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Pour un musée virtuel du patrimoine palestinien

18. Mai 2026 um 07:35

La Journée internationale des musées (JIM) 2026, célébrée ce 18 mai, a pour thème «Les musées unissent un monde divisé». Dans les territoires palestiniens occupés, les musées, vivant dans la précarité quand ils ne sont pas carrément menacés dans leur existence, sont d’abord soucieux de pourvoir à leur salut.  Loin d’être en mesure d’accomplir convenablement leur mission ordinaire, ils sont encore moins capables de répondre pleinement à l’appel lancé, cette année-ci, par le Conseil international des musées (Icom) qui fête son 80e anniversaire. (Photo : Israël continue de détruire le patrimoine archéologique et historique de la Palestine).

Houcine Jaïdi *

Face aux destructions et aux restrictions générées par la machine de guerre israélienne relayée par la colonisation sauvage, et compte tenu du désengagement quasi général de la communauté internationale face à la question palestinienne, la préservation et la médiatisation des collections muséales de la Palestine pourraient être assurées, efficacement, par un musée virtuel du patrimoine palestinien.

Palestine : des collections précieuses sous menace continue

Jusqu’au déclenchement de la dernière guerre de Gaza, la Palestine comptait une trentaine de musées situés, pour l’essentiel, en Cisjordanie. Créés, dans leur grande majorité, depuis l’installation de l’Autorité palestinienne à Ramallah, il y a près de 30 ans, ils reflètent la solidité du lien entre le dynamisme culturel et la lutte pour l’indépendance.

Rapportée à l’exiguïté des territoires palestiniens, la densité des musées est remarquable. Les établissements muséaux se distinguent aussi par la grande variété de leurs collections et des parties qui les ont initiés et développés.

Le fait que la majorité des musées soit constituée d’établissements consacrés entièrement ou en grande partie aux arts et aux traditions populaires s’explique d’abord par le souci de préserver le patrimoine immatériel chargé de mémoire encore vive et de le transmettre aux jeunes d’aujourd’hui et de demain. On retrouve, dans cette démarche, un grand attachement à faire connaître le passé plus ou moins lointain avec tout ce qui l’a meublé comme savoir-faire, arts et mode de vie.

En filigrane, il y a l’attachement à la terre spoliée ou menacée d’annexion. Cet objectif fait naturellement place aux pièces archéologiques qui, comme les sites et les monuments, apportent la preuve matérielle de l’ancrage géographique et de la contribution au développent de la civilisation universelle. Mais le volet archéologique du patrimoine palestinien est soumis à des entraves et à des restrictions qui expliquent le fait qu’il soit relativement peu représenté dans les musées.

Aux musées dédiés aux arts et traditions populaires ainsi qu’à l’archéologie s’ajoutent les musées dédiés à des personnalités nationales, à des communautés particulières, aux sciences ou à l’histoire naturelle.

Si plusieurs musées sont sous la tutelle du ministère palestinien du Tourisme et des Antiquités, un bon nombre d’établissements sont gérés par d’autres parties : municipalités, universités, associations, particuliers, fondations, groupes ethniques, ordres religieux…

Cette diversité en matière de gestion, génératrice d’une grande créativité, n’a pas d’équivalent dans le monde arabe où domine la centralisation étatique avec une autorité déléguée à un organisme exclusif qui gère le patrimoine culturel en ne tolérant aucun partage des prérogatives.

Le grand dynamisme palestinien en matière de musée s’explique autant par le pragmatisme des parties prenantes animées par une grande émulation que par l’épaisseur historique des territoires occupés qui ont appartenu, jusqu’au début du XXe siècle, à la Palestine historique d’avant le mandat britannique.

Cette terre, pétrie d’histoire, a été, depuis la haute Antiquité, au carrefour des grandes voies de communication terrestres et maritimes et a été marquée par l’accumulation des réalisations matérielles, des communautés, des spiritualités et des mémoires.

Certains musées palestiniens sont particulièrement remarquables à un titre ou à un autre, comme le laissent voir leur dénomination : le Musée des prisonniers, le Musée des sciences et le Musée des mathématiques hébergés tous les trois par l’Université Al-Qods ; le Musée arménien à Jérusalem-Est ; le Musée Al-Badd de Bethléhem, dédié à l’huile d’olive ; le Musée de Yasser Arafat et le Musée Mahmoud Darwich à Ramallah ; le Musée russe à Ariha et le Musée archéologique de Gaza, créé par un particulier (Jawdat Al-Khoudhary) qui l’a installé dans le hall d’un hôtel lui appartenant.  

Les fragilités des musées palestiniens sont, pour l’essentiel, dues directement ou indirectement à la colonisation. Un fait majeur remonte à plus d’un demi-siècle.

Au lendemain de la Guerre des Six Jours et de l’annexion de la Cisjordanie, Israël a fait main basse sur le Musée archéologique de Palestine (appelé aussi Musée Rockefeller) situé à Jérusalem-Est. L’établissement inauguré en 1938, sous le mandat britannique, a été géré par la Jordanie à partir de 1948. Depuis son accaparement par l’État hébreu, en 1967, il a été rattaché au Musée israélien, fondé en 1965, à Jérusalem-Ouest, avec tous les attributs d’un musée «national».

Tout récemment, la Bande de Gaza, qui a été le théâtre d’un génocide, a vu ses quatre musées complètement détruits, pour la plupart, au tout début de la guerre commencée en octobre 2023. Ainsi, il ne reste plus rien du Musée archéologique de Gaza, du Musée culturel d’Al-Qarara, du Musée du Palais du Pacha et du Musée de Rafah.

Ce nettoyage culturel a aussi affecté des sites archéologiques majeurs dont le port antique d’Anthédon qui a été anéanti et le site du monastère de saint Hilarion, endommagé puis sauvé de justesse par son inscription précipitée sur la Liste patrimoine mondial, en juillet 2024.

Au cours du demi-siècle qui sépare la confiscation du Musée archéologique de Palestine de la pulvérisation des musées de la Bande de Gaza, les établissements muséaux palestiniens ont souffert, à maintes reprises, des brimades, des restrictions et des isolements décidés par les autorités israéliennes. Depuis plusieurs décennies, l’accès au Musée de l’Université de Bir Zeit a pâti des nombreux raids effectués par l’armée israélienne contre l’établissement universitaire. Le matériel offert par le Japon pour la mise en valeur du site du Palais de Hichem à Ariha a été longtemps bloqué par les autorités israéliennes.

Musée archéologique de Jérusalem ou Musée Rockfeller / Musée d’art islamique à Al-Qods / Musée de l’Université d’Al-Khalil en Cisjordanie.

Cette difficulté d’accès au matériel et les entraves administratives ainsi que les menaces des colons empêchent les Palestiniens de Cisjordanie de pratiquer des fouilles qui pourraient alimenter les collections de leurs musées. Pire que tout, les velléités d’annexion de la Cisjordanie, exprimées par plus d’un parti israélien, fait sérieusement craindre, pour les musées de ce territoire, un sort comparable à celui des établissements de Gaza.

L’attachement des Palestiniens à leur patrimoine ne doit pas faire oublier tout ce qu’ils endurent, quotidiennement, comme perte de temps et vexations à l’occasion de leurs déplacements d’une localité à une autre. A cela s’ajoute l’impossibilité de la circulation entre la Cisjordanie et la Bande de Gaza depuis que cette dernière a été soumise au blocus israélien, en 2007.

Ces entraves, qui réduisent l’accessibilité aux musées pour les Palestiniens des territoires occupés (notamment dans les zones de Cisjordanie qui sont sous contrôle israélien exclusif) et ceux de la diaspora, concernent aussi les touristes étrangers dont beaucoup s’intéressent particulièrement aux monuments et aux musées en rapport avec l’histoire des religions. En Cisjordanie, le tourisme religieux, très important pour l’économie locale, a toujours pâti de la recrudescence des offensives israéliennes contre les différentes villes et villages palestiniens.

Dans la Bande de Gaza, les collectionneurs privés de pièces archéologiques ont certes sauvé des biens patrimoniaux en les conservant. Mais cela ne fait pas oublier qu’il s’agit souvent de découvertes fortuites et parfois de fouilles clandestines qui ne fournissent aucune contextualisation pour les trouvailles. Celles-ci sont, alors, au mieux des objets d’art et ne peuvent jamais prétendre au statut de document qui illustre une séquence historique.

Malgré toutes les bonnes intentions, il y a aussi à craindre les sorties clandestines d’objets archéologiques. L’exemple tout récent des objets égyptiens, retrouvés au Metropolitan Museum of Art de New York et au Musée du Louvre-Abou-Dhabi, montre que les réseaux de trafiquants sont d’autant plus redoutables qu’ils peuvent offrir des fortunes à leurs fournisseurs et bénéficier de couvertures officielles en très haut lieu.

Musée du patrimoine palestinien à Jérusalem Est / Musée Dura.

Un musée virtuel scientifique, accessible au grand public

Un musée en ligne aurait le mérite de consigner et diffuser la documentation relative à des collections difficilement accessibles pour les Palestiniens d’abord et pour tous ceux qui, de par le monde, veulent connaître un patrimoine piégé par la colonisation et exposé aux pires malheurs y compris la destruction complète comme cela vient d’arriver dans la Bande de Gaza.

En 2022, l’Unesco a lancé l’idée du Musée virtuel Unesco des biens culturels volés. Ce projet, qui a été inauguré en septembre 2025, était, en fait, adossé à plusieurs initiatives, nées après l’invasion de l’Irak en 2003 et renforcées, depuis 2011, suite au chaos qui s’est installé en Libye et en Syrie.

Dans ces trois pays arabes, la chute des régimes ou les attaques auxquelles ils ont eu à faire face, ont été accompagnées de pillages plus ou moins systématiques des musées et des sites archéologiques. L’effort de l’Unesco, qui continue en se diversifiant, a déjà donné de bons résultats.

Les acquis et l’espoir générés par l’initiative de l’Unesco font de cet organisation la partie toute désignée pour lancer un musée virtuel dédié au patrimoine muséal palestinien qui vit sous menace depuis la création de l’État d’Israël. Pour un tel projet, l’ Unesco dispose déjà d’une assise solide constituée récemment par le travail d’une l’équipe de chercheuses et chercheurs appartenant à plusieurs disciplines, qui a lancé, récemment un site web intitulé ‘‘Gaza Histoire, inventaire d’un patrimoine bombardé’’. Ce site a pour objectif l’inventaire des sites patrimoniaux endommagés ou détruits pendant l’offensive israélienne contre Gaza, entamée il y a plus de deux ans et demi. Consignée dans un blog hébergé par Open Edition, le portail français de ressources électroniques en sciences humaines et sociales, la documentation des pertes subies par le patrimoine dans la Bande de Gaza est déjà importante.

Un musée virtuel est une œuvre scientifique et technique de haut niveau. L’ICOM pourrait piloter l’œuvre, sous l’égide de l’Unesco, en la faisant superviser par un Conseil scientifique international qui réunirait aux côtés des experts palestiniens, des spécialistes volontaires du monde entier.

Le grand élan de solidarité suscité dans le monde universitaire des cinq continents, depuis plus de deux ans, par la destruction des biens culturels de la Bande de Gaza devrait garantir le succès du projet.

Pour l’architecture du site qui hébergerait le musée, les promoteurs pourraient s’inspirer des banques de données similaires qui, tout en étant à contenu scientifique, sont conçues de manière à être attrayantes pour les non-spécialistes.

L’un des meilleurs exemples de cette orientation est la banque de données «achemenet» dont le site Web a été lancé en 2000 par Pierre Briant, alors Professeur au Collège de France. La réalisation est dédiée à la civilisation de l’empire perse achéménide (vers 550-330 av. J.-C.) qui a rayonné sur une très vaste zone du Moyen-Orient, englobant la Palestine. Conçue pour favoriser la recherche dans une démarche interdisciplinaire, la banque de données offre une centaine de milliers d’images en 3 D de pièces archéologiques conservées dans une multitude de pays, de très nombreux textes rédigés en différentes langues et une riche documentation sur les sites archéologiques qui ont révélé des traces de la civilisation achéménide. A ces données s’ajoutent une bibliothèque et une revue numériques.

Musée du Vieil Al-Khalil / Musée russe de Ariha.

Depuis une décennie, l’Institut du Monde Arabe (IMA) s’est distingué par l’attention qu’il a portée au patrimoine culturel palestinien. A l’initiative de l’universitaire, écrivain et diplomate palestinien, Elias Sanbar (ambassadeur de la Palestine auprès de l’UNESCO, de 2006 à 2021), l’IMA abrite, depuis 2016, la collection du futur Musée national d’art moderne et contemporain de la Palestine, constituée à partir de dons d’artistes.

Dans la seconde moitié de l’année 2023, l’établissement parisien a organisé un cycle de manifestations, intitulé «Ce que la Palestine apporte au monde». Centré sur trois grandes expositions d’artistes palestiniens modernes et contemporains auxquels ont été associés d’autres artistes du monde arabe et d’ailleurs, le cycle a accueilli diverses rencontres littéraires, cinématographiques et scientifiques.

Alors que la guerre faisait encore rage dans la Bande de Gaza, l’IMA a organisé, à partir du 3 avril 2025, une exposition intitulée ‘‘Trésors sauvés de Gaza – 5000 ans d’histoire’’. L’exposition, qui a duré jusqu’au 7 décembre dernier, a été organisée en collaboration avec le Musée d’art et d’archéologie de Genève et le ministère du Tourisme et des Antiquités de la Palestine. Elle a donné à voir 130 pièces datant de l’Âge du bronze à l’époque ottomane et qui provenaient soit des fouilles franco-palestiniennes entreprise à Gaza depuis une trentaine d’années, soit de la très riche collection privée ayant appartenu à l’entrepreneur en BTP Jawdat Al-Khoudhary.

Les objets exposés dernièrement à l’IMA avaient été prêtés par l’Autorité palestinienne au Musée de Genève pour une exposition, organisée en 2007. Depuis, ils sont restés, bloqués dans la ville helvétique suite au blocage imposé par Israël à la Bande de Gaza, en juin 2007.

Cette mésaventure s’est révélée salutaire pour les objets provenant de Gaza car le reste de la collection du Musée de Jawdat Al-Khoudary a été complètement détruit par les bombardements israéliens en décembre2023.

Nul doute qu’avec tout ce qu’il a montré, au cours de la dernière décennie, comme savoir-faire et détermination à faire connaître l’actualité et le passé palestiniens, l’IMA serait un partenaire de choix pour un musée virtuel du patrimoine palestinien. Outre son savoir-faire propre, l’établissement saurait, le moment venu, mobiliser son vaste réseau en Europe et ailleurs.

Dédié dans un premier temps, aux biens culturels matériels et immatériels regroupés dans les musées palestiniens actuels ainsi que ceux qui ont été accaparés ou détruits, le musée virtuel palestinien pourrait par la suite se développer dans plusieurs directions : faire connaître les sites et monuments classés sur la Liste du patrimoine mondial ou sur la Liste indicative de l’Unesco, documenter les sites archéologiques, constituer des collections dédiées à la production artistique, créer une bibliothèque numérique … Ce grand portail du patrimoine culturel palestinien, qui gagnerait à être multilingue, ne serait pas un simple conservatoire ; il offrirait aussi une matière précieuse pour la recherche.

Le financement du musée virtuel ne devrait pas poser de problème majeur si un appel solennel est lancé par l’Unesco. De nombreux pays devraient s’y intéresser comme cela a déjà été attesté surtout depuis une quinzaine d’années. Rappelons, l’exemple de la Suède qui a signé, en 2012, l’année qui a suivi celle de l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, un partenariat avec l’organisation internationale, en vue de financer la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine palestinien. A ce jour, le pays nordique a financé 75 actions pour un montant avoisinant les 20 millions de dollars américains.

Musée Mahmoud Darwish.

Un musée virtuel dédié au patrimoine palestinien serait, de par ses objectifs multiples, un acte fort contre le nettoyage cultuel déjà entamé par Israël. Ne cherchant ni à victimiser ni à héroïser les Palestiniens, il serait, pour le monde entier, une grande galerie qui expose les différentes composantes du patrimoine culturel des territoires occupés. Ses documents en tous genres montreraient la vraie histoire d’un pays colonisé qui a à lutter sans relâche pour la sauvegarde d’un patrimoine particulièrement fragilisé et la transmission d’une mémoire sapée par l’occultation systématique. Sa réalisation honorerait l’Unesco et ceux qui s’y associeraient car il s’agirait, au final, d’un acte de justice qui, à sa manière, pourrait aider les Palestiniens à asseoir l’État souverain auquel ils ont droit d’abord pour des raisons historiques dont le patrimoine culturel est un reflet éloquent. 

* Historien.

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Nakba | La Tunisie réaffirme son soutien inconditionnel à la cause palestinienne

Von: Yusra NY
16. Mai 2026 um 00:21

Aujourd’hui, 15 mai 2026, marque le soixante-dix-huitième anniversaire de la Nakba, une occasion où nous rappelons le parcours de lutte du fier peuple palestinien et sa résistance héroïque face à l’arrogance des forces d’occupation oppressives, afin de réaliser ses aspirations légitimes à vivre dans la liberté et la dignité au sein d’un État indépendant et souverain sur l’ensemble du territoire palestinien.

La commémoration de cet anniversaire coïncide avec la poursuite des violations par les forces d’occupation de l’accord de cessez-le-feu dans la Bande de Gaza, ainsi qu’avec le resserrement du blocus imposé à ses habitants à travers la fermeture des points de passage, l’interdiction de l’entrée de l’aide humanitaire et les restrictions à la circulation des personnes, ce qui a aggravé la catastrophe humanitaire que subissent les habitants du territoire.

Cet anniversaire coïncide également avec la persistance des autorités de l’entité occupante à promulguer des lois discriminatoires, telles que la loi sur l’exécution des prisonniers palestiniens, ainsi qu’à adopter des politiques d’annexion des terres palestiniennes en Cisjordanie occupée et à les enregistrer au nom de l’État occupant, dans le but d’étendre les colonies et de créer un nouveau fait accompli visant à affirmer sa prétendue souveraineté sur les territoires palestiniens occupés, en violation flagrante de toutes les lois et conventions internationales pertinentes.

À l’occasion de cette date symbolique, la Tunisie réaffirme son admiration et son profond respect pour la résistance héroïque du peuple palestinien frère, qui affronte seul l’arrogance, la tyrannie de l’entité occupante et la brutalité de son arsenal militaire, face à un silence inquiétant de la communauté internationale. Il écrit ainsi, en lettres d’or, une nouvelle épopée historique sans précédent dans l’histoire de l’humanité, à travers sa lutte continue pour récupérer ses terres usurpées et restaurer pleinement ses droits historiques légitimes.

La Tunisie rappelle également que la Palestine est un État au regard du droit international et qu’elle est reconnue par près de 150 États. Elle estime qu’il est désormais temps de lui accorder son droit légitime à une adhésion pleine et entière à l’Organisation des Nations Unies, sans davantage de tergiversations ni de retard.

La Tunisie renouvelle également, en cette occasion, son soutien inconditionnel au peuple palestinien frère dans la défense de son droit inaliénable et imprescriptible, et réaffirme sa position constante de soutien aux Palestiniens dans leur droit à l’autodétermination, dans leur lutte pour la récupération intégrale de leurs droits historiques légitimes et pour l’établissement de leur État sur l’ensemble du territoire palestinien avec Al-Qods Al-Charif comme capitale

Communiqué

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Etat d’Israël et question palestinienne | Hommage à Maxime Rodinson

15. Mai 2026 um 11:30

Avec la rigueur scientifique, la profondeur historique et la lucidité intellectuelle qui le caractérisaient, Maxime Rodinson (1915-2004) a répondu, il y a plus de soixante ans, aux arguments aujourd’hui remis au goût du jour par les soutiens indéfectibles de l’Etat d’Israël et de ses crimes. Par sa justesse, sa réflexion approfondie sur le sionisme, le judaïsme, la question nationale juive et le conflit israélo-arabe garde une incroyable actualité.  

Moncef Ben Slimane *

En classant mes archives, je suis tombé sur un ancien numéro de Perspectives, l’organe du Groupe d’études et d’action socialiste tunisien. En feuilletant ses pages jaunies par le temps, un titre a immédiatement résonné avec l’actualité politique française la plus brûlante.

Il y a quelques semaines encore, des députés soutenus par des personnalités intellectuelles françaises présentaient à l’assemblée nationale ce qu’on appelle (la loi Yadan) un texte visant à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme.

Or, dans la brochure Perspectives datant de 1964, figure un entretien avec Maxime Rodinson. Avec la rigueur scientifique, la profondeur historique et la lucidité intellectuelle qui le caractérisaient, M. Rodinson répondait déjà, il y a plus de soixante ans, aux arguments aujourd’hui remis au goût du jour par les soutiens indéfectibles de l’Etat d’Israël et de ses crimes. À travers ses analyses, on mesure combien certains débats contemporains s’inscrivent dans une longue continuité idéologique et politique.

Je livre ici au lecteur les propos de M. Rodinson, dont la pertinence demeure, à bien des égards, saisissante.

Dans ce long entretien, le sociologue et historien français développe une réflexion approfondie sur le sionisme, le judaïsme, la question nationale juive et le conflit israélo-arabe.

Directeur à l’École pratique des Hautes Études, M. Rodinson est attaché à l’analyse historique et politique des faits. Il insiste à plusieurs reprises sur la nécessité de distinguer clairement l’antisémitisme de l’antisionisme, tout en appelant à une solution juste pour les peuples israélien et palestinien.

Dès l’ouverture de l’entretien, il déclare : «Ce sont l’antisémitisme et le sionisme qui, en créant Israël, en ont fait une véritable nation. Je ne suis pas de cette nation ; ayant le privilège de choisir, j’ai choisi. Français juif, je n’ai pas à me faire patriote israélien. Je suis prêt à défendre les Juifs d’Israël, comme les autres, contre l’injustice, pas à les soutenir pour l’injustice.»

Le sionisme et le judaïsme : deux réalités distinctes

Interrogé sur l’amalgame fréquent entre judaïsme et sionisme, M. Rodinson affirme que les dirigeants israéliens et les propagandistes sionistes cherchent à identifier les deux notions alors qu’elles relèvent, selon lui, de réalités différentes.

Pour M. Rodinson, le sionisme doit être compris comme une tendance politique apparue à la fin du XIXe siècle visant à regrouper les Juifs dans une même entité territoriale, en l’occurrence la Palestine.

Il rappelle qu’à l’origine du mouvement sioniste, plusieurs projets territoriaux furent envisagés, notamment l’Ouganda, avant que la Palestine ne s’impose comme destination privilégiée.

Le judaïsme, en revanche, désigne pour lui une appartenance religieuse et culturelle beaucoup plus vaste et diverse.

Il distingue alors plusieurs catégories de Juifs dans le monde :

1. Les communautés religieuses traditionnelles ;

2. Les communautés quasi-nationales de certains pays d’Europe orientale ;

3. Les Juifs assimilés mais demeurant attachés à certains aspects de la culture juive.

Selon lui, ces catégories ne suffisent pas à définir une nation au sens moderne.

Une critique de la notion de «nation juive»

M. Rodinson consacre une partie importante de l’entretien à discuter la question de l’existence d’une nation juive.

Il estime que les critères classiques de définition d’une nation — territoire, langue commune, culture homogène, unité historique — ne sont pas réunis dans le cas des communautés juives dispersées à travers le monde.

Il souligne notamment les différences culturelles profondes existant entre les Juifs d’Europe occidentale, ceux d’Europe orientale, les Juifs du Yémen, d’Éthiopie ou encore de Chine.

Il insiste également sur l’absence d’unité ethnique ou raciale : «Les recherches anthropologiques ont permis de dégager qu’il est inexact de parler de race juive.»

Selon lui, les communautés juives ont souvent été davantage unies par l’expérience historique de l’antisémitisme que par une homogénéité culturelle ou biologique.

L’entretien revient longuement sur les processus d’assimilation des Juifs dans les sociétés occidentales.

M. Rodinson explique qu’à partir du XIXe siècle, une partie importante des Juifs européens s’est progressivement intégrée dans les sociétés environnantes tout en conservant parfois certains éléments culturels ou religieux.

Il évoque notamment les débats autour de l’assimilation en France et cite plusieurs intellectuels juifs antisionistes.

Il affirme que le sionisme s’est souvent présenté comme une réaction contre l’assimilation, considérée par certains dirigeants sionistes comme un danger pour la continuité de l’identité juive.

Cependant, M. Rodinson rappelle que de nombreux Juifs sont restés profondément attachés à leurs pays d’origine et n’ont jamais souhaité émigrer vers Israël.

Israël et la transformation du problème juif

Pour M. Rodinson, la création de l’État d’Israël a profondément modifié la situation historique des Juifs.

Il estime que l’État israélien constitue l’apport essentiel du sionisme moderne mais qu’il n’a pas supprimé l’existence de la diaspora juive.

Il affirme également que le sionisme a contribué à créer au Moyen-Orient un conflit durable qui n’existait pas auparavant sous cette forme.

Selon lui, les Juifs du Moyen-Orient vivaient dans des conditions très différentes de celles connues par les communautés juives d’Europe soumises à l’antisémitisme moderne.

Il rappelle que, dans l’Empire ottoman, les Juifs bénéficiaient souvent d’institutions autonomes et qu’ils ne connaissaient pas systématiquement les persécutions observées en Europe.

La question palestinienne et le colonialisme

Une large partie de l’entretien est consacrée à la Palestine et à la nature du projet sioniste.

M. Rodinson affirme qu’il existe une dimension coloniale dans l’implantation sioniste en Palestine.

Il cite la définition du colonialisme proposée par René Maunier : «On peut parler de colonisation quand il y a occupation avec domination et émigration avec législation.»

Il considère que cette définition peut être appliquée à Israël.

Il critique également plusieurs arguments avancés par les défenseurs du sionisme :

– l’idée selon laquelle la terre palestinienne aurait été abandonnée ;

– l’argument du progrès économique apporté par les colons ;

– l’idée que l’existence d’un État socialiste et moderne justifierait la dépossession nationale des Palestiniens.

Selon lui, même lorsqu’il y eut des achats réguliers de terres avant 1948, cela ne suffisait pas à légitimer une dépossession nationale.

Antisionisme et antisémitisme

M. Rodinson revient à plusieurs reprises sur la confusion entretenue, selon lui, entre critique du sionisme et haine des Juifs.

Il reconnaît que certains mouvements antisionistes peuvent parfois dériver vers l’antisémitisme, notamment dans des contextes de guerre ou de mobilisation populaire.

Cependant, il rejette fermement l’idée selon laquelle toute opposition au sionisme serait antisémite.

Il écrit notamment : «Les Arabes ne s’élèvent pas contre les Juifs en tant que Juifs. Ils s’élèvent contre les sionistes sur un territoire politique limité, celui de Palestine.»

Il accuse également certains dirigeants sionistes d’avoir cherché à identifier systématiquement tous les Juifs au projet politique israélien.

Une solution politique fondée sur deux droits

A la fin de l’entretien, M. Rodinson développe sa vision d’une solution pacifique. Il estime qu’une solution exclusivement militaire ne pourrait conduire qu’à une catastrophe.

Il appelle les intellectuels progressistes à faire pression en faveur d’un règlement politique fondé sur la justice et la coexistence.

L’entretien se conclut sur un appel à la lucidité politique et à la distinction claire entre antisémitisme et antisionisme.

Enfin, les analyses et les positions de M. Rodinson, qui datent d’avril 1964, restent non seulement d’actualité, mais ôtent également le vernis idéologique aux discours d’un nombre non négligeable d’intellectuels et d’universitaires français qui, jusqu’à aujourd’hui, cherchent à camoufler académiquement et à légitimer politiquement le génocide du peuple palestinien et les crimes de l’État d’Israël.

* Professeur universitaire.

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Colonies en Cisjordanie : Quatorze États dénoncent un passage en force d’Israël

24. Dezember 2025 um 20:12

Quatorze pays, parmi lesquels la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon, ont exprimé une condamnation ferme après l’approbation par Israël de nouvelles implantations en Cisjordanie. Une décision jugée contraire au droit international et susceptible de compromettre les perspectives de paix dans la région.

Une réaction diplomatique coordonnée s’est fait entendre après l’annonce par les autorités israéliennes de la création de nouvelles colonies en Cisjordanie occupée. Dans une déclaration conjointe rendue publique par le ministère français des Affaires étrangères, quatorze États ont dénoncé une décision unilatérale qu’ils estiment incompatible avec les engagements internationaux d’Israël.

Les pays signataires, parmi lesquels figurent notamment la France, l’Allemagne, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon, l’Italie et l’Espagne, pointent l’approbation par le cabinet de sécurité israélien de dix-neuf nouvelles implantations. Une mesure que Tel-Aviv justifie par des considérations sécuritaires, affirmant vouloir empêcher l’émergence d’un État palestinien perçu comme hostile.

Une violation du droit international dénoncée

Dans leur communiqué, les États signataires rappellent que la colonisation des territoires occupés constitue une infraction au droit international. Ils estiment que cette décision risque de fragiliser les efforts diplomatiques en cours, notamment ceux liés au plan de cessez-le-feu et de reconstruction à Gaza, et d’aggraver l’instabilité régionale.

Les pays appellent explicitement Israël à revenir sur cette décision et à mettre un terme à l’expansion des colonies, en conformité avec la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils réaffirment par ailleurs leur attachement au droit du peuple palestinien à l’autodétermination.

Réaffirmation de la solution à deux États

Les signataires soulignent leur engagement en faveur d’un règlement politique durable fondé sur la coexistence de deux États, israélien et palestinien, vivant côte à côte dans des frontières reconnues et dans des conditions de sécurité mutuelle. Selon eux, la poursuite de la colonisation compromet directement cette perspective.

Du côté palestinien, l’Autorité palestinienne a vivement réagi, dénonçant une politique d’annexion progressive et une accélération des atteintes aux droits des Palestiniens. Elle accuse Israël de chercher à rendre irréalisable tout projet d’État palestinien souverain, tout en alertant sur la montée des violences liées aux colons.

Une dynamique de colonisation en nette accélération

La colonisation israélienne en Cisjordanie se poursuit depuis plusieurs décennies, mais elle connaît une intensification marquée ces dernières années, en particulier depuis le déclenchement de la guerre à Gaza. Aujourd’hui, plus d’un demi-million d’Israéliens vivent dans des colonies considérées comme illégales par les Nations unies, au milieu de plusieurs millions de Palestiniens.

Les Nations unies ont récemment alerté sur une progression sans précédent des implantations en 2025, évoquant un risque majeur pour la viabilité d’un État palestinien continu et souverain. Le secrétaire général de l’ONU s’est également inquiété de la hausse des violences commises par des colons, parfois sous le regard ou avec l’appui des forces de sécurité israéliennes.

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Greta Thunberg arrêtée à Londres lors d’un rassemblement de soutien à Palestine Action

23. Dezember 2025 um 19:31

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg a été interpellée à Londres alors qu’elle participait à une manifestation de solidarité avec des membres emprisonnés du groupe Palestine Action, récemment interdit au Royaume-Uni. Une arrestation emblématique dans un climat de forte tension autour des mobilisations pro-palestiniennes.

Greta Thunberg a été arrêtée ce mardi à Londres lors d’un rassemblement organisé en soutien à des militants de Palestine Action, détenus dans l’attente de leur procès. La manifestation se déroulait devant les locaux de la compagnie d’assurances Aspen, au cœur du quartier d’affaires de la City. La police londonienne invoque la législation antiterroriste pour justifier l’interpellation.

Selon l’association Defend Our Juries, la militante de 22 ans brandissait une pancarte exprimant son soutien aux prisonniers de Palestine Action et dénonçant la situation à Gaza. Les forces de l’ordre ont confirmé l’arrestation d’une femme pour avoir affiché un message considéré comme un soutien à une organisation interdite, sans mentionner son identité.

Greta Thunberg dénonce des « prisonniers politiques »

Le rassemblement visait à dénoncer l’incarcération de huit militants de Palestine Action, âgés de 20 à 31 ans, poursuivis pour des actions revendiquées au nom du mouvement. D’après les organisateurs, certains d’entre eux ont entamé une grève de la faim depuis plusieurs semaines afin de protester contre leur détention prolongée.

La veille de son arrestation, Greta Thunberg avait publié une vidéo sur les réseaux sociaux qualifiant les militants emprisonnés de « prisonniers politiques ». Elle appelait le gouvernement britannique, dirigé par le Premier ministre Keir Starmer, à ordonner leur libération et à mettre fin aux poursuites. Interpellé au Parlement, le chef du gouvernement a répondu que les procédures avaient été menées dans le respect strict du cadre légal.

Palestine Action, un mouvement désormais interdit

Fondé en 2020, Palestine Action se présentait comme un mouvement d’action directe visant les entreprises liées à l’industrie de l’armement israélienne, notamment Elbit Systems. Le groupe a été interdit au Royaume-Uni après une intrusion et des actes de vandalisme sur une base de la Royal Air Force, dont les dégâts ont été évalués à plusieurs millions de livres. Toute forme de soutien à l’organisation est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison.

La décision des autorités britanniques fait l’objet de critiques de la part d’ONG de défense des droits humains, du Conseil de l’Europe et du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Une action en justice a également été engagée par l’une des fondatrices du mouvement afin de contester son interdiction.

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SOS Villages d’Enfants Tunisie collecte plus de 2,6 millions de dinars

Von: Raja
13. Dezember 2025 um 11:31
SOS Villages d’Enfants Tunisie collecte plus de 2,6 millions de dinars

L’association SOS Villages d’Enfants Tunisie a annoncé la clôture de la campagne de collecte de dons au profit des Villages d’Enfants SOS Palestine par la mobilisation de deux millions six cent douze mille dinars. Autorisée par la Présidence du gouvernement et organisée sous le slogan « Sauvez les enfants de Palestine », la campagne s’est […]

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Gaza : l’UNRWA alerte sur une crise humanitaire aggravée par les pluies

Von: walid
11. Dezember 2025 um 09:05
Gaza : l’UNRWA alerte sur une crise humanitaire aggravée par les pluies

L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a alerté sur la dégradation des conditions humanitaires dans la bande de Ghaza, alors que les pluies intensifient la détresse de centaines de milliers de personnes déplacées, notamment dans les camps dépourvus d’abris adéquats. Dans un message publié jeudi sur […]

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Gaza : incertitudes autour de la deuxième phase du cessez-le-feu Israël-Hamas

09. Dezember 2025 um 19:07

L’entrée dans la deuxième phase du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas reste très incertaine, alors que le mouvement palestinien doit remettre prochainement la dépouille du dernier captif israélien détenu dans la bande de Gaza.

Hamas a indiqué qu’il se disait prêt à discuter d’un « gel » de ses armes afin de faciliter le passage à la seconde étape de l’accord. De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a reconnu que la mise en œuvre de cette phase serait « difficile », tout en affirmant qu’elle pourrait théoriquement débuter d’ici la fin du mois.

Mais sur le terrain, le bilan de la première phase complique fortement l’équation.

Violations et pressions accrues sur Netanyahu

Depuis le début de la trêve, le 10 octobre, Israël a multiplié les violations, selon les autorités de Gaza, qui recensent plus de 590 incidents et au moins 360 Palestiniens tués durant cette période. L’accord exigeait un arrêt complet des opérations, un retrait derrière la « ligne jaune », un accès humanitaire renforcé et l’échange de prisonniers. Mais les forces israéliennes ont poursuivi leurs opérations, maintenant un niveau d’aide nettement inférieur aux engagements pris, dans un contexte où les agences de l’ONU alertent toujours sur une situation nutritionnelle critique pour des milliers d’enfants.

Cette réalité fragilise davantage Benyamin Netanyahu, confronté aux critiques de sa coalition, opposée à toute concession, et à la pression américaine pour appliquer le plan en 20 points soutenu par Washington. En affirmant que “la guerre n’est pas terminée” et que Hamas sera “désarmé”, le Premier ministre israélien peine à concilier ses engagements politiques internes avec les exigences diplomatiques internationales.

Une phase 2 encore hors d’atteinte

Sur le terrain, le retrait prévu derrière la « ligne jaune » reste incomplet, le Hamas accusant Israël d’avancer la limite chaque jour, provoquant de nouveaux déplacements de civils. L’aide humanitaire demeure insuffisante, en grande partie commerciale, au détriment des grandes agences comme l’UNRWA.

Malgré les annonces politiques, aucune date n’a été fixée pour le lancement de la phase 2, laquelle suppose accord sur la gouvernance de Gaza, la présence éventuelle d’une force internationale et la supervision d’un organe transitoire. Les divergences persistantes entre les parties rendent pour l’instant la mise en œuvre de cette étape hautement incertaine.

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Edito | Tunisie – Palestine : Le jour où la solidarité a glissé sur la pelouse …

09. Dezember 2025 um 08:06

Le match nul entre la Palestine et la Syrie, synonyme de qualification pour les quarts de finale et d’élimination de la Tunisie, aurait pu n’être qu’un épisode sportif parmi d’autres. Mais la rencontre a ouvert une brèche où se sont engouffrées frustrations, colère et accusations de manque de fair-play. Sur les réseaux sociaux tunisiens, la tempête n’a pas tardé. Les critiques, parfois virulentes, ont visé la posture de la sélection palestinienne, accusée d’avoir manqué de loyauté envers un pays dont la solidarité politique avec Gaza ne fait pourtant aucun doute.

Ce décalage entre diplomatie et football n’est pas nouveau : le terrain n’est jamais totalement étanche. Pourtant, l’émotion suscitée par ce match souligne à quel point le football, surtout en contexte régional et identitaire, peut devenir un réceptacle où se déversent espoirs, déceptions et visions du monde.

Il faut le dire clairement : le sport n’est pas redevable des positions politiques d’un pays. Une équipe nationale, quelle qu’elle soit, joue d’abord pour elle-même, pour un classement, pour un passage au tour suivant. Attendre d’un joueur qu’il traduise sur le terrain la gratitude due à une nation amie, c’est projeter sur le football une charge symbolique qu’il n’a jamais prétendu porter. La Palestine n’a pas trahi la Tunisie. Elle a joué un match de compétition internationale, avec ses propres impératifs.

Cela ne signifie pas que tout est parfait ou que les interrogations sur le déroulement de la rencontre n’ont pas lieu d’être. Le fair-play, lorsqu’il est mis en cause, mérite toujours débat. Mais réduire cette affaire à un affront politique, à un manque de reconnaissance ou à une ingratitude, c’est franchir une ligne dangereuse. Parce qu’alors, ce ne sont plus onze joueurs qui courent derrière un ballon, mais des représentations identitaires qui s’affrontent.

Un résultat sportif avant tout

Cette affaire révèle surtout une autre réalité : la Tunisie traverse une période où le football reste l’un des rares exutoires collectifs. La défaite ou l’élimination devient un miroir grossissant de nos frustrations. Le recours immédiat à l’interprétation politique est le symptôme d’une crispation plus profonde.

Rappelons que le soutien tunisien à Gaza n’est ni conditionnel ni tributaire d’un résultat sportif. Il s’agit d’un choix de valeurs, d’un positionnement historique et d’un devoir humanitaire. Le football, lui, répond à une logique de compétition, pas à celle des relations internationales.

Il serait donc salutaire de dissocier les deux. De ne pas demander au sport d’endosser la diplomatie, ni à la diplomatie de se mesurer en buts. Car lorsque le ballon devient un instrument politique, tout le monde perd : les joueurs, les supporters et, au-delà, l’idée même du sport comme espace où, malgré les tensions, subsiste encore un peu de jeu et d’imprévu.

L’élimination de la Tunisie doit être analysée pour ce qu’elle est : un résultat sportif. Le reste relève de projections, de passions, et parfois d’excès qui ne servent ni le football ni la cause que l’on cherche à défendre.

Lire aussi : Coupe Arabe : La Tunisie éliminée malgré le 3-0 infligé au Qatar

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Coupe Arabe : La Tunisie freinée par la Palestine après une rencontre renversante

04. Dezember 2025 um 18:28

La sélection tunisienne a longtemps cru tenir sa première victoire dans cette Coupe Arabe.

Dominatrice dès l’entame au stade Lusail, elle ouvre logiquement le score grâce à Amor Layouni, opportuniste au second poteau après une double parade du gardien palestinien. Les occasions s’enchaînent : Ismael Gharbi manque le break, et Aymen Dahmene doit s’interposer une première fois avant la pause pour préserver l’avance des siens.

Au retour des vestiaires, les Tunisiens semblent prendre définitivement la mesure du match. Une transition parfaitement menée par Mohamed Ali Ben Romdhane permet à Firas Chawat de s’offrir le 2-0 en solitaire. À cet instant, la Tunisie paraît lancée vers une victoire sans trembler.

Le réveil palestinien change le scénario

Mais la Palestine refuse d’abdiquer. Hamed Hamdan rallume la partie d’une frappe limpide des 18 mètres, qui réduit l’écart et installe le doute dans le camp tunisien. Quelques minutes plus tard, les Palestiniens réclament une main de Houssem Tka dans la surface, sans convaincre l’arbitre — un épisode qui galvanise encore davantage leurs attaques.

La poussée palestinienne finit logiquement par se matérialiser : Zaid Qunbar, parfaitement lancé dans l’axe, décroche une frappe croisée imparable pour le 2-2 à cinq minutes du terme. Un coup de massue pour des Tunisiens incapables de contenir la dynamique adverse.

Une balle de match manquée, un groupe relancé

Dans le temps additionnel, Ismael Gharbi obtient l’occasion de sauver la soirée tunisienne, mais le gardien palestinien se détend magnifiquement pour repousser une balle de 3-2 qui aurait changé la donne.

Le nul permet à la Palestine de rester en tête du Groupe A avec 4 points, devant la Syrie (3). La Tunisie, battue lors de son entrée en lice, stagne à la troisième place avec un seul point et devra impérativement réagir lors de la dernière journée. Le Qatar, lanterne rouge, affronte la Syrie en soirée.

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Tunisie – Palestine : Un match déjà crucial pour les Aigles de Carthage

04. Dezember 2025 um 08:46

La Tunisie joue ce jeudi une grande partie de son avenir dans la Coupe Arabe des Nations en affrontant la Palestine pour la deuxième journée du groupe A.

Battus par la Syrie lors de leur entrée en lice (0-1), les Aigles de Carthage n’ont plus le moindre droit à l’erreur au stade Lusail. Le match débutera à 15h30 et sera arbitré par l’Américain Ismail Elfath.

Réaction attendue après une entrée ratée

Le sélectionneur Sami Trabelsi a clairement fixé le cap : il attend une réaction immédiate de ses joueurs. Selon lui, l’état d’esprit affiché à l’entraînement laisse augurer d’un sursaut, le groupe souhaitant corriger une prestation initiale jugée insuffisante. La Tunisie récupère par ailleurs plusieurs éléments arrivés tardivement au Qatar et désormais reposés, un renfort jugé précieux pour apporter intensité et fraîcheur.

Une Palestine lancée avec confiance

Face aux Tunisiens, la Palestine se présente en pleine dynamique. Sa victoire surprise contre le pays hôte, le Qatar (1-0), a redessiné la hiérarchie du groupe et placé la sélection palestinienne en tête, à égalité avec la Syrie. Avec trois points en poche, les Palestiniens abordent ce duel sans la même pression que leur adversaire du jour.

Enjeux du groupe et pression croissante

L’autre match de la journée opposera la Syrie à un Qatar déjà menacé d’élimination, à partir de 18h00. Pour la Tunisie, la mission est limpide : gagner pour rester vivante dans ce groupe A où la moindre défaillance se paie cash. Un nouveau revers compliquerait fortement ses ambitions, faisant de cette rencontre face à la Palestine un premier tournant de son parcours.

Le match Tunisie – Palestine sera diffusé par les chaines beIN Sports ar 1 en clair, Al Kass 1, AD Sports 1, Dubai Sports 1 et beIN Sports fr 4.

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Deux enfants palestiniens tués par jour : le bilan tragique d’une trêve fragile

21. November 2025 um 13:53

La trêve censée ramener un semblant de calme à Gaza révèle jour après jour sa véritable nature : un cessez-le-feu nominal, fragile, et largement violé, où les civils – et en particulier les enfants – continuent de payer le prix le plus lourd. En annonçant que 67 enfants palestiniens ont été tués depuis le 10 octobre, l’UNICEF met des chiffres sur ce que les hôpitaux de Gaza évoluent déjà en témoignage quotidien : la violence n’a jamais vraiment cessé.

Chaque jour, malgré l’arrêt officiel des hostilités, des tirs, des raids et des affrontements se poursuivent, parfois à quelques mètres seulement des zones humanitaires.
À Khan Younès, le Nasser Hospital rapporte l’exécution d’un déplacé.
À Jérusalem-Est, deux adolescents palestiniens ont été abattus au cours d’un raid israélien à Kafr Aqab.
En Cisjordanie, les colons poursuivent leurs expéditions punitives, incendiant maisons et commerces comme pour rappeler que le statu quo territorial se nourrit d’impunité et d’expansion continue.

Cette fragmentation de la violence, dispersée mais constante, est la signature d’une trêve incapable d’imposer un rapport de force équilibré, et où Israël reste l’acteur dominant, militairement et diplomatiquement.

Le silence d’une communauté internationale désaccordée

Selon plusieurs experts et observateurs internationaux, la communauté internationale manque de fermeté face aux violations répétées du cessez-le-feu par Israël.
Ils soulignent que l’absence de pressions crédibles ou de mécanismes de suivi efficaces alimente un climat d’impunité, permettant à la violence de se poursuivre malgré la trêve.

Cette critique renvoie à un constat de fond : les grandes puissances, en particulier les États-Unis et certains pays européens, redoutent davantage les conséquences politiques d’une rupture avec Israël que l’aggravation de la situation humanitaire à Gaza.
Résultat : un cadre diplomatique où la trêve devient une fiction utile, permettant d’afficher une désescalade sans l’imposer réellement.

Netanyahu verrouille l’horizon politique

Au moment même où l’UNICEF publie son bilan, Benyamin Netanyahu s’exprime dans un entretien à Abu Ali Express. Sa phrase tombe comme un couperet :
« Il n’y aura pas d’État palestinien. Point. »

Cette déclaration n’est pas un dérapage, mais une ligne stratégique assumée :
– empêcher toute pression intérieure ou extérieure en faveur d’une solution politique,
– rassurer les composantes ultranationalistes essentielles à sa survie politique,
– verrouiller le cadre des négociations avec l’Arabie saoudite, en dictant d’emblée les limites du rapprochement.

Pour Netanyahu, même la perspective historique d’une normalisation avec Riyad n’est pas suffisante pour infléchir sa position. Au mieux, dit-il, il a un « optimisme prudent » – c’est-à-dire la conviction que la région peut avancer sans État palestinien, tant que les États arabes privilégient leurs intérêts stratégiques.

Une région suspendue à une paix impossible

Pendant que l’on parle de normalisation, de tunnels à Rafah, ou de nouveaux équilibres régionaux, la réalité brute reste celle-ci : deux enfants palestiniens meurent en moyenne chaque jour malgré un cessez-le-feu annoncé comme “réel”.

Cette contradiction radicale – une trêve qui tue, un processus politique qui exclut, une communauté internationale qui observe – dessine une région où la paix est toujours repoussée à demain.
Et où Gaza demeure, encore et encore, le théâtre d’une tragédie sans horizon.

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Il a survécu aux frappes sionistes… mais pas aux milices à Gaza !

13. Oktober 2025 um 07:31

Le 12 octobre 2025, le journaliste palestinien Saleh Al-Jafarawi a été tué par balle dans le quartier de Sabra, à Gaza, alors qu’il couvrait des affrontements violents entre le groupe Hamas et la milice Doghmush. Selon plusieurs sources, dont la chaîne Al Jazeera, Al-Jafarawi portait un gilet de presse au moment de sa mort .

Agé de 28 ans, Al-Jafarawi était connu pour ses vidéos virales soutenant le Hamas et documentant de manière dramatique ses blessures présumées lors des frappes israéliennes. Il avait acquis une notoriété en ligne et était surnommé « Mr. FAFO » en raison de ses multiples rôles, notamment en tant que combattant, journaliste et victime, ce qui avait suscité à la fois des moqueries et des accusations de propagande.

Avant sa mort, Al-Jafarawi avait déclaré vivre dans une peur constante après avoir reçu des menaces de la part des forces israéliennes. Son décès survient dans un contexte de violences inter-palestiniennes, avec des affrontements ayant fait au moins 52 morts parmi les membres du clan Doghmush et 12 militants du Hamas.

La mort d’Al-Jafarawi s’inscrit dans un contexte plus large de répression de la liberté de la presse à Gaza. Depuis le début du conflit en octobre 2023, plus de 270 journalistes ont été tués dans la région, faisant de ce conflit le plus meurtrier pour les travailleurs des médias.

Des experts des Nations Unies ont exprimé leur indignation face à l’assassinat de six journalistes palestiniens, dont deux femmes, dans plusieurs frappes israéliennes à Gaza, soulignant la nécessité d’une protection internationale pour les journalistes dans les zones de conflit.

Lire aussi : Gaza : Le cessez-le-feu entre en vigueur après deux ans de guerre

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Tunisie – ARP : Appel à adopter la loi criminalisant la normalisation avec l’entité sioniste

08. Oktober 2025 um 09:29

Réunis en plénière mardi, les députés ont exhorté à accélérer l’adoption du projet de loi interdisant toute forme de normalisation avec Israël, réaffirmant le soutien indéfectible de la Tunisie à la cause palestinienne.

Les membres de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) ont unanimement appelé, lors de la séance plénière du 7 octobre, à hâter l’approbation du projet de loi criminalisant la normalisation politique, économique et médiatique avec l’entité sioniste.

Les élus ont dénoncé avec fermeté les massacres perpétrés dans la bande de Gaza et la politique d’affamement du peuple palestinien, estimant qu’il s’agit de violations flagrantes des conventions internationales relatives aux droits humains.

Dans leurs interventions, plusieurs députés ont salué l’engagement des citoyens tunisiens ayant pris part à la flottille mondiale Soumoud, initiative symbolique de solidarité avec Gaza.

Deux points relatifs à cet événement et au deuxième anniversaire de l’opération « Déluge d’Al Aqsa » ont d’ailleurs été ajoutés à l’ordre du jour de la séance inaugurale de la 4ᵉ session parlementaire.

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Mseddi dénonce un “activisme suspect” autour de la cause palestinienne

08. Oktober 2025 um 07:52

Lors de la séance plénière tenue mardi soir à l’Assemblée des représentants du peuple, la députée Fatma Mseddi a rappelé la position constante de la Tunisie, qui « ne reconnaît pas l’entité sioniste ».

Elle a souligné que « la signature de tout document entre les mains de l’occupation équivaut à une reconnaissance implicite de sa légitimité », une position que, selon elle, « la Tunisie n’a jamais acceptée et n’acceptera jamais ».

Intervenant dans le cadre du point ajouté à l’ordre du jour consacré à la situation à Gaza et à l’élan mondial pour la libération de la Palestine, à l’occasion du deuxième anniversaire de l’opération « Déluge d’al-Aqsa », Mseddi a tenu à distinguer « la solidarité sincère avec Gaza » de ce qu’elle qualifie de « mouvements suspects financés en dehors des canaux officiels ».

Elle s’est interrogée sur la conformité de l’initiative dite de « la flottille maghrébine de la résistance » avec la législation tunisienne, estimant que son organisation et son financement « sans respect des procédures » ont « placé la Tunisie dans une situation diplomatique embarrassante », exposant le président de la République et le gouvernement « à des accusations injustifiées ».

La députée a enfin appelé à une révision urgente de la loi sur les associations afin de garantir une transparence totale « du financement à l’activité », affirmant que « la protection de la sécurité nationale commence par le contrôle des associations, et non seulement par celui des ports ».

Lire aussi : Flottille « Soumoud » : Le rapatriement des Tunisiens encore détenus attendu mardi

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Des centaines d’élèves et d’étudiants défilent à Tunis en solidarité avec la Palestine

07. Oktober 2025 um 14:39

À l’occasion du deuxième anniversaire de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », des centaines d’élèves et d’étudiants tunisiens ont manifesté, mardi matin, sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis. Ils ont exprimé leur soutien au peuple palestinien et dénoncé la poursuite de l’occupation israélienne, tout en appelant à l’unité face au sionisme.

Partis du Théâtre municipal à l’appel de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), les manifestants ont scandé des slogans en faveur de la libération de la Palestine et du soutien à la résistance armée. Les participants ont brandi des pancartes dénonçant le « terrorisme américain » et exigeant la criminalisation de la normalisation avec Israël.

D’autres messages, visibles sur les banderoles et les drapeaux palestiniens, glorifiaient la résistance palestinienne et arabe et appelaient au boycott des entreprises accusées de soutenir Israël en Tunisie.

La marche s’est déroulée dans le calme, sous la surveillance d’un important dispositif sécuritaire déployé le long de l’avenue Habib Bourguiba. Cet événement s’inscrit dans une série d’initiatives de solidarité menées à travers le pays pour marquer la date du 7 octobre 2023, début de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » menée par le Hamas contre Israël, et qui a bouleversé la scène régionale.

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7 octobre, deux ans après : La mémoire et les ruines

06. Oktober 2025 um 11:30

Deux ans après le 7 octobre 2023, la plaie reste béante. Ce jour-là, le monde s’est réveillé sous le choc d’une explosion de violence – celle d’un peuple enfermé depuis près de deux décennies dans une bande de terre assiégée, affamée, bombardée. Pour beaucoup de Palestiniens, ce jour n’a pas marqué le début d’une guerre, mais la continuité d’une occupation qui dure depuis 1948.

Les images du 7 octobre ont fait le tour du monde. Mais rarement a-t-on replacé cet événement dans son contexte : le blocus de Gaza depuis 2007, les bombardements récurrents, le désespoir d’une population privée d’eau, d’électricité, de liberté. Ce qui a été décrit comme une « attaque surprise » fut, pour Gaza, l’explosion d’une colère longtemps étouffée.

Depuis, la riposte israélienne a pris la forme d’une guerre d’anéantissement : plus de 60 000 morts à Gaza selon les organisations humanitaires, des quartiers rasés, des hôpitaux détruits, des enfants amputés ou orphelins. Deux ans plus tard, Gaza n’est plus qu’un champ de ruines – mais aussi un symbole de résistance.

Dans les discours officiels, on parle souvent des otages israéliens encore retenus. Mais les vrais otages, ce sont les 2,3 millions de Palestiniens enfermés depuis des années derrière les murs du blocus, collectivement punis. Des milliers de civils ont été arrêtés, détenus sans procès en Cisjordanie, torturés ou déplacés. Des enfants ont grandi sans connaître un seul jour de paix. Le mot « humanité » s’est dilué dans le vacarme des bombes.

Deux ans plus tard, la communauté internationale reste divisée, impuissante ou complice. Les appels à la trêve, à la protection des civils, aux enquêtes indépendantes n’ont pas empêché la poursuite des opérations israéliennes. Les États-Unis continuent de fournir des armes, tandis que l’Europe se débat entre sa culpabilité historique et son incapacité à défendre le droit international.

En deux ans, la bataille médiatique s’est intensifiée : entre les chaînes occidentales qui reprennent la narration israélienne et les plateformes indépendantes qui documentent les massacres à Gaza, la vérité se déchire entre les versions. Mais une chose demeure incontestable : le peuple palestinien paie le prix le plus lourd, et ce depuis bien avant octobre 2023.

Deux ans après, Gaza n’a pas plié. Malgré la faim, les blessures, les ruines, des enfants vont à l’école sous des tentes, des médecins opèrent sans électricité, des familles reconstruisent pierre après pierre. Cette ténacité, ce refus de disparaître, est le cœur battant de la cause palestinienne.

Et face à l’indifférence du monde, ce peuple nous rappelle une vérité simple : on peut tuer les corps, pas la dignité.

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Gaza : Trump appelle Israël à cesser les bombardements, le Hamas prêt à libérer des otages

04. Oktober 2025 um 09:58

Dans un contexte de tensions extrêmes autour de Gaza, les dernières 24 à 48 heures ont vu des développements potentiellement cruciaux pour un réalignement du conflit : Donald Trump presse Israël d’arrêter immédiatement ses frappes, tandis que le Hamas exprime sa volonté de libérer les otages israéliens dans le cadre de la proposition de cessez-le-feu.

Trump exige un arrêt immédiat des bombardements

Le président américain Donald Trump a lancé un appel public à Israël pour qu’il « arrête immédiatement les bombardements » de Gaza, via un message posté sur son réseau social Truth Social. Il a estimé que l’acceptation par le Hamas de la proposition de paix pourrait constituer une base pour sortir du cycle de violence et sauver des vies.

Ce rappel intervient dans un contexte où le feu diplomatique est presque aussi intense que les hostilités militaires. Trump a fixé un ultimatum : le Hamas doit accepter sa proposition avant dimanche, sous peine de voir Israël relancer l’offensive avec davantage de force.

Le Hamas se déclare prêt à libérer les otages

D’après plusieurs médias, le Hamas a répondu favorablement à la proposition de Trump. Il affirme être prêt à libérer tous les otages israéliens – vivants ou décédés – dans le cadre d’un échange contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël. Le mouvement précise qu’il entend négocier immédiatement les modalités de cette libération, notamment le calendrier, les lieux, et les garanties de sécurité.

Dans son communiqué, le Hamas évoque également la possibilité de confier l’administration de Gaza à des technocrates indépendants, remettant en cause le rôle direct du mouvement dans la gestion de l’enclave.

Face à cette posture du Hamas et à l’appel de Trump, Israël a annoncé qu’il se préparait à mettre en œuvre « immédiatement » la première phase du plan de paix américain, notamment la libération des otages. Toutefois, l’armée israélienne affirme conserver le droit à la défense et maintient des frappes dans certaines zones, en particulier à Gaza-ville, malgré la pression.

Côté diplomatique, plusieurs États et organisations internationales ont salué la réaction du Hamas et appelé à saisir cette fenêtre pour instaurer un cessez-le-feu.

Enjeux et interrogations

Crédibilité et conditions : la proposition américaine comprend plusieurs volets sensibles – cessez-le-feu immédiat, retrait progressif des forces israéliennes, désarmement du Hamas, et création d’un gouvernement de transition. Chaque partie redoute que l’autre ne respecte pas ses engagements.

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Tunis : Mobilisation samedi pour la Palestine et les militants d’Al Soumoud

03. Oktober 2025 um 20:54

La Commission nationale de soutien à la résistance en Palestine a appelé, vendredi, les Tunisiens à participer à une marche nationale samedi 4 octobre à Tunis. Cette mobilisation vise à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien et à réclamer la libération des activistes tunisiens détenus après l’interception de la Flottille Al Soumoud.

Le départ est prévu à 15h à la Place du Passage, avant de rejoindre l’avenue Habib Bourguiba, lieu traditionnel des grandes manifestations dans la capitale. La marche entend dénoncer le génocide en cours à Gaza et interpeller la communauté internationale pour qu’elle agisse en faveur de la protection des civils palestiniens.

Soutien aux activistes détenus

Selon la Commission, 28 Tunisiennes et Tunisiens figurent parmi les personnes arrêtées par les forces israéliennes à bord des bateaux de la Flottille Al Soumoud, qui tentait de briser le blocus imposé à Gaza. Leur libération figure au centre des revendications de cette mobilisation.

La Commission nationale insiste sur le fait que cette marche s’inscrit dans une démarche plus large et durable de soutien à la cause palestinienne, mais aussi dans la défense universelle des droits, de la liberté et de la dignité humaine.

Détenus dans le désert

La flottille pour Gaza, composée de plus de 40 navires et d’environ 500 activistes, a été interceptée, mercredi soir par la marine israélienne dans les eaux internationales au large de Gaza. Au total, 473 membres de la Flottille mondiale Sumud ont été interpellés par les autorités israéliennes, dont 28 citoyens tunisiens.

Selon Maître Sami Ben Ghazi, membre du Comité juridique de soutien à la Flottille Soumoud, les Tunisiens détenus par l’entité sioniste sont en bonne santé. Ils ont été transférés avec les autres militants à la prison de Kesdiout, située dans le désert du Néguev en attendant leur expulsion vers leurs pays d’origine.

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