr Cherfouh tente de draper la junte d’Alger dans les vertus de la fraternité maghrébine. La réalité politique est une insulte à ce concept.

L’Algérie est gouvernée par une oligarchie militaire prédatrice, une gérontocratie de généraux à médailles qui maintient son propre peuple sous une chape de plomb d’un autre âge, étouffe l’expression populaire, embastille les journalistes au moindre mot et a totalement assassiné l’élan démocratique du Hirak.

Ce paternalisme de caserne, où un régime despotique, liberticide et corrompu se pique de donner des leçons de morale et de bon voisinage par l’intermédiaire du soi-disant Dr Chelfouh, est d’un comique absolu.

Au-delà de la farce rhétorique, il faut appeler les choses par leur nom : le régime militaire d’Alger s’est érigé en principale menace contre les aspirations démocratiques, de justice sociale et de progrès du peuple tunisien.

En exportant son modèle autocratique et liberticide par un chantage permanent, la Mouradia cherche activement à étouffer le pluralisme tunisien.

Ce pouvoir gérontocratique ne peut tolérer l’émergence d’une véritable démocratie moderne et progressiste à ses portes, de peur qu’elle ne serve d’exemple à une jeunesse algérienne opprimée.

Saboter le progrès institutionnel et social de la Tunisie est une stratégie de survie pour cette junte kleptocrate.

Un régime qui traite ses propres citoyens en sujets terrorisés n’a aucune légitimité pour venir dicter les frontières de la liberté d’expression ou des analyses diplomatiques en Tunisie.

Que ces messieurs les généraux balaient d’abord les cours de leurs propres prisons avant de vouloir régenter l’esprit critique tunisien.

De plus, de la «décennie noire» aux maquis du GSPC et d’Aqmi, Alger a toujours utilisé la porosité terroriste transfrontalière comme un bouton de pression politique pour forcer Tunis à l’alignement.

3- Le chantage au Transmed ou le paradoxe d’un cordon ombilical vital : l’arrogance d’Alger atteint son paroxysme lorsque, par la voix du Dr Cherfouh, elle présente le transit du gaz comme une «faveur» ou une obole charitable accordée à la Tunisie. C’est un contresens économique absolu.

Le régime algérien est en situation de faillite systémique sur tous les plans. Il ne survit artificiellement que grâce à la rente des hydrocarbures, dont une part majeure transite par le gazoduc Transmed via le sol tunisien pour alimenter l’Italie.

Le Transmed n’est pas une fleur faite à la Tunisie ; c’est le ballon d’oxygène vital de la Mouradia, la laisse énergétique sans laquelle le budget de l’État algérien s’effondrerait instantanément.

Et pourtant, par un renversement burlesque des réalités, Alger utilise ce tuyau indispensable à sa propre survie comme une arme de chantage pour vassaliser la Tunisie.

Ce piratage commercial s’appuie sur une spoliation tarifaire évidente :

1 – une redevance tunisienne dérisoire de 5,25 %. Pour 400 kilomètres d’infrastructures lourdes qui hypothèquent le territoire national, la Tunisie ne perçoit qu’une maigre redevance, un taux dérisoire bloqué par les menaces d’Alger depuis des décennies;

2- le modèle souverain du Maroc : à titre de comparaison, sur l’ancien gazoduc GME, le Maroc avait imposé un taux de 7 % à 10 % des volumes, assorti du transfert de la propriété intégrale des installations à l’État marocain après 25 ans.

Autant dire qu’à Alger, on sait compter quand il s’agit d’exploiter les voisins à vil prix, tout en se permettant de menacer de fermer les vannes à la moindre velléité d’indépendance diplomatique et d’expression des aspirations démocratiques de la Tunisie.

La diplomatie n’est pas une affaire de sensiblerie mémorielle ni de slogans lénifiants comme le «khawa-khawa» bon pour les naïfs.

La Tunisie n’a besoin ni de la protection étouffante ni des conseils d’un pays en faillite systémique qui ne produit rien d’autre que du ressentiment.

En analysant lucidement les risques de cette dépendance structurelle, les observateurs indépendants font leur strict devoir d’expertise et de patriotisme.

Les valets d’influence de la Mouradia, qu’ils écrivent masqués derrière la fausse identité du soi-disant Dr Cherfouh depuis son exil doré et pantouflard au Canada ou à découvert, doivent comprendre que la Tunisie n’est pas et ne sera jamais la 70e wilaya algérienne. Surtout qu’elle a toujours, tout au long de son histoire plusieurs fois millénaire, gouverné ce territoire voisin à partir de Carthage, Dougga, Kairouan, Mahdia et Tunis.

Le droit à la liberté d’opinion et d’analyse géopolitique restera libre, souverain et totalement imperméable aux intimidations des censeurs d’Alger ou d’ailleurs.

Un vieux proverbe tunisien dit :.ما دواء الفم الابخر كان السواك الحار

* Ancien ambassadeur.

** La rédaction : avec cette réponse, on clos ce débat qui ne saurait s’éterniser.

Les précédents éléments de ce débat tuniso-algérien sur Kapitalis :

L’article Tunisie – Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation ! est apparu en premier sur Kapitalis.

Le poème du dimanche | ‘‘Le fleuve et la mort’’ de Badr Chaker As-Sayyab

02. August 2026 um 07:30

Né en 1926 à Jeykour, dans la région de Bassora, au sud de l’Irak, Badr Chaker As-Sayyab est poète, enseignant d’arabe et d’anglais, journaliste, ayant pratiqué différents métiers.

Nationaliste aux idées de gauche, il est membre du Parti communiste irakien, qu’il quittera en 1959. Il est considéré comme l’une des voix majeures de la poésie arabe contemporaine. Avec son premier recueil, Azharun dhabila (Fleurs fanées), il est à l’origine du vers libre arabe, mouvement qu’il fonde avec sa compatriote Nazik Al-Malaika, en 1947-48.

Pourchassé, emprisonné, exilé, sa poésie est un chant vibrant de liberté et de nostalgie pour son village, simple et démuni.

Moderniste, son lyrisme est d’une musicalité rare, avec des rythmes brefs, langoureux, aux métaphores pionnières, célébrant avec tristesse et mélancolie l’enfance et la réalité des pauvres.

Au corps fragile, il passera ses dernières années, malade et luttera contre la maladie de Charcot, en vain. Il meurt au Koweit en 1964 où il était soigné.

Il laisse plus de dix-sept recueils dont nombre sont traduits, et parmi les plus appréciés, notamment, sa Chanson de la pluie (1960).

Tahar Bekri

Bouweyb*

O Bouweyb !

Des cloches de tour égarée au fond de la mer

L’eau dans les jarres le crépuscule dans les arbres

Des jarres suintent des cloches de pluie

Leur verre fond plaintif

Bouweyb  O Bouweyb !

Mon sang noirci de nostalgie

O Bouweyb 

Mon fleuve triste comme la pluie !

Comme j’aimerais courir dans l’obscurité

Serrer mes mains porter le désir d’une année

Dans chaque doigt comme si je t’apportais des offrandes

De blé et de fleurs

Comme je voudrais t’apercevoir entre les lits des collines

Pour voir la lune

Tumultueuse entre tes rives

Semant les ombres remplissant les paniers

D’eau de poissons et de fleurs !

Me plonger en toi et suivre la lune

Ecouter les graviers au fond parvenir

Au chant de milliers d’oiseaux sur les arbres

Forêt de larmes es-tu ou fleuve ?

Les poissons qui veillent s’endorment-ils à l’aube ?

Et ces étoiles restent-elles toujours à attendre ?

Nourrissant de soie des milliers d’aiguilles

Et toi ô Bouweyb !

Comme j’aurais aimé savoir ramasser les coquillages

Pour bâtir une demeure

Où brillent les eaux verdoyantes et les arbres

Comme les étoiles et la lune

Et m’en irais tôt le matin du flux à la mer

La mort est un monde étrange qui fascine les enfants

Sa porte secrète était en toi Bouweyb !

Bouweyb ô Bouweyb !

Vingt ans sont passés chaque année comme des siècles

Aujourd’hui quand s’abat l’obscurité

Et me trouve au lit sans sommeil                    

Mon cœur frémit arbre au lever du jour

Les branches les oiseaux et les fruits en silence

Je sens des larmes et du sang comme la pluie

Suinter du triste monde

Des cloches de morts dans mes veines

Vibrent dans la résonance

De mon sang noirci de désir

Pour une balle dont le froid transperce

Les profondeurs de ma poitrine

Comme un enfer brûlant les ossements

J’aurais aimé courir soutenir les combattants

Serrer mon poing puis gifler le destin

J’aurais aimé me noyer dans mon sang jusqu’au fond

Pour porter le fardeau avec les Humains

Et ressusciter la vie ma mort est une victoire

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

* Nom du fleuve.                                                       

Copyright Tahar Bekri

L’article Le poème du dimanche | ‘‘Le fleuve et la mort’’ de Badr Chaker As-Sayyab est apparu en premier sur Kapitalis.

Frappes conjointes américano-saoudiennes en Irak : Riyad a-t-il franchi le Rubicon ?

31. Juli 2026 um 10:03

Une étape dangereuse vient-elle d’être franchie suite aux frappes conjointes américano-saoudiennes en Irak, mercredi 29 juillet ; la première opération militaire à laquelle l’Arabie saoudite participe aux côtés de Washington depuis le début de la guerre contre l’Iran ? Analyse.

 

Une nouvelle ligne rouge vient-elle d’être franchie au Moyen-Orient ? En participant à une opération militaire menée avec les États-Unis contre des milices pro-iraniennes en Irak, l’Arabie saoudite fait un pas qui pourrait profondément modifier l’équilibre régional.

« Non seulement la guerre entre les États-Unis et l’Iran a repris de plus belle cette semaine après quelques jours d’accalmie, mais son extension à de nouveaux acteurs et pays de la région fait basculer le Moyen-Orient en terra incognita », résume le quotidien britannique The Guardian, reflétant les craintes grandissantes d’un embrasement régional.

Revirement

Longtemps attachée à une stratégie de désescalade, l’Arabie saoudite semble aujourd’hui tourner la page de la prudence diplomatique. En s’associant militairement aux États-Unis, Riyad rompt avec la ligne de conduite qui prévalait depuis plusieurs années et assume désormais une implication directe dans le bras de fer opposant Washington et Téhéran.

Ce revirement est d’autant plus marquant que le royaume avait investi d’importants efforts dans la normalisation de ses relations avec la République islamique. Convaincus que l’Iran demeurerait un voisin incontournable, les dirigeants saoudiens avaient fait le choix du réalisme stratégique, privilégiant la recherche d’un modus vivendi plutôt qu’une confrontation permanente. Cette approche avait culminé en mars 2023 avec la reprise officielle des relations diplomatiques entre les deux puissances régionales, dans le cadre d’un accord négocié sous l’égide de la Chine.

 

Lire aussi : Analyse critique des tendances géopolitiques en 2025 et leurs impacts sur la Tunisie (2)

 

Changement radical de cap. Le mercredi 29 juillet, Riyad a participé, aux côtés de Washington, à des frappes visant des milices pro-iraniennes en Irak. Une première depuis le déclenchement de la guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël à la fin du mois de février.

« C’est un changement majeur dans l’attitude de l’Arabie saoudite après des mois marqués par une importante retenue de la part de Riyad », souligne Toby Matthiesen, historien spécialiste du Moyen-Orient et de l’islam à l’université de Bristol.

Or, pour justifier ces frappes conjointes américano-saoudiennes, inédites depuis le début du conflit, l’état-major américain dit avoir ciblé « plusieurs centres logistiques et dépôts d’armes », précisant que ces infrastructures « étaient directement contrôlées par des milices opérant sous les ordres des Gardiens de la révolution iraniens », considérées comme des maillons essentiels du dispositif militaire de Téhéran dans la région.

Pour sa part, Riyad soutient avoir agi en « état de légitime défense », accusant les milices pro-iraniennes implantées en Irak d’avoir intensifié, depuis le début de la semaine, leurs attaques de drones contre les infrastructures énergétiques du royaume. Une justification qui traduit la volonté de l’Arabie saoudite de présenter son intervention comme une réponse à des menaces directes contre sa sécurité nationale.

 

Lire également – Mer Rouge : les Houthis paralysent le trafic maritime

Riyad, dos au mur

Le royaume wahhabite avait-il encore d’autre choix que de s’engager directement dans le conflit après s’être longtemps limité à intercepter les attaques visant son territoire et à s’en remettre au parapluie sécuritaire américain ? Il faut reconnaître que depuis le déclenchement de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février, l’Arabie saoudite est devenue une cible privilégiée de Téhéran et de ses alliés régionaux. Qu’il s’agisse des milices pro-iraniennes en Irak ou des Houthis au Yémen, les attaques contre les infrastructures stratégiques du royaume se sont multipliées. À elle seule, la journée du 16 mars a été marquée par une vague d’une centaine de drones que Riyad attribue à l’Iran et qui auraient visé ses installations énergétiques.

En mer Rouge, la pression ne faiblit pas non plus. Les Houthis ont à plusieurs reprises pris pour cible des pétroliers saoudiens, dans une stratégie visant à perturber les exportations d’hydrocarbures du royaume. Mardi 28 juillet, la milice yéménite a de nouveau revendiqué une attaque contre un cargo saoudien, affirmant l’avoir frappé à l’aide de « plusieurs missiles balistiques ».

Apaisement

Au final, toute l’équation géopolitique du Moyen-Orient se résume à une question : qui de l’Arabie saoudite, chef de file du monde sunnite, ou de l’Iran, puissance de référence du chiisme, imposera son leadership sur le monde musulman ?

Cette rivalité, qui dépasse largement les clivages religieux, se traduit depuis des années par une guerre d’influence menée par procuration. De l’Irak au Yémen, en passant par le Liban et la Syrie, les deux puissances s’affrontent indirectement à travers leurs alliés et leurs groupes armés, faisant de chaque crise régionale un nouvel épisode de leur lutte pour l’hégémonie.

Mais pour Riyad, il est impératif de ne pas franchir la ligne rouge en menant des frappes sur le territoire iranien. Car en ciblant exclusivement des milices pro-iraniennes opérant hors d’Iran, le royaume inscrit son intervention dans la continuité de ses opérations contre les Houthis au Yémen. Ainsi, cette stratégie permet aux autorités saoudiennes de présenter leurs actions comme une réponse strictement défensive à des menaces pesant sur leur sécurité nationale, plutôt que comme une participation directe à la guerre contre la République islamique.

Autrement dit, l’Arabie saoudite cherche à maintenir un équilibre délicat. Tant qu’elle évite de frapper le territoire iranien ou d’afficher un soutien explicite à la campagne militaire menée par Washington, Riyad laisse ouverte la possibilité d’une désescalade avec Téhéran. Le calcul est clair : convaincre les dirigeants iraniens que ces opérations relèvent de la protection de ses intérêts vitaux et les inciter, ainsi que leurs alliés régionaux, à réduire, voire à cesser, leurs attaques contre le royaume. D’où le choix de l’Irak.

L’article Frappes conjointes américano-saoudiennes en Irak : Riyad a-t-il franchi le Rubicon ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Washington et Riyad frappent en Irak, le pétrole bondit

29. Juli 2026 um 07:56

Après quelques jours de calme sur le front iranien, l’armée américaine a annoncé, aux premières heures du mercredi 29 juillet, avoir intercepté des missiles balistiques iraniens. Puis elle a lancé des bombardements en Irak, conjointement avec l’Arabie saoudite, contre des groupes paramilitaires affiliés à l’Iran. Ce qui a entraîné une nouvelle flambée des prix du pétrole sur les marchés.

« Des avions de chasse américains et saoudiens ont frappé plusieurs installations logistiques terroristes et dépôts d’armes dans l’est de l’Irak », a déclaré ce mercredi le commandement central américain (CENTCOM), avertissant l’Iran et ses alliés de « cesser leurs attaques » s’ils veulent « éviter de nouvelles représailles américaines ».

De son côté, le ministère saoudien de la Défense a confirmé que l’armée de l’air du royaume avait participé à des bombardements visant des « groupes paramilitaires fidèles à l’Iran » en territoire irakien. Lesquels, selon lui, étaient impliqués dans des attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite. L’Arabie saoudite avait déjà dénoncé des attaques similaires lundi, exigeant que l’Irak empêche que son territoire ne soit utilisé pour mener des attaques contre lui.

En outre, les frappes aériennes menées par les forces armées américaines et saoudiennes en Irak ont ​​fait des morts et des blessés, a annoncé le Hachd al-Chaabi (« Unités de mobilisation populaire »), une alliance d’anciennes organisations paramilitaires désormais officiellement intégrées à l’armée irakienne.

Dans ce contexte, la reprise des hostilités a entraîné un rebond des prix du pétrole. Vers 4 h 55 (heure locale), le baril de WTI nord-américain s’échangeait à 83 dollars (+4,72 %). Tandis que celui du Brent de la mer du Nord, référence internationale, atteignait 88,04 dollars (+4,70 %).

Par ailleurs, les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique iranienne, ont annoncé tôt ce matin avoir touché trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d’Ormuz. C’est ce que révèle l’agence de presse iranienne Tasnim. Les trois navires ont ignoré les avertissements de la marine et ont poursuivi leur route. Mais ils ont été contraints de s’arrêter après avoir été touchés, poursuit le communiqué de l’agence.

L’article Washington et Riyad frappent en Irak, le pétrole bondit est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌