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Fergie Chambers et le Club Africain | Une affaire qui sent mauvais  

16. Juli 2026 um 11:37

L’affaire de l’arrestation de Fergie Chambers — entrepreneur américain, héritier de la famille propriétaire de Cox Enterprises — suscite des interrogations en Tunisie, et pas seulement parmi les responsables et les supporters du Club Africain, l’un des clubs les plus populaires du pays, dont il est un important sponsor. Une affaire qui sent le roussi à mille lieux à la ronde…      

Latif Belhedi

Certains médias tunisiens évoquent les nombreuses initiatives de solidarité de l’Américain avec le peuple palestinien pour laisser entendre un lien entre ses déboires judiciaires aux Etats-Unis et ses positions politiques. Vue sous cet angle, cette affaire met en lumière les contradictions du débat en Tunisie à propos de la souveraineté nationale, du soutien de principe à la Palestine et des relations privilégiés avec les États-Unis, partenaire historique avec l’Union européenne.

Au cours des deux dernières années, Fergie Chambers s’est imposé comme le principal financier du club de Bab Jedid, apportant des millions de dollars pour assainir les finances du club et jouant un rôle clé dans sa gouvernance.

Un sponsor qui tombe du ciel

Son soutien financier a également alimenté des tensions internes concernant la gestion du club, faisant de lui une figure centrale de la récente restructuration de la direction.

Installé en Tunisie, et marié à la talentueuse volleyeuse du Club Africain Emna Khallfa depuis juin 2025, il expliquait souvent avoir choisi notre pays en raison de sa convergence culturelle et politique avec la cause palestinienne, finançant divers médias, initiatives et campagnes de soutien à Gaza.

Son arrestation cette semaine en Espagne — effectuée à la demande des autorités américaines pour des accusations de blanchiment d’argent international (des charges que ses partisans jugent motivées par des considérations politiques) — a immédiatement suscité de vives réactions parmi les supporters, les militants et les observateurs chez nous.

Sur le plan sportif, les conséquences de cette arrestation pour le Club Africain demeurent incertaines. Une éventuelle interruption du soutien financier de Chambers pourrait fragiliser la stabilité économique du club et compromettre les projets lancés ces derniers mois — des initiatives qui avaient permis d’atténuer les difficultés financières et de favoriser le renouveau de l’équipe. Des signes d’un possible désengagement financier étaient d’ailleurs apparus ces dernières semaines. Pendant ce temps, l’affaire continue d’alimenter le débat public en Tunisie, mêlant sport, politique internationale et solidarité avec la Palestine, le tout dans un contexte où le Club Africain incarne, pour une partie de ses supporters, un symbole d’engagement envers la cause palestinienne.

Fergie Chambers est-il blanc comme neige ?

Il reste, cependant, un autre aspect de l’affaire qui semble négligé par les médias et l’opinion en Tunisie : Fergie Chambers est-il blanc comme neige, comme on s’évertue à vouloir le faire accréditer dans l’opinion ? Son attachement à la Tunisie, au Club Africain et à la Palestine est-il aussi sincère comme on semble vouloir le croire ? Les circonstances dans lesquelles il est venu en Tunisie, sans crier gare, en mettant de l’argent frais dans les caisses d’un club populaire aux finances chancelantes, restent mystérieuses. S’il a vraiment un attachement particulier à la Tunisie, au Club Africain et, accessoirement aussi, à la Palestine, il semble bien tardif pour ne pas susciter quelques doutes sur sa sincérité. Car on voit mal la justice américaine, même sous l’inénarrable Donald Trump, poursuivre un citoyen américain résidant à l’étranger pour… ses idées politiques. D’ailleurs, quel poids politique aurait le soutien du sponsor providentiel du Club Africain au regard des autorités de Washington ?

Ne soyons pas trop naïfs ! Et souvenons-nous, surtout, de la vidéo postée par l’activiste tuniso-américaine Olfa Hamdi, incarcérée, elle, en Tunisie, dans une affaire réellement politique, lorsqu’elle a appris l’arrivée de Fergie Chambers au Parc A, fief du Club Africain. Mme Hamdi avait évoqué les démêlées de l’«investisseur» américain avec la justice de son pays et sa condamnation dans des affaires de trafic de drogue, d’escroquerie et de blanchiment d’argent.

A notre niveau, nous n’avons pas de preuves pour étayer de telles accusations, mais la nouvelle de l’arrestation de Fergie Sanders en Espagne en application d’un mandat d’arrêt international émis par la justice américaine devrait nous inciter à plus de retenue dans le traitement de cette affaire et, surtout, à ne pas mêler le concerné, qui a toute notre sympathie, à la cause palestinienne, comme pour le valoriser ou le blanchir (et c’est le cas de le dire) à nos yeux.

Attendons donc pour voir ce qui sera décidé à propos de Fergie Chambers par la justice espagnole. S’il est finalement extradé vers les Etats-Unis, ce que nous ne souhaitons pas, nous devrions revoir totalement notre appréciation du personnage et le Club Africain devrait se montrer plus prudent à l’avenir et ne pas offrir les clés de la maison à tout «bienfaiteur» qui vient frapper à sa porte sans crier gare.  

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Colloque sur la Palestine annulé : le Collège de France condamné

16. Juli 2026 um 09:14
Hier (15 juillet), le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision concernant l’initiative du Collège de France d’annuler un colloque sur la Palestine. L’établissement a été désavoué. En bref Le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision le…

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Extradition de Fergie Chambers : Pourquoi la gauche espagnole veut faire barrage

15. Juli 2026 um 10:01

Quelques jours après l’arrestation à Ibiza de l’homme d’affaires américain James « Fergie » Chambers, treize formations de gauche espagnoles demandent au gouvernement de Pedro Sánchez de s’opposer à son extradition vers les États-Unis. Au-delà du dossier judiciaire, l’affaire prend désormais une dimension politique, ses soutiens estimant que les poursuites pourraient être liées à son engagement en faveur de la cause palestinienne. Cette mobilisation peut-elle réellement influer sur la procédure ?

Une lettre adressée directement à deux ministres

Selon le média espagnol El Salto, treize formations politiques ont adressé une lettre au ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, ainsi qu’au ministre de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortes, Félix Bolaños.

La démarche est soutenue par la CUP, ERC, Comuns, EH Bildu, BNG, Somos Asturies, Més per Mallorca, Compromís, Izquierda Unida, Adelante Andalucía, Podemos, Sumar et Más Madrid. Plusieurs députés nationaux figurent également parmi les signataires, dont Gabriel Rufián, Gerardo Pisarello, Ione Belarra, Oskar Matute et Enrique Santiago.

Les élus demandent au gouvernement espagnol d’exiger des autorités américaines l’ensemble des éléments justifiant les poursuites engagées contre Chambers. Ils souhaitent notamment vérifier que les faits reprochés relèvent bien d’infractions pénales et non de ses activités politiques, de ses dons humanitaires ou de son soutien à des médias et organisations engagés en faveur de la population palestinienne.

Pour les signataires, cette affaire pourrait relever d’une persécution à caractère politique. Cette analyse est également défendue par Chambers et ses soutiens, mais elle n’a, à ce stade, été reconnue ni par la justice espagnole ni par une décision judiciaire américaine.

Le gouvernement espagnol peut encore avoir le dernier mot

La mobilisation des treize formations n’est pas seulement symbolique. En Espagne, une demande d’extradition suit deux étapes distinctes : une phase judiciaire, puis, si les juges déclarent la demande recevable, une phase politique.

L’Audiencia Nacional doit d’abord déterminer si les conditions juridiques de l’extradition sont réunies. Si elle rejette définitivement la demande, la procédure s’arrête.

En revanche, une décision favorable des juges n’oblige pas automatiquement l’exécutif à remettre la personne recherchée. La loi espagnole sur l’extradition passive permet au gouvernement de refuser l’extradition pour des motifs liés notamment à la souveraineté nationale, à la sécurité, à l’ordre public ou à d’autres intérêts essentiels de l’État. Elle prévoit également la possibilité de refuser une extradition lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’une demande présentée comme une affaire de droit commun poursuit en réalité une personne en raison de ses opinions politiques.

La lettre adressée au gouvernement vise donc à peser sur cette éventuelle décision politique. Elle ne suspend toutefois ni la procédure judiciaire ni les travaux de l’Audiencia Nacional.

Des accusations encore largement inconnues du public

Fergie Chambers a été arrêté le 10 juillet à Ibiza à la demande des autorités américaines. Selon les informations relayées par El Salto et plusieurs médias internationaux, il est soupçonné de blanchiment d’argent et d’avoir tenté de fournir un soutien matériel à des organisations terroristes étrangères.

À ce stade, l’acte d’accusation complet n’a toutefois pas été rendu public. Les autorités américaines n’ont pas diffusé les documents détaillant l’ensemble des faits reprochés, ce qui ne permet pas de vérifier de manière indépendante l’intégralité des accusations relayées.

Les soutiens de Chambers affirment, de leur côté, que les fonds concernés étaient destinés à des projets humanitaires, à des organisations de défense des droits humains ainsi qu’au Club Africain. Cette version constitue leur ligne de défense et n’a pas, à ce stade, été validée par une décision de justice.

Installé en Tunisie depuis la fin de 2023, où il s’est notamment illustré par son soutien financier au Club Africain, Fergie Chambers fait désormais face à une affaire qui dépasse le seul cadre judiciaire. Si les juges espagnols valident la demande américaine, le gouvernement de Pedro Sánchez pourrait être amené à trancher un dossier devenu autant politique que juridique.

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Tunisie | Ghassen Boughdiri en grève de la faim sauvage

13. Juli 2026 um 23:18

Ghassen Boughdiri membre de la Coordination de l’action commune pour la Palestine a annoncé entamer une grève de la faim sauvage, après plus de quatre mois de détention préventive sans avoir été auditionné par le juge d’instruction.

L’annonce a été faite via une lettre diffusée par la coordination ce lundi 13 juillet 2026, dans laquelle Ghassen Boughdiri dénonce une détention de 120 jours « sous de fausses accusations » et déplore l’absence totale d’interrogatoire ou d’audition de la part des autorités judiciaires depuis l’émission du mandat de dépôt à son encontre.

Tout en réclamant son droit constitutionnel de s’expliquer et de se défendre face aux accusations portées contre lui, Ghassen Boughdiri a qualifié ces poursuites de « manœuvre politique visant à affaiblir la dynamique de la mobilisation citoyenne en Tunisie en faveur de la cause palestinienne ».

Y. N.

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Gaza : Le Hamas annonce la dissolution de son gouvernement

06. Juli 2026 um 12:54

Le Hamas a annoncé la dissolution de son instance gouvernementale à Gaza, une décision présentée comme une étape vers la mise en place d’un comité technocratique palestinien chargé de l’administration du territoire, dans le cadre des arrangements liés au cessez-le-feu en cours.

Le gouvernement de facto du Hamas dans la bande de Gaza a annoncé, lundi 6 juillet 2026, sa dissolution, selon des déclarations officielles relayées depuis le territoire. Cette décision marque un tournant majeur dans l’organisation administrative de l’enclave palestinienne, où le mouvement islamiste était au pouvoir depuis près de deux décennies.

Selon les éléments annoncés, cette mesure vise à transférer progressivement la gestion des affaires civiles à un comité technocratique palestinien, composé de responsables indépendants chargés d’assurer la continuité des services publics et la gestion administrative.

Une transition encadrée par un accord de cessez-le-feu

Cette évolution s’inscrit dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu prévoyant une réorganisation de la gouvernance à Gaza. Le Hamas indique que certaines structures administratives resteront temporairement en place, le temps que la nouvelle instance prenne effectivement ses fonctions sur le terrain.

La mise en place de ce comité technocratique est présentée comme une solution transitoire destinée à stabiliser la situation administrative et à faciliter la gestion des institutions locales.

Un tournant politique après près de 20 ans de gouvernance

Le Hamas administrait de facto la bande de Gaza depuis 2007. Cette décision de dissolution intervient dans un contexte de fortes pressions politiques et diplomatiques autour de la future gouvernance du territoire, ainsi que des discussions sur l’après-conflit.

À ce stade, plusieurs paramètres restent à clarifier, notamment la composition exacte du comité appelé à prendre le relais et les modalités concrètes du transfert de compétences.

Le plan de Trump

Cette dissolution s’inscrit dans le cadre du plan de Donald Trump présenté en septembre 2025 et destiné à tourner la page de la guerre à Gaza. Ce plan composé d’un dispositif en 20 points est censé ouvrir la voie à une nouvelle gouvernance dans l’enclave palestinienne.

Au cœur du projet : la mise en place d’un comité palestinien de technocrates, chargé provisoirement de gérer Gaza. Cet organe serait placé sous la supervision d’une structure internationale inédite, présidée par Trump lui-même, et à laquelle participerait notamment l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Cette instance aurait pour mission de piloter la transition politique et administrative.

Le plan insiste toutefois sur la mise à l’écart du Hamas, qui sera totalement exclu du futur dispositif. Il insiste également sur la reconstruction via un programme économique de grande ampleur lancé pour relever Gaza après des mois de destructions, avec la garantie que « ni occupation ni annexion israélienne » n’auront lieu.

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Ahmed Shamia : l’architecte de Gaza que son épouse fait revivre

03. Juli 2026 um 11:52
Mort à Gaza en mai 2025, l’architecte palestinien, Ahmed Shamia devait rejoindre la France grâce au programme P.A.U.S.E. Son épouse, Sara Alqataa, lui consacre aujourd’hui une exposition à Paris pour faire vivre son œuvre et son regard sur l’architecture. En…

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Palestine : l’UNRWA confrontée à une grave crise financière

01. Juli 2026 um 09:13
L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, UNRWA fait face à un déficit de 100 millions de dollars qui menace sa survie. L’ONU appelle les États membres à soutenir financièrement cet acteur essentiel de l’aide humanitaire à Gaza et…

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Le procès d’Anasse Kazib pour apologie du terrorisme renvoyé

26. Juni 2026 um 09:18
Le procès d’Anasse Kazib, militant de Sud Rail poursuivi pour « apologie du terrorisme » a été renvoyé après la transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Le cheminot candidat à l’élection présidentielle dénonce une « cabale judiciaire » liée…

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